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hab. Mines de houille, fours à chaux

Gumberworth (Charles), sculpteur français, élève de Pradior, né ;ï Verdun en 1811, mort à Paris en 1852. Il avait uno grande habileté dans la composition dos ouvrages do bronzo. On cite do lui : Paul et Virginie, Lesbie, la Modestie, la Générosité, Pécheur napolitain^ Duc de Montpensier.

CUMBIPISIN (fceum') n. m. Variété do résine de provenance indienne.

GUMBRE (col du la), le plus important des passages conduisant, à travers les Andes, do la république Argentine au Chili. Il s'ouvre au pied do t'Aconcagua, à 3.927 mètres d'altitude, et est traversé par une voie ferrée reliant Buenos Ayres A Santiago et Valparaiso.

GUMBRES Altas ou GuMBRES Mayoros , bourg d'Espagne (Andalousie Iprov. do lluelva;). près du Sillo de Fuontes, sous-affluent du Guadiana; 3.210 hab. Vieux chtleau, construit sous don Sancho IV.

CUME OU CUMA n. f. Moll. Sous-genre do pourpres (mollusques gastéropodes), comprenant los formes à coquille oblongue, conique, à spire haute ot à. lôvro intérieuromont sillonnée.

(I^escumes. don ton connaît quelques espèces, habitent 1 océan Paci- y -jf^JtWfi flquo [cuma anqulifera]^ î^B^^b^^TJ/ ou sont fossiles dans ™'— ^;^// l'éocèno parisien. 1 -

- CruBt. Genre do *^'""'' («'"■ ^ f*»'")-

crustacés pumac**«, type do la famille des cum)(/^«, qui habitent Ion merH de l'ijéiiiisphèro boréal.) Ils no comporlonl

Cumborlanii (Guillaume-Auguste).

CULTURKAMl'F — CUMIN

que peu d'espèces, dont trois so trouvent sur les côtes occidoiitalos de Franco.)

GUMÉEN, ENNE (mé-in, en'), personne néo àCumos,ou qui lial'itait cotte ville.— /.es Cu.MÉiiNS.

— Adjectiv. Qui so rapporte à celte ville : La sibylle

CUIUlÎDNNli.

CUMÉNACÉTATE (se) Ci. m. Sel dérivant do l'acido cuinénarotiqno.

CUMÊNACÉTIQUE {sé-tik') adj. Se dit d'un acide qu'on obtient eu réduisant par l'étain et l'acido chlorhydrique l'acido cumène-glycùlique. Sa formule est :

tCIP)'CH.-C'^H'-CH|-COni,

CUMÉNACRYLIQUE (/iVc") adj. Se dit d'un acide obtenu par l'action de 1 aldéhyde cununiquo sur l'acétate de sodium et l'anhydride acétique.

CUMÉNANGÉLATE (Je) n. m. Sel dérivé de l'acide cumônangélique.

CUMÉNANGÉLIQUE (jé-lik') adi. .Se dit d'un acide qu'on obtient en chauffant à 180" l'aldéliyde cuminique avec du butyrato de sodium et do l'anhydride butyrique.

GUMÈNE (rad. cmnin) n. m. Chim. Sous lo nom général de cumène, on désigne les carbures aromatiques de formule C*H", théoriquement au nombre do huit; les plus intéressants sont : la propylbenzine [CIP-CH'-CIP-CIP], liquide bouillant à 150»; Visopropylbenzine ou cumi'ne proprement dit [C*H''-CH = (CIP)*1, dérivant de l'acide cuminique; la/nme7Ai//ôen;ine[C'H'(CH*)* 1 ou pseudocuméne y et le mésitylène [C'^H^(CH^)'^ J.

— Encycl. Le cumène de l'acide cuminique, découvert par Gerhardt et Cahours, s'obtient par le chauffage d'un mélange de baryte et d'acide cuminique; il distille nu liquide incolore, d'odeur agréable, bouillant à 152°, insoluble dans l'eau sur laquelle il surnage, soluble dans l'alcool, Téther, agissant commedissolvant des graisses ot du soufre. Ce carbure a de grands rapports avec la benzine et forme avec les réactifs des dérivés analogues : nitrés, chlorés, etc. ; l'oxydation le transforme en acide benzoïque.

