‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 595 sur 870 · DEGRÉS · texte numérisé non relu

DEGRÉS

DECRUSER

quatre-vingts ans. Il Parext. Extrême vieillesse, cd parlant des animaux et des plantes.

— Fig. Extrême alfaiblissement des forces morales.

— Sys. Décrépitude, caducité. V. cadlcite. Degrés (Denis, duc), marin français, né à Château-

viUain (Haute-Marne) en 1762, mort en 1820. Il servit pendant la guerre d'Amérique, sous les ordres du comte de Grasse, puis fut chargé de ditférentes missions. Promu capitaine de vaisseau en 1791, il fut, bientôt après, destitué comme noble, et arrêté à son retour en France, où il avait été envoyé pour rendre compte au gouvernement de la situation de l'île de France et demander des secours. Relâché bientôt après, il fut réintégré dans son grade, et devint, en 1798, contre-amiral. 11 prit part au débarquement des troupes françaises à Malte et à la bataille d'Aboukir. En 1800, il essaya de forcer le blocus de la flotte anglaise autour de l'île de Malle, et de gagner Toulon, mais il dut se rendre après une défense héroïque. A son retour d'Angleterre, l'amiral Decrès fut appelé par Bonaparte à la préfecture maritime de Lorient,au commandement do l'escadre de Rochefort. et enfin, au ministère de la marine. Il demeuraàce poste jusqu'à la tin de l'Empire, et déploya une grande activité et tous les talents d'un administrateur remarquable. On lui doit l'exécution des travaux des ports de Cherbourg et de Flessingue, la création do l'arsenal et des chantiers d'Anvers, l'amélioration des établissements maritimes depuis l'Adriatique jusqu'à la Baltique, l'expédition de Saint-Domingue, la construction et la réunion des bâtiments de la flottille de Boulogne, etc. Rappelé au ministère de la marine pendant les Cent-Jours, Decrès fut mis à la retraite, à la seconde Restauration. Il mourut, cinq ans après, des suites d'une tentative d'assassinat.

DECRESCENDO [dé-kré-chén'-do] adv. Mot italien qui signifie en décroissant, et qui, dans la langue musicale, est l'opposé de crescendo.

— Encycl. Venant presque toujours à la suite d'un forte, il indique que le son doit subir une décroissance progressive pour arriver insensiblement jusqu'au piano.

On 16 marque souvent ainsi, par abré-

viation: aecresc; parfois, aussi, on ~ —

lui substitue la figure ci-contre, dont Decrescendo.

la forme est expressive. Il arrive encore que, pour obtenir le même résultat, on emploie des expressions similaires, telles que diminuendo (en diminuant), smorzando (en éteignant), ou calando (en tombant).

DÉCRESCENT (krèss-san), ENTE [du lai. decrescere, décroître] adj. En T. de bot.. Qui décroît insensiblement. Il Feuille décrescente pennée. Feuille composée dont les folioles décroissent de grandeur de la base au sommet.

DÉCRET {krè — lat. decretum, supin de decernere, décider, décréter) n. m. D'une façon générale, Décision souveraine sur un objet particulier.

— Par ext. volonté, intention : Dieu nous tient ses décrets cachés. (Boss.)

— Dr. anc. Jugement rendu. (V. la partie encycl.) ii En décret. Saisi, mis en vente par un décret forcé :

La femme d'un joueur peut voir, eu moins d'un an, Ses terres en décret et son Ut k l'encan,

— Dr. rom. V. la partie encycl.

— Dr. ecclés. Décision de l'autorité ecclésiastique : Les DÉCRETS de l Eglise, des papes, des conciles. Il Décision do l'ancienne Sorbonne : Un décret de Sorbonne, Il Recueil d'anciens canons : Le décret de Gratien.

— EscYCL. Dr. rom. A Romo le décret était une décision prise après examen par un magistrat. C'est par un décret que le préteur envoyait une personne en possession d'un bien déterminé ou d'un ensemble de biens, dans les cas de bonorum venditio, de damnum infectum, de bonorum possessio decretalis. Ceux des interdits par lesquels un magistrat prescrivait des actes positifs étaient aussi appelés décrets, par opposition à ceux prescrivant des abstentions, qui étaient des interdicta au sens strict. On a appelé plus tard décréta les jugements rendus par l'empereur en vertu de son droit d'évocation.

— Législ. Dans l'ancien droit français, on appelait décrets les jugements rendus contre un accusé, soit pour 1 obliger à subir son interrogatoire, soit pour ordonner ou ajourner sa prise de corps, la vente de ses biens. Les assemblées de la Révolution et de l'Empire s'en servirent pour qualifier leurs décisions. Après avoir été remplacé par lo mot ordonannce, de 1814 à 1848, il fut repris par le gouvernement provisoire, la Constituante, la Législative, lo second Empire. Il s'applique exclusivement, aujourd'hui, aux actes du pouvoir exécutif. Les décrets sont : l" généraux, portant règlement d'administration publique et délibérés en conseil d'Etat, ou réglementaires proprement dits sur le rapport des ministres ; 2* spéciaux, et dits « gouvernementaux B lorsqu'ils se rattachent au droit constitutionnel, ou • administratifs » lorsqu'ils se réfèrent à des matières administratives (nominations de fonctionnaires, autorisations départementales ou communales, etc.). Aux termes de l'article 3 de la loi du 25 février i875, tout décret du président de la Républiijue doit être contresigné par le ministre au département duquel ressortit l'affaire sur laquelle il statue.

