‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 567 sur 870 · DAVOUT · texte numérisé non relu

DAVOUT

DAYAKS

liuniphry Davy.

vigoureux, publiés dans les journaux sous le pseudonyme

lin PlKKKE QlIIROUL.

DAVYNE n. f. Nom qui a été donné autrefois à la lampe de siirctM inventée par sir llumpbry Davy.

DAVYNE (de Dai^y, chini. angl.) n. f. Silicate nature! d'alumine de potasse et do soude, variété hydratée do néphéline, contenant un peu de chaux et d'aciiîo carbonique, (On l'a trouvée dans les laves du Vésuve.)

DAVYTE (de Davy, cliim. angl.) n. f. Nom donné par le minéralogiste anglais Mill à une variété de sulfate d'alumine trouvée à Bogota, dans l'Amériqno du Sud, et que l'un range ordinairement parmi les aluns do plume.

DAVYUM [vi-om') n. m. Chim. Métal découvert par Kern dans un sable platinifère.

~ Encycl. Le davf/um, que Kern pense avoir trouvé dans un sable platinifère après la séparation de l'iridium et du rhodium, s'obtient lorsqu'on cbaulfe les eaux mères avec un excès d'azotate et do chlorure d'ammonium et en calcinant le précipite. Ce serait, après fusion, un métal blanc d'argent, dur à froid, malléable â chaud ; densité 9,388 à 25», poids atomique voisin de 150.

DAW n. m. Mamm. V. dauw.

Dawant (Albert-Alphonso-Pierre) , peintre français,

né on 1852 à Paris. Il débuta au Salon de 1879 avec un tableau d'histoire, Saint Thomas Beclcet, et donna ensuite fleuri IV d'Allemagne fait amende honorable devant le pape Grégoire VU (1880); Saint Jean l'Hospitalier (1885). L'artiste a peint encore des scènes modernes : Embarquement d'émigrants, le Sauvetage {\%^^); En Alsace [Konbaix,l892): Maîtrise d'en fants[souvenir d' ltalie][\%i.^ymn&ée du Luxembourg). A citer encore : Fin de messe (1890); U7ie Ftépétition (1894) ; le Maréchal Latines au couvent de Saint- Pollni (1895); le Captif {lSd6)\ etc.

Dawdon, ville d'Angleterre (comté de Dnrham), comptant avec Seaham-Harbour 9.000 hab.

Dawid (Gouramis Chwili}, poèto géorgien, né vers 1705 à Lomis-Kan (Caucase), mort vers 1798. Il servit dans l'armée russe. Il a écrit, sous le titre de Davntijanin , un poème de sept ou huit mille vers, dans lequel il peint avec beaucoup de naïveté et de fidélité les mœurs de son pays natal au xvii« siècle.

Dawid (AIoïsIus), astronome tchèque, né en 1757, mort en 1836, professeur d'astronomie à Prague. Il a écrit en tchèque un grand nombre d'ouvrages intéressants, surtout pour l'astronomie et la géographie de sa patrie, et s'est distingué par ses recherches sur le calendrier.

Dawison ( Bogumil), acteur allemand, né à Varsovie

en 1818, mort à Berlin en 1872. Il débuta à. Vilna, puis il jijua avec un éclatant succès à Lemberg, Hambourg, Vienne, Dresde, Berlin et aux Etats-Unis I18Ô6J. Il interprétait avec originalité les rôles d'Hamlet, d'Othello, de .Méphistophélès, de Wallenstein, etc.

DawkinS ("William Boyd), géologue et ostéologiste anglais, né en 1838 à Buttington. Il devint, en 1874, professeur titulaire et président de la Société de géologie de Manchester. Dawkins a publié de nombreux travaux. En 1875, il entreprit un voyage scientifique autour du monde, pendant lequel il séjourna assez longtemps en Australie et dans la Nouvelle-Zélande. En 1882, il dirigea les études entreprises sur les côtes française et anglaise en vue de la construction du tunnel sous-marin de la Manche. De 1883 à 1885, il était chargé du tracé d'un tunnel sous la rivière Humber, et, en i885, de recherches anthropologiques et de fouilles dans l'ile do Man. En 1888, le professeur Dawkins devint examinateur à l'université de Londres.

Dawley, ville d'Angleterre (comté de Salop), sur le Shrewsbury-Canal; 7.000 hab. Houillères, mines de fer.

Dawlish, village d'Angleterre (comté de Devon), sur la Manche; 4.950 hab. Bains de mer fréquentés; port de poche.

DawSON City, ville du Dominion canadien (territoire du Yukun', au confluent -lu Ynkon et du Kloudike ; 18.000 à 20.000 hab. avec son faubourg Klondike City. C'est une vjllo nouvelle, en pleine formation, extrêmement insalubre, dont la fondation au milieu des champs aurifères du Klondike date do 1S96. Plusieurs incendies ont anéanti Dawson City au début do 1899.

