DARMESTETER
Double darique d'or.
occupé par une aire rectangulaire creuse. Il y a quelques demi-dariques et des doubles dariques; ces dernières portent au revers une aire elliptique, garnie de stries parallèles ondulées. Le poids de la darique est de 8P-, 42.
Les pièces d'argent qui portent le même type, et que certains numismates modernes appellent également dariques, étaient désignées dans l'antiquité sous le nom de sicle ou sicle méaique. Le monnayage de l'or était réservé au roi ; les dynastes locaux àevaient se borner à la monnaie d'argent ou de bronze.
Darius (gr. Dareios; du perse Darayavus. « celui qui maintient " ), nom de plusieurs rois et de nombreux princes perses.
Darius le Mède, roi de Babylone, d'après le livre de Daniel, qui fait de lui un roi de Perse, de Médie et de Chaldée, successeur de Balthazar (et prédécesseur de Cyrus. Ce passage de Daniel a suscité de nombreuses hypotlièses. Tour à tour on a voulu identifier Darius le Mède avec Darius P^ avec Darius II, avec un Darius qui, sous Darius II, se révolta en Médie, même avec d'autres personnages comme Cyaxare IL
Darius P^ roi de Perse, fils d'Hystaspe,de la race des Achéménides, né vers 550 av. J.-C, mort en 485. Il fut l'un des sept nobles qui détrônèrent, après que sa fraude eut été reconnue, l'usurpateur Smerdis lo Mage (52i). Monté sur le trône en 521, grâce, dit la tradition, à un stratagème de son écuyer (v. Œbabès), il songea d'abord à s'atfermir par des alliances. Il épousa deux filles et une petite-fille de Cyrus. Atossa, ArtTStone et Garmys, ainsi
aue Phédime, fille d'Otanès. Pendant les premières années e son règne, il eut à combattre de tous côtés pour établir
Tomhpau de Darius.
son autorité. Il so tourna d'abord contre la Chaldée, qui était en pleine révolte. Les Clialdéens, battus en doux rencontres, s'enfermèrent dans Habylonn. La ville résista vingt mois, et fut prise par trahison, suivant la tradition grecque. Tous les habitants furent tués ou réduits on esclavage, et les muraillotf détruites (510). Darius réprima en-
core d'autres révoltes, en Médie, en Susiane, en Parthio, même en Perse, à Babylone, eti;. (518-5 13). En môme temps, il s'occupait d'organiser son empire. Il lo divisait eu vingt satrapies, indépendantes de la nationalité, soumises à dos régimes différents et administrées par des satrapes. Pour fortifier lo pouvoir central, il organisait un véritable service des po.stes, même une correspondance télégraphique par signaux. Il développait partout l'agriculture et l'élevage. Il entreprit aussi des conquêtes, soumit les tribus arabes du désert de Syrie, la côte de Libye, peut-être mémo Carthage (sans doute la Karka des inscriptions).
Vers 513, il déclara la guerre aux Scythes et s'avanna dans leur pays. Les Scythes, toujours fuyant et ravageant tout autour de lui, le forcèrent par la famine à battre eu retraite et lui tuèrent presque toute son armée. La con-
âuôte d'une partie des Indes, celle de la Thrace, celle e rionie, qu il soumit par ses généraux, le consolèrent de cet échec. Les Grecs ayant soutenu contre lui l'ionie révoltée (501), Darius résolut do conquérir la Grèce, et alors commenr;a la première guerre méuique. En 495, une première e.vpédition, commandée par Mardonius, échoua complètement; l'armée fut arrêtée par l'hostilité des Thraces et la flotte détruite par une tempête à l'Athos. Cinq ans plus tard, une nouvelle expédition, commandée par Datis et Artapherne, réussit d'abord : les généraux perses soumirent les Cyclades et une partie de l'Eubée, mais ils rencontrèrent Miltiade à Marathon, où ils éprouvèrent une sanglante défaite (490 av. J.-C). Darius faisait de nouveaux préparatifs contre la Grèce, et s'occupait en même temps de réduire l'Egypte, qui s'était soulevée, quand il mourut, après trente-six ans de règne. II laissait de nombreux enfants, dont Xerxès. Il fut enterré dans la nécropole des rois perses, aujourd'hui Nakch-i-Roustam, près de Persépolis. U avait construit les grands palais de Suse et de Persépolis.
Darius II, surnommé Nothus (Bâtard), fils naturel d'Artaxerxès Longue-Main, roi de Perse de 424 à 406 av. J.-C. En réalité, il s'appelait Ochcs et ne prit le nom de Darius qu'après son avènement. Il arriva au pouvoir en détrônant son frère Secydianus, qui lui-même avait tué leur frère commun Xerxès II, fils légitime et successeur d'Artaxerxès. Il se laissa gouverner par des eunuques et par sa femme Parysatis. Il prit une part indirecte à la guerre du Péloponèse, eu autorisant les satrapes Pharnabaze et Tissapherne à soutenir alternativement les deux partis. Sous son règne, se produisirent de nombreuses révoltes : celle de son frère Acytès, celle des Mèdes (en 408), celle de Pissutbnès, satrape de Lydie, enfin, celle de l'Egypte, qui, en 413, réussit à reprendre sa vie indépendante, sous des pharaons indigènes. Darius II mourut à Babylone en 40(3, laissant plusieurs fils, dont deux qui allaient se disputer l'empire : Artaxerxès II Mnéraon et Cyrus le Jeune.
Darius m, Codoman, roi de Perse de 336 à 330 av. J.-C.
Il fut porté au trône par l'eunuque Bagoas, qui venait d'empoisonner avec toute sa famille le roi Arsès. Codoman, qui prit alors le nom de Darius, avait une réputation de vaillance et s'était distingué dans une expédition contre les Cadurciens. U fit exécuter Bagoas, qui complotait déjà contre lui. Puis il chercha à défendre son empire contre les attaques d'Alexandre. Son heutenant Mitbridate fut d'abord vaincu au Granique (334). Darius lui-même fut battu à Issus (332), puis à Gaugamèles ou Arbèles (331). Poursuivi par Alexandre, il s'enfuit à Ecbatane, puis dans les provinces du nord. Trahi et blessé mortellement par le satrape Bossus, il fut pris par la cavalerie macédonienne, et mourut un peu avant l'arrivée d'Alexandre. U fut enseveli solennellement dans le tombeau des rois de Perse. Avec lui finit la race des Achéménides et l'histoire do la Perse indépendante.
Darius, fils aîné d'Artaxerxès Mnémon, roi de Perse, né vers 415 avant notre ère. Son pore le désigna pour hériter de la couronne ; mais il entra dans un complot contre Artaxerxès et fut mis à mort vers 365.
Darius ^la Famillh ou la Tknte de), tableau de Lebrun, au musée du I^ouvro. — Cette peinture, exécutée en 1660 A Fontainebleau, sous les yeux de Louis XIV, décida de la fortune do l'artiste. Alexandre, maître du camp des Persee après la sanglante victoire d'Issus, fit prévenir ta famille de Darius, demeurée prisonnière, qu'il viendrait la visiter en personne. Laissant derrière lui son escorte, il so présenta à la tente dos princesses, accompagné seulement d'Ephestion. Celui-ci avait le même âge qu Alexandre, mais sa taillo était beaucoup plus haute. Les princesses, le prenant pour lo vainqueur, l'honorèrent à la façon dos Perses. Mais, ayant reconnu son erreur, Sisygambis, mère de Darius, se jeta aux pieds d'Alexandre en la priant d'excuser sa méprise. Alexandre lui tendit la main pour la relever. On rattache ce tableau à la série des Batailles d'Alexandre.
DARTVETTE ('*(*/') n. f. Porche (jui sert à construire les trains de bois flottants et à réunir leurs diverses parties pour eu faire un tout résistant. Il On dit aussi darivottk.
DarjÈS ou DaRIÈS (Joachim-Gcorges), philosophe allemand, né à GUstrow (Mocklembourg) on 1714, uiort ù. KratH-fort-sur-lOder en 1791. Egalement versé danslaconnai^sanl'e de la philosophie, do la théologie, du droit et do l'économie politique, Darjès professa nendani vingt-cinq ans la philosophii- à léna. En 1763, Frétiéric le Grand l'appela à occuper une chaire de droit à Francfort-sur-l'Odor, et lo nomma conseiller intime. Ses théories sont voisines de colles de Wolf. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Elementa mctaphi/sica (1743-1744); Institutiones jurisprudentix univer salis {\l\h)\ Loisirs philosophiques (1749- 1752) ; Premiers fondements de la philosophie morale (1755) ; Premiers principes des finances (1756) ; Biàliothàtjtie philosophique (1750-nOO) ; Améliorations dan$ l'économie rurale (1754); etc.
DarjiELING, ville do l'Inde anglaise (Bengale, nrov, de Koutch. Béhar). Située sur les flancs de 1 Ilimalava, ù une hauteur de 2.185 mètres, cette ville jouit d\in climat si agréable, malgré son humidité, et possède des atontours si pittoresques (vue du Kintcbinjinga. 8.483 m., distant de 70 kilom.}, quollo est, d'avril A octobre, lo
sanatorium lo plus frétjuenté par les Indo-Anglais. Le chemin do fer la relie directement à Calcutta. Sa population .sédentaire est do 7.000 hab. Marché actif entre le Thihet et l'Inde; casernes sanitaires. Darjieling a été acheté, en 1835, au rajah de Sikkim. — Le district, que traver.se la Tista, affluent de gauche du Brahmapoutre, est peuplé de 224.000 hab. Forêts, charbon, fer, cuivre.
DarkEHMEN, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de la Prusso-Orientale]|, sur l'Angerapp, affluent du Pregel ; 3.450 hab. Ch.-l. d'un district peuplé de 34.000 hab.
DARK-HORSE (mots angl. signifiant cheval ténébreux) n. m. Turf. Cheval inconnu.
Darlaston, ville d'Angleterre (comté do Stafî'ord)^ près du canal Bentley, qui joint le Trent, l'Humber et d'autres cours d'eau ; 14.500 hab. Houille, carrières, industrie métallurgique.