DÉCRÉTALE (du lat, decretalis [epislola], lettre portant décret; n. f. Dr. can. Décision papale sur une consultation donnée sous forme de lettre : Les DÉcRÉTALiiS. Le recueil des décrétales.

— Emcycl. Le mot dérrétaU est employé pour la première fois dans le décret du pape Gélase I"", vers 500, sur lo canon des livres .saints. Il désigne, d'après les canonistes, une réponse donnée par lo pape, sous forme do lettre, à une consultation particulière, qui sert do règle générale pour tous les cas semblables. La décrétalo peut émaner soit du pape agissant de son propre mouvement, soit du pape assisté de son conseil ou du concile romain, c'est-àdire do l'assemblée des évèqucs suburbicaires. La plus ancienne décrétale qui nous soit parvenue dans son texte original et authentique est une lettre écrite en 38r> par lo papOHaint Sirice à un évéquo espagnol nommé Himère. Donys lo Petit, au vi* siècle, Anselme de Milan, Yves do Chartres, Bourcart et plusieurs autres canonistes, au XI* siècle, publièrent des collections de décrétales, dont aucune n'était complète. C'est Gratien qui, en 1159, fit paraître sous lo titre de Décret, lo premier recueil vraiment complet et dans lequel les documents étaient disposés par ordre de matières. Au décret do Gratien vinrent s'ajouter, dans la suite, les Décrétale» àe Grégoire IX et do Boni- Caco VIII, les Clémentine» ou Extravagante» do Clément V,

les C/^meïi/mes commune d'Urbain IV à Sixte IV. V. CANON.

Fausses décrétales. On nomme amsi un recueil qui parut en Espagne au ix" siècle, sous lo nom d'Isidore Mercator. il contient un grand nombre de lettres attribuées aux papes des six premiers siècles, depuis saint Clément jusquà saint Grégoire le Grand. Ces documents, acceptés sans conteste au moyen âge, firent longtemps autorité dans les écoles. Les papes même, à partir de Nicolas I", les citèrent dans leurs actes officiels. Depuis les travaux des critiques du xvii" et du xviii* siècle, les catholiques aussi bien que les protestants no les regardent plus comme authentiques. Mais, si leur forme est supposée, leur doctrine est exacte : c'est pour cette raison qu'ils ont été admis si facilement au moment de leur publication.

DÉCRÉTALISTE [lisst') n. m. Jurisconsulte expert dans la coEinaissance des décrétales.

DÉCRÉTER (rad. décret. — Prend un accent grave sur lavant-dernier e devant une syllabe finale muette : Je décrète; excepté au fut. de l'indic. et au condit. prés. : Je décréterai. Tu décréterais) v. a. Décider par décret : La Convention décréta les mesures les plus énergiques.

— Par ext. Régler, ordonner, décider : On décrète aisément qu'uji adversaire est un sot.

— Fig. Déterminer, rendre inévitable.

— Dr. Décréter quelqu'un. Rendre un décret contre lui : Décréter quelqu'un d accusation, de prise de corps. Il Signifie aussi Rendre un décret pour faire vendre les biens do quelqu'un, i! Décréter une coutume, L'autoriser par des lettres patentes, pour lui donner force de loi. n Décréter U7ïe terre, une maison. En poursuivre la vente par décret, pour payer des créanciers et pour la sûreté des acquéreurs.

Se décréterf v. pr. Etre décrété.

DÉCRÉTISTB(fm^') n. m.ThéoI. Docteuren droit canon, chargé d'expliquer dans une école publique le décret de Gratien : A bas les viédecins, les décrétistes et les pi-ocureurs!{y. Hugo.) n Se dit aussi pour décrétaliste. Il Officier qui poursuivait la vente par décret d'un bien saisi réellement.

DÉCRÉTOIRE ((o-ar' — lat. decretorius, décisif; de decernere, décider) adj. Méd. Critique, de crise : Les Jours dè- CKÉtoires. La période décrétoise. (Vieux.)

DÉCREUSAGE n. m. Techn. V. décrusage.

DÉCREUSEMENT n. m. Techn. V. décrdsement.

DÉCREUSER v. a. ïechn. V. décruser.

DÉCRI (rad. décrier) n. m. Acte public par lequel on annonce la dépréciation de quelque chose, particulièrement d'une monnaie, ou par lequel on intime une défense ou prohibition.

— Par ext. Discrédit, perte de valeur ou d'estime dans l'appréciation générale : Les patois, dans l'opinion vulgaire, sont en décri. (E. Littré.)

— Fig. Porte d'estime ou d'influence.