Dawson (John William), géologue et naturaliste amérnain, né à Pîctou (Nouvelle-Ecosse) en 1820. Il se consaira ù l'étude do l'histoire naturelle de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, où il accompagna Ch. Lyoll en 1842 et en 1852. Il consigna le résultat de ses recherches dans un ouvrage intitulé : Acadian Geology (1808), et publia, deux ans plus tard, la Flore dfvonienne et carbonifère de l'Amérique nord-orientale. Il faut citer encore : Archaia ou Etudes sur la cnsmogonie des livres hébreux (1858); Histoire de la terre et de l'homme, ouvrage dirigé contre lo transformisme (1872); l'Aurore de la vie (1875); l'Origine du /nonde (l^n); les Hommes fossiles et leurs représentants modernes (1878); les Changements de la vie dans les temps géologiques (1880); Modem science in /iiblc latids (1888) ; the Geological History of plants (1888) ; Modem ideas of évolution (1890) ; Salieut points in the science of the earth (1893); the Candian ice âge (1893). Il est chancelier de l'université Mac Gill de Montréal. En 1884, il fut fait baronnet par la reine d'Angleterre. En 1886, il prononça, lors do l'ouverture de l'Association britannique pour l'avancement des si-iences, un discours romarquablo sur la Foi-mati"!i ou l'Histoire géologique de l'océan Atlantique.

DAWSONIA n. m. Paléont. Genre d'amphibiensurodèlos, voisins des microsaurldés, basé sur des crânes rugueux, couverts do fossettes, à mAchoires munies de fortes dents simples. (Los dawsonia sont fossiles dans lo grès rouge pormien [mthlicgendes] de Boh/^mo. L'espèce type, toujours rare, est le dawsonia polydens.) ii Le nom de Hawsonia a été aussi donné à dos corpuscules fossiles dans les schistes ù grapiolithes , et que Ion considère comme dos capsules ovurieniios détachées de méduses hydroïdes.)

DAW30NIE {ni — de Dawson, sav. angl.) n. f. Genre do ninnssi's, tribu des polytricliées, comprenant une seule espèce trouvée on Australie sur les rochers, ii Genre d'al-

frues inipurfaitement connu , et réparti duiis les genres lymonomo et suhrie.

DAW80NIELLA(»i-*V)n.f. Paléont. Genre do mollusques paNi(M"a|M)d4's prosobr.'inches aspidobranehes, famille dos liulicinidés, comprenant do petites coquilles ou forme d'hé-

Annes de Dax.

le canton,

lice, à bouche étroite avec lèvre épaisse, avec callosité do la columello recouvrant tout ronihilic. (Les dmrsomella sont fossiles dans le carbonifère do l'Amérique du Nord.)

DAWSONITE ou DAWSONIA (do Dawson, n. pr.) n. f. Carbonate hydraté naturel d'alumine et de soude, que l'on trouve au Canada en couches très minces ou en aiguilles biréfringentes, déposées sur des foldspaths.

Dax (lat. Aquse Tarbellic;e, Aqux Auguslx), ch.-lieu d'arrond. dos Landes, à. 49 kilom. do Mont-do-Marsan, surl'Adour; 10.196 \và.h. {Dacquois, oises.) Ch. de f. Midi; tribunal de commerce; chaire d'agriculture; quartier maritime du sous-arrondisseraent do Bordeaux. Station hivernale. Mines d'asphalte, minerai de fer, sel gemme; eaux thermales anciennement connues; fabrique de bouchons*; faïenceries; distilleries; commerce de liqueurs, de bois, de résines, de mulets, de chevaux, de miel, de cire, do jambons.

Dax est l'entrepôt de tous les produits des Landes. Ancien château du xiV siècle. Eglise Saint-Vincent (x* s.). Patrie du mathématicien Borda, de Roger Ducos, l'un des cinq Directeurs (1754-1816). Saint Vincent de Paul est né aux environs de Dax. — L'arrondissement de Dax a 8 cant. 107 comm. et 107.458 hab. 21 comm. et 26.291 hab.

Dax existait avant la conquête des Gaules; elle fut la capitale de la Novenipopulanie. Au xi" siècle, la vicomte de Dax appartint d'abord aux comtes de Béarn; elle fut conquise peu après par Richard Cœur de Lion.

Dax (Armand-Joan-Louis-Antoine, vicomte de), littérateur français, né à Montpellier on 1816, mort en 1872. Après avoir voyagé et suivi la carrière des consulats, il revint en France (1852), donna à des journaux illustrés et autres des articles, surtout sur le sport, ainsi que des dessins, et publia : Souvenirs de mes chasses et pêches dans le midi de la France {l^5B); Nouveaux souvenirs de chasse et de pêche {liSQ). — Il avait épousé en 1852M"''Eulalie-Louise- Camille Dufour, née à Paris en 1824, morte en 1886. La vicomtesse dk Dax a publié des articles et, entre autres ouvrages : l'Amour et la Femme (1862); la Mère (1862) ; etc.

DAXATA n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des lamiinés, comprenant des formes trapues, à antennes assez courtes, dont on connaît cinq ou six espèces habitant la Malaisie. (Les daxata sont de taille moyenne, roux et gris, variés de fascies cendrées et brunes.)

Daxenberger (Sébastien-François). V. Fern'au.

Daxlanden, bourg d'Allemagne (grand-duché de Bade), sur le Federbach, affluent du Rhin; 2.910 hab. Commerce de chevaux.

