V. QUADRIQUE
— Littér. çr. Poèmes cycliques, Ceux qui font partie d'un cycle lutéraire. (V. cycle.) 11 Chœur cyclique, v. la partie encycl.
— ' Encycl. Littér. gr. Chœur cyclique. C'est un choeur qui évoluait en cercle autour de l'autel de Dionysos en chantant le dithyrambe. A l'origine, il se composait de cinquante choreutes ; mais, dans la suite, on vit des chœurs cycliques qui n'avaient pas plus de quinze, douze, sept et môme cinq exécutants. Ces choreutes étaient soit des enfants, soit des hommes faits, lis portèrent d'abord des costumes de silènes ou do satyres : bientôt, ils n'eurent plus que les vêtements ordinaires des citoyens, avec des couronnes de feuillage. Le chœur cycliq^ue recevait ses mstructions du poète, auteur du dithyrambe ; plus tard, il fut dirigé par le joueur de flûte, quand l'élément musical eut pris fa première place. On vit alors la lyre s'ajouter à la flftte, dans l'accompagnement. Le chœur cyclique, primitivement réservé aux cérémonies dionysiaques, fut introduit dans d'autres fêtes religieuses.
CYCLIQUE (si-klik') n . f . Géom . Nom proposé par Darboux (« Comptes rendus de l'Académie des sciences », 1869), pour désigner une classe importante de courbes du quatrième ordre, que l'on obtient en coupant par une sphère une surface quelconque du second degré.
— En-cycl. Ces courbes sont, par rapport à la sphère, ce que les coniques sont par rapport au plan ; aussi les appellc-t-on encore coniques sphériques. Ces courbes ont été étudiées par beaucoup de géomètres antérieurement à Darboux. Parmi les propriétés remarquables qu'elles présentent, on peut signaler les suivantes : 1° Toute cyclique a quatre focales nui sont eUes-mcmos des cycliques, de même que les courbes du second degré ont des focales qui sont des courbes du second degré. Z" Une cyclique et ses focales forment cinq lignes doubles d'une surface développable imaginaire, circonscrite au cercle de l'infini, et ces lignes doubles jouissent de propriétés métriaues tout ik fait analogues à celles des courhes du second degré.
La classification des cycliques, qui .sont d'espèces très nombreuses, peut être faite à deux points do vue dllférents : soit d'après leur intersection avec le cercle de l'infini, soit d'après le nombre de leurs points doubles. Eu particulier, les cycliques obtenues en coupant par une sphère des surfaces de révolution sont doublement tangentes au cercle de l'iofiDÎ ; leurs propriétés rappellent celles des ovales de Descartes. Elles peuvent faire partie de systèmes orthogonaux et isothermes. Darboux a montré, et il résulte des théorèmes généraux de Clebsh, (iue la théorie do ces courbes se relie intimement à celle des fonctions elliptiques. Ainsi, une transformation des cycliques par la métliode des rayons vecteurs réciproques correspond à une transformation du premier ordre, effectuée sur l'intégrale dont elles dépendent.
CYCLISME [si-kli^am'j n. m. Nom générique do tout ce qui se rapporte aux cycles (vélocipédie) : Le cyclisme comprend notamment le touritme et le sport.
clique (chœur).
CYCLISTE {si-klisst'— du gr. kuklos, cercle) n. m. Sport. Personne qui pratique le sport vélocipédique.
— Encycl. Milit. L'armée a des cyclistes chargés de faire le service de plantons ou de porter des ordres, transmettre des renseignements, etc. On a décidé de se servir de bicyclettes pour transporter des combattants, ce qui est rendu possible par l'invention do la bicyclette pliante.
CYCLITE {si — du gr. kuklos, cercle) n. f. Pathol. Choroiditc afi"ectant le cercle ciliaire.
CYCLOBOTHRA {si) a. m. Genre de plantes bulbeuses, de la famille des liliacées, dont l'espèce type, le cyclobothra blanc, croît en Californie.