DaRLEY, bourg d'Angleterre (comté de Derby), sur le Derwent, affl. du "Trent; 2.900 hab. Manufacture de bas et de cotonnade, filature de lin.
Darling, rivière d'Australie, qui prend naissance dans lo New-England Range, et débute par porter diflorents noms avant de s'appeler Darling (Mac Intyre, Barwan). Après avoir débouché sur le plateau intérieur, elle décrit une vaste coqrbe vers le S.-O., pour rejoindre le Murray, en s'étalant par de nombreux faux bras et en recueillaîit le tribut incertain des lacs de la dépression centrale (lac Pope lloe, etc.). Ses affluents (Conrfamine Warr^jyo, adroite; Macquarie, à gauche, etc.) sont plus nombreux; son cours (2.900 kil.) et son domaine sont plus étendus que ceux du fleuve principal. Mais, traversant des régions plus sèches, il a encore moins d'eau et n'est navigable qu'au temps des pluies, sur moins de 1.300 kilomètres, jusqu'à Bourke seulement.
DAEILINGIE (jt) on DARLINGIA (ji) n. f. Genre d'arbres de la famille des protéacées-embothriées, dont la seule espèce connue habite l'Australie.
Darlington, ville des Etats-Unis (Caroline du Sud) ; 4.200 hab. Manufactures diverses, tanneries. — Le comté est compris dans la région alluviale bornée par lo Grand Pedee au N., par Lvnch's Creek au S., et par Cedar Creek au N.-O. Le soln'j'est fertile que sur le bord des rivières; les hauteurs sont sablonneuses et couvertes de bois. Récoltes de coton, de maïs et d'avoine. Sa population est de 30.000 habitants.
Darlington, ville d'Angleterre (comté de Durham), sur le Skerne; 38.000 hab. Jolie ville, avec une vieille église datant de 1160, surmontée d'une flèche très élevée. Filatures de lin, de laine, de coton ; brasseries, corderies, briqueteries ; grande usine sidérurgique ; fabrique de verres d'optique. C'est entre Darlington et Stockton que, dès 1825, George Stephenson fit ses premières expériences pour l'établissement d'un chemin de fer.
DARLINGTONIE (ni) n. f. Plante de la famille des nymphéacées, tribu des sarracénées, placée au nombre des plantes insectivores, qui croît en Californie.
DarluC (Michel), médecin et naturaliste français, né à Gnmaud en 1717, mort à Aix (Provence) en 17S3. Il pro
La FamilUi ou l
-, d'après Lebrun.
fessa la botanique à l'université d'Aix, où il fonda un jardin botanique. Son principal ouvrage est : Histoire ?uiturelle de la Provence (^1782-1786).
Darmanesci, comm. do Roumanie (district do Bacau)
Darmapatam, ville do l'Inde anglais© fprov. do Madras [district de Malabar)), dans uno île do 1 embouchure du fleuve oôiier Darmapatam dans le golfo d'Oman ; 5.000 h.
DarmÈS (Marius-Ennomond), né ;\ Marseille on 1797. mort à Paris en 1841. U fut tour à tour domestique, concierge, frotteur. Ses opinions politiques étaient fort avancées. Partisan do la théorie de la souveraineté du peuple, il voulait exterminer les tyrans. Le 15 octobre 1840, comnio Louis-Philippe revenait do Saint-CIoud, Darmès l'attendit près des Tuileries, et déchargea sa carabine sur la voiture rovalo. Il so blessa au bras et n'atteignit pas le roi. Arrêté, il \\xt accusé do faire partie d'une société secrète de communistes. On trouva chez lui plusieurs manuscrits, dans lesquels on crut reconnaître la preuve do sou affiliation ù une société secrète. Malgré ses protostations, on procéda ù diverses arrestations. Ceux qui furent arrêtés on mémo temps que Darmès furent acquittés. Darmès fut condamné ù mort ot exécuté, lo 31 mai 1811.
DaRMESTETER (Arsène), philologue français, né à Chilteau-Salius on 1846, mort à Paris en isss, A l'âgo do vingt-trois ans, il entra A l Ecolo dos hautes études et y fut nommé, on 1872, répétiteur pour !os langues romanes. Il passa ensuite A la Faculté de Paris comme professeur de langue ot de littérature françaises du moyen Age. 11 ;i publié : Truitt' de la formation des mots composés (ians .'<! langue française (1873); De la création actuelle de mots
DARMESTETEfî"— DARTRE
nouveaux dans la langue française et des lois qui la régistent; De floovante et de merovingo cyclo i,l877), thèses de doctorat; Gloses et glossaires hébreux-français (1878J; le XV7* Siècle en France (1878), avec Hatzfeld; un Alphabet hébreu-anglais au xiv« siècle (1888); IVote sur l'histoire des prépositions françaises en, enz, dedans, dans (1835); la ne aes mots étudiée dans leurs significations (1887), etc. Il a commencé avec Hatzfeld un Dictionnaire général de la langue française, continué après sa mort par Hatzfeld et Antoine Thomas, et un Cours de grammaire historique de la langue française, également publié après sa mort (1891), etc. Ses Mémoires ont été réunis par son frère, dans louvrage intitulé : Arsène Darmesteter. Heliques scientifiques (1890).
Darmesteter (James), orientaliste français, frère du précédent, né à Château-Salins en 1849, mort à Maisons-Lafîitte en 1894. U sadonna aux études orientales sous la direction de Bréal. et particulièrement de la linguistique de l'ancien Iran. Il fut successivement répétiteur à l'Ecole des hautes études, professeur au Collège de France, et, après la mort de Renan, il devint secrétaire de la société asiatique. Ce savant a publié un grand nombre de travaux linguistiques et historiques de la plus grande im-
?ortance : Baurvatat et Anieretat, essai sur la mythologie de Avesta ^1875); Onnazd et Ahriman, leurs origines et leur histoire (1877). Les deux principaux sont ses Etudes iraniennes 1883), et sa traduction française du Zend-Avesta dans les o Annales du musée Guimet i>. , Darmstadt (grand-duché de Hesse-). V. Hesse.
Darmstadt, ville de l'empire d'Allemagne, capitale du grand-duché de Hesse, dit « Hosse-Darmstadt », cheflieu de la province de Starkenbourg, de ce grand-duché et du cercle de Darmstadt, sur la Darm, petit affluent du Rhin: 56.500 hab. Subdivisée en deux q^uartiers : Altsîadt (vieille ville) aux rues tortueuses, et I\eustadt (ville moderne) aux rues rectilignes plantées, aux places et avenues spacieuses, elle renferme plusieurs édifices curieux. Le château ducal, un composé de plusieurs époques, dont certaines parties du xv siècle, d'autres du xvi% la plus récente du xviii*, appelée château neuf, contientles grandes collections scientifiques et artistiques : la bibliothèque, le cabinet des estampes, le musée des antiquités égyptiennes , romaines , germaniques, la galerie des tableaux, etc., et les archives de l'Etat. Ensuite, le nouveau palais du grand-duc en style Renaissance italienne. L'hôtel de ville (Renaissance de 1568).
Le commerce et l'industrie sont médiocrement développés.
Darmstadt est mentionnée pour la première fois dans des textes du xni* au XI' siècle, sous le nom de Darmundstadt . Au commencement du xiv siècle, c'était encore un village, pour lequel son seigneur, le comte de Katzenelnbogen obtint de l'empereur une chartede municipalité et Te droit d'y établir un château. Darmstadt vint à la Hesse par mariage, en 1479. Pendant les guerres de Smalkalde, elle fut prise par les Espagnols impériaux. Après la mort de Philippe le Magnifique (1567), eue échut en partage à son fils cadet Georges, fondateur de la lignée de Hesse-Darmsladt, qui en fit sa résidence. V. aussi : Hesse (gr.-duché de); Hesse-Nassâu (prov. de la Prusse-Rhénane); Hesse électorale, dite Hesse-Casself supprimée en 1866; Hesse-Homboubg, landgravial supprimé en 1866.
Darmstadt est la patrie du philologue Christian Bahr (1798-1872J ; de rhistorion Georges Godcfroy Gervinus (1805-1871), et du chimiste baron Justus de Liebig.
Darmstadt (cercle de), dans la province de Starkenbourg (grand-duché de Hesse). Le cercle compte, sur 298 kil. carrés, 91.184 hab.
Darnag, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 16 kil. de Bellac, près de la Gartempe ; 1.482 hab. Ruines du château de la Côte-au-Cbapt.
DARNAGASSE n. f. Nom vulgaire de la pie-griôche grise.
DaRNALT (Jean), historien français. Avocat à Bordeaux au commencement du xvii^ siècle, il a écrit la continuation de la Chronique bordelaise de Gabriel Lurbeo de 1594 à i6i9 (1619-1620), et quelques autres ouvrages.
DARNAMAS {ma) n. m. Coton provenant de Smyrne.
Darnaud (Jacques, baron), général français, né à Bricy (Loiret) en 1768, mort à Paris en 1830. D'abord simple soldat, il se distingua aux armées du Nord et de Sambre-ct-Meuse, puis à la retraite de Nervinde (1795), en qualité d'adiuda!nt général. Envoyé en Italie, Darnaud devint général de brigade (1799), se signala à Novi par un brillant fait d'armes contre les Autrichiens. Blessé à la Castegna et amputé de la jambe gauche, il dut renoncer à. l'activité. Napoléon le nomma gouverneur de Gênes, général de division, baron et gouverneur des Invalides (1811).
DARNE (du klmri et bas breton darn, morceau, tranche) n. f. Tranche de poisson : Une dabne de thon, de «ouTTton.
Armes de Darmstadt.
DabnÉTAL, ch.-I. de cant. de la Seine-Inférieure, arr. et à 4 kil.
de Rouen, sur l'Aubette et le Robec; 6.743 hab. Ch. do f. Ouest et Nord. Fabriques de drap et de lainages, filatures de coton, impressions sur calicot, manufactures de Armes de Darnétal. machines à filer et à tisser. Eglise
de LoDg-Paon (xv« s.). Clocher do Carville (1514), utilisé par Henri IV dans ses guerres contre la Ligue. — Le canton a 21 comm. et 20.860 hab.