DÉCRIER (rad. cri. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. du plur. de l'imparf. de l'indic. et du subj . prés. : Nous décriions. Que vous décHiez) v. a Notifier publiquement une prohibition ou une dépréciation officielle.

— Par ext. Déprécier ; faire perdre la réputation ou l'autorité de : Décrier un auteur.

Décrié, ée part. pass. du v. Décrier.

— Fam. Décrié comme la fausse monnaie. Plus décrié que la fausse monnaie, Perdu de réputation , complètement privé de l'estime publique.

Se décrier, v. pr. Etre décrié, ii Ruiner sa propre réputation. Il Dire du mal de soi : Les Français 07it la manie

de SE DÉCRIER.

— Syn. Décréditer, dénigrer, etc. V. décbêditer.

— Anton. Célébrer, exalter, préconiser, prôner, vanter.

DÉCRIRE (lat. describere ; de scribere, écrire. — Se conjugue comme écrire) v. a. Représenter, exposer, faire connaître en détail par l'écriture ou par la parole : Décrire au site, une ville, un aniynal, i/n combat. Il Tracer : Décrire un cercle, une ellipse, il Suivre dans sa marche, dans son mouvement : Le cercle que Saturne décrit.

Se décrire, v. pr. Etre décrit. Il Faire son propre poriraii.

DÉCRIVANT {van), ANTE adj. Géom. Qui décrit dans son mouvement : Liqne, Surface décrivante. || On dit plutôt générateur, trice.

DÉCROCHEMENT {man) n. m. Action de décrocher; résultat de cette action.

DÉCROCHER (du préf. priv. dé, et de croc) v. a. Oter du croc, enlever, en parlant d'un objet accroché ; Décrocher une enseigne.

— Fam. Renverser, en parlant d'une personne en place : fictz sentitqu'il ne pourrait jamais décrocher le Mazarin. ^Ste-B6uve.) Il Décrocher la timbale. Avoir un succès, réussir.

— Pop. Retirer du mont-de-piété : Décrocher sa montre. Il Abattre, renverser, tuer. — Se faire décrocher. Se faire

fusiller, ii Décrocher un enfant. Le mettre au monde, et, parext.,Avorteroufaireavorter. ii DÈcRocnER ses tableaux, Fouiller dans son nez avec ses doigts.

Se décrocher, v. pr. Sortir du crochet ou do la place où l'on était accroclié.

— Loc. fam. : Itire, Bâiller à se décrocher la mâchoire. Se livrer à do grands éclats de rire, à de grands bâillements.

— Anton. Accrocher.

DÉCROCHEZ-MOI-ÇA [ché-mo-a] n. m. Pop. Vêtements d'occasion, ii Boutique de fripier : Acheter un complet au

DÉCB0CHEZ-M01-ÇA.

DÉCROCHOIR {cho-ar') n. m. Outil, instrument dont on se sert ]iour décrocher.

DÉCROIRE [kio-ai'') V. a. Fam. Ne pas croire : Elle ne croit ce quelle croit que pour n'avoir pas le courage de le DÉcRoiRii. (Montaigne.) [luus.]

— v. n. No pas ajouter foi : Je n'y crois ni décrois. (Diderot.) [Inus.]

— n. m. Comm. V. ducroire.

DÉCROISEMENT [kro-a-sc-man) n. m. Action do décroiser ; résultat do cette action : Le décroiskment des fils.

— Eu T. do chapoll.. Action de changer, dans la fabrication des chapeaux, le pli que possède une capade.

DÉCROISER {kro-a-sé — du préf. priv. dé, ot do croiser) V. a. Déplacer, en parlant d'objots croisés : Décroiskr deux bâtons. Décroiser ses jambes.

— Art milit. Décroiser les échelons, Rodrossor les ôche-

Ions obliques de l'infanterie, pour les remettre perpendiculairement en bataille.

— Mar. Décroiser des chaînes, des câbles, Les mettre clairs quand ils ont des tours les uns avec les autres.

Il Décroiser les vergues hautes, Les apiquer pour les amener sur le pont, il Décroiser tes perroquets, les cacatois, Descendre ces vergues sur lo pont.

— Techn. Changer le pli des capades destinées à la confection d'un cliapeau.

Se décroiser, v. pr. Quitter sa position, en parlant d'objets en croix, ii Décroiser à soi.

DÉCROISSANCE (kro-a-sanss) n. f. Mouvement de ce qui décroît : La décroissance des marées, des intérêts.

— Syn. Décroissance, décroissement. La décroissance est le contraire de la croissance ; par conséquent ce mot s'applique particulièrement aux êtres organisés ou à ce qui leur est comparé. Décroissement a un sens plus étendu, et s'applique à tout ce qui diminue.

DÉCROISSANT [kro-a-san], ANTE adj. Qui décroît : Une vitesse décroissante.

DÉCROISSEMENT {kro~a-se-man — rad. décroître) n. m. Mouvement, évolution d'une chose qui décroit : Le décroissement des jours, de la lune, des forces.

