V. TEIGNE
DÉCALVATION {si-on — du préf. priv. dé, et du lat. calcus, chauve) n. f. Anc. dr. peu. Peme qui consistait à raser la chevelure des condamnés.
— Encycl. Les peuples d'origine germanique portaient les cheveux longs comme un signe de noblesse. De là est venue l'idée d'infamie attachée à l'ablation de la chevelure. La décalvatioîi est consignée comme peine dans le code des Wisigoths. Elle existait aussi chez les Francs, et on la retrouve chez les Arabes, du moins en Espagne, chez les Grecs du Bas-Empire, chez les Indiens, chez les Juifs.
Les cheveux ras furent, au moyen âge, la marque des races dégradées. En Catalogne, les Maures durent avoir la tête rasée. En Franco, des ordonnances de Louis XU en 1499, de Charles IX en 1560, puis une déclaration de Louis XIV en 1682, rendues contre les Bohémiens, leur ordonnaient de quitter le royaume; en cas de résistance, les hommes étaient envoyés aux galères, la barbe et les cheveux rasés, et, quant aux femmes, on leur coupait la chevelure. Au moyen âge, on a aussi coupé la chevelure aux femmes convaincues d'adultère. Depuis, la peine de la décalvation a été appliquée dans les bagnes.
DÉCAMÈRE ou DECAMERUS {dé, mé-7'uss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des dermestidés, comprenant des formes voisines des attagènes, à antennes de dix articles terminées eu épaisse massue. (On ne connaît qu'une espèce, le decamerus hœmorrhoidalis, du Chili, noir verditre, avec le pourtour et la suture des élytres rougeâtres.)
DÉCAMÉRIDE (de déca, et méride) adj. Il Acoustique déca- 7nértde, Nom dun des éléments de 1 ingénieux système de tempérament découvert par Sauveur et présenté par lui, en 1701, dans l'un dos remarquables mémoires qu'il lit parvenir à l'Académie des sciences.
— Encycl. Dans ce système, et pour pouvoir exprimer en nombres entiers jusqu'aux moindres intervalles musicaux. Sauveur commence par diviser l'octave en quarantetrois parties égales, auxquelles il donne le nom de mérides; chacune do ces mérides est elle-même divisée en sept autres parties, qu'il appelle heptamérides; et enfin, chaque lieptaméride est encore divisée en dix parties nommées décamérides, lesquelles se trouvent donc égales à la 3.010'^ partie d'une octave. On peut donc, par celte sério do divisions, exprimer sans erreur sensible, à l'aide dos décamérides, les rapports de tous les intervalles ot trouver la tlu-urlo raiiuniifllo du tempérament.
DECAMÉRIDER (rad. décaméride) v. a. Diviser eu dix
I)ari.iL>s. (Pou us.)
DECAMÉRON (du gr. déka, dix, et hêméra, jour) n. m. Ouvrage contenant le récit des événements de dix jours, ou une suite de récits faits en dix jours : Le Décaméron de lioccace.
Décaméron (le), recueil do contes dû à Boccaco (1352). — Il est divisé on dix journées, et chaque journée se compose de dix récits, ce qui porto ces récits au nombre do cent. Ces contes sont oxtrfimcraent variés,
proupôs avec art, d'après les similitudes des aventures, tantôt plaisantes, tantôt tragi(|U0Sj tantôt satiriques, tantôt sentimentales. Le cadre en est ingônieux. C'est durant la fameuse poste do 1348 qu'un groupe do jounos soigneurs et de jounos femmes se rotu'ont dans une villa dos environs de l'Ioronco, pour éviter la contagion, et cliorchont à se distraire en racontant i\ tour do rôlo dos histoires omprunlôos à tous los temps et à. tous les pays.
La description des délicieuses campagnes do Florence où se sont rassemblés los interlocuteurs, les préambules placés on tôte do chaque journée ot les chansons qui los terminent, ont donné l'occasion au contour do déployer les richesses du stylo le plus pur ot lo plus gracieux ; la description do la peste cIo Florence, qui sort d'introduction, a été mise au rang des plus beaux tableaux historiques. Parmi los plus célèbres récits dont se compose lo Decaméron, il faut citer : les Trois anneaux. Maître Chapelet, le Juif Abraham {V journée) ; André de Pérouse, la Fiancée du roi de Garbe \^2' journée); Mazet de Lamporecchio, le Afari confesseur, le Diable en en fer {V journào) ; Tancrède de Salernc, Guillaume de lioussillon, histoires horriblement trafiques, l'Ange Gabriel {A" journée); Annstagio dcgli Honesti {5" journée). La G' journée est consacrée à dos bons mots, à des réparties heureuses. Dans la 7" et la 8', Boccace aborde lo sujet favori dos conteurs : los tromperies des femmes; La Fontaine y a puisé le Cuvier, le Cocu battu et content, A femme avare galant escroc, et Molière, son George Dandin; dans la 9' se trouvent le Psautier, le Berceau, la Jument du compère Pierre. La 10" n'olfro que des modèles de désintéressement ot do vertu ; c'est là que so trouvent les histoires touchantes de Pierre d'Aragon (dont Alfred de Musset a tiré sa comédie de Carmosine), et de Grisélidis.
Décaméron (lk), tableau de Winterhalter. — Les contours du Décaméron sont groupés sur lo gazon, dans un parc. Assise au milieu, Fiammetta, couronnée do laurier, une main nonchalamment posée sur ses genoux, l'autre
DÉCAMÈTRE — DÉCAPITALISER
Le Décaméron, d'après Wiaterhalter.
levée, raconte quelque historiette qu'écoutent les belles jeunes femmes et les élégants damoiseaux qui l'entourent. Le cadre (fontaines, bois et horizons riants) rappelle, d'aussi près que possible, les descriptions de Boccace. Ce tableau, exposé au Salon de 1837, a été popularisé par la gravure de F. Girard.
DÉCAMÈTRE (de déca, et mètre) n. m. Métrol. Mesure do longueur qui vaut 10 mètres.
— Ârpont. Ruban ou chaîne de 10 mètres de longueur, que Ton emploie pour mesurer le terrain. (Lo décamètre est un ruban d'acier avec indication des divisions métriques ; ou il est formé par une chaîne en fer formée de cinquante maillons, ayant chacun 20 centimètres de longueur. Les deux extrêmes, plus courts que les autres, ont leurs dimensions complétées par les deux poignées.)
DÉCAMÉTRIQUEffrf^-') adj.Qui a rapport au décamètre.
DÉGAMPEMENT {kan-pe-man) n. m. Milit. Opération oui consiste à lever un camp. (Ce mot est inusité aujoura'hui, la chose ayant beaucoup perdu do l'importance qu'elle avait autrefois.) V. campiïment.
DÉCAMPER [kan-pé — du préf. priv. dé, et de camper) V. n. Lever lo camp : Armée obligée de décamper, ti Par ext. Partir, et surtout se retirer précipitamment, s'enfuir : Décamper devant la police.
DÉCAMPILLER {/can, et II mil.) v. n. Pop. S'en aller, dôcamjH'r.
DecampS (A^e.ranrfre-Gabriel), peintre français, né à Paris on 1803, mort à Fontainebleau en 1860. II entra en apprentissage chez Bouchot, puis il passa chez Aboi do Pujol; mais il quitta bientôt 1 atelier ot travailla d'après nature dans la oanlieuo do Paris, et découvrit la vie pittoresque. Entre temps, il so formait dans los musées on copiant Murillo, Rembrandt, Poussin.
Malgré l'ardente lutte ongagéo
Sarmi les artistes aux environs 0 1825, il demeura un îndéf tondant. Des caricatures, des ithographies satiriques, pleines de mordant ot d'observation, lo tirent d'abord connaître.
Mais lo vrai Docamps date des voyages que l'artiste accomplit en Orient, dans les dernières années do la Restauration.
Sa passion do la lumière, do la couleur, du clair-obscur trouvait amplo matière dans ces moMirs exotiques, qu'il découvrait lo promior. La fougue avnc laquelle il brossa ses architocturos mauresques ou ses simples murailloa, ros terrains socs et colorés, ses ciels llamoants d'azur, lo rangea d'ombléo parmi los romantiques avancés. Il donna coup Burcoup : lo Solda/ de la garde d'un vizir (1827) : la Afaisnn turifue , la Patrouille turque (1831), ot une série do toiles do mœurs, où les écoles, los bazars, los marchés du Lovant grouillaient on harmonioa multicolores. C'était la
Dccampu.
part do l'observateur. Celle de l'humoriste so retrouvait dans ces études où Docamps, comme par gageure, nous intéressait A dos objets peu intéressants, en relevant son exactitude d'une imperceptible [teinte do raillerio. Telles sont : la Halte d'animaux savants, t'J/ôpital des galeux, et la sério fantaisiste do sos singeries : Singes experts (1839), Singe peintre. Singe musicien, etc.
Dès 1833, sa Chasse au héron et son Paysage turc révèlent un maître du paysage. La page du P'dtre est une des plus grandes de l'école française. L'œuvre do Docamps abonde ainsi en études de nature : chasses, paysages, quo l'artiste traitait, avec une égale facilité, à raquaretlo, au fusain, à l'huile ou au pastel. Do ce chef, il a montré lo promior la route à suivre aux paysagistes purs.
Il voulut prouver do quoi il était capable dans la grande pointure, en essayant ses forces dans la pointure historiciue ou religieuse. C'est ainsi qu'on lui doit la Défaite des timbres, et dos dessins ou tableaux sur l'Histoire de Samson (1845), Joseph, Eliézer et Hébecca, Moïse, le Christ au prétoire, Josué, l'Anesse de Balaam, etc. Dans ces compositions, pleines d'énergie et d'accent, le côté mœurs, costumes, est possédé à fond; l'esprit pastoral ot familier do la Bible est traduit avec aisance. Lt pourtant, les lacunes de Decamps apparaissent : le goût lui manque; son dessin n'est pas sans reproche, et son style n'est pas toujours approprié à l'objet. Mais c'est à son inspiration orientale qu il faut rapporter ses toiles les plus célèbres ; le Boucher turc, le Supplice des crochets, la Lecture du firman) aquarelle), le Village turc, le Corps de garde sur la route de Smyyme à Magnésie, etc.
Un peu découragé do se voir réduit par l'opinion à ses sujets d'Orient, Decamps apprit avec joie qu'une des trois grandes médailles d'honneur lui avait été décernée à l'Kxposition universelle de 1855. Réconforté, Decamps reprit le pinceau et entama deux grandes compositions de style : les Moissoîineurs et la Fuite de Loih, qu'il n'eut pas le temps d'achever. Il mourut subitement d'un accident.de cheval.
DÉCAN (lat. rfecaHHs; du çr. déka,A\\)n. m. Antiq. rom. Bas officier qui commandait dix soldats : H y avait dix DÉCANS dans une centurie. ]| Chef des hommes employés dans les funérailles.
— Astron. Nom donné par les anciens astronomes à chaque dizaine de degrés de chacun des signes du zodiaque.
Il Groupe d'étoiles composant le tiers de chaque signe, ii Nom des régions du ciel, dans l'astronomie égyptienne.
— Hist. ecclés. Chef de dix religieux dans les monastères ; doyen.
— Enctcl. Antiq. rom. Les décans ou dizainiers, appelés aussi décurions ou capita contubemii (têtes de chambrée), étaient les plus bas officiers de l'infanterie légionnaire. Ils n'avaient autorité que sur les dix soldats composant une chambrée. Immédiatement au - dessus d'eux, venaient les optiones et les centuriones. Il devait y avoir quatre cent vingt dizainiers par légion.
— Astron. Les régions célestes désignées sous le nom de décans chez les Egyptiens étaient au nombre de trentesix, auxquelles étaient préposés autant de génies, qui avaient aussi le nom général de décans. Ce nom a une certaine importance dans la littérature de l'antiauité et du moyen âge, parce que, pendant ces périodes, l'astrologie ne se distinguait pas de l'astronomie, et les décans jouaient un rôle important dans l'établissement des horoscopes.