DARNETTE fnét') D. f. Nom vulgaire, dans le nord-est de la France, de l'ivraie ou folle-avoine.
Darney, ch.-l. de canton des Vosges, arrond. et à 31 kilom. de Mirecourt, près do la Saône; 1.430 hab. Ch. de f. Est. Patrie do l'abbé Bergier. — Le canton a 20 comm. et 8.928 bab.
DARNINÉ8 n. m. pi. Tribu d'insectes hémiptères homoptères, famille dos mofflbracidés, comprenant les genres
dajmis, tragopa, et quelques autres, caractérisés par leur tête large, en bandeau, et leur corps qui va toujours en s'atténuant en arrière pour se terminer en pointe. (Les darninés habitent l'Amérique du Sud, à l'exception du genre gargara, d'Europe.) — Un dakniné.
DARNIS (niss) n. m. Genre d'insectes hémiptères, type de la tribu des darninés, comprenant deux ou trois espèces de l'Amérique du Sud. (C'est un petit insecte brun, taché de jaune vif.)
Darnlet (Henri Stuart, lord), cousin et époux de Marie Stuart, reine d'Ecosse, né en 1541, mort en 1567. Il descendait des Tudors par sa mère Marguerite Douglas, nièce de Henri VIII. Son mariage avec Marie Stuart, qui réunissait on un seul faisceau tous les droits aux couronnes d"Ecosse et d'Angleterre, eut lieu le 29 juillet 1565. Mais les protestants écossais ne pardonnèrent pas au mari de la reine d'être catholique. D'autre part, le caractère violent et les habitudes d'intempérance de Darnley ne tardèrent pas à lui aliéner le cœur de sa femmei qui sembla, dès lors, manifester des préférences
ftour son secrétaire intime, l'Italien Rizzio. Darnle;>', jaoux, fit tuer son rival, sous les yeux mêmes de la jeune reine. Atteint quelque temps après de la petite vérole, il fut transporté aans une maison de campagne près d'Edimbourg, à Kirk-of-Field. Dans la nuit du 8 au 9 février 1567, pendant que tout le monde reposait, la maison sauta; le cadavre de Darnley et celui de son écuyer furent retrouvés, le lendemain, dans le jardin. On soupçonna un crime, ot la voix publique l'imputa à un nouveau favori de Marie Stuart, le comte de Bothwell; mais, traduit en justice, celui-ci fut acquitté. V. Botbwell.
Daroca, ville d'Espagne (Aragon [prov. doSaragosse]), sur le Jiloca, affluent du Jalon ; 4.000 hab. Hôpitaux, moulins. Anciennes murailles mauresques. Ville prise sur les Maures, par Alphonse I", en ii2l.
Darocz, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Szatmar]), sur la Kraszna, affluent du Szaraos; 2.600 hab. Céréales; élève de bétail.
DARON (origine inconnue) n. m. Maître de la maison. Il Maître homme; vieux rusé. (Vieux.)
— Arg. Père, n Daron de la rousse ou rfe la raille. Préfet de police.
DaRONDEAU (Henri-Benoît-François), musicien français, né à Strasbourg en 1779, mort à Paris en 1865. A peine sorti du Conservatoire, il faisait représenter à l'Ambigu doux opéras-comiques en un acte : Adèle et Fulbert (1800) et la Surveillance en défaut; puis il écrivit la musique de plusieurs ballets-pantomimes : les Deux Créoles; Jenny ou le Mariage secret; la Chatte meiTeilleïtse ; etc., et avec Gianella. celle d'^c;s et Galathée, représenté à l'Opéra en 1805. Son dernier ouvrage en ce genre fut le ballet de Faublas (1835), et dont u fit la musique avec Alexandre Piccinni. C'est à lui qu'on doit encore la musique de nombreux mélodrames joués à ce dernier théâtre : Malvina ou la Grotte des Cyprès (avec Gérardin-Lacour), Adélaïde de Bavière; Philippe d'Alsace, etc. Il publia encore des romances, des sonates pour le piano, des fantaisies et variations sur des opéras en vogue : Jean de Paris: la Neige; la Journée aux aventui-es; Boger de Sicile. En 1822, il fut engagé comme compositeur aux Variétés, et c'est alors qu'il écrivit pour les pièces représentées à ce théâtre une foule de petits airs charmants, tels que ceux de Colalto, Préville et fdconnet, Fn aynour comme en amitié, qu'on trouve dans la Clef du caveau.
Darondeau (Benoît-Henri), dit Benoni, ingénieurhydrographe, né et mort à Paris (1805-1869). Il sortit en 1826 de l'Ecole polytechnique, en qualité d'élève hvdro-
fraphe, prit part, en 1828 et 1829, au travail des sondes 'atterrage des côtes occidentales de la France, puis, de 1831 à 1835, à la reconnaissance hydrographique des côtes septentrionales. Il a fait paraître un très grand nombre d'importants ouvrages, parmi lesquels : Azotes sur les Fsquerquis ; Notes sur les erreurs de compas dues aux attractions locales, à bord des bâtiments de bois et de fer; CoHi'S de régulation des compas; Mémoires relatifs à l'hydrographie et au magnétisme terrestre; Description des côtes de Chine ; Instructions sur les mers de l'Inde; etc.
DARONNE n. f. Arg. Mère, il Baronne du Mec des Mecs ou du Grand Havre, La mère de Dieu, la Vierge. Il Daronne ou Dardant, La mère de l'amour, Vénus.
Darodar. Géogr. V. Darwar.
DAROUDJ n. m. Nom des mauvais génies dans le mazdéisme. V. AMSCHASPANDS.
Darquier DE PeixEPOIX (Augustin), astronome français, né à Toulouse en 1718, mort en 1802. Il fit construire un observatoire dans sa maison et devint membre associé de l'Institut. On a de lui : Uranoyraphie (Paris, 1771) ; Lettres sur l'astronomie pratique (1786) ; etc.
Darrigol (Jean-Pierre), linguiste français, né en 1790 à Labonce, près do Bayonne. Il mourut en 1829 dans cette dernière ville, où il était devenu supérieur du grand séminaire. On lui doit une remarquable Dissertation critique sur la langue basque (Bayonne).
Darriule (Jean, baron), général français, né à Arudy (Basses-Pyrénées) en 1774, mort en 1850. 11 fit les campagnes de la République et de l'Empire, se distingua à la bataille de Tudela, au siège de Saragosse (1808), pendant la campagne de Franco (1813), et fut nommé à cette époque général de brigade et baron. Mis en non-activité sous la seconde Restauration, Darriule reçut, eu 1831, le commandement de Paris, en 1832 le grade de lieutenant général, et en 183"; un siège à la Chambre des pairs.
Darror, fleuve du pays des Somalis. Sa source et celles do ses affluents se trouvent sur les pentes méridionales des monts Sangeli. Il coule de l'O. à TE. sur un parcours d'environ 400 kilom., et se jette dans l'océan Indien — non dans la baie du Nord, comme l'indique à tort Georges Révoil dans sa carte de 1881 — mais â environ 80 kilom. plus au N., au S, du ras Ali-Bischkail.
DARSE ou DARCE (do l'ospagn. darscna, qui se rapporte lui-même à l'arabe ddr çanah, maison de travail, atelier) u. f. Mot servant, surtout dans la Méditerranée, à nommer les bassins des ports.
— Encycl. Co nom est encore très usité, surtout à Toulon, où il sort à désigner tous les bassins de l'arsenal
et l'ancien port, appelé virille darse. La Méditerranée n'ayant pas de marées, les darses sont en communication constante avec l'extérieur et sont fermées le soir au moyen de chaînes. A Marseille, lancien port s'appelle indistinctement vietix port ou vieille darse, mais le nom de bassin a prévalu pour toutes les constructions nouvelles du port de commerce.
DaRSICH (Georges), prêtre et écrivain serbe, né à Raguse vers 1470. On ignore la date de sa mort. 11 fut l'initiateur de l'école poétique ragusaine. Ses ouvrages se distinguent par l'élégance du style.
DARSINE ou DARCINE n. f. Mar. Petite darse.
DART {dar') n. m. S'est dit autrefois pour dard.
— Comm. Variété de papier à pâte gnse.
DARTE n. m. Arbrisseau de l'Inde, rapporté avec doute à la famille des solanées.aécorce rougeâtre et aromatique.
Dartford, ville d'Angleterre (comté de Kent), sur le Darent; 12.000 hab. Papeteries importantes. Patrie de ^Vat-TyIer, le forgeron qui déchaîna, en 1381, la formidable insurrection religieuse et sociale des loUards, et de John Spielman, qui introduisit en Angleterre la fabrication du papier, sous le règne d'Elisabeth.
DarthÉ (Augustin-Alexandre), révolutionnaire français, né à Saint-Pol (Pas-de-Calais) en 1769, mort à Vendôme en 1797. Il étudiait le droit à Paris à l'époque de la Révolution ; il prit part à tous les mouvements révolutionnaires, notamment à la prise de la Bastille. En 1792, il fut nommé administrateur du Pas-de-Calais. En 1793, il devint accusateur public. Arrêté pendant la Terreur, il bénéficia de l'amnistie du 4 brumaire. Il fut impliqué, en 1793, dans la conspiration de Babeuf. Condamné à mort, il essaya de se suicider, n'y réussit pas, et fut guillotiné le 8 prairial an V (25 mai 1797).
DartmOOR (Angleterre), région du massif de Cornouailles, dans le Devonshire. Plateau granitique, hérissé de croupes d'une forme spéciale, appelées tors, qui se dressent à 500 ou 600 mètres d'altitude, le Dartmoor, semblable aux landes bretonnes, est froid, humide et stérile. L'extraction des granits et des kaolins, un maigre élevage y occupent seuls une population clairsemée.