CYCLOBRANCHE (5: — du gr. kuklos, cycle, et braqchia, branchies) adj. En T. de concnyl., Dont les branchies sont disposées en cercle.
CYCLOBRANCHES (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. pi. Sous-ordre de mollusques gastéropodes prosobranches, comprenant ceux qui, comme les patelles et les nacelles, ont une coquille en forme de bouclier et des branchies feuilletées, disposées on un cercle qui entoure complètement le manteau. (Les cyclobranches sont divisées en quelques familles : patelliucs, tecturidés, lépétidés. On a plus récemment fait des cyclobranches une subdivision des docoglosses en y laissant la seule famille des palellidés). — Un cyclobranchk.
CYCLOCAMPE {si) n. m. Genre de cypéracées, tribu dos rhvnchosporées, comprenant dos herbes à feuilles plates, à fleurs en épillets solitaires, voisin des vincenties, dont il diff'ère par son axe annulaire à la base et recourbé au sommet. (L'espèce type, le cyclocampe Waigiouensis, a été découverte à l'île Waigiou [Nouvelle-Guinée].)
CYCLOCÉPHALE(s/,«(.' — du gr.ÂruAr/os, cercle, et /cfTj/ta/è, tête) n. m. Genre de monstres unitaires, dont les yeux sont extrêmement rapprochés ou mémo confondus en un seul.
— Encycl. Le rapprochement ou la fusion des orbites oculaires en un seul globe n'est, en somme, qu'un caractère secondaire des cyclocéphales ; cette anomalie est accom- ])agnée d'anomalies dans la conformation du cerveau, d'ailleurs très peiit, dont les lobes et les ventricules latéraux se confondent en un seul lobe et un seul ventricule médians, et qui est dépourvu de circonvolutions. Les os frontaux se trouvent confondus en une seule pièce médiane, plus ou moins étroite. Enfin, le nez, souvent rudimentaire, se transforme parfois en un simple appendice tégumentaire, pouvant afi"ecter la forme d'une trompe. L'atrophie des parties sexuelles, généralement du sexe féminin, est fréquente.
CYCLOCÉPHALE OU CYCLOCEPHALA {si, se) n. m. Genre de coléoptères lamellicornes , famille des scarabéidés , comprenant des formes à corselet non cornu et à corps ovale allongé. (On en connaît un certain nombre d'espèces, toutes propres aux régions chaudes et tempérées des deux Amériques; leur taille est moyenne, leur coloration assez sombre, noire ou jaune, avec des taches brunes.)
CYCLOCÉPHALIE {si, sé-fa-li) n. f. Monstruosité des cyclocéphales.
— Énxycl. La cyclocéphalie n'est pas spéciale à l'homme. Elle est particulièrement fréquente chez le coclion , le cheval, le chien, le chat, le lapin, la chèvre, le mouton et le bœuf. La vie des cyclocéphales ne paraît pas pouvoir se prolonger au delà de quelques heures.
CYCLOCÉPHALIENS {si, se, li-in) n. m. pi. Famille de niunstrL'S, d'après J. Geoffroy Saint-Hilaire, ayant pour type le genre cyclocéphale et comprenant les cébocepkales, les ethmocépkales, les cyclocéphales, les rhinocéphales et les stomocéphales. — Un cyclocéphalien.
CYCLOCÈRES(5e,5èr")n. m. pi. Groupe d'insectes diptères tanystomes, comprenant les tabanidés, leptidés, xylophaijidés, stratiomyidés et autres familles, dont les larves ont une tête distincte, et les nymphes sont ou libres ou renfermées dans la peau desséchée de la larve. — U7i cyclocére.
CYCLOCLYPEUS {si, pc-ass) n. m. Genre de foraminifères, famille des nummulinidés.
— Encycl. Leur coquille, qui atteint plusieurs centimètres de diamètre, est discoïde et se compose d'une seule couche do loges en carré long, disposées sur un même plan en cercles concentriques et rayonnant eu même temps autour de la grande loge initiale. Les espèces connues vivent en diverses mers; il en existe de fossiles dans le terrain miocène.
