DÉCOUPÉES
— n. m. Hortic. Parterre divisé en pièces de diverses formes : Desfiiner, Planter îm découpé.
Se découper, v. pr. Elro découpé, n Par exagér. Se taillader, se. dt'L'lnfjueter : Deux cerits gladiateurs se découpaient à (jrai/ds coups d'épée. (L.-J. de Balz.)
DÉCOUPEUR, EUSE n. Personne qui travaille en découpure. Il Personne (|Ut découpe des viandes.
— Adjoctiv. : Ouvrier décûupeur.
DÉCOUPEUSE {peuz' — rad. découper) n. f. Techn. Machine employée, dans les ateliers de filature, pour diviser les rubans de laine peignée en fragments propres à subir l'opérationdu tortiIlonnago.il Machine employée à faire le découpage des châles et autres tissus brochés, il Machine à l'aide de laquelle on découpe le bois, la corne, les métaux.
DÉCOUPLE n. f.
En T. de véner., Action de découpler, de détacher, au moment du lancer, les chiens courants accouplés =-5 deux à doux jusqu'alors. Il On dit aussi DÉcouPi-KR n. m.
Découpeuse à. métaux- DECOUPLER iplé
— du priv. lié, et de coupler) v. a. Détacher des chiens courants couplés : Le cerf lancé, le veneur découple les chiens.
— Fig. Lancer à la poursuite, mettre aux trousses : Découplée une troupe d'huissiers â un débiteur.
— Substantiv. n. m. Syn. de découple.
Découplé, ée part. pass. du v. Découpler.
— Fig. Leste et Inen pris : D'Aubigné était un beau grand drôle, très tien fait, très découplé de corps et desprit. (St-Sim.)
— Blas. Chevron découplé, Chevron dont on a été la pointe, et dont les branches ne tiennent plus ou presque plus l'une à l'autre.
DÉCOUPOIR ipo-ar') n. m. Instrument qui sert à faire des découpures, n Ciseau à découper, il Chacun des deux disques de l'er qui forment les taillants d'un appareil de fonderie, n Machine à balancier, qui travaille comme à l'emporte-piêce. (On dit dans les mêmes sens : découpeuse. — Il existe, du reste, un grand nombre do systèmes de décotipoirs qui no varient que par des détails.)
DÉCOUPURE n. f. Action ou art de découper ; Apprendre la découpure. 11 Découpage du bois, d'une étoffe brochée, d'un métal, etc. il Objet découpé : Découpures de papier.
— Accident brusque dans le contour : Ile avec des découpures de baies, de caps, n Objet détaché d'un autre : Les îles sont des découpures des continents, il Section, division : Les chapitres sont des découpures d'un ouvrage.
— Bot. Division des bonis d'un organe foliacé.
— Tcchn. Fentes transversales, qui sont considérées comme des défauts dans les barres de fer.
DÉCOURAGEABLE ijabl') adj. Que l'on peut décourager; qui se laisse décourager.
DÉCOURAGEANT {jan ) , ANTE [rad . décourager'] adj . Qui rebute, (|ui été la confiance ; Des paroles décourageantes.
DÉCOURAGEMENT {tnan — rad. décourager) n. m. Perte du courage, de l'énergie, abattement moral : Le découragement est la mort rnorale, (La Rochef.-Doud.)
Opposez la constance aux coups de la fortune;
Le di'couragemcnt est d'une âme commune.
— Syn. Découragement, désespoir. Le découragement, qui abat toute énergie, se manifeste par la tristesse et par l'inaction. Lo désespoir est la perte de toute espérance : il a souvent commencé par lo découragement, et il se manifeste (pielqnefois par une espèce de fureur.
DÉCOURAGER {je — du préf. priv. dé, et de courage. Prend un t- après le g, devant \&Xo : Il découragea. Nous décourageons) v. a. Otcr soit le courage, soit l'énergie : On ne in:co\}R.s.c,]i pas l'ennemi avec des retraites. (Bugeaud.) Il Détourner : L'injustice décourage les bonnes volontés. li Détruire ou diminuer l'essor do : Décourager l'industrie, les beiuix-arts.
Se décourn^er, v. pr. Perdre le courage, l'énergie.