DÉCANAILLER {7ia-ill [Il mil.]) v. a. Tirer de la canaille : Les héritages seuls décanaillknt bien des gens.
DÉCANAL, ALE, AUX adj. Hist. eccl. Qui appartient à un décan ou doyen, à un décanat : Juridiction décanale. Religieux dkcanaux.
DÉCANAT {na) n. m. Dignité de décan, do doyen : Le DÉCANAT du sacré collège. Le décanat de la faculté des lettres. |i Exercice des fonctions de doyen : Pendant le décanat de...
— A Haïti, Présidence d'un tribunal.
DÉCANDRE (de déca, et du gr. anér, nndros, mâle) adj. En T. de bot.. Qui a dix étamines ou organes mâles : Les fleurs, les plantes décandres.
DÉCANDRIE {drl — rad. décandre) n. f. Dixième classe du système de Linné, comprenant les genres à fleurs hermaptiroditcs et munies de dix étamines libres, comme l'œillet.
DÉCANDRIQUE {drik') adj. En T. do bot., Qui apartiont à la décandrie : Classe décandrique.
DÉCANE n. m. Chim. Hydrocarbure saturé, do formule C'"H".
— Encyci,. On a préparé jusqu'ici siKdécanes; le décane normal peut s'obtenir do plusieurs façons; entre autres, on traite lo chlorure do décylo normal par la potasse alcoolique : on obtient un carbure éthyléniquo nu'on transforme en carbure saturé à l'aide do l'acido ioahydriquo ot du phosphore rouge.
DÉCANÈME n. m. Genre d'arbrisseau grimpant, do la famille dos asclépiadées, tribu des cynanchées, comprenant une souUî espèce, qui croît à Madagascar.
DÉCANBURON n. m. Genre d'herbes ou sous-arbrisseaux, do la famille dos synanthérées, tribu des vernoniées, comprenant environ quinze espèces, croissant dans l'Inde.
Decani. comm. d'Austro-Hongrio (Istrie [district do Capo distrial); 5.950 bab.
DÉCANILLER [Il mil.) v. n. Arg. S'en aller, décamper.
DÉCANISER frad. décan) v. n. Dr. anc. Occuper la place, remplir les fonctions de doyen.
DÉCANONISER (du préf. priv. dé, ct do canoniser) v. a. Rayer do la liste dos saints, retrancher du canon dos saints : Dix'anoniser un saint.
DÉCANTAGE {taf) n. m. Action do décanter un liquide.
Il On iill mieux DÉCANTATION.
DÉCANTATION [si-on) n. f. Opération qui consiste à séparer les liquides qui surnagent dos parties qui s'en sont précipitées et forment dépôt au fond du vase, n On dit aussi di'.cantaog.
— Encyci.. La décantation a sur la flltration l'avantage énorme de la rapidité ; en revanche, elle no conduit souvent qu'à dos séparations beaucoup moins parfaites. Pour décanter, il faut d'abord laisser so déposer au fond du vase los matières soIi<los (pii so trouvent en suspension dans lo liquide. On déverse ensuite la partie qui s'est éclaipcie. Dans l'industrie, quand on opère sur des masKos oonsidérul)les. on so sort do vases percés latéralement d'ouverluroa do plus on plus éloignées du fond ot munios do
robinets. Le liquide à décanter e.st introduit dans ces vases, et, à mesure qu'une couche supérieure s'éclaircit, on l'enlève au moyen du robinet qui y correspond. Lo plus souvent, on se contente d'incliner les récipients dans lesquels le mélange a déposé, do manière à transvaser le liquide surnageant, on prenant soin seulement d'agiter lo m.oins possible. Il arrive, avec des précipités mobiles, que le moindre mouvement du vase on mélange de nouveau une portion avec le liquide ; on a alors recours aux siphons ot aux pipettes, mais ces dernières no peuvent être usitées que pour do petites masses. Quand on emploie un siphon» il est bon que la branche la plus courte, celle qui ptongo dans le liquide, soit formée à son extrémité et ouverte latéralement, afin que le courant produit par l'aspiration soit horizontal et non dirigé de bas on haut, ce qui tendrait à soulever le dépôt. La décantation peut servir aussi à séparer deux liquides qui no se dissolvent pas l'un l'autre, et dont les poids spécifiques difi'èrent assez pour qu'ils so séparent en deux couches.
DÉCANTER (du lat. de, hors, et canthus, goulot d'un vase) V. a. Transvaser doucement une liqueur au fond de laquelle il s'est fait un dépôt : DÉCANTER du vin.
Se décanter, v. pr. Etre décanté.
DÉCANTEUR n. m. Appareil qui sert à opérer la décantation.
DÉCANTHÈRE (de déca , et anthère) ad]. EnT.de bot., Qui a dix anthères.
DÉCANTRER ( du préf.
priv. dé, et de cantre) v. a.
Retirer de la cantre, en parlant des roquets : Décan- TRKR les roquets.
DÉCAPAGE {paf) n. m. Di'c-intciir.
Action de décaper; opération consistant à mettre un métal à nu, c'est-à-dire à le débarrasser des oxydes, des impuretés accumulés à sa surface.
— Encycl. Le décapage est l'opération qui a pour but de nettoyer parfaitement la surface de pièces métalliques en faisant usage de produits spéciaux, qui dissolvent les oxydes ou les matières maculant cette surface. II existe deux modes de décapage des métaux : le décapage mécanique ou ponçage, et le décapage chimique. Le premier mode consiste à frotter fortement avec do la pierre ponce humectée d'eau et réduite en poudre grossière. On emploie généralement, pour cette opération, des brosses de formes diverses, suivant celles des objets à décaper. Dans lo décapage chimique, on a recours à l'action des acides sur les métaux. Après des lavages successifs dans des bains alcalins, puis dans des bains acidulés, on plonge la pièce à décaper, ainsi nettoyée, dans un autre bain ait n de blanchiment i',dont la composition est variable; la pièce y séjourne et, finalement, est rincée à l'eau claire. Ce sont surtout les doreurs, argenteurs, brumsseurs,etc.» qui pratiquent le décapage.
DÉCAPARTI, lE ou DÉCAPARTIT, ITE (de déca, et du lat. partitiis, partagé) adj. En T. de bot.. Qui est divisé jusqu'à sa base en dix parties. (Se dit surtout des calices et des corolles.)
DÉCAPELAGE (/«/) OU DÉCAPÈLEMENT {maJi) n. m. Action de décapeler.
DÉCAPELER (du préf. priv. dé, et de capeler. — Double la consonne / devant un e muet : Je décapelle. Tu décapelleras") v. a. Oter un capelage : DÉCArELKR les haubans. Il Faire dépasser une amarre de l'endroit où elle est capeléo ; DÉCAPELER l'aussière du pieu, ti Fig. Enlever un vêtement : En été, les matelots décapèlent leurs vareuses pour nager en embarcation.
DÉGAPEMENT (man) n, m. Action do décaper une chaussée empierrée en en repiquant la surface, c'est-àdire en enlevant la croiito supérieure dans lo but do faciliter la prise des pierres cassées quo l'on répand afin de recharger cette chaussée.
DÉCAPER (du préf. priv. dé, et de cape) v. a. Nettoyer superficiellement , en parlant d'un métal , en lui faisant subir l'opération du décapage, il Décroûtor, enlever la croûte formée sur la surface d'un gîte de guano. (Peu us.) Il Décaper une chaussée. V. décapement. il Décaper tôt accostement, Mettre los contre-allées do niveau avec la chaussée, qui était plus basse.
DÉCAPER (du préf. priv. dé, et de cap'^ v. n. Mar. Dépasser un cap pour gagner la haute mer : Aaojre^H) A DÉCAPS.
DÉCAPÉTALE (de déca, et de pétale) adj. Eu T. do bot.. So dit d'uno corolle composée de dix pétales : Corolle
DÉCAPl'.TALH. Il Ou dit aUSSl DÉCAPÉTALE, EK.
DÉCAPEUR n. ra. Ouvroir qui décape los métaux.
DÉCAPHYLLE (do déca, ot du gr. phullon, fouille) adj. En T. do bot., Qui est composé do dix sépales, do dix feuilles.
DÉCAPIDE (de déca. et du lat. pcs, pedis, pied) adj. En T. de zool-. Qui a dix bras, en parlant d'un mollusque céphalopode. (Les seiches ot los calmars sont dos mollusques décapides.)
DÉCAPITALISATION (si-oti) n. f. Action do décapitaliser uno ville. , ■ ,« j,
— Encycl. En 1871, l'Assemblée nationale avait m décapitalisor Paris, à raison do l'invasion d'uno partie du territoire. Pendant cinq mois environ, elle siégea d'abord à Bordeaux, puis à Vorsailles. Uno loi du 22 juillet 187» rendit à Pans son titre do capitale parlementaire, mais décida que l'Assemblée nationale siégerait A Vorsaillos, toutes les fois qu'elle aurait à. so réunir, soit pour éliro un président, soit pour réviser la constitution.
U» autre exemple do décapitalisatiou est fourni par l'histoire dos Etats-Unis. Lo Congrès ayant été insulté j\ Pliiladelpbie, le siège du gouvornomout fut transféré à Annapolis, puis à Washington.
DÉCAPITALISER (du préf. prtv, dé, ot de capitale) v, a. Priver do son tiiro do capital© : Décapitaliskr une viile.
DÉCAPITATION — DÉCASYLLABE
— Faire perdre sa valeur de capital à : Décapitaliser Us intérêts composés.
DÉCAPITATION (si-on) n. f. Action de décapiter, de trancher la tête.
— EscvcL. Ane. dr. La décapitation semble avoir été usitée chez presque tous les peuples de l'antiquité, concurremment avec d'autres modes de supplice, pour l'exécution des sentences de mort. En France, jusqu'en 1792, la coutume a conservé toute une hiérarchie de supplices pour les condamnés à la peine capitale. La décapitation, considérée comme moins infamante que les autres, était le supplice des gentilshommes. Les exécutions étaient publiques. Sur un échafaud élevé, le condamné, eu chemise, le cou découvert, était agenouillé. Le bourreau lui tranchait la tète avec son glaive : il l'achevait, au besoin. avec la hache. Les corps des suppliciés étaient jetés à la voirie : en divers lieux, des associations charitables leur donnaient la sépulture. -
— Dr. mod. L'article 12 du code pénal édicté que « tout condamné à mort aura la tète tranchée ". Toutefois, les militaires et marins condamnés par leurs tribunaux spéciaux sont fusillés. Depuis 1S32, aucune mutilation n'accompagne la décapitation.
L'exécution est publique. Elle n'a jamais lieu sans que le président de la République ait examiné si le condamné est digne d'une mesure gracieuse. L'instrument du supplice est la guillotine. Le service des « hautes œuvres u est réglementé par le décret du 25 novembre 1870. Les corps des suppliciés sont délivrés à leurs familles, si elles les réclament, à la charge par elles de les faire inhumer sans aucun apparat (C. pén., art. 14).
— Phvsiol. La décapitation est la mort par section de la moelîe, au niveau, ou un peu plus bas, de la région bulbaire ; on l'emploie aujourd'hui, en France et dans un certain nombre de pays, comme pénalité suprême. D'après l'observation des criminels et les expériences sur les chiens décapités, la mort ne survient pas, dans tous les cas, de la même manière. Chez les chiens, la section de la moelle épinière et l'irritation des centres nerveux sont moins efficaces que l'hémorragie et l'asphyxie consécutive pour déterminer la mort, tandis que, chez l'homme, rinhinition, qui résulte de l'impression morale, est plus rapidement mortelle que les effets de la section des vaisseaux. C'est pourquoi Loye dit avec raison que la douleur produite par la section du cou n'a pas le temps d'être perçue. C'est pourquoi, aussi, les masques de l'homme et du chien décapités sont si différents : la figure du premier étant le plus souvent dépressive et impassible, tandis que celle du second exprime la douleur et l'angoisse. Mais on
F eut obtenir chez le chien le même masque que chez homme en conduisant la décollation au niveau du bulbe et du nœud vital. Quant aux divers mouvements que les décapités exécutent, postérieurement à la décollation, ils sont dus à des réflexes ayant leur origine dans les centres bulbo-protubéranciels, et n'impliquent peint une persistance de la sensibilité.