Le pseudocuméne accompagne le mésitylène dans le goudron de houille; synthétiquemoLit, il jirend naissance lorsqu'on substitue au xylène C'H'(CH')* un troisième radical méthyl (CH*) ; c'est un liquide bouillant à 165» ; l'oxydation fournit l'acide xylique C*H'(CO'H)'.

CUMÈNE-CROTONIQUE adj. Chim. V. CUMINIQUE.

CUMÈNE-GLYCOLIQUE adj. Chim. V. CUMINIQUE.

CUMENGITE (man-Jif) n. f . Hydrate naturel d'antimoine. Variété de stiblile.

CUMÉNOL n. m. Chim. Syn. de cumophénol.

CUMÈRE (lat. cumera, môme sens) n. f. Antiq. rom. Vaisseau ou panier dans lequel les gens de la campagne conservaient leurs grains.

GUMES. ancienne ville de ritalio méridionalo, sur la mer Tyrrhénienne, fondée par des Eubéons de Chalcis. Selon Virgile, elle possédait déjà, du temps d'Enée, un temple dédié à Apollon et , au pied de la colline, au fond d'un bois sacré, une grotte où la sibylle Déiphobé, rendait ses oracles, sous la double inspiration du dieu de Délos et de la triple Hécate.

Mais la fondation de Cnmes est postérieure aux événements que célèbre VEnéide. Le peuple croyait quo c'était toujours la même prétresse, soustraite à'ia mort depuis des siècles. C'était elle qui avait otlert ù Tarquin los livres sibyllins, gardés depuis au Capitole, ot qui contenaient les destins de Rome. — Cumes fut prise par Aristodème, puis tomba au pouvoir des Campanions. Rodovenue indépendante, elle s'allia aux Romains pendant les guerres puniques. Mais, éclipsée par Baïes et par Naples, elle perdit peu à peu de son importance. Lo christiiinismo précipita sa déchéance. Elle fut détruite parles Napolitains, en 1203. Il n'eu reste plus que des ruines (tenijdes d'Apollon, do Diane ot du Géant, grotte do la Sibylle, etc.). Près do l'ancicnno ('unies existe un village appelé Cuma.

GUMES ou Gyme, villo de l'ancienno Asie (EoHde\ sur lo petit golfe do sou nom, ù 24 kilom. do Smyrne. On y a retrouvé un grand nombre do médailles ot do terres cuites. — Patrie d'Hésiode.

GumiANA, ville d'Italie (Piémont [prov. do Turin]), sur la Cisola; 5.900 hab. Vignes et mûriers.

CUMICYLE [siV) n. m. Nom donné quelquefois au radical do l'alcool cuminique.

CUMIDÉS n. m. pl. Famille do crustacés, dont ïe genri cume est le type, et qui comprend, en oulro, les genre cyclaspis, stcp/ia/wmma, iphinoe et cumnpsis. — l'n cuMinr:

CUMIDINE n. f. Classe de bases engendrées par subsli tnliou du r.'idical amidogène A/IP dans le noyau aroma tique CM^ du cumèno : (CH»)»-CH-C''H*-AzH'.

CUMIDIQUE {dik') adj. So dit d'un acide dérivé du du rêne ou tetraniéthylbenzino par oxvdation : (CIP)' = CMI' = (CÔ'n)'.

GumiÈRES, comm. do la Marne, arr. ot & Sô kilom. do Reims; l.:t,')(î hab. Pressoirs ot machines agricoles. Le vignoble do Cumièros fait partie de la rf^gion dite riviàre de Manie, et ses principaux crus sont ceux do la Côie-ù- Bras, Côte-Thomas. Baurillots, clos Sainte-Iiélèûe, Chôvros, Bois-des-Jots, olc.

CUMIN n. m. Gonro do plantos, do la famille dos ombcN lifèros. \[ Cumin bâtard. Variété d'ombellifèro (la logoécic cuminotde). Il Cumin des prés. Nom vulgaire du carvi, espèce d'ombellifèro. Il ^'nmm cornu ou /'aux cmnin. Nom .'ommun u'uno rononcnlacée (la stigetto cultivée).

