V. ALTIER
— Anton. Respectueux, révérencieux. — Humble.
DÉDAIN (din — subst. verbal de dédaigner) n. m. Mépris orgueilleux : Le dédain, excepté pour le vice, indique toujours une borne dans l'esprit. (M"* de Staël.) il Marques extérieures de mépris : Des dédains affectés. ^
— Prendre en dédain. Prendre du dédain, du mépris pour.
Syn. Dédain, mépris. Le mépris suppose quon a
jugé l'objet en lui-même et qu'on l'a trouvé indigne d'estime; ainsi, il résulte ou il est censé résulter des défauts mêmes de l'objet. Le dédain vient de la haute idée qu'une personne a d'elle-même; il ne suppose pas (\ne l'objet dédaigné soit mauvais en soi, mais seulement qu on le juge indigne de son attention.
— Anton. Admiration. — Considération, estime, respect, vénération, déférence.
Dédain pour dédain (en espa^n. el Desden con el desden), comédie de Moreto, tirée de /os Milagros del desprecio de Lope de Vega. — L'héroinè de la pièce, Diane, fille du comte de Barcelone, est courtisée à la fois par les comtes d'Urgel et de Foix et le prince de Béarn. Les deux derniers se ruinent en fêtes pour plaire à Diane, qui se montre également rebelle à tous trois ; le premier, Carlos, plus avisé, oppose dédain à dédain; Diane veut vaincre fa froideur du comte et se prend à son propre piège. Cette œuvre remarquable, comme la plupart de celles de l'auteur, par la délicatesse de l'analyse psychologique, a été imitée par Molière dans la Princesse d'Elide.
DÉDALE. Myth. gT. Héros nui personnifiait les origines de l'architecture et de la sculpture, chez les Grecs. Son nom vient de daidalleïn (travailler artistement). Il était considéré comme le plus ancien architecte, statuaire et mécanicien de la Grèce, comme le chef de la race des Dédalides. Il passait pour l'inventeur de la scie, de la hache et de divers instruments, des voiles et des mâts. En Afrique, on faisait de lui un artiste athénien.
Il vivait à Athènes, lorsqu'il tua parjalousie son neveu, qui excellait dans son art; il fut exilé par l'Aréopage. Il se rendit en Crète, auprès de Minos, pour lequel il construisit le fameux Labyrinthe ; mais il ne tarda pas à s'attirer la colère du roi en fabriquant un taureau de bois pour Pasiphaé. Enfermé dans le Labyrinthe, par ordre de Minos, avec son fils Icare, il se fabriqua des ailes avec des plumes et do la cire, et s envola avec son fils. Celui-ci s'étant trop approché du soleil, la cire de ses ailes se fondit, et il tomba dans la mer Egée. (V. Icaee.) Qumt à Dédale, il arriva en Italie, près de Cumes, puis en Sicile, chez le roi Cocalos. Il construisit pour ce prince une forteresse imprenable, destinée àrenfermer ses trésors, et mourut, selon les uns en Italie, tué par ordre de Cocalos, selon d'autres en Egypte. Les anciens lui ont attribué de nombreux ouvrages : outre ceux dont nous avons parlé, des statues de bois, des temples à Capoue, à Cumes, sur le mont Eryx, à Memphis, etc. Tous les soixante ans, les Béotiens célébraient en son honneur des fêtes appelées dédalies, et un dcme d'Athènes portait le nom do Ùédalide. Toutes les légendes relatives à Dédale correspondent aux progrès de l'an dans le monde grec : partout on lui attrinuait les primitives idoles de oois et les plus vieux monuments. Aussi l'on finit par lui prêter une réalité historique ; on se représenta Dédale comme un sculpteur crétois, qui avait été le maître des grands sculpteurs du vi' siècle.
DÉDALE Me Dédale, n. pr.) n. m. Labyrinthe, lieu où il est difficile de se reconnaître à cause de la complication et de la multiplicité des détours : Le dédai,e des rues.
— Par ext. Objet composé de parties nombreuses et compliquées : L hirondelle tourne, fait cent cercles, un DÉDAIN de figures incertaines. (Mîcholet.)
— Fig. Complication, confusion causée par la multiplicité : Le casur humain e»t un dédale. (La Rochef.)
Dédale fabriquant les ailes.
— Antiq. gr. Nom que les Grecs donnaient atix statues qu'ils brûlaient pendant les grandes dédalies. V. dédalies.
— Bot. Syn. de dédalée.
— Enctcl. Ce mot était anciennement synonyme de labyrinthe, soit comme tracé de jardin, soit comme figuration symbolique sur les murs des églises. (On entendait par là les pièges et les pompes du monde au milieu desquels lame circule en cnerchant son salut au moyen de la grâce.) On appelait dédale, au xv* siècle, un jeu à tableau qui se jouait avec des dés et ressemblait à notre jeu d'oie, mais était beaucoup plus compliqué, avec des constructions, des figures mouvantes, etc. V. labyrinthe.