DÉCAPITER {du préf. priv. dé, et du lat. capxit, itis, tête) v. a. Décoller, trancher la tête à. {Ne se dit guère qu'en parlant d'une personne mise à mort par autorité de justice) : Décapiter un criminel, il Par ext. Oter l'extrémité, la tête de : Tarquin décapita les plus hauts pavots de son jardin.
— Fam. Déboucher, décoiffer, en parlant d'une bouteille.
— Fie. Priver ce qu'il y a de principal : Décapiter une classe de ses meilleurs élèves,
— En T. de lechn., Décapiter des rivets, Faire sauter à la tranche la tète de ces rivets.
Décapité, ée part. pass. du v. Décapiter.
Se décapiter, v. pr. Bltre décapité. |[ Se trancher à soimême la tète, se priver de, dans les sens ci-dessus.
Décapité parlant, truc célèbre qui est la base d'une qoantite d'illusions fondées sur l'emploi des glaces étamées. Ce truc montre une tête vivante posée sur une table ; la tête
Dt-capitû parlant (B, table et dispositioa des giace»).
Décapité parlant.
droit, rejoignant les pieds de la table et reflétant les côtés de la salle qui, dans les glaces, semblent être le fond. Ce
troc fut présenté parTalrich,
le moolcur de l'Ecole de mé- / \
decine, au salon de cire qu'il
ouvrit en 1865, boulevard des
Capucines (local actuel du
théâtre des Capucines). 11
avait acheté au D' Lynn, et
non pas, comme on l'a dit
souvent, à Toltin, secrétaire
de la Pùlytechnic Institution de Londres, lo principe du
truc ; mais c'est Talrich qui a eu l'idée de sa présentation
ïensatioDoello et artistique qui a fait son succès.
DÉCAPODE de déea, et du gT. pous, podos, pied) adj. Qui a cinq paires de pattes. (No se dit que des crustacési : /-e homard est un cruslacé décapode. Il Pour les mollusques qui ont dix bras, on dit decapidb.
DÉCAPODES fmême étymol. qu'àl'art. précéd.) n. m. pi. Sous-ordre de crustacés thoracostracés podophtalmaires, comprenant ceux qui, comme les crabes, les écrevisses et les crangons, possèdent cinq paires de pattes ambulatoires, dont certaines sont armées de pinces. — L'n olcapode.
~~ Knctcl. Les décapodes ont ordinairement la tête et la ré(/ion thoraciquc soudés en une masse commune ou céphalothorax, rcv/'iue dune carapace solide; l'abdomen est très long comrnc .liez los homards, ou très court, comme chftz IcH tourteaux ; ses anneaux portent des pattes natatoir«s plus ou moins développées, et qui, chez les femelles.
servent à porter les œufs. Par leur conformation générale, leur taille souvent considérable, leur organisation interne, les décapodes apparaissent comme les plus parfaits des crustacés ; aquatiques pour la plupart, il en est, cependant, de terrestres, mais la grande majorité habite la mer. Les plus grands homards, géants du groupe, se trouvent dansles régions boréales, et comptent, avec beaucoup d'autres espèces, parmi les ressources précieuses alimentaires que l'homme tire de la pêche. Ces crustacés sont carnassiers, audacieux et alertes, et comptent peu d'ennemis, sauf, toutefois, les poulpes, qui les capturent adroitement et les dévorent, et en détruisent des quantités considérables. L'ancienneté des crustacés décapodes est assez haute ; ils apparaissent dans les formations paléozoïques les plus récentes et se continuent dans la période carbo-
DÉcAPODES : 1. Homard; 2. Crabe; 3. Langouste; 4. Penœus ;
B. Nauplius de ppuœus; 6. Metanaiipiius de penœuBj 7. Larve
de penœus; 8. Larve de homard.
nifère et crétacée pour atteindre tout leur développement à l'époque éocéne. Les singulières formes des larves des décapodes les ont souvent fait ranger dans les familles les plus éloignées; telles les phases de 7iaupUus, de zoé, où elles affectent la forme de certains genres inférieurs, et celle de phijUosome, etc. Les décapodes se divisent d'après la forme de leur abdomen en deux grands groupes : orachyures et 7i7ac7'oures. On consultera pour leur histoire générale : Milne-Edwards, les Crustacés (1837), et, pour leur organisation, Huxley, l'Eci'evisse {1880).
IDÉCAPOLE, nom ancien de deux contrées de l'Asie comprenant chacune dix villes : Tune en Palestine, autour du lac de Génésareth ou de Tibériade, l'autre en Asie Mineure. Au viu* siècle, la pentapole de Ravenne devint une décapole.
DÉCAPTÉRYGIEN, ENNE (Ji-in, en' — de déca, et du gr. pténix, ngos, aile) adj. En T. de zool., Qui a dix nageoires.
DÉCAPTIVER (du préf. priv. dé, et de captiver) v. a. Mettre en liberté. (Vieux.)
DÉCAPUCHONNER (du préf. priv. dé, et de capuchon) V. a. Oter, enlever le capuchon de : Décapuchonnee un doynino. it Rendre à la vie séculière, en parlant d'un religieux ou d'une religieuse : Décapuchonner des moines.
— Fn T. de fauconn., Décoiffer, en parlant du faucon. Se décapuchonner, v. pr. Oter son capuchon. DÉCARACTÉRISER (du préf- priv. dé, et de caractériser)
v. a. Altérer le caractère. (Peu us.)
Se décaractériser, v. pr. Perdre son caractère. (Peu us.)
DÉCARBONATER (du préf. priv. dé. et de carbonate) v, a. Chim. Enlever à une substance l'acide carbonique avec lequel elle est combinée et qui en fait un carbonate.
Se décarbonater, v. pr. Etre décarbonaté.
DÉCARBONISER (du préf. priv. dé, et de cavboniser)v. a. Chim. Oter d'une substance le carbone qu'elle contient.
Se décarboniser, v. pr. Etre décarbonisé, perdre son carbone : Le sang se décarbonise dans son oarcours.
DÉCARBURANT (rnii), ANTE [ rad. décarburaiîon] adj. Cliim. Qui a la propriété d'enlever le carbone uni dans un corps à d'autres substances et qui en fait un carbure : Le manganèse rend les scories très guides et sert à ralentir leur action décarburante sur la fonte.
DÉCARBURATEUR, TRICE adj. Chim. Qui produit la décarburation : Arrêter les courants dÉcarburatel'rs d' oxygène.
DÉCARBURATION {si-on — du préf. priv. dé, et de carburation) n. f. Chim. Destruction de l'état de carburation d'une substance.
— Encycl. Métall. On désigne sous lo nom de décarburation l'opération à l'aide de laquelle on obtient par Vaffinage la disparition de l'excès de carbone qui se trouve dans le fer. Ce résultat se produit à l'aide d'une action o.xydante, transformant en acide carbonique ou en oxyde de carbone cet excès de carbone.
L'oxydation du carbone s'obtient de diverses manières : en premier lieu, en faisant agir sur de la fonte de fer en fusion, dans un foyer de forme spéciale, en présence do charbon de bois enflammé, un courant d'air, en même temps qu'on ajoute à la masse des scories peroxvdées de fer. (On a ainsi ce qu'en métallurgie on appelle l'affinage au bas foyer.) — Le second procédé consiste à faire agir sur do la ïfonto de fer, à l'état liquide, dans un four Martin- Siemens, du minerai de fer riche. — Le troisième mode de décarburation se produit dans le convertisseur Bessemer, où l'on soumet la fonte liquide à l'action d'un courant d'air it haute pression. — Une quatrième méthode de décarburation s'obtient en chauffant en vase clos de la fonte dite malléable avec de l'oxyde de fer, de manière à obtenir de proche en proche l'oxydation du carbone de celte fonte. — Kntîn, on emploie encore fréquemment un autre procédé de décarburation. Sur do la fonte en fusion contenue dans un four à réverbère, on fait passer un courant d'air, en ajoutant à la fonto liquéHée des scories de silicate do fer, et on brassant vigoureusement la masse. Cette der-
nière opération constitue ce que, dans l'industrie métallurgique, on appelle à proprement parler le puddlage.
DÉCARBURER (rad. décarburation) v. a. Enlever l'excès de carbone contenu dans la fonte de fer par l'opération de l'allina^e.
Se decarburer, v. pr. Etre, devenir décarburé.
DÉCARBUSNIQUE adj. Chim. V. USSIQUE.
DÉCARCASSER [ka-sé] [SE] v. pr. Pop. Se démener, s'agiter en criant, se donner beaucoup de peine.
DÉCARCHIE (chî — gr. dékarchia; de déka, dix, et archos, chef; n. f. Antiq. gr. Commandement d'une section de dix hommes, dans les armées grecques. (On dit aussi dé- CADARCHIE.) Il Gouvemcment des Dix, institué par les Spartiates en beaucoup de villes, après la prise d'Athènes. Il Gouvernement des Dix, en Thessalie, sous l'autorité de Philippe de Macédoine, il Décemvirat, à Rome.
DÉCARDINALISER (du préf. priv. dé, et de cardinal) v. a. Rayer de la liste des cardinaux : DÊCAai>iNAi.iSER un prélat.
DÉCARÊMER (SE) [du préf. priv. dé, et de carême] v.pr. Se dédommager, en mangeant de la viande, de l'abstinence du carême, il Par ext. Se dédommager dune privation quelconque en s'accordant largement ce qu'on s'était refusé jusqu'alors.
DÉCARGYRE (de déca. dix, et du gr. arguros, argent) n. m. Antiq. Monnaie appelée aussi majorine. en usage dans l'empire grec, et qui valait 10 argyres, environ 1 fr. 80 c.
DÉCABHAPHE n. m. Bot. Syn. de miconie.
DÉCARQUE {kark' — gr. dékarkhos ; de déka, dix, et arkhos, chef; n. m. Antiq. gr. Commandant d'une section de dix hommes, dans les armées grecques. (On dit aussi déca- DABQUE.I H Décemvir, à Rome.
DÉCARRADE {ka-rad' — rad. décarrer) n. f. Fuite, évasion ; sortie.
DÉCARRELAGE {ka-re-laj') n. m. Action de décarreler; résultat de cette action.
DÉCARRELER [ka-re — du préf. priv. rf^, et de carrenu. Double la lettre / devant une syllabe muette : Je décaiTelle. Tu décarrelleras) v. a. Oter les carreaux d'un lieu carrelé : DÉCARRELER Une cuisîne.
DÉCARRER (ka-ré) v. n. Arg. S'enfuir, s'évader; sortir. Il Décarrer de belle. Sortir de prison sans être mis en jugement.
DÉCARTONNER {to-né — du préf. priv. dé, et de cartonner) V. a. Enlever le carton de : Décartonner un livre.
Se décartonner, v. pr. Etre, devenir décartonné.
— Arg. S'approcher du moment de la mort, perdre ses forces.
DÉCARVER {du préf. priv. dé, et de écart] v. a. Mar. Maintenir l'écart de deux pièces de charpente au moyen d'une troisième, qui est chevillée tranaversalement aVcc chacune des deux premières.
DÉCASCHISTIE {ka-chi-stl) n. f. Genre d'arbrisseaux indiens, de la famille des malvacées, tribu des ketmies.
DÉCASEMENT man — du préf. priv. dé, et de case) n. m. Action d'ûter de sa case ou des cases.