— Encycl. Lo genre cumiuum, très voisin des daucécs, lenfermo trois ou quatre espèces do l'ancien continent. Le .•umio (cnminuni cyminum) ost uno plante horbacéo, nuiiuell», liante do 0"',50 environ, A feuiUos très découpée m Jauiii'os étroites. Originaire d'Orien* elle ost cultivé»)

Momiale de Cumes.

Cumin : a, fleur; b, fruit-

CUMINAL — CUNÉIFORME

Dotarament en Thuringe. Son fruit, une des quatre n semences chaudes», d'une odeur agréable et pénétrante, d'une saveur chaude et aromatique, est stimulant, stomachiq^ue et carminatit , grâce à une essence très active, mélange do cjmène et de eu- » ^ minol. Les Aile- r^ZI mands l'incorpo- ^^ rent au pain ; les Hollandais l'utilisent pour aromatiser le fromage ; il sert aussi à la fabrication du vrai kummel.

CUMINAL n. m.

Aldéhyde cuminique.

GUMINAMIDE n. f. Aniide de l'acide cumiuique R.AzH'; R étant le radical cumyle. Syn.

CCMYLAMIDE.

CUMINDIGO n. m. Matière colorante bleue, comparable à l'indigo, dérivée do l'acide cuminique nitré.

CUMINÉ, ÉC adj. Qui ressemble ou qui se rapporte au cumin.

— n. f. pi. Tribu de plantes, de la famille des ombellifères, ayant pour type le genre cumin. — Une cuminke.

GDMINGIC {jî)ii. f. Couchyl. Genre de coquilles bivalves, de la famille des mactracées, qui habitent généralement les mers du Chili et du Pérou.

— Bot. Genre de plantes, de la famille des Hliacées, tribu des conanthérées, comprenant deux espèces qui croissent au Chili.

CUMINIE (tiî) n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des labiées, tribu des saturéinées, comprenant trois espèces qui croissent dans l'île de Juan-Fernandez.

CUMINIFOLIÉ, ÉE (du lat. cuminum, cumin, et folium, feuille) adj. Dont les feuilles ont de la ressemblance avec celles du cumin.

CUMINILE n. m. Chim. Composé obtenu par oxydation de la cuminoïne.

CUMINIQUE [nik') adj. Chim. Se dit de divers dérivés de l'essence do cumin.

— Encycl. L'essence de cumin, les graines de ciguë vireuse, contiennent, outre un carbure C'^H**, le cymèncy l'aldéhyde cuminique (CH*)'-CH,-C*H*-CHOi. On la retire du mélange en recueillant à la distillation les parties volatiles au-dessus de 200**, après puritication ; c'est un liquide incolore, d'odeur de cumin, de saveur acre, plus léger que l'eau, bouillant à 220". Les oxydants, ainsi que la potasse en fusion, la transforment en acide cumimique ; la potasse alcoolique donne, outre l'acide cuminique, de Valcool cuminique (CH')'-CH-C*H'-CH'.OH, liquide dont le point d'ébullition est 243". L'aldéhyde cuminique, traitée par l'acide cyanbydrique, fournit un nitrite qui, saponifié, donne l'acide cuméne - g ly colique C*H\-C*H'-CH(OH),-CO*H. Traitée par la propionate de sodium et l'anhydride propionique, elle donne l'acide cuméne-crotonique. L'aldéhyde cuminique est isomérique avec les essences de fenouil, anis, badiane.

Vacide cîtmî>jîÇ'we[(CH*)' = CH-C"H*-CO''H] est un solide cristallin, d'odeur do punaises, fondant à 115", sublimable, inonobasiquo ; ses sels sont les cuminates. Traité par la baryte, cet acide engendre le cumène ou isopropylbenzine.

CUMINOÏDE (du lat. cumtnam, cuinin, et eidos, aspect] adj. Qui ressemble au cumin.

CUMINOÏNE n. f. Solide fondant à 98", constitué par la condensation do doux molécules d'aldéhyde cuminique : C'H^-C'H*-CO-CH(OH)-C»H»-C*H\

CUMINOL n. m. Chim. Syn. de hydruru de cumyle.