CYCLOCOTYLE OU CYCLOCOTYLA {si} n. m. Genre de vers trématodes polystomiens, famille des polystoraidés, comprenant des formes gélatineuses, orbiculaires, assez convexes en dessus, concaves eu dessous, et dont l'espèce type est parasite sur l'orfie des mers européennes.
CYCLOCRINUS (si, nvss) n. m. Genre de foraminifères do position systématique incertaine, fossiles dans le terrain silurien, comprenant des organismes arrondis, de la grosseur d'une pomme ou d'une noix, creux, extérieurement recouverts de plaquettes polygonales. (Les cyclocrinus se rencontrent sous forme de moules, à l'état remanié, dans le diluvium d'Allemagne.)
CYCLODE ou CYCLODUS {si, duss) n. m. Genre de reptiles sauriens brévilingues, famille des scinooïdés, comprenant des formes à grandes écailles osseuses et lisses, à dents en tubercules arroii(lis,àrauscau obtus, à cinq doigts à ,^ chaque mcm- >^ bro. (Les cy- - „^^
clodes sont /><
des scinques Cyclode.
d'assez grande
taille, dont on connaît trois ou quatre espèces propres à l'Australie. Ils sout fauves et d'un gris verdâtro rayé de noir.)
CYCLODERME (j/, demi') n. m. Genre de champignons globuleux, comprenant plusieurs espèces de l'Inde.
CYCLODIATOMIE {si, mt — du gr. kuklos, cercle ; dia, à travers, et toniê, section) 0. m. Calcul des directions et des inclinaisons on balistique.
GYCLODIUM {si, di'om') n. m. Oenre do fougères, tribu dos aspidiées, habitant l'Amérique tropicale. (Les cycle-
dium se distinguent des néphrodies par leur indusium pelté.)
CYCLOGASTRE {si, gasstr') ou CYCLOGASTER (si, qa-stèr') n. m. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des stratiomyidés, caractérisé par les antennes à deuxième article allongé, à troisième de cinq articles, subulé, avec style épais et velu. (On connaît deux ou trois espèces de cyclogastres, habitant l'hémisphère boréal.)
CYCLOGRAMME ou CYCLOGRAMMA (s/) n. m. Genre d'insectes lépidoptères rliopalocères. famille des nymphalidés, comprenant des papillons voisins des vanesses, et dont on connaît quelques jolies espèces, propres à l'Améri((ue du Sud.
CYCLOGRAPHE {si — du gr. kuklos. cycle, et graphein, écrire) n. m. Littér. Poète cyclique. (Inus.)
— Techn. Appareil servant à tracer des cercles de grand rayon, et consistant en une tige graduée passant par le centre de deux disques, dont un est fixé à son extrémité et porte un crayon, tandis que l'autre, de diamètre moitié plus faible, peut se placer en un point quelconque de celle tige.
CYCLOGRAPSUS {si, psuss) n. m. Genre de crustacés décapodes braciiyurcs, famille des grapsidés, comprenant des formes un peu bombées, larges, à front non vertical, à fossettes antcnnaires vastes. (On connaît une dizaine d'espèces do cyclograpsus habitant l'océan Indien et les mers d'Australie ou de l'Amérique du Sud.)
CYCLOGYNE (si, j'in') n. f. Genre de plantes, de la famille des iégumineusos-papilionacées, tribu des galégées. (Quelques espèces sont cultivées comme ornementales.)
CYCLOÏDAL, ALE, AUX (si) adj. En T. de géom.. Qui a rapport à la cycloïde : Courbe cycloÏdale. Il Pendule cycloidal. V. pendule.
CYCLOÏDE (du gr. kuklos, cercle, et eidos, aspect) n. f. Géom. Courbe engendrée par un point situé sur une circonférence qui roule sans glisser sur une droite : y Le traité de Pascal sur la cycloïde est vn prodige de sagacité et de pénétration. (D'Alembert.) Il Horloge à cycloïde.
Horloge raunied'un pendule cycloidal.
