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DÉDUCTIF

DEFARDER

DEDUCTIF, IVE (rad. déduire) adj. Philos. Qui tient de la déduction, par opposition à inductif : Système dèductif.

DÉDUCTION {ksi-on — lat. deduclio;iie deducere, supin deductum, extraire) n. f. Diminution, soustraction motivée : Faire déduction des sommes payées d'avance et de leurs intérêts.

— Exposé, détaillé et coordonné : Faire la déduction de ses preuves.

— Dr. rom. V. la parti© encycl.

— Log. Opération de l'esprit qui reconnaît qu'une affirmation est contenue dans une autre, au moyen d'une troisième : La déduction est un moyen d'analyse. (Géruzez.)

— Mus. anc. Relation ascendante des notes d un même tétracorde, dans la musique grecque.

— Encycl. Logiq. La déduction est l'opération par laquelle l'esprit conclut du général au particulier, en vertu des lois mêmes qui le dirigent. Elle repose sur le principe d'identité et de contradiction. Quand je dis : Tous tes hommes sont mortels, — or, je suis homme, — donc Je suis mortel, je ne fais que répéter pour chaque cas particulier ce que j'ai affirmé pour tous les cas ; refuser la conséquence, quand on a accordé les prémisses, ce serait se contredire, donc violer un principe de la raison,

La déduction immédiate est celle qui réduit au minimum, c'est-à-dire à deux, le nombre des termes et des propositions réclamés par le raisonnement. Elle a deux formes : l'opposition et la conversion. La déduction médiate ou déduction proprement dite se fait à l'aide d'intermédiaires; nous recourons à ce procédé toutes les fois que, deux idées étant données, nous cherchons le rapport ignoré qui les unit : nous cherchons ce rapport à l'aide d'un ou de plusieurs termes dont le rapport avec les précédents soit connu. Ces rapports connus constituent des propositions données, les prémisses, d'où l'on doit tirer le rapport cherché, c'ost-à-dire la conclusion. La forme la plus brève de la déduction médiate est le syllogisme.

La déduction est un des procédés les plus familiers à l'esprit, comme le prouve l'emploi si fréquent, dans le langage, des mots or, donc, par conséquent, etc. Elle est l'instrument essentiel des mathématiques. Le moyen âge a usé complètement de cette méthode, souvent même jtisqu'à l'abus ; de là, une réaction qui a été parfois excessive. Il est bien exact que les sciences de la nature sont essentiellement expérimentales et inductives; mais elles trouvent leur utilité à employer la déduction : 1" comme méthode de vérification des hypothèses : une loi est confirmée si tous les faits connus peuvent s'en déduire et si les conséquences que l'on peut déduire de cette loi se trouvent réalisées comme faits dans la nature; — 2» coinme méthode d'explication: un fait est expliqué quand on peut le déduire d'une loi ; il en est de même d'une loi quand elle peut être ramenée à une loi supérieure; — 3" comme méthode de découverte : parmi les conséquences, déduites d'une loi peuvent se trouver des faits dont l'expérience établit ensuite la réalité.

— Dr. rom. La déduction (deductio) était une sorte de compensation que faisait le bonorum emptor, c'est-à-dire l'adjudicataire des biens d'un insolvable, lorsqu'il poursuivait les débiteurs de ce patrimoine. II n'obtenait condamnation contre eux que déduction faite de leurs créances contre la masse. A la difl'érence de la compensatio de Yargentarius, qui devait être faite par lui dans Vintentio, la deductio était une clause mise dans la cojidemnatio pour prescrire au juge de condamner seulement à la différence. Cette deductio pouvait avoir pour objet des dettes non échues, et se produire mémo ex dispari causa; elle pouvait s'opérer, que laction fût de bonne foi ou de droit strict.

— Mus. J.-J. Rousseau définit ainsi la déduction : « Suite de notes montant diatoniquement ou par degrés conjoints. Ce terme n'est guère eu usage que dans le plainchant. » Or, cela manque à la fois d'exactitude et de précision. Ce n'est pas au plain- chant, c'est à l'ancienne musique grecque que s'applique ce mot. On sait que le trétacorde était la base du système musical des Grecs, conune la gamme est la base du système musical moderne, et l'on sait aussi que les tétracordes étaient de doux sortes : le tétracorde conjoint, dont la première note était à l'unisson de la dernière du précédent, et le tétracorde disjoint, qui avait sa première note un degré au-dessus de la dernière du précédent. Chaque tétracorde avait donc sa nature particulière par rapport à celui auquel il succédait ; et il en résulte, dans le système grec de solmisation , qu'on ne pouvait passer de l'un à l'autre sans opérer une modification et sans changer la formule. Et c'est pour constater en quelque sorte cette modification qu'on attribuait à l'ensemole des quatre degrés d'un tétracorde le mot de rfeduction, parce que ces quatre notes, formant une série particulière et n'étant entre elles l'objet d'aucun changement, se déduisaient pour ainsi dire les unes des autres. • C'est aussi, dit d'Ortigue dans son Dictionnaire de plainehant, de cette manière qu'il faut entendre le mot neume, lorsque Guido recommande de ne jamais joindre le fa au »ï dans la même neume : Utrumquc \f enh in eadem neuma ne jungas. Neuma ( neume) est un synonyme do déduction. • Il n'en est pas moins vrai que ce dernier mot ne s'emploie pas dans le plain-chant.