CUMINOL n. m. Chim. Syn. de comophénol.

CUMINURATE n. m. Sel dérivant de l'acide cuminurique.

CUMINURIQUE {rik') adj. Se dit d'un acide rencontré dans l'urine après absorption, par l'organisme, de cymène, ou encore produit par 1 action du chlorure de cumyle sur le glycocoUate d'argent.

CUMINYLE n. m. Chim. Syn. de cumyle.

CUMMINGTONITE (do Cttmmington, a. de lieu) n. f. Variété d'amphibole, formant un agrégat avec le grenat et le quartz, et que l'on a trouvée à Cummington, dans le Massachusetts.

Cummins ^miss Maria Susanna), romancière américaine, uéc à Salem (Massachusetts) en 1827, morte à Dorchester on 1866. EUe est l'auteur do the Lamplighter (1854), qui obtint un très grand succès ot fut traduit en français, ainsi que plusieurs autres de ses romans : Mabel Vaughan (1857); la Rose du Liban; le Professeur; etc.

CuMNOCK. Géogr. V. New-Cumnock et Old-Cdmnock.

CUMOL n. m. Chim. Syn. do cumène.

CUMOPHÉNOL n. m. Dérivé du cumène, par substitution d'une fonction phénol (OU) dans le noyau aromatique C*H'-C*H'-OH. Syn. cdminol ot cunémol.

CUMUL (du lat. cumulus, amas) n. m. Réunion, chez une même personne, do plusieurs fonctions, avantages ou qualités : Le CUMOL des pansions est prohibé en principe. Le cViWJ.dupossessoireavec lepétitoiren'est pas permis. {Acnâ.) [Le cumul de la réserve et do la quotité est permis. Lo droit romain admettait, en principe, le cumul des peines. Ce principe avait été consacré par l'ancien droit français. Il a été Danni de la législation française moderne, depuis la promulgation du Code pénal de 1791.]

— Encycl. V. incompatibiuté, pension, etc.

CUMULABD (lar*) n. m. Fam. et dans un sens défavorable. Celui qui cumule plusieurs fonctions rétribuées : Pour ces gens gui sont titulaires-nés de toutes les places, on a créé un terme de mt'/ivis de plus, celui de cumulabd. (Teulot.) CUMULATIF, IVE (rad. cumuler) adj. Dr. Qui implique un certain assombla^^'e, une accumulation: Donation cumulative de biKns présents et à venir.

CUMULATION n. f. Syn. pou usité de cumul.

CUMUL ATI VEMENT adv. Par cumul : Fonctions exercées

CUMCi.ATlVi'MhNT.

CUMULER (du lat. cumulare, entasser) v. a. Jouir par cumul de : Cumuler deux emplois, ii Absolum. : Fonctionnaire qui cumule.

— En T. de dr., Réunir plusieurs choses en une même personne : Cumuler plusieurs genres de preuves. (Acad.)

Se cumuler, v. pr. Etre réuni, cumulé.

CUMULIPORE ou CUMULIPORA n.m. Paléont. Genre de Itryozoaires, famiilc des celléporidés, comprenant des colonies de grandes dimensions, massives, irrégulièrement tuberculeuses, à cellules étagées, aplaties, avec petites ouvertures latérales.

CUMULO-STRATUS n. m. Météor. V. stratus.

CUMULUS (luss) [n. m.

Nom donné à des nuages amoncelés, dont la partie supérieure figure des coupoles arrondies, d'une blancheur éclatante ; en dessous, la surface paraît horizontale, grise ou noirâtre.

— Encycl. On peut voir naître les cumulus, surtout pendant la saison chaude, deux heures après le lever du soleil, s'amonoelant les uns sur les autres, atteignant une hauteur maximum vers midi pour se dissoudre insensiblement, sans pluie, avant le coucher du soleil. Plus compacts encore dans les régions équatoriales, ils se résolvent en une do ces pluies tombant à heure fixe do la journée : après quoi, le ciel redevient limpide.