— Ani'on. Encourager, animer, électriser, raffermir, ranimer, rassurer.
DÉCOURANT [ra,i), ANTE [du lat. decurrens. courant le long tloj adj. Kn T. de bol., Se dit des feuilles dont les bords se prolongent sur la tige, il On dit mieux décurrent.
DÉCOURBER 'du préf. priv. dé, et de courber) v. a. Kodresser ce qui est courbé : Décodrbkr une planche. Se décourber, v. pr. Etre décourbé.
DCCOURCELLE (Maurice-Henri), pianiste et compositeur français, né et mort à Paris (1815-1888). Tout en se livrant à r(!nsuignement,il a publié une centaine d'œuvres, consistant on éludes (deux recueils), exercices (trois recueilsV nor-tiirnes, fantaisies, morceaux de gonre et transpositions diverses.
Decourcelle (Plerro-Honri-ArfncH), auteur dramatique fraisais, nô à Paris en 1821, mort à Etrctat en
1892. Il abandonna le barreau pour la littérature dramatique, et débuta, en 1845, par une comédie en vers : une Soirée à la Bastille, jouée à la Comédie-Française. Depuis lors, cet écrivain, qui joignait la finesse et l'élégance à beaucoup de verve et d'esprit, a écrit seul, ou le plus souvent en collaboration avec Deslandes, Labiche, Barrière, Thiboust, d'Ennery, dont il avait épousé la nièce, un grand nombre de vaudevilles, comédies, drames, opérascomiques. Parmi ceux qui ont eu le plus do succès, nous citerons : Don Gusinan (IS46); les Portraits (184S); le Bal du prisonnier {\SA9); Diviser pour régner (i850); Un monsieur qui suit les fonmes (i850); Jenny l'ouvrière (1850), drame qui eut un énorme succès; Tambour battant 1853); la Béte du bon Dieu, drame (1854) ; Je dîne chez ma mère (1855) ; la Joie de la maison (1855) ; Fais ce que dois (1856) ; les Mariages d'aujourd'hui (1861); le Père (1877); etc. Adrien Decourcelle avait collaboré à divers journaux, notamment au -' Figaro " sous le pseudonyme de docteur Grégoire. Il a publié en volumes : les rormules du doctrur Grégoire (1868j; un Homme d'argent (1874); Strophes ci r/ian.sons (1891); etc.
Decourcelle (Pierre), auteur dramatique et romancier, fils du précédent, né à Paris en 1856. Il a collaboré à divers journaux, écrit des nouvelles, des romans, et fait jouer depuis 1880, le plus souvent en collaboration, un grand nombre de pièces, parmi lesquelles : Grain de beauté (1880); le Fond du sac (1883); l'Abbé Constantin, d'après le roman d'Halévy, avec H. Crémieux (1887) ; des opérettes : Mndame Cartouche (1886); înès Mendo (1897J; des drames: /'As de trèfle (1883); la Charbonnière (1884); les Cinq doigts de Birouclc (1885) ; Gigolelte {lS9A) ; les Deux gosses (189G) ; Papa la Vertu (1898) ; etc.
DeCOURCY, auteur dramatique. V. Courcv.
DecOURDEMANCHE (Alphonse), jurisconsulte, né et mort à Pans ni>7-i87i). Il étudia le droit, se fit recevoir licencié et exerça la profession d'avocat. Outre des articles publiés dans divers recueils, on lui doit : Lettres sur la législation dans ses rapports avec l'iiidusirie et la propriété {\SAl); Pi'oposition relative aux rentes sur l'Etat (1850); Acles du saint-siège dans l'ordre temporel pendant les années l868-tS69 {li69); etc.
DÉCOURONNEMENT {ro-j>e-rna7ï) n. m. Action de découronnor : Le découronnement d'un roi.
DÉCOORONNER [ro-né — du préf. priv. dé, et de couronner) V. a. Priver, dépouiller de sa couronne ; DÉcou- RONNKR nn roi. Il Par anal. Priver de ce qui parait comme une couronne ; L'âge découronne le front. La tempête' découronne les arbres.
— Fig. Effacer le prestige de : Dêcoubonner un héros.