DÉDUCnONNISTE {ksi-o-nisst') n. Personne qui fait des déductions ; Un dédcctionnistk subtil. (Peu us.)

DÉDUCTIVEMENTadv. Au moyen de la déduction.

DLDUIRE I lat. deducere ; de la partie, priv. de, de, et duxere, tirer) v. a. Soustraire, retrancher : Déduire d'wie dette les acomptes payés.

— Exposer en détail : Gibbon excelle à analyser et à DÉDDiRB les parties compliquées de son sujet. fSte-Beuve.)

— Conclure, inférer : Démontrer, c'est déduire une proposition inconnue d'une proposition connue. (Le P. Ventura.)

— Amuser. (Vieux en ce sens.)

-- Fam. En déduire, En rabattre : Voilà ce qu'il dit, mais il faut en déduirr. (Inus.)

Se déduire, v. pr. Etre déduit, retranché, ii Etre conclu. résulter comme conséquence, il S'amuser. (V. en ce sens.)

DÉDUIT (du-i) n. m. Divertissement, distraction, amusement. Il Plaisirs amoureux. (Vieux.)

-- Véner. Equipage de chasse complet» avec veneurs, chiens, oiseaux, etc.

DÉDUPER (du préf. priv. dé, et do duper) v. a. Détromper. (Vieux.)

DÉDUPLICATION (si-on — du préf. priv. dé, et de dnplicatton^ d, f. En T. do bol., Se dit du mode de multipli-

cation par dédoublement qu'on observe cliez les desmidiées et les diatomées.

DÉDURAILLER {ra-ill-é [Il mil.]) v. a. Arg. Délivrer un condamné de ses fers.

DÉDURCIR (du préf, priv. dé, et de durcir) v. a. Ramollir un corps dur.

Se dédurcir, v. pr. Etre dédurci.

Dee, rivière d'Angleterre, originaire du pays de Galles, où elle naît dans les monts Cambrieus et coule E.-O., puis S.-O.-N.-E., par une vallée profondément ravinée qui l'amène dans le Chestershire. Elle y baigne la ville de Chester et se jette dans la mer d'Irlande, après 129 kilom. de cours. Son estuaire, d'ailleurs encombré d'alluvions, est un des plus pénétrants de cette côte (longueur : 25 kilom. ^. — Autre rivière britannique, issue des Grampians (Ecosse), qui se jeté dans la mer à Aberdeen, après 140 kilomètres a'un trajet torrentueux.

Dee (Jean) mathématicien et astrologue anglais, né à Londres en 1527, mort on 1607. Astrologue de la reine Elisabeth, puis de l'empereur Rodolphe II et d'Etienne, roi de Hongrie, il s'égara dans les aberrations de l'astrologie judiciaire et connut la misère après l'opulence. Rappelé par Elisabeth, il mourut à Londres, laissant une bibliothèque magnifique et un remarquable cabinet do curiosités. U a écrit sur la chimie, la navigation, l'astrologie, divers ouvrages qui furent publiés pour la plupart par Méric Casaubou (1S59).

Dee (Arthur), alchimiste et médecin anglais, fils du précédent, né à Mortlac (Surrey) en 1579, mort en 1651. Premier médecin du tsar, puis de Charles I", il suivit les aberrations de son père et mourut, dans l'indigence. On a do lui : Fasciculus chij7iicus, obstrusx hermctics scientix inr/ressum, pvogressum, coronidem expUcans (1629).

DEERINGIE [dé, jî) n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des amarantacées, tribu des célosiées, comprenant quatre espèces qui croissent dans l'Indo et eu Australie.

DeerlyK, comm. de Belgique (prov. de la Flandre occid.), arrond. adniin. et judic. de Courtrai ; 5.244 hab. Elève do bestiaux aux environs.

Dees ou Dej, ville d'Austro-Hongrie (Transylvanie), près du confluent du Grand et du Petit Szamos ; 7.250 hab. fiymnase calviniste; mines do sel. Ch.-l. d'un district du même nom, peuplé de 38.000 hab.

DEERUSKA {dé, ska) n. f. Genre de mollusques lamellibranches fossiles dans le silurien de l'Europe orientale, comprenant des coquilles ovales, oblongues, plates, ù stries concentriques. (L'espèce type, decruska primula, a été trouvée en Bohème.)

Deesakna ou DÉSAKNA, bourg d'Austro-HoDgrie (Transylvanie [comitat de Belso-Szolnok]) ; 2.200 h. Saline.

DÉÉSITE (de Deesa, nom d'une sierra chilienne) n. f. Num donné à un type de roche météoritique pierreuse [syssidère], de structure fragmentaire et consistant en tadjérite. (On trouve ce type dans les matériaux de deux chutes difl"érentes.)

DÉESSE (du lat. dea, fém. de deus, dieu) n. f. Mythol. Divinité du sexe leminin : Bijqie était la déivSSE de la santé. (Raspail.) ii (iraudes déesses. Celles qui étaient classées parmi les dieux d'un ordre supérieur, à savoir : Junon, Vosta, Minerve, Cérès, Diane et Vénus, ii Déesses mères. Nom collectif donné par les mytho^raphes et les archéologues à certaines déesses qui présidaient à la génération et à la fécondité, comme Cybèle, Rhea, Démèter-Cérès, Isis, etc. Il Déesse aux cent voix, Renommée, u Déesse du matin. Aurore. Il Donne Déesse, Cybèle. V. Bona Dea.