— Syn. Dédale, labyrinthe. De ces deux mots, labyrinthe s'emploie seul au propre pour désigner un édifice, un lieu plein de détours, où il est presque impossible de se reconnaître : on dit toujours que le Minolaure fut enfermé dans un labyrinthe, et non dans un dédale. Au figuré, dédale est plus poétique que labyrinthe ; mais il s'emploie aussi dans la prose quand on veut appeler l'attention sur l'art avec lequel a été créé l'enchevêtrement dont on parle, tandis que labyrinthe concentre l'attention sur la nature entortillée de la chose : le labyrinthe est inextricable ; le dédale est ingénieux, habile.
DËDALÉE n. f. Genre de champignons basidiomycètes, voisin des polypores. (Les dédalées ont un chapeau coriace ou subéreux, hxé à l'écorce des arbres et dont la face inférieure porte des feuillets sinueux et anastomosés.)
DÉDALÉEN, ENNE(îe-in, en) adj. Construit par Dédale: Diodore de Sicile donne à quelques grands ouvrages de la Sardaigne le nom de dédaléens.
— Par ext. Compliqué, embarrassé : Les dessous de Paris sont dédaléens. (On aditDÉDALiEN dans ce sens.)
DÉDALIEN, ENNE adj. Myth. V. DÉDALÉEN, ENNE. DÉDALIES (lî) n. f. pi. Antiq. gr. Fêtes qu'on célébrait en Béotie.
— Encycl. Il y avait deux sortes de dédalies : les petites, qui avaient lieu tous les ans à Platée ; et les grandes, que célébraient, de soixante en soixante ans, toutes les villes de la Béotie, en mémoire du retour des Platéens, qui avaient été exilés de leur patrie pendant ce laps de temps. Pausanias et Eusèbe ont donné la description de ces fêtes. C'est alors qu'on brûlait sur le Cithéron les statues dites dédales. Lorsque le temps de célébrer la fête approchait, quatorze des principales villes de Béotie préparaient chacune une statue de bois, qu'on habillait en femme, en la parant des plus riches atours. Au jour marqué, une dame de chacune de ces villes, vêtue dune robe longue et traînante, prenait cette statue, et, suivie des députés et des pèlerins de sa ville, la portait sur le mont Cithéron, où l'on avait préparé un bûcher d'une dimension prodigieuse. Les quatorze processions étant arrivées en face du bûcher, les quatorze dédales y étaient placées avec quatorze taureaux, en l'honneur de Zeus, et quatorze génisses en l'honneur de Hêra. Après quoi, le feu était mis au bûcher,
DÉDALION. Myth.gr. Frère de Céyx, et père de Chioné. Désespéré de la mort de sa fille, il se"^précipita du sommet du Parnasse, et fut changé en épervier par Apollon.
DÉDALIQUE {lik' — de Dédale, n. pr.) adj. Ingénieux. Peu usité.)
DÉDALLER (da-lé — du préf. priv, dé, et de daller)y. a. Oter les dalles de : Dédaller une cour, un trottoir.
Se dédaller, v. pr. Etre dédallé.
DÉDAMER (du préf. priv. dé, et de dame) v. a. Au jeu de dames. Faire mouvoir une dame placée sur le rang le plus proche du joueur auquel appartient la dame. Il Enlever lo pion dont ou recouvre une dame, par suite d'un damago fait à tort.
DÉDAMNER {da-7îé — àn préf. priv. dé, et do damner)v.t.. Faire cesser la damnation.
DEDANS (dan) adv. Dans l'intérieur: Tous les maux sont depuis longtemps hors de la boîte de Pandore, mais l'espérance est encore dedans. (Marmontel.)
— Mar. Avoir vent dedans. Se dit en parlant d'une voile qui reçoit le vent dans sa partie postérieure, de manière à imprimer au navire une impulsion en avant.
Il Donner dedans. Parvenir à entrer dans un port, dans un fleuve.
— Loc. adv. : Là dedans, Dans ce lieu-ci. il Fig. En cela : Il y a hk dedans quelque chose que je ne comprends pas. (Mariv.) Il Je n'entre pas là dedans. Je ne prends aucune part à cela, cette considération me laisse indifi'érent.
— Loc. div. : Mettre dedans, 1° Fauconn. Appliquer à la chasse, en parlant d'un oiseau de proie; 2" Jeux. Au trictrac, en parlant d'une dame, La placer sur une flèche qui reste à remplir; 3" Pop. Mettre en prison. — Tromper, attraper, et aussi Vaincre, battre dans une discussion ou un assaut quelconque, il Donner dedans. Donner dans un piège, se laisser tromper, il Etre dedans. Etre pris de vin. il i\e savoir si l'on est dedans ou dehors, Etre dans l'incertitude, entre deux alternatives possibles, il N'ét7'e ni dedans ni dehors. Etre dans une position douteuse, incertaine.