— En T. d'art milit.. Balayer, en parlant d'une hauteur.
— Anton. Couronner.
DÉGOURS {/cour' — lat. decursus; de cnrrere, snpin cursnm. courir] n. m. Période décroissante : Le décours de l'âge. (Peu us.)
— Astron. Temps de décroissement continu, qui s'écoule depuis la pleine lune jusqu'à la nouvelle.
— Méd. Période décroissante d'une maladie : Fièvre à
son DÉCOURS.
— SvN. Décours, décadence, déclin. V. décadence.
DÉCOUSURE n. f. Techn. Partie décousue : La décou- SURE d'un soulier.
— Véner. Plaie faite à un chien par un coup d'andouil- 1er de t^erf ou de défense de sanglier.
DÉCOUVERT {ver — subst. part, de découvrir) n. m. Avancp de fonds ou crédit que fait un banquier à un commerçant, en compte courant, et à des conditions d'intérêts et de commissions préalablement convenues, toutes garanties ayant été fournies au banquier par son client pour le couvrir de l'avance faite, il En T. d'assurance, La partie non assurée d'une chose.
— Loc. adv. A découvert : 1° Sans être couvert : Paupière coupée qui laisse l'cril À découvert ; 2" A ciel ouvert : Se promener k découvert. (Peu us.); 3° Sans défense : Bester À découvert, exposé aux coups de renne7ni. il Fig. Sans rien qui cache ou déguise : Parler k découvert.
— Bours. Ve7idre à découvert, Vendre des valeurs qu'on ne possède pas au moment môme de la vente et dont on espère se couvrir, c'est-à-dire se rendre acquéreur pour le moment où on devra les livrer, il Achats à découvei't, Achats faits sans argent.
— Comm. C/'édit à découvert, Avances faites par acceptations ou débours de caisse, sans être garanties par des connaissements, des marchandises consignées ou autres contre-valeurs.
— Fin. Dépenses soldées à l'aide de ressources autres que les revenus votés et perçus, il Déficit : Combler un découvert.
DÉCOUVERTE {vè7-t') D. f. Action de découvrir, de connaître ce qui était inconnu, caché ou secret ; résultat de cotte action : La découverte d'un complot, du nouveau monde, il Voyage de découverte. Voyage fait dans le but de découvrir des terres inconnues." — Fig. Exploration, examen attentif.
— Ce qui a été trouvé, inventé : Les découvertes de la science, il Fig. Aperçu nouveau.
— Art milit. Mouvement d'une troupe que l'on détache pour examiner l'état du pays ou tes dispositions de l'ennemi. Il Patrouille qui précède des troupes en campagne, pour éclairer leur marche : Découverte qui se replie précipitamment sur l'avant-gai-de.
— Escr. Action de se découvrir.
— Mar. Découve7'te ou Navire en découverte. Nom que l'on donnait aux bâtiments légers qui précédent une flotte pour éclairer la marche et signaler l'ennemi. (Auj. on dit un i;clairivUR.; tl Vigie de veille rlaiis la mâture.
— Tccliii. Changement qu'éprouve l'acier i)endant la trempe, nt qui consiste en ce que les parties oxydées par le fou quittent le iiiétal. lequel prend alors une couleur gris blanc : On reconnaît que la Unne est bie7i tre7npée, si la DÉCOUVERT!': est bien faite, si le blanc est égal. (P. Desormeaux.) ii On dit aussi dépouille.
— Tliécitr. CliA.ssis de décor, qui se place derrière une fenêtre ou toute autre ouverture par laquelle le public pourrait voir dans les coulisses.
— A la découverte, loc. adv. Pour découvrir, pour étudier, jtour cniHiaitro.
— Syn. Découverte, invention. V. découvrir.
— Kncycl. Si, avant les Grecs, des portions plus ou
moins considérables du gloire avaient étô reconnues, notammont par les PluMucious tU par les Carthaginois (Haiiuon), par les Groos soûls a été orôéo la giiograpliie.
