‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 557 sur 870 · DAT VENIAM CORVIS, VEXAT CENSURA COLUMBAS · texte numérisé non relu

DAT VENIAM CORVIS, VEXAT CENSURA COLUMBAS

(La censure pardonne <tu.c corhcaur cl poursuit Irs cdloiultrs), vers de Juvénal (sat. II, v. 03). Lo poèto met cette r<''- Hoxion dans la bouclio de Lauronio, qui on fait la conclusion d'un énergique plaidoyer on faveur de son sexe, atta'iuô par les stoïciens. Danssa fable des Animaux malades de la peste, La Foutaiue a exprimé ou d'autres termes la mémo vérité :

Selon que voua serez puissant ou misérable,

Les juguincuts de cnur vous rendront bluDc ou noir.

DATA (mot lat. qui signif. choses données) n. m. pi. Données, objets connus ot servant do base aux rochorches : i'artir des data pour aJTÎver aux desidkrata.

DATAIRE {ter' — du lat. occlés. datarius, môme sons) n. m. Oftlcior do la cour pontilicalo q^ui préside ù. la dalerio : La date du pape ne se met jamais que de la main du DATAiitK ou du .sous-DATAiRE. (Pélissou.) Il Dataire per obttum. Oflicier dépendant du datairo, qui a la partio des vacances par mort on pays d'obédience, il Dataire de matrimoniales. Officier dépendant du datairo, chargé do revoir los suppliiiuos des dispenses matrimoniales, avant et après (|u'elles ont été signées, d'en examiner los clauses, ot d'y ajouter les augmentations et restrictions au'il juge convoiiabh's. Il Suus-dataire, Oflicier oui est établi par commission de la datorio pour aider le datairo ou prodatairo, sans cepondanl dépendre do celui-ci, étant lui-mômo prélat do la cour do Rome.

— .'\djoctiv. : Cardinal patairk.

DataME, général perse du iv" siècle avant notre ère. Il accompagna son père, satrape do Cappadoce, dans une expédition contre les Cadusiens; et, .sou pèro ayant été tué, il hérita de la satrapie. U fut chargé par le foi Ariuxorxès II do réprimer une révoUo de son parent Thyos, satrape de l*apld;igonio, tiu'il Ht prisonnier. Puis il coninian<ia une ox['é.htioii on Egypte, où il échoua. Calomnié auprès du roi ut menacé do mort, il so déclara indépcmlan'

Datâmes (grossi 2 fois).

DASYPODIDES — DATE

en Cappadoce, étendit son autorité sur une grande partie do l'Asie Minouro, et s'y maintint malgré los forces cousidéraljlosfiu'Artaxerxès envoya contre lui. Toujours victorieux, Datamo finit toutefois par succomber, mais grâce à uno lâche trahison. Un satrape, nommé Mitliridate, feignit do vouloir faire cause commune avec lui, l'appela à uno L'utrevuo, et le fit assassiner, vers 362.

DATAMES [mèss] n. m. Genre d'arachnides solifuges, famillo des galéodidés, comprenant des formes à chélicères dont lo crochet ïixe est inerme, droit, muni d'un fort faisceau do crins, ot dont l'abdomon n'a pas d'épines. (On connaît uno dizaine d'espèces de data7}ies, habitant l'Amérique; tous sont de taille moyenne. Leurs mœurs sont celles des galéodes.)

DATE (du bas lat. rfaïa, donnée [s. -ont. littera, lettre], premier mot d'une expression qui servait à indiquer la date sur les actes) n. f. Chronol. Indication du temps et du lieu où un acte a été dressé, un écrit rédigé : La date d'un contrat, d'une lettre, u Temps précis où un fait a eu lieu, époque précisée au moyen d'une autre ou par un événement ; cet événement lui-même : La chronologie est la science des iiATics. La prise de la Bastille est une grande date de la Révolution.

— Comm. Délai pour payer : Lettre de change à trente jours de date.

— Chaucell. rom. Inscription qui se fait sur un registre lors de l'arrivée d'une procuration de résignation ou d'une demande de bénéfice. (On dit ordinairement pk- TITE datk pour la distinguer de celles qui s'apposent au bas des bulles et des signatures, et qu'on appelle grandes dates.)

— Loc. div. : Date authentique. Date constatée par voie légale, par un officier public, ii Sans date, au fig., Qui remonte à une époque fort reculée, inconnue, n De vieille date, Ancien, ii De fraîche date, Récent. ,i De longue date. Depuis longtemps, ii Faire date. Faire époque; marquer une époque importante, il Prendre date : P Déterminer l'époque où l'action doit être accomplie ; 2" Etre noté comme important, comme méritant d être retenu; 3** En terme de matière bènéficiale. Faire enregistrer sa supplique. Il Etre le premier en date. Avoir l'antériorité.

— Encycl. Chronol. On appelle date d'un acte ou d'un document, non seulement l'énoncé du temps, mais l'énoncé du temps et du lieu où le document a été rédigé. D'après la législation romaine, tout acte, pour avoir une valeur, devait être daté de l'année et du jour. Cette prescription passa dans les lois barbares. Elle est venue jusqu'à nous. Aussi, en matière historique, l'étude des dates a-t-elle une grande importance, non seulement pour fixer l'époque exacte où les documents ont été rédigés, mais pour en fixer l'authenticité. La date est généralement indiquée en une formule d'une seule teneur où l'on trouve, dans les textes relatifs à l'histoire de l'Europe occidentale, le mot datum ou data (donné), d'où le mot « date «. D'autres fois, c'est le mot actum, plus rarement ^actum ou scriptum. La date est généralement placée à la fin des documents, avant les souscriptions ou signatures. Lorsque les documents débutent par l'indication de la date, on dit qu'ils sont rédigés en forme de procès-verbaux. La date des documents est le meilleur élément de contrôle pour leur authenticité; encore l'étude en exige-t-elle beaucoup de prudence ot d'attention. Ainsi, il arrive souvent que les actes des rois de France sont datés d'un lieu où ils ne se trouvaient pas : ils ont été expédiés par le conseil (auquel le roi était censé assister) après lo départ du souverain.