— Etre féminin, abstrait, que l'on personnifie et à qui l'on prête quelque influence analogue à celle que Ton attribuait aux divinités du paganisme : La déesse de la

Vérité. Il Femme d'un port très noble et d'une grande beauté. Il Femme dont on est épris.

— Hist. Déesse de la Daison. V. Raison.

DÉFÂCHER (du préf. priv. dé, et de fâcher) v. a. Apaiser, remettre en bonne humeur.

— V. n. Cesser d'être fâché ; Bourru gui rie TyÈpkcuE pas. Se détacher, v. pr. S'apaiser, cesser d'être fâché,

DÉFAÇONNER (so-?ié — du préf. priv.dé, et defaçon)v.3.. Détruire la façon de : Défaçonner une maquette. \\ Déformer, défigurer, il Fig. Faire perdre les bonnes façons, la bonne tournure de : Défaçonner un jeune homme.

Se défciçonner, v. pr. Devenir défaçonné.

Defacqz (Eugène), homme politique et jurisconsulte belge, né à Ath en 1797, mort en 1S72. Avocat au moment où éclata en Belgique la révolution (1830), il fut nommé député au congrès national, et vota contre l'élection du roi Léopold. Il devint président de la Cour de cassation. Jurisconsulte éminent, Defacqz a publié, entre autres écrits: Ancien droit belge ou Précis des lois et coutumes observées en Belgique avant le Code civil (ls46).

DE FACTO {Sur le fait ou De fait), formule diplomatique, usitée pour la reconnaissance d'un fait politique par l'existence du fait même. Ainsi, les gouvernements qui ont admis l'annexion de l'Italie au royaume do Sardai^ne ont reconnu de facto le titre de roi d'Italie conféré à Victor- Emmanuel par le parlement italien. — Dans le langage courant, de facto s'oppose à de Jure (de droit) : Pour les légitîjni.'ites. Louis-Philippe était le roi de facto, et Henri V

le roi DE JL'IÎE.

DÉFAILLANCE (fa-ill-anss [Il mil.] — rad. défaillir) n. f. Défaut, mantiuc, suppression : Si la défaillance de la racf masculine d' A aron eût du arriver, Dieu l'aurait prévue. {Fén.) Il Par ext. Alfaiblissement, perte des forces physiques : La vieillesse cherche des appuis pour soutenir «a" défaillance. (Boss.) Il Evanouissement incomplet, commencement de pâmoison : Le chevalier Bacon tombait en défaillance toutes les fois qu'il y avait une éclipse de lune.

— Fig. Faiblesse, défaut d'énergie morale ; Chacun a ses hîoments de défaillance.

— Autrefois, en astronomie. Eclipse; en chimie, Déliquescence.

— Dr. Non-exécution, au terme fixé, d'une clause, d'une condition.

— Encycl. Méd. "V. syncope.

DÉFAILLANT (fa-itl-an [Il mil.'), ANTE adj. Qui manque, qui a cessé : A la plare de la branche aînée défaillante, la branc/ie cadette occupa le trône, u Par ext. Qui

' perd ses forces, qui s'affaiblit : Main défaillante, ii Qui décline, qui va en dépérissant : Vieillard défaillant, ii Qui manque d énergie, de force morale : C/ie/' défaillant.

— Dr. Qui fait défaut : La partie défaillante.

— Substantiv. Personne qui fait défaut.

— Anton. Dr. Comparant, ante.

DÉFAILLEMENT (fa-ill'e'man [Il mil.]) n. m. Manqtie, défaut, cessation. (Vieux.)

DÉFAILLIBLE {fa-ill-ibl' [Il mil.]) adj. Qui peut défaillir. ^"leux.';l

DÉFAILLIR ifa-ill [Il mil.]. — L'Académie dit que ce verbe n'est guère usité qu'au plur. du prés, de l'iudic. : Nous défaillons, vous défaillez, ils défaillent ; à l'imparf. : Je défaillais ; au prétérit : Je défaillis, j'ai défailli, et à linfiu. : Défaillir. Il faut y ajouter le slng. du prés, de l'indic. : Je défaux, tu défaux, il défaut, qu'on trouve dans quelques auteurs ; le fut. : Je défaudrai, et le condit. : Je défaudrais. Quelques écrivains ont dît : Je défaille; mais c'est là un barbarisme) v. n. Faire défaut, manquer. (Vx en ce sens.) Il Soustraire, être infidèle à : Défaillir à son rfevoir. 11 S'éteindre, cesser : Certaines espèces de poissons ont défailli pour toujours. (Michelet.) n Par ext. Perdre ses forces, s'affaiblir : Je m'aperçois que ta vie mortelle défaut. (Chateaubr.) ii Dépérir, se détériorer : Je rends grâce à Dieu de voir DÉh'MLLiB. mon corps avant mon esprit. {Boss.) il Tomber en défaillance, s'évanouir.

— Fig. Perdre ses forces morales ou intellectuelles : Errez, défaillez, péchez, 7nais soyez des justes. (V. Hugo.)

Se défaillir, v. pr. Se manquer, faire défaut à soi-même : Je ne veux pas me défaillir à moi-même. (Desc.) [Inus.]