On trouve dans los poùnios homériques lo premier inventai rtj do leurs connaissances sur la terre, connaissances ue s'étondant qu'aux contrées immédiatement voisines de la leur. Grâce à leurs expéditions coloniales, commerciales et militaires, ils no tarderont pas à los accroître; Hérodote, Pytluas, Xonophon, Alexandre le Grand, par leurs voyages ontroi»ris dans dos buts très différents, reculèrent l'horizon géographique grec, de telle sorte qu'Kratosthène put, dès lo m" siècle av. J.-C, étendre TŒcuméne ou torro habitée do l'Ihério ù l'Indo, do Thulé à la côte cinuamouiféro do l'Afrique.
Les Romains ont plus précisé qu'accru la connaissance do la terre ; ils ont, cependant, commencé à connaître lo monde celtique et germanique, sosont avancés en Afrique jusqu'à l'Aïr et au Fezzan, ont cherché les sources du Nil et ont longé les côtes do l'océan Indien en Afrique audelà de Zanzibar, en Asie jusqu'à l'Indo-Chine [Cattigai'a), tandis quo leurs caravanes atteignaient le pays des Sères à travers i'Asio intérieure. Mais celui qui a résumé los connaissances des Romains au ii" siècle après J.-C, Ptolémée, a commis dans son Instruction géographique de singulières erreurs, dont la plus grossière est de représenter l'océan Indien comme une mer fermée.
Au cours du moyen âge, l'Europe septentrionale et orientale, l'extrême Asie et l'Afrique moyenne deviennent dos contrées connues, grâce à Cnarlomagne et aux Normands d'une part, aux Arabes et aux croisés de l'autre. Les pèlerinages arabes vers La Mecque, les voyages de Du Plan-Carpin, de Rubruquis, de Marco Polo, précisent déjà les notions sur l'Afrique septentrionale et l'Asie centrale et orientale. Le dernier de ces voyageurs donne les pays producteurs des épices comme objectifs aux peuples navigateurs du xv" siècle, et c'est pour y parvenir que les Portugais découvrent tout le littoral atlantique de l'Afrique, doublent le cap de Bonne-Espérance et gagnent les Indes (Vasco de Gama, 1498), tandis que les Espagnols trouvent le nouveau monde en se lançant vers l'ouest (Christophe Colomb, M92). V. Colomb, et Amérique.
Pendant que les conquistadores, à la suite do Colomb, soumettent les empires civilisés de l'Amérique (Cortez, Pizarrel, Magellan exécute le premier voyage autour du monde (1519-1522). Les contours des quatre masses continentales du globe sont bientôt après approximativement fixés, sauf du côté du pôle arctique, vers lequ-el se tournent alors certains navigateurs, à la recherche de passages entre l'Europe et l'extrême Orient, tandis que d'autres parcourent la mer du Sud à la recherche au continent a'ustral qu'ils pensent faire contrepoids aux terres de l'hémisphère boréal. D'aucun de ces deux côtés le résultat obtenu n'a été celui qu'on cherchait. Dans les régions arctiques, ce n'est qu'au xix* siècle qu'on découvre un passage nord-ouest impraticable aux navires, et un passage nord-est qui n'est guère plus accessible (No'denskioïd. 1878-1879) ; quant à l'exploration de l'océan Pacitique méridional, elle a fait disparaître la chimère du continent austral (Cook) et a révélé l'existence des innombrables îles et archipels de l'Océanie.
Ainsi ont achevé de se dessiner, aux xv!!!* et xix" siècles, les contours extérieurs de tous les continents : la détermination des grands traits intérieurs do la plupart d'entre eux, commencée dès l'antiquité, a étô également terminée au cours du xix« siècle. Alors l'Asie, l'Afrique, l'Australie, les deux Amériques ont été traversées de part en part ; leur relief, leurs cours d'eau, leurs déserts ont été exactement tracés sur les cartes, en même temps que de nouvelles terres étaient découvertes dans le Pacifique et que l'exploration des régions arctiques se poursuivait (Nansen), sans cependant aboutir encore à la conquête du pôle. C'est à l'achôvement de cette conquête, à la découverte des solitudes glacées de l'hémisphère austral, à l'étude bathométrique des mers du globe que devront se consacrer les explorateurs du xx» siècle ; là seulement il reste encore à la géographie de véritables conquêtes à effectuer; partout ailleurs, l'œuvre ne peut plus être qu'une œuvre do détail.