— Dr. Date certaine. Dans les actes juridiques, la date s'exprime régulièrement par l'indication du millésime de l'année ot du quantième du mois où ils ont été passés. Une indication plus précise du moment n'est exigée quo d'une manière exceptionnelle ; par exemple, pour les contrats d'assurances maritimes (C. comm., art. 332).

Au point de vue do la date, les actes authentiques sont assujettis à quelques règles particulières. Ils font naturellement foi de leur date, dont l'exactitude est garantie par l'officier public qui reçoit l'acte. V. acte.

Il non est pas ainsi pour los actes sous seing privé, môme reconnus. Entre parties, ils font foi des énonciations qu'ils renferment, y compris la date. Mais ceux qui s'en servent doivent établir la sincérité de la date à l'égard des tiers : ou entend ici par tiers les ayants cause à titra particulier.

La fixation do la date est d'un intérêt capital à divers points de vue, notamment pour apprécier la capacité dos contractants, ou pour ré^der le conflit des compétitions entre acquéreurs successifs d'un môme objet.

« Les actes sous seing privé n'ont do dato contre les tiers que du jour où ils ont été enregistrés, du jour de la mort de celui ou do l'un do ceux qui les ont souscrits, ou du jour où leur substance est conslaléo dans des actes drossés par les officiers publics, tels quo procès-vorbaux de scollés ou d'inventaires. » (C. civ., art. 1328.)

La jurisprudence, guidée par des considérations pratiques, a mis, assez arY)itrairement, eu dehors do la sjdiôre d'application do l'article 1328 du Code civil, les quittancrs sous seing privé. Elle décide quo, par elles-mêmes, elles font preuve de leur dato ii l'onconlro des tiers.

Kilo admet, pareillement, que los actes commerciaux écliappent aux règles quo nous venons d'oxposor.

Dates (Art du vkhifier lks), ouvrage publié au XYiii' siècle ot qui est demeuré, jusqu'il nos jours, l'auxiliaire le plus jtrécieux des recherches historiques. Il est lun des principaux titres de gloire de hi congrégation des bénédictins do .Saint-Maur. Le premier rédacteur en fut dom Maur d'Anline ; dom Charles Clémonctn et dom Ursîn Durand continueront son anivro ot firent paraître lu première édition en 1750 (Paris). Dom François Clément, on présence du grand succès de l'ouvrago, on prépara uno édition nouvelle, remaniée ot corrigée, qui narut on 1770 (Paris). Une troisième édition, par lo môme dom Clément, avec des additions importantes, vit lo jour en 1783-1787. C'est lédiiioudont on so sert encore aujourd'hui lo plus souvent. Uno quatrième édition par Saiut-Aliais fut imprimée de 1818 ù 1841. Deux formes do l'édition, l'une en 44 voluuu^s in-8", l'autre on il volumes in^», furent livrées au public. Tables chronologiques, calendriers perpétuels, glossaires des dates» catalogue dos lôlos dos saiuis, !Û

DATE — DATLTRA

importants pour l'étude des actes du moyen âge, enfin, chronologies historiques des papes, des empereurs, des rois, des principales maisons seigeeuriales, le tout avec une précision et une sûreté de détails vraiment étonnantes,tel est l'incomparable instrument que les bénédictins mettaient entre les mains des travailleurs. L'édition de Saint-AUais contient, en plus des précédentes, la chronologie antérieure à l'ère chrétienne et des suites chronologiques de 1783 à 1844.

DATE OBOLUM BelISARIO {donnez une obole à Bëlisaire), c'est-à-dire Faites l'aumône à Bélisaire, Tendez la main à l'homme éminent qu'a foudroyé la fortune. (C'est dans ce sens qu'on applique la locution latine, née d'ailleurs d'une tradition fausse.)

DATER V. a. Inscrire la date, le lieu et l'époque de : Dater une lettre, un contrat, il Assigner un commencement à: On se trompe en datant de il 89 seulement les protestations contre l'ancien régime.

— T. n. Faire époque : Evénement gui date dans l'histoire. II En parlant d'un objet de toilette, d'ameublement, etc..

Attirer l'attention et faire remarquer son ancienneté : Les étoffes de couleur claire ont l'inconvénient de dater.

— Dater de. Remonter à, commencer à : La première idée des ballons date dd xyii' siècle. Il Commencer à compter depuis : Vous effacerez tout le passé, et je ne daterai plus que lyv jour que je vous aurai connu. (M""" du Deffand.)

— Fam. Cet homme, cette chose ne date pas d'hier. Cet homme n'est pas jeune, cela n'est pas récent.

Se dater, v. pr. Etre daté : Les testaments se datent en toutes lettres.

DATERIE {ri) n. f. Tribunal de la chancellerie de la cour de Rome, il Charge et dignité de dataire : La daterie 5e donne souvent à un cardinal.

— Enctcl. La daterie, créée pendant le séjour des papes à Avignon, organisée et constituée définitivement par Innocent VIII (i484-1492) et Paul V (1605-1621), expédie toutes les affaires qui sont réglées par le pape en dehors du consistoire, en particulier les grâces, comme la collation des bénélices réservés au saint-siège et les dispenses qui relèvent du for extérieur. Ses principaux officiers sont le dataire, le sous^ataire, les préfets des trois bureaux, les reviseurs des suppliques et les théologiens examinateurs. On nomme componendes les taxes que Tes parties intéressées doivent acquitter.

DaTHAN, l'un des principaux Hébreux qui se révoltèrent contre Moïse pendant la marche du peuple d'Israël à travers le désert. V. Core.

