‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 510 sur 870 · MÔLES · texte numérisé non relu

MÔLES

GUREMON-

TE, comm. de la(;orrèze,arr.

et à 30 kilom.

de Brive , non loin delaSourdoire; 959 hab.

Ane. châteaux.

n. m. (Syn. peu usité do curage.)

Cure-môlea : A, anciea U cuillers hwils pur des hoQimes); B, moderne (à chaîne et & vapeur).

payi

des

CURE-OREILLE {rèi/') n. m. Petit instrument de corne, d'os, d'ivoire, etc., quo l'on emploie pour enlever le cérumen qui obstrue l'intérieur des oreilles. !i PI. Des curk- OREILLES. V. CURE-DENT (partie oncycl.).

— Bot. Nom vulgaire d'un champignon du genre bydne.

— Entom. Syn. de perce-oreille ou forficule.

CURE-PIED {pi-é) n. m. Instrument dont le maréchal ferrant se sert pour nettoyer le dedans du pied des chevaux. Il PI. Des CURE-PIEDS.

CuREPTO, ville du Chili (prov. de Taica), sur le rio côtier Mataquito; 2.iH5 hab. — Ch.-l. d'un départ, peuplé de 31.315 hab., sur une superficie de 2.500 kil. carr.

CURER (du lat. curare, soigner) v. a. Nettoyer, retirer les ordures, la crasse, etc. : Curer un égout, itnport. Curer ses dents, ses oreilles, ses ongles.

— Fig. Purger, purifier : Oui curer.\ certains bureaux?

— Fauconn. Donner une cure à, en parlant d'un oiseau ; Curer l'oiseau.

— Sylvie. Débarrasser des bois morts, des branches rompues, des souches et des plantes qui peuvent être nuisibles à la végétation environnante : Curer un bois.

— Vitic. Curer une vigne en pied, Enlever des ceps tout le bois inutile.

— V. n. Fauconn. Prendre la euro, en parlant de l'oiseau de proie : Les faucons curent aujourd'hui.

Se Curert v. pr. Etre curé, nettoyé, il Curer, nettoyer à soi : Se curer les dents, les 07'eilles.

Cures, ville de l'Italie ancienne, dans le Sabins. Auj. Currese.

CURET (/r) n. m. Techn. Peau d'animal, et le plus souvent de buffle, au moyen de laquelle le doreur frotte les pierres sanguines avec de la potée d'étain.

— Bot. Nom vulgaire des prèles, des charagnes ot dos laîches, qui servent â récurer les ustensiles do ménage.

CURETEL {tel') n. m. Formo ancienne, médiévale, du

mot «cure-pied», c'est-à-dire un Crochet destiné à nettoyer la fourchette du pied des chevaux.

GuRÈTES. Myth. gr. Ce nom désigne à la fois, chez les Grecs, un peuple légendaire ot une classe de prêtres. — Un CuRÈTii (ou cuRiiTE, dans le sons do « prêtre n).

— Encycl. Pour Homère, les Curètcs sont un ancien peuple d'Etolio ; mais des Curètos sont mentionnés on beaucoup d'autres pays : en Acarnanio, en Elide, en Eubée, en Crète, on Italie. Ils devinrent peu â peu des êtres légendaires, souvent confondus avec les caDiros, los corybantes, les dactyles, les telchines, ou autres personnages qui jouaient un rolo dans les mystères. On attribuait aux Curètcs une foule d'inventions : dressage des animaux domestiques, élevage des abeilles, usage de l'arc, do l'épée, au casque, travail dos métaux, orgauisatiou do la vie sociale, fondation des jeux Olympiques, etc.