— Miner. V. la partie encycl.

— Syn. Décroissement, décroissance. V. décroissance.

— Anton. Accroissement, accroît, augmentation, croissance, croît, crue, progrés, redoublement, surcroissance, surcroît.

— Encycl. Miner. Théorie des décroissemetits. C'est une théorie imaginée par Haxiy, pour résoudre le problème général suivant: Etant donné un cristal, détermiyier la forme précise de ses molécules constituantes, leur arrangement respectif et les lois qui suivent les variations des larries dont il est composé. Un minéral n'est, en effet, qu'un assemblage de molécules similaires; son accroissement se fait par la juxtaposition de nouvelles molécules qui s'appliquent à sa surface; sa configuration ne dépend uniquement que de l'arrangement de ces molécules, et peut varier suivant les conditions de formation. Pour le principe de la théorie des décroissoments, v. cristallographie.

DÉCROÎT {k7-0'a) n.m. Astron. Décroissement, en parlant de la lune dont la partie éclairée diminue pour nous ; La lune est dans son décroît.

— Dr. Diminution du capital en bestiaux, dans les baux à cheptel.

DÉCROÎTRE {krO'âtr' — du préf. priv. dé, et de croître. Se conjugue comme croître) v. n. Diminuer, s'amoindrir: Les jours décroissent. La rivière décroît.

— Par ext. S'affaiblir : Lumière, Son qui décroît.

— Fig. S'affaiblir, diminuer en intensité, en parlant des choses morales : La réputation, comme l'amour, décroît dès qu'elle cesse de croître. fChateaubr.) ii Baisser, perdre de ses qualités, de ses facultés.

— Anton. S'accroître, augmenter, croître, grandir, grossir, proiiter, progresser, surcroître.

DÉCROTTAGE {kro-taj') n. m. Action de décrotter: Le décrottage de la chaussure.

DÉCROTTER (Ato-/^ — du préf. priv. dé, et de crotte) v. a. Nettoyer, ôter la crotte de ; Décrotter des habits. \i Nettoyer et cirer la chaussure, n Décrotter quelqu'un, Décrotter sa chaussure ou ses habits.

— Fig. et fam. Dépouiller de sa rusticité, de son ignorance, de sa timidité, de sa bêtise : Décrotter un rustre.

— Dépouiller jusqu'à l'os, en parlant des viandes que l'on man^e ; Décrotter un gigot.

~ Teclm. Nettoyer avec la truelle, en parlant des vieux carreaux que l'on dépouille du mortier ou du plâtre dont ils sont souillés, n Détacher des cuirs ce qui reste des chairs.

Se décrotter, v. pr. Etre décrotté, n Oter la crotte que l'on a sur soi. — Fig. Se polir, perdre de sa grossièreté,

DÉCROTTEUR (kro-teur), EUSE n. Personne qui décrotte et cire des chaussures pour de l'argent.

— Fam. Individu qui retouche pourdel'argeot les écrits d'un autre.

— n. f. Sorte de brosse minérale pour décrotter, appelée aussi dé-

CROTTOIRE.

DÉCROTTOIR {kro-to-ar') n. ra.

Lame de fer placée horizontalement, on Boîte garnie de brosses, qu'on place à côté de la porto d'entrée d'une maison, d'un appartement, à l'usage des personnes qui arrivent du dehors, pourqu'elles fassent tomber la crotte de leurs chaussures.

DÉCROTTOIRE [kro-to-ar') n. f. Sorte de brosse pour nettoyer les chaussures. Il On l'appelle aussi décrotteuse.

Decrousaz (Jean-Pierre), philosoplie.V. Crodsaz (de).

DÉCROÛTAGE [taj') n. m. Opération pratiquée sur le diamant brut, et qui fait partie du brutage.

DÉCROÛTER (du préf. priv. dé, et de croûte) v. a. Véner. Oter ce qui encroûtait.

— Tecnn. Enlever la croûte terreuse qui recouvre le diamant brut.

Se décroûter, v. pr. Véner. En parlant du cerf, du daim ou du chevreuil. Se nettoyer la tête contre les arbres, après la chute du bois.

DÉCRUAGE n. m. Techn. Syn. de décrusage.

DÉCRUE {krû — du préf. priv. dé, et de cru) n. f. Action d<^ décroître : La décrue d'vn fleuve. Il Quantité dont une chose décroit : Une décrue d'un mètre.

DÉCRUER V. a. Techn. Syn. de décruser.

DÉCRUEUR n. m. Techn. Syn. de décruseur.

DÉCRÛMENT n. m. Techn. Syn. de décrusage.

DÉCRUSAGE (zaj') n. m. Action de décruser lasoie écruo, c'c--i a liiir lie la passer dans un bain alcalin pour la débarra>is( T de la gomme dont elle est naturellement imprégnée. Il Syn. DÉCRUAGE et décrusement, décreusage et

DÉCREUSEMENT.

DÉCRUSEMENT n. m. Techn. Syn. de décrusage.