— En dedans, par dedans, A l'intérieur, du côté intérieur : Tube noirci en dedans, il Du côté du corps ou d'un objet principal, ou dans une direction principale : Marcher les pieds en dedans. Tourner la main en dkdans. — Fig. Dans l'âme : Les gens flegmatiques et froids, si doux, si patients, si modérés à l'extérieur, en dedans sont haineux, vindicatifs, implacables. (J.-J. Rouss.) Il Etre en dedans, Etre concentré en soi-même, peu communicatif.
Il Esprit, caractère en dedans. Esprit, caractère timide, ou sournois, n Chorégr. Etre en dedans. Avoir les hanches et les genoux mal posés.
— Fauconn. Mettre le faucon dedans. Commencer à le faire chasser.
— Jeu. Au jeu de trictrac, Mettre dedans, C'est placer une dame sur une flèche inoccupée.
— Manèg. Mettre dedans la tète ou l'épaule d'un cheval, Diriger la tête ou l'épaule du cheval du côté où le cavalier veut le faire tourner. Il Mettre le cheval dedans. Le maintenir correctement de la main et des jambes.
-- Vôner. Les chiens de meute sont bien dedans, lorsqu'ils suivent la voie do la bête sans s'en écarter. ^On dit aussi que l'on met les chiens dedans, lorsqu'on les fait chasser souvent et qu'on leur donne curée.) il Là dedans! . Cri du piqueur pour engager les chiens courants à pénétrer dans un fourré.
— prép. Dans, à l'intérieur de. "V. pi. loin. (Rem.)
— Loc. prép. Au dedans de, A l'intérieur de, dans le soin de : C'est av dedans de nous-mêmes que sont nos plus redoutables ennemis. (J.-J. Rouss.)
— En dedans de, A l'intérieur de, du côté intérieur de : Marcher en dedans du mur. ii Etre en dedans d'un cap. Etre plus rapproché de ce cap que de la haute mer.
— Rem. Dedans n'est plus guère usité aujourd'hui comme préposition, c'est-à-dire suivi d'un complément; on le remplace généralement par dans. Cependant, on peut lui donner ce rôle quand on veut exprimer une opposition : Il y a des aninwicx dessus et dedans ta terre.
— Substantiv. n. m. Partie intérieure : Le dhdans d'une maison, d'un fruit. Il Partie intérieure d'un Etat, Etat luimême, par opposition au dehors ou aux Etats étrangers : Les intérêts du dedans et ceux du dehors, n Intérieur du ménage : La femme est réservée pour les affaires du dedans. iRollm.)ii Partie située du côté du corps ou d'un objet principal : Le dedans du pied. Le dedans du bras.
— Fig. Ame, esprit : Buminer un projet en son dedans.
— Jeux. A la paume. Petite galerie ouverte, située à l'un des deux bouts du j u : Un jeu de paume à dedans.
Il Aux bagues. Bague enfilée, emportée, dans laquelle on a mis la baguette : J'ai trois dedans.
— Manèg. Côté sur lequel le cheval tourne : La rêne du DEDANS. La jambe du dedans.
— Mar. Dedans d'une voile. Partie qui regarde l'arrière, et que le vent doit frapper pour produire un effet utile.
— Véner. Faire le dedans d'une quête, En battre, par l'intérieur, les routes et les taillis.
— Loc. adv. Au dedans. Dans la partie intérieure : Le nid des moineaux est composé de foin au dehors et de plumes au dedans. (Buif.) Il Dans l'Etat : On est bien prés de former des vœux pour l'ennemi du dehors, quand on désire que les choses aillent très mal au dedans. (Ste-Beuve.) — Fig. Dans l'âme : Le génie ne peint pas comme il voit AU DEHORS, ilexprime comme il voit au dedans. (A. Martin.)
— Anton. Dehors, extérieur.
DÉDÉ AgaTCH ou DÉDÉAGH, localité de la Turquie d'Europe (Roumclie [vilayet d'Andrinople]), sur le golfe d'Enos (mer Egée;, à quelque distance de l'embouchure de îa Maritza; 1.700 hab. Point terminus des chemins de fer austro-serbes, bulgares et turcs. Ch.-I. d'un district peuplé de 150.000 hab.
DÉDÉIFIER (du préf. priv. dé, et de déifier) v. a. Priver du titre de Dieu.
Dedekind (Frédéric), poète allemand, né à Neustadtsur-la-Leioe aux environs de 1525, mort en I59S à Lunebourg, où il était pasteur. Il écrivit des drames. Mais l'ouvrage qui lui a valu le plus de réputation est une satire en vers latins : Grobianus (1549), où il flagelle les travers et les vices en les poussant â l'extrême par des éloges.
Dedekind (Jules-Levin-Ulrich), jurisconsulte allemand, né à Holzminden (Brunswick) en 1795, mort à Brunswick en 1872. Professeur de droit au Vollegium Carolinum, à Brunswick, il a publié, entre autres ouvrages ; le Droit de succession des cognats dans V Allemagne ancienne et médiévale {\%\^)\ les Districts entre l'Elbe, la Saale, l'Unstrutt, la Vi'erra et le V^'eser au X* et au xi' siècle (1821); Histoire de l'agriculture allemande (1871).