DaRTMOUTH , ville d'Angleterre (Devonshire), sur une vaste rade naturelle de Vestunire au Dart; 6.000 hab. Port de pèche avec toutes les industries qui s'y rattachent. Arme surtout pour Terre-Neuve et le Labrador. Dartmouth fut pris deux fois par les Français, pendant la guerre de Cent ans.
Dartmouth, ville des Etats-Unis I Massachusetts), sur la haie Buzzard ; 3.100 hab. Port de pêche.
DARTOÏQUE (to-ik') adj. Qui est en rapport avec le dartos; qui dépend du dartos : Fibres dartoÏques. Il Quelquefois synonyme d'ÉLASTiQDE : Couche daktoïqde d'une artère. (On dit aussi dartoïde.)
DARTOIS (to-a) n. m. Gâteau appelé aussi gâteau à la Manon. (On lui donne ordinairement la forme d'un parallélogramme de deux doigts de largeur sur cinq ou six de longueur.)
DaRTOIS (Louis-Armand-Théodore d'Artois de Bour- NEViLLK, dit), littérateur français, né à Beaurains en 1786, mort à Paris en 1845. On lui doit des poèmes, des chansons, le Père tuteur, comédie (l.**22), et des pièces en collaboration avec ses frères et d'autres écrivains. — Un de ses frères, François-Victor-Armand Dartois, né à Beaurains en 178S, mort à Paris en 1867, fut un des vaudevillistes les plus féconds et les plus spirituels de son temps et un ardent royaliste. On lui doit plus de deux cents pièces, écrites, pour la plupart, en collaboration avec ses frères, avec Théaulon, Brazier, Dumersan.etc, et dont beaucoup eurent un vif succès. Nous citerons, entre autres : les Femmes soldats (1809); la Partie carrée (l811); le Perruquier et le Coi'y^cur (1824) ; Monsieur Pique-assiette (1824); Paris et Londres (1827); le Château de mon oncle (1827); la Grisette mariée (1829); le Curé de Champaubert (1835); le Flagrant délit (1841); la Gardeuse de dindons (1845); Un domestique pour tout faire (1846); Beculer pour 7nieux sauter (1854); Ma'me Gibou et ma'me Pochet, etc. — Son autre frère, Charlf.s-Achille Dartois, né en 1791, mort en 1868 à Versailles, écrivit pour le théâtre, le plus souvent en collaboration avec ses deux frères. Nous nous bornerons à citer de lui une tragédie en cinq actes : Caïus Gracchus ou le Peuple et le Sénat, donnée au Théâtre-Français eu 1833.
Dartois (Jules-François-Armand d'Artois de Bour- NONViLLE, dit), poète et auteur dramatique français, petitfils de Victor-Armand, né à Paris en 1845, est devenu conservateur à la bibliothèque Mazarine. Outre des poésies, ou lui doit un assez grand nombre de pièces de théâtre, la plupart en collaboration. Nous citerons notamment : le Capitaine Bipaille (1867) ; le Petit jnarquis (1877) ; la Fausse belle-mère {l&^^)■, le Nid des autres (1878); le Bourgeois de Lille (1883); l'Affaire Clemenceau (1890); la Fermière (1890); une Idylle tragique (1896); les Antibel (1899): etc. On lui doit aussi des romans.
Darton, bourg d'Angleterre (comté d'York [West- Riding]), sur un canal; 7.000 hab. Houillères.
DARTOS {tôss — du gr. dartos, écorché) n. m. Anat. Membrane immédiatement sous-jacente à la peau du scrotum.
— Encycl. Le dartos est constitué par des bbres élastiques et aussi par de nombreuses fibres musculaires lisses. Il forme, dans le scrotum, un sac divisé en deux compartiments par la cloison dartoïque. Les bords du sac s'insèrent sur le pubis et au pourtour des orifices inguinaux. Les fibres musculaires lisses du dartos se contractent sous l'influence du froid. Le scrotum, alors, se ride, se fronce et se rétracte (corrugation).
Chez la femme, les deux sacs dartoÏques se retrouvent doublant la peau des grandes lèvres.
DARTRE (probablera. d'origine celtique) n. f. Pathol. Nom ([ui désignait autrefois presque toutes les maladies de peau, et que quelques auteurs considèrent comme synonyme de dermatose. (Ce mot n'est plus guère aujourd'hui ehiployé que pour dénommer les maladies émanées à marche chronique qui produisent des croûtes, des exfoliations, etc.) V. ECZÉMA, impétigo, pityriasis, psoriasis, etc. — Pour dartre tonsurante, v. teigne.
— Art vétérin. Dans la médecine des animaux, Sert t
Daru.
désigner les maladies do pdaii duos à une disposition constitutionnello jmrtioulière.
— Kncycl. An voter. Los dartres sont dos alTections chroniques, qui so nianifostont par poussées aux changomonts de saison. On les désigne ])lutôt sous le nom d'eczéma ot d'herpàs; elles dill'ùront des gales on co quo celles-ci sont toujours dues à des acariens. Chez le cheval, Veczéma c/irunique est la principale alfoction dartreuse ; elle peut être confondue avec la gale sarooptiquo ; lo mioroscopo seul permet de la distinguer. Chez lo cheval encore et chez le bœuf, on appelle dartre tûiisurante une maladie qui ost causée par un champignon parasitaire, et qui est une vraie trichophytio. Lo chien ost l'animal qui est lo plus souvent atteint d'aiVections dartreuses : co sont des eczémas, des psoriasis, etc., que l'on confond généralemont, sous le nom do rouge, avec une gale très grave, la gale folliculaire, heurousoment plus rare.
Le traitement de la dartro exige des dépuratifs internes arsenicaux ou iodurés et dos moditicateurs locaux pyrogénés ou sulfureux.
DARTREUX [fveû), EUSE adj. Qui est de la nature des dartres : A//'i-ction dartreusk. il t^ui a des dartres : Personne DARTRBOSI£.
— Substaotiv. Personne qui a des dartres. DARTRIER (ïnV) n. m. Nom vulp:aire du casstn alata.
(Les graines de cet arbre sont omiiloyêes. dans l'Inde et les Antilles, à faire une pommade qui, dit-on, guérit les dartres.)
Daru (Pierre-Antoine-Noël-Mathieu Brdno, comte), homme d'Etat et littérateur français, né à Montpellier en 1767, mort près de Meulan en 1829. Sous-lieutenant en 1783, il devint ensuite commissaire des guerres, et, après un emprisounement d'un an sous la Terreur, fat nommé successivement chef de division au ministère de la guerre (1797) et commissaire ordonnateur de l'armée du Rhin(1799). Après le 18-Brumaire, il s attacha à la fortune de Napoléon, qui le fit secrétaire général au ministère de la guerre (18001, membre du Tribunat (1802), conseiller d'Etat et mtendant général de la Grande Armée dans les pays conquis en Autriche (1805-1809) et en Prusse (1806-1807). Ministre secrétaire d'Etat en 1811, il prépara les approvisionnements nécessaires à la campagne d e Hus s ie.
Froidement accueilli par Louis XVIIl, il reprit du service pendant les Cent- Jours, et en fut puni par une disgrâce qui ne prit tin ({u'en 1819; il entra alors à la Chambre des pairs. Quelques épîtres et quelques traductions en vers (notamment celle d Horace, 1798) lui valurent d'abord un siège à l'Institut (1805), puis à l'Académie française. Pendant sa retraite, il composa l'ouvrage qui fonda sa réputation comme écrivain : l'Histoire de la république de Venise (1819).
Daru (Martial -Noël -Pierre, baron), administrateur français, frère du précédent, né à Montpellier en 1774, mort à Paris en 1827. Il devint commissaire des guerres (1793), inspecteur général de la cavalerie et de I artillerie (1805), et intendant de la couronne à Rome (18U).
Daru (Napoléon, comte), homme politique français, né ot mort à Paris (1807-1890), fils du précédent. Il fit partie de la Chambre des pairs de 1832 à 1848. Représentant de la Manche à l'Assemblée constituante (1848), puis i l'Assemblée législative (1849), il fut arrêté au Deux-Décembre. Il vécut dès lors dans la retraite et so consacra à des travaux historiques, qui lui valurent, en 1860, un siège à l'Académie des sciences morales et politiques. I! rentra dans la vie publique on 1869 comme député de la Manche et, presque aussitôt après, comme ministre des afl'aires étrangères dans le cabinet Ollivier (1870). Les difficultés que rencontra sa diplomatie au concile du Vatican et son opposition au plébiscite le déterminèrent à donner presque aussitôt sa démission. Après la guerre do 1870, il fut envoyé par le département de la Manche à l'Assemblée nationale (1871-1873), puis au Sénat (1876-1879).
Daruvar, village d'Austro- Hongrie (Hongrie [Slavonie]), près de la Toplitza, affinent do l'Illova; 1.670 hab. Sources thermales. Cn.-l. do district. — Bourg de Hongrie (Croatie [comitat do Pozsega]); 5.640 hab.
DARVAND n. m, Mythol. V. DEV.
DaRVAR. Géogr. V. Dharvar.
DaRVAZ ou DbRVAZ, pays de lO.ooo kilom. carrés, très élevé, très héri.ssé, très t'roid. qui fait partie des plateaux du Pamir; ses torrents, violents, tombent ù la l'ivo droite de l'Amou-Daria. Sept à huit mois d'hiver, des herbages, pas do forêts; 40.000 hab., grands et beaux, re- ]irésontant les plus purs dos anciens Iraniens; tributaire du kan de liouUhara.
DARVYRA n. m. Instrument à vent en usage on Turquie. (C'est un simple tuyau en ro,soau. porcô latéralement do six ou sept trous, ot (pii donne une succession chromatique. Il y en a de ditrérontcs grandeurs.)
DarWEN, villo d'Angleterre (Lancashire) ; 34.000 hab. Cett« ville, (pii a iiris en (|uelqiu's années un dévoloppcnicnt exceptioniioi dû A la présence do la houille, oxploiio l'ardoise et tisso lo coton.