Day (Thomas), littérateur anglais, né à Londres en 1748, mort en 1789. Il fut un ardent adversaire des mesures ])rises par l'Angleterre contre les colonies américaines. On lui doit des poèmes, des Héflexions sur l'état de l'Angleterre et l'indépendance de l'Amérique (1782), et un ouvrage d'éducation : History of Sandford et Merton (1783-1789), qui eut du succès et fut traduit en français par Berquin.

Day (Jeremiah), mathématicien américain, né en 1773 à New-Preston, mort en 1867. 11 professa les mathématiques et la physique au collège d'Vale. On a de lui, outre des traités estimés sur ces sciences, des liecherches sur le pouvoir autonomique de la volonté (1838).

DAYA (da-ia) n. f. Dans le sud do l'Algérie (pays du M'Zab), Légère dépression du terrain où s'amassent, au désert, les eaux des plateaux environnants, et qui, par suite, est entourée d'une végétation de graminées, de jujubiers et de betoums ou pistachiers de l'Atlas.

Dayaks, DayaS ou DyaKS, population qui vit à Bornéo, principalement dans le centre et dans Test do l'île. — Un Dayak, ou Daya ou Dyak.

— Encycl. Les Dayaks paraissent avoir été refoulés à l'intérieur par les Malais, qui se sont établis sur les côtes. Plus grands que ceux-ci, ils ont la peau moins foncée, d'un blanc jaunâtre, les cheveux noirs et lisses, les traits assez réguliers, avec dos yeux horizontaux, un nez saillant et des niAchoires un peu projetées on avant. En général, ils construisent sur pilotis do grandes maisons qui abritent chacune six ou sept familles. Au centre du village se trouve une immense case, qui sert de lieu de réunion et do logement pour les étrangers ; on y voit dos instruments do musique et un grand nombre de crânes humains. La chasse aux tôtos absorbe une partie du temps des Dayaks. En temps do paix, ils so livrent à la péciio et A la chasse; dans le contre, ils cultivent la canne il sucre et des légumes. Ils sont anthropophages.

Ces barbares sont loin, cependant, d'étro dépourvus d'tnlelligonco. Ils fabriquent des lances, des poignards, dos boucliers on bois qu'ils sculptent avec soin; ils confoclionnont do nombreux objets de parure en or et on laiton ; ils préparent l'acier; ils creusent des mines, qu'ils exploitent dune façon intelligente; enfin, tous montrent do grandes aptitudes pour la gravure, la sculpture et la musique. La polygamie est en usago chez les Dayaks, mais elle n'est pas générale. Quelques-uns ont embrassé l'islamisme; les autres croient à uno Divinité supérieure et à des dieux secondaires. Ils renvlont un culte i\ des idoles. X des animaux ot mémo i\ certains arbres, qu'ils considérant comme habités pur dos esprits.

Type a dayaks.

DAYÂNANDA SARASYATÎ — DÉ

DayÂNANDA Sarasvatî, un des principaux promoteurs du déisme hindou contemporain. Il fonda la secte déiste appelée Arva-Samdâj . U mourut à Ahmédàbàd ( 1 8S3; .

Dayas ou DaiaS (piïs des), partie du Sahara algérien où règne la solitude, mais non la stérilité, et qui semble cultivable. (EUe tire son nom des nombreux dayas ou petits étangs temporaires entourés de bosquets verdovants qui s'y trouvent.)

DAYÉNIE n. f. Bot. Syn. de aténih.

Dayka [Gabriel), poète lyrique hongrois, né en 17GS. mort en 1796. Nature mélancolique, mais ardente, il abandonna la carrière ecclésiastique pour s'adonner à la poésie. Ses poèmes sont surtout riches en images et épithètes nouvelles. Kazinczy, qui exerça une grande influence sur lui, a édité ses vers et écrit sa biographie (1813).

Dayixsford, ville d'.-Vustralie (Victoria tcomté de Talbot] : ; 3.S50 hab. Centre minier et agricole.

Dayton, villes des Etats-Unis: 1° dans l'Etat d'Ohio, ch.-l. du comté de Monigomcry, au confluent du Mad River et du Great Miami, affluent de l'Ohio ; 61.500 hab. Nœud de nombreuses lignes de chemins de fer. (C'est une des cités les plus remarquables de la région centrale des Etats-Unis par son activité, son industrie et son commerce. Manufactures de laine, de coton, de papier, do wagons, d'outils agricoles ; moulins, brasseries, scieries, fonderies. Le canal du Miami l'unit au lac Erié. 'Ville très régulière, dont les rues se coupent à angle droit. Edifices publics nombreux et construits pour la plupart avec magniflcence, comme l'hôtel de ville en marbre, copié sur le Parthénon) ; — 2" dans l'Etat de Kentucky, sur l'Ohio ; 4.500 hab. ; — 3» dans lEtat de Nevada. [Exploitation de mines d'argent.]