DedelAY D'Agier (Claude -Pierre), publiciste et homme politique français, né à Romans (Drôme) en 1750, mort en 1827. Ses opinions libérales lui valurent, sous la monarchie, une détention de plusieurs niois. Député suppléant aux états généraux, il y siégea à partir de 1790. Député de la Drôme au conseil des Cinq-(,'ents, membre du Corps législatif après le 18-Brumaire, il fut nommé sénateur, puis comte sous l'Empire, et pair de France (1814) sous la Restauration. Il fonda au Bourg-du-Péage un certain nombre d'établissements de bienfaisance. Il publia divers opuscules d'économie politique et linancière.
De Deo et homine, par Spinoza. Ouvrage qui resta longtemps inconnu du public, bien qu'il ait été certainement révélé par l'auteur à ses intimes. — L'original latin a été perdu; les deux manuscrits qui en ont été conservés en donnent une traduction en hollandais. P. Janet a traduit l'ouvrage en français sous ce titre : Dieu, l'homme et la béatitude (Paris, 18~S). Il se compose du traité lui-même, de dialogues, d'un appendice. Les dialogues ne font pas corps avec l'ouvrage; ils s'en distinguent, dit Janet, par un certain caractère mystique et oriental. L'influence de Descartes y est évidente; c'est ce que nous avons de plus ancien dans les écrits de Spinoza. L'appendice est, au contraire, plus ancien que le traité, car il renferme une première esquisse de VEthique sous forme géométrique. Le traité a dû être écrit entre 1656 et 1661. Il n'est pas sous forme géométrique, et il ne commence pas comme VEthique par la théorie de la substance ; ce qui tend à prouver que le spinozisme n'est déterminé ni par cette théorie ni par la méthode géométrique. Il se divise en deux parties. La première traite de Dieu, de son existence, de son essence, de ses rapports avec le monde : c'est déjà le panthéisme, maïs exprimé en termes très cartésiens. Spinoza y emploie encore la langue commune; il se sert des mots pî'ODiaence, prédestination, etc., mais il leur donne un sens nouveau. La seconde partie est moins détaillée que la première ; pourtant les théories, que l'on retrouvera dans VEthique, sur l'âme humaine, sur les passions et leur esclavage, sur la liberté, y sont déjà arrêtées.
Dedham, ville des Etats-Unis (Massachusetts), à 16 kilom. N. do Boston, sur le Charle's River; 7.400 hab. Nonibreuses usines; commerce actif de coton et de tabac.
Dedham, village d'Angleterre (comté d'Essex), à 9 kil. N.-E. de Colchester; 1.680 hab., avec la commune. Ancienne petite ville déchue.
DÉDICACE (du lat. dedicatio; de dedicare, dédier) n. t. Consécration d'un édifice destiné au culte : La dédicace d'une église, w Fête annuelle en mémoire de la consécration d'une église : La dédicace de Saint-Pierre de Rom£. Il Fête patronale, dans les Ardennes. ii Fête des dédicaces. Fête instituée, chez les Juifs, en mémoire de la nouvelle dédicace du temple par Judas Macchabée.
— Antiq. Consécration solennelle d'un éditice quelconque.
— Par ext. Hommage que l'auteur d'un livre ou d'un objet d'art en fait à quelqu'un.
— Encycl. Littér. La dédicace consiste généralemnnt à inscrire simplement en tête du livre le nom de celui â qui il est dédié. Plus souvent elle a la forme d'une épître»
en prose ou en vers, djins laquelle sont exprimés eoit dos ] sontimoius do roconnaissanco , soit dos principos litii^rairos. Les livres dos anciens nous ollVeiit plus d'une dédicace qui honore son autour, en môme temps que colui i qui elle est adressée ; telles sont les dédicaces do Lucrèce à Mommius, de Virgile à Mécène, d'IIoi-aco aux Pisons, do Cicoron d son frùre, à Brutus, à Varron, etc. Mais nous trouvons déjA, chez les Romains, des autours qui ne roucissont pas do s'avilir par de honteuses Ilattorios. Stace, dans ses Sitves, on donne un triste exemple. Martial a ridiculisé ces (écrivains sans vergogne. Feu cultivtie on Angleterre et en Allemagne, la dédicace fleurit on Italie et en Franco. C'est surtout au xvi'otauxvii" siècle que fut eu honneur ce genre, à l'époquo oii les écrivains vivaient moins du produit de leurs œuvres quo de la générosité de quelques grands seigneurs. Corneille peut 6tro considéré comme lo pore de la dédicace en France, pour on avoir usé et abusé. Ses louanges sont lourdes et ses compliments embarrassés. Il lit hommage de Cinita au président de Montauron, et
10 compara à l'empereur Auguste, ce qui lui valut i .000 pistoles de gratification. Depuis, on a souvent donné aux dédicaces le nom d'épUi-es à la Montauron. Racine apporta dans ses louanges plus do délicatesse et plus de uosintéressement que Corneille. Molière n"a fait que de rares dédicaces. Il avait pou de protecteurs à la cour. Le roi seul le soutenait contre tous ; et lo poète, au lieu de l'en remercier dans des épîlres, introduisait son éloge au milieu do ses comédies, comme dans Tartufe, Avec le xviii" siècle et Voltaire, le caractère de la dédicace semble changer. Elle n'a plus pour objet de solliciter la générosité des grands. Voltaire, qui a tant d'ennemis, s'efl"orce d'augmenter le nombre de ses amis. Il s'acquitte avec beaucoup de grâce des éloges les plus difficiles. Il joint d'ordinaire à ses hommages d'assez longues réflexions sur son œuvre, et sa verve satirique s'y déploie. Citons la dédicace des Guèhres, qu'il suppose adressée à lui-môme par l'auteur imaginaire de cette pièce, dont il reniait la paternité. Mais le chef-d'œuvre du genre fut la dédicace de Mahomet, tragédie qu'on accusait d'impiété, et qu'il dédia au pape lui-même, à Benoît XIV. Aujourd'hui, les dédicaces sont presque toujours des témoignages d'admiration, de reconnaissance ou d'atfection.