DÉCRUSER (du préf. priv. dé, et du lat. crusta, croiite) V a. Procéder au décrusago. il On dit aussi décreuser, et decrurr.

Se décruser, v. pr. Etre décrusé : Les cocons su décro- SENT a ieau bouillante.

Di^crùttoir.

Doctiqiu^ (riiiî. de moitié),

DÉCRUSEUR n. m. Celui qui fait lo dc^crusago. ii On dit aussi niauuHDR.

Decsi (Samuel), un des fondateurs du journalisme hon^TOis, uô en nts, mort en 181G. Il a tkrit do nombreux livres do grammairo et d"liistoire, et a rddigiS à Vienne lo « Magyar Kurir » et son supplément littéraire n Magyar Musa». Son ouvrage principal est VOsmajwijfapliia {n^iS- 178i»), description géograpliiquo et historinuode la Turquie.

DEGTIQUE {tfé-ktik') ou .DECTICU3 {di^-kti-kuss) n. m. Genre d'iusoetes orthoptùros «autours, l'aniille dos locustidés, conipronant des sauterelles robustes, assez trapues, à tôte forte, à pattes postérieures longues, à ailes tantôt bien développées , tantôt courtes. (Ou connaît plusieurs espèces de ce genre, répandues dans les régions tempérées du globe. On croyait que la morsure de cet insecte pouvait faire tomber les verruos, grâce à la liqueur bruno qu'il dégorge.)

DÉÇU n. m. Linguist. Y. dessu.

DÉCUBITUS {tiiss — mot lat-, même sens) n. m. Méd. et art vôtér. Attitude du corps de l'homme ou de l'animal, lorsqu'il repose sur un plan horizontal.

— Encycl. Méd. Le décubitus ost pour l'homme une attitude de repos, de détente musculaire. On admet quatre variétés principales de décubitus : 1" le décuhilus dorsal ou en supination ; 2" le décubitus ventral ou en pronation ; 3" le décubitus latéral gauche ; -i" le décubitus latéral droit, le plus naturel et celui qu'on observe lo plus souvent à l'état de santé. Il ne gêne pas le mouvement du cœur, no comprime pas les gros vaisseaux et place lo foie dans la partie la plus déclive du corps, en sorte qu'il ne pèse pas sur los autres organes.

Ceux qui soutfrent de la tôt© se tiennent sur un côté, los membres serres contre le corps (décubitus en chien de fusil), la tête renvorsée en arrière (opisthotonos) ; cela se remarque surtout chez les enfants affectés de méningite. Les nydrecéphales aiment à avoir la tête plus basse que le corps, ou bien soutenue de tous côtés.

Dans les atfections de poitrine, oii la douleur joue le premier rôle, le décubitus sur le côté où celle-ci existe est impossible {pleurodijnie, pleurésie, pneumonie). Dans ceMes où l'asphyxie est imminente (asthme, épanchement double, bronchite capillaire, cardiopathies avancées, etc.), les malades gardent le plus souvent la position assise ; ils se placent sur le bord do leur lit, les jambes pendantes ; s ils sont couchés, le tronc a besoin d'être soutenu par plusieurs oreillers, la tête élevée, etc. Quand il s'agit d'une affection où l'un des deux côtés de la poitrine est surtout affecté, mais do manière que la respiration y soit suspendue à peu près complètement, on remarque que lo malade se couche constamment sur lo côté malade, afin de laisser au côté sain toute liberté d'action. Les pthisiques au troisième degré ne se couchent que sur lo côté sain et ne peuvent se tenir, longtemps du moins, sur le côté où existent lus cavernes.

Dans les coliques de plomb le décubitus est aussi spécial, los malados se couchent volontiers sur l'abdomen ftour comprimer l'intestin. Il en est de même dans les coiques néphrétiques et, en général, dans la plupart dos affections abdominales.

— Art vétér. Quelques animaux domestiques peuvent dormir debout. Los vieux chevaux dorment très bien ainsi, ot on en voit cjui ne se couchent jamais ; certains oiseaux dorment aussi debout, la tête cachée sous l'aile. On dislingue plusieurs sortes de décubitus : le décuhilus sur le côté est le plus commun chez les animaux, ainsi que lo décubilu.i sur le ventre ou en sphipix, ou en chien ; ce sont les décubitus physiologiques. D'autres décubitus indiquent un état très grave ot no se montrent guère que pendant certaines coliques, comme le décubitus dorsal, qui est généralenieut le signe du volvulus intestinal. Le décubitus court, alternant avec des relevers brusques, des piétinements, dos chutes sur le sol, s'accompagnant d'une face grippée ot anxieuse, est un symptôme grave, chez le cheval.

DÉCUIRASSEMENT {ra-se-nian) n. m. Action d'ôter la cuirasse qui garnissait un naviro.

DÉCUIRASSER (j-a-sé — du prôf. priv. dé, et de cuirasser) V. a. Otor la cuirasse à : Décuibassicr un soldat.