Daza (Hilarion Cikosolè), homme d'Etat bolivien, né à Sucre en 1840. Entré tout jeune dans l'armée libérale, il prit part à toutes les luttes intestines qui, de 1S60 à 1S70. agitèrent la Bolivie, et son nom devint populaire parmi les libéraux. En 1867, le président Melgarejos le nomma lieutenant-colonel, ce qui ne l'empêcha pas d'aider à renverser ce président en 1871. Le dictateur Morales nomma Daza général et ministre de la guerre. En 1875, il se mit à la tête d'une insurrection contre le président Frias. Puis, en 1876, il s'empara du pouvoir, qu'il conserva pendant plusieurs années. En 187», ayant déclaré la guerre au Chili, il se nomma, do sa propre autorité, commandant ea chef de l'armée bolivienne. Mais les Boliviens, ayant été complètement battus, se soulevèrent contre Daza, qui s'enfuit à l'étranger, et fut remplacé comme président de la République par Campero, en 1880.

Oazincourt (Joseph-Jean-Baptiste AiBOCT, dit), comédien français, né à Marseille en 1747, mort en 1809. Il se ht tour à tour applaudir à Bruxelles et à Pans, où il débuta à la Comédie-Française, en 1776, dans le rôle de Crispin des Folies amoureuses, et fut reçu sociétaire en 1778. 11 mit le sceau à sa réputation en créant Figaro dans le Mariage de Figaro (1781). Mane-Antoinette voulut recevoir de lui des leçons de déclamation. Emprisonné sous la ■Terreur, il prit part, en 1799, à la réorganisation de la Comédie-Française, et fut nommé, par Napoléon I", directeur des spectacles de la cour. Les Mémoires de Dazineourt, publiés en ISIO, ne sont pas de lui.

Dbous (se pron. ou), nom de la province centrale du Thibet, dont Lliasa est la capitale. Les Chinois donnent au Thibet central le nom d'Ouei et Tsang.

DBU-BAED (se pron. ou-med) n. m. Ecriture cursive des Thibétains, imitée de l'alphabet indien appelé lantsa. mais dont les caractères sont habituellement très déformés, ce qui rend cette écriture dillicile à lire.

— Encycl. Le dbu-med ne s'emploie que pour les besoins de la vie courante, ne s'imprime pas, cl son étude est négligée en Europe. On lui donne le nom de dbu-med • sans tête » parce que ses caractères, liés entre eux, manquent de fa barre horizontale supérieure qui caractérise ceux de l'alphabet officiel appelé dbu-tchan.

DBU-TCHAN [se pron. outchan] n. m. .\lphabet lapidaire et typographique du Thibet, imité des caractères indiens dits dévanàgarï, et dont la tradition attribue l'invention (vers 630 de notre ère) à Thoumi Sambhota, ministre du roi Srong-btsan Sgam-po, qui lit deux fois le voyage de l'Inde dans le but de doter son pays d'un système d'écriture approprié au génie do sa langue et propre à la transcription des vocables religieux sanscrits.

ALPHABET DBU-TCHAN

n] p IJ\ -C, 25 c& -^

ka kffi oa nga tclia ich a ja

nya

tha

da

na

ba

ma

Isa

tt'a

dza

va

dzka

ai

-Pi

za

Ta

la

ça

sa

ha it é i o ou

OQ encore dans le corps des mots :

é i o ou

— Enctcl. Cet alphabet syllahiquo fchaqao consonne est normalfïment sondée à la voyelle a, comme en sanscrit) se compose de trente caractères : vingt-neuf consonnes et une voyelle, a, que l'on modifio au moyen d'un sigoo sujtérieur ou inférieur, de façon à représenter les sons é, I, o, u (ou); les m^mes signes adaptés aux consonnes en modihent lo son de la mAmo manière. Le nom de dbu-Uhnn ■ caractère à tôto » lui a été donné parce qne la Itp^ne horizontale (\u\ unit les caractères dévanàgarï a été transformée en une sorte do t^:i>* de clou surmontant le caractère thibétain et le faisant ressembler un

peu aux cunéiformes do la Chaldée et de l'Assyrie. Le même alphabet s'emploie pour écrire les manuscrits religieux, philosophiques et historiques, les documents ofticiels et les lettres cérémonieuses.

D. C. Mus. Abréviation des mots D-\ capo.

DCHEMSHID, nom du quatrième roi de la dynastie pishdadieune de Perse. Y. Djemshid.

DE (du lat. de, même signif. — De se contracte avec le en du, avec les en des, s'clide en d' devant une voyelle ou un /( muet) prép. De a, dans certains cas, un sens qui lai est exclusivement propre, et que l'on ne peut traduire par aucun équivalent. Il indique alors: 1° Un simple rapporde liaison ; L'absence du bonheur conduit a l'absence de moralité (M°" de Staël); 2" Une idée d'éloignement : Aller i>E Paris n Orléans ; 3« Un rapport d'état antécédent : L'eau DE bleue devient verte par l'approche de la terre (Th. Gaut.) ; 4" Un rapport d'origine : Descendre de parents illustres; .5» Un rapport de possession : Le livre de Pierre.

J)e équivaut à plusieurs prépositions ou locut. propos. ; voici les principales : Avec : Chercher des yeux. Il Par (avec un part, ou un verbe passif) ; Mourir regretté de tous. Il Selon ; Les dévots de cœur sont aisés à conna'itre. (Mol.) Il A laide de : En Angleterre, l'Etat et la banque ne vwent que de papier de C07n;)/aisance. (Ledru-Rollin.) Il Depuis, en parlant : 1» du temps : De /*/5 à iSSO ; 2" du lieu : De Lijon à Paris, li En, pour exprimer la matière : Des figures de bois, n Pour, avec divers sens de ce mot : L'amour DD prochain, il Sur, touchant, concernant : On a trop écrit DE l'autruche et pas assez do tangou. (Butf.) il Parmi : De tous les orateurs, Démusthêne tie craignait que Phocion. (Mably.) il Vers, par, pour exprimer le côté, le sens, la direction : Venez de ce côté, ti Entre.: De vous à. moi. ii Pendant : Partir de jour et arriver de nuit.

