CATION, PHOSPHATE
On Sème, au début, des céréales ou du sarrasin, avant la mise détinitivo en assolement.
Les terrains marécageux sont défrichés d'une manière analogue; mais, auparavant, on les assainit eu los asséchant. V. aussi ÉCOBOACE.
— Dr. La nécessité do conserver les bois et forêts pour assurer l'équilibre des agents atmosphériques, entretenir les sources et cours d'eau, opposer un obstacle aux inondations torrentielles, a amené lo législateur ù restreindre les droits dos propriétaires, communes ot particuliers. La Hévolution avait méconnu cette nécessité eu lovant toutes los prohibitions formulées à cet égard par l'ancien régime. Le Code forestier a dû los rétablir on partie. Aucun particulier ne peut arracluT ou défricher ses bois qu'après en avoir fait la déclaration à la sous-préfecture, au moins quatre mois à l'avance, et si l'administration n'y fait point opposition. Cette opposition no peut être formée que pour los bois dont la conservation ost roconnuo nécessaire au maintien d-os terres sur les montagnes ou sur les pentes ; à la défense du sol contre los érosions et les envahissements dos tleuves, rivières ou torrents ; à l'existence des sources et cours d'eau, la protection dos dunes et des eûtes, à la défense du territoire ot à. la salubrité publique. Kn cas do contravention, le propriétaire est passmlo d'une amendo calculée à raison do 500 francs au moins ot do 1.500 francs au plus par hectare de bois défriché. L'autorisation oxprosso du gouvernement ost nécessaire pour le défrichement des bois appartenant aux communes ou aux établissomonts publics (C. forost., art. 91).
DÉFRICHER (du préf. priv. dé, ot do friche) v. a. Détruire les arbres, les broussailles, los épines, etc., (pli couvrent une terre inculte, lo plus souvent pour la mettre ensuite on culture.
— Fig. Eclaircir, démêler, dél)rouilIer pour la première fois : Amyot est un des premiers écrivains qui dkfuicuèbiînt notre lant/ne.
Se défricher, v. jir. Etre défriché.
DÉFRICHEUR, EUSEn. Personne qui défriche: Les drfri- Clliiuns on! joui longtemps des terres qu'ils avaient défrichées.
DEFRAYEUR
DEGALLIR
— Fig. Celui, colle qui débrouille, qui éclaircit pour la première fois une ([uestion, un fait (piolconque.
— n. m. ou f. Sorio do charrue à soc plat, mais très tranchant, et d'un vorsoir, qui agit, tout on renversant la bande, de manière à exposer les racines do l'herbe à l'air pour los dessécher ot los faire périr.
DÉFRIMOUSSER (du préf. dé, et do frimousse) v. a. Ptqi. Dévisager.
t repasser une
DÉFRIPER (du préf. priv. dé, et de fi-iper) v. a. Faire (juuno clioso no soit plus fripée : Mouiller et
ffojfc pour la DÉFKU'ER.
Se défriper, v. pr. Etre, devenir défripé. 11 Défripor ses vêtements.
DÉFRISEMENT (ze-jnan) n. ni. Action do défriser ; état de co qui est défrisé ; Le dêfuisement d'une chevelure.
— Pop. Désappointement.
DÉFRISER {se — du préf. priv. dé, ot de friser) v. a. Défaire la frisure do : Défriser des cheveux.
— Roi. Défriser les feuilles d'un livre. Défaire les cornes aux feuilles d'un livre que l'on relie.
— Pop. Désappointer.
Se défriser, v. pr. Etre défrisé, devenir défrisé. 11 Défriser ses propres cheveux.
DÉFRONCEMENT (se-man) n. m. Action de défroncer; état do ce qui est défroncé : Le défkoncement d'une robe. Le défroncement des sourcils.
DÉFRONCER (se. — Le c prend une cédille devant un a ou un o : IVvus défronçons. Il dèfronça) v. a. Oter, défaire 1rs fronces do : Defronier un manteau. 11 Défroncer le Sourcil, Reprendre un air de bonne humeur.
Se déîroncer, v. pr. Devenir défroncé.
DÉFROQUE {fruk' — du préf. priv. dé, et de froc) n. f. Ce que laisse un moine en mourant : La défroque d'un moine appartenait à l'abbé. 11 Par ext. Meubles, et surtout vêtements que quoiqu'un abandonne ou laisse en mourant : On ne donne pas la défroque de sa défunte à une étrangère. ((.V. Sand.) Il Vêtements qu'une certaine personne ne porte plus : Domestique habillé de la défroque de son inaître.
DÉFROQUER {ké — môme étymol. qu'à l'art, précéd.) v. a. Faii'o quitter lo froc, l'habit et l'état ecclésiastique à : Defroqukr un moine, un prêtre.
Défroqué, ée pari. pass. du v. Défroquer.
— Substantiv. Religieux, religieuse qui a quitté le froc ; ecclésiastique qui a renoncé à son état. (Ne se dit qu'avec une nuance ironique ou méprisante.)
Se défroquer, v. pr. Quitter le froc, l'état monastique ou l'état ecclésiastique. 11 A signifié Changer de religion : Jl y eut des huguenots qui se défroquêrent. (Lauoue.)
— Anton. Enf roquer.
DÉFRUCTU (soit de l'express. lat. curare de fructu, s'occuper du fruit, soit des premiers mots d'une antienne [v. la partie encycl.]) n. m. S'est dit : P D'un repas fait la veille de Noël; 2° De la menue dépense que faisait celui qui prêtait sa table pour un pique-nique; 3'* Des débris d'un bon repas : Un copieux défructu.
— Encycl. Le défructu était autrefois un repas oifert, la veille de Noël, par un notable séculier, au clergé de la paroisse, et qui était ainsi appelé à cause de l'antienne De fructu ventris lui, etc., chantée, ce jour-là, aux secondes vêpres. Cet usage existait encore au xvii* siècle.
DÉFRUITEMENT (man) n. m. Action de défruiter, d'enlever les fruits.
DÉFRUITER (du préf. priv. dé, et de fruit) v. a. Dépouiller do ses fruits, cueillir les fruits do : Défruiter kh aibre. Il Se dit aussi pour Enlever lo goût, le parfum du fruit : DÉFRLiTER de L huile d'olive.