Dàthâvamça, poème épique célébrant les aventures miraculeuses de la Daladà (ou Relique de la dent du bouddha Çâkya-mounî), composé en ^/ou (langue primitive des Cingaiais) par un auteur inconnu, vers l'an 310 de notre ère, puis traduit en pâli au xin* Siècle par Dhammakitti Théro. li existe do ce document une version anglaise de sir Mutu Coomârâ-Swâmy, et une traduction française publiée en 1884. V. Çâkya-mouni, et Daladâ.

DATHOUTE n. f. Zéolithe calcifère. V. datolite. Dati (Goro, dimin. de Gregorio), historien, mathématicien et poète italien, né à Florence en 1363, mort en 1436. Il fut prieur, puis gonfalonier (1428) àe sa ville natale. Il a composé une Histoire du duc de Milan Galéas Visconti (1735|, et un poème italien en octaves : la Spera ou Sfera (1478), contenant de nombreux détails sur l'astronomie, la géographie, la navigation.

Dati (Augustin), historien, né à Sienne en 1420, mort de la peste en 1478. Elève de Philelphe, il professa avec éclat les belles-lettres à Urbin de 1442 à 1444, puis à Sienne. Corrigé du bégayement comme Démosthène, et orateur admiré, il devint secrétaire de la République en 1457 et fut chargé d'en écrire l'histoire. — Nicolas Dati, son fils et successeur (1457-1498), n'osa publier que des fragments de cettehistoire. Les œuvres complètes du père, Augustini Dati Senensis opéra, avec des opuscules du fils, ont été publiées, pour la première fois, en 1516.

DÂTI (Charles), philologue et savant italien, né et mort à Florence (1619-1675). Elève de Galilée, il devint, dès 1648, professeur de belles-lettres grecques et latines, et acquit une grande réputation. II fut un des plus actifs collaborateurs du dictionnaire de laCrusca et publia, entre autres ouvrages : Discorso intomo alla nécessita di ben parlar ta sua propria lingua (1657); Lettera di Timauro Antiate a Filaleti (1663); Vite de pittori antichi (1667).

DATIF (lat. dativus; de dare, donner) n. m. Gramm. Dans les langues qui ont des déclinaisons, Cas qui marque en général l'attribution, la destination, c'est-à-dire ce rapport qui se traduit en français le plus communément par la préposition a : Mettre un nom au datif. Verbe qui gouverne le DATIF.

— Encxcl. Svnt. Le datif est, en général, le cas de l'attribution ou de fa destination ; mais cette définition n'exclut point d'autres emplois. Le datif sert de complément indirect aux verbes transitifs et de complément unique à certains verbes intransitifs marquant l'égalité, la ressemblance, la communauté — ou leurs contraires. Il sert encore à désigner l'utilité, le dommage, la relation, la possession, l'instrument, l'accompagnement, la cause, la manière, les circonstances, le lieu, etc.

— Morphol. Dans la déclinaison parisyllabique, la désinence ai/ ou ey qui marquait le datif en indo-européen a pour effet d'allonger le radical au datif singulier en grec et en latin : Ir.r.u, equo {pour equoi); y.wp«, terrx (pour terrai). Le datif pluriel se forme en ajoutant s au datif singulier : îseoiç (pour ït:t:mi;); equis (pour eguois); vifat;, terri» (pour terrais). Dans la déclinaison imparisyllabique, le datir singulier est généralement marqué par la désinence I du locatif indo-européen : r.iXti (ruri). Le datif pluriel est indiqué en grec par ta désinenco «n d'un locatif pluriel priuiitif, et, en latin, par la désinenco bus, qui correspond à un instrumental indo-européen.

DATIF. IVE fiât, c/a/if u<; de (/are, donner) adj. Dr. Déféré parle conseil de famille : Tutelle dative. Un tuteur datif.

— Gramm. Qui est de la nature du datif, qui a le sons du datif : La préposition à est une préposition dativb.

Datif (saint;, martyr, mort à Carthage vers 303. Il était sénateur d'Abitinn, sa ville natale, et remplissait dans l'église les fonctions do lecteur. Ayant refusé do livrer les naintes Ecritures, il fui conduit à Carthafife et soumis à la torture; il mourut de faim dans sa prinon, avc^ quarauie-six autres martyrs. — Fôte le U ràvrior.

DATILLE (Il mil.) n. f. Nom donné à une variété de prune rouge un peu longue, très juteuse et sucrée.

Datin (Henri), littérateur, né à Saint-Hilaire-du- Harcouét (Manche), en 1830. Notaire pendant plusieurs années, il s'est tourné vers les lettres et a publié des nouvelles et des romans. Psous citerons de lui : le Pilori (1887); les Contes du réveillon (ISSS); le Mariage d'inclination (1889); le Caravansérail (1890); Fatale passion (1891); l Enfant abandonné (1895); Yvonne Tasquin (1898); le Hachât (1899); etc.

DATION {si-on — du lat. daiio, action de donner) n. f. Action de confier judiciairement : La dation d'une tutelle. Il Action de donner comme payement : La dation se distingue de la DONATION eji ce que celle-ci est essentiellement gratuite.

— Enctcl. Dr. rom. Une dation était toute translation d'un droit réel quelconque, civil ou prétorien, et particulièrement toute aliénation de la propriété quiritaire ou bonitaire réalisée par les modes habituels : mancipation, tradition, in jwe cessio, etc., selon les cas. Lors-

3u"une obligation avait pour objet de dare, le payement evait consister en une datio. La donation pouvait se réaliser aussi par une dation. La dotis datio était l'un des modes de constituer une dot. A la suite d'une dation, Yaccipiens avait une action réelle civile ou prétorienne, selon la nature du droit et le mode employé pour le conférer.