— De est souvent explétif et n'ajoute proprement rien au sens de la phrase : Un diable D'homme.

— Se place devant la plupart des noms de nobles, comme particule honorifique : Madame de Montespan. Le duc m-: .Saint-Simon. Il Substant. Titre de noblesse : Donner le de à quelqu'un. Prendre le de.

— Ofl'ro souvent un sens qui correspond à plusieurs locutions, dont voici un certain nombre : Appartenant à, propre à : Le cœur D'une mère est le chef-d'œuvre de la nature. (Dupaty.) Il Ayant : Un honirne de cœur. Il Qui soit : En tout, il y a peu de chose de démontré, il Qui donne, qui offre : La vieillesse est de bon exemple et de bon conseil. (J. Janin.) Il Causé par : Avoir un malaise D'indigestion, il Qui connaît, qui sait, qui use de: Les hommes de théorie, les hommes d action. Les hommes D'épée, de cheval, ii Qui partage : Personne 7i'est de l'avis de celui qui est de l'avis de tout le inonde. Il Qui vaut : Une propriété de 200.000 francs.

Il Contenant : Un tonneau de vin. Un sac de blé. il Qui habite: Mieux vaut être oiseau de bois que de cafje. ii Qui a vécu, existé, duré : Un jeune homme de viiigt ans. il Un, quelque, quelqu'un, un nombre, une quantité de : Le inonde ne veut pas croire qu'il y ait de véritables vertus. (Boss.)

— Devant un verbe à l'intinitif, il peut se traduire quelquefois par la préposition en suivie d'un participe présent : L'amiral de Coligny se crut sacrilège de soupçonner un jeune roi qui le noinmait son père. Il II se traduit d'autres fois par le même verbe à un mode personnel : Chien D'aboyer, gens D'accourir.

— De par. Au nom, par l'autorité, par l'ordre de : De PAK la loi.

— De plus, En sus, en surplus, en outre : Faire produire à i»i champ U7ie gerbe de plcs.

— De rien. Sans relation, sans rapport : Fille perdue qui n'est plus DE RIEN pour sa famille, il Expression consacrée, mais familière, pour répondre poliment à une personne qui s'excuse ou qui remercie : Pardon, Monsieur. — De RIEN, Madame.

— Blas./)um(?me.(V.MÈME[rfii]). n Del'unàl'aut/'e.V.v^.

— Encycl. Granim. De se répète généralement avant chaque complément partiel : Une longue suite de yiialheurs et de souffrances. Cependant, on peut ne l'exprimer qu'une fois devant plusieurs adjectifs de nombre : Faire un emprunt DE deux ou trois mille francs ; et cela devient nécessaire quand plusieurs substantifs de suite ne servent à désigner qu'une seule chose, parce qu'alors il n"y a en réalité qu'un seul complément : La fable de l'Alouette, ses Petits et le Maitre d'un champ est un chef-d'œuvre. II en est de même quand les divers substantifs forment une sorte de locution : Occupons-nous des tenants et aboutissants .

De s'emploie souvent comme terme explétif devant un intinitif, qui ue joue pas pour cela le rôle de complément indirect : // vaut mieux tnourir que de commettre un criine. u U s'emploie de môme entre un adjectif numéral, un nom collectif ou un adverbe de quantité et un participe : Jt y eut cent hornynes de tués.

Enlin, de marque le sens partitif quand il sert à restreindre simplement le substantif suivant dans son étendue, sans exprimer aucun rapport entre ce substantif et un mot exprimé.

— Quand deux noms sont unis par de, dans quel cas le second doit-il être au singulier ou au pluriel?

Avant tout, il faut examiner dans quelle acception est employé le nojn qui suit de. 1° S'il n'est employé que dans un sens général, indéierminé, comme pour spécifier simplement la nature du premier nom, il ne prend point le s. 2° U prend Vs, au contraire, s'il est employé dans un sens déterminé, partitif et présentant à 1 esprit une idée de pluralité. Un dîner de femme est un dîner composé de manière à offrir surtout des mets délicats qui conviennent à une femme. Un diner de kemmes est un dîner où n'assistent que des femmes, lies voix d'homme, des chants de femme, ce sont des voix qu'on reconnaît pour appartenir à l'homme plutôt quà la femme ou à l'enfant; des chants qui ont le caractère féminin. Mais on dira, parce que le sens d'homme et de femme devient déterminé : On entendait des voix confuses d'hommes et DE femmes qui s'appelaient.