DÉFRUSQUINER (sA-t — du préf. priv. dé, et de frusque) v. a. Pop. Déshabiller, dépouiller de ses vêtements, n Ou
dit aussi DÉFRUSQDER.
DEFRUTUM [dé, tom' — mot lat.) n. m. Antiq. Vin nouveau que les vignerons romains cuisaient,jusqu"à le réduire à moitié de son volume, en présence de poix ou d'essence do térebonthine et do différents aromates. (Le defrutum servait à renforcer les vins faibles.)
DEFTERDAR (du persan defterdàr, secrétaire) n. m. Daus l'ancienne administration turque, co mot désignait los officiers qui tenaient les registres dos recottes et des dépenses. (Il y avait trois grands ofOciors do ce nom : le bouyouk defterdàr, qui était le ministre des finances ; le second defterdàr, qui était chargé de l'impôt établi par lo sultan Sélim III sous lo nom do nizami djedid, et le troisième defterdàr, qui avait la charge do l'administration do Constantinoplo.)
Deftinge, comm. do Belgique (prov. de la Flandre orient, [arrond. admiu. et judic. d'AudenardoJ) ; 1.547 hab.
DÉFUBLER v. a. Se dit quelquefois pour désaffubler, qui est plus régulier. 11 On disait aussi défuler.
DÉFUNER (du préf. priv. dé, et du lat. funis, corde) v. a. Mar. Dégarnir do ses cordages, on parlant d'un màt : DÉFUNER un màt. 11 Défuner une tente. L'amener sur ses funos pour la serrer ou la ranger en soute.
DÉFUNT {fun), UNTE [du lat. defunctus; do defunyi, achever sa tâche] ailj. Mort, décédé ; Le roi défunt.
— Qui a cessé d'ôtrc, on parlant des choses : Hoyauté
DÉFUNTK.
— Substantiv. Personne défunte : Les défunts ont toutes les vertus.
— Anton. Viï, vivant, survivant.
DÉGAERIE [yà-ri) n. f. Dans certaines coutumes. Paroisse régie par un dégan. n Charge du dégan.
DÉGAGEMENT (;'t'-7nari ) n. m. Action do retirer co qui était on g.-ïgo ; état do ce qui est dégagé : Au mont-de-piété, la somme des engagements est très supérieure à celle des dégagements. Il Anéantissoniont d'une obligation résultant, soit de son accomplissemont, soit do la remise qui en est faite : Le dégagement d'une parole, d'une pr'omessc.
— Emanation ; production ot dilfusion ; D'n DÊaAGB- MiiNT d'acide carbonique.
— Fig. Détachement, état d'une ftmo qui no tient plus aux choses de la terre : Ohl que Dieu demande de deoa- OEMENT, de pureté, d'abandon! (Boss.) Il Liberté d'un esprit qui a brisé les liens qui l'attachaient : La plaisanterie est la plus sâre marque du dégagement de mon cœur. (Bussy-Kab.)
— Archit. Communication soit d'uno pièce à uuo autre,
soit do rintôricur à l'extérieur : Les théâtres n'ont pas assez
de DÉGAGEMENTS.
— Chorégr. Action de retirer un pied engagé derrière l'autre, ot do lo faire passer devant ou à côté.
— lOscr. V. la partie encycl.
— Grav. Action de repasser la pointe autour dos traits gravés, pour enlever le métal ou lo bois dos vides.
— Méd. Action de faciliter les fonctions dos organes : Le DÉGAGEMENT de la tête, de la poitrine. Il Temps de dégagement eu de déflexion, Temps de l'accouchement, comprenant los évolutions à l'aide desquelles la tête du fœtus, ûrôalablemont engagée dans la cavité pelvienne, franchit le détroit inférieur et les commissures do la vulve.
— Techn. Moulure, formée do grains d'orge détachés.
— Encycl. Escr. Le dégagement consiste à faire, à l'aido d'un doigté, passer la pointe do son épée du côté opposé à celui où elle est engagée. Le dégagement se fait en dessous du fer. Le double dégagé ou une-doux, ainsi que son nom l'indique, consiste en deux dégagés successifs; le uno-doux-trois se compose do trois dégagés; mais ces deux derniers coups, très hrillants dans la sallo d'armes, sont peu usuels sur le terrain. Les dégagés se parent lo plus communément par une simple opposition de la main et du fer; les une-deux et une-deux-trois réclament plus souvent des contres de quarto ou de tierce.
DÉGAGER [je. — Prend un e après le g devant A et 0 : Nous dégageons. Il dégagea) v. a. Retirer, en parlant de ce qui avait été donné comme gage, comme nantissement : DÉGAGER sa vaisselle, ses bijoux. 11 Débarrasser, délivrer, retirer : Dégager sa jnain prise dans U7i engrenage, ii Faire sortir d'une position critique : Dégager un régiment cerné par l'ennemi. 11 Tirer de prison, délivrer des fers : Dégager des prisonniers. 11 Déuarrasser de ce qui encombrait : DÉGAGER un passage, la voie publique.
— Faire ressortir, donner un air dégagé à : Habit qui i>ÉGAGK bien la taille. \\ Prendre, donner de l'aisance, do la facilité, de la légèreté : Dégager son style.
— Particulièrem. Produire une émanation, un dégagement de : Fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Toute fermentation dégage de l'acide carbonique.
— Fig. Produire une émanation morale ou intellectuelle : Orateur qui dégage de l'eJilhousiasmc.
— Soustraire à une obligation, à un lien moral quelconque ; rompre, en parlant du lien lui-même : Dégager quelqu'u7i d'uîic promesse. Dégager sa parole. 11 Exempter, dépouiller, délivrer : La solitude dégage des préjugés du monde. 11 Isoler, séparer, distinguer, extraire, mettre en évidence : Dégager la vérité de l'erreur.
— Archit. Pratiquer un dégagement dans : Dégager une chambre à coucher par un escalier dérobé.
— Chim. Séparer d'une combinaison : Dégager l'hydrogène de l'eau.
— Escr. Faire un dégagement.
— Grav. Repasser la pointe autour des traits gravés, pour enlever lo métal ou lo bois des vides.