— Dr. fr. La dation en payement {datio in solutuyn) est l'opération par laquelle le débiteur peut, avec le consentement du créancier, se libérer en donnant en payement une chose autre que la chose due. En principe, c'est la chose due qui doit être payée : le débiteur ne peut contraindre le créancier à recevoir une chose autre, même lorsqu'elle est d'une valeur supérieure à celle stipulée ; mais, lorsque le créancier a consenti, il y a dation en payement, et l'obligation est éteinte. Il ne faut pas confondre la dation avec la vente ; car, malgré ses analogies avec celle-ci, elle s'en distingue par des conséquences inverses ; i° En cas de répétition ae l'indu, c'est la chose elle-même donnée en payement qui doit être réclamée; le débiteur en supportera les détériorations et bénéficiera des améliorations; 2° Le doute s'interprète en faveur du débiteur; 3" Celui qui a reçu en payement un droit litigieux ne peut pas être évincé lorsqu'il est établi qu'il ne pouvait faire autrement que d'accepter cette dation en payement ; 4<* L'article 446 du Code de commerce annule les" dations en payement faites à une certaine époque avant la déclaration de faillite (cette nullité ne s'applique pas de la même manière à la vente) ; 5° L'éviction a pour effet de faire revivre la créance primitive avec les garanties accessoires de la créance, sauf en ce qui touche les obligations de la caution, qui reste libérée (C. comm., art. 2038) ; 6<* Enfin, les ventes sont prohibées entre époux: mais l'article 1595 permet la dation en payement dans trois cas : a) celui ou l'un des époux cède des biens à l'autre, séparé judiciairement d'avec lui en payement de ses droits; 6) celui où la cession que le mari fait à sa femme, même non séparée, a une cause légitime, telle que le remploi par exemple; c) celui où la femme cède des biens à son mari, en payement d'une somme qu'elle lui a promise eu dot, et lorsqu'il y a exclusion de communauté.

Datis, général perse. Avec Artapherne, il fut chargé par Darius I" de commander une grande expédition contre la Grèce ; battu par Miltiado, à Marathon, l'an 490 av. J.-C, U fut peu après, mis à mort par les Spartiates.

DATISCA n. f. Bot. V. DATISQUE.

DATISCACÉES (tiss, se) ou DATISCÉES (tis-sê) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones apétales inférovariées.

— Une DATISCACÉE ou DATISCÉE.

— Enctcl. Les datiscacées (4 genres et 5 espèces) sont des herbes à port de chanvre (datisque) ou de grands arbres à feuilles entières (tétramèle). Leurs fleurs sont dioiques ou polygames; l'ovaire, infère et uniloculaire, à placentas pariétaux et pluriovulés, fournit une capsule à graines nombreuses et exalbuminées. Les datiscacées se rapprochent des bégoniées et des aristolochiées.

DATISCÉTINE [tis-sê) n. f. Chim. Produit du dédoublement de la datiscine par l'acide sulfuriquo étendu.

DATISCINE {tiss-sin) n. f. Chim. Principe analogue à l'inuline et extrait de la datisque.

DATISI (sî), mot scolastique qui, dans certains vers mnémotechniques, désignait un syllogisme de la troisième figure dont la majeure est générale affirmative (A), la mineure et la conclusion particulières affirmatives (I, I).

DATISME {tissm' — du nom de Datis, satrape de Perse, qu'Aristophane fait figurer dans une de ses pièces. [Voulant paraître instruit dans la langue grecque, il accumule les synonymes en s'exprimant dans cette languej) n.m. Emploi oiseux, dans le discours, de synonymes multipliés, comme dans l'exemple suivant :

Je viendrai, je serai là, je m'y trouverai, comptez sur moi , je n'y manquerai pas.

il Par ext. Vice de prononciation ou de langage.

DATISQUE {tissk') n. m. ou DATISCA {ska) n. f. Genre de plantes, type do la famille dos datiscacées.

— Enctcl. On connaît trois ou quatre espèces de dutisques, originaires do l'Asio centrale, du Népaul ou de Java. Le datisque du Levant ou chanvre do Crète [datisca cannahina) rappeljo un peu l'aspect du chanvre; la décoction de ses feuilles donne une belle couleur jaune; sa tigo, qui peut être rouie, fournit une assez bonne filasse. C'est une espèce très rustique, qui supporte bien les hivers d'Europe.

DATNIA n. m. Genre de poissons acanthoptôres, famille des porcidés, comprenant des perches voisines des théra-

Dall»QUc: a, a\ plante et (leur niàles ; b, y, plante et fleur femelles.

pons, à corps latéralement comprimé , à épines du dos nombreuses et fortes, à nageoire dorsale peu échancrée.

— Enctcl. Les datniasoox des poissons d'eau douce asiatiques et malais; on en connaît quelques espèces, dont la plus commune est le datnia argentata, qui est un des poissons les plus abondants dans le Gang 5; il atteint 0'",33 de long.

DATOLITE n. f.

Borosilicate hydraté naturel de chaux ; chaux boratée siliceuse de Haiiy.

— Enctcl. La da- ^ Datnia.

tolite, uout la formule

est H^Ca'B'Si^O'", le poids spécifique 2,8 à 3 et la dureté 5,5, appartient à la famille zéolithique. Elle cristallise dans le système monoclinique, est soluble dans l'acide azotique, et fusible au chalumeau, dont elle colore la flamme en vert. Son nom lui vient de la structure granulaire de la variété massive.

DATORA n. f. Bot. Section du genre scopolie.

DatSCHITZ, ville d'Austro-Hongrie (Moravie), sur la Thaya morave, une des sources de la Thaj'a ; 2.630 hab. Gise'ments de sel. Château des barons de Dalberg. — Pop. du district de Datschilz : 66.000 hab.

DATTE (du lat. dactylus ; gr. dactylos, doigt) n. f. Bot. Fruit du dattier, il Vin de dattes. Boisson alcoolique obtenue par fermentation du suc des dattes mélangé avec de l'eau. Il Farine de dattes. Farine obtenue en écrasant les dattes desséchées, il Noix de datte. Noyau de la datte, n Datte de mer, Nom donné quelquefois aux vésicules renflées des varechs.