— Liturg. L'usage de consacrer, par une cérémonie spéciale, les temples et les lieux destinés au culte, était pratiqué chez les Grecs et les Romains. Les Juifs l'observaient. L'Eglise chrétienne adopta cet usage, probablement dès les temjîs apostoliques, mais certainement, au plus tard, dès la fan des persécutions. Eusèbe nous a conservé la description de la dédicace des églises de Tjr et de Jérusalem, sous le règne de Constantin. A partir du iv siècle, il fut défendu de célébrer les offices dans une église qui n'avait pas été consacrée par un rit spécial. Les cérémonies de la dédicace, telles que l'Eglise latine les pratique encore aujourd'hui d'après le pontifical romain, datent de cette époque. La dédicace des églises est réservée aux évoques. Le prélat consécrateur, assisté d'un nombreux clergé, fait trois fois le tour de l'église, dont il asperge les murailles d'eau bénite. Après avoir heurté trois fois la porte, il entre et marque le seuil d'un signe de croix. Pendant le chant du Veni creator et des litanies, il trace sur le sol parsemé de cendres, en forme de croix de Saint-André, un alphabet grec et un alphabet latin, symbole de l'union de l'Eglise latine et de l'Eglise grecque.
11 procède ensuite à la consécration de l'autel principal, au centre duquel il dépose des reliques. Enfin il marque, avec l'huile des catéchumènes, les douze croix figurées sur les murailles de l'église et surmontées de cierges allumés. La cérémonie se termine par la messe que l'évêque célèbre sur l'autel qu'il vient de consacrer.
Pour qu'une église puisse être livrée au culte, il n'est pas nécessaire qu'elle ait été dédiée, il suffit qu'elle ait été bénite par un prêtre délégué à cet effet. On ne fait guère aujourd'hui la cérémonie solennelle de la dédicace ou consécration que jiour les églises très importantes.
D'après l'ancienne liturgie, une fôte particulière devait être célébrée dans chaque église, le jour anniversaire de sa dédicace. En France, depuis le Concordat de 1801, la fête anniversaire de la dédicace de toutes les églises a été fixée au même jour, le dimanche après l'octave de la Toussaint; cette solennité rappelle en même temps la réouverture et commelaconsécratiou nouvelle des églises.
DÉDICACER {se) V. n. Faire des dédicaces de livres. (Inus.)
DÉDICATEUR, TRICE n. Personne qui aime à faire, qui fait beaucoup de dédicaces. (Pou usité.)
DÉDICATION isi-on — lat. dediratio, même sens) n. f. Dr. rom. On appelait dodication {dedicatio, consecratio) l'acte par lequel on conférait à uno chose le caractère de res sacra, en rafl*ectant aux dieux.
— Encycl. La concession du bien à un dieu devait être autorisée par une loi, et elle était faite solennellement par un ma-^istrat supérieur ou par dos magistrats élus à cet effet iduumviri a;ki dedicandx). Le magistrat prononçait une formule sacramentelle [Icx dedicationis). La désalfectation résultait d'une cérémonie religieuse inverse {profanatio).
DÉDIGATOIRE [to-ar') adj. Qui contient la dédicace d'un livre, d'un objet d'art r/nscW/jfion dkdicatoire. Il Qui appartient à la dédicace, qui la caractérise : Le style ntmcK'Toiwv..