— Mar. Mettre de l'ordre : Dégager un coin de batterie. 11 Faire évacuer une partie quelconque du navire : Dégager le gaillard d'avant. \\ Dégager un cordage, Lo faire parer quand il est engagé. 11 Dégager un navire. Le faire redresser quand il a engagé.
— Math. Dégager l'i}jconnue, L'isoler dans un des membres de l'équation.
— Méd. Délivrer d'une congestion, d'une oppression : Dégager le cen'eau, la poitrine.
— Techn. Dégager une pierre, La dépouiller de la matière superflue. 11 Dégager une moulure, La détacher de son champ.
— v. n. Chorégr. Faire un pas, en détachant vivement un pied ou une jambe de l'autre.
Dé^a£é, ée part. pass. du v. Dégager.
— Substantiv. au masc. Manière dégagée, laisser-aller : A^«n« de Sévigné a du dégagé dans le style.
— Escr. Syn. de dégagement.
— Anton. Engagé, embarrassé, engoncé, gêné, gauche. Se dé^a^er, v. pr. Se rentlre libre d'uno étreinte, écliap-
per à co qui retient ou entraîne. 11 Sortir, so montrer hors : Astre qui se dégage des nuages. Il Devenir libre, cesser d'être encombré : La rue s'est dégagée, il Sortir d'une situation périlleuse, n S'exhaler.
— Fig. Se libérer, so délivrer. 11 Apparaître, s'isolor, so manifester : Enfin, la vérité se dégage.
— Se dégager de quelqu'un, Lui échapper, se délivrer de lui, ou Se débarrasser d'une obligation qu'on avait envers lui.
— Méd. Etre délivré d'une congestion, d'un embarras, en parlant des organes.
— Anton. Engager.
DÉGAGEUR {jeur') n. m. Escr. Celui qui aime à faire des dégagements, (pii les fait avec adresse.
DÉGAGNAC, comm. du Lot, arrond. ot à 11 Uilom. de Gourdon, sur le Palayat, sous-aftluont du Céou, par l'Ourajoux; 1.510 hab. Cli. do f. Orléans. Truffes.
DÉGAINE (f/At'jr — rad. dégainer) n. f. Action de dégainer, fa<.'on dont on dégaine. [Vieux.] !t Fain. Démarche, attitude (dans un sens désavantageux) : Voyez donc cette dégaine!
— Fig. fam. Façon, manière : Oui, tu m'aimes d'une belle dégaine! (Mol.) 11 Conduite : Vous savez la vie qu'il mène et vous voyez sa belle dégaine. (M"»» do Créquy.) [Vieux.]
DÉGAINEMENT {ghè-ne-man) n. m. Action de dégainer; sortie de la gaine.
DÉGAINER if/hè-né) v. a. Tirer de sa gaine, de son fourreau, on parlant d'uno arme : Dégainer 50/1 sabre.
— Par ext. Tirer, exhiber ; Dégainer ses écns.
— Loc. PROV. : II ne frappe point comme il dégaine, Il est plus violent on paroles qu'on actions. (Pou usité.)
— Substantiv. n. m. Action do dégainer. 11 fClre brave jusqu'au dé(/ainer. So dit : 1° D'un homme plein do jactance, qui baisse le ton au moment où il s'agit do 50 battre; 2" D'un homme qui promet beaucoup, mais qui uo tient pas parole au moment d'agir.
Se <7éA*amer, v. pr. So dépouiller do sa gaine, do son enveloppe.
DÉGAINEUR {qhè) n. m. Ferrailleur, brottour, duelliste.
DÉCALAGE [laj') n. m. Techn. Action do dégalor les peaux, do los nettoyer, d'enlever tout co qui ost inutile ou nuisible.
DÉGALER (du préf. priv. (/('. et do gale, dans lo sons do saleté) V. a. Débarrasser les peaux do ce qu'elles peuvent avoir d'inutilo ou do nuisible,
DÉOALLIR v. a. Syu. pop. de gauler, dans lo Poilou.
DÉGALONNER — L EGENEUESCENCE
du prcf. priv. dé, et de galon] : DÉGALONNEB UH habit.
DÉGALONNER {lo-né - V. a. Oter les gaioDS de
DÉGAN n. m. Au moyen âge, Officier qui, dans nombre de paroisses, était chargé de TadmiDistration temporelle. (Sa charge s'appelait dégaerîe.)
DÉGANTER (du préf. priv. dé, et de gani) v. a. Retirer les gants de : Déganter »h enfant.
Se déganter, v. pr. Oter ses gants.
DÉGARDER (SE) [du préf. priv. dé, et de garde] v. pr. En T. de jeux, Jeter une carte dont l'absence fait qu'on n'est plus maître dans une couleur.
DÉGARNIR (du préf. priv. dé, et de garnir) v. a. Dépouiller de ce qui garnit : Dkgabmr un salon, une cheminée, lia chapeau.
— Arbor. Dégarnir im arbre, En supprimer des branches par la taille.
— Art milit. Retirer les troupes. Tartillerie, les munitions : DÉGARNIR une place, une frontière, tme côte.
— Mar. Enlever les garnitures dune vergue, d'une voile. Il Dégarnir le cabestan. Enlever les barres et dégarnir la chaîne, li Dégarnir la chaîne. Faire sortir les mailles de la chaîne du barbotin de cabestan, ii Dégarnir ies perroquets, Défrapper les cargues et les mettre prêts à être apiijués. il Dégarnir les avirons d'une chaloupe. Rentrer ces avirons en dedans, il Dégarnir un navire, Le désarmer en lui enlevant toutes les pièces mobiles.
Déè^rni, ie part- pass. du v. Dégarnir.
— Blas. Se dit des épées et des poignards qui n'ont ni garde ni poiçnée.
Se dégcLPruPt v. pr. Se vêtir plus légèrement. (Vieux.) 11 Perdre ce qui garnissait, ii Perdre ses feuilles, ii Perdre ses cheveux, ii Se vider de spectateurs : Salle qui se dk- GAKNiT. Il Se démunir de son argent.
DÉGARNISSAGE [ni-saf — rad. dégarnir) n. m. Action de défaire le joinloiemeut d'une muraille.
DÉGARNISSEMENT(Hi-se-ma»}n. m. Action de dégarnir, état qui en résulte.