Découverte du nouveau monde (la) ou el Nuevo Mundo descubierto, comédie en vers de Lope do Vega, oui tient à la fois de la comédie d'intrigue, do l'épopée et aes autos. — Au premier acte, Coloml), après avoir sollicité en vain le roi de Portugal, se rend sous les murs do Grenade, alors assiégée par les rois catholiques, qui lui promettent leur concours. La Providence, l'Imagination, etc., entrevues dans une vision, lui avaient déjà fait pressentir ce résultat. Le deuxième acte se déroule d'abord en mer et se termine sur le sol des premières îles découvertes où la croix est plantée. Le troisième est consacré au retour de Colomb en Europe et au baptême dos Indiens. Cette pièce qui tlattait l'orgueil espagnol par lo récit de la prise de Grenade et do la conquête du nouveau monde, n'a d'autre unité quo le sentiment religieux qui la domino tout entière. Elle a été traduite par t)amas-Hinard dans le Théâtre de Lope de Vega (Pans).
DÉCOUVERTURE {rrr') n. f. Action de découvrir un édifice quelconque, don enlever la toiture.
DÉCOUVRANT iyran), ANTE adj. Qui découvre. (Pou us.)
DÉCOUVREMENT {man) n. m. Quantité dont la barrette du tiroir découvre les ouvertures ou orilicos permettant l'accès do la vapour au cylindpo : Le dkcouvuemknt est d'autant plus petit que la détente est plus considérable. (On dit aussi (luo plus lo découvromont est considérable, plus l'avance du tiroir est accentuée.)
DÉCOUVREUR, EUSE n. Personne qui découvre, qui a fait une découverte.
DÉCOUVRIR (du préi'. priv. dé. et do couvrir. ~ Se conjugue comme couvrir) v. a. Dépouiller, débarrasser do co qui couvrait : Diicouvitm un plat, une maison, une statue. H Laisser à découvert, cesser do couvrir : La mer à marée basse DKConvniî des rochers, il Dégarnir ce ijui protégeait : Général qui diîcduvkk son aile gauche.
— Par ext. Apercevoir à distance ; commencer à voir : DÉcouvitin un village du haut d'une montagne, ii Constater l'oxistonco do, trouver, mettre au jour : Dkcoovrir tin trésor. Il Voir, reconnaître et faire connaître lo premier ; Découvrir une ile.
— Impropr. Inventer : Di'iCouvRiR la boussole.
— Fig. Dévoiler, révéler, fairo connaître ; laisser voir,
DECOUVERTURE — DECREPITUDE
manifester : Dieu nous di^couvre sa volonté, par les événements. (Pasc.) Il Arriver à savoir; constater: Découvrir La vérité, un secret, une conspiration.
— Grav. /)écou}}rir la planche, La dépouiller du vernis, après que l'oau-forto a mordu.
— Joux. Aux échecs, Découvrir une pièce. L'isoler des pièces qui la défendaient, il Découvrir une dame. Au trictrac, La laisser seule dans une case. Il Aux cartes, Découvrir son jeu, Lo laisser voir ou le faire connaître à son adversaire. — Fig. Laisser pénétrer ses desseins ou ses moyens.
— Techn. Découvrir un outil. Enlever, après la trompe, la croûte (|ui recouvre sa surface, on l'onfoûi^ant ù. diverses reprises dans de la pierre ponce.
— Loc. div. Découvrir quelqu'un : 1° Lo trouver, en parlant d'une personne qui se cache ou qui se tient dans un lieu qu'on ignore : Découvrir un voleur; 2° Cesser de protéger, de garantir : Minisire qui découvrk ses subur doïuiés. Il Fani. Découvrir le pot aux roses, Découvrir l'in trigue, le manège de quelqu'un.
— Syn. Découvrir, inventer, trouver. Découvrir se dit des choses qui étaient cachées, secrètes, inconnues; îhventer se dit des choses qui n'existaient pas : on découvre' une île, on ne l'invente pas; Gutenberg n'a pas découvert l'imprimerie, il l'a inveiitée. Trouver signifie simplement mettre la main sur quelque chose, arriver à le connaître, sans indiquer si la chose est nouvelle ou si elle était seulement cachée ou égarée, et même s'il y a eu recherche, car beaucoup de trouvailles sont le pur effet du hasard.