— Encycl. Soient ox la droite fixe, C le centre du cercle mobile, M un point de cercle qui s'est d'abord trouvé à l'origine o des coordonnées, eu l'angle MCT dont le cercle a déjà tourné, oP - X ei MP = y les coordonnées du point M, la figure donne aisément les relations suivantes, déduites de l'hypothèse que l'arc MT a la longueur oT,
X = Rw — R sin w, y = R (1 —ces w).
Les coordonnées d'un point de la courbe sont exprimées en fonction du paramètre w. Pour avoir l'équation de la courbe, il suffit d'éliminer u, ce qui donne :
-^ V2Ky~yK
a; = R arc cos ■
La normale à la cycloïde passe évidemment à chaque instant par le point de contact de la circonférence mobile avec la droite fixe. La normale en M est donc MT.
Le rayon de courbure p = MN, donné par la formule générale, est double de la distance du point décrivant au point de contact de la circonférence mobile avec la base de la cycloïde.
Les coordonnées du centre de courbure N sont, en conséquence : y = — MP et x = oF -\- 2MQ = oT -h MQ ;
R arc cos -^- + V— 2R>j — y>.
par suite: x
en transportant l'origine au point 0', dont les coordonnées sout : X = lîR et y = — 2R, R-y
:e = R arc cos -
Ainsi la développée de la cycloïde est une autre cyclo'ïdo ég'ale oN o', dont le sommet est à l'origine de la première. Réciproquement la première cycloïde est la développante de la seconde.
De l'équation de la cycloïde on déduit, en transportant l'origine au sommet S, et eu changeant le sens des axes :
dx . /2R —
dy ~ \ y
Celte forme permet de calculer des longueurs, surfaces ou volumes dépendant de la cycloïde ; l'origine commune de CCS divers éléments étant placée au sommet S, une simple soustraction permettra, s'il en est besoin, de la transporter à l'origine 0. Eu particulier, la longueur d'un arc de la cycloïde, compté à partir du sommet, est double de la portion do la tangente à son extrémité, qui est comprise entre cette extrémité et la tangente au sommet. La considération de la développée conduit sans calculs au même résultat. La cycloïde entière a pour longueur SR.
On démontre que l'aire du segment SoV est celle du
demi-cercle générateur ou-;-tuR'; par conséquent, l'aire
de la demi-cycloïde ASo est -;- iiR% et celle do la cycloïde
entière, 3iîR'.
La cycloïde jouit do propriétés mécaniques remarquables. V. BRACHISTOcniîONt:, TADTOCHRONE, Ot l^ENDULE.
Les géomètres qui s'occupèrent les premiers de la cycloïde considéraient, outre la cycloïde proprement dite, les courbes que peuvent engendrer divers points liés au cercle mobile. Ces dernières courbes prenaient les noms de cycloïdes raccourcies, ou de cycloides allongées, suivant que le point décrivant était intérieur ou extérieur à la circonférenco mobile.
— JJistoirc de la cycloidc. La cycloïde, apitelée d'abord trochoide par Roberval, puis roulette par Pascal, parait avoir été étudiée pour la pi'omière fois par Galilée.
C'est de IG31 que date, on réalité, l'histoire de la cycloïde. Le P. Mersenne, qui avait en vain tenté de la carrer, proposa on 1628 la question à Roberval; celui-ci résolut
la question on IG31, et il étendît m^mo sa solution aux rycloïdos allongées ot raccourcies. Lo P. Morsonno a pubrio cotto dôcouvorto on 1637 dans son flannonie universelle.
L'ok^ganio solution qno donna Doscartos du prol)16mo do la construction do la tangente à, la cycloïdo est ilovonuo, comme on sait, la base d'une nouvoUo tliôorio générale do géoniétrio.