DÉCUIRE (du préf. priv. dé, et de cuire) v. a. Corriger l'excès de la cuisson do sirops, de conlitures, on y ajoutant do l'eau, :ihn do rendre los uns ou los autres plus fluides. Il Décuire le sucre, Romoitro lo sucre dans son état naturol, tel qu'il était avant d'avoir été cuit.

Décuit (ku-i), ite part. pass. du v. Décuiro.

— Substantiv. au masc. Ktat d'une substance décuito : Le DiîcuiT d'un sirop.

Se àécuive, v. pr. Perdre les qualités que donne la cuisson ; se liquôtior après avoir été épaissi par la cuisson, on parlant des .sirops, dos conlitures.

DE CUJUS n. Premiers mots do la locution juridique latino : De cujus successione afjilur (Celui ou celle do la succession do qui il s'agit), qu'on emploie par abréviation : Les héritiers laissés par le de cujus.

DÉCULASSEMENT (la-se-man) n. m. Tochn. Action do déculasser : Le iu-:ciilassi;mknt des fusils.

— Artill. Accident qui survient quelquefois, au moment du tir, dans les canons, ot qui consiste dans le lancement en arrière do toute la culasse.

— Encycl. Artill. Lo déculassement a pour cause, soit uno rupture do la bouche à fou, soit une dégradation ou un mauvais fonctionnement, tel que lo dérivage du mécanismo do fermeture. Mais il peut provenir aussi do la négligence d'un canonnier qui n'aura pas refermé complètement la culasse après le chargomont. Aussi dos dispositifs, dits « de sûreté », ont ils été imaginés pour enlever aux hommi-s la possibilité matérielle do mettre lo feu 4 la charge, tant que la culasse n'est pas rcforniéo & fond.

DÉCULASSER ila-sé — du préf. priv. dé, et de culasse) V. il. ()ti-i- la '-iilasso do : Di'xulasskr une carabine. Se déculasser, v. pr. Etro déculaasô.

DÉCULOTTER {lo-té — du préf. priv. dé, et do culotte) V. a. Dépouiller de sa culotte ou do son pantalon : DÉcui.nrriai un enfant.

— v. n. Pop. Faire faillite.

Déculotté, ee part. pass. ii Ilomyne déculotté. Homme qui, pour su soustraire aux poursuites de ses créanciers, a placé Sun liiun suus le nom tfo sa fonmie.

Se déculotter» v. pr. Déposer ou déboutonner sa culotte.

DÉCUMAIRE (mdr) n. f. Genre d'arbrisseaux grimpants, do la laniillo des saxifragacêes, tribu des philadolphées, comprenant trois ospôcos, qui croissent dans l'Amérique boréale.

DÉCUMAN, ANE OU DÉCUMATE (du lat. decumus, jiour décimas, di-^iièmo, et manus, troupe) adj. Nom donué à dos terres appartenant à. l'Kiat romain ot dont los colons payaient une taxo égale au dixième du revenu.

— Porte décumane. Porte d'un camp romain s'ouvrant du côté opposé à l'oiinemi. (C'est à la porte décumane qu'avaient lieu los uxùcutions des soldats condamnés à mort.)

— E.NCYCii. Vers la tin du i*"" siècle do notre ère, on donnq,

10 nom do champs décumnîis à un territoire d une étendue do près de trois cents milles, placé entre la rive droite du Hhin ot lo Danube. Il fut colonisé moyennant une redevance. On le protégea par des travaux de défense, dus surtout à Tibère et à Trajan, ot dont il reste des ruines; entre autres, les vestiges do la longue muraille appelée depuis Mur du Diable (Teufelsmauor ou Pfahlgraben).

DÉCUPLE (lat. decuplus; de decem, dix, et du suftixe pUun, qui indique la multiplication) adj. Qui a dix fois une grandeur, dix fois une valeur déterminée : Vingt est décuple de deux. Cent est décuple de dix.

— n. m. Grandeur, valeur dix fois aussi grande: Soixante est le décuple de six.

— Monn. Décuple de Naples, Pièce d'or valant 10 oncettes, ou I2i) fr. ui c.

DÉCUPLEMENT [man) n. m. Action de décupler, multiplicatiuii par di\.

DÉCUPLER (rad. décuple) v. a. Rendre dix fois aussi grand, multiplier par dix.

— Fig. Augmenter considérablement.

— V. n. Etro décuplé : Fortune qui décuple. Se décuplerf v. pr. Etre, devenir décuplé.

— Fig. S'augmenter considérablement, n Se multiplier par Sun activité : Se décupler pour faire face à tout.

DÉCURIE (/'i— lat. rf(.'c«rirt; de decem, dix) n. f. Hist. rem. Troupe do soldats romains, composée de dix hommes : La cavalerie romame était rangée par décuries, il Chacune des divisions du peuple romain, au nombre de dix par centurie. Il Classe composée, au moins originairement, de dix personnes.

— Art milit. anc. Chacune des divisions de la bande, au moyen âge.