DÉFAIRE (du préf. priv. dé, et de faire. — Se conjugue comme ce dernier) v. a. Changer l'état d'une chose de manière qu'elle no soit plus ce qu elle était : Défaire un habit, un mur, un nœud, sa malle, ii Détruire, renverser : Ce sont les passions qui font et défont tout en ce rnonde. (Fonten.) Il Rompre un engagement contracté : Défaire un mariage, un marché, it Abattre, exténuer ; La maladie dèfmt promptement Vhov\me le plus robuste, w Décomposer les traits de : La peur défait le visage. [| Vaincre, mettre en déroute : Défaire l'armée ennemie, u Vaincre dans une discussion : Défaire son contradicteur, il Surpasser en beauté, en mérite : Défaire ses rivaux par la supéinorité de son esprit. (Acad.) [Vx en ce sens.]

— Par ext. Déranger : Défaire un lit. ii Faire mourir : Cette malheureuse a défait son fruit, son enfant. (Acad.) [Inus.] Il Délivrer, débarrasser, en parlant soit d'une per-

. sonne gênante, soit d'un objet qui embarrasse : Défaire quelqu'un d'un importun, d'n/i paquet.

— Mar. Défaire de la toile, Oter de la voile auvent.

— Véner. Découper les parties du corps d'un cerf, d'un daim ou d'un chevreuil, n Défaire la nuit d'un animal. Passer avec le limier sur la voie qu'il a suivie la nuit.

Défait [fè], aite part. pass. du v. Défaire.

— Blas. Se dit quelquefois des têtes d'animaux qui sont coupées net, sans présenter ni lambeau.^, ni filaments de chair, il On dit ordinairement coupé ou décapité.

Se défaire, v. pr. Etre défait, dérangé, en parlant d'une chose disposée d'une certaine façon, ii Se débarrasser, se délivrer, se défaire d'un importun, d'un préjugé, d'une habitude. Il Se rompre, en parlant d'une chose convenue. Il Etre détruit, disparaître, ii Perdre ses forces, ii Se décomposer, en parlant des traits, il Se gâter, se détériorer, perdre de sa qualité, il Se guérir, n Se corriger, il Se détacher, se dépouiller, se priver, n Se suicider : Da?is son désespoir, 2/ .SE DÉFIT lui-même. (Acad.) [Inus.]

— Syn. Défaire, battre, vaincre. V. battre.

DÉFAISEUR ife-seu}-'), EUSE n. Celui, celle qui défait : DÉFAiSECR de jninisteres. W'ai-wick, le faiseur et défai- SEUR de 7-ois.

DÉFAITE {fèt' — rad. défaire) n. f. Déroute, perte d'une bataille : Essuyer une défaite. Les défaites sont de bons instituteurs. (B. Const.) n Soumission : La défaite d'un cœur.

— Fig. Excuse sans valeur, prétexte : Une défaite ingénieuse. Il Facilité de se débarrasser ; Marchandises d'une défaite facile. 11 De défaite, Dont on se défait aisément, dont le débit est facile : Marchandises de défaite. (Le Sage.) — Fam. Fille de défaite. Fille pour laquelle on peut aisément trouver un parti, fille qu'il est facile de marier.

— Anton. Triomphe, victoire.

— Syn. Défaite, déroute. La défaite est la perte d'une bataille après une lutte régulière; elle est plus ou moins sanglante, plus ou moins prompte, etc. La déroute, c'est la mite en désordre dune armée ; elle suit ordinairement une défaite complète ou une terreur panique.

DÉFAIX {fè) a. m. Dr. anc. Lieu interdit comme appartenant au seigneur : Les garennes, les étangs étaient des défaix.

DÉFALCATION n. f. Syn. de déduction, soustraction, retranchement, diminution, décompte.

DÉFALQUER {ké — du lat. du moyen âge defalcare, tiré de faix, cis, faux; mot à mot : retrancher avec la faux) V. a. Retrancher, rabattre, déduire : Dans le commerce, l'usage s'est introduit de défalquer les centimes sur les factures dépassant iOO francs.

— Fonder. Défalquer un moule, En faire disparaître l'humidité par un chauffage lent et progressif du sable à mouler nui le constitue.

Se défalquer, v. pr. Etre défalqué.

DÉFANATISABLE adj. Qui peut être défanatisé : Les

fanatiques ne sont guère défanatisables.

DÉFANATISANT {zan), ANTE adj. Qui est propre à défanatiser : L'instruction est essentiellement défanatisante.

DÉFANATISER (du préf. priv. dé, et de fanatiser) r. a. Corriger, détruire le fanatisme de ■.Ï)éf.\s\tiser les peuples.

Se défanatiser, v. pr. Etre défanatisé, se dépouiller du fanatisme.

DÉFARDE D. f. Pieds, ventre, foie et entrailles du veau.

DÉFARDELER (du préf. priv. dé, et de fardeau) v. a. Comm. Défaire, ouvrir un ballot : Défardeler un ballot de marchandises.

DÉFARDER (du préf. priv. dé, et de farder) v. a. Oter le fard do : Défardeb son visage.

— Fig. Dépouiller de ce qui est affecté : Défarder son style.

Se défarder, v. pr. Oter son fard.