DÉCASER (,rad. décasement) v. a. Oter de sa case, de son casier : Décaser des papiers, il Par ext. Faire sortir de son logement : Décaser wn locataire.
— Fig. Déplacer, priver d'une position acquise ; Décaser un fonctionnaire.
— Jeux. Faire partir d'une case, en parlant d'une pièce du jeu d'échecs ou d'uu autre jeu.
Se décaser, v. pr. Etre décasé, il Se déplacer, se déloger soi-même.
DÉCASERNEMENT {man — du préf. priv. dé, et de caserne^nent) n. m. Suppression du casernement, et, par ext., do l'internat.
DÉCASERNER (rad. décasernement) v. a. Modifier le régime intérieur d'un établissement en ce qui le faisait ressembler à celui des casernes : Décaserner les lycées.
DÉCASPERME {spèt'ni' — de déca, et du gr. spenna, semence) adj. En T. de bot.. Qui renferme dix semences.
— n. m. Genre d'arbustes de la famille des myrtacées, originaire de l'Asie tropicale.
DÉCASPORE {spor') n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille des épacridées, comprenant six espèces, qui croissent en Australie et en Tasmanie. Syn. de trochocabpe.
DÉCASQUER {ské — du préf. priv. dé, et de casque) v. a. Oter le casque à : Décasquer un soldat.
Se décasquer, v. pr. Oter son casque.
DÉCASTER isté — du préf. priv. dé, et de caste) v. a. Exclure d'une caste.
Se décaster, v. pr. Sortir volontairement d'une caste.
DÉCASTÈRE (stèr' — de déca, et slèi'e) n. m. Métrol. Mesure pour les solides, égale à 10 stères ou 10 mètres cubes. ^'. métrique (système).
DÉCASTYLE {stil'— de rfeca, et du gr. *^»Zos, colonne) adj. En T. darchit.. Dont le front est orné de dix colonnes . Le temjdt de Jupiter Olympien, à Athènes, était DÉCASTTLE
— n. m. Edifice décastyle : Un décastyle. DÉCASYLLABE (de déca, et syllabe) adj. Qui a dix syllabes : L'n mot décasyllabe. Un vers décasyllabe. H On
dit aussi DÊCASYLLAB1QUE.
— n. m. Vers composé de dix syllabes.
— Encycl. Le décasyllabe est île beaucoup le plus ancien do tous les vers épiques français. Il a été employé dans les plus vieilles chansons de geste. On lo rencontre pour la première fois, en français, dans la Chanson de saint Alexis. Il a été employé dans la Chanson de Roland, ce type des épopées françaises. Il est même, le plus souvent, une preuve de l'ancienneté d'une pièce. Sur environ quatrevingts chansons de geste qui nous sont parvenues, une bonne moitié est dans ce rythme. Le décasyllabe épique comporte deux accents toniques ; l'un sur la 4' syllabe, l'autre sur la 10". Il on est de même si la 4" ou la 10" syllabe sont suivies d'une atone : celle-ci ne compte pas dans la mesure. Lo vers peut donc avoir dix, onze ou douze syllabes. La césure médiane vient après la 4* syllabe non suivie d'une atone ou après la 5' syllabe atone.* Ex. :
Carie li reis. — nostre emperère majîne. De nos oetages — ferat trancher les testes.
Dans le décasyllabe moderne, il faut que l'atone qui
suit la 4" syllabe accentuée s'élide; sinoiit le vers serait faux :
Dans certain cont(e) — en rimes barbouillé.
Voltaire.
Des poètes contemporains ont employé le déoasyllahc coupé en deux hémistiches égaux do cinq pieds :
En me promenant — ce soir au rivage Où pondant une heure — k vous j'ai rÊvé, J'ai laisat^ tomber — mon cœur sur la plage : Vous veniez après — et l'avez trouva.
A. Dumas fils.
Dans quelques chansons de goste {Aïol, Audiaier^ Girard de RoH.ssillon), la césuro vient après la tî" syllaho accentuée {ou après la 7" atone). Dante, dans la Divine ('onukiie, emploie un vers décasylhibo qui possède les doux sortes de coupes, après la 4' ou la (■."> syllabe accentuée.
Vheroic verse (ou décasyllabe anglais), qu'emploie Shakspoare, rappelle également le décasyllabe épique français. Quelle est l'origine du décasyllabe? Dos niétriciens l'ont fait dériver do l'hexamètre latin, en se fondant sur la ressemblance de ce dernier vers, au point de vue do l'accentuation rythmique, avec le décasyllabe qui contient deux atonos, lequel a, en réalité, douze syllabes.
DÉCASYLLABIQUE {bik' — rad. décasyllabe) adj. Qui a dix syllabes : Un mot. Un vers décasyllabique.
DÉCATHOLICISER (si-r^— du préf. priv. dé, et de catholique) V. a. Faire cesser d'être catholique : Changez la »mtière de l'enseignement, et vous décatholicisez le royaume. (Proudh.)
Se décatholiciser, v. pr. Etre décatholicisé.
DÉCATIR (du préf. priv. dé, et de calir) v. a. Oter le cati, l'apprêt que le fabricant a donné à une étoile de laine : Décatir du drap, il Démêler le poil d'une peau destinée à la fabrication des chapeaux, ii Séparer les brins d'un écheveau que l'humidité a collés ensemble.
— Fam. Priver de sa fraîcheur, do sa beauté : Rien ne DÉCATIT les femmes comme l'emploi des fards.
— Fiç. Priver de sa candeur, de sa naïveté. Se décatir, v. pr. Etre, devenir décati. DÉCATISSAGE (ti-saf) n. m. Opération qui consiste à
soumettre le drap à l'action de la vapeur, alin de lui enlever le lustre et le brillant produits par le pressage à chaud, et lui faire perdre l'excès de largeur factice qu'il a pu gagner par le ramage, ii On dit aussi délustrage.
— Encycl. On décatit les draps en les exposant à la vapeur d'eau dans des machines spéciales appelées hoite à vapeur, table à décatir et machine à décatir sans plis. Par ces procédés, on fait renfler la laine écrasée par le premier apprêt. On laisse ensuite les draps empilés pendant quelques heures pour permettre au poil de se redresser complètement, puis on les place, recouverts de toiles, entre des feuilles de zinc, sous une presse qui en extrait l'humidité et égalise le décatissage, sans pourtant rendre à l'étotfo le brillant qu'elle avait précédemment; on les brosse vigoureusement, afin d'en relever le poil ot do leur donner un aspect velouté. Les draps sont livrés au commerce non décatis. On décatit aussi les toiles de chanvre, de lin ou de coton, en les passant â l'eau de savon ot en les étirant en tous sens avant qu'elles ne soient sèches, pour éviter un trop grand rétrécissement.
DÉCATISSEUR {ti-seur\ EUSE n. Celui, celle qui décatit, qui fait le décatissage chez les apprêteurs.
DÉCATOME n. ra. Genre de coléoptères tétramères vésicants, ayant pour type le décatome marqué d'un croissant de la région du Cap.
DECATROPIS [dé, piss) n. m. Bot. Genre de rutacéeszanthoxylées, originaire du Mexique.
DecaTUR, villes des Etats-Unis: i" dans l'Illinois; 18.700 hab. Point de convergence d'une quantité do lignes de chemin de fer; aussi l'a-t-on comparée au centre d une roue. Importance considérable comme entrepôt des produits agricoles des territoires environnants. Sa population s'accroît avec la plus grande rapidité. — 2" Dans l'Etat de Géorgie; 2.500 hab. ViUo réputée par la salubrité de son climat et la beauté de ses environs. — 3" Dans l'Etat d'Indiana; 3.140 hab. — 4^ Dans les Etats de Wisconsin, Mississipi, lowa, Tennessee, Alabama.
Degauville (Paul), industriel et homme politique, né à Petit-Bourg (Seine-et-Oise) en 1846. Il s'occupa (faborri d'agriculture, puis créa à Petit-Bourg une usine où il construisit le matériel de petits chemins de fer portatifs, à voie étroite, destinés surtout aux grandes exploitations a!gnco- 1 os . Depuis 1891, Paul Decau vi lie est sénateur do Seine-ot-Oiso.
DecauvUle
fer) ou substantiv. De-
v^,/» f«t-,i« H^ Chemin de fer Decauvilm : I. Voie droit*»;
voie lorree ae j. Voie courbe; 3. Aiguillage & deux voies faiblo largeur, symétrique»
rivée sur traverses môtalliquos, et qui rend de grands services à do nombreuses inaustries, par suite do la facilité qu'elle offre dans son ajustement et son démontage. Lo petit decauvillo qui desservit l'Exposition universelle de 1889 à Paris transporta plus de 6 millions de voyageurs.
DegaUX (Gilles), littérateur et poète français, né à
Lignerib (Calvados) vers 1082, mort ou 173J. Descendant <le Cornoillo par sa mère, il composa uno tragédie, Marius, représentée en 1745, et où l'on remarqua quelques bons vers. Il devint ensuite directeur dos formes en Francho- Comté, puis on basse Normandie. On a de lui quelques pièces (lo vers qui ne manquent pas de mérite; entre autres, l'Horloge de sable, figure de la vie humaine (1714). Decaux (Louis-Victor Blacqdtîtot, vicomte), général français, né à Douai on 1775, mort on iKlTi. Il se Ut remarquer aux armées dos Ardonnes, du Hliiu, de Rhin-rt- Moselle, remplit les fonctions do chof d'état-major il la Grande Armée en 1806, ot contribua à faire échouer l'expédition de lord Chatham à Walchoron on armant les côtes do l'Escaut (1800). Il devint conseiller d'Etat on 1817 ot
DECASYLLABIQUE — DÉCEMBRE
Duc Decazea.
Hetitenant général en 1823; il etit lo portefeuille do la guerre dans lo cabinet Martignac.
DÉCAVAGE (in/) n. m. Etat d'une personne décavée.
DÉCAVAILLONNER [va-iU-o-né [H mil.] — du préf. priv. dé, ot de cavaillon) v. a. Déchausser, onlovor, on parlant de la vigne, les
petits cavaliers DécavaiUonnouae,
ou cavaillons que la rechavsseuse a laissés le long des cops.
DÉCAVAIL- LONNEUSE {va-
ill'0-neuz'[Um\\.]
— rad. décavaiûonner) n. f. Charrue do forme spéciale,
qui sert à décavaillonnor.
DÉCAVER (du préf. priv. dé, et de cave) v. a. Gagner toute la cave â un autre joueur.
— Fam. Ruiner, faire perdre sa fortune ou sa position. Décavé, ée part. pass. du v. Décaver.
— Substantiv. Joueur, joueuse qui a perdu toute sa cave.
Se décaver, v. pr. Etre décavé, perdre sa cave.
DecazeS (Elie, duc), homme d'Etat français, né à Saint-Martin-de-Laye (Gironde) en 1780, mort à Decazeville en 1860. Il fut d'abord avocat à Libourne, juge au tribunal de la Seine (1806), conseiller de cabinet doLouis Bonaparte, roi de Hollande (1807), puis conseiller à la Cour d'appel de Paris (I8il); mais sa fortune politique ne commença qu'avec la Restauration. Son empressement à se rallier aux Bourbons, en 1814, et son refus do servir Napoléon pendant les Cent-Jours lui valurent successivement, avec la contiance de Louis XVIII, le poste de préfet de police (juill. 1815), un siège à la Chambre (août) et le ministère de la police générale (septembre). Il ne cessa de soutenir, dans les conseils du pouvoir, une politique de modération , tendant, comme il le disait.
!■ à royaliser la nation et à nationaliser le royalisme », afin d'affermir la monarchie des Bourbons. La faveur croissante de Louis XVHI lui permit bientôt de l'appliquer par lui-même.
Après le départ du duc de Richelieu, il reçut le ministère de l'intérieur (janv.