— Arboric. Variété de prune.

— MoU. Nom vulgaire de coquilles bivalves ou univalves, dont la forme rappelle celle des dattes, comme olives, moules, cardites, etc. n Datte de mer. Nom de la modiole h .hophage. n Datte arborisée. Coquille du genre moule.

— Ornith. Moineau des dattes. V. dattier.

— Encycl. Bot. Ce fruit, un des meilleurs des régions chaudes, croît en longues grappes ou régimes sur les dattiers. La récolte a lieu à l'automne. Chaque arbre donne de dix à vingt régimes. La datte fraîche ou sèche forme, avec le riz, la base de la nourriture chez plusieurs peuples de l'Orient. On exporte beaucoup de dattes en Europe; on les distingue dans le commerce en dattes de Tunis, les plus estimées ; dattes de Salé, et dattes de Provence ou du Levant, qui se conservent moins bien. On fait, avec les dattes écrasées dans l'eau, une boisson fermentée agréable. Desséchées et moulues, elles donnent la farine de dattes. — Les dattes étaient employées en médecine comme béchigues. — Les noyaux, réduits en charbon, entrent dans la composition de l'encre de Chine.

Datteln, bourg d'Allemagne (Prusse [prov. de Westphaiiej); 3.550 hab.

DaTTENFELD, bourg d'Allemagne (Prusse-Rhénane),

sur ie Sieg, affluent du Rhin ; 2.350 hab.

DaTTIAH ou Datia, ville de l'Inde anglaise (Bandelkand); 27.5G0 hab. Ch.-l. d'une principauté du même nom, peuplée de 186.440 hab.

DATTIER (da-ti'é) n. m. Genre de palmiers, dont le fruit est la datte.

— Encycl. Les dattiers (genre phœnix, avec une dizaine d'espèces) portent au sommet de leur stipe un bouquet de grandes feuilles pinnatiséquées (palmes); ce sont les plus employés des palmiers pour l'ornement des serres et des appartements.

Le dattier ordinaire {pha-nix dactylifera)^ qui habite l'Afrique boréale et l'Asie méridionale et occidentale (entre 15" et 30° de latitude), vit «le pied dans l'eau et la tête au feu >> ; c'est un bel arbre, qui peut atteindre de 15 à 30 mètres de haut; ses fleurs femelles, groupées en régime, renferment trois carpelles indépendants; chacun deux fournit, vers le mois d'octobre ou de novembre qui suit la floraison, une datte, fruit charnu, sucré, très alimentaire, qui contient une graine à albumen très dur, creusée d'un profond sillon ventral.

Un dattier de semis fructifie après 12 à 15 ans de plantation, un drageon après 5 ans environ, jusque vers 60 ou 80 ans. Ou cultive par hectare environ 200 arbres, dont chacun fournit par an , en moyenne, 40 kilogrammes de dattes se vendant 12 francs les 100 kilogrammes; il est bon d'avoir un pied mâle pour 25 pieds femelles et de pratiquer la fécondation artificielle. Le bois du dattier peut être employé pour la construction ou le chauffage : les jeunes tiges fournissent une sève sucrée, dont la fermentation donne le o vin de palme n ; on consomme aussi les jeunes bourgeons, sous le nom de n choux-palmistes », et la moelle féculente des jeunes arbres; enfin, les feuilles et les spathes, qu'on peut employer pour faire des nattes, des corbeilles, etc., donnent aussi une filasse textile.

DATTIER ida-ti-é) n. m. Nom donné par Buffon à un petit passereau d'Ethiopie, dont on ne connaît plus exactement l'espèce, et qui srmble être une espèce do pyrrhu-* lauda ou de cryxagra {fringilla capsadoGmelia). Syn. moineau DES dattks.

DATURA n. m. Genre de plantes, de la famille des solanéos.

— Encycl. Los dntnra sont des herbes ou dos arbrisseaux à fouilles alternes, dont les fleurs, grandes et

Dattier: a. fruit; 6. fruit coupé moDtraut la graine.

solitairos, ont uno coroUo blanche, violotto ou purpurine, en fornio d'entonnoir; lus deux lopes do l'ovaire sont dêdouhloes par de fausses cloisons, et le fruit, ordinairement hérissé d aiguillons, s'ouvro on quatro valves. On en connaît plus de vingt osptNoos dos régions chaudes ou temporises dos deux mondes, que l'on cultive pour l'ornonicnt, et dont presque tontofi dégagent une odeur vireuse, indice do leurs propriétés délétères ; la plus coniiuo est Iastramoino,dont le fruit est la n pomme épineuse ».

DATURATE n. m. Chim.

Sel dérivant do l'acide daturique.

DATURÉ. ÉE adj. Qui rosseuililo au datura.

DATURINE n. f. Chira.

Composé extrait do la stramoine ou. datura stramoniuin.

— Encycl. La daturinc est un mélange d'atropine et d'hyoscyamiuo. On peut séparer ces deux alcaloïdes en transformant lo mélange en chlorauratos. Après cristallisation du chloraurato d'hyoscyamino, qui se pré- Datura: a, fruit; h, graine sente on tables brillantes fusibles à 159° et 160°, on trouvera dans les eaux mères lo sel d'atropino, sans éclat, fondant à 135°- 139". Les sols ainsi séparés, traités par l'hydrogène sulfuré, donneront les doux bases pures.

DATURïQUE (n'A:') adj. Se dit d'un acide extrait de l'huilo des semences du datura stramonium.

— Enctcl. Cot acide, C^H'^O*, est le premier isomèro de l'acide margarique trouvé dans la nature ; on l'a trouvé dans l'huile de palme; il serait, d'après quelques auteurs, un mélange d'acides gras et principalement d'acides sti'-ariquo et palmitique. Par distillation du sel de calcium do cet acide avec de la chaux, on a obtenu la daturone.