— Découvrir, annoncer, déclarer, maniiester. V. an nonckr.
— Découvrir, apercevoir, percevoir, etc. V apercevoir.
— Découvrir, déceler, dévoiler, révéler. V. décller.
— V. n. Mar. Etre découvert par le retrait de la mer : Hocher qui découvre à la basse mer.
— Techn. Se dit de l'acier lorsque, dans la trempe, il se débarrasse de la pellicule noirâtre dont il est enveloppé.
Découvert {vèr'), erte part. pass. du v. Découvrir.
— Peu boisé ou non couvert de constructions : Paijs. Terrain découvert.
— A visage découvert. Sans masque ni voile. Il Fig. Sans déguisement, sans détour.
— Bot. Se dit des fruits entièrement nus, comme la cerise.
— Dr. A deniers découverts, Argent comptant.
— Entom. Se dii, des ailes des insectes quand elles dépassent les élytres, comme dans les forficules ou perceoreilles. Il Se dit des élytres, quand ils ne sont pas couverts par un mésothoron en forme d'écusson ou de scutelle, comme chez plusieurs hémiptères.
— Hortic. Allée découverte. Allée dont les branches d'arbres ne se joignent pas au-dessus de la tête des promeneurs.
— Mar. Bateau découvert. Bateau non ponté, n Batterie découverte, Syn. de barbette, il Boche découvei-te, Roche laissée à sec à marée basse.
— Allus. littér. :
Croire tout dccouvert est une erreur profonde, C'est prendre l'horizon pour les bornes du monde. Premiers vers d'un petit poème de Lemierre, intitulé : l'Utilité des découvertes faites dayis les sciences et dans les arts sous le règne de Louis XV. (Dans l'application, ces deux vers, bien frappés, expriment cette vérité, qu'il est impossible d'assigner des bornes aux investigations de la science.)
— n. m. Terrain découvert ; De grands découverts. Se découvrir, v. pr. Etre, devenir découvert, n S'é-
claircir, en parlant du temps, n Etre aperçu, être visible. Il Etre découvert, inventé, imaginé. ii Etre reconnu, remarqué. Il Enlever ce qui couvrait tout ou partie de son corps. Il Oter de dessus sa tête ce qui la couvrait : Boerhaave ss découvrait en parlant de Dieu. (Sali.) il S'exposer aux coups de l'ennemi ou de son adversaire, il Prêter le flanc, se rendre vulnérable, ii Se faire connaître :
J'aime un esprit aisé qui se montre et qui s'ouvre. Et qui plaît d'autant plus que pLus il se découvre.
Boil-EAC.
iiFaire connaître ses sentiments. ii Découvrir à soi ou en soi.
Decrais {Pierre-Louis-Alborl), administrateur et di plomate français, né à Paris en 1838. Il était avocat à la cour d'appel do Paris quand il fut attaché (sept. 1870) à la mission diplomatique do Tachard, à Bruxelles. Préfet d'Iudre-et-Loire (l87l), des Alpes-Maritimes (1870 et do la Gironde (1876], il fut nommé, en 1879, conseiller d'Etat et envoyé, on 1880, comme ministre plénipotentiaire, à Bruxelles. En 1882. il fut, pendant huit mois, directeur des affaires politiques au ministère des affaires étrangères. Successivement ambassadeur à Komo-Quirinal (1882), à Vienne (1886) et à Londres (1893), il rentra dans la vie privée on 1894. Député do Bordeaux depuis 1897, il entra, en 1899, comme ministre des colonies, dans lo cabinet Waldock-Housseau.
DECRAMPILLER {kran, et II mil.) V. a. Démêler, en parlant do la soie qui vient d'être teinte : Décrampilleb de la soie.
DÉCRAMPONNER {kran-po-né — du préf. priv. dé, et de cramponner) v. a. Enlever les crampons de : Décramponner une poutre.
— Par oxt. Fairo lâcher priso à : Décramponner un prisonnier des barreaux de sa fenêtre.
— V. n. Fam. Lâcher prise, s'en aller : Importun qui rjc
veut plus ni'xRAMPONNKR.