Degas (Hilaire-Germain-Edgard), peintre et graveur français, né à Paris en 1834. Il montra aux expositions des impressionnistes des intérieurs de théâtre, de cafés-concerts, des foyers d'opéra, des vues de cirque, des blanchisseries d'une vérité scrupuleuse, des éludes de danseuses, de ballerines, d'un dessin souple et vraiment magistral. Cet artiste original est un des plus intéressants qu'ait produits l'école impressionniste. Son talent a paru sous des formes variées : pastel, eau-forte, pointe sèche, lithographie- On lui doit plusieurs portraits do Manet.
DÉGASCONNER [sA'o-Hé — du préf. priv. dé, ei de Gascon) V. a. Faire perdre ses qualités ou ses défauts de Gascon à ; faire perdre les locutions gasconnes ou racccnt gascon à : Montaigne et Montluc ont rempli leurs écrits de gasconisines; on ne saurait dégasconner leurs ouvrages.
Se dégasconner, v. pr. Etre dégascohné, perdre les habitudes ou le langage des Gascons.
DÉGÂT {gà — subst. verbal de l'anc. verbe dégasler, dévaster; de même origine que gâter) n. m. Dommage causé par la destruction d'objets utiles ou par leur détérioration ; La chasse, avant la rentrée des jnoissons, cause de grands DÉGÂTS dans les champs, il Par ext. Consommation exa-
férée, faite sans économie : Faire un grand dég.\t de bois, e vin. Il Faire le dégât ou du dégât, Ravager, dévaster : Les ennemis ont fait le dég.\t dans cette province. (Vieux.)
— Encycl. Admin. milit. Quand des troupes logées ou cantonnées chez l'habitant commettent des déijàls dans les maisons, elles sont tenues d'en indemniser les propriétaires» qui doivent faire constater les dégâts par le maire, lequel en fait dresser procès-verbal contradictoirement avec Tofficier laissé en arrière par le chef de corps. Les intéressés doivent donc s'adresser, par l'organe de la municipalité, soit au chef du corps de troupes, soit, après le départ de celui-ci, mais dans un délai maximum de trois heures, à l'oflicier resté en arrière, on, en l'absence de celui-ci, au juge de paix.
Les dégâts causés, au cours des manœuvres, dans les champs, aux récoltes, etc., sont à la charge do l'Etat. Une commission ad hoc, présidée par un fonctionnaire do l'intendance, et composée d'un officier du génie, d'un officier de gendarmerie et d'un membre civil nommé par le préfet, reçoit les réclamations, qui doivent être formulées, au plus tard, dans les trois jours. La commission évalue les dégâts et olfre une indemnité qui, en cas d'acceptation, est pavée sur-le-champ. En cas de refus pour insuffisance, la réclamation est transmise par le maire au juge de paix du canton, avec indication de la somme demandée. Ce juge prononce, en dernier ressort, jusqu'à concurrence d'une somme montant à 200 francs. Entre 200 et 1.500 francs, il prononce également, mais sauf appel au tribunal de première instance. Au-dessus de 1.500 francs, la réclamation est portée directement devant ce tribunal.
— Anton. Réparation, restauration.
DÉGAUCHIR {gô-chir — du préf. priv. dé, et de gauchir) V. a. Dresst-'r, en parlant «le ce qui était gauche : DÉ- GA.VCHiBune tringle, un morceau de bois.
1) Donner à une poutre, à une pièce do bois, la forme approximative qu'elle doit posséder.
— Fam. Corriger do sa gauchoric :
DÉGAUCuia un enfant.
Se dégauchir, V. pr. Perdre sa gau''hcrie.
DÉGAUCHIS- SAGE >j"-'-l" '^V') ou DÉGAUCHISSEÏ- MENT {(jô-chi-sejnan) n. m. Action de dérrauchir.
DÉGAUCHIS- SE USE ' (fj-rJiiseuz'} n. f. Xïachino .servant à d'-gauchir. fC'cst une sorte de raboteuse, mais qui diil'cro de cette dernière en co qu'elle exécute un
Dégauchisftcusc.
parement parfaitement plan, quelle que soit la forme primitive, plus ou moins régulière, du bois ou du métal.)
!DegauLLE (Jean-Baptiste), ingénieur de la marine, né à Aiitgny (Champagne) en 1732, niort en 1810. Il se fixa au Havre, où il professa l'hydrographie. Il inventa divers instruments nautiques, publia de bonnes cartes marines, construisit des phares sur les jetées du Havre et de Honrtcur. On a de lui divers écrits, entre autres : Usage d'un nouveau calendrier perpétuel ascronomique et 7naritime{n6S}; Construction et usage du sitlomètre (1782); etc.
DÉGAZER (du prcf. priv. dé, et de gaz) v, a. Expulser les gaz de : Dégazkr un liquide.
DÉGAZER (du préf. priv. dé, et de gaze) v. a. Oter la gaze de : Dégazijr un lustre.
— Fig. et fam. Rendre plus libre, moins décent : DÊ- GAZER son s/tj/r.
DÉGAZONNEMENT { zo-ne-man) n. m. Action de dcgazonner, d enlever le gazon : Le dèg.\20nne- MiîNr d'un pré.
DÉGAZONNER [zo-né — du préf. priv. dé, et de gazon) v. a. Enlever le gazon de ; DÉ- GAZONNiiR un terrain.
Se dégazonner, v. pr. Perdre son gazon. u Pop. Perdre ses cheveux.
DEGÉERIE ijé-ri — de Degéer, n. pr.) n. f. Genre d'insectes orthoptères thysanoures, famille des poduridés, comprenant de petites formes cylindriques, à segments égaux, à antcnnesde quatre articles.
— Encycl. Les degéeries ont les mœurs des podures ; leurs nombreuses espèces sont répandues surtout dans l'hémisphère boréal et au Chili; telle est la degeeria ynuscorum, de France, commune sous les mousses. La degeeria nivalis, ou puce des glaciers, jaune varié do brun, vit dans les Âlpcs, à la hauteur des neiges éternelles. Des.'erie
„ fgr. 30 fois).