DÉFATIGUER {ijhé — du prôf. priv. rf*', ot do fatiguer) V. a. lJi>las^(>i' : Le bain dfdc oékatigui':. Se àéfaiigoev, v. pr. So dùlasyor.

Defauconpret (Auguste-Joan-Baptisto), littérateur fraïK'ii-i'^i "«^ '^ \À\\<d on 1767, mort m\ 18-13. 11 l'ut notaire -X Paris, puis alla so lixor à LiOudros. Outro dos romaus historiques ot dos ouvrages : mie Année à Londres (1811)); Londres en i Si 9y fS:^0, iS2l, iS'2)>,i823e.t /Jt'-f (1822-1825), etc., ou lui doit dos traductions françaises, génôralonunit exactes, de Waltor Scott, do Fonimoro Coopor, do Wasliington Irving, do Marryat, etc. — Son uls, Chaulds- Adguste Defauconpret, uù à Saint-Donis (Soino) on 1797, mort eu IStir», devint directeur du collège UoUin, L't a pris part à un grand nombre do traductions do son p6ro. 11 tut un dos autours du Dictionnaire français-grec, entrepris avec Aloxaudro et Planche.

DÉFAUFILAGE [fô-fi-laf — rad. défaufiler) n.m. Action de dônionter une rautilurè : Dêfaufil*\.ge d'un habit, d'une rotjc.

DÉFAUFILER {fô— du préf. priv. dé, ci do faufiler) v. a. Défaire, on parlant d'un objet fauiilè ; Défaufiliîr une robe.

Se défaufUer, v. pr. Se délairo, être défait, en parlant d'unn lautilure.

DÉFAUSSER {fô-sé — du préf. priv. dé, et do fausser) v. a. Rodrosser ce qui a été faussé : Défausser une tringle.

— Jeux. Débarrasser dos cartes fausses, c'est-à-dire de cellos qu'on jugo inutiles ou nuisibles au gain : Défaus- SEU Sun Jeu. ,

Se défausser, v. pr. Etre défaussé, ii Défausser son jeu.

DÉFAUT [f6 — subst. verbal de défaillir) n. m. Pénurie, absence, privation, manque : Défaut de jugement, de courage. Le défaut rf'exerc(ce est nuisible.

— Par ext. Fin, endroit où un objot se termine ; Glisser au DÉFAUT d'un trottoir. Etre frappé au défaut des côtes.

— Défectuosité, irrégularité, absence d'une qualité matérielle : Drap, Diamant qui a un léger défaut. Il Imperfection dans la forme ou la constitution de l'homme ou d'un animal : C'est un défaut dans un cheval que d'avoir le ventre gros. \\ Manquement aux règles de l'art ou du goût : Critiquer les défauts d'un poème, d'un tableau.

— Fig. Imperfection morale, habitude fâcheuse ou vicieuse : On est aveugle sur ses défauts, clairvoyant sur ceux des autres. (La Rochef.) ii Penchant, vice déterminé : Homme qui a le défaut de boire.

— Défaut de la cuirasse, de l'armure, Intervalle entre deux pièces contiguës d'une cuirasse, d'une armure, ii Fig. Côté faible : Toute passion est un défaut de i.a cuirasse.

— Bot. Anomalies ou Monstruosités par défaut, Celles qui sont caractérisées par l'absence d'une ou de plusieurs parties, ou par diminution de nombre.

— Dr. Défaut faute de eoînparoir. Jugement rendu contre la partie assignée qui ne constituait point de procureur.

Il Défaut faute de plaider, Jugement qui s'accordait à l'audience sur la plaidoirie de l'une des parties, lorsque l'autre partie, sommée de s'y trouver, ne s'y était pas fait défendre par une autre plaidoirie, il Défaut faute de défendre, affubler ou reprendre, Jugement qui s'accordait contre le défendeur, lorsque, après avoir constitué procureur, il ne faisait pas signilier ses défenses, afrirmations ou reprises, ii Profit du défaut, Avantage résultant,

Four la partie qui comparait, de la non-comparution do autre partie, il Défaut profit joint. Défaut d'un des défendeurs, les autres comparaissant, auquel cas le profit du défaut est joint au procès, c'est-à-dire résorvo jusqu'à la sentence à intervenir au sujet du non-comparant. ii Défaut contre partie. Jugement faute de comparution d'une partie, il Défaut contre avoué. Jugement faute par l'avoué d'avoir déposé les conclusions de sa partie, il bé faut-congé, Non-comparution du demandeur, il Par défaut, Quoique n'ayant pas comparu ; Etre condamné par défaut, il Donner défaut, Donner' acte de non-comparution, ii Rabattre un défaut. Rapporter un jugement de défaut prononcé contre une partie qui conclut à l'audience môme où avait été pris te défaut. V. jogicment.

— Véner. En défaut, Se dit quand les chiens ont perdu la voie : Cerf qui a rnis les chiens en défaut. (Quand los chiens retrouvent la voie, ils relèvent le défaut; lorsque, au contraire, ils ne retrouvent pas cette voie, ils demeurent en défaut. On dit que les veneurs relèvent le défaut, quand ils aper<;oivent la bête.)