DÉDIER (lat. dcdicare; de dicare, consacrer. — Prend deux i aux deux prem. pers. pi. do l'imp. de l'ind. et du prés, du subj- : Nous dédiions. Que vous dédiiez) v. a. Consacrer au culte, sous une invocation spéciale : Dédikb un autel à la Vierge, ii Par anal. Consacrer au service religieux : Dédibr un enfant à Dieu. — Fig. Attacher, vouer par certaines cérémonies : Le peuple a été amené à penser qu'un rit pieux ne dédiait personne au trône. (Chateaubr.) Il Livrer, employer ; Dédier sa vie au plaisir. (On dit plutôt coNSACRKR, au pr. et au fig.)
— Par ext. Adresser, offrir par une dédicace, on parlant d'un livre ou d'une œuvre d'art.
Se dédier, v. pr. Etre dédié.
— Fig. Se consacrer, se vouer : Se dédier aux lettres.
— Syn. Dédier, consacrer, dévouer, etc. V. consacukr.
DÉDIEUR n. m. Autour ou artiste qui dédie un livre, un objet d'art.
Dedioukhin, village do Russie oriontale (gouv. de Permi, sur la Kama; 4.850 hab. Gisements de sel.
DÉDIRE (du prôf. priv. dé, et de dire: Je dédis, nous dédisons. Je dédisais, nous dédisions. Je dédis, nous dédîmes. Je
dédirai, nous dédirons. Je dédirais, nnus dédirions. Dédis, dédisons, diUlisez. Que je dédise, que noua dédisions. Que je dédisse, qui' nous dédissions. Dédisant. Dédit, ite) v. a. Démentir, désavouer : DÉniUK un mandataire.
— pRov. : Il vaut mieux se dédire que se détruire, Il vaut mieux roconnaître qu'on s'est trompé en s'ongageant dans une afl'aire quo d'y persévérer et d'y trouver sa ruine.
Se dédire, v. pr. Se désavouer, rétracter ce qu'on avait dit ou promis, dire lo contraire : Se dédire d'un engagement. Il Revenir sur uno chose qu'on faisait, faire lo contraire : Continue, Diogène, à coucher dans la rue; crève plutôt que de T'en dédire. (P.-L. Courier.)
— Fam. Normand qui s'en dédit, Sorte de formule par laquelle on s'engage à no pas se dédire, et qui est nm: allusion à l'ancienne coutume do Normandie, d'après laquelle on avait vingt-quatre heures pour se dédire, il Un bon Picard ne se dédit pas, il se ravise.
— Syn. Dédire, contredire. V. contredire.
— Se dédire, se rétracter. Se dédire, c'est dire qu'on a changé d'opinion et que les choses sont autrement qu'on ne l'avait dit; c'est aussi revenir sur une promesse faite, pour dire qu'on ne l'exécutera pas. 5e rétracter est faij-c l'aveu d'une fausseté, d'un mensonge, ou bien déclarer qu'on ne tiendra pas un engagement important, une promesse plus ou moins solennelle.
— Anton. Appuyer, confirmer, maintenir, ratifier, sanctionner.
DÉDIT {di — rad. dédire) n. m. Rétractation, révocation d'un engagement ou d'une parole, ii Refus d'exécuter les clauses d'une convention, ii Somme à payer ou peine à encourir par la personne qui so dédira, t^ui refusera d'exécuter les clauses d'un contrat, li Acte dans lequel lo dédit est stipulé : Sigiier un dédit.
— Fam. At'oir son dit et son dédit. Avoir le droit ou l'habitude de se dédire.
— Prov. : Le Normand a son dit et son dédit, Le Normand est sujet à manquer à sa parole.
— Syn. Dédit, arrhes, clause pénale, denier à Dieu.
— Encycl. V. arrhes. (Dr. niod.)
DÉDITE (rad. dédire) n. f. Renonciation à un engagement ; déclaration qu'on ne fera plus ce qu'on était convenu de faire.
DÉDmCES(.'(55 — lat. deditici) n.m. pi. Dr. rom. Peuples qui, après avoir été vaincus par les Romains, s'étaient rendus à discrétion. — Un déditice.
— Encycl. Quoique libres, les dédilices n'avaient ni la cité romaine, ni aucun statut local; il en résultait qu'ils ne pouvaient invoquer d'autres institutions que celles du jus gentium. Les Bruttiens, après la guerre d'Annibal; les Juifs, après la prise de Jérusalem, fournissent des exemples de cette situation. Ce même régime a été aussi appliqué à quelques autres catégories de personnes, et notamment, par la loi ^-Elix Sentia, aux affranchis qui, avant leur affranchissement, avaient subi des peines considérées comme les rendant indignes d'arriver à la cité.
DÉDO (en ital. dedo) n. m. Ancienne mesure de longueur qui valait : en Italie, 0"',01; en Espagne, 0^,017; en Portugal, 0"',01S.
DÉ-DOC n. m. Chef militaire des troupes d'une province, au Tonkin.
DÉDOLATION {si — rad. dédoler) n. f. Chir. Entaille produite par un instrument tranchant portant obliquement, à la façon d'une doloire.
DÉDOLER (lat. dedolare, couper avec la doloîre) v. a. Chir. Entailler avec un instrument tranchant tenu obliquement, pour détacher une mince portion do la surface.