Darwin (Erasme), médecin 'ot poète anglais, né en 1731 àElston-IIall, mort à Dorby on 1802, Il exerça son art en dernier Hou dans cotte villo, ot acquit une grande réputation do physiologiste et de poète. Comme savant, sa brillante imagination l'entraîna dans dos théories hasardées, auxquelles so joignent dos observations ingi-nicusos, des vues profondes et neuves. Ses principaux ouvragos sont: le Jardin botaniqnr, poème qui produisit une vivo s('nsation (1791) ; la Xooriomif ou Luis de la vie orqaniquc ( 1794-1796) ; Plan de conduite nour l'éducation dtt.i filles (1797) ; le Temple de la Nature ou iOri<jinc de la société, poème (l80l),
Darwin (Charles-Robert), illustro naturaliste anglais, peut-lits du poète Erasmo Darwin, né à Shrewsbury ou 1809,
mort on 1882. T! fut étudiant à Edimbourg, puis à Cambridge, et, en 1831, année môme où il prit ses grades universitaires, il partit comme naturaliste dans l'expédition du capitaine Fitzroy. Do co voyage de cinq ans, pondant lequel il visita l'Améritiuo du Sud ot los îlos du Pacilic^uo, il rapporta une quantité do documents et d'observations, qui furent la base de son œuvre gigantesque. De 1840 à 1843, il publia ses notes de voyage [Zoology of the voyage of tne Beagle), Kn 1851, ii fit paraître une remarquable monographie des ciii'ipèdes. Rien, jusquelà, ne faisait prévoir le rôle prépondérant qu'il allait jouer dans les sciences biologiques. C'est en 1859 qu'il publia son livre célèbre : De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle, et fit revivre le transformisme en l'étayant sur des bases nouvelles. Jusqu'à sa mort (1882), il publia une série d'ouvrages qui contenaient le développement do son idée maîtresse, Darwin.
et dont les principaux sont :
De la fécondât ion des orchidées par les insectes et des bons effets du croisement (1862); De la variation des animaux et des vlantes sous l'action de la domestication (1860); la Descendance de l'homme et la Sélection sexuelle (1871); l'Expression des émotions chez l'homme et les animaiix (1873); les Mouvements et les habitudes des plantes grimpantes (1875): les Plantes insectivores (1815); tes Effets de la fécondation directe et de la fécondation croisée dans le règne végétal (1877). Tous les ouvrages de Darwin sont empreints d'une vraie bonne foi scientifique; il a toujours été le premier à mettre en lumière les objections qui se dressaient contre son système, et il n'a jamais rien avancé qu'il ne crût appuyé sur des faits impartialement observés. (V. DARWINISME.) Dafwiu a été très discuté et longtemps mal compris; sa candidature à l'Académie des sciences de Paris a été l'objet de polémiques acrimonieuses ; il a, cependant, été enfin élu correspondant de la section de botanique, en 1878.
Darwin (George Howard), naturaliste anglais, fils du précédent, né on 1845. Il s'est adonné à des recherches sur la force balistique du sable comprimé, sur les tremblements de terre, les marées, etc., et il est devenu professeur d'astronomie et de philosophie expérimentale à Cambridge (1883), membre du conseil du Bureau de météorologie (18S5). Parmi ses travaux, nous citerons : De l'influence des transformations géologiques sur le mouvement de l'axe de la terre (1876); De l'histoire primitive de la terre {l^l&); Théories et prévisions des marées (1882); etc.
DARWINELLA {rou-i-nèV — de Darwin, n. pr.) n. f. Genre d'épongés cornées ((îéraosçongiés), famille des aplysinidés, comprenant des jolies termes de la mer Adriatioue, rameuses, dont l'espèce type est la darwinella aurea. (chez les darwinella, les spicules siliceuses sont des étoiles à trois ou quatre pointes, et les fibres ne sont pas entrelacées en réseaux.)
DARWINIA (rou-i — de Darwin, n. pr.) n. f. Genre de crustacés amphipodes, famille des gammaridés, comprenant dos crevettes voisines des gammarus, avec la tête se continuant en rostre, les antennes supérieures plus grandes que les inférieures, et l'extrémité ae la nageoire caudale lancéolée. (L'espèce tvpo du genre, darwinia compressa, liabito les côtes d'Angleterre.)
DARWINŒ {rou-i-nî — de Darwin, a. pr.) n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des myrtacées, comprenant vingt espèces, qui croissent dans l'est de l'Australie. (Plusieurs sont cultivées dans les serres pour leur élégance.)
DARWINIEN, ENNE {vou-i-ni-in, èîi') adj. Qui a rapport au darwinisme ; Doctrine darwiniennk.
DARWINISME (rou- i-nissm') n. m. Système philosophii|ue, dL'sliné à expliquer la formation (les espèces par les tliéories évolutionnistos quo Darwin a misos en faveur.
— Enctcl. Les théories évolutiunnistes sont antérieures à Darwin; Lamarck , Geolfroy Saint-Hilaire et liien d'autres avaient déjà entrepris cl'expliquer la formation des espèces. Mais leurs explications étaient incomplètes, ot les adversaires de l'évolutionnismo avaient beau jeu contre elles. L'apparition du livre do Darwin fut l'aurore d'une époque nouvelle pour la biologie. Sa contribution à l'étude de l'évolution ost si importante quo » darwinisme u est. aujourd'hui, presque synonyme do " ('■vohitionnismo u. V. ce mot.
Darwin ne s'est pas préoccupé de l'origine môme des variations, question ({ui avait passionné Lamarck. Il s'est contenté de constater que ces variations so produisent normalement dans la nature, ot, par son principe de la sélection naturelle, d'offrir aux évolutionnistos lo moyen d'expliquer comment, do la production mémo de ces variations, résulte fatalement une adaptation progressive dos espèces. Lo principe de Darwin a été mal compris d'abord par beaucoup dogens(Flourons l'accusaitde téléologismo). Aujourd'hui, il a conquis la faveur; mais on discute sur l'ctendiie à accorder au domaine des variations quo Quairefagos, par exemple, a voulu limiter à l'intérieur même de l'espôco considérée comme fixe. Voici la théorie darwinienne :
En vertu do la reproduction, caractère essentiel do la vie, lo nombre des individus vivants tend à s'accroitro sans cesse; or lo milieu terrestre ost limité, la quantité d'aliments est limitée ; il est donc impossible quo le nombre dos êtres croisse sans limite ; il faut (pie beau<"oup meurent, restituant ainsi au milieu les matières alimentaires employées à leur consirjiction; d'où la nécessité dû la lutte pour l'existence (strTigglo for lifo). Los êtres vivants luttent sans cosso, soit contrôles êtres vivants, soit contre les conditions destructives du milieu ambiant. Beaucoup succombent dans la lutte; quolquos-uns subsistent; il est évident (luo ces derniers étaient les mieux armés pour lo conil)at, les plus parfaitement adaptés aux conditions de milieu. Donc, étant donnée la variabilité normale dos êtres, il ost certain quo tes individus d'uno génératloo
DARTREUX — DASCILLE
qui persisteront seront naturellement ceux qui étaient le plus antcs à. persister dans los conditions considérées. C'est la loi évidente de la persistance du plus apte.
Tout ac passe do7ic comme si, entre les produits variés d'une génération, la nature i/i^e/^e/i^ectfoctuait un choix, ou, comme on dit en anglais, une sélection. D'où l'expression do sélection naturelle qui a prévalu, quoique sa forme tôléologiquo ait prêté le flanc à dos interprétations illégitimos comme colle de Flourons.
L'observation quotidienne nous montre, dans la nature, une tendance à la variation; c'est vrai, et c'est ce qui permet à la sélection naturelle do s'exercer, mais cette variabilité des produits d'uno génération n'exclut pas l'hérédité, qui fait que los enfants ressemblent plus à leurs parents qu à des étrangers. Sans l'hérédité, qui flxe les variations conservées par la sélection, le principe de Darwin serait insignifiant.
Voici un caractère A, utile dans les conditions considérées, qui apparaît fortuitement dans quelques-uns des produits d'une génération de l'espèce B. Les individus pourvus do ce caractère seront lavorisés d'autant dans la lutte pour l'existence; ils persisteront au détriment de ceux de leurs frères qui n'ont pas le caractère A, et, quand ils so reproduiront, il y aura bien des chances pour que, malgré leur variabilité incontestée, la plupart de leurs enfants soient pourvus du caractère A. La sélection naturelle, intervenant dans cette nouvelle génération, tendra encore, si les conditions de milieu sont les mêmes, à faire disparaître les individus dépourvus du caractère A, et ainsi de suite, de sorte qu'au bout de quelques générations, le caractère A sera ûxé dans l'espèce B, acquis par l'espèce B. Autrement dit, la sélection naturelle guide la variation dans la voie du progrès, de l'adaptation progressive.
Le même raisonnement explique la disparition des formes intermédiaires, dont l'absence, rendant discontinue la série des êtres, a été l'un des arguments invoqués contre la théorie évolutionniste.
Darwin attribuait au hasard l'apparition de la plupart des caractères utiles, mais il ne niait pas la possibilité de la fixation, dans une espèce, de caractères acquis par les individus sous l'influence directe des conditions do milieu. (V. LAMARCKiSME.) Los néo-darwinicns, plus intransigeants, nient l'hérédité possible des caractères autres quo les caractères congénitaux, et en cela ils semblent avoir tort contre les néo-lamarckiens.
La question de l'hérédité des caractères acquis est l'une des plus discutées aujourd'hui ; mais, quelle que soit l'origine des variations qui apparaissent cnez les jeunes individus d'une génération, le principe de la sélection naturelle ne s'y applique pas moins dans toute son intégrité.
Darwin a aussi introduit dans la science le principe secondaire de la sélection sexuelle, bien moins important et bien i>lus discutable que celui de la sélection naturelle. Enfin, sa théorie des geyjimules en fait un des plus considérables partisans de l'explication de l'hérédité par les particules représentatives. — Quelle que soit l'étendue que l'on doive attribuer au domaine des variations (en dedans ou en dehors de l'espèce), le principe de la sélection naturelle, dans sa large simplicité, est l'une des plus vastes conceptions de la biologie.