— Loc. div. Faire défaut, 1" Manquer : Triste situation quand le travail fait défaut! 2" Faillir : Faire défaut à ses engagements ; Z" Ne pas comparaître quaud on est régulièromeut cité en justice, il Etre en défaut, Commettre soit une erreur, soit une -nfraction à une règle, à un ordre, à une convention : Surveillants en défaut. Il Mettre en défaut, Tromper, surprendre, faire commettre une erreur : Les fautes des sots sont quelquefois si difficiles à prévoir quelles mettent les sages en défaut. (La Bruy.) ii A di'faut de, au défaut de, A la place do, faute do : A défaut de compère, on fait ses affaires soi-tnêmc. (Vionnet.)

— Loc. PRov. : C'est là son moindre défaut. Se dit pour signaler un défaut d'une personne qui en a d'autres et do plus grands.

— SvN. Défaut, faute, manque, privation. Manque exprime simplement l'absence d'une chose; défaut mii.rc[UO aussi cette absence on y ajoutant l'idée que c'est un mal, une imperfection; privation fait entendre que celui à qui la chose manque eu souffre, en est affecté, ou qu'on la lui a ôtéo. Quant à faute, il n'est synonyme des autres mots (juo dans certaines locutions elliptiques où l'on peut le supposer précédé de la préposition par, comme lorsqu'on dit : Si je ne vous ai pas répondu, c'est faute de loisir.

— Défaut, défectuosité, Imperfection, vice. Défaut désigne ce qui est mauvais dans le caractère dos persuniies ou dans la manière d'être dos choses, et il le désigne purement et simplement, sans adoucissement comme sans aggravation. La défectuosité n'est qu'un petit défaut, qutjhiuo chose qui est une sorte do défaut ; ou bien c'est 1 état do la clioso qui a des défauts, qui n'esi pas parfaite. \J imperfection n'est (|u'un défaut relatif; elle ne rend pas mauvais, mais elle empôcho d'ôtro parfait. Le vice est un défaut grave ot intime, qui gâte la nature^ tnômo.

— Anton. Comparution. — Perfection, qualité, vertu. — Excôe, trop-plein.

— Kncycl. Constr. On donne le nom do défauts aux parties vicieuses quo l'on roncontro dans los matériaux de construction ot qui iniluont sur la solidité de la construction. Ces défauts, suivant leur gravité, peuvent entraîner lo rojot des matériaux. Los défauts dos piorros sont lo plus

souvent les fils ot les moyes. Do plus, elles peuvent 6tro gélives, moulinées ou ferrées.

Dans los métaux, ces défauts sont los condruros, grains durs, cruiues, doublures, pailles, picjùros, etc. Les bois présentent los défauts suivants : los abreuvoirs ou vides provenant do la porte dos branches, l'aubier, la pourriture, los chancres ou ulcères, los goryures, los gouttières, les excroissances, les Haches, los gélivures, les cadranures, les vermoulures, les nœuds, les rebours, los retours, los rouUuros, los tranchées, etc.

~ Milit. Los défauts des bouches à feu provenant dos imperfections de la fabrication re(;oivent dans la technique une foule do noms, tels que : souf/liu'es, piqûres, chambres, taches d'é tain, etc., dans los bouches â fou do bronze; pailles, ccndrures, fissures, dans coUos en acier.

DÉFAUTE ifôt' — rad. défaillir) n. f. il Dr. féod. Défaulc de droit. Déni de justice.

— Enuvcl. Il y avait défaulc de droit lorsqu'un seigneur ou le bailli qui le roiiré.sentait refusait de rendre la justice aux parties, bien (|u'il fût compétent. Le plaideur oconduit pouvait saisir le seigneur immédiatement supérieur, et. en cas de nouveau relus, il pouvait remonter do degré en degré jusqu'au souverain. Cet appel était ouvert sans qu'il y eût à provoquer le seigneur ou le juge au duel judiciaire. Si l'appel réussissait, lo seigneur perdait sa suzeraineté, et le vassal tenait désormais son fief du seigneur supérieur. Si le déni de justice avait atteint un roturier, le seigneur perdait en lui un justiciable.

DÉFAUX [(ô) n. m. Dr. coût. Amende due au seigneur par celui qui avait refusé de payer le cens.

DÉFAVEUR (du préf. priv. dé, ot de faveur) n. f. Perte de la faveur ; Sait-on combien une défaveur imméi'itée accable les gens tinïides I (Balz.) Il Discrédit ; Actions tombées en DÉFAVEUR à la Bourse.

— Syn. Défaveur, disgrâce. La défaveur est l'affaiblissement ou la cessation do la faveur. La disgrâce est le changement de la faveur en une disposition touttj contraire.

DÉFAVORABLE (du préf. priv. dé, et de favorable) adj. Qui n'est pas favorable : Opinion défavorable, il Nuisible, opposé : Mesure défavorable aux intérêts de quelqu'un. Il Hostile, en parlant des personnes : Académiciens défavorables à un candidat.

DÉFAVORABLEMENT adv. D'une manière défavorable.

DÉFAVORISER (du préf. priv. dé, et de favoriser) v. a. Priver de sa faveur : Un roi injuste favorise et défavorise ses courtisans au gré de ses caprices. (Peu usité.)

DÉFÉCATEUR (rad. déféquer) n. m. Chim. Appareil servant à opérer la défécation.

DÉFÉCATION (si-on — \a.t. de fecatio ; du préf. priv. de. ot de fiEX, féecis, lie) n. f. Physiol. Série d'opérations vitales qui tendent à séparer les matières excrémentielles des substances propres à la nutrition, il E.vpulsion naturelle dos matières fécales par le rectum.