— Encycl. Antiq. rom. A l'origine, chaque centurie était divisée en dix décuries, ayant chacune à sa tète un décurion. La décurie était, d'ailleurs, tout groupe politique de dix personnes : dix chevaliers, dix sénateurs. Les collèges se partageaient aussi en décuries; il y eut ainsi les décuries des appariteurs, celles des judices.

DÉCURION n. m. Antiq. rom. Chef d'une décurie : l" A l'origine do Rome, chaque gens ou décurie était représentée au sénat par son chet, qui portait le titre de décurion. I Quand la cité comprit trois tribus divisées en trente curies et trois cents décuries, il y eut au sénat trois cents décurions.J II 2° On appelait aussi décurion le chef des dix cavaliers fournis par chaque tribu. (Le nom resta à l'ofricier, quel que fût le nombre de cavaliers placés sous ses ordres.) Il 3» Les colleijes ou corporations étaient d'ordinaire partagés en décuries. (Le chef de ces subdivisions s'appela décurion, désignation qui s'appliqua également, sous l'empire, à dos employés, chefs d'une monado de serviteurs du palais impérial, des arsenaux, etc.) il 4" On nommait décurion, dans la cité romaine, les membres do l'assemblée municipale divisée on décuries. (C'est pourquoi ils prennent souvent aussi lo titre de sénateurs. Leur nombru n'était pas limité. Ils étaient héréditaires, moyennant certaines conditions du cens, ou élus quand les décurions héréditaires n'étaient pas assez nombreux. Los premiers devaient avoir vingt-cinq ans, les seconds trente. La chargo de décurion était obligatoire, sauf pour los comtes militaires, les serviteurs du prince, les clercs et les rabbins. Ces fonctions embrassaient l'édilité, la police, la justice, les linancos, l'administration du municipo et de son territoire, souvent fort étendu. Les décurions répartissaient ot levaient les impôts de l'Etat. Ils servaient d'intermédiaires entre les populations ot le pouvoir central. C'est encore à eux qu'incombaient l'entretien des routes, l'approvisionnement des armées, l'entretien des édifices publics, etc. Toutes ces obligations entraînaient do lourdes responsabilités, sanctionnées par dos peines graves. Il était intordit au décurion do s'absenter, do prendre à ferme un domaine public ou privé, do vendre ses biens, otc. Lo décurion devait offrir au prince on voyage l'or coronaire. Après quinze ans d'exercice, il pouvait être nommé sénateur ot prendre les titres do clarissime, illustre, etc. Il ne recevait de salaire qu'eu de rares circonstances ot dépensait beaucoup. Quand los provinces se furent appauvries, la chargo de décurion devint si lourde que les ayants droit avaient recours ù, tous les subtcrluges pour s'y soustraire, notamment ù. la cléricature. Los décrets des empereurs n'arrêteront pas lo mal et les curies linirent par êtrecompo-séesdu rebut dos municipos.)

11 5" Decurio cuhiculariorum. Sous l'empire. Officier attaché au palais, et dont les fonctions ressemblaient à celles d'un cl)amt)ollan.

DÉCURIONAL, ALE, AUX (lat. decurionalis ; do decurit). onis, dérurion, adj. Hist. rom. Relatif au décurion ou au décurionat : Lrs /onctions décorionales.

DÉCURIONAT (na) n. m. Hist. rora. Dignité et fonctions du décuriuu : 1)écdkiona,t civil. DÉcuRiONAT militaire.

DÉCURRENCE (ranss) n. f. Etat d'un organe décurrent.

DÉCURRENT ()■<(»)), ENTE [du lat. decurrere. so prolonger] adj. Kn T, de but., Se dit d'une feuille ou simplement d'un pétiole do feuille <|ui se continue le long do la tige en y adhérant (certains chardons).

DÉCURSIF, IVE. Bot. Syn. de dâcurrunt, bntb.

Décursion.

Décusais (réduit au

DÉCRUSEUR — DÉCYLIQUE

DÉCURSION (lat. decursin, mémo sons) n. f. Antiq. rom. Marche d'ontrainenient. (Ces exercices eurent de tout temps une grande importance dans l'armée romaine. On faisait marcher les soldats tout armés par los chemins les plus difficiles.) ii Défilé dos troupes, aux funérailles d'un général.

DÉCURSIVE-PENNÉE (pén'ne) adj. f. Se dit des feuilles pennées dont los folioles se prolongent par la baso sur lo pétiole qui los porte.

DÉCURTATION {si-on — du lat. dccurtatio, action do raccourcir) n. f. Suppression naturelle ou artificielle d'une partie d'un végétal, qui a pour effet de lui conserver uno tige courte ot do favoriser le dêvoloppoment dos rameaux latéraux : On j)rati(/ue la discuu- TATioN aux ormes, aux tilleuls, etc., pour en former des abris impénétrables aux rayons du soleil,

DÉCURTÉ (du lat. decurtalus, raccourci ; de de priv., et do curtns, court) adj. et n. m. Fam. Circoncis. (Mot employé par Diderot.)

DÉGUSSATIF, IVE adj. Bot. Syn. do déçusse, ée.