— BiBLioGR. : Edm. Perrier, la Philosophie zoologique avant Darwin (Paris, 1888); de Quatrefages, Darwin et ses précurseurs fraiiçais (Paris, 1889); les È7nules de Darwin (Paris, 1895).
DARWINISTE [rou-i-nisst') n. m. Partisan du système physiologique de Darwin.
DARWINITE (rou-i) n. f. Arséniure naturel de cuivre ; variété do wlutneyite.
DASANTHÈRE U. f. Bot. Syn. de pentstémon.
DÂSAS, peuples de l'Inde ancienne, ennemis des Aryas, que l'on suppose être la race drâvidienne autochtone, contre laquelle les conquérants aryens eurent ù lutter, pied à pied, pendant des siècles. — (Tn, une Dâsa.
— Encycl. Dans la littérature post-védique, le nom- de ddsa devient synonyme d' «esclave », et paraît s'appliquer aux Coudras et hors-castes. Quelques indianistes croient pouvoir los identifier avec los Dasyous, être malfaisants et redoutables, que lo Rig-Véda dépoint comme des athées, ennemis dos dieux, perturbateurs du sacrifice, mangeurs de chair humaine.
OASCH n. m. Comm. Nom que l'on donne, sur les cêtes ouest de l'.Vfrique, aux objets ajoutés comme cadeaux aux pacotilles vendues,
Daschkov (^Catherine Romanovna), née comtesse DK VoKONZo, écrivain russe, née à Pétersbour^ en 1743, morte près de Moscou en 1810. Attachée toute leuno à la personne de la grande -duchesso Catherine, elle devint, \ dix-huit ans, l'Ame do la conspiration contre lo tsar Pierre III. Après l'assassinat de celui-ci ot l'avènement au trône de Catherine II, elle quitta la cour, par suite des dissentiments survenus entre elle et la nouvelle tsarine, ot so mit à parcourir l'Europe occidentale, où cllo so lia avec los célébrités littéraires de l'époque; notamment avec Voltaire, qu'elle vit ù Ferney, en 1771. De retour à Saint-Pétersbourg, où elle fut bien reçue par Catherine II, cllo y fonda une Académie des sciences sur lo modèle do l'Académie française. Elle fut nommée par Catherine présidente de la nouvelle compagnie, ot prit une largo part à l'élaboration de l'Enci/ciopédie russe. Après la mort de Catherine, elle fut exilée par lo Isur Paul.;Ayant recouvré sa liberté, elle se retira dans sa propriété, près de Moscou, où elle mourut eu ISIO. — En dehors de travaux historiques ot littéraires publiés dans les périodioues, M°" Daschkov a écrit plusieurs pièces dramatiques. Mais l'œuvre capitale, ost ses -l/<'/»oire«, publiés après sa mort par M""» Bradford on langue anglaise, sous lo titre de: Alemoirs, edited frotn the oriyinals by Mrs. \V. JSradford (1840).
DASCILLE ou DASCILLUS (sil-luss) n. m. Ichtyol. Genre. do poi.ssons acanlhoptères, famille dos poniacentridés comprenant dos formes très comprimées et courtes, A prooporcule dentolé. ù dents on velours, habitant los mers chamlcs du globe. \0n connaît trois ou quatre espèces do dascitlts. dont la plus commune, argentée, ravéo de noir, est répandue depuis la côte oritMitale do l'Afriqtio jusqu'en Polynésie; c'est le Jésuite des vieux autours.)
— Kniom. Goure d'insectes coléoptères, type de la tribu dos dascillinéSt comprenant des formes do taille moyenne, assoi convexes, oblonguos, dont on counatt
Dascillc (entom.) [gr. 1 fois].
Dash (comtesse).
DASCILLIDES — DASYPODE
une douzaine d'espèces répandues dans les rég:ions tempérées du globe, mais faisant défaut en Afrique. {Trois espèces de dascilles se trouvent en Europe; la seule française est grisâtre, très pubescente; ses larves rongent les racines de diverses graminées , dans les régions montagneuses.)
DASCILLIDES {sil') n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères malacodermes, dite aussi des atopidës, comprenant les dascilles et autres formes dont les téguments sont plus consistants que ceux des autres malacodermes. et qui comptent des représentants sur toute la surface du globe, répartis dans les six tribus : artémalopionés, dascilUnés, ptilodacti/Hnés , euctnétmés . eubrimés, cypkoniriés. — Un dascillidk.
DASCILLINÉS {sW) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères malacodermes. famille des dascillidés, caractérisée par la languette et les lobes des mâchoires refendus en lanières, le labre et lépistome distincts, la saillie prosteroum étroite, et comprenant comme genres principaux : dascille, pseudodactyle, lic/ias, stenocoUis, anchytarsus. odontonyx, thei'ius.
DAS£ n. m. Bot. Syn. de dasye.
Dash (Gabrielle-Anne de Cisterne de CotJRTiRAS, vicomtesse de Poilo-w de Saixt-Mars, connue sous le pseudonyme de comtesse), femme de lettres, née à Poitiers en 1804, morte à Paris en 1872. Mariée très jeune à un officier qui devint général, elle eut des revers do fortune , et se procura alors des ressources en écrivant, sous le pseudonjTne de comtesse Dasb, un nombre considérable de romans au style agréable et facile , dans lesquels elle s'est attachée à peindre les mœurs aristocratiques. Outre ces romans, pour la plupart oubliés, ou lui dnit : les Galanteries de la cour de Jtouis XV : la Régence, la Jeunesse de Louis XV, les Maîtresses du roi, le Parc aux cerfs (1861); Monsieur Napoléon et sa cour (1871), etc., et dos souvenirs anecdotiques intéressants, qui ont paru sous le titre de Mémoires des autres (1896-1897).
DASH-POT {de Tangl. dash, jeter, et pot, vase) n. m. piston à air, employé dans les machines à vapeur pour absorber la force vive d'un organe déclenché, et que l'on interpose sur la tige du tiroir. (Ce piston s'oppose à la fermeture trop brusque des orifices de distribution en formant ressort.)
DASH-WEEEL {de i'angl. dash, jeter, et wheel, roue) n. f. Sorte de machine à laver, (jue l'on emploie dans la teinture et l'impression des étofies.
— Encycl. Cette machine a été imaginée par l'Anglais Betham, dont elle porte aussi le nom, et introduite dans l'industrie française de la teinture et impression sur étoffes, en 1810. On l'appelle souvent, dans l'industrie, roue tout court. Elle est constituée par une sorte de tambour cylindrique de bois, divisé en quatre compartiments. qui communiquent entre eux au moyen de trous percés dans les cloisons. La roue est mise 'en mouvement dans l'eau. Au fur et à mesure (qu'elle tourne, les étotil'es placées dans les compartiments s élèvent et retombent successivement, et le lavage s'opère rapidement.
DASIE {:î) ou DASIA n. m. Genre de reptiles sauriens brévilingues, famille des scincoïdés, comprenant des scinaues de Malaisie, à doigts médians égaux et longs, à oreilles cachées sous des écailles. (L'espèce type du genre, dasia olivacea, de Poulo-Penane, de petite taille, est olivâtre, avec le dos foncé varié de noir.)
DASMIE (sjnî) ou DASMIA {smi) n. m. Genre de zoanthaires, type de la famille des dasmiidés, comprenant des polypiers turbines, pédicellés, à muraille côtelée et sillonnée, fossiles dans le crétacé et l'éocène.
DASBOIDÉS {ami) n. m. pi. Paléont. Famille d'anthozoaircs zoanthaires, comprenant des polypiers simples, à loges intercioisonnaires sans endothèque; la famille est représentée par le seul genre dasmia. — Un dasmudé.
Dass 'Peder), poète norvégien, né en 1C47 à Nord- Her:e : Nordlandj, mort en 1708. Il devint, en 1689, pasteur de la paroisse d'Alstahaug et s'enrichit par le commerce et la poche. Son chef-d'œuvre est un poème descriptif : le Trompette du Nordland (1739). Il a écrit encore : Chants biblique» (1711); Petit catéchisme en vers (1714); liutk, Estfter, Judith (1723); etc. Ses poésies firent une grande impression sur les pécheurs et les gens du peuple, qui le regardaient comme un magicien.
Dassance( l'abbé Néréc), prêtre et écrivain catholii)ue, né à Ustaritz (Basses- Pyrénées) en 1805, mort à Bayonne en 1850. Successivement aumônier du lycée Saint-Louis et du lycée Louis-le-Grand, à Paris, il fit, à la Sorbonne, le cours de littérature sacrée. 11 mourut chanoine titulaire du chapitre de Bayonne. Ses principaux ouvrages sont : Nouvelle bibliotliùi^ue des prédicateurs (1837-J838) ; Cours de littérature ancienne et moderne (1839-1844); traduction de l'Imitation de Jésus-Christ (i836); traduction des Actes du Concile de Trente (1842-1850), et du Nouveau Testament [\^:>\).
DaSSAYA, ville de l'Inde anglaise (Pendjab fprov, de Djalandarj), dans la vallée du Bias (sous-affluonl do l'Indus par le Satlcdjj; 6.250 liab. Commerce de grains ot do tabac. Antique capitale de Virata, selon la légende.
Il est l'auteur do nombreux mémoires sur la physiologie, les ùorfs vaso-moteurs, etc.
DASUMIEN [mi-in) [sénatus-constjlte] adj. Dr. rom. Le senatus-consultum aasiimianuvi était relatif à l'héritier chargé par fidéicommis d'affranchir un esclave. (Si cet héritier était absent pour cause légitime, le préteur fidéicommissaire affranchissait l'esclave, sous réserve des droits de patronage pour l'héritier.)
DASYA ou DASYE [zî) n. f. Bot. Genre d'algues marines, de la famille des rhodospermées, tribu dos rhodomélées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissent pour la plupart dans les mers de TEurope : La dasye écarlate. ti On dit aussi dase.
DASYACTIDE n. f. Bot. Genre d'algues, de la famille des nvulariacêes, tribu des trichophorées.