— Chim. Séparation du sédiment suspendu dans un liquide, par le simple effet du repos.

— "Techn. Opération qui a pour but de précipiter ou d'éliminer les matières solides eu suspension dans les sirops do sucre.

-- Encycl. Physiol. et art vétér. V. kxcrément.

— Techn. Dans les sucreries, la défécation a pour objet do commencer l'épuration des jus sucrés qui s'est faite longtemps à l'aide de l'acide sulfurique, seul ou mélangé avec de la chaux ou de l'alun; elle s'opère aujourd'hui à l'aide de la chaux hydratée pure. On amène les jus dans des chaudières cylindriques de cuivre rouge appelées chaudières à défécation ou défécateurs, qui sont munies d'un double fond chauffé à la vapeur; un robinet permet de ne soutirer du défécateur que le jus éclairci.

I.,e procédé dit défécation simple consiste à chauffer lo jus et à y introduire, avant que celui-ci ait atteint la température de l'ébuUition, la quantité de lait de chaux nécessaire pour précipiter toutes les matières étrangères.

Le second procédé est appelé : défécation trouble. Dans ce cas, on ajoute au jus une quantité de lait de chaux plus considérable qu'il ne faut pour obtenir la précipitation des matières albumineuses ot autres. Le jus est troublé par cet excédent de chaux ; mais, en portant le tout à l'ébulliiion, il ne tarde pas à se former un précipité, tandis quo le jus s'éclaircit.

Il existe d'autres méthodes de défécation : la défécation au tanin et à la chaux combinés ; les procédés Jellinck et Fuy, ceux de Perrier et Passez; etc.

DÉFEGTIBILITÉ {fék') n. f. Caractère do ce qui est défeclible : La défectibilité de la nature humaine.

DÉFECTIBLE {fék' — du lat. defîcere, supin dcfectum, manquer) adj. Imparfait, incomplot : IhuCe créature est

DKFFCTIBLE.

DÉFECTIBLEMENT {fèk') adv. D'une manière défectible.

DÉFEGTIF, IVE{/V7f* — du lat. deficere, sujim defectum, maiu|Uor) adj. Clramm. Qui n'a pas tous ses temps, tous sos modes ou toutes ses personnes, on parlant d'un verbe : Clore est un verbe DÊFiicriF. (On dit aussi défkctukux.) Il Qui n'a pas tous sos cas, ses genres ou ses nombres, on parlant d'un mot déclinable.

— Géom. Hijperbole défective, Courbe hyperbolique du ;i" degré, qui n'a qu'une seule asymptote foctiligno. Il On dit aussi déficikntk.

— Miner. Se dit d'un cristal dans lequel quatre angles solides du cube primitif sont remplacés par autant do facettes.

— Encycl. Gramm. Les verbes défectifs sont ceux aux-

3uels l'usage refuse quelques-unes ou mf'nie la plupart es formes régulières de la conjugaison. Quelqueiois, ce sont des verbes aj>partenant au vieux langiigo, tlont on a conservé l'emploi dans un très petit nombre do cas, commo : accroire, quérir, choir, férir, bruire, sourdre, gésir, seoir. D'autres fois, c'est la signillcation mémo do certains vorbos qui no pormof pas do les employer dans toutes les circonstances qu'ombrasse lo paradigme ordinaire : pouvoir, valoir ot vouloir, par exemple, sont privés d'impératif. Tout verbo impersonnel est nécessairement défoctif commo tel, parce qu'il ne peut, dans aucun do sos temps, être employé à la promièro ni à la seconde personne. D'autres verbes manquent do certaines formes pour des raisons d'ouplionio ; d'autres parce quo toi ou toi temps a été remplacé par le temps correspondant d'un verbe do mémo signitication ; d'autres, sans qu'on on puisse donner d'autre raison quo l'usage. Los vorbos composés

DEFATIGUER — DEFENDRE

sont ordinairement défoctifs, commo leurs simples. Cependant, lo simple naîlre a pour participe passé ïit', alors quo renaître est privé do ce participe.

DÉFECTION [fè-ksi-on — lat. defectio;de deficere, supin dffixtum, manquer) n. f. Action d'abandonner le parti qu'on servait: Les alliances politiques sont le champ de la DÉFiicTiON et de l'ingratitude. (Proudh.) il Par ext. Action do quitter, do se retirer en général : Défections parmi des invités. Il Abandon, par dos individus ou par des troupes, au cours d'une campagne, ou môme d'une bataille, de l'armée dont ils faisaient partie. {Lea dérecllons do corps entiers ne peuvent guère se produire quo dans los armées comprenant dos troupes de plusieurs nationalités.)

— Astrol. Eclipse : Défixtion de la lune.

— Encycl. llist. Parmi los défections modernes les plus connues, on peut citer colle du corps prussien qui faisait partie de la Grande Arméo peuciant la campagne de Russie, celle des Bavarois eu 1813, ot surtout celle des Saxons et Wurtemborgoois, accomplie à Leipzig, en plein champ de bataille.

DÉFECTIONNAIRE {fé-ksi-0-nèr') n. Personne qui fait ou a fait défection : Les nouveaux gouvernements s'appuient sur les DÉFECTiONNAiRES du gouvernement renversé.