Quelquefois, il s'agit d'extraction ou de composition. Dans cocas : i«> Est-il question de choses tirées ou extraites d'une certaine classe d'êtres d'une certaine espèce ; alors le nom qui exprime l'espèce, la classe, reste au singulier. L'on dira donc : Des crêtes de coq; du suc de pomme; les sirops de GROSEILLE. — 2° S'agit-il, au contraire, de choses faites, composées d'individus de certaines espèces, de certaines choses ; alors, le mot qui désigne les individus entrant dans cette composition, dans cotte réunion, se met au pluriel,

rarce qu'il devient déterminé et qu'il réveille dans l'esprit idée de pluralité. Ainsi, on écrira : Coulis d'écREVISSES ; une assiettée d'olives ; un bouquet de roses.

53fi

— Philol. La préposition de appartient à la langue latine, d'où elle est passée dans les langues modernes dites " néo-latines ", avec les valeurs diverses qu'elle avait dans le latin, parmi lesquelles domine l'idée du point de départ de l'action. Elle est restée sous la forme rfe, avec des prononciations différentes, dans le français, dans l'espagnol, dans le portugais et dans tous les dialectes de la langue romane. L'italien en a fait di, et, en la contractant avec a, da pour exprimer le rapport de provenance, d'extraction. Du reste, à part "le rapport de possession qui s'exprimait par le génitif, de avait en latin la plupart des valeurs que les langues modernes lui attribuent. Aussi un grand nombre des locutions où elle entre sont de purs latinismes.

— Particule nobiliaire. Aux premiers siècles du moyen âge, les hommes n'avaient guère pour nom que le prénom. Pour les distinguer, on dut leur donner des surnoms. Les chefs de famille possesseurs de liefs furent bientôt désignés parles noms do leurs fiefs, c'est-à-diro de leurs terres, précédés de la préposition de. Plusieurs enfants des mêmes père et mère portaient ainsi des noms ditférents, selon la variété des terres qui leur étaient assignées sur l'héritage paternel. Telle est la seule origine qui puisse donner à la particule une signification nobiliaire. Quand les rois eurent reconnu l'inconvénient des apanages réels, qui morcelaient le domaine de la couronne, ils donnèrent en titre des apanages fictifs : du Maine, de Toulouse, M"' de Blois, ainsi furent nommés les enfants de Louis XIV. Napoléon 1**^ remplaça, pour les personnages qu'il voulait distinguer, ces apanages fictifs par des noms de batailles ou d'événements célèbres : on fut duc d'Auerstaedt, prince de la Moskova, prince d'Elchingen. On en vint de bonne heure à considérer la particule de, en elle-même, comme aristocratique, ce qui est une grave erreur ; le plus souvent elle ne désigne qu'un simple lieu d'origine : de Metz, de Caen, de Compiègne. Dans les noms d'origine flamande, le de correspond à l'article le français. De Smet et Le Fèvre, De Coninc et Le Roi sont synonymes. Aussi, malgré l'usage d'écrire ces noms en deux mots " De Smet », le de doit-il toujours être écrit par une majuscule.

DÉ (du lat. de, même sens) préfixe qui entre dans la composition des mots français. Il a une double origine. Il représente : 1" le de latin, qui exprime un mouvement de haut en bas et qui s'est conservé, par exemple, dans décliner ; 2" le dis latin, qui est devenu dés ou dé, suivant qu'il précède une voyelle ou une consonne, et qui marque l'éloignement, la privation. Ex.: DÉsumV^ DÈpart.

DÉ (du lat. datitm, profit, ce qui est donné par le sort) u. m. Jeux. Petit cube d'os, d'ivotre, etc., portant des points sur chacune de ses six faces, depuis un jusqu'à six, et servant à jouer. (Pour ce faire, on emploie deux ou trois de ces cubes, que l'on place dans un étui cyl-ndro-conique, appelé cornet. Après les avoir agités dans le cornet , on les lance sur le tapis. Celui des joueurs qui amène le nombre le plus élevé de points, gagne.) il Pièce rectangulaire, marquée sur lune de ses faces de deux séries de points, qui sert à jouer aux dominos. (On dit plus ordinairement domino.) 11 Dé pipé ou chargé. Dé qui porte un supplément de poids près d'une de ses faces, de façon à tomber plus souvent sur cette face. — Fig. Fraude, tromperie : Les hommes jouent tous et toujours avec des dés pipes. (Dider.) il Coup de dé ou de dés. Nombre de points amenés en jetant les dés : Quel beau COUP de dès ! — Fig. Coup de hasard : Tout est codp DE DÉ en ce monde. (Volt.) il Avoir, Tenir le dé. Avoir â jouer le coup qui va suivre. — Fig. Diriger la discussion, la conversation, y avoir la principale part : Tenir le dé de la critique. Il Quitter les dés. Abandonner le cornet à dés pour le ])orter à un autre joueur, ii Avancer un dé, Jouer un dé ou domino, il Couvrir un dé. Poser un dé ou domino qui réduit l'adversaire à bouder, au moins sur ce côté, il Ouvrir un dé, Poser un dé ou domino qui permette au partenaire ou à l'adversaire déjouer, ii I-am. Dé culotte. Domine qui est le seul de son espèce dans la main d'un joueur, n Dompre les dés, Les arrêter quand ils sortent du cornet et qu'ils sont encore en mouvement, pour annuler le coup. — Fig. Brouiller, empêcher ce qu'un autre veut faire, n Flatter le dé, Lo lancer doucement, avec précaution, comme pour amener, par adresse, des coups qui ne sont dus d'ordinaire qu'au hasard. — Fig. Déguiser sa pensée, l'adoucir en ménageant ses termes, li .4 vous le dé, A vous de lancer les dés, et fig., A vous de parler. Signifie aussi : C'est à vous que ceci s'adresse, ii l-^aire quitter le dé à quelqu'un. Obliger le joueur qui tient le cornet â le céder à un autre.