1819), et, peu après, la présidence du conseil (novembre). Il donna une vigoureuse impulsion aux travaux publics et fit voter une loi libérale sur la presse. Mais les inimitiés que sa modération avait soulevées dans le camp dos ultras furent réveillées par l'assassinat du duc de Berry (févr. 1820), et amenèrent sa chute. Louis XVIII, qui l'avait déjà nommé duc et pair, dut le sacrifier, malgré ses répugnances personnelles, et lui donna comme compensation l'ambassade de Londres. Il n'y resta que deux ans et revint siéger à la Chambre des pairs, dont il devait être grand référendaire, de 1834 à 1848. Après la révolution du 24 février, il rentra dans la vie privée et se consacra à des entreprises industrielles, dont la plus importante fut la création des forges de Decazeville (Aveyron).
DEGAZES^Louis-Charles-Amanieu,ducDEGLOcKSBERG), homme politique français, fils du précédent, né à Paris en 1819, mort au château de Graves (Gironde) en 1886. Il entra d'abord dans la diplomatie et fut successivement secrétaire d'ambassade à Londres, puis ministre plénipotentiaire à Madrid et à Lisbonne. Il rentra dans la vie privée en 1848 et n'en sortit qu'en 1871, nour aller siéger comme député de la Gironde à l'Assombléo nationaloT II y prit place au centre droit. Après la chute de Thiors, do Broglio l'appela d'abord ù l'ambassade de Londres (nov. 1873), puis au ministère des affaires étrangère». Il devait garder ce poste pendant quatre ans, ot s'en servir pour faire prévaloir au dehors uno politique de réserve ot do prudence. Le tsar lui témoigna uno confiance sympathique. Elu député de Paris en 1876, il se présenta 1 année suivante à Puget-Théniers, mais vit son élection invalidée par la Chambre. Il avait dû quitter son portefeuille lors de la formation du ministère Rochobouët (nov. 1877).
DECAZESIA {dé, zé) n. f. Bot. Genre do composées d'Australie.
Decazeville, ch.-l. de canton de l'Aveyron, arr. ot à 39 kil. do Villefranche, sur lo Rieumort, affluent gaucho et à 3 kilom. du Lot, à 225 mètres d'altitudo; 12.000 hab. [OecazeviUiens, €nnes.)C\\. do f. Orléans. C'était un simple hameau appelé Lasalle, quand, en 1830, on y fonda des forges, sous lo patronage au duc Decazes (d'où le nom do la ville). Industrie métallurgiiiuo ; hauts-fourneaux ; aciérie ; laminoirs ; ateliers do construction ; fonderie. Houillères çil et là, enflammées depuis des centaines d'années, qu'il faut isoler de la masse compacte par dos murailles opaissos. Ces houillères produisent do très bon charbon. Los sociétés exploitantes sont ; la Société Commontry-Kourchambault- Dccazevillo ot la Société des Houillères do Bouquiôs. — Lo canton a 7 comm. et 15.452 hab.
Degcan ou Dbkhan, vaste région do l'Inde anglaise. Le DaUrhani (ou pays du Sud), na pas toujours ou les mémos limites. Les anciens livres sanscrits appellent de ce nom tout lo pays au S. dos monts Vindliyas jusqu'au cap Comorin. Depuis, on n'a généralement désigné ainsi quo lo vaste plateau (pfensorrent la Norliuddah au N., la KrichnaauS.,lesGhàtosàrO.(2.00ûm.).otàrE.(l.200m.). Ce plateau s'élève doucement du N. au S., ot do l'E. à l'O.; aussi ses cours d'eau sont-ils tributaires du golfe du Beupalo : ce sont le Godavéry, qui arrose Yanaon (à la France), et lo Kistna ou Krichnu. Le climat y est tempéré et plus sain que sur les côtes; le sol produit surtout du riz, du coton, de la canno à sucre ot du café. Politiquement, cotte région comprend aujourd'hui: nu nord, lo ïiérar, au nordest, la province do Nagpour {haut commissariat des provinces centrales); au contre, l'Etat do Nizam; à l'ouest, la
province du Deccan (présid. do Bombay). — Pour les détails géographiques et historiques, v. Indu.
DècE, empereur romain. V. Decius.
DÉCÉBALE, roi des Daces. Il est probable quo ce nom n'est pas un nom propre, mais l'appellation par laquelle, on langue daciquo, on désignait lo roi ou le chef. Il opposa aux prétentions romaines uno énergie farouche. Il tua le gouverneur do Mœsie, Appius Sabinus, battit Cornélius Fuscus, et contraignit Domitien non à lui payer tribut, comme on l'a dit souvent, mais à conclure avec lui un arrangement. Trajan le vainquit en 103 ot lui laissa la couronne, mais Décébale se souleva bientôt, et vaincu de nouveau, se donna la mort (105). La colonne Trajane fut élevée en mémoire do cette lutte. V. Dacib.
Décébale.
DECEDER [se — du lat. decedere, s'en aller) v. n. Mourir de mort naturelle. (On ne le dit que des personnes.)
— Gramm. Ce verbe ne se conjugue qu'avec l'auxiliaire être.
— Anton. Naître, ressusciter.
Décédé, ée part. pass. du v. Décéder.
— Substantiv. Personne décédée: .S'onnerpownm décédé. DÉCEINDRE {sindr' — du préf. priv. dé, et de ceindre.
Se conjugua comme ceindre) v. a. Oter la ceinture à: DÉCEINDRE un enfant. (Peu usité.) Il Oter, détacher de sa ceinture : Déceindre son épée.
Se déceindre, v. pr. Etre, devenir déceint, n Oter sa ceinture.
DÉCÈLEMENT (S(?-Ze-m(i?i) n. m. Action de déceler; résultat do cette action : Le décèlement d'un complot.
DÉCELER {se-lé ~ de la partie, dé, et de celer. Change l'avant-dernier e en è ouvert devant une syllabe muette : Je décèle. Je décèlerai. Je décèlerais) v. a. Dénoncer, dévoiler, faire connaître la retraite de : Déceler un voleur, un crime, ii Faire connaître l'existence ou la présence de : La vue des plantes marines décèle au pilote le voisinage de la terre.
— Fig. Faire connaître la nature, 1© caractère de : Il y a toujours dans nos manières, dans notre maintien, quelque chose qui rious décèle. ^Balz.) it Prouver, démontrer; être l'indice de : L'envie décelé la médiocrité. (Lévis.)
Se déceler, v. pr. Etre décelé; se faire connaître, se trahir, il Se découvrir, se dévoiler mutuellement.
— EnT.devéner.,Quitter sa retraite, en parlant du cerf.
— Syn. Déceler, découvrir, dévoiler, révéler. Déceler^ c'est faire deviner, amener indirectement à connaître ce qu'une personne mettait tous ses soins à tenir caché. Découvrir, c'est ôter ce qui empêchait de voir, rendre visible ce qui échappait aux regards. Dévoiler, c'est écarter le voile qui cachait quelque chose, rendre tout à fait apparent ce qui n'était aperçu que d'une manière confuse et souvent erronée. Enfin, j'évéler se dit des choses secrètes : on révèle une conspiration; ou de celles qui échappent à la raison humaine par leur nature môme.
DÉCELEUR, EUSE n. Personne qui décèle : Le prix d'argent promis au déceleur. (Amyot.)
DÉGÉLIE (lat. Decelium), ville de la Grèce ancienne (Attique), près des sources du Céphise. C'était l'une des douze cités de la confédération ionienne. Les Spartiates s'y établirent en 413, sur le conseil d'Alcibiado, et purent de là ravager sans relâche les meilleures terres de l'Attique. Aussi la dernière partie de la guerre du Péloponèse estelle appelée souvent guerre de Dêcêlie, Le tombeau do Sophocle se trouvait dans cette localité.
DÉCEM {sèni — mot lat. qui signiflo dix)^ préfixe qui indique un nombre de dix.
DÉGEMBRAJLLARDS {aan-bra-ill-ar) ou DÉCEMBRI- SEURS [san), ou RATAPOILS n. m. pi. Noms donnés, do 1849 à 1851, aux membres de la société bonapartiste du Dix-Décembre. — Un deckmbraiiaard ou décembriseur,
ou R^VTAPOIL.
— Enctcl. Un grand nombre de décembraillards s'étaient donné pour tâche d'accueillir le prince-président, à sa sortie de l'Elysée, par do bruyantes acclamations. Par extension, cette appellation s'étendit aux auteurs ot exécuteurs du coup d'Etat du 2 décembre 1851.
DÉCEMBRE {sanbr — lat. december; de decem, dix) n. m. Dernier mois de l'année moderne, ainsi nommé parce qu'il était le dixième do l'année romaine.
— Poétiq. Saison d'hiver.
— FjNcycl. Chronol. Dans le premier calendrier romain, qui commençait au mois de mars, le dixième mois s'appelait n'aturolloment
décembre, ot il conservacenom depuis que l'édit do Charles IX (1564) a fait commencer l'année au mois do janvier. Comme on avait donné à deux mois les noms do Jules César et d'Auguste (juillet, août^, l'empereur Commode fit donner colui d'Amazone au mois de décembre , on l'honneur d'une dame romaine dont il possédait, dans un anneau, lo portrait représenté on amazone. Mais cotto galante dénomination no survécut point à celui qui l'avait imposée.
Vnrs lo 21 ou lo 22 décembre, le soleil entre dans lo signe du Capricorne, ot l'hivor commence. C'est lo jour le plus court de 1 auuéo.
— Econ. rur. Pendant le mois do décembre, les travaux
DtJcembro, dmnll do Pl<^rro Rcymood
(Louvro).
DECEMBRIO — DÉCENTRALISATION
de la culture proprement dite sont interrompus; le cultivateur doit proliter de co chômage pour s'appliquer spécialement aux choses de l'intérieur.
On peut profiter, en décembre, des gelées qui durcissent la terre pour conduire dans les champs des fumiers, des marnes, des composts. C'est aussi le moment de répandre sur les prés tourbeux et humides du noir animal et des phosphates fossiles. Lorsque le temps le permet, on exécute des labours d'hiver dans les terres argileuses
Décembre il Etude), par Cibati-:>I [anc. Hôtel de ville de Paris].
OU arcilo-calcaires. On sait que ces labours n'exigent pas les mêmes soins que ceux de printemps. On peut les exécuter en tout temps, pourvu que la terre ne soit ni gelée ni excessivement humide. On doit encore proliter de ce temps pour curer les fossés et les rigoles d'écoulement. afin d'éviter le séjour trop prolongé de l'eau dans les terres ensemencées.
Le travail des plantations d'arbres ou d'arbustes forme aussi une des plus importantes occupations de l'agriculteur et du jardmier, pendant le mois de décembre.
En décembre, les travaux de jardinage chôment moins que ceux de la grande culture. Dans les potagers, on fait des défoncements. Les couches demandent beaucoup de soins. On en fait successivement pour faire de nouveaux semis et pour repiquer le plant de ceux qui ont été faits en novembre. On sème en pots les premiers melons, que l'on met en place, le mois suivant, sur des couclics minces. Si le froid suspend la végétation des fraisiers des quatre saisons sous châssis, on les entoure d'uue couche do fumier neuf.
Les travaux de la pépinière ne consistent guère que dans la levée des arbres, lorsqu'il ne gèle pas, dans la fumure et le défoncement des carrés- qu'on se propose de planter. Dans les jardins d'agrément, on arrange les massifs, on dispose des points de vue, enfin on commence à préparer toutes choses pour le retour du printemps.
Décembre 1851 (coup d'Etat de). Nom donné couramment au coup d'Etat exécuté, le 2 décembre 1851, par Louis-Napoléon.alorsprésidentde la République française.