DEGEL [jèl — du pref. priv. de, et de gel)
n. m. Liquéfaction, fonte des neiges, dos glaces, par suite
'le l'élévation de la température : Le dégel, au printemps,
cause souvent des inondations, tl Pop. Mortalité, hécatombe.
— Encycl. Le dégel est, le plus souvent, occasionné par l'arrivée subite d'un vent chaud succédant aux vents Iroids qui amènent la neige et les frimas. Quelquefois, mais plus rarement, il se produit insensiblement à la fin de l'hiver, par suite de l'élévation du soleil sur l'iiorizon. D'ordinaire, quelques jours avant le dégel, la vivacité du froid augmente, les vents du nord ou de l'est soufflent avec plus do violence, le ciel est plus pur, les étoiles brillent d'un plus vif éclat, et chaque soir, au coucher du soleil, la partie méridionale du ciel est teinte d'un rouge brun assez intense. Le vent du sud gagne peu à peu la partie supérieure de l'atmosphère, rabaisse les vents froids vers la terre et augmente leur action par l'évaporation qu'il occasionne.
— Anton. Congélation.
DÉGELÉ, ÉE (rad. dégel) a. Pop. Par antithèse, Refroidi, diMunt, cadavre.
DÉGELÉE (j'^-lé) n. f. Pop. 'X'olce de coups.
DÉGÈLEMENT(j'è, Vian) n. m. Action de dégeler ou de
sr dégeler.
DÉGELER {Je — rad. dégel. Le second e se change en è ouvert toutes les fois que la terminaison commence par un e muet : Il dégèle. Il dégèlera) v. a. Faire cesser la congélation de : DÉGELER de l'huile, de l'eau, en l'approchant du feu.
— Par exagér. Réchauffer : Dégeler un voyageur.
— Fig. Tirer do son indiiférence, ranimer, réchauffer : Un peu d'amour suffit pour dégeler un cœur,
— Pop. Par antithèse, Refroidir, tuer.
— v. n. Cesser d'être gelé : lîiviére qui DÉoiiLE.
— Fig. Perdre son flegme, sa froideur, n Pop. Mourir.
— Impers. Il dégèle, Les glaces, les neiges fondent. Se dégeler, v. pr. Cesser d'être gelé, ii Fi<^. Commencer
à s'animer, sortir de sa froideur, de son indifférence.
— Anton. Congeler, geler.
Degen (Charles-Ferdinand), mathématicien danois, né à Brunswick en 1766, mort en 1825. Il fut précepteur du prince Christian, depuis Christian VIII, puis devint professeur de mathématiques à Copenhague. Ses principaux ouvrages sont : Ap/iorismes pédagogiques {1199)', De analogia motus compositi progressivi et gijratoriî, etc.{lSlDi.
DÉGÉNÉRANT {je, ran), ANTE adj. Qui dégénère : La cirilisaliun dlgénkrante. il Qui n'a i)as la nature de l'être dont il s'agit : l'uule comparaïso}}, lorsqu'il s'agit de Dieu, est d'une nature imparfaite et dégénérante. (Boss.)
DÉGÉNÉRATEUR, TRICE (Je) adj. Qui produit la dégénération : Doctrines dégenératrices.
DÉGÉNÉRATIF, IVE {Je) adj. Qui a le caractère de la dégéiicration.
DÉGÉNÉRATION {Je, si-on) n. f. Etat de ce qui dégénère ; détérioration, passage d'un état naturel donné à un état inférieur : La dégénér.\tion de l'espèce humaine est-elle aussi réelle qu'on le dit ? il Abâtardissement, perte dos qualités qui se transmettaient dans une famille.
— Par ext. Etre dégénéré : Le porc domestique est la dégénération du sanglier. (Maquei )
— Biol. Destruction des substances plastiques d'un idastiJe ou di.sparition de certains caractères de complication d'un organisme pluricellulaire.
— Pathol. Transformation d'un tissu en matière essentiellement morbide : Dégénération ca)(cere»«(?.
— Encycl. Biol. Quand il s'agit d'un être simple Ou" unicellulaire, la dégénération doit être considérée comme le contraire de l'assimilation ; c'est le résultat dos réactions qui se passent entre le protoplasma et le milieu, quand le milieu no réalise pas, pour l'espèce considérée, les conditions physico-chimiques de la vie élcmenlairo manifestée. Si ces conditions défavorables se prolongent, la dégcnération conduit seulement à une variation quantitative, uno variation de race dans l'élément étudié. Tels sont, par exemple, les cas d'atténuation de virulence des bactr-ries sous l'iniluonco de l'action ménagée des antiseptiques ou do touto autro condition défavorable.
Dans d'autres cas, la dégénération est due, non pas au milieu défavorable, mais au plastide lui-même, quel que soit le milieu ; c'est encore bien dans ce cas le contraire de l'assimilation; mais, parmi les conditions qui permettent l'assimilation, les unes sont inhérentes au milieu, les autres au plastide. Parmi ces dernières se trouve la nécessité de la présence dans le plastide de toutes les substances plastiques caractéristiques de son espèce. Quand une de ces substances man([ue, le plastide incomplet est condamné à la dégénération, à moms qu'un phénomène particulier ne le complète. Par exemple, si l'on coupe un jdastide en deux parues inégales (v. mérotomie), la partic dépourvue de noyau est le siège d'une dégénération fatale. Dans les animaux supérieurs, beaucoup d'éléments histologiques sont des plastides incomplets pendant le repos et se trouvent complétés seulement pondant le fonctionnement; c'est la loi d'assimilation fonctionnelle. Les deux cas que nous venons d'étudier pour les plastides isolés : dégénération par le milieu, dégénération par la nature incomplète du plastide, expliquent la dégénération au second sens du mot, c'est-à-dire la disparition de certains caractères de complication chez les organismes pluriccllulaires.
Dans un tel organisme, en effet, il peut arriver : 1* que le renouvellement du milieu intérieur se fasse mal dans un organe donné, et alors tous les éléments de cet organe, qu'ils soient complets ou incomplets, sont le siège d'une dégénération fatale, dégénération par le milieu ; 2" que les conditions de vie d'un animal condamnent un organe de cet animal au repos absolu, et alors, tous les idastidcs incomplets de cet organe sont sans cesse détruits et jamais renouvelés par l'assimilation fonctionnelle; la coordination disparaît donc et l'organe aussi (loi de Lamarck). Un excellent exemple de cette dégénération se Irouvedans les cas de dégradation parasitaire d'animaux primitivement agiles et doués d'une organisation complexe ; ce ne sont bientôt plus que des sacs pleins d'œufs et de graisse. V. dégénérescence.