— Adjectiv. : Les ^-ojïyjes défectionnaires. DÉFECTIONNER ( fè-ksi-o-7ié) V. n. Faire défection : DÉ-

flctionner au moment du combat.

DtTECTJVlTt {fèk') n. f. Gramm. Caractère d'un mot défoctif : La DÊFECTivnÉ provient presque toujours d'un défaut d'emploi, quelquefois de la barbarie de la forme.

DÉFECTUEUSEMENT {fék') adv. D'une manière défectueuse : Des phrases défectueusement construites.

DÉFECTUEUX {fèk'-tu-eù), EUSE [du lat. defectus, manque ; do deficere, manquer] adj. Qui manque de certaines qualités, qui a certains défauts, certaines imperfections : Travail défectueux. Organisation défectueuse. Loi défectueuse.

— Dr. Qui manque des qualités exigées par la loi : Un acte défectueux.

— Gramm. V. défectif.

— Anton. Correct, exact, parfait.

DÉFECTUOSITÉ (fèk') n. f. Etat défectueux : La défectuosité de la taille. Etoffe pleine de défectuosités.

— Syn. Défectuosité, défaut, imperfection, vice. V. défaut.

DÉFÉMINISER {du préf. priv. dé, et de féminiser) v. a. Dépouiller de la nature, des allures, des habitudes féminines : Les mœurs actuelles tendent à déféminisur les femmes.

Se déféminiser, v. pr. Perdre sa nature, ses allures, ses habitudes de femme.

DÉFEND n. m. Eaux et for. "V. dépens.

DÉFENDABLE {fan) adj. Qui peut être défendu ; Cause, Partie DÉFENDALfUi;. Pusfe défendable.

— Anton. Indéfendable.

DEFENDERS {défenseurs) n. m. pi. Association politique secrète formée en Irlande (après la victoire de Guillaume IlE sur Jacques II) près des bords de la Boyne (liiSO), entre catholiques et presbytériens, afin de défendre leur pays et d'obtenir des réformes civiles et religieuses, il Sing. defender.

— Encycl. Les defenders jouèrent un grand rôle dans le soulèvement de 17y7-1798, quand la Révolution française leur permit d'espérer l'affranchissement de l'Irlande. Un traître, Reynold, dénonça les conjurés, et ils échouèrent. Les lils et petits-fils des defenders formèrent la ligue de justice, qui soutint Daniel O'Counell.

DÉFENDEUR, ERESSE {/■«?() n. Personne contre laquelle est intentée une action en justice pour s'y défendre, par opposition au demandeur.

— Encycl. En appel, le défendeur prend le nom d'intimé. L'ajournement doit énoncer les noms et la demeure du défendeur, à peine de nullité, mais on n'exige pas la profession En règle générale, le défendeur doit être assigné devant le tribunal de son domicile : actor sequitur forum rei ; mais il y a des exceptions nombreuses. {\. compétence.) Lorsqu'il y a plus de deux défendeurs, 1 aflaire est dispensée du préliminaire de conciliation.

— Anton. Demandeur.

DÉFENDRE {fandr' — lat. defendere, même sens) v. a. Protéger contre une agression, une attaque : Défkndrb un enfant, un défilé, il Mettre k l'abri ; La fourrure des anijnaux les défend contre le froid. Il Etre une sauvegarde pour : La liberté de la presse défend les peuples et avertit les rois. (Dupin.)

— Plaider en faveur de : Cicéron fut tué par un homme qu'il AVAIT jadis défendu. (Nisard.) ii Travailler ù sauvegarder les droits do : Défendre le peuple, n Soutenir par la parole : Défendre un projet de loi, un amendement.

— Prohiber, interdire : La loi défend les cris séditieux,

— Dr. Absol. Fournir des défenses contre les prétentions do la partie adverse : Etre condamné faute de DÉ- FENDRiC. Il Etro défendeur : Défendre dans une affaire.

— Mar. Interdire l'entrée do quohiue chose : Les vents ; DÉFENDENT le caual. (Bougainvillo.) u Déborder une embarcation accostée contre un navire, il Défendre à l'arrivée. Défendre à l'aulofée, Expressions anciennes remplacées par Veille à l'arrivée on Défie l'arrivée.

— Loc. div. Défendre de ou aue, Commamler do no pas : DÉFENDRE DE Sortir. Il Défendre de. Garantir, préserver de, sauvegarder contre : Montagne qui DÉFEND une maison du vent du nora. il Défendre sa porte, son seuil, Donuer dos ordres pour qu'on ne laisse entrer personne.

Défendant {dan) part, prés, du v. Défendre. Il A son corps défendant. En se défendant contre une attaqua à main armée : Tuer son antagoniste \ son corps DÉFENDANT. — Fig. À coutro ■ C(wur, malgré soi : Le peuple le plus spirituel du monde ne proip'esse qu'k son cours défendant. {E. About,)

D'nrtîi'iil, h lins hviro ilo 8«ltlt« iM-

Défendu, ue part. pass. du v. Défendre. fouUuo du champ.

— Blas. Se ait des animaux armés de

défenses, lorsque celles-ci sont d'un émail autre que colui du corps.

— Impers. Il est défendu de, Il y a défense, interdiction de.

— Fruit défendu, Fruit dont Adam ot Eve mangeront

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