— Encycl. Hanté par le rêve d'une restauration napoléonienne, qu'il avait tenté de réaliser déjà à Boulogne et à Strasbourg, le prince Louis-Napoléon se voyait, une fois président de la République, à portée de sa suprême ambition : l'Empire, avec son gouvernement personnel. L'Assemblée était divisée, impopulaire; elle avait voté la mutilation du suffrage universel; elle n'avait pour elle ni le peuple ni l'armée. Le prince fit déposer, pour séduire le premier, un projet de loi rétablissant le suffrage universel ; pour être le maître de la seconde, il destitua Changarnier, commandant de la garnison de Paris, s'entoura de généraux, donna le ministère de la guerre à Saint-Arnaud, la Eréfecture de police à Maupas, qui lui étaient dévoués. ,e général Magnan fut mis à la tête des troupes ; Morny dirigeait toute la conspiration. Dans la nuit du i" au 2 décembre, elle éclata." Des décrets et proclamations furent imprimés en grand secret et affichés dès le matin. Par l'un de ces décrets, l'Assemblée était dissoute, le suffrage universel rétabli, le peuple convoqué dans ses comices, l'état de siège institué. Dans une proclamation, Louis-Napoléon dénonçait les « complots » de l'Assemblée et promettait de soumettre à la nation une constitution inspirée des institutions du Consulat. Cette même nuit, seize représentants, entre autres Bedeau, Changarnier, Lamoricière, Cavaignac, Le Flô, Charras, Thiers, etc., étaient arrêtés et enfermés à Mazas, et Magnan mettait sur pied toute la garnison. Dès le matin, les députés de la majorité essayèrent, mais en vain, de pénétrer dans le Palais-Bourbon, occupé par les troupes. Deux cent vingt d'entre eux se réunirent sous la présidence de Berryer, à la mairie du X» arrondissement ; ils venaient de proclamer la déchéance de Louis-Napoléon, lorsque le général Porey fit évacaer le local et conduire les représentants â la caserne du quai d'Orsay, d'où ils furent dirigés sur Vincennos ou sur le Mont-Valérien. La résistance légale était vaincue. Restait l'insurrection : Victor Hugo, Michel de Boui^es, Carnet, Jules Favre, Madier do Montjau, de Flotte. Schœlcher tentèrent de l'organiser. Le 3, ils essayèrent do soulever les faubourgs. Des barricades s'élevèrent. Sur celle du faubourg Saint-Antoine, le représentant Baudin fut frappé mortellement. Ces barricades lurent enlevées. Dans la nuit du ■!, elle se relevèrent et se multiplièrent. Des combats acharnés curent lieu autour de chacune d'elles. Finalement, les insurgés furent vaincus. Une fusillade et une canonnade meurtrières, balayant sur les boulevards la foule des prom*^nnurs inoffensifs, mit fin à la lutte. Dans la Nièvre, l'Hérault, la Drôme, le Var, les Hasses-Alpes. etc., la résistance au coup d'I'Jtat fut violente, mais éjjalement écrasée. Alors, commença la répression. Ayant tait approuver ses actes par le suffrage universel (7439.2 16 ouij, Louis-Napoléon mit en état de siège trenlo-doux départements, fit emprisonner plus do cent mille citoyens, et institua des commissions mixtes qui renvoyaient aux conseils de guerre, déffortaient ou expulsaient de France tous les suspects. En même temps, les biens do la maison d'Orléans étaient eai-sis cl réunis au domaine public. La nouvelle constitution fut nromulguée le U janvier 1852. Elle conservait lenom do la République, et confiait le f^ouvornemont pour dix ans à Louis-Napoléon, qui n'allait pas tarder À se proclamer empereur.
Plus do vingt mille familles avaient eu à souffrir du coup d'Etat dans leurs personnes, tours biens ou leur situation.
La loi du 30 juillet 1881, complétée par celle du mois d'août 1882, accorda aux victimes du 2-Décembre une somme annuelle de 8.310.000 francs, répartie en rentes et pensions, ainsi qu'un certain nombre d'emplois.
DCCEMBRIO (Pierre-Candide), littérateur italien, né à Pavie en 1399, mort à Milan en H77. Il était fils d'un érudit, Uberto Decembrio, auquel il succéda comme secrétaire du duc de Milan. Après la mort du duc Philippe- Marie (1447), les Milanais, ayant proclamé la républiblique, éliront pour chef Decembrio, qui se rendit en France pour demander l'appui de Louis XI contre François Sforza. Celui-ci s'étant rendu maître de Milan, Decembrio alla se fixer à Rome, où Nicolas Vie nomma secrétaire apostolique. On a de lui. en latin : une Vie de Philippe-Marie (1625) ; une Vie de François Sforza ;nne traduction d'Appien (1472), etc. — Son frère, Angelo Decembrio, né âVigevano, mort vers 1470, fut ambassadeur de Jules II auprès du duc de Milan, et acquit une grande réputation à la fois comme homme d'Etat et comme écrivain. Son ouvrage principal a pour titre ; Libri scptcm de Policia litteraria (Augsbourg, 1540).
DÉCEMBRISADC [san) n. f. Se dit des violences exercées â Paris contre les ennemis du coup d'Etat de décembre 1851.
DÉCEMBRISEURS n. m. pi. Hist. V. DBCEMBRAILLARDS.
DÉCEMDENTÉ, ÉE {^èm'-dan — de décem, et denté) adj. En T. de bot., Qui est terminé par dix dents : Corolle
DÉCEMDENTËE.
DÉCEMDIURNE {sèm' — de décem, et diurne) adj. Qui a lieu tous les dix jours.
DÉCEMFIDE adj. Bot. Syn. de décafide.
DÉCÉMIUM n. m. Bot. Syn. de hydrophylle.
DECEMJUGIS {dé-sèm\jiss — du lat. decem, dix, et jur/is, qui se rapporte à l'attelage) n. m. Char à dix chevaux attelés de front, dont les Romains faisaient quelquefois usage dans les triomphes ou dans les jeux. (Néron conduisait un do ces attelages, quand il fut vainqueur aux jeux Olympiques.)
DÉCEMLOCULAIRE (s^m', l^r' — de décem, et du lat. loculus, logette) adj. Qui est divisé en dix loges.
DÉCEMMENT (sa-man) adv.
D'une manière décente : Etre vêtu DÉCEMMKNT. Decemjugis.
— Par est. Convenablement;
selon les règles, soit de la politesse, soit d'une sage conduite ou d'une saine appréciation : Déce.mment, on ne peut sortir par un pareil temps.
— Anton, indécemment, impudemment.
DÉCEMNOVAL, ALE, AUX (sèm' — de décem, et du lat. jiovcm, neuf) adj. Chronol. Qui dure dix-neuf ans : Cycle
DlicEMNOVAL.
DÉCEMPARTI, lE [sèm' — do décem, et du lat. partïtus, divisé) adj. Qui est divisé jusqu'à la base en dix parties.
DÉCEMPÉDATEUR (sèm' — lat. decempedator; formé de dccempeda) n. m. Antiq. rom. Arpenteur qui prenait ses mesures avec une mesure de 10 pieds appelée decempeda.
DECEMPRIMI [dé-sèm') n. m. pi. Dr. rom. A Rome et dans beaucoup de colonies et do municipes. Les dix premiers sénateurs dont le rang était le plus élevé, il Sous le Bas-Empire, Officiers de la maison de l'empereur, qui venaient après le primicerius. ii Sing. decemprimus {muss.)
DÉCEMRÈME {sèm' — de décem, et du lat. remus, rame) n. m. Navire de guerre à dix rangs de rames.
— Encycl. Ces rangs n'étaient évidemment pas verticaux. En effet, si les mots birèmes, trirèmes, désignaient les vaisseaux à
deux, à trois XXXXXXXXXX
rangs de rames xXXXXXXXXX
superposés, il ^ ^ ^
était pratique- XXXXXXXXXX
ment impossible XXKXXXXXXX
de Repasser cinq wv->^Sïyvyy>^X rangs superpo- XXXXXX>;xxp(
ses. On a donc Décemrème.
supposé qu'au
delà de cinq rangs de rames, les rangs sont comptés de l'avant à l'arrière, sur une hauteur de cinq rangs, disposés en diagonale. Ainsi, la. décejurème serait une galère ayant de l'avant à l'arrière dix rangs de rames â cinq rames superposées, suivant la disposition ci-jointe.
Ce n'est là qu'une hypothèse, que les textes anciens ne fournissent pas. Elle "a, du moins, pour elle le bon sens. Comment expliquer autrement le fait que Ptolémée construisit un navire à quarante rangs de rames?
DÉCEMVIR {séin' — du préf. décem, et du lat. riV, homme) n. m. Hist. Nom donné à dix magistrats qui furent créés à Rome, d'une far^on exceptionnelle, pour rédiger un code de lois : Les premiers décemvirs fire7it les lois des Douze Tables, il Décemvirs litibus judicaridis, Juges de- la plus ancienne époque qui, depuis Auguste, firent partie du tribunal des ccntumvirs. il Décemvirs sacerdotaux {dtce/nviri sacris faciu/idis). Collège d'interprètes des livres sibyllins. 11 Décemvirs militaires, Bas officiers qui commandaient dix soldats, nommés aussi dêcans.
— Par ext. Membre de toute espèce de commission composée de dix personnes nommées légalement.
— Encycl. Hist. Les décemvirs étaient des magistrats exceptionnellement chargés à Rome, au v' siècle av. J.-C, do la rédaction des lois. En 462 av. J.-C. le tribun "Terentilius Arsa fit adopter un plébiscite portant que cinq citoyens seraient chargés de codifier les coutumes. Le sénat résista. Mais, pendant huit ans, la plèbe renomma les rnêmes tribuns, et, en l'an 300 de Rome, le sénat consentit à une transaction. Une commission de dix membres fut élue pour un an dans les centuries, les dccemviri Icffibus scribendis, qui furent investis de Vimnerimn et furent les seuls magistrats do la cité; toutes les autres magistratures, le tribunal lui-mômo, furent suspendues pendant ce temps. Une commission do cinq mr-mbrcs avait été chargée, dit-on, avant leur élection, d'aller étudier en Grèce les lois helléniques. Los décemvirs, au nombro desquels était Âppius Claudius, rédigèrent dix lois.
Mais, le code ayant paru incomplet, de nouveaux décemvirs furent nommés l'année suivante, et, parmi eux, des plébéiens ; on fit deux autres lois qui, jointes aux dix premières, formèrent la loi des Douze Tables. Mais les décemvirs cherchèrent à se maintenir abusivement au pouvoir et tyrannisèrent la cité. A la suite de l'attentat commis par Appius Claudius sur la fille du tribun Virginius, la sécession de la plèbe sur le mont Sacré obligea les décemvirs à abdiquer.
DÉCEMVIRAL, ALE, AUX {sèm') adj. Hist. rom. Qui appartient aux décemvirs : Collège décemviral. Autorité MX'ENmRALE. Il Lois déccmvirales, Lois des Douze Tables, portées par les décemvirs.
DÉCEMVIRAT {sèm', ra) n. m. Dignité de décemvir, magistrature décemvirale : Le peuple romain se constitua lui-même en établissant le décemvirat. Il Epoque des décemvirs : Pendant le premier décemvirat.
DÉCENCE {sanss — du lat. decentia, même sens) n. f. Honnêteté extérieure; bienséance qu'on doit observer quant aux lieux, aux temps et aux personnes : La décence, à l'égard du monde, est la conformité d'action et de langage avec les usages reçus. (^larmont.) il Bienséance en ce qui concerne la pudeur : La décknce est la grâce de la vertu et le fard du vice. {M""" de Lambert.) Il Bienséance dans le langage, les manières : Mettre de la décence dans ses expressions. (Acad.)
— Décence oratoire. En T. de rhét., Harmonie parfaite qui doit régner entre la contenance, les gestes, l'accent d'un orateur et le sujet du discours qu'il prononce.