Ou ne voit guère de cumulus au-dessus de la mer, mais, se formant au-dessus des parties du sol les plus échautfées, ils signalent souvent une île de très loin. Ainsi, les colonnes

Cumulipore :

a, coupe transversale grossie.

d'air chaud et humide s'élèvent pour se condenser à une certaine hauteur : do nouvelles masses arrivent, traversent les premiers nuages formés, pour se condenser aussi audessus de lui. Le soleil tend à le faire évaporer; lui-même empêche la chaleur de parvenir au sol, et le nuage finit par se résorber. Cependant, si le courant équatorial tend à s'établir dans les hautes régions, le cumulus trouve audessus do lui un air trop humide pour absorber sa vapeur d'eau; il persiste jusqu'au lendemain, et l'on est alors en droit do considérer lo cumulus comme un présage de pluie. CUMYLAMIDE n. f. Chim. Syn. de cdminamide. CUMYLE ou CUMINYLE n. m. Si l'on considère l'acide cuminique (CH»|'-CH-C*H'.COOH, le radical

R=r[(CH»)»-CH-C'H*-CO]' monovalent porte le nom do cumyle. Plusieurs composés contiennent ce radical : Vacide cuminique ou hydrate de cionyle R.OH; Valdéhyde cuminique ou hydrure de cumyle R. H ; y oxyde de cumyle ou anhydride cuminique R. O. R ; lo chlorure de cumyle R.Cl, et le cumylure de cumyle, huile d'odeur de géranium, formée par la liaison de deux radicaux R-R.

CUMYLÈNE n. m. Radical hypothétique [(CH*)'-CH-C'H'.CH1", bivalent de l'aldéhyde cuminique [(CH»)'-CH-C«H*.CH]0. CUMYLURE n. m. Dérivé métallique, formé en saturant le radical cumyle avec du potassium [R-K].

CUN^US (Pierre Van deb Kun, dit), savant hollandais, né à Flessinguo en 1586, mort en 1638 à Leyde, où il professait la jurisprudence et la politique. Il devint historiographe dos états de Zélando. Ses principaux ouvrages sont : Sardi vénales : sati/ra me)! ippea{lG12), mordante satire contre l'intolérance, et De republica Hebrœorum (1617), excellent travail qui a été traduit en français (1703).

GUNARD (sir Samuel), fondateur de la navigation à vapeur transatlantique, né en 1787, mort en 1865. En 1840, il étaljlit une ligne de bateaux à vapeur entre Boston, New-York et Liverpool, puis il créa dos services analogues entre les points les plus reculés du globe. Le gouvernement anglais l'élovo, en 1859, au rang de baronnet.

GuNAT (Charles-Mario), marin et historien français, lié à Saint-Malo on 1789, mort en 1862. Il s'engagea, en lft05, dans la marine impériale et se distingua dans plusieurs rencontres sur mer. Promu enseigne en 18il, il prit part au siège d'Anvors, séjourna ensuite plusieurs années dans l'île de France, puis revint se fixer, en 1835, dans sa ville natale. Il s'y livra à des études d'histoire et de biographies locales, dont les plus remarquables sont ; Histoire de Robert Surcouf {lSi2); Histoire au bailli de Suffrcn (1852); Saint-Malo illustré par ses jnarins (ïi^l); .Saint- Malo sous la Terreur; l'Evêché de Saint-Malo ; Histoire de la citr d'Alcth (1851).

GUNAXA, ville do l'ancienne Babylonie, près de l'Euphrate. Bataille livrée en 40i avant J.-C. "v, l'art, suiv.

Gunaxa (bataille deV bataille célèbre, livrée en 401 avant J.-C, entre Artaxerxès II, roi de Perse, et son frèro Cyrus le Jeune, révolté contre lui. Artaxerxès avait près de 1 million d'hommes, sans compter 6.000 cavaliers d'élite, à opposer aux lOû.ûOO barbares et aux 13.000 Grecs de Cyrus. Cyrus rangea ses troupes en bataille. A la droite, il plaça 1.000 chevaux paphlagouiens appuyés à l'Euphrate, avec l'infanterie légère des Grecs; ensuite, Cléarque, Proxène et les autres chefs grecs jusqu'à Ménon furent mis à la tête de leurs corps respectifs. L'aile gauche, composée do Lydiens, do Phrygiens et d'autres peuples d'Asie, était commandée par Anée ; Cyrus se mit au centre, où il avait réuni l'élite des Perses et des autres barbares. 11 était environné de 600 cavaliers, armés de toutes pièces.