DASYANTHE (du gr. dasus, velu, et anthos, fleur) adj. En T. de bot., Qui a ses fleurs garnies de poils.
DASYANTHÈRE n. f. Genre d'arbres, de la famille des bixacées, tribu des flacourtiées, comprenant une seule espèce peu connue, qui croît à l'ile Luçon.
DASYBRANCHE OU DASYBRANCHUS {kuss) n. m. Genre d'annélides polychètes tubicoles, famille des capitellidés, comprenant des vers marins à segments formés chacun de doux anneaux, à soies en crochets, à branchies placées sur le ventre. (Les dasybranches habitent les mers d'Europe ; l'espèce type est le dasybranchus caducus de la Méditerranée.)
DASYCAMPE {kanp') ou DASYCAMPA [kan) n. f. Genre d'insectes lépidoptères noctuélines, famille des orthosidés, comprenant des noctuelles à antennes épaisses, pubescentes, à thorax plat et carré, roussâtre et jaune. (Les dasycampes ont le port et les mœurs des cérastis, mais leurs chenilles sont munies de faisceaux de poils; elles vivent sur les plantes basses.)
DASYCARPE (du gr. dasus, velu, et karpos, fruit) adj. En T. de bot-. Qui a les fruits velus : L'alysse dasycarpe.
DASYCARYE [ri) n. f. Bot. Genre de térébiuthacéesbursérées, originaire du Me.xique.
DASYCAULE (du gr. dasus, velu, et kaulos, tige) adj. En T. de bot., Qui a une tige velue, hérissée de poils.
DASYCÉPHALE (du gr. dasus, velu, etképhalè, tête) adj. Eu T. de zoul., Qui a la tête velue.
DASYCEPS [sèpss) n. m. Genre d'araphibiens urodèles, famille des microsauridés, comprenant des formes à crâne triangulaire, muni de fossettes et de saillies, avec un grand espace béant entre les os nasaux.
DASYCÈRE ou DASYCERA (sè) n. f. Genre d'insectes lépidoptères microlépidoptères, famille des tinéidés, tribu des géléchinés, comprenant de petites teignes dont les chenilles vivent dans le bois pourri. (On connaît cinq espèces de dasycères, qui habitent l'Europe.)
DASYGERUS(5^-î'uss)n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des lathridiidés, comprenant de petites formes ovales, courtes, assez larges, bombées, sillonnées, avec les antennes très longues et les pattes courtes. (On connaît cinq espèces de dasycerus, qui habitent l'Europe; elles sont grises, dépourvues d'ailes, et vivent dans le bois pourri, les champignons, etc.)
DASYCHIRE (/.//•') ou DASYCHIRA {ki) n . f. Genre d'insectes lépidoptères bombycines, famille des bombycidés, tribu des liparinés , comprenant des orgyies à antennes assez courtes, à trompe rudimentaire, à abdomen terminé par une brosse chez le mâle, par une bourse soyeuse chez la femelle.
— Encycl. hes dasychires sont de taille moyenne, lourdes ; leurs chenilles, couvertes de poils ser- casychirc (rêd. de moitié), res et ras, vivent sur les arbustes et se chrysalident dans de légers cocons soyeux. Oii connaît une cinquantaine d'espèces de ce genre, répandues dans toutes les régions de l'ancien monde. La seule européenne, commune on France, est le bombyx palle, gris blanchâtre, varié de gris brun ; la chenille vit sur les arbres fruitiers, le charme . le peuplier, etc., et se rend parfois très nuisible en dévorant les feuilles.
DASYCHONE (toi') n. f. Genre d'annélides polvchètes tubicoles, famihe des serpulidés, tribu des sab-ellinés, comprenant des vers marins à lamelles branchiales dorsales, à soies en crochets courtes, et ayant souvent des yeu.v sur les branchies. (Les dasychones habitent les mers d'Europe, comme [edasi/chone Imullana, répandu de la mer du Nord à la Méditerranée.)
DASYCLAOE n. m. Genre d'algues marines, de la famille des vauchériacées, tribu des dasucladées, qui croit dans la Méditerranée.
DASYCLADÉES n. f. pi. Bot. Tribu do vauchériacées, comprenant des algues à tube continu, dont le dernier article contient la spore. — Une dasycladée.
DASYCOLEUM (lé-om) n. m. Genre de méliacées-trichiliécs, à fleurs rappelant celles des guarea et habitant la Malaisie. (Les dasycoli-um sont des arbres à feuilles pennées, à tiours en grandes grappes composées.)
DASYCROTAPHA n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des œgithinidés, tribu des œgithininés, voisins des mixornis.
— Encycl. L'espèce type, lo dasycvotapha specinaa y est un joli oiseau dos Philippines, de la taille d'un pinson, vert jaune, avec la têto orangée, le cou et les joues noiros, la gorge piquetée do noir.
DASYE ou OASYUS (îî- «■•..v) n. m. Genre d'insoctes coli!Oj,ières lamollicornos , famille dos scarabéidés, tribu do milolontliinés, comprenant une espèce brésilienne, toujours rare, d'un noir brillant, avec ios élytres parfois rouges.
OASYGASTRE {gatslr' — du gr. dams, velu, et (rasiéi; Iroa, ventre) adj. En T. de zool., (Jui a lo ventre velu.
Dasycrotapha.
DASYGNATHE ou DASYGNATHUS (tuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabéidés, tribu des dynastinés, comprenant des scarabées de taille petite ou moyenne, dont on connaît trois ou quatre espèces qui habitent l'Australie.
(Les dasygnathes sont d'un brun luisant.)
DASYLIRION n. m. Genre de plantes, de la famille des broméliacées, comprenant une espèce :
On ne connaît pas les fleurs femelles du DASYLIRION.
DASYLOME n. m. Genre de
plantes, de la famille des ombellifères, tribu des peucédanées, comprenant trois ou quatre espèces, qui croissent dans l'Inde.
Syn. de œnanthë.
DASYLOPHE ou DASYLOPHUS
{fuss)n.m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des cucuiidés, tribu des pbœnicophainés, comprenant Dasylophe.
des coucous propres aux îles Philippines, et dont on connaît deux espèces. (Le dasylophus superciliosus, noir bleuâtre en dessus, noir de suie en dessous, est long de 30 centimètres.)
DASYMALLE (du gr. dasus, épais, et mallos, toison) adj. En ï. de zool., Qui est couvert d'une toison longue et laineuse.
DASYMÈTRE (du gr. dasus, épais, et métron, mesure) n. m. Nom donné par Fouchy, en 1780, à un instrument propre à mesurer les variations de la densité de l'air, dans les différentes couches de l'atmosphère.
DASYMÉTRIE [tri — rad. dasymètre) n. f. Détermination de la variation de la densité de l'air, dans les différentes couches atmosphériques.
DASYMÉTRIQUE [trik') adj. Physiq. Qui a rapport à la dasymétrie ; Expériences dasymétriquks.
DASYNÈME n. m. Bot. Syn. de SLoanée.
DASYOPHTHALME ou DASYOPHTHALMA n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, famille des nymphalidés, tribu des brassoliués, comprenant de beaux papillons voisins des morphos, à ailes entières, largement ombrées de brun, veloutées. (On connaît trois espèces de dasyophthalmes, toutes de l'Amérique du Sud.)
DASYOPSIDE n. f. Bot. Genre non adopté d'algues marines, formé aux dépens des dasye^.
DASYPE ou DASYPUS {puss — du gr. dasus, velu, et pous, podos, pied) adj. En T. de zool., Qui a les pieds velus.
DASYPE ou DASYPUS ipuss) n. m. Genre de mammifères édentés, type de la tribu des dastjpodinés, comprenant des tatous dont la carapace est composée de six, sept ou huitbandeszo- ,,.
nales mobiles, - - ..^ ^- . --- ,^^ '"^
le corps large .,-s^SBK^^Ȕte::' ^'.7
et plat, le museau pointu, les oreilles petites, la queue moyenne.
— Encycl.
On c onnaît cinq ou six es- Dasype.
pèces de da-
sypes; tous sont de l'Amérique du Sud ; un des plus communs est Vencoubert à carapace de six bandes; il est long de 45 centimètres sans la queue, et habite le Brésil et le Para^'uay.
DASYPELTIS(/)è/'-/m)n.m.Genre de reptiles ophidiens colubriformes, famille des rhachiodontidés, comprenant des couleuvres africaines remarquables par leurs dents pharyngiennes formées par les saillies des apophyses épineuses des vertèbres cervicales. Syn. rhachiodon.
— Encycl. Les dasypellis se nourrissent exclusivement d'œufs d'oiseaux, que leurs dents pharyngiennes brisent au moment do la déglutition. On en connaît trois ou quatre espèces du Cap,
d'^byssinio et de """^^^^^II^êêsbb^^^^^^ A.-
Cafrerie. Ces couleuvres no sont pas venimeuses ; jaunes ou rousses, marbrées de
brun, elles attei- Dasypeltia.
gnent 1 mètre de
long. Ce sont les eiye7*t're/er (ou mangeurs d'œufs des Boërs).
DASYPHLŒA (Jlé) n. m. Genre de mousses, de la famille des hypnéacées, tribu des hypnées, représenté par une seule espèce.
DASYPHORE OU DASYPHORA n. f. Genre d'insectes diptères brachvcères, famille des muscidés, comprenant des mouches bleues ou vertes, métalliques, de taille médiocre, voisines des pollénies, et, comme elles, vivant sur les fleurs. (On connaît cinq ou six espèces de dasyphores, habitant lEuropo centrale, d'un vert ou bleu métallique.)
DASYPHYLLE(dugr. f/rt5us,velu, etphullon, feuille) adj. En T. de bot., Qui a des feuilles épaisses ; Orpin dasvphylle. Il Qui a des feuilles velues.
— n. m. Genre d'algues marines, non adopté, et dont les espèces rentrent dans . les genres laurencie et lomentaire.
DAS-YPHYLLIA n. m. Zool.
Genn- de polypes zoanthaires madréporaires , à système cloisonnai ro lamelleux très développé.