DÉDOMMAGEMENT [do-ma-je-man) n. m. Action de dédommager, d'indemniser d'un dommage : Recevoir une somme en dédommagement d'un accident.
— Fig. Compensation : L'homme de bien trouve dans sa conscience un ineffable dédommagement. (Lacord.)
— Syn. Dédommagement, indemnité. Dédommagement est du langage usuel, et il n'imnlique que l'idée d'une compensation approximative. Indemnité est un terme de droit et d'administration; il marque le payement d'une somme égale au montant de la perte.
DÉDOMMAGER [do-nia-jé — du préf. priv. dé, ot de dommage. Prend un e muet après g, devant a et o : Nous dédommageons. Je dédommageai) v. a. Indemniser d'un dommage : Dédommager quclqu un de ses pertes, ii Etre un dédommagement pour, ii Fie. Donner, procurer une compensation à : tes victoires d'un maître ne dédommagent pas le peuple de sa tyrannie. (Sismondi.)
Se dédommager, v. pr. Prendre des dédommagements, s'indemniser, ii Se procurer uno compensation.
Dedon-DUCLAUXou Du Clos (François-Louis), général français, né à Toul en 1762, mort à Vannes en 1830. Il lit avec distinction les campagnes de la Révolution, et fut nommé général do brigade, en 1805, à l'armée du Nord. Puis il passa en !S06, avec le grade de général de division, à l'armée du roi de Naples, Joseph, frère de Napoléon. C'est pendant cette période qu'il eut avec Paul-Louis Courier, alors chef d'escadron au l" régiment d'artillerie, des difficultés de service, auxquelles il doit en grande partie d'être connu. Le général Dcdon passa avec Joseph en Espagne ot rentra en Franco en 1813, après la chute du roi. Il fit toute la campagne de Russie comme commandant do l'artillerie d'un corps; il rentra en 1814 en Franco ot s'empressa de se rallier à Louis XVIII. On doit au général Dedon plusieurs publications ; Mémoires militaires sur Kehl. an 7(1797) ; Campagnes de l'armée de Âkinet-Mosclle (1799); Passage de la Limmat (ISOl); etc.
DÉDORAGE(ra;") n.m. Action de dédorer; état d'un objet qu'on a dédoré : Le dédorage d'un cadre, d'une porcelaine.
— Encycl. L'industrie cherche à récupérer l'or recouvrant des objets métalliques, en bois ou en porcelaine, qui sont devenus inutilisables par suite do bris ou do vétusté.
Lorsqu'il s'iigit de dédorer un métal commun, même du cuivre ou du bronze, il suffit do plonger l'objet dans do l'acide azotique concentré, qui ronge et dissout le métal, tandis que l'or inattaqué so dépose au fond du récipient, d'où il est facile do l'extraire. Pour dédoror du for ou de l'acier, on suspend les objets au pôle positif d'une pile et on les plonge dans un bain do cyanure de potassium tra versé par lo courant. On dédoro les objets en argent en les chauffant à la température du rouge cerise, puis.en les immergeant brusquement dans un bain d'acide sulfu-
DEDICACER — DÉnHOGUER
riquo tenant en dissolution du chlorure de sodium et du salpêtre; la pellicule d'or no tarde pas à so détacher.
On plonge les bois plus ou moins longtemps dans do l'eau bouillante. Quant aux porcelaines, on les traite par l'eau régale, qui dissout lo métal précieux.
DÉDORER (du préf. pciv. dé. et de dorer) v. a. Dépouiller de sa dorure : Dédorer u/i cadre, U7i luise.
Se dédorer, v. pr. Perdro sa dorure.
DÉDOREUR, EUSE n. et adj. Celui, celle qui enlève la doninv
DÉDORMIR (du préf. priv. dé, otde dormir) v. n. Cesser do dormir ; Malade qui ne uédort pas. (Peu usité.)
DÉDORURE n. f. ïechn. Syn. de dédorage.
DÉDOSSEMENT (do-sc-man) n. m. Action de dédossor, de tailler à vivo arôte une pièce de bois : Le dédosse- \IENT des bois. Il Action <ie partager nn plusieurs autres toulles une grosso toulfo de racines vivaces.
DÉDOSSER (rfo-.ç^ — du préf. priv. dé, et de dos) v. a. Dédosser uno pièce de bois, la mettre à vive arôte en faisant usage de lascie : Dédosser une pièce de bois, i! Diviser une grosse touffe de racines vivacos on plusieurs petites toiilîVs.
DÉDOTAUSATION (si — rad. dédotaliser) n. f. Action d(? dédotaliser : La dédotalisation d'un bien.
DÉDOTALISER idu préf. priv. dé. et de dot)v a. Dépouiller de son caraotèro de dot : Dédotaliser (m bien
DÉDOUANAGE (du préf. dé, et de douane) n.m. Action de dédouaner; résultat do cette action, n On dit aussi dédouanemhnt.