— BiBLioGR. : Le Dantec, l'héorie nouvelle de la vie (Paris, 189G).
— Syn. Dégénération, dégénérescence. La dégénération est l'action d un ol>jct ipii dégénère, qui passe actuellemont d'une nature meilleure à une nature pire, lia dégénérescence est l'état d'un objet qui a déjà commencé dépuis longtemps à dégénérer et qui continue de le faire.
DÉGÉNÉRER {Je — lat- degenerare : du préf. priv. de, et de genus, eris, race. Change le troisième é fermé en è ouvert seulement devant les terminaisons e, es, ent : Je dégénère, tu dégénères. Us dégénèrent, sauf au fut. et au condit. : Je dégénérerai. Il dégénérerait) v. n. S'abâtardir, passer à un état inférieur: Les plantes, comme les aniinaux, dégénèrent.
— Fig. Perdre do l'éclat de sa naissance, de sa noblesse, de son mérite : Tout se tait, tout s'affaisse, tout dégénère, tout se dégrade chez U7ie nation dont la pensée est rsclave. (B. Constant.) ii Déchoir, s'éloigner de : Tout ce qui n'est pas parfait dégénère de la perfection. (Boss.)ll,Se i.hanger (en mauv. part) : Trop de bonté dégénère en hétise.
— Méd. Se changer en une maladie plus grave : Rhume qui A DÉGÉNÉRÉ en cfirarW/e. 11 Se transformer (en mauv. part) : Sang gui dégénère en humeurs.
— Syn. Dégénérer, s'abâtardir. V. abâtardir. Dégénéré, ée part. pass. du v. Dégénérer.
— Substantiv. Personne chez laquelle on constate une dégénérescence physique, intellectuelle ou morale : Les dégénérés.
DÉGÉNÉRESCENCE [Je, rèss-sanss) n. f. Etat d'un objet qui a déjà commencé à dégénérer et qui continue de le faire. (V. dégénération. j ii Evolution d un être ou d'une espèce dans le sens do la dégénération.
— Dégénérescence amgloide (ou mieux dégénération amyloide, quoique le mot n dégénérescence " soit actuellement ]jIus usité). Dégénération spéciale des tissus, du muscle en particulier, dans laquelle la destruction des substances plastiques donne naissance à une substance blanche, qui ressemble à de la cire. [La composition chimique de cette substance ne serait pas très éloignée de celle de l'amidon.]
— Dégénérescence graisseuse, Phénomène par lequel les tissus se chargent, s'infiltrent de graisse.
— Dégénérescence icallérienne. Phénomène découvert par "Waller, et dans lequel on constate la destruction de certaines parties des nerfs après leur section.
— Enctcl. Biol. Cliez les êtres unicellulaires, lorsque le milieu est convenable, il peut y avoir multiplication indéfinie sans dégénérescence; cela a lieu, par exemple, pour les bactéries. Chez les iutusoires ciliés, Maupas a constaté (|ue la dégénérescence est fatale au bout d'un nombre donné de bipartitions. V. sénescence.
Tous les êtres pluricellulaires meurent, et la mort est le résultat ultime d'une dégénérescence prolongée due à l'accumulation, dans l'organisme, des produits squelettiques de diverses natures.
La dégénérescence peut atteindre certains organes ou certains tissus à l'exclusion des autres ; elle peut se manifester de plusieurs manières dans chaque organe et dans chaque tissu. V., par exemple, dégénérescence graisseuse.
Des modifications dans le genre de vie peuvent amener la dégénérescence d'une espèce ; certains parasites dégradés proviennent d'ancêtres agiles et bien coordonnés ; on le constate d'ailleurs dans le déveloi)pementembryogénique de ces êtres ; les larves sont munies d'organes de locomotion qui entrent en dégénérescence de manière à laisser un adulte fixé et immobile. On appelle alors souvent cette dégénéresnenco 'i évolution régressive i>.
Toujours sous l'influence des variations du milieu, il peut arriver qu'un organe, devenu inutile à une espèce, entre en dégénérescence ; mais il en reste généralement une trace dans l'organisation de l'animal (organes rudimentaires de Lamarck).
— BiBLioGR. : Demoor, Massart et Vandervelde, l'Evolution régressive (Paris, 1891); Le Dantec, Evolution individuelle et héi'édité (Paris, 1898).
— Pathol. Dégénérescence graisseuse. Ce phénomène est extrêmement répandu. Le plus souvent, la destruction plastitiue résultant du repos prolongé des muscles ou des autres tissus se traduit par une abondante formation de graisses; aussi arrive-t-il ordinairement que les gens peu actifs engraissent. On a souvent commis l'erreur de considérer ce résultat comme une construction plastique.alors que c'est, en réalité, une destruction, et cola a contribué à accréditer la théorie fausse de la destruction fonctionnelle.
Il est vrai quo cctio graisse, souvont nuisible à l'org'anisiiu>, peut, dans ceriains cas, ùti'o oiisiiite cmplovoe comnio aliment par l'organisme lui-mi'mc. V. uii.si:KVi:s.
Dans les nerfs, la niyëlino et les cylindraxes peuvent subir la dôgénéroscouce graisseuse.
Cette dogi^néreseouce ne résulte pas seulement d'ailleurs du repos prolongé ; elle peut aussi provenir do certaines intoxications.
Entin, la destruction normale dos tissus apr6s la mort donne naissance à dos graisses spéciales (adipocire des cadavres qui commencent à se décomposer).
DÉGÉNÉRESCENT {je, rèss-san), ENTE adj. Qui subit nno lii'^'éuL'iaiiou ou uuo dégénércscouco : Tissu hùgèsk RESti:Nr.