DASYPODE OU DASYPODA
n. m. tîenre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille dos apidés, comj)renant
D.isypodc (gr. nat.
les abeilles so!it.iires, à
longues jambes postérieures très velues. (On connaît uno
Hizaiuo d'esuôces de dasypodos, dontcinq habitent la Franco ; la plus cuimuuuo ost gris» ot blanclio, butine sur les composous et- rocutto lu pollen dos genêts.)
DASYPODIDÉS n. m. pi. Famillo de mammifères 6dent6s, comprenant toutes lus lornies munies d'une carapace écailleuse disposée par arceaux qui pormotteut de se rouler on boule, d'un revôtoment paredlemeut ôcaillou.\ sur la tôto. (Los dasypodidés sont tous cos animaux amérii'ains vulgairement connus sous les noms do tatous, arjuadilleSf cachicamos, otc. — Un dasypouidé.
DASYPODINÉS n. m. pi. Tribu de mammifères édentés, famillo dos dasypodidés, comprenant los tatous propremont dits, rcipartis dans los j^onres actuels : dasijpe, tysiurus, priudoT}te, tohjpeute, tatusia, et les eonres éteints : euryodon, hvtcrodon, prvdasypus, etc. — l/n dasypodiné.
DasypodiuS (Potrus), humaniste et loxicograpiio, né à Frauenfeld. en Suisse, mort à Strasbourg en 1559. Il ouitta la Suisse après la bataille do Kappel (1531), et se lia, à Strasbourg^, avec les réformateurs Bucer, Hédion, Capiton ot l'historien Sloidan. On ado lui: un Dictionnaire ialin-allemand (1535-1537); un Lexique grec-latin (1539), et le Dr srfiola urbis Argentinensis (1556). — Son fils, Conrad Dasypodius, né à Frauenfeld on 1529 ou 1530, mort à Strasbourg en 1600, fut professeur de mathématiques a l'université do Strasbourg. Parmi ses ouvrages, il faut citer particulièrement sou Dicîtonarium inathematicum (Strasbourg, 1573), et surtout son ouvrage de mécauitjuo : Héron meclumicus (1580), contenant la description de 1 horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg , qui avait été construite vers 1570 d'après ses plans, et qui a été remplacée, de 1838 à 1842, par celle à pou près analogue de Schwilguô.
DASYPOGON n. m. Entom. Genre d'insectes diptères brauliycères, type de la tribu des dasypoijoninés , comprenant des formes longues et robustes, dont l'article terminal des antennes, long et grôle, est muni d'un stylet articulé. {Les dasypogons.dont on connaît une soixantaine d'espèces ré parties sur le globe, sont de grandes mouches carnassières à livrée ordinairement noire, variée de jaune, de roux ou de blanc.)
Bot. Sous -arbrisseau
Dasypogon (rêd. de 1/3).
de la famillo des joncacées, tribu des xérotées, qui croît en Australie et dont les feuilles sont couvertes de poils rudes.
DASYPOGONINÉS n. m. pi. Tribu d'insoctes diptères brachycères tanystomes, famille des asilidés, caractérisée par là troisième nervure longitudinale des ailes aboutissant au bord externe (Les dasypogoninés ont l'aspect et les mœurs des asilidés, et comprennent comme genres principaux : leptogaster, dasypogon, diociria, etc.) — Un
DASYPOGONINÉ.
DASYPROGTA n. m. Nom scientifique des rougeurs du genre agouti.
DASYPROCTE OU DASYPROCTUS {ktuss) n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille des crabronidés, comprenant des crabrous fouisseurs, à abdomen plus long que le corselet. (Les dasyproctes habitent les régions chaudes et arides do l'ancien monde.)
DASYPROCTIDÉS n. m. pi. Famille de mammifères rongeurs, comprenant les agoutis et les pacas, et ordinairement rangée avec celle des subongulés. — Un dasypRocTiDÉ. Il On écrit aussi dasyproctinés, en considérant que c'est une simple tribu des subongulés.
DASYPTERA [pté) n. f. Genre d'insectes diptères nômocèros, famille des tipuiidés, comprenant des formes do taille médiocre, grises, très
frôles, dont on connaît une ouzaine d'espèces, habitant le nord de l'Europe. (La dasyptcra nodulosa, gris roussâtre, avec l'abdomen noirâtre et les ailes obscures, qui se trouve en France, peut être prise comme type du gonro.)
DASYPTILE ou DASYPTI-
LUS [lass) n. m. (ioiire d'oiseaux grimpeurs, famille des Dasyptile.
psittacidés, comprenant un
grand perroquet gris ot noir, onde de rouge, ù tf*to jjresque nue, ressemblant à. un rapace, et qui habite les montagnes do la Nouvolle-Guinee.
DASYPUS ( /*u.s.ç) n.m. Nom
sciontiHqno dns mammifôros du genre tatou.
DASYRHAMPHE OU DASY- RAMPHU3 (fn.s.s) n. m. Sousgenro do gorfous [oiseaux palmipèdes du genre e>tdyptes], comprenant deux espèces des mors antarctiques, qui sont los dusyramphns Ade'.is et HercuUs. (Ce dernier est blanc on dessous, noir bleuâtre on dessus, avec les pattos jaunes et le bec roug«; il est long do 55 contimètres.)
DaByrliaiiqilio.
DASY3CYPHUS (si- fuss) 11. ni. Genre clo champignons pozizos, vivant on parasites sur les arbres.
DASYSTACHIÉ ÉE (sla,-lci — du gr. dasus, velu, et stnlilnis. ('qii) adj. Ii^n T. de bot., Dont los tlours sont eu épis et V(dii(*.s.
DA3YSTÉMON n. m. Bot. Syn. do cRAssuLK.
DA8YSTÉMONE (.î/'f — dugr. dasus, vo\u,ot s tânuln. fllameni , étanniii;) adj. lOn T. du bot., Qui a les étamines velues.
Dasyure.
DASYSTOME ou DASYSTOMA (sto) n. f. Genre d'insoctes lépidoptères microlépidoptêres, famille des tinéidés, tribu dt'S rhiniabaccliinés, comprenant une petite espèce d'Kurope, la dasystoma salicella, dont la cheniUo vit sur les saules, les aunes, le prunollïer, etc.
DASYSTYLE {stil' — du gr. dasus, velu, et do style) adj. En T. (U) Liot., Qm a le style velu.
DASYTE n. m. Genre d'insectes coléoptères, type do la tribu des dasytinés, renfermant do petites formes allongées, à téguments mous, velus, de couleurs variées, ordinairement métalliques ou veloutées.
— ENCYCL.On connaît plus décent vingt espèces de dasytes, réparties daus les régions tempérées du globe, surtout dans 1 hémisphère boréal ; toutes vivent sur les fleurs ; leurs larves se développent dans lo bois pourri.
DASYTIDÉS n. m. pi. Groupe d'insectes coléoptères, de la tribu des mélyrides, à corps ovalaire, généralement velu, ayant pour type le genre dasyte. — Un dasytidé.
DASYTINÉS n.m. pi. Tribu d'insectes coléoptères malacodermos, famille des téléphoridês (cantharidinés), comprenant les genres henicopns, dasyte, aeanthocnemus, psilothrix , dolichûsoma , lohonyx , haplocnemus , trichoceble , amauronie, danacêea, aphyctus, dasytiscus, ceralius, vticrofulistus, lïstrus, phenace, allonyx, eschatocrepis et haplamaurus. (Les dasystinés habitent surtout les régions tempérées et froides; quelques-uns sont propres ù. l'Afrique centrale [pheriace], ou à FAmérique du Sud [allonyx]. — Un
DASYTINÈ.
DASYTISCUS (sktiss) n. m. Genre d'insectes coléoptères malacodermes, tribu des dasytinés, comprenant des petites formes allongées, verdâtres, pubescentes ou hérissées, et dont les moeurs sont celles des dasytes.- (On connaît une trentaine d'espèces de dasytiscus qui habitent la région méditerranéenne européenne et asiatique, la Crimée et le Turkestan.) DASYTRICHIE n. f. Bot. Syn. de cladostêphe. DASYURE (du gr. dasus, velu, et oura, queue) adj. Se dit de quelques plantes dont les épis velus imitent une queue de mammifère.
DASYURE ou DASYURUS (niss) n. m. Zool. Genre de mammifères marsupiaux, type de la tribu des dasytiririés, comprenant des animaux élancés, ^ \ I ^\ de taille moyenne, , ' \ '.r-î ressemblant à des genettes,à oreilles et nez pointus, plantigrades. (Les dasyures sont nocturnes et vivent dans les arbres, où ils fout la chasse aux oiseaux et à leurs œufs. Leur pelage est brun ou roux, souvent marqué de blanc. Ou connaît cinq espèces de dasyures.)
DASYURIDÉS n. m. pi. Zool. Famille de mammifères marsupiaux , sous-ordre dos rapaces , comprenant des formes carnivores et insectivores, avec pieds antérieurs à cinq doigts, les postérieurs à quatre ou cinq doigts toujours séparés, avec queue longue et poilue non préhensile. (Les dasyuridés se subdivisent en deux tribus : dasyui'inés et myrmécobiinés ; ils habitent la région australienne et néo-guinéenno, et comptent des rejïrésentants tertiaires [pleistocène du Queensland].) — Un UASYURiDt:.
DASYUEUNÉ5 n. m. pi. Zool. Tribu do mammifères marsupiaux, famillo des dasyuridés, caractérisés par la langue courte ot non extensilo et les lèvres égales, et comprenant des formes carnivores. (Los genres de dasyurinôs sont : thylarine, sarcophihis, dasyure, dasyuroïde, phascologale, sniiuthopsis, antvcUnwmys.) — Un dasyurink.
DASYUROÏDES n. m. pi. Genre de mammifères marsujiiaux, famille des dasyuridés, comprenant dos formes voisines des dasyures. (lyospéce type habite les régions désertiques du centre do l'.-Vustralîo : c'est lo dasyuruidts Hijnifi.} — Un DASYUROÏDE.
Daszkov. Biogr. V. Dascukov.