DÉCUSSATION {ku-sa-si — lat. dccussatio, croisement; de dccussare, croiser) n. f. Croisement on forme de \ : La décus- SATION des nerfs optiques.

— Pliysiq. Point de décussation. Se disait pour Foyor, dans l'ancienne optique.

DÉÇUSSE, ÉE (ku-sê — du lat.

decussatus, croise) adj. En T. do bot.. Se dit des feuilles opposées dont les paires successives se croisent à angle droit, commo los feuilles des labrées, des caryophyllées, du buis, etc.

DÉCUS5IS {ku'Siss — du lat.

decem, dix, et as, assis, as) n. m.

Antiq. rom. Pièce de cuivre qui valait 10 as. (EUo portait au revers et au droit le chiffre X.) il Centre géométrique du temple augurai.

DÉCUSSOIRE {ku-so-ar — du lat. decutire, supin decussit7n , abattre) n. m. Instrument dont on se servait en chirurgie, après l'opération du trépan, pour rabattre la dure-mère, faire sortir le pus et introduire la charpie.

DÉCUVAGE {va/ — rad. décuver) n. m. Opération qui consiste à, retirer lo vin de la cuve où Ton a mis la vendange à fermenter, il On dit aussi décuvaison.

— Encycl. L'époque du décuvage n'a pas do règles fixes ; c'est le viticulteur seul qui la détermine d'après ses desiderata, et qui l'avance ou la recule suivant qu'il veut obtenir un vin fin, un vin moelleux ou un vin alcoolique et fortement coloré. Cette opération varie, du reste, suivant les régions ; mais la manière la plus ordinaire d'y procéder est la suivante : lorsque lo viticulteur a acquis la certitude que sa cuvée est à point, il commence à extraire (en se servant d'un siphon ou d'un robinet fixé à la partie inférieure do la cuve et muni d'un tamis en fil de fer pour arrêter les pépins et les grains non écrasés) tout lo liquide clair que contient la cuve; il obtient alors le vin de goutte ; le second vin est le produit de la même opération dans les deuxièmes cuvées; enfin, tous les fonds de cuves sont réunis et portés au pressoir, à l'action duquel on les soumet pour avoir le vin de presse, bien inférieur aux précédents. Le résidu de ce pressurage est encore utilisé do diverses manières, soit qu'on l'additionne d'eau pour obtenir une boisson acidulée dite « piquette i» , soit qu'on le distille pour avoir \'eau-de-vie de marc, soit enfin qu'on lo fasse servir ;\ l'engraissement dos volailles.

DÉCUVAISON n. f. Œnol. Syn. do dêcdvage.

DÉCUVER (du préf. priv. dé, et de cuve) v. a. Retirer de la ciivu : DËcuvLiR la vendange, il Transvaser d'un tonneau dans nn autre, en parlant du vin. (Ou dit plutôt soutirer.)

Se décavée, v. pr. Etre décuvé : Le vin ne se dêcuve pas partout de la même façon.

DÉCYLATE {si) n. lU. Sel dérivant do l'acide décyliquo. Syn. cAi'it.xTH.

DÉCYLÈNE {si) U. m. Chim. Nom générique des carbures, C'"!!", incomplets fixant doux atomes do bromô. Syn. DÉciîNE.

— Encycl. Trois déci/lènes répondent à uno constitution connue: 1" le décyléne jwrmal, ClP = CIi-(CH*)'-CII', liquide huileux bouillant à US», préparé par la réaction do l'alcool sodé sur lo sol do baryum do l'acide undécyliquo, acide obtenu on distillant l'huilo do ricin; 2" Vhexylbutylène ; 3" lo diamulène, correspondant ù. une polymérisation do l'amylèno obtenue en traitant ce carbure ou l'alcool amylique par l'acide sulfuriquo. D'autres carbures on C'"!!'" ont été préparés par distillation do la paraffino sous pression, par déshydratation du camphre.

DÉCYLÉNIQUE {si, nik') adj. Chim. Se dit d'uno sôrio de dérivés du décylôno, parmi lesquels ou cito : des atdéhi/des C"'H"'0, produits de condensation de l'aldéhyde valôrlquo, soit sous l'influonce de la chalour, soit par action du zinc ou du sodium: des acides C"'H"0*, formés dans l'attaque do l'amylato de sodium par l'o.xydo do carbone.

DÉCYLIQUE Isi-lik') adj. Chim. So dit dos dérives du décane, C-tP'. Svn. CAPRIQUK.

— Encycl. Les plus importants do ces dérivés sont : l'acide décyliqnc ou capriaue, C'MP'^O', extrait du bourre do coco, dos queues do distillation do l'alcool amyliquft brut, do l'essenco do rue : c'est un solide fusible à 17", solnl)le dans l'eau. L'éthor éthylique entre dans la composition du cognac artificiel ; l'alHéhyde décyliquo ou décanal, produite par la distillation d'un mélange do cnprat« et do formiate do baryum, bout ù. lOô» ; par réduction, elle formo l'alcool décyliquo, C"H'»0.

DÉDAIGNABLE

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