Degenfeld, famille allemande, originaire d'.Vrgovio, dont les pnnoipaux membres sont : Christoi'HE-Martin. baron, né en 1599 A Eybach, mort ù. Durnau on ICroi, qui combattit sous ^VaUe"nstein et Tilly, passa au service de Gustave-Adelpbe, fut vaimiueur à Dillmgon, puis passa à la Franco (1G35','. [Louis XIII le nomma colonel géuéfal do sa cavalerie étrangère. En 1642, nous le trouvons chez les Vénitiens: il combat les Turcs et le pape, et, en IGic, il est gouverneur de Dalnialie. Il eut six tils, dont l'un Han- NiuAL , eut une carrière tout aussi aventureuse {1G18- 16911, et une lillo, Marie-Suzanne-Louise {v. art. suiv.)] : — Chbistophu-Martin, comte de Degenfeld— Sc/io»)bei'!/ ou Schomùttrij (16S9-1762), lequel servit l'emporeur. le Palatinat et là Prusse, où il devint ministre de la guerre; — Auguste, comte dk HegerdeXd-Sckombtirg, générai autrichien, né à Nagy-Kanisza en 1798, mort à Altniunster en 1876. [Il prit part à la campagne de 1815. en 1818 à la bataille do Novare. Feld-maréchal-iieutenant en 1819, il était chef du 8* corps en 1859, et, après Magenta, il obtint le commandement du littoral vénitien. Enlin, il devint feld-zeugmeistor et ministre de la guerre de 1S60 a 1864J : — Un autre, Alfred Ludwig Degenfeld, né à (lernsheim (Bade) en 1816, et qui commandait une brigade allemande en 1870-1871. [Il prit part au siè^;© de Strasbourg, aux affaires de Nompatelizc, Dijon, Nuits et Villersexel.j
Degenfeld (Marie-Suzanne-Louise, baronne de), fille du premier baron Christophe-Martin, née en 1G36, morte en 1677, célèbre par sa grande beauté et ses rares qualités de cœur et d'esprit. Dame d'honneur, en 1050, do la princesse palatine Charlotte qui, elle, était tout son opposé, elle fut bientôt distinguée par l'électeur Charles-Louis, qui lui voua une atlection passionnée jusqu'à sa mort. Lassé du caractère acariâtre de sa femme, et à la suite d'une scène violente, qui eut lieu en présence de toute la cour de Heidelberg, l'électeur chassa Charlotte et épousa, morganatiquement, la baronne de Degenfeld. avant même que le divorce fût prononcé. Il en eut quatorze enfants, qui tous portèrent le titre de raugraf.
Degeorge (Charles-Jean-Marie\ graveur en médailles et statuaire français, né à Lyon en" 1837, mort à Paris en 1888. Il obtint, en 1866, le prix de Rome pour la gravure en médailles avec la France prott-t/cant l'Alf/^rie. En 1870, il envoya un buste ; Bernardino Cenci (Luxembourg), et donna, deux ans plus tard, le Jeune Florentin, le Jeune Vénitien du xv« siècle (bustes en bronze); enfin, en 1875, /<( Jeunesse d'Aristote, œuvre remarquable qui prit place au musée du Luxembourg. Citons encore, parmi ses œuvres importantes : le buste en bronze de Henri Begnault.p^ncé sur le monument du peintre à l'Ecole des beaux-arts : le modèle de la statue de Hippolyte Flandrin, pour la ville de Lyon (1883). Degeorge a aussi exécuté le fi^onton dans ta cour d'honneur de ta Bibliothpque nationale, et quatre statues do marbre pour la fontaine de la jilace des Jacobins, à Lyon {Philibert ûelonne, Coustou, Gérard Audran et Hippobjte Flandrin). Citons aussi une médaiiln pour la chambre do commerce de Bordeaux; une autre médaille représentant la France éclairant ses enfants, etc. Le buste de Degeorge, par de Saint-Marceaux, décore son monument, au cimetière du Père-Lachaise.
DegER I Ernest), peintre allemand, né à lionkenem (Hanovre) en 1809, mort à Dusseldorf en 188:>. Il quitta l'académie de Berlin pour se mettre sous la direction de Schadow, à Dusseldorf. Il a peint à l'huîlo et ù fresqun. Ses grands travaux sont à fresque et commandent l'attention par leur vigueur et leur fini. Deger est un des peintres les plus distingués de l'école dite u nazaréenne ». Il a longtemps professée l'Ecole des beaux-arts de Dusseldorf.
DÉGERMER {jèr' — du préf. priv. di', et do f/ennc) v. a. Se dit en parlant do lorgo dent on ôto le germe, dans les brasseries : Fn sortant de la touraille, le malt doit être
DlitiEKMÊ.
DÉGERMBUR n. m. OU DÉGERMEUSE (Jèr' — rad. dé' f/enner) n. f. Instrument employé, dans les brasseries, pour enlever lo germe de lorgo préalablement passée à latouraillo et ayant pour organes principaux des cylindres cannelés, qui ouvrent le grain et permettent ainsi de chasser la pous-sièro par le vannage.
DÉGÉROÏTEi'./V — de Z>e(7e/', minéralog.) n. f. Silicate hydraté naturel de fer et de magnésie, variété d'hisingérite.
Degersheim, comra. do Suisse (cant. do Saint-Gall'. près dn la (ilatt. sous-affiuent du Rhin par la Thur ; 3.8r.O liab. Ch. 1. du district de Bas-Toggenbourg.
De Geyter (Jules), écrivain belge, né en 1830 à Lede (Flandre orient.). C'est un des rejirésontants distingués de la littérature flamande. Son Poème sur l'indépendance nnlionnle fut couronné en 1855. Parmi ses principaux ouvrages, nous citerons : Fleurs sur une tombe, poésies (1857) ; 7i'oi« hommes du berceau à la lombe, épopfyo contemporaine (1861); Henri et Hase (18<">8) ; l'Empereur Charles et les l'ays-Das, poc'nie en duuze chants (1888), son œuvre capitale.
DeggendORP ou Deckendorf, ville d'Allemagne (Bavière), sur lo Danube, au pied du Droitannen Riegel ; 6.250 hab. Pont de 371 mètres sur le fleuve ; sur lo Goiersborg, Goierskirche (vieille église), but d'un pèlerinage des plus fréquentés. Ch.-l. d'un district du cercle do la Basso- Baviôro.
DEGGUT idé-r/n) n. m. Goudron provenant do la distillation des pétroles bruts.