— Fig. Ob>iger quelqu'une làcberpied. n Jeter quelque chose à trois dés. N'y attacher aucune importance. (Vieuxj II Le dé en est jeté. Le dé est lancé. L'affaire est engagée ou décidée, et il n'y a plus moyeu de revenir. (On dit plusordinairement Le sort en est jeté, bien que cette figure ne soit pas juste en français. Elle est empruntée du latin, oùatea signifie à lafoisrf<?et sot^t.)

— Par ext. Jeu : Beaucoup de gens ne vivent que des dés,

— Arcliit. Pierre de forme cubique faisant partie d'un piédestal, ou servant à tout autre usage ; Vase antique posé sur un DÉ.

— Ch. de f. Pierre de taille cubique, sur laquelle on fixe des coussinets , au moyen do chevilles de fer scellées dans la pierre.

— Mar. Dé de poulie, Dé de réa, Garnitures logées dans les joues de la poulie ou dans le trou du réa pour supporter l'axe et empêcher l'usure. Il Cylindre de bois dur encastré entre deux pièces de charpente, pour les empêcher de glisser.

— Pyrotechn. Dé de fer, Morceau de fer carré dont on se sert pour remplir les cartouches.

— Techn. En T. de vitr., Chacun des compartiments dont l'ensemble forme un panneau do vitrail, li En T. de charpent. Tampons do bois servant aboucher les trous des nœuds du bois debout, il En A, dé (constr.). T. do mécan., Morceau de bronze ou de

métal dit antifriction, rapporté dans une pièce servant do support au tourillon d'un arbre, ii En T. d'orfèvr., Plaque métallique percée de trous qui reçoivent les pièces d'or-

Dé h jouer.

A, dé (archit.).

ft>vrcrio à rostreindro. u Ku T. de constr., Pierre supportant la partio iiiténeure d un poioau puni" nu'il no tuiiclio pas la torro.

- Allus. littkr. : Les dés du juge de Rabelais, Allusion à l'un dos passages lus plus siunturlloinont eriliquos do Hahelais. Lo ju^e Bridoio, aïouî du HriduLson do Beaumarchais ot du Gnppemiuaud do La Fontaine, a passé sa longue vie à appointer dos procès, à la grande satisfaction dos plaideurs. Il se voit, sur la tin do sa carrière, appelé à donner les motifs d'un arrêt contre lequel on s'est inscrit. Uridûio n'y comprend rien ; il a, dans ce cas couimo dans tous les autres, appliciué la métliodo dont il s'est toujours si bien trouve; cependant, confosso-t-il, peut-ôtre se sera~t-il trompé di! dés. A oo mot, on se récrie ; » Des dés! Qu'ost-co à diro?... expliquez-vous. « Lo bon Bridoio s'oxpliquo en disant (ju'il a doux sortes do dés : dos gros ot dos petits, selon 1 importance des procès ; sa longue expérience lui a démontré qu'il n'y a pas de plus sûr moyen do juger sainement les causes quo do les tirer aux des. Il penso ([uo tous ses confrères, ot ceux-là mômes qui lui demandent compte do sa conduite, n'en usent pas autrement. Quo si, cette fois, il y a ou erreur, cela no jjrouvo pas contre sa méthode, au fond; c'est une simple méprise dans la forme, une malheureuse confusion de dés, quo l'on doit pardonner Cl son grand âge. Los dés de Bridoio sont, on le coueoit, l'objet d'allusions.

— Encycl. Archéol. Les dés à jouer remontent à la plus haute antiquité. Ceux du moyen âge étaient de bois dur, d'os ou d'ivoire, et fabriqués par dos artisans spéciaux, dits " doyciers >■. Au xvi'^ siècle, en Italie, la matière la plus employée était l'ambre jaune do la Baltique.

DÉ (de l'anc. franc, deel, daVat. dùjitale ; do di(jitus,<Xo\Qt) n. m. Petit étui métallique légèrement conique, généralement fermé à l'une de ses extrémités, ouvert à l'autre, ot servant à. coiffer le doi^t des personnes qui cousent:Zas«rface des dks est couverte d'une multitude de petites fossettes.

— Fam. On dit quelquefuis

d'un objet très polît, d'un verre par exemple : C'est tut Dt: à coudre.

— Art milit. Nom donné à un mandrin de fer servant à véridor le calibre d'une arme à feu, et à certaines pièces do bouderie employées dans le harnachement, il Garniture métallique qui se trouve au bas de la hampe du drapeau.

— Bot. Dé à coudre, Nom vulgaire de Var/aricus campanulntus.

— Mar. Dé de voilier. Plaque de fer dont est garnie la paumelle du voilier et sur laquelle on applique l'aiguille pour faire elFort.