DATURONE n. f. Chim. V. datdrique.

DAÙ (huile de). Chira. V. gurgo.

Saub (Charles), philosophe allemand, né à Cassel en 1765, mort en 1836. Il fut successivement professeur à Magdebourg et à Heidelberg, et conseiller ecclésiastique à Bade. Ses principaux ouvrages, dans lesquels le panthéisme se môle au mysticisme, sont : Cours de catéchvtique (1801); Ther}logumena{\%QQ); Judas Jscanote ou Considérations sur le mal dans ses rapports avec le bien (1816) ; Théologie dogmatique de notre temps ou l'Egoïsme dans In science de la foi et de ses articles ( 1 833) ; Leçons de théologie et de philosophie {Berlin, 183S-1843).

Dauban (Charles-Aimé), littérateur, né à Paris en 1820, mort en 1876. Il fut professeur d'histoire, puis conservateur sous-directeur des estampes à la Bibliothè(|ue impériale. On lui doit de nombreux ouvrages, parmi lesquels Dous citerons : la République et les d'Orléans (1851); Étude sur M'^' Roland et son /em/)s (1864) ; Histoire contemporaine (1864); la Démagogie en 1793, à Paris (1867); Paris en i794 et en 1795 (1869) ; les Prisons de Paris sous la Révolution (1870); et un Cours d'histoire à l'usage des établissements scolaires.

Dauban (Jules-Joseph), peintre français, né à Paris en 1822. Il devint, en 1849, directeur du musée et de l'KcoIo des beaux-arts d'Angers. Parmi les toiles qu'il a exposées, nous rappellerons : Réception d'un étranger chez les trappistes ; frappistes se doitnant le baiser de paix avant ta communion; la Mort du trappiste; M^' Roland se rendant au tribunal révolutionnaire (1873); etc. Dauban a exécuté des travaux dans la chapelle de l'hospice général d'Angers.

Daubasse (Armand), poète français, né à Moissar en 1601, mort en 1727. Fabricant de peignes à Villoneuvo sur-Lot, il composa des sonnets, des madrigaux, dos nocls, des ôpigrammes et des poèmes, où l'on trouve de l'esprit et du naturel.

DAUBE {dôb' — de l'ital. dobba, môme sons; du verbe dobbare, accommoder) n. f. Assaisonnement de certaines viandes : Viande en daubk {ou à la daube). Il Plat assaisonné à la daube : Manger une dadbe.

— Encycl. Dauber lec viandes, équivaut à les braiser. (V. ce mot.) On met en daube principalement les oies, les dindes, le gigot de mouton, les meilleures parties du bœuf, le carré de porc frais et la longe do veau.

Daube (Jean-Frédéric), musicien allemand, né ii Hesso-Cassel on 1730, mort à Vienne en 1797. On connnii do lui un recueil de sonates pour lo luth et doux sym-

fihonios. Mais cot artiste mérite surtout l'attention pour es ouvrages théoriques qu'il a publiés sur la musitiue : 1° l'Harmonie en trois accords, d après les règles des auteurs anciens et modernes (1756); 2° l'Amateur de musiqur, dissertation sur la composition (1773); 3° Méthode pour apprendre soi-même la composition de la musique instrumeutaie et uoca/e (1798).

Daubenton (Guillaume), jésuite français, né à Auxorre

en 1648, mort à Madrid on 1723. Il était devenu provincial de Cliampagno. quand laDauphino lo choisit pour confesseur. Il dirigea ensuite lo collège do Strasbourg. En 1700, Louis XIV le nomma confessour du jeune roi d'Espagne, Philippe V, sur qui il no tarda pas à conquérir un ç;rand ascendant. Ecarté par les intrigues do M™" des Ursins, il revint on France on 1705 ; l'année suivante, il se rendit à Rome, où il fut nommé assistant du général dos jésuites, pour la nation française. Philippe V le rappela auprès do lui en 1716, et lui r(Midit toute sa conllanco. Il mourut au motnnnt où lo cardinal Dubois songeait à le fairo venir eu France pour le nommer confesseur du roi Louis XV.

Daubenton (fjouis-Jean-Mario D'AnnKN-roN, dit), naturaliste français, né i Monthard on 1716, mort 4 Paris on 1799. D'une famille noblo do Bourgogne, il fut destiné d'abord aux ordres; mais il lit ses études médicales, puis fut appelé par son compatriote Buffon A Paris, ot nommé démonstrateur au Jardin du Uoi. Collaborafour du grand naturaliste pour la partie anatomiquo <ie l'Histoire des animaux, il no tarda i)as à abandonner cotto tâ.che ot se.

DATURATE

DAUCUS

Daubenton.

consacra à renseignement pratique do l'agriculture et do l'aci-limatation. Démonstrateur au Jardin du Roi en 1742, titulaire de la chaire do zoologie générale au Collège do France en 1778, de celle d'économie rurale à Alfort on 1783, professeur do minéralogio au Muséum en 1793, d'histoire naturelle à l'Ecole normale en 1795, il fut nommé sénateur en 1799, et ne siégea qu'une fuis au Sénat, où il mourut d'apoplexie, en pleine séance, ù quatre-vingt-quatre ans. En 1864, la Société d'acclimatation lui érigea solennellement uno statuo due à. Godin. Daubenton s'occupa surtout d'acclimatation, d'élevage théoriijuo, des prairies artiricielles <'t de l'élève des chevaux et des moutons mérinos. Les mémoires sur ce dernier sujet comptent pour ce qu'il a fait de plus complet, avec les instructions pour les bergers.

DAUBENTONIE (ban, nî) n. f. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des galégées, comprenant trois ou quatre espèces, qui croissent dans l'Ameriquo du Sud.

