‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 554 sur 870 · DAPIFER — DARBOY · texte numérisé non relu

DAPIFER — DARBOY

DAPIFER (/"èr' — ànlat. dapes, mets, et ferre, porter) n.m. A l'origine. Celui des ofticiers de la maison royale qui servait le souverain à table.

— Encycl. Le dapifer devint^ le premier dignitaire du royaume. Il avait la direction de la maison du roi et suppléait la royauté dans toute l'étendue de ses fonctions. Il commandait l'ai'mée en l'absence du souverain, F résidait en son absence la cour de justice. II devint, à époque capétienne, le sénéchal. Dans les textes latins, le sénéchal est, alors encore, souvent appelé « dapifer ». A la mort de Thibaut V, comte de Blois (1191), le roi ne lui donna pas de successeur dans sa charge, ayant considéré que celle-ci était devenue trop importante.

DAPIFÉRAT {ra) n. m. Dignité de dapifer.

DapitaN, ville de la Malaisie (archipel des Philippines [île Mindanao]) ; 4.000 hab. Port de commerce ; récolte et trafic de riz, cacao, sucre, légumes et fruits. Lavage d'or.

DapnjeOS, général syracusain, de la fin du v» siècle avant notre ère. Il fut mis avec Démarque à la tête des troupes envoyées par Syracuse au secours de la ville d'Agrigente. qu'assiégeaient les Carthaginois ; mais, malgré^ses efforts, Himifcon s'empara de la ville (406). De retour dans sa patrie, Dapnreos fut accusé par Denys et condamné à mort par le peuple.

Da Ponte (Lorenzo), aventurier et littérateur italien, né en 1749 à Ceneda (Vénétie), mort â New- York en 1838- Sorti du grand séminaire de Trévise, où il professa après avoir été élève, il se rendit d'abord à Venise, d'où le firent bannir quelques intrigues galantes et des satires contre le gouvernement. De Gœrz, où il s'était réfugié, il

fiassa à Dresde, puis à Vienne, où il écrivit plusieurs ivrets d'opéras pour Salieri, pour Martini, et, pour Mozart, le Mariage de Figaro et Don Juan, qui établirent sa réputation. A la mort de Joseph II, il se rendit à Trieste.s y maria avec la fille d'un négociant anglais. Ayant fondé une librairie à Londres, ilfit faillite, et s'embarqua pour lAmérique. Après bien des spéculations hasardeuses, il finit par obtenir, à l'âge de quatre-vingts ans, une place de professeur d'italien^au Colombia-CoUege de New- York. Il a raconté les vicissitudes de cette carrière aussi longue qu'agitée dans des Mémoires (1S23-1827). — Son fils, Lobicnzo Da Ponte, né en 1805 à Londres, mort en 1841 à New- York, s'est fait connaître par une Histoire de la république florentine (1833 [en anglais]).

Dapper (Olfert ou Olivier), médecin et géographe hollandais, mort en 1690. auteur de nombreux ouvrages géographiques, contenant des descriptions intéressantes et des planches exactes. Ses ouvrages, écrits en hollandais, ont été pour la plupart traduits en français. Les principaux sont : Description d'Amsterdam (1663) ; Nonrelle description des pays africaitis (1668) ; Expédition mémorable des iSéerlandais sur les cales et dans l'empire de Taismg ou de Chine { 1610) ; Description de l'Amérique et de la terre rfu,5»rf(1673); Xouvelle descriptioti des lies d'Afrique {1616); Nouvelle description de l'Asie (1680) ; etc.

Dappes (vallée des), pauvre vallée du Jura, qui fut, du début du xix* siècle à Tannée 1862, l'objet de longues discussions entre la France et la Suisse. A cette époque, la Suisse abandonna à la France le mont des TuJfes et ses versants, jusques et y compris la route des Rousses à la Faucille ; la Suisse reçut en retour les pentes du Noirmont jusqu'à la limite de la vallée de Joux. D'APRÈS, loC. adv. V. APEfes.