— Syn. Décence, modestie, pudeur, pudicité. La décence, en tant qu'elle est synonyme de pudeur et de pudicité, regarde la tenue, le maintien, l'habillement; la inodestie se rapporte aux actions et aux paroles ; la pudeur, aux sentiments mêmes, mais aux sentiments qui se manilestent par des actes ; c'est une extrême délicatesse qui fait que l'âme est vivement blessée de tout ce qui pourrait altérer sa pureté; enfin, la pudicité tient à la nature même do l'âme; elle a quelque chose d'intime et produit nécessairement la pudeur, la modestie et la décence.
— Anton. Immodestie, incongruité, indécence, inconvenance et disconvenance, licence, messéance, obscénité.
DÉCÈNE II. m. Chim. Syn. de décylène.
DÉCENNAIRE {sèn-nèr — du lat. decem, dix) adj. Qui procède par dix : Numération décennaire.
DÉCENNAL, ALE, AUX {sèn ~ du lat. decennalis, même sens; de decem, dix, et munis, année) adj. Chronol. Qui dure dix ans, ou qui revient tous les dix ans : Magistrature
DÉCENNALE. FétCS DÉCENNALES. Prix DÉCENNAUX-
— Hist. Tribunal décennal ou Tribunal, Conseil des Dix, Celui qui, à Venise, connaissait des affaires criminelles.
DÉCENNALES (sèn* — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. pi. Antiq. rom. Fêtes instituées par Auguste.
— Encycl. Antiq- rom. Les décennales furent instituées par Auguste, l'an 726 de Rome, lorsque le sénat lui renouvela pour dix ans les pouvoirs dont il était investi. Les mêmes fêtes eurent lieu aux prorogations suivantes; les consuls proclamaient, au nom du peuple, la continuation de l'empire et les féies décennales. Les successeurs d'Auguste célébrèrent aussi les décennales au commencement de chaque decennium, comme si c'eût été l'époque de la prorogation de leur autorité; mais les jeux et les sacrifices seuls furent conservés : la proclamation fut supprimée. Les fêtes décennales étaient encore célébrées sous Constantin.
DÉCENNIE {sén'-nî — de décem, et du lat. annus, année) n. f. Période de dix ans, nombre d'années que l'on compte pour exploiter un bois ou une partie de forêt.
DÉCENT {san), ENTE [du lat. decens, même sens] adj . Qui est selon les règles de la décence, de l'honnêteté extérieure : Habit décent. Il Qui est conforme à la pudeur : Maintien décent, ii Qui a de la décence dans ses manières, dans ses discours : Orateur décent.
— Par e.vt. Raisonnable, conforme aux règles d'une sage conduite, aux appréciations d'un jugement sain : Bisquer sa fortune à la Bourse, est-ce décent?
— n. m. Ce qui est décent : La différence du décent et de /'indécent.
— Anton. Déshonnête, immodeste, incongru, inconvenant et disconvenant, indécent, licencieux, malséant et messéant, obscène.
DeceNTIUS Magnus, César romain, qui reçut ce titre à Milan, en 351, de son frère Magnence, que l'assassinat de Constant I" avait fait empereur. H vint s'établir dans les Gaules pour les défendre contre les incursions des Germains, et se fit battre par les Alemauni. A la nouvelle de la défaite et de la mort son frère, il s'étrangla à Sens (353).
DÉCENTOIR ( San - to -ar' i n. m. Outil de carreleur, qui sert à préparer l'aire destinée à recevoir des carreaux, des dalles, n On dit aussi t'i
CINTROIR.
DÉCENTRAGE {san-traj ' n. m. Action de décentrer.
(Se dit en parlant d'un instrument d'optique.) ii Syn. de décentration.
DÉCENTRALISABLE (srtn) adj. Qui peut être décentralisé : Administratwn déCENTRALISABLE.
DÉCENTRALISANT {san, lï-zan)^ ANTE adj. Qui opère la décentralisation.
DÉCENTRALISATEUR, TRICE (.mn) adj. Qui tend à la décentralisation, (jui la demande ou qui la fait : Mesures décentralisatrices.
— n. m. Partisan de la décentralisation. DÉCENTRALISATION {san, si-on - du préf. priv. dé. et
de cenlrali.'iation) n. f. Action de détruire la centralisation administrative, littéraire, etc.; sysièmo politique ou autre, qui tend à ce résultat ; On a fait plusieurs fois des essais ae décentralisation théâtrale.
Monnaie annonçant les premières décennales d'Antonin le Pieux.
— Encycl. Comme pour la centralisation^ il faut distinguer entre ta déceTitralisation politique et gouvernementale et la ilr'ceittralisation administralwe. Kn Kraiico, coux-l;\ seulement pouvont so lUro partisans do lu preuiièro, ([Ui rèvont lo fédéralisme do 1793 ou lo vaguo fodëralisme intercommunal proposé par les hommes do la Commune do 1871. Mais la décentralisation administrative peut ôtro ardemment poursuivie par dos partisans convaincus do l'unité nationale. Les abus d'une centralisation excessive frapperont nn>mo lo gouvernement du second Empire, qui olierclia ù. y rcmodior on remettant aux préfets, et ouqueliiuescas aux sous-préfets, la décision d'un certain nombre d'affaires, oui, auparavant, exigeaient l'examen et l'autorisation du chef do l'Ktat ou des ministres, d'où résultaient dos retards fort préjudiciables. Toi fut le but des décrets du 25 mars 1852, sur la décentralisation administrative, et celui du 13 mai 1861, rjui moditia le précédent. Les lois des 18 juillet 1866 et 24 juillet 1867 élarj,'irent les attributions des conseils généraux ot dos conseils municipaux. La loi du 10 août 1871 et celle du 5 avril 1884 sur l'organisation municipale ont été plus loin : eu restreignant les pouvoirs de l'autorité préfectorale, elles ont voulu donner aux membres des conseils généraux et municipaux l'expérience des affaires et les initier à la pratique dos fonctions publiques.
Mais ces quelques libertés départementales ou communales de France ne sont rien auprès de celles dont la province et la commune jouissent, dans la plupart des pays d'Europe. En Angleterre, le pouvoir central, sauf pour la porcoption de certains impôts, n'intervient en aucune façon dans l'administration des bourgs, des villes ou des comtés, et nulle part n'existent de tribunaux do justice administrative. Il en est de même dans les Etats de l'empire allemand, surtout on Bavière, en Wurtemberg et en Prusse. La Prusse possède, dans la loi du 13 décembre 1872, un code complet, qui organise pour la province, le cercle et la commune, une assemblée élective et un conseil permanent, en même temps qu'elle leur accorde une grande indépendance dans la gestion de leurs intérêts. L'Autriche-Hongrie a réorganisé sur les mêmes bases son régime provincial. L'Espagne a su conserver au milieu de ses vicissitudes politiques une organisation municipale et provinciale qui assure aux provinces et aux communes une véritable indépendance. L'Italie a conservé do larges libertés municipales et provinciales. Il en est de même en Suisse, en Hollande et dans les trois Etats Scandinaves. En Belgique, les délibérations des conseils provinciaux et communaux, depuis plus de soixante ans, sont souveraines et écliappent, dans les limites de la loi, au contrôle de l'autorité royale. Aux Etats-Unis, la décentralisation administrative est complète.
DÉCENTRALISER {san) V. a. Opérer la décentralisation de : DÉcKNTRALisER les pouvoirs.
Se décentraliser, v. pr. Etre décentralisé.
DÉCENTRALISME (srt/i. Ussm') n. m. Système de décentralisation ; Les idées de la Gironde étaient un décentra- LiSME politique.
DÉCENTRALISTE [san, lisst') adj. Qui professe lo décentralisme : Les girondins étaient décentralistes.
— Substantiv. ; Un décentralistk.
DÉCENTRATION {san, si-on) n. f. Techn. Action de décentrer.
— Physiq. Défaut de concours dans les centres des lentilles ; action qui produit ce défaut.
DÉCENTRER (san) v. a. Techn. Déplacer parallèlement les deux bouts d'un tube, après que celui-ci a été ramolli par son milieu.
— Physiq. Opérer la décentration des lentilles. Se décentrer, v. pr. Devenir décentré.
DÉCÉNYLËNE {se) n. m. Chim. Nom donné à chacun des carbures tétratomiques de formule C"H". Syn. décink.
— E.NX'YCL. Un décénylène, C"H", a été préparé en chauffant pondant six heures, en vase clos, le dôcylèno brome, C" H" Br, avec trois fois son volume de potasse alcoolique. Il se forme, en même temps, un éther mixte qu'on peut recueillir. Ce composé a pour densité 0,784 à 4- 10 ; il bout à 165*», sous la pression de 0'",74i.
On a préparé d'autres décénylènes; entre autres, lo
fropql 4~neptadiéne f.4, que Ton obtient en chauffant l'alyldipropylcarbinol avec de l'acide sulfurique additionné de son poids d'eau. On obtient encore un décénylène en chauffant à 200" pendant six heures du camphre avec une solution d'acido lodhydrîque concentrée; eufin, ou on a trouvé un autre en distillant l'essence de résine provenant de la cûlupliane.
DÉCEPTEUR, TRICE [sèp') n. Personne qui déçoit. (Vx.)
DÉCEPTIF («'V') adj. Propre à décevoir : Ce présent dé- CEPTII-. (Curn.) [Vieux.)
DÉCEPTION {si^-psi — ra.d. décevoir) n. f. Tromperie, action do drcovoir : La déception est ce que les hommes pardonnent le moins aisément. (H, Castillo.) ii Action d'Ctre déçu. Il Kvétiomont contraire à ce que l'on espérait, désillusion : /Ji: crut'Ues I)I-:ckptions attendent la femme qui a placé tout son bonheur dans l'amour. (M"* Romiou.)
DÉCEPTIVEMENT [sép')a,dv. D'une manière déceptivo, frauduleuse.
DE CE QUE loc. conj. Parce que. (Sort à désigner la cause, lo principe) : Dk ci-: que vous avez réussi, ne concluez pas que vous êtes habile.
DÉCERCLER {sér'-kté) v. a. Otor los cercles, les cerceaux de : Dkci-:k(:ler des tonneaux.
Se décercler, v. pr. Devenir décerclé.
DÉCÈRE n. f. Antiq. rora. V. DKCBMRfeME.
DÉCERNEMENT {sèr% man) n. m. Action do décerner : Le i)i-:ci;iîNi;MiiNT des récompenses. (Pou us.)
DÉCERNER {aèr'-né — lat. deccrnerc, même sons) v. a. AiTordor, donner, on parlant de récompenses, d'honuours; Dkcehnkr un prix, la courojine.
— Kig. Décerner la palme à quelqu'un, Lo déclarer supérieur ù tous ses concurrents, a tous ses rivaux.
— Décréter, jjrononcer, on parlant d'une peine, d'uno loi, d'un ordre juridique : Décerner nn mandat d'arrêt.
Sedécernei*,v. pr. Etre décerné, ll Décerner ù soi-ml^mo.
DÉCÈS (.?'* — du Int. dcceasus, départ) n. m. Mort d'uno per-
Bonno : Il y a en France moins de naissances que deaùcks.
DÉCENTRALISER — DÉCHANT
~ Acte de décès, Acto destiné à constater légalement le décès d'uno personne.
— Encycl. Dr. L'acte de décès est l'écrit rédigé par l'offuMcr de l'état civil sur des registres destinés, dans chaque commune, à recevoir la constatation légalo do la mort d'une personne.
Les actes de décès (art. 34 et suiv. du Code civ.) doivent énoncer « l'aunôo, lo jour et l'heure où ils seront reçus, les prénoms, nom, âge, profession et domicilo do tous ceux qui y seront dénommés ». Us doivent, en outre, comme tout autre acte de l'état civil, être consignés sur un registre tenu en double (art, 40). La rédaction do l'acte do décès sur une feuille volante priverait cet acto do tout caractère d'authenticité. L'ofticier de l'état civil qui aurait rédigé l'acte sur une feuille volante se rendrait passible dos peines prononcées par l'article 192 du Code pénal.