DÉOINGANDAOE {jin, daf) OU DÉGINGANDEMENT
{jin, vutn) n. m. Etat, aspect d'une personne dégingandée. — Fig. Désunion, défaut d'accoru.
DÉGÉNÉRESCENT — DÉGORGER
DÉGINGANDER {Jin — forme plus anc. dehinqander, d'origine douteuse! v. a. Donner un air comme disloqué à la taille, à l'attitude, a la marclie : Di';t;iNGANni:ii sa taille.
— Fig. Faire, iiroduire sans soin, négligemment, d'une façon mal assurée : DÊGiNGANitEU son stijlc.
Dégingandé, ée part. pass. du v. Dégingander.
— Subitautiv. Personne dégingandée : Un grand uÈam-
GANDÈ.
Se déginga.nder, v. pr. N'avoir ni contcnanco ni démaiclie assurée ; se rendre dégingandé.
DegiRMENLIK. Géogr. V. Santouin.
DÉGÎTER (du préf. priv. dé, et de gîte) v. a. Chass. Faire junior son gîte à un lièvre.
Se dégfter, v. pr. Quitter sou gîte.
DÉGITUL {Ji-tul ) n. m. Métrol. Ancienne mesure de longueur valaque équivalant à 0'°,025.
DÉGLAÇAGE (««/) OU DÉGLACEMENT {se-man) n. m. Aciiun de déglacer : t'n jour vinuilra où l'homnte opérera le [tixiLACEMENT des pôlcs. (Tousseiiel.) Il Enlèvement de la glace ou de la neige sur les voies publiques, en transformant, par l'adjonction de sel marin, cette glace ou la neige récemment tombée en un mélange liquiile, que l'on peut balayer aisément.
DÉGLACER {se — du préf. priv. dé, et de glacer. Prend une cédille sous le c devant a et o : Je déglaçai. Xous déglaçons) v. a. Détruire l'état de glace de ; bEGL.\CER un bassin. Il Par exagér. Réchauffer : Faire un bon feu pour DÊGLACiîR mi voyageur.
Se déglacer, v. pr. Revenir de l'état de glaco à l'état liquide, u Par exagér. Se réchauffer, se ranimer.
DÉGLANDER (du préf. priv. dé. et de glande) v. a- Art vétér. Faire l'opération (qui ne se oratique plus) consistant dans l'extirpation des ganglions lymphatiques dont l'induration constitue les glandes de la morve : Déglander une jument. Il On dit aussi églander.
Se déglander, v. pr. Etre déglandé.
DÉGLOBULISATION {si) n. m. Diminution progressive des p lobules rouges dans le sang des anémiques.
DÉGLOUTERONNER [ro-né — du préf. priv. dé, et de glouteronj v. a. Débarrasser des gloulerons, en parlant de la laine.
DÉGLUBER (iat. deglubare : du préf. de, et de glubare, écorceri v.a. Ecercer,ôteri'écorce de: Dégluber un arbre, un fruit.
DÉGLUEMENT {glà-man) n. m. Action do dégluer; son résultat : Le dêgluement doit se faire avec précaution, pour ne pas arracher les ailes de l'oiseau ni les poisser.
DÉGLUER (du préf. priv. dé, et de glu) v. a. Débarrasser de la glu : Diîgluer un bâton, il Par ext. Dégluer les yeux, Oter la cliassie qui colle les paupières.
Se dégluer, v. pr. Se débarrasser de la glu.
DÉGLUTINER (même étymol. qu'à l'art, précéd.) v. a. Faire disparaître^ avec de la cendre ou autrement, la glu attachée au plumage d'un oiseau.
DÉGLUTIR flat. deglutire, même sens) v.a. Avaler, ingurgiter : Di^:glctir le bol alimentaire.
Se déglutir, v. pr. Etre dégluti, avalé.
DÉGLUTITION (si-on) n. f. Action de déglutir, d'avaler; action par laquelle un animal fait passer les aliments de la bouche dans l estomac .Mécanisme de la déglutition. Votes
de la DÉGLUTITION.
— Encycl. La déglutition comprend la série d'actes organiques, de mouvements réflexes et associés, dont le résultat est de transporter jusque dans l'estomac les aliments contenus dans la cavité buccale. Ces actes peuvent être rapportés à trois temps différents. Dans le premier temps, la masse alimentaire traverse l'isthme du gosier; dans lo second, elle parcourt lo pharynx; enlin. dans lo troisième, elle traverse l'œsophage. Le premier temps de la déglutition dépend seul de la volonté.
Quand les aliments ont été suffisamment broyés par les dents et mélangés à la salive, la langue presse la masse alimentaire contre la voûte palatine. Cette masse est poussée, par les mouvements de la langue, jusqu'à l'isthme du gosier et le franchit grûce à une contrartion énergique dos muscles mylo-hyoïdiens. Les aliments traversent ensuite rapidement ie'pharynx, déterminant quatre séries de phénomènes simultanés : l* mouvements du pharynx, qui s'élève ù la rencontre du bol alimentaire et se contracte pour le faire progresser; 2" occlusion des fosses nasales, par rapprochement des piliers postérieurs et soulèvement du voile du palais; 3" occlusion des voies respiratoires, par l'abaissement do l'épigiotte; i" occlusion de l'isthme du gosier, par la langue.
Le bol alimentaire, arrivé dans la partie supérieure do l'œsophage, progresse sous l'influence des mouvements péristaltiques et est projeté avec force dans l'estomac.
DegO, ville d'Italie (Ligurie Tprov. de Gènes]), sur la Bormida; 2.150 bah. Le 13 avril 1796, victoire de Bonaparte sur les Autrichiens, déjà battus la veille à Montenotte.
DÉGOBILI«AGE {bi-llaj' [Il mil.]) n. m. Action de dégobiller, de vomir. (On dit aussi dégodillade n. f.) Il Par ext. Matières vomies : L'infect dégodillage d'un ivrogne.
— Fig. Paroles, discours, écrits haineux et ignobles. i; Verbiage insignifiant. (Bas et trivial.)
DÉGOBILLER {bi-llé [Il mil.] — du préf. priv. dé, et do gobiller. diminut. de gober) v. a. Bas. vomir.
— Fig. Débiter