La gauche des Perses était commandée par Tissapherne; elle comprenait de l'infanterie et une cavalerie armée de cuirasses étincelantes; à la droite, se trouvait le reste de ces mêmes troupes; le centre était formé do l'infanterie pesamment armée, composée en grande partie d'Egyptiens. Toutes ces troupes étaient rangées par nation ; Artaxerxès, avec ses 6.000 chevaux d'élite, occupait le corps de bataille; 150 chariots garnis de faux hérissaient le front de l'armée. Les mercenaires grecs enfoncèrent l'aile gauche dos Perses. A l'autre aile, Cyrus fut d'abord victorieux; il réussit même à atteindre Artaxerxès, et un terrible duel s'engagea entre les deux princes. Mais Cyrus fut tué de la main même d'Artaxerxès, suivant la tradition la plus accréditée. Alors, les Perses reprirent l'otfensive, et dispersèrent les contingents barbares qui leur étaient opposés. Mais, à leur tour, ils durent fuir devant les mercenaires grecs, qui restèrent maîtres du champ de bataille. Ceux-ci commencèrent alors la fameuse retraite des Dix mille. V. Dix mille.

CUNCÉE n. f. Bot. Syn. de knoxie.

CUNCTA SUPERCILIO MOVENTIS [Qui ébranle toul l'univers d'un froncement de ses sourcils), vers d'Horace (Odes, III, I j, à propos de Jupiter, dont il exalte la suprême puissance. Ce vers est une imitation d'un passage de VIliade. Plusieurs poètes français, à la suite des anciens, ont exprimé la même idée, et, en prose, les allusions au froncement de sourcils de Jupiter ou d'un maître quelconque sont fréquentes.

CUNCTATEUR {kon-kta — lat. cunctator ; do ciinctari, supin cunctatum, temporiser) n. m. Fam. Personne qui temporise. (Se dit surtout par allusion au général romain Fabius, surnommé Cunctator.)

CUNCTATION [kon-ktorsi — rad. cuîictateur) n. f. Temporisation. (Vieux.)

GUNDINAMABCA, département de la république de Colombie. Situé au centre même du pays, dans la région montagneuse des Andes, il est borné à 10. par la Magdalona et à l'E. par le rio Meta. Il possède de riches mines d'or, d'argent, de cuivre, de belles cultures, do grandes forêts et nourrit une population de 540.000 hab.Capit.J5o^o(a.

CUNDUACAN, ville du Mexique (Etat de Tabasco), entre deux dérivations du fleuve côtier Grijalva ; IS.llShao. Ch.-l. d'un district peuplé de 14.150 hab.

CUNÉAIRE (»é?-ér' — du lat. cutieus, coin) adj . En T. d'hist. nat.. Qui a la forme d'un coin.

CUNï;EN, ENNE [né-in, en — du lat. cuneus, coin) adj. Anat. Qui se rapporte aux os cunéiformes.

GuNEGONDE (sainte), impératrice d'Allemagne, née vers la lin du x" siècle, morte en 1024. Fille de Sigefroi de Moselgan, comte de Luxembourg, elle épousa, en 998, l'empereur Henri II, qui fut saint Henri. D'accord avec son époux, elle fit vœu d'observer la continence dans le mariage ; accusée injustement d'avoir manqué à l'honneur conjugal, elle fut soumise au jugement de Dieu, et déclarée innocente après avoir subi 1 épreuve du feu. Elle prit le voile et mourut à l'abbaye de Kauffungen. Le pape Innocent III l'a canonisée, en 1200. — Fête le 3 mars.

GUNÉGONDE ou KiNGA (sainte), reine de Pologne, née vers 1210, morte en 1292. Son père. Bêla IV, roi de Hongrie, la donna en mariage à Boleslas, roi de Pologne. Elle s'engagea par vœu à vivre avec son mari dans une union purement fraternelle et se livra à l'exercice de toutes les pratiques de la charité, surtout envers les pauvres, les malades et les pestiférés. Devenue veuve, elle embrassa la vie religieuse.