— Au sons restreint du mot, los curetés sont les prètros du Zous Cretois et do Khéa. Los premiers curètos sont ceux â qui Rhéa confia Zous enfant : ils veillèrent sur le berceau du jeun, dieu, exécutant autour do lui des danses bruyantes, en frappant dos'cymbales. ou en ontro-choquant des épéeset dos boucliers, pour empêcher Cronos d entendre les cris du nourrisson. D'ajirès uno autre trailition, la scène se serait passée on Alessénie, et l'on visitait, sur lo mont Ilhouie, un temple des curètos. Ailleurs, ces mémos personnages paraissent comme nourriciers do Dionysos. Mais, le plus souvent, ils sont rattachés au cycle crélois. Plus tard, ou conserva le nom do " curètos » aux prêtres du Zeus Cretois et do Rhéa. Ces nrétres étaient célèbres par lo mystère dont ils s'enveloppaient, par leurs cérémonies orgiaques et leurs upératiou*. magiques.

CURÉTICON n. m. Antiq. gr Danso dos curètos on

daus<» en leur honneur.

CURÉTIQUE ((l'A' — rad. cut^to) ûfij.wPmi curétiquot. Une brève ouiro doux longuett.

vul'uiiC (bni!

•loiief U'ivoiro).

Curettes (agric.)-

CURETON - CURITIBA

CURETON {Guillaume^, orientaliste anglais, chanoine de Westminster, né à Westbury (Shropshire) en 1808, mort en 1864. Sa connaissance profonde des langues orientales, le lit charger, en 1837, de cataloguer les livres et manuscrits arabes du musée Britannique. Il s'est fait connaître surtout par ses éditions d'un grand nombre d'ouvrages syriaques.

CURETTAGE {laf) n. m. Opération qui consiste à enlever avec une curette des corps étrangers ou des sécrétions morbides au fond des cavités du corps.

— E^•cvcL. Les organes où l'on pratique le curettage sont l'œil, rorcille, l'utérus, le rectum, la vessie. On fait le curottage de l'œil quand on enlève le cristallin [cataracte) ; de l'oreille, quand on extrait le cérumen ou tout autre corps étranger; de l'utérus, quand on en rade les fongosités, les caillots, les fragments de placenta; du rectum, quand on y arrache les fèces provenant d'une constipation opiniâtre. . . - , ,

En chirurgie, le curettage utérin est 1 opération la plus fréquente ; il se fait par la curette de Récamier, à bords légèrement tranchants : ^__^.^^ ilconsiste à racler le fond ^M^^^fc=^=^= ^^^

de la cavité et à produire Curette (chirur.).

aiûsi une cicatrisation

lisse et obturatrice des vaisseaux de l'utérus. Cette opération est nécessaire surtout dans les cas do rétention placentaire. Dans les cas d'cndoraétrite hémorragique, le curettage électrique par les courants continus simples, ou par la pyrogalvanie, application particulière du gaivanocautère, peut avantageusement se substituer au curettage chirurgical.

CURETTE {rèl") n. f. Art milit. Sorte de cuiller montée sur un manche, dont on se sert pour nettoyer l'âme des mortiers et des obusiers de siège. Il Outil de bois dont on se sert pour nettoyer les armes.

— Agric. Petit morceau de bois en forme de couteau à large lame, servant à enlever la terre qui s'accumule sur la bêche ou sur le soc de la charrue, dans les sols gras et humides.

— Bot. Nom vuli^aire de plusieurs champignons.

— Chir. Sorte de cuTller à bords trancliants, qui sert â pratiquer le curettage. V. curettage.

— Mar. Sorte de gratte placée au bout d'un manche, avec laquelle on nettoie l'intérieur des pompes.

— Mm. Tio;^e do fer terminée par une tête de clou placée sur le coté de 1 extrémité de la tige, à l'aide de laquelle le mineur retire les débris du forage, après le travail de la barre à mine ou de l'aiguille.

— Techn. Instrument du couverturier, muni d'un manche et dont le fer porte des dents, qui sert à nettoyer les chardons en enlevant la laine qu'ils retiennent.

GUREUR n. m. Celui qui cure, qui opère le curage : Cu- RECB de puits, d'égouts.

CUREUS (Joachim), médecin allemand, né à Freystadt {Silésiei en 1532, mort en 1573 à Glogau, où il fut médecin de la ville. Ses principaux ouvrages sont : Annales Silesix (1571), la première et la meilleure histoire de la Silésie qui ait paru; Physica (1585).