Se décratnponner, v. pr. Etre dôcramponné. ii Par ext. Lâcher priso.
DÉCRASSAGE (kra-saf) n. m. Action do décrasser.
— Techn. Opération qui a pour objet do débarrasser la
frillo d'un foyor dos scories otdos cendres qui s'opposent l'accès do l'air nécessaire à la combustion, ii Action d'agiter un métal en fusion, afin do séparer de sa masse les crasses qui s'y trouvent.
DÉCRASSEMENT [kra-sc-man) n. m. Action de décrasser : /.e DÉCRASSEMENT d'un fusil.
— Fig. Action do tirer d'un état misérable, ou inférieur : Le dèchaSsement d'une intelligence inculte. Il Action do débarrasser l'esprit ou los manières do rudesses ou d'habitudes grossières : Le dkcrassement d'un parvenu.
— Techn. Syn. do di-xbassagr.
. DÉCRASSER (kra-sé — du préf. priv. (/(', et do crasse V, a. Nettoyer, ôter ta crasse de : Décrasser des cheveux, un peigne, il Otor, par un premier lavage, les saletés los plus apparentes <iu linge, il Nettoyer un fusiL
— Fig. Tiror d'un état miséruljle : Que ces hommes nou-
veaux qu'on vient de décrasser soient enivrés de titres peu faits pour eux, ils sont ea-ci(i'aft/f.î / (I)uclos.) il Polir, dégrossir : Il faut prendre garde d'effacer les caractères, quand on ne veut que les décrasser. Il Orner dos connaissances les plus indispensables : Décrasser un élève. — Pop. Débaucher, par ext. du sens précédent.
— Fam. Décrasser ses écus, Fairo oublier l'origine trop vulgaire do sa fortune.
— Peint. On dit qu'on décrasse un tableau, lorsqu'on lui fait subir uno restauration complète.
— Techn. Procéder au décrassage.
Se décrasser, v. pr. Etre décrassé, ii Se nettoyer, enlever la crasse qu'on a sur son corps ou sur ses vêtements.
— Fig. Sortir d'un étal d'abjection, do misère, de grossièreté, d'ignorance.
DÉGRASSOIR (kj'a-so-ar) n. m. Sorte do peigne un peu plus long que large, à dents fines et r-ii-jT'Hl!/-.-:^ -ni «^i-rt, on lo passant dans la chevelure, à décrasser les cheveux.
DÉCRAVATER (du préf. priv. (/.■', et Je cravater) v. a. Oter ou déranger la cravate de quelqu'un.
Se décravater, v. pr. Oter sa cravate.
Décrassoir.
DÉCRAYONNAGE {krè-io-naj' — du préf. priv. (/''', et de crayon, signifiant « mélange d'argile et do sablo «) n. m. Action : i" d'ôter co qui encrasse une grille de fourneau; 2* d'enlever à l'aide de brosses, do hérissons, etc., les suies et autres crasses qui obstruenî un tuyau servant au dégagement de la fumée.
DÉCRÉDITEMENT {man) n. m. Action de décréditer.
DÉCRÉDITER (du préf. priv. dé, et de créditer) v. a. Ruiner le crédit de : On dècrédite un homme d'affaires en publiant qu'il est ruiné. (Lav.)
— Fig. Ruiner l'influence, l'autorité do : Décréditer un honnête homme. \\ Déprécier : L'abus des récompenses est un moyeiî de les dêcréditkr promptement.
Se décréditer, v. pr. Ruiner son crédit, et au fig., son influence, son autorité.
— Syn. Décréditer, décrier, dénigrer, déshonorer, diffamer, discréditer, noircir. Décréditer et discréditer ne peuvent se dire que de ce qui était accrédité; le second marque seulement un affaiolissement du crédit; le premier signifie sa perte complète. Décrier, c'est crier contre quelque chose ou contre quelqu'un, l'attaquer comme mauvais et méprisable. Dénigrer, par son étymologie, signifie noircir, mais il ne s'emploie guère que pour exprimer les attaques contre le talent, l'habileté, le mérite, tandis que noircir porte sur la conduite et sur les mœurs : on dénigre un auteur en critiquant avec acharnement toutes ses productions; on noircit un homme en présentant sa vie sous les plus mauvaises couleurs. Déshonorer marque comme un fait la perte de l'honneur, qui est le résultat ordinaire des attaques exprimées par les autres verbes. Enfin diffamer signifie perdre de réputation en décriant partout.