GUNÉIFOLIÉ, ÉE fdu lat. cuneus, coin, et folium, fouille) adj. En T. de bot., Qui a les feuilles en forme do coin.

CUNÉIFORME (du lat. cuneus, coin, et forma, forme) adj. et n. Qui a la forme d'un coin.

— Anat. Se dit de trois os du tarse : Premier, Deuxième et Troisième cunf.iformes.

— Bot. Se dit des organes qui vont en s'élargissant de la base au sommet : Feuilles, Pétales cunéiformes.

— Miner. Octaèdre cunéiforme. Octaèdre dans lequel quatre des faces sont des trapèzes et les quatre autres des triangles.

— Philol. V. la partie encycl.

— Encycl. Anat. Le premier ou grand cunéiforme, le second ou petit cunéiforme, le troisième ou moyen cunéiforme font partie, aveclecuboïde, do la seconde" rangée du tarse et sont tous trois eu rapport avec lo scaphoïde ; le premier, qui est le plus interne, donne attache au gros orteil; lo troisiômo est voisin du cuboïdo. Les ligaments rattachent ces os entre eux et au calcanéum. Ils forment comme la clef de la voûte plantaire.

— Philol. On désigne sous le nom de cunéiforme un genre d'écriture dont l'élément principal est une sorte de pointe de flèche, clou ou coiyi, perpendiculaire ou horizontal, accompagné d'un crochet , dont les combinaisons variées forment des signes plus ou moins compliqués. Cette écriture a servi à exprimer un grand nombre d'idiomes de la haute Asie. On en trouva l'usage d'abord dans les inscriptions gravées sur les ruines des monuments de la Perse, puis en Assyrie et en Chaldée, ainsi qu'en Arménie et en Susiane ; enfin, sur les innombrables briques que les explorateurs ont fait sortir par milliers des tumuli de la Mésopotamie.

Cette écriture ofl're plusieurs variétés, qui sont accusées dans les deux systèmes ditférents, réunis dans les inscriptions de la Perse. Ces inscriptions se présentent, en général, i>ar groupes de trois colonnes, qui correspondent à trois hinguos diirércntes. La première colonne adroite renfornio la langue des anciens Perses. Les combinaisons des clous qui forment ces signes sont pou nombreuses. Leurs valeurs correspondent à celles de nos alphabets. Les premières

numériques

tal .

tontativos de déchilfroment sont duos ft Grolofond (!802),

3ui signala los uoius do Darius et du Xor\6s dans l'uno 0 ces inscriptions, et il fut domontro quo la langue ainsi expriniùo était une lauguo arienne, colle des aucious Porsos, ot <|uo ce système graphiiiuo était propro à l'époque dos Achéniôuides. Ou ou lynoro l'origine, et il n'existe pas d'inscriptions de cette nature postùriouros à cette dynastie.

Ou comprit bientôt que los deux autres colunnos ues inscriptions do la Porso (lovaient contonir une traduction do la première; d'un autre côté, los corabiuaisuns dos signes étaient si nombreuses qu'elles dépassaient los besoins des alphabets les plus exigeants. L'attention fut bientôt appelée sur les inscriptions de la troisiônio colonne, lorsque les découvertes do Botta (lJJi2) exhumèrent dos ruines do Ninive do nombreuses inscriptions, dont lo système graphique était identlquo à celui do la troisième colonne des inscriptions do la Perse. L'étude de ces dernières permit de se rendre compte que les signes représentaiout dos valeurs syllabîques et idéographiques, que la langue ainsi exprimée était une langue sémitique, celle des Assyriens, et se retrouvait dans do nombreuses inscriptions, qui provenaient des ruines de Babylone et de la Mésopotamie intérieure. La lecture de ces textes a été d'autant plus difficile que, suivant les époques et les localités, ce même système graphique a otfert de nombreuses variétés dans la disposition de l'élément cunéiforme. On a constaté qu'il procédait d'un hiéroglyphe dont on a trouvé des spécimens. Cet hiéroglyphe a donné naissance d'abord à dos signes formés de la défiguration do l'hiéroglyphe primitif par des signes linéaires, qu'on dési-

fna sous le nom de hiératiques. Puis la tête u clou apparut à l'origine du trait et, à son tour, donna naissance à un système de signes compliqués, dits archaïques. Enfin, ces signes se simplifièrent; ils perdirent quelques traits superflus qui laissaient à peine deviner leurs formes primitives, et on les regarda comme relativement modernes. Dans cet état archaïque ou moderne, ces signes paraissent particulièrement consacrés aux inscriptions des palais et des temples et forment ainsi un système qu'on peut considérer comme une écriture inonuinentale.