Daubent (Charles Gilles Bridle), botaniste et chimiste anglais (1795-1867). Sou principal ouvrage est un Essai sur les arbres et arbustes des ancie7is.

DAUBENYE (be-ni) n. f. Genre d'herbes bulbeuses, delà famille des lihacées-hyacinthées, originaire du Cap.

DAUBER (dô-bé) v. a. Battre, rouer de coups : Daober quelqu'un d'importance.

— Fig. Attaquer en paroles, injurier, railler : Je les DAUBERAI tant, qu'à la fin ils se rendront sages. (Mol.)

— Art culin. Mettre en daube : Dauber une oie.

— v. n. Dauber sur, Battre, frapper, il Fig. Attaquer en (/arolos, railler : Quel plaisir de dauber sur ce troupeau Y>efurreurs illustres et vénérés l (L. Veuillot.)

Se clàuber, v. pr. Se battre, n S'attaquer en paroles, s'injurier.

— Art culiu. Etre mis en daube.

DAUBÉRITE {dô) n. f. Sulfate hydraté naturel d'uranium. Syn. de zippéite.

DaubermesnIL (François- Antoine), homme politique français, né à Salles (Tarn) en 1748, mort à Perpignan en 1802. Il fut élu à la Convention. Attaché au parti de la Gironde, Daubermesnil donna sa démission en 1793, reprit sa place en 1795, tit partie du conseil des Cinq-Cents, fut un des opposants au coup d'Etat du 18 brumaire, et dut quitter Paris. Il avait été, sous le Directoire, un des principaux promoteurs du culte des théophilanthropes. On a de lui, sur cette secte, un écrit fort curieux : Extrait d'un mnnuscrU intitulé : Le culte des adorateurs de Dieu (1796).

DauberVAL (Louis Bebcher, dit), acteur français, né en 1728, mort en 1803. Il fit partie de la Comédie-Francaise de 1760 à 1780, et y tint l'emploi des grands confidents et des raisonneurs.

DaubervAL (Jean Bercher, dit), danseur et chorégraphe français, né à Montpellier on 1742, mort en 1806. Il débuta en 1761 à l'Opéra, et fut surnommé le PrèviUe de la danse, parce qu'il excellait dans la pantomime gaie et la danse comique. Il fut, en 1776, nommé compositeur et maître des ballets. En 1778, il quitta l'Opéra et se rendit à Bordeaux, où il fut maître des ballets. On lui doit des ballots : la Fille mal gardée, le Déserteur, l'Epreuve villageoise, Télémaque ot le Page inconstant.

DAUBEUR, EUSE fdô) n. et adj. Se dit d'une personne qui aime à dauber, ù. médire :

Les ilaubeurs ont leur tour, d'une ou d'autre nianièrp,

La Fontaine.

DAUBEUR n. m. Métall. Celui qui bat le fer que lui présente le forgeur. ii On écrit aussi dobkor.

DaubiÉ (Julie-Victoire), femme de lettres française, née aux Bains (Vosges) on 1824, morto d Fontenoy-le- ("hâteau en 1874. Elle fut la première nui obtint en France les grades de bachelier et de licencie es lettres, et s'adonna ensuite à l'enseignement. On lui doit : Du progrès dans l'enseignement primaire (1862); la Femme pauvi'e au xi.x" siècle {IS60); l'Émancipation de la femme (1872).

DAUBIÈRE (dâ) n. f. Ustensile dans lequel on prépare les daubes. (C'est généralement un vase muni d'un couvercle, sur le- (|U('I on peut mettre des charbons

allunn-s.)

DaubignY f Jean-Louis-Mario

ViLi.AiN d'Aubigny ou), révolutionnaire, né à Saint-Just, mort déporté à rayonne on 1801. Procureur au parlement do Paris, il fut nommé électeur et membre do la Commune en 1789. Il joua un rfi\e important au 10 août et siégea au tribunal extraordinaire du 17 août. Robespierre le défendit contre uno accusation do vol. Secrétaire du ministère do la guerre en 1793, il fut arrêté après lo 9-Thermidor. Bourdon lo tlt emprisonner do nouveau on 1795, mais le tribunal d'Eureot-Loir lo renvoya absous. Remis on liberté en brumaire an IV, Dauliigny f'it arrêté après l'explosion de la macliine infernale," et fut déporté sans preuve à la Guyane.

Daubigny (Ednie), dit Daubigny Paloé, paysagiste français, né i Paris vers 1793, mort vers 1842. Il débuta, .au Salon do 1819, par uno Vue de Ménilmontant.yGrs 1833, il so pondit en Italie, la terre classique du paysage « historique », alors seul apprécié, ot, à. son retour, il exposa diverses vues d'Italie, exécutées dans lo style du temps.— Son frère cadet, Pierre Daubigny, miniaturiste, né vers 1703, mort ou 1858, fut le père du paysagiste Charles- François Daubigny.

Daubigny (Charles -François), paysagiste français, né A Paris on 1817, mort on 1878. fils du précédent. II travailla quoique temps dans l'atolior de Puul Dolarocho;

DaiiUu

Daubigny.