GUEIEUX [reû) n. m. Apprenti aplaigneur ou aplanisseur, dans les fabriques de draps ou celles do couvertures do laine, ii Se ait aussi de l'homme de peine, chez les fabricants de couvertures.

GURGIES, comm. du départ, du Nord, arrond. et à 6 kilom. de Valenciennes, non loin del'Aunelle; 1.159 hab. Ch. de f. Nord.

CUROT, comm. de Saône-et-Loire, arr. et â 8 kilom. d'Autun, près du ruisseau de Saint-Pantaléon, affluent de l'Arroux; 1.303 hab. Eglise du xi« siècle.

GtIRIA ( Famille \ maison plébéienne célèbre de l'ancienne Rome. Cette famille n'a fourni qu'un seul consul à la république : ce fat Manius Curius, qu'on a surnommé Uentatus. Le nom do Manius parait avoir été très usité dans cette maison.

CURIACES (les;;. V. HoRACES (les).

CURIAL, ALE, AUXadj. Hist. rom.Qui concerne la curie,

3ui s'y rapporte : As-iembléc cpriale. il Voix curiale, "Voix onnée,daQS le comité de la diète fédéral de la Confédération germanique, par une réunion de personnes ou d'Etats, qui ne votaient pas individuellement.

— n. m. Nom donné, dans la société féodale, â des fonctionnaires qui, dans certaines villes, servaient de scribes et assistaient le juge féodal dans ses fonctions : Les CD-

KIACX.

CURIAL, ALE, AUX adj. Du curé, de la cure; qui concerne le curé ou la cure : Droits cubiaux. Pei^mission curiale.

— Manon curiale. Presbytère, maison du curé.

Gurial (le) ou Courtisan, petit traité en prose du commencement du xv* siècle — Dans le cadre, peut-être fictif, d'aine lettre adressée à sou frère pour le détourner de solliciter un emploi à la cour, l'auteur fait un sombre tableau de la vie du courtisan, des misères et des humiliations qui en sont la conséquence nécessaire. Ce petit ouvrage, écrit en un style sonrc et ferme, mais trop antithétique, et manifestement inspiré de Sénèquc, a été, dès le XVI* siècle, attribué à Alain Charticr; mais HcucUenkamp(teCurm^ Halle, 1899) a démontré qu'Alain Chartier «'est borné au rôle do traducteur. L'ouvrage original, en latin, est d'un des plus anciens humanistes italiens qui aient séjourné on France, Ambroisc do Miliis, qui fut socrétairo de Charles, duc d'Orléans, vers MIO.

Gurial ( Philibert- Jean -Baptiste -François -Joseph, comte), général français, né à Saint-Pierre-d'Albigny (Savoie) en 1774, mort à Paris en 1829. Son pôro était un jurisconsullo distingué. Volontaire dans la légion des Allobroges eu 1793, il se distingua en Italie, en Egypte et pondant les campa^jncs do l'Ènipire. Il adhéra au gouvernement do Louis XVIIl, revint pendant les Ccnt-Jours à Napoléon, et combattit à Waterloo. A la deuxième Restauration, il siégea â la chambre des pairs, prit part â la guerre d'Ksnaijne (1823), fut nommé chevalier des ordres de I^juis XVtlI, et mourut d'une chute qu'il fit au sacro de Cbarlct» X. — Son fils, Napolkon-Jokri'h Curial, lié Â Paris en I«09. mort en 1861, filleul do l'empereur, devint page de Louij> XVIII, officier do la garde royale

en 1S30, et pair de France sous Louis-Philippe. Député de l'Orne après 1848, il fut nommé sénateur en 1852, pour son zèle à appuyer la politique du président.

CURIALE n. m. Hist. rom. Membre d'une même curie. Il Membre d'un sénat municipal, au Bas-Empire. Il Habitant dune ville municipale, qui remplissait des fonctions municipales. (On dit aussi gurial, pi. cukiaux.) V. dé-

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