Dapsang, montagne de l'Asie centrale, point culminant des monts Karakoroum ; 8.568 mètres.

DAPSE ou DAPSA n. f. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, type de la tribu des dapsinés, comprenant des formes petites, oblongues, pubescentes, convexes, (pii vivent daiis les champignons. (On en connaît une douzaine d'espèces, habitant le sud de l'Europe et ses régions limitrophes asiatiques et méditerranéennes ; leur couleur est brune ou roussàtre.)

DAPSILOPHYTE (du gr. dapsilês, abondant, et phuton, plante) adj. Se dit des plantes pourvues d'étamines nombreuses.

DAPSINES n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères clavicornes, famille des endomycnidés, comprenant les genres dapxe Jiylaia, hjcoperdine,'mycétine, etc.

— Un DAPSINÊ.

DAPTE ou DAPTUS ((«ss)n. m.Genre Dapte (t. 2f.) d'insectes coléoptères carnassiers, fa- "^

mille des carabidés, tribu des harpalinés, comprenant des formes courtes et épaisses, à corselet cordiforme, rousses ou jaun&trcs, variées parfois de brun, et qui paraissent se rapporter à une seule et m/Jme espèce, le daptus villaliis, répandu depuis le midi de la France jusqu'en Chine. (Le daptus vittatus habite les sables salés.)

DAPTINDS (nuss) D. m. Genre de poissons physostomos. famille des saurocéphalidés, comprenant des forriics fossiles dans le terrain crétacé, et remarquables par leurs dents tranchantes et aplaties, leur vaste opercule et leur préopercule reaforcé. (Les daptinus étaient de grande taille.)

DAPTION ipti) n. m. Sous-gonro de pétrels, dont l'espèce type est le daption Capensis, ou pétrel du Cap, bel oiseau blanc échiqueté de noir, long de plus do 0™.30, et mesurant près de I mètre d'envergure. (Très commun dans les mers australes, le daption se montre parfois sur les côtes d'Europe.) V. pétrbl, et fulmar.

DAPTRIUS (/ri-tus) n. m. Sous-genre d'ibycter (oiseaux rapaces), dont le type est le caracara noir [daptrius ater), de l'Amérique du Nord. V. ibvctkr.

DaPYX, chef gète, mort vers l'an 30 av. J.-C. Assiégé par Licinius Crassus, il se défondit vaillamment et se donna la mort avec tous ses compagnons d'armes, pour ne pas tomber vivant aux mains do l'ennemi.

Daquin (Louis-Claude), organiste français, né et mort à Paris (I6i<4-1772). Il n'avait que six ans lorsqu'il joua du clavecin devant Louis XIV, et à huit ans. il composa un Beatut vir \toar chœur et orchestre. A douze ans, il devint organiste des chanoines réguliers de Saint-Antoine. Il obtint aussi le titre d'* organiste du roi >. On connaît de lui des pièces d'orgue, un recueil de pièces de clavocic,

de noëls. un Te beurn, des motets, des leçons de ténèbres et la musique de plusieurs cantates de Joan-Baptiste Rousseau. — Son fils. Pii;RRK-Loi.is Daquin, né et mort (1797) à Paris, a publié un livre intitulé : Lettres sur les hommes célèbres dans les sciences, la littérature et les arts, sous le règne de Louis XV (1752). Cet ouvrage, dont une seconde édition a été faite, en 1754, sous le titre de Siècle littéraire de Loins X V, contient huit chapitres sur la musique, avec des renseignements utiles sur les musiciens de ce temps.

DAR, terme géographique employé principalement dans l'Afrique septentrionale, et qui veut dire pays. Exemples : Dar-Fàr, Dar~ Nouba, pays de For (Darfour), pays de Nouba.

DARA n. m. Instrument indien qui rappelle le tambour de basque. (Les mendiants se servent de ce tambour pour accompagner leurs chants.) uara.

Dara ou Darab, nom que les historiens musulmans donnent aux deux derniers souverains de la dynastie des Kéanides. (Ce nom fut porté par trois souverains achéménides [v. DaridsJ, que les musulmans ont réduit à deux.)