mais il étudia surtout d'après nature. Très jeune encore, il fit le voyage d'Italie. Il n'en rapporta d'ailleurs que des impressions fugitives. Il fit quehiuo temps des dessms pour des publications illustrées. Son premier envoi au Salon date do 1838 ( Vue de Notre-Dame de Patis). De 1843 à 1848, il exposait huit importants paysages, em- Iiruntés à Choisy-lo-Roi, à •"ontainebloau , au Morvan, etc. Les années suivantes, Daubigny menait de front le paysage et l'eau -forte, ot donnait un Soleil couché {1M9) ; les lies vierges de Èezons et les Rords de la rivière d'Ouilins (1851); des Vues de la vallée d'Optcvoz, l'Entrée d'un village ( 1852 ) ; une Ecluse dans la vallée d'Optcvoz, une Mare aux bords de la mer, un Pré à Valmondois, les Rords du ru à OrqivauT (1855) ; le Printemps, lia Vallée d'Optevoz, le Soleil couché, uno Futaie de peupliers (1857); les Graves au bord de la mer à Villej^ville, un Soleil couchant, les Charnps au printemps, un Lever de lune et les Rords de l'Oise (1859). Après 1860, il prit insensiblement uno facture plus puissante, plus large, mais aussi trop souvent ébauchée. Il brusqua ses eflets : Rords de l'Oise, Lever de lu7ie (1868) ; Mare da7}s le Morvan, Verger (1869) ; Moulin à Hordrecht {IZ12)-, Maison de la mèi'e Razot (1874); Lever de lune. Vue de Dieppe fl877); Verger au printemps (1878). Prise dans son ensemble, l'œuvre de Daubigny offre une unité et une originalité rares. Il est resté un délicat et un passionné, insinuant et fin par son interprétation pénétrante d'une nature dont il a surtout senti et traduit lo cliarme printanier. — Ses eaux-fortes n'ont cessé d'être très recherchées. Il convient de mentionner encore des '« paysages décoratifs » exécutés par Daubigny, en 1862, pour la décoration du ministère d Etat, au Louvre.

Daubigny (Karl-Pierre), fils du précédent, né à Paris en 1846, mort à Auvers-sur-Oise en 1886. Elève de son père, il avait exposé pour son début, au SJalon de 1863, deux paysages : l'Ile de Vaux sur l'Oise et un Seritier. Il exfiosa depuis de nombreux paysages, empruntés presque tous à la Normandie ou à la forêt de Fontainebleau : l'Oise à Auvers, Pré des Graves à Villerville, Retour de pêche à Trouville, le Tréport, les Sables d'Ar bonne- Fontainebleau, etc. Cet artiste a été prématurément emporté, au moment où il affirmait un tempérament personnel.

Daubray (Michel-René Thibault, dit), acteur français, né à Nantes en 1837, mort à Paris en 1892. Une obésité précoce et un enrouement obstiné le forcèrent à abandonner l'emploi des amoureux et à jouer les rôles comiques dans lesquels il excella. II créa avec un grand succès un grand nombre de pièces à Déjazet, à, l'Athénée, à la Renaissance, à la Gaîté, aux Boufl'es, et enfin au Palais- Royal, dont il fut un des comiques les plus applaudis, de 1879 jusqu'à sa mort. On cite, parmi ses meilleurs rôles: Des Prunelles, de Divorçons ; Théodule, du Parfum ; Cadet- Bitard, du Cojuniandant Larîpète (1892); etc. On lui doit une opérette : la Maison du mandarin (1885), et une comédie, Chez Philémon (1886), où l'on retrouve sa verve et son inaltérable joyeuse humeur.

DaubRÉE (Gabriel-Auguste), géologue et minéralogiste français, né à Metz en 1814, mort à Paris en 1S96. Sorti de l'EcoIo polytechnique, dans le corps des mines, en 1834, il fut chargé de missions en Algérie, en Grande- Bretagne et en Scandinavie; il rapporta de ces pays des observations extrêmement intéressantes, qu'il a consignées dans des mémoires. Après d'importantes études dans la région du Rhin, il fut appelé à la Faculté do Strasbourg, en 1839, pour y occuper la chaire de minéralogie et géologie, ot s'y livra à des expériences curieuses sur la reproduction des minéraux. Doyen do la Faculté en 1852, ingénieur en chef en 1855, il publia, en 1860, un remarquaule travail sur le métamorphisme, et fut appelé, on 1861. à occuper le fauteuil do Cordier à l'Académie des sciences. Plus tard, il fut nommé successivement professeur de géologie au Muséum, er professeurde miuéralogieà l'Ecole des mines. Inspecteur général des mines en 1867, directeur de l'Ecole des mines en 1872, il fut admis à la retraite en 1884 avec lo titre de directeur honoraire do l'Ecole des mines. Frappé par la limite d'Age, lo savant professeur quittait lo Muséum en 1891. De ses nombreux ouvrapes et mémoires citons les principaux : Description géologique et mméralogiquc du département du Ras-Rhin (1852); Observations sur le métajnorphisjne (1858) ; Recherches expérimentales sur le striage des roches, rfiî aux phénomènes erratiques (1858); Substances minérales (1866); Etudes syjithétigues de géologie expérimentale (1879); les Météorites et la Constitution du globe (1886); les Eaux souterraines aux époques nncicnnes (1887); les Eaux souterraines à l'époque actuelle (1887); la Génération des minéraux métalliques (1890).

DAUBRÉELITE {dé-àré-lit' — do Dauhrée, péologue) n. f. .Sulfure de fer et de chrome trouvé dans lo (or météorique sous furnie do petites ocaillos noires ot brillantes t structuri' cristalline.

DAUBRÉITE [dô) q. f. Oxychloruro hydraté naturel do

bismuth et de fer.

DAUCIFORMB {d6-si — du lat. daucus, carotto, ot do forme) adj. En T. do bot.. Qui a la forme d'une racine do carotto : Racine daucifobmk.

DAUCINÉ, ÉE {dô-si — du lat. daucxis, carotto) adj. En T. de bot., Qui ressemble û. une carotto. ii On dit aussi

UAUCOÏDK.

— n. f. pi. Tribu dos ombollifèros, a,yant pour type lo genre daucus o\x carotte. — i-^nd DAfciNiiK.

DAUCIPÈDE [dà-si — du lat. daucus, carotte, ot pes, pedis. pied) adj. En T. de bot., Qui a un piod en Ùiseau, en forme de carotte.

DAUCOÏDE adj. Bot.V. DADCINÉ. KB.

DAUCUS ((M-A'»w) n. m. Nom latin d'un genre d'ombol- Ufùrus auquol appartient la carotto {daueus carota). il Nom

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