DÉDOUANEMENT iman) n. m. V. dédouanage.
DÉDOUANER ; du préf. priv. dé, et de douane)v. a. Faire sortir de liMurepôr, do la douane en acquittant les droits; enlever lo plomb dont l'administration des douanesamarqué un ballot : Dédouaner un colis venant de l'étranger.
DËDOUDLABLE adj. Qui peut se dédoubler ou être dédoublé.
DÉDOUBLAGE {bl'ij') n. m. Mar. Action de dédoubler la carène d'un navire, d'enlever lo doublage, li Résultat do cette action : Le dédoublage d'un Jiavire.
— Comm. Dédoublagp de l'alcool. Action de couper l'alcool, d'en abaisser le degré en l'additionnant d'eau.
DÉD0UBLANT(6/arf), ANTE adj. Chim. Il Catalyse dédoublante. Celle qui, dans les fermentations, sépare une substance composées en deux substances plus simples.
DÉDOUBLEMENT (man) n. m. Action do dédoubler, de diviser en deux : Le dédoublement d'un bataillon, ii Par ext. Objet simple provenant d'un objet composé qu'on a dédoublé : Planche qui e^t un dédoublement d'une planche plus épaisse.
— Fig. Action de considérer sous deux aspects une seule et même personne, une seule et même chose : Au fond, Ajax et Achille sont comme deux dédoublements d'uJie même vertu, la vaillance. (V. Parisot.)
— Bot. Augmentation des pièces qui composent la corolle ou le périanthe des fleurs doubles ou pleines, laquelle semble produite, en quelque sorte, par la séparation d'un organe en deux.
— Encycl. Art milit. he dédoublement est une opération qui a pour objet de former des unités nouvelles au moyen de celles déjà e.xistantes et des ressources fournies par la réserve. C'est généralement en vue de la mobilisatiori que cette opération est préparée. Les unités existant en temps de paix abandonnent une partie de leurs cadres et de leurs hommes, qui sont remplacés par des réservistes, et qui, encadrant eux-mêmes des éléments pris dans la réserve, vont former des unités nouvelles, que l'on considère comme plus solides.
DÉDOUBLER (du préf. priv. dé, et de double) v. a. Défaire, déplier, on parlant de ce qui était plié en double : DÉDOUBLER une feuille de papier. \\ Se purcr deux choses unies, et dont l'une sort de doublure à l'autre : Dédoubler un habit, il Partager, diviser en deux : Dédoubler un régiment, u7ie pierre.
— Fig. Considérer à part les deux parties réelles ou imaginaires d'un tout : Pélisson est laid, mais qu'on le dédouble, on lui verra une belle âme. (M""* de Sév.)
— Chim. Dédoubler une substaiice, La réduire en deux par la catalyse.
— Mar. Dédoubler un navire. En enlever le doublage. Il Dédoubler les rahans. Défaire plusieurs tours des ra-
bans qui tiennent les voiles ferlées.
— Phys. Distinguer, à l'aide d'un instrument, les parties d'un objet qui paraît simple sans ce secours : Dédodbler une étoile.
— Techn. Séparer en couches distinctes, en parlant des pierres fines, il Couper d'eau, en parlant des vins qui ont été préalablement vinés.
Dédoublé, ée part. pass. du v. Dédoubler.
— Substaniiv. au masc. Eau-de-vio obtenue en dédoublant de l'alcool, il On dit aussi RKCourK.
Se dédoubler, v. pr. Etre, devenir dédoublé, n Etre divisé en deux moitiés.
— Fig. Dédoubler son ôtro.
DedREUX (Alfred) et non DE DreuX, peintre do genre français, né ot mort ù. Paris (isos-iSOO). De 1835, date de sa véritable notoriété, jusqu'à sa mort, il a été le peintre du cheval. Son tvpo fut lochovalanglaisauxjambes d'acier, au long col. Il fréquenta l'atelier de Coignet. Deux toiles intéressantes : l'Intérieur d'écurie et un Jeune poulain sautant un fossé, furent ses débuts (1831). Ce succès lo lança dans le monde du sport. Une grande vogue accuoilht ses moindres toiles. En ISIS, durant son séjour à Londres, il étudia diverses variétés do races de chevaux et de chiens anglais. A son retour en Franco, il obtint quelques commandos officielles ; notamment, le portrait équestre du souverain. Co portrait passe pour avoir fait naître une altercation à la suite de laquelle Alfred Dodroux aurait été tué en duel, on 1S60.
La gravure ot la lithographie ont rondu populaires les meilleures créations do Dedroux. On on trouve les originaux dans les galeries particulières les plus connues.
DÉDROGAGE n. m. Syn. de désargenturk ot do dkdo-
KAUE.
DÉDROGUE {drogh' — vulgo drogde) n. f. Liquide employé à la désargonture et au dédorago.
DÉDROOUER v. a. Syn. do DÈSAsaiiNTKR, et de dêdoubr-