!DaRA ou Darra, ville du Soudan oriental (Darfourl, près de l'Ouadi-Amour, affluent du Bahr-el-Arab ; 7.000 à 8.000 hab. Centre important de commerce et station de caravanes entre El-Obéid et Dem-Souleïman. Victoire des Egyptiens sur le sullaa du Darfour, Braliim, en 1874.

Darabani, oomm. de Roumanie (Moldavie [dép. de Dorohouij) ; 5.700 hab.

DaRABJERD ouDÉRABGERD, ville de la Perse méridionale, située dans la province du Farsistan, â 200 kilom. environ au S.-E. de Cliiraz. Peuplée de 15.000 à 20.000 hab., elle fabrique dos toiles, des tapis, des poteries. Les hauteurs voisines renferment des mines de sel gemme. On attribue la fondation de cette ville à Darab (Darius Nothus), huitième roi de Perse, de la dynastie des Kaïanides.

DARÂBOUKKEH n. m. Instrument de musique des EgypliL-us modernes. |i On dit aussi derbouka.

— Encycl. Le darâboukkeh est un tambourin de terre cuite, qui a la forme d'un vase rond, â long col, renversé. Le col se place sous le bras gauche de l'exécutant, l'instrument étant attaché sur l'épaule à l'aide d'une bandouhêre. La main ^'auche. placée au bord de la membrane, tait l'accompagnement, qui consiste en une sorte de roulement, tandis que la main droite frappe le centre même de la membrane et fait la partie principale. Avec le rebâh, la kouitara et la kemângeh, le darâboukkeh fait partie essentielle des orchestres arabes de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc.

Dara-CHEKOUH ou ShekoUH (Mohammed Ilanefi Kadiri), prince indien, fils de l'empereur Shah Djihân, né en 1616, mort Darâboukkeh eii 1643. Shâh-Djîhan avait réparti le commandement des diverses provinces de son empire entre ses fils, et il avait choisi Dara pour lui succéder. L'empereur étant tombé gravement malade, Dara prit la régence et. comme il connaissait l'hostilité de ses frères et surtout d'Aurangzeb contre lui. il les fit étroitement surveiller dans leurs gouvernements respectifs. Aurangzeb et son frère Murad levèrent immédiatement l'étendard de la révolte et, bien que Shâh-Djihân eût repris les rênes de l'empire, une guerre terrible éclata entre Dara et Aurengzeb; battu par deux fois, Dara fut livré par un gouverneur nommé Djihân-khan, qu'il avait sauvé deux fois de lamort. Aurant^zeb. victorieux, fit assassiner Dara-Chekouh dans la prison de Dehii, où il avait été enfermé. Ce prince, qui était très instruit, a traduit du sanscrit en persan les oupanishads des quatre Védas, sous le titre de Sirr-elesrar; il composa une vie des saints, intitulée Sefinet el aoulia, et un ouvrage, le Medjnîa el bahrein, pour concilier ''islamisme et lo brahmanisme.

DABADE n. f. Bot. L'un des noms de l'alaterne, dans lo miiii de la France, ii Ou dit aussi dakadel n. m.

Daraga, ville de la Malaisie (Philippines), dans Mie Lucon, prov. d'Albay; 20.000 hab. Distilleries d'essences de fleurs et d'alcool. Son nom officiel est Cagsana.

Daragandj, ville do l'Inde anglaise (provinces du Nord-Ouest [prov. d'Allahabadj), surleGangu; lô.OoO hab. Ville située en face d'Allahabad.

DaraI, nom donné par les auteurs arabes au palais des cihfes abbassides de Bagdad, bâti par le second souverain de cette dynastie, Abou-Djaafar-el-Mansour, avec une magnificence et une splendeur dont rien n'avait donné exemple jusqu'alors.

DARAISE (î'è;') n. f. Déversoir ou dôchargeoîr d'un étang.

DARALIPTON. Logiq. V. DARAl-TI.