Ce fut en li'.js que Pascal, sous le nom do Dottouvillo, porta son fameux déti ù tous les géomùires do l'Kuropo. Pascal proposait de déterminor la longueur d'un arc quelconque delà courbe, et sou centre de gravité; les airus des surfaces que cet arc engendre en tournant autour do l'axe ou autour de la base, ot leurs contres do gravité ; l'aire d'un sogmont intercepté dans la cycloido par une ordonnée quelcon((ue, ot sou contre do gravité; enlin les volumes engendrés par ce segment autour de l'axe ou do [a hase, ot leurs contres do gravité. Pascal publia ses solutions sous le titre do lettres de A, DettouvHle à M. de Carcavi.
Plus tard, pour réaliser son pondnlo cycloïdal, Huygcns fut conduit ù la tliéorio dos développées, et Ihistoiro d(* la cycloido s'enrichit do la découverte do cotto romarc|uablo propriété dont elle jouit, d'avoir sa développée égale ù. oUo-mémo. Knriii, la cycloido reparaît encore ù. la naissance du calcul dos variations; on mit alors en évidence sa reniar([uablo propriété d'otl'rir à un corps posant lo ciiomi à suivre pour parvenir d'un point à uu autre dans le minimum do temps.
CYGLOLÉPIDE ou CYGLOLÉPIS {si, piss) n. f. Genre do jdantes, de la l'aïuille des composées-matisiées, renfermant une seule espèce, qui croit dans l'Amérique du Sud. il Nom d'une section du genre gocimatie.
CYCLOLITE ou CYGLOLITES
{si, li-tcss) n. m. Paléont. Genre
do zoantliaircîs, type do la tribu
des cijclolitiuès , renfermant dos
polypiers en disque ou en ellipse, Cyclolite
revêtus d"uno épithèctue ridée, et
dont les cloisons vont on so multipliant de la périphérie
au centre. (On peut prendre comme exemple do ce genre le
ci/clotiles undnlaia, du crétacé. D'autres espèces existent,
mais plus rares, dans le jurassique ot réocèno.)
CYCLOLITINÉS (5/) n. m. pi. Paléont. Tribu de zoanîhaires madréporaires, famille des fongidés, comprenant les genres cyclolite et coscinarsea, présentant comme caractères communs : la compacité de la muraille ordinairement munie d'une épithcque, le grand nombre et la minceur des cloisons latéralement munies do pores. — Uii
CVCLOLITINÉ.
CYCLOLOBE {si) n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille des légumineuses-papilionacées, tribu des dalbergiées, renfermant plusieurs espèces qui croissent au Brésil ot dont le bois est fort estimé.
CYCLOLOBÉ, ÉE {si) adj. Bot. Qui a l'embryon disposé en cercle ou en anneau.
— n. f. pi. Tribu de plantes, de la famille des salsolacées, renfermant les genres qui ont l'embryon disposé en cercle ou en anneau. — Une cyclolobée.
CYGLOLOME [si) n. m. Genre d'herbe à fleurs axillaires, do la famille des salsolacées, tribu des chénopodiées, et qui habite l'Amériquo boréale.
CYGLOME OU CYCLOMUS [si, muss) n. m. Genre d'insectes coléoptères rliyncbophores, famille des curculionidés, tribu dos curculiouinés, comprenant des charançons à rostre court et robuste, à élytres ovales, convexes et arrondis aux épaules. (Los cyclomes habitent le sud de l'Afrique ; on en connaît quelques espèces' do couleur foncée, de taille moyenne, à téguments rugueux.)
CYCLOMÉTOPES {si) n. m. pi. Groupe de crustain-^, il'<a|Hjil(is brachyures, comprenant des craljcs à carapace largo, rétrécio en arrière, à front courbe ot sans rostre, à cadre buccal presque carré et formé par les pattes-màchoiros formant opercules. (Les cyclométopes, appelés aussi cancroides, so divisent en cinq familles : cancridés, ériphidi's, portunidés, conjstidés, telp/msidés.)
— Un CYCLOMKTOPE.
CYCLOMÈTRE {sî — du gf. kuklos, corclo, O'imétron, mesure) n. m. Instrument propre à mesurer des cercles.