Ajoutons que le même type hiéroglyphique présente des défigurations dilférentes à Ninive et à Babylone, et l'on comprendra les difficultés do lecture et d'interprétation que ces inscriptions réservaient aux savants; elles ont été surmontées, et ces textes ne résistent plus à la lecture.

Les découvertes des explorateurs ont aussi rais au jour do nombreuses tablettes d'argile chargées de la môme écriture, mais finement tracée, procédant de l'un ou l'autre de ces types, et pouvant être désignée sous lo nom à.'ëcriture cursxve. Ces tablettes se rencontrent par milliers à Ninive, à Babylone, dans toute la Mésopotamie inférieure, et même en Egypte. Ces documents ne sont autres quo les livres do cette époque ; ils s'accumulaient comme do véritables arcAiye* dans do vastes bibliothèpies, dont on trouve chaque jour des débris de plus en plus nombreux. Les plus anciens documents remontent à près de quatre mille ans av. J.-C. et les plus récents ap-

{)artiennent au second siècle do notre ère. jOur contenu renferme les renseignements los plus divers sur la politique, la religion, l'histoire, les légendes, l'astronomie,

les mathématiques, de même quo des textes de lois ot des contrats d'intérêt privé, c'est-à-diro un ensemble de toutes les connaissances de cette civilisation.

Nous avons négligé jusqu'ici de parler dos inscriptions de la seconde colonne du groupe achéménido ; ces inscriptions émanent du môme système graphique quo los inscriptions assyriennes et représentent une langue touto différente, celle dos anciens Modes. Les découvertes des explorateurs modernes nous ont également mis on possession de nombreuses inscriptions eu caractères cunôiiormos, du mémo système graphique que celles do l'Assyrie et de laChaldée,qui expriment des languosditférentos. Mentionnons, pour ne citer quo 1ns principales dont on a déjà tenté l interprétation, colles qui nous viennent do l'Arménie et de la Susiano. Disons, en terminant, qu'on a déjà constaté sur les briques de la haute Asie plus de quinze langues ou dialectes différents, écrits à l'aide du mémo système graphique, et les exploratours. chaque jour, livrent à la sagacité dos savants dos documents nouveaux.

GUNÉIROSTRC [roastr — du lat. cuneus, coin, ot rosiruin, bec) adj. Zool. Qui a lo bec en forme do coin. CUNEO. Géogr. V. Coni.

CUNEO D'Ornano iGustavo), journaliste ot homme politique français, né à Rome on 18-t5, est petit-fils d'un officier très attaché à Napoléon I" ot à sa famille. U fit son droit à Paris, oii il fut employé à la préfecture de la Seine, servit, on 1870, comme officier do mobiles, puis collabora au n Courrier do France », à « la Presse », dirigea « lo Charontais » et fonda, on 1875, lo Suffrage universel des CharenleSf dans lequel il lit une guerre acharné* aux républicains, ot déclara un jour qu'on on ferait avant pou '< une pâtéo dont los chiens no voudraient pas » . Elu député à Cognac en 1876, il a été constamment réélu, depuis, dans la Charente. Il a voté avec le grouno do l'appol au peuple, s'est signalé par dos discours véhéments ot a été lo promoteur do l'enquête contre W député Wilson. Après avoir coopéré activemont A la <'ampagne boulangisto, il liovint lo champion du prince Victor, al prit pour programme do sa politique lo plébiscite et le rolorondum.

Cunoo d'Ornano fonda, en 1878, Paris-Capitale, et prit, en 1895, la direction du « Petit Caporal ». Il a publié : les Associations religieuses et le J'tsc (iSyo); la République de Napoléon (189-*); Gambetta plébiscitaire (1895).

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