Daran (Jacques), médecin français, né à Saint-Frajou (Haute-Garonne) en 1701, mort à Paris en 1784. Il mena à travers l'Europe une vie fort agitée. Il donna tantôt l'exemple d'un médecin dévoué, comme dans la peste de Messine, tantôt celui d'un charlatan impudent. Son traitement des rétrécissements urétraux par la dilatation au moyen do bougies l'a surtout fait connaître. Jean- Jacques Rousseau, dit-on. y eut recours. Il a laissé, entre autres ouvrages : Hecueil d'observations chii'urgicales sur les maladies de l'urètre (1768).

Darandasia ou DarantasIA, ancienne ville de la Gaule, capitale des Centrons {au}. Moutiers en Tarentaise).

Barang ou Darrang. district do l'Inde anglaise (.\ssaiii!. entre l'Himalaya et le Brahmapoutre ; 307.000 h., sur une superficie de 8.853 kilom. carr. — Ch.-l. Tedzpour.

Darangdra, ville do l'Inde anglaise (Goudjerât), sur un afiluont du Petit Rann de Katch; 12.300 hab, — Ch.-I. do la principauté du même nom, peuplée de 90.700 hab.

DarapoROUM ou DaRAPOURAM, ville do l'Inde anglaise (pré>.id. do Madras), sur un sous-affluent do la Cavôri; 7.500 hab. Ville, autrefois très importante, bien déchue depuis les guerres do Tippoo-Sahib.

DARAPTI, mot scolastique qui servait à désigner un sylloiri*"!/». Hf» la troisième figure, dont la majeur© et la

mineure sont générales affirmatives (A, A), la conclusion particulière affirmative (I). D indique que ce mode, pour être prouvé, doit être ramené à Darii de la première figure. DARALIPTON cst l'équivalcnt de darapti.

DARAZIENS {zi-in) n. m. pi. Nom donné aux premiers Druses, du nom de Noushtikin Darazi. — Un darazikn.

— Encycl. Le calife fatimite Hakem, voulant se faire passer pour dieu, chargea un nommé Hamza do répandre sa doctrine en Egypte; parmi ses fidèles se trouvait un Persan, nommé Darazi, missionnaire de la secte des ismaïliens; cet individu chercha à supplanter Hamza. qui voulait ne s'avancer qu'à coup sur; il composa un livre dans lequel il exposait les dogmes qui furent plus tard codifiés par Hamza, et dont le principal était la divinité de Hakem. Il poussa l'audace jusqu'à venir lire cet opuscule un vendredi, dans une des grandes mosquées du Caire; les assistants, exaspérés, se précipitèrent sur ses jjartisans et les massacrèrent. Quant à lui, il ne dut son salut qu'à une prompte fuite. Hakem lui fournit de l'argent, avec lequel il se rendit en Syrie, près de Banias ; il y gagna beaucoup de gens à sa doctrine. V. Druses.

Dar-BANDA, région du haut Congo français, située à l'extrême limite de cette colonie, du côté du bassin du Nil. Elle est séparée du Dar-Fertit. au N., par les monts Mangayat, et du Bahr-el-Ghazal, à 10., par la ligne de partag^e des eaux entre les bassins du Congo et du Nil. I^es rivières qui l'arrosent coulent vers le S.-O., et vont se déverser dans le M'Bomou, affluent de l'Oubangui.

Darbhangah, ville de l'Inde anglaise (Bôhar [prov. de Patna]!, sur la Petite Baghmatî. affluent de la Gougri ; 73.560 hab. Exportation de graines oléagineuses, bois; importation de céréales, sel, chaux, fer, etc. — Le district du môme nom est peuplé de 2.802.000 hab.

DARBISME n. m. Hist. rel. V. darbysme.