CYCLOMÉTRIE [si, tri — rad. ajdomêtre) n. f. Art de m<!sur(!r les cercles : Un des grands ofi/ets de Lagny était la cyclométrie ou mesure du cercle. (Fonton.)
CYCLOMÉTRIQUE {si, trik') adj. Qui a rapport à la cycloniétrio : l'rocrdt's CYCLOMiiTRiQuics.
CYCLOMORPHE {si — du gr. kuklos, cercle, ot morpht\ forme) adj. l'In T. do zool., qui a la forme d'un disque.
CYCLOMYAIRES {si, mi-èr) n. m. pi. Ordre do tunicîers ihaliacés ou salfies, comprenant les animaux marins vulgairement nommés barillets ù. cause do leur forme, ot qui constituent la seule famille des doliolidés. (Les cyclomyaires présentent dos phénomènes très complots do ^fénération altornanto, les individus sexués n'étant produits qu'au bout do doux générations.) — On cyclomyaiuis.
GYCLOMYCE [si, miss) n. m. Genre do champignons agariciués, à chapeau subsnssîlo, renfermant une seule espèce, qui iToit à Madagast:ar, sur lo tronc dos arbres.
CYCLONAL, AIX, AUX(.v()adj, Qui a rapport aux cyclones.
CYCLONASSE ou CYCLONA3SA {si) n. f. Sous-gonro do mollusques du genre nasse, comprenant les formes à coqudle arrondie, aplatie, obli(|uo, à spire peu saillante et de pou do tours, ù bouche pro-stiuo carrée. {Los cyclonasbos comptent quelques espèces répandues dans l'Océan ot ta Méditerranée.)
CYCLONE (.st — du gr. kukldn. part. prés, do kukloihi, rassembler en cercle. [Le mot a d'abord été féminin, parce <|u'on sons-entendait « tempéto -1) n. m. Sorte d'ouragan tournant avec une grande rapidité, ot dont lo centre semble animé d'un mouvement do translation.
— Encycl. C'est aux minutiousos observations do Pid dinpton dans les Indos anglaises, Roid, do la marine anglaiso, ot Rodilold aux l^tats-Unis, que l'on doit la dé-
Terre - Neuve
couvorfo do la loi dos tempêtes; ces savants s'arrêtèrent dès lo début, à la notion do la régularité du phénomène, précisée par la connaissance du mouvement circulaire.
indé pondammont
do toute spéculation théorique, atin do savoir non pas comment so forme la tompôte , mais comment elle se propage. Réunissant les innombrables matériaux accumulés dans les livres de bord des navires , dressant dos cartes des vents observés, ils parvinrent à constater (lue, dans chaque région battue |)ar la tempête, la masse d'air reposant sur le sol (ou sur la mer) devait ètro animée d'un grand mouvement giratoire autour d'un centre déterminé.
Kntre les 4 et 7 octobre 1844 , Redtitdd a tracé vingtquatre cartes d'un ouragan qui ravageait La Havane et coulait soixante-dix navires environ ; la carte ci-jointe montre d'une manière frappante la forme circulaire de l'ouragan.
Les principales lois des tempêtes sont les suivantes :
ijes cyclones sont régionaux, c'est-àdire qu'ils ne se produisent pas in- Fiff. 1- Diagramme de l'ouragan de La di tTé remment en Havane, montrant, ft doux instants diff-itout point des mers ""^"^ '•'' ^''^ordmioe des direclions du (.«uu, p«..n- «^.o utfïiï ^gyj ^^gç jçg courants circulaires, et la tropicales. trajectoire du centre.
Les cyclones sont saisonniers et se produisent, en chaque lieu, de préférence lorsque commence le changement de la mousson ou la période de rétrogradation des aliz 's.
Les cyclones sont circulaires, en première approximation, simulant une moulo aérienne; mais la vitesse angulaire n'est pas la même sur toute la surface atteinte, et dos déformations proviendront des obstacles rencontrés.
Les cyclones tournent en sens inverso des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord : c'est le contraire dans l'hémisphère sud. Le baromètre est d'autant plus