— Encycl. Archéol. Le dé à coudre est d'une antiquité très haute. Les Gaulois en portaient d'os ; dès le xii" siècle, il est question de dés en laiton, et certains textes prouvent qu'on les portait au pouce. Les dés à coudre les plus anciens ont leurs fossettes beaucoup plus fortes ot moins nombreuses que les modernes.

De AmICIS (Edmond), publiciste italien, né à Oneglia en 1846. Sorti sous-lieutenant do l'Ecole militaire de Turin, il fit la campagne do 1866, combattit à Custozza, puis à Rome (1870), et donna l'année suivante sa démission pour se livrer à ses goûts littéraires. Il avait déjà publié, sous le titre : la Vita m(7(7are (1869-1870), un recueil d'excellents articles. Depuis lors, il se fit surtout connaître par des récits de voyage : la Spagna (1873) ; la Olanda (1874) ; il Marocco (187iî) ; Souvei'.irs de Paris et de Londres (Milan ,1878 [trad. en franc, par M""" J. Colomb, 1879]), ouvrage où l'on trouve des pages très originales sur la plupart do nos célébrités contemporaines ;C'ons(«ïi/i>iop;e (1881), récit dans lequel l'auteur lutte d'humour ot do pittoresque avec Théophile Gautier;' Por/rajVs littéraires (1883); les Amis (1883); Aux portes d'Italie (l88-i).

DE AUDIT (J, mots latins qui signifient Par l'ouïe, pour l'avoir entendu, et qui s'emploient fréquemment eu français : A'e savoir une chose tjue dk additu.

De augmentis scientiarum {Du progrès dessciences), un des principaux écrits de François Bacon. — Cet ouvrage, qui résumait les premiers travaux du philosophe, parut d'abord en* anglais (1605). Bacon en publia, on 1622, une traduction latine, considérablement augmentée etdovenuo

filus célèbre quo le traité original. Cet ouvrage constitue a première [lartie do l'œuvre Instauratio scientiarum, (pi'il rêva dès sa jeunesse et ne put jamais acliover, tandis que le Noritni orfjanum on est la seconde. Dans le De auqmrntis scientiarum. Bacon parle de l'excollenco de l'instruction, do ce qu'on afailou négligé pourle progrès des lumières, do la division des sciences en trois catégories : histoire, poésie ot philosophie, qui correspondent à la mémoire, à l'imagination et à la raison.

DÉADDÉ (Edouard), littérateur et auteur dramatique français, né en ISll, mort en 1872. Il collabora à «les journaux ot revues, et écrivit, lo plus souvent en collaboration sous lo nom de SAiNr-YvirS, dos pièces pleines de verve ot de gaieté, entr(i autres : la Jeunesse de Louis .V/V'(18;ï6); Cocorico (1810); Au vert galant (1812); le Ftls du diable {IHM); Dclphégor {ISTA); l'Héritage de ma lanlc (lnjr.) ; etc.

DEAD-HEAT [di'd'-'W — do l'angl. dead, morte, et hrat, épreuve) n. m. Turf. Eprouve nuTio : Il y a dkah-hkat lorsque deux cfiemux arrÏDcnl tête à tête; si les propriétaires ne consentent pas an partage du prix, une JiouvcUf course a lien entra les dm .rrivaux à (a fin de la juurnée.

Deageant de Saint-MARTIN ((ïuiehard), né à Saint MarcelliM eu Daupliino, mort on liùl». Il jouit d'abord d'un grand créilit près do Richelieu, puis tomha eu disgrâce. Exilé, il devint premier président do la chambre des comptes du Daupbiné. Ses Mémoires ont été publiés à Grenuble, on 1068, par son petit-tils.

DÉAK (François), bonimo d'Etat hongrois, l'inspirateur do la constitution ausiro-iioïigroiso actuelle, né en 1803 à Sojtôr (comitat do Zala), mort à Budapest en 1R76. Issu d'une ancienne famille noble, il fut élu député en 1832, fit partie do diverses législatures, ot prit le portefouillodo la justice dans le premier cabinet magyar consii tutionnel , kous la présidonco du comte Louis Batthyanvi, en IHIK. Le trioinplio de Louis Ivossuth otdu parti do l'iudépondanco lui lit quitter lu scène politique Dés 18ri2, on revoit Dôalt dans la politique, comme chef d'un parti iravail-

lant pacifiquement à la restauration de la vieille constitution hongroise. Elu députe de Pest en isoo, Déak proposa à la couronne un arrangement plus on conformité avec la charte hongroise. Les propositions furent rejetées, ot la Dièto hongroise dissoute. Déak et son parti continuèrent la lutte. En 1865, il publia dans le « Posti Naplo » son fameux article dit de Pâques, qui fut le point de départ du compromis austro-hongrois. Dès 1866, Déak, mettant à prolît toutes les circonstances politif^ues pour imposer ses idées à la Dièto hongroise, devint lo principal artisan delà constitution dualiste do 18G7. Bien qu'il refusât de former le premier cabinet do la nouvelle èro, dont la présidence fut confiée à Jules Andrassy, il resta la personnalité parlementaire la ]dus influente de son pays. La nation liougroiso lui fit, à Budapest, des funérailles royales. (Sa statue, par Hussàr, est à Budapest.) Ses qualités maîtresses furent la modération dans le libéralisme, l'amour du progrès, riionnêteté et la loyauté.

Deakovar. Géogr.

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