Darblay (Aimé-Stanislas), dit Darblay jeune, industriel français, né à Anvers (Seine-et-Oise) en 1794, mort en 1878. Il fut quelque temps maître de poste comme son père (1816); mais, ayant été révoqué à cause de ses opi nions bonapartistes, ils'adonna au commerce des grains, en association avec son frère, jusqu'en 1840- Darblay perfectionna la fabrication des farines. Il importa dans la Brie la culture des plantes oléagineuses et la favorisa en établissant à Corbeil une des premières usines à fabriquer les huiles de graines. Il entreprit aussi de relever, dans la vallée d'Essonnes. l'industrie de la papeterie, si rudement éprouvée depuis dix ans; enfin, non content d'avoir fondé des établissements prospères en France, à Corbeil, à Essonnes, à Saint-Maur, à Etampes, à Rouen, etc., il en créa encore à Salonique (Turquie), à Alexandrie, au Caire, etc.

DAR60 n. m. Récipient où les cloutiers jettent les clous qui sont terminés.

DARBONNAGE {bo-nnf) n. m. Opération pratiquée dans certaines régions vignobles, à terre de nature schisteuse, et qui consiste à accumuler en petits monticules, disposés entre les vignes, la couche superficielle du sol, de façon que la plus grande surface possible en soit exposée à l'air, ce qui favorise le délitement de la terre et la nitriflcation. Il On dit aussi fossuragk.

DarboïJX (Jean-Gaston), géomètre français, né à Nîmes en 1842. Ancien élève de 1 Ecole normale, il fut maître de conférences à l'Ecole normale supérieure (1873-1881), professeur de géométrie supérieure à la faculté des sciences en 1881, doyen de la faculté des sciences en 1889. En dehors d'un grand nombre de travaux insérés dans les recueils spéciaux, il a publié différents ouvrages, parmi lesquels nous cite* rons : Sur les théorèmes d'Yvory, relatifs aux surfaces du second degré (18721 ; Mémoire sur une classe remarquable de courbes et de surfaces algébriques (1873) ; Mémoire sur Véquilihre asiatique (1S77); Sur le problème de Pfaffi 1 882) ; Leçons sur la théorie générale des surfaces et les applications qéométriques du calcul infinitésimal (18S7). En 1876, l'Académie des sciences lui décerna le grand prix de mathématiques pour son remarquable Mémoire sur les solutions singulières des équations aux dérivées partielles. Darboux, avec la collaboration de Houël et Tannery, a fondé, en 1870, le Bulletin des sciences mathématiques et asti'onomiqucs, destiné en grande partie à faire connaître en France les travaux publiés sur ces matières à l'étranger, et auquel il a donné un grand nombre d'articles. On doit encore au même auteur des éditions de la Géométrie analytique de Bourdon (1S80); du Cours de mécanique de Despeyrous (iSï'S); des CEuvres scieîitifiques de Fourier (1888-1890). Darboux a été élu, en 1884, membre de l'Académie des sciences, en remplacement de Puiseux.

Darboy (Georges), archevêque de Paris, né en 1813 à Kayl-Billot (Haute-Marne), fusillé en 1871, à Paris. Evêque do Nancy en 1859. il devint archevêque de Paris en 1863. L'empereur Napoléon HI le nomma sénateur, grand aumônier, membre du conseil privé et grand officier de la Légion d'honneur. Le pape Pie IX refusa de lui donner le chapeau de cardinal et lui adressa môme, dans une lettre qui n'était pas destinée à la publicité, des critiques sur les tendances libérales qui lui étaient reprochées. Il siégea au concile du Vatican (1S69-1870) et se prononça ouvertement contre l'opportunité de la définition de l'infaillibilité pontificale, mais se soumit avec respect à la décision du concile. Pendant le siège de Paris, û se consacra tout entier à la visite dos hôpitaux et à l'assistance des blessés. Quand l'insurrection de la Commune éclata, il fut incarcéré comme otage dans la prison de Mazas. Une négociation fut inutilement entamée pour obtenir sa liberté, en échange de Blanqui, détenu par le gouvern aient légal. Le 24 mai, au matin, il fut transféré à la Ro( lelte, et fusillé le soir du même jour. Après la défaite do U Corn-

Darboux.

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