Los énonciations que doit contenir l'acte de décès sont énumérées par l'article 79 du Code civil : « L'acte do décès contiendra les prénoms, nom, âge, profession et domicile do la personne décédée; les prénoms et nom de l'autre époux, si la personne décédée était mariée ou veuve; les prénoms, nom, âge, profession et domicile des déclarants, et, s'ils sont parents, leur degré de parenté. Le même acto contiendra do plus autant qu'on pourra le savoir, les prénoms, nom, profession et domicile des père et mère du décédé et le lieu de sa naissance. »
L'article 79 du Code civil ne prescrit pas renonciation dans l'acte du jour et de l'heure précise du décès, comme l'a prescrit l'article 57 relatif aux actes de naissance. Ce point demeure donc réservé. L'acte ne fait foi que de sa propre date, et, quant au moment exact du décès, c'est aux tribunaux qu'il doit appartenir de le fixer s'il s'élève des contestations à cet égard.
La vérification des décès est régie par les articles 77, 7S, 81 du Code civil. Elle est faite, d'après la loi, par l'officier de l'état civil ; mais elle est confiée, en fait, à des médecins. Lorsque le médecin a lieu de croire que la mort n'a pas été naturelle, il doit en faire la déclaration. — Pour les signes qui permettent d'affirmer le décès, v. cadavre, MORT.
Les décès au cours d'un voyage de mer sont constatés au moyen d'un acte consigné au rôle de l'équipage et ré(Jigé, sur les bâtiments de l'Etat, par l'officier d'administration de la marine, et, sur les bâtiments de commerce, par le capitaine, maître ou patron du navire (C. civ., art. 86). Quant aux actes de décès des Français morts à l'étranger, ils sont régulièrement rédigés dans la forme usitée et devant les officiers compétents dans le pays.
En cas de perte ou de destruction, ou en cas d'absence des registres de l'état civil, les décès, aussi bien que les naissances et les mariages, peuvent être constatés, tant par titres que par témoins, par tous les modes de preuves, en un mot, de nature à produire la certitude juridique (C. civ., art. 46).
— Syn. Décès, fin, mort, trépas.
— Anton. Naissance, résurrection.
DÉCESSER [sè-sé — du préf. priv. dé, et de cesser) v. a. et n. Barbarisme populaire pour cesser : Enfant qui ne DÉCESSE pas de crier.
DECET IMPERATOREM STANTEM MORI ( Un empereur doit ïHourir debout), mot de Vespasien. V. mourir.
Decetia, ville ancienne de la Gaule Lyonnaise I", chez les Eduens, sur la Loire {Decize). César y réunit le sénat des Eduens.
DÉCEVABLE(rad.^eceuorr)adj. Que l'on peut tromper, qui est sujet à être trompé, il A signifié Trompeur, décevant.
DÉCEVANCE {vanss) n. f. Autref. Action de décevoir.
DÉCEVANT {van), ANTE adj. Qui abuse, qui trompe, qui dtM.'oit : Espoir déckvant. Apparences décevantes.
DÉCEVOIR {vo-ar — du lat. decipere; de capere, saisir : Je déçois, tu déçois, il déçoit, nous décevons, vous décevez, ils déçoivent. Je décevais, nous décevions. Je déçus, nous déçùtnes. Je décevrai, nous décevrons. Je décevrais, nous décevrions. Déçois, décevons, décevez. Que je déçoive, que nous décevions. Que je déçusse, que nous déçussions. Décevant. Déçu, ue) V. a. Séduire, abuser, tromper par quelque chose d'apparent, de spécieux, d'engageant :
Jugeons âulvaut l'âsprit; la lettre nous di^çoit.
A. Maquet. J. Lacroix.
Se décevoir, v. pr. Se tromper soi-même, ii Se tromper réciproquement.
— Syn. Décevoir, abuser, amuser, attraper, donner le change, duper, embabouiner, enjôler, en imposer, leurrer, surprendre, tromper. V. abuser.
DÉCHAGRINER (du préf. priv. dé, et de chagriner) v. a. Egayer, dissiper lo chagrin : Décuaobiner un'joueur rnalheiireiLT.
Se déchagriner, v. pr. Etre déchagriné, ii S'enlover lo chagrin l'un à l'autre.
DÉCHAÎNEMENT {ché, man) n. m. Action do déchaîner ; état do co qui est décbaînô : Le déchaînement des chiens de garde pendant la nuit, il Action do co qui sévit avec fureur : Le déchaÎnemknt des vents, de la tempête. — Fig. Emportement, furour, transport : Le déchaînement des passions, de l'envie contre le mérite.
DÉCHAÎNER {chê — du préf. priv. dé, et do chaÎ7ie) v. a. Otor la chaîne, les chaînes do : Déchaîner des captifs, un chien.
— Fig. Livrer à sa furour, on parlant des éléments : OÉcHAiNKR les vents, les flots, la tempête, n Exciter, animer, soulever : Deciiaînkk la haine.
Déchaîné, ée part. pass. du v. Déchaîner.
— Fam. Diable déchaîné. Méchant hommo, qui se porm<rt tout, qui ne gardo aucune mesure, et aussi. Enfant mutin et volontaire, il Le diable est déchaîné, Tout va mal, lotit est en desordre.
Se déchaîner, v. pr. Rompre sa chaîne, so dégager de ses liens.
— Fig. S'élancer impétueusement, faire rage : Tempête qui s'était déchaînée et qui s'apaise, u S'omportor avoc violouco :
ZoÛQ contre llomdro eu valu se déchaîna.
l'inoN.
— Anton. Enohatnor.
DÉCHALANDER (du préf. priv. dé, Ot do chaland) V. a. Faire perdre los cliulanas ù ; DÉcnAi.ANOKii un magasin.
— Rem. Ce mot était dans le Dictionnaire de l'Académie do niH; il a été délaissé pour DÉSAcnALANDUR, qui osC moins régulior.
DÉCHALASSER (du préf. priv. dé, ot de échalas) v. a. Otor los éobalas : Déchalasser une vigne. II On dit aussi
DÉSKCHALASSiCU.
DÉCHALEMENT {man — rad. déchaler) n. m. Action de la mor qui, par l'efiot du jusant, so retire ot laisse à découvert une plage, un banc, un espace quelconque, il Etat do la plage à marée basse. II Position d'un navire que la mer laisse à découvert.
DÉCHALER V. n. Baisser, descendre, en parlant de la mer : La mer déchalk. n Etro ù découvert, on parlant do la carène d'un bâtiment échoué : Carène qui déchale.
DechÂLES (Claudo-François Mit.liet), mathématicien italien, né à Chambéry on iGll, mort on uns, professeur à Clcrmont-Fèrrand, Marseille ot Turin. Outro une édition d'Euclide, longtemps classique on France, on a, sous le titre de : Mundus mathematicus (1690), un recueil de ses nombreux écrits.
Dechambre (Amédée), médecin français, né à Sons en 1812, mort à Paris en 1885. Docteur on 1844, il fut rédacteur principal de la « Gazette médicale « de 1844 à 1853, fondateur de la Gazette hebdomadaire, et consacra la plus grande partie de sa vie à la direction du n Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales «, où il eut pour collaborateurs toutes les célébrités médicales françaises.
Dechamps (Adolphe), homme d'Etat belge, né à Mello en 1807, mort en 1875. Partisan des idées de Lamennais, il devint un des chefs du parti catholique belge et fut, pour le parti libéral, un redoutable adversaire. Elu membre de la Chambre en 1834, il prit une part brillante à toutes les discussions; il fut nommé, en 1843, ministre des travaux publics et, en 1845, ministre des affaires étrangères. On lui doit plusieurs ouvrages : le Second Empire, dialogues politiques (1859); l'Empire et l'Angleterre (1860); Jules César (1865); l'Etnpire jugé par l'empereur (1865); la France et l Allemagne, Situation de la Belgique (1865); la Convention de Gastein (1865); l'Ecole dans ses rapports avec l'Eglise, l'Etat et la liberté (1868) ; le Prince de Bismarck et l'Enti-evue des trots einpereurs (1873).
Dechamps (Victor-Auguste), prélat belge, né en 1810 à Melle, mort en 1883 à Malines, frère du précédent. Il se livra d'abord à la prédication et obtint de grands succès, surtout dans les conférences de Liège, en 1854. D'abord évéque de Namur en 1865, il fut ensuite nommé archevêque de Malines en 1867, et devint ainsi primat de Belgique. En 1869, dans une controverse retentissante, il soutint, contre Me^ Dupanloup, évêque d'Orléans, et le P. Gratry, l'opportunité de la définition de l'infaillibilité pontificale. Au concile du Vatican (1869-1870), il fut l'un des plus éloquents orateurs de la majorité. Cardinal depuis 1874, il lutta contre la loi scolaire he\^e de 1879, et prononça l'excommunication contre les iusliluteurs fonctionnaires de l'Etat. Ses ouvrages les plus remarquables sout : la Divinité de Jésus-Christ (1860); la Question religieuse résolue par les faits (1860).
DÉCHANGER {je — du préf. priv. dé, et de changer) v. n. Revenir sur un changement qu'on a fait. (luus.)
DÉCHANOINISER {no-a — du préf. priv. dé, et de chanoine) v. a. Faire sortir do l'ordre des chauoinosses.
DÉCHANT {chan — du lat. du moyen âge discanlus, double chant) n. m. Dans le plain-chant, Sorte de contre-point mesuré, primitivement à deux parties, il Partie d'ornement ajoutée au plain-chant par les chantres ou les fidèles.
— Encycl. Le déchant était une harmonie primitive et en quelque sorte barbare, écrite ou improvisée, qu'on employait au moyen âge, alors que l'art musical ne connaissait aucune règle précise et réfléchie.
Tout d'abord, et exclusivement dans le plain-chant, on employait la diaphonie ou organum, qui était un semblant d'harmonie à deux parties, note contre note, à intervalles presque toujours semblables et rarement mélangés. Co
Exemples do déchanta h. 2 voix (notation modorne).
qui fit la différence du déchant [discantus) avec la di.iphonio, c'est qu'il était mesuré, tandis que rharmonie diaphonique était sans mesure.
On possède dos déchants du xii* et du xm" siècle, qui nous renseignent sur los procédés très primitifs du déchant. On s'omi>arait d'un chant liturgique quelconque qui servait do thème principal ot auquel on adaptait quolquo autre chant, profane ou religioux, dont la contexturo mélodique paraissait pouvoir s'harmoniser avec co thème.
Quand on eut pris l'habitudo du déchant ù doux voix, on en fit à trois voix {triplum) et à quatre voix (quadruplum), on omplovant toujours lo mémo procédé, ces déchanls offrant ainsi jusqu'à trois ou quatre mélodies différentes qui so combinaient ensemble comme elles pouvaient. Les divers exécutants no chantaient point les mAmes paroles; ils conservaient colles do chacun dos chants employés par oux. La partie d'accompagnement pouvait se chanter sans paroles ; mais,qiiand olle on avait, elles étaient généralement toutes différontes do celles du chant principal, avoc Icauol elles faisaient souvent lo oonlrastû lo plus bizarre. Il arrivait auo, sous un texto liturgique on paroles latines, on ontenuait cellos do chansons populaires qui cadraient assez mal avoc eoUos-ci, telles que : Daines sont en grand esmoi ou Lorre le rien de la fontaine, ou Dieus, je ne puis la nuit dormir... Dans son Ifiirmonie au moucn tige, Coussemnkor a donné on co goniv dos exemples do dédiants qui sont dos plus curieux.
Néanmoins, lo déchaut était déjà une sorte de progrès sur la diaphonie, et son emploi peut Mro considéré ,:oniino une dos étapes de In formation ot do ronfaittcmout si laborioux do l'harmuiiÉU.
DECHANTER
DECHATONNER
Mus. anc. Chanter en
DÉCHANTER {rad. déchant) v.