— Anton. Accréditer.
DÉCRÉMAGE \maj') n. m. Action de décrémerie lait. (On dit mieux écrémage.) h Opération qu'on fait subir à la soie en la passant au bain de soude, d'huile de palme et do résine pour la débarrasser de ses impuretés.
DÉCRÉMER (du préf. priv. dé, et do crème. — Change IV fermé en é ouvert devant une syllabe muette : Il décrème; sauf au fut. et aucondit. : Il décrémera. Je déci^émerais)v.a. Retirer la crème qui s'est formée sur le lait. (On dit mieux ÉCRÉMER.) Il Procéder au décrémage.
DeCREMPS (Henri), mathématicien français, né à Béduer (Lot) en 1746, mort en 1826. Il eut l'idée de recueillir et de publier tous les tours de cartes, d'escamotage, ainsi que les jeux dits « d'esprit u connus. Cette publication eut lieu en cinq volumes : la Magie blanche dévoilée. Supplément à la magie blanche, Testament de Jérôme Sharp, Codicille de J. Sharp, les Petites Aventures de J. Sharp. Les explications de Decromps, souvent erronées, ne sont plus consultées que par curiosité; mais son texte est toujours copié el recopié par les petites brochures dites de colportage.
DÉCRÉPIR (du préf. priv. dé. et do crépir) v. a. Oter le crépissage ou l'enduit le plus superficiel, en parlant d'un mur : DÊcKi;rm un mur.
— Pop. Endommager : Décrépir la figure à quelqu'un. Décrépi, le part. pass. du v. Décrépir.
Se décrépir, v. pr. Devenir décrépi, perdre son lustre, au prop. ot au fig. : Avec l'âge, l'esprit se di-:cképit.
DÉCRÉPISSAGE {pi-saj') n. m. Action de décrépir ou de so décrépir.
DÉCRÉPIT (pi), ITE [du lat. decrepitus; tlo decrepere, décrépiter, et, par oxt., Jeter son dernier éclat] adj. Amaigri, affaibli, cassé par l'âge ou par des causes produisant los mêmes effets, ii Af;e décrépit. Age do la décrépitude, extrême vieillesse, n Qui a pris, par l'effet du temps, une apparence chétivo : Chêne décrépit.
— Fig. AtVaibli, on parlant d'une force morale. DÉCRÉPITANT {tan), ANTE adj. Qui décrépite : Le sel
de cuisine int If plus m;tiu*:i'iT,\NT de tous les sels connus. DÉCRÉPITATION {si-on — rad. décrépiter) n. f. Chim. Pétillement que font entendre certains sels, quand on los projette sur dos charbons incandescents, ii Opération qui consiste à fairo décrépitor des sols : Le but de la décrépitation du sel marin est de lui faire perdre l'eau de sa cristallisation. (Venel.)
— Encycl. La décrépitation provient quelquefois, comme pour lo sol do cuisine, delà vaporisation brusque do l'oau interposée entre los lamelles cristallines; quelquefois, aussi, comme pour la sulfate de protoxydo do potassium, il résulte do la rupture dos cristaux, dont los partio.s so dilatent inégalement, par suite de leur pou de conductibilité pour la chaleur.
DÉCRÉPITER (lat. decrepitare, frénuontat. do decrepere, produire un bruit) v. n. Produire do la décrépitation, pétiller au feu : L'anthracite nÉCRÉPiTiî lorsqu'on le chauff'e.
— V. a. Décrépiter du .'tel. Calciner lo sel jusqu'à ce qu'il no crépite plus dans lo fou.
DÉCRÉPITUDE n. f. Etat d'uno personne décrépite. II Dernier tornio do la vicillosso, période do la vie humaine caractérisée par un excessif amaigrissement ot par la porto presque totale dos forces vitales : La itKCiniiriTUDE, qui succède à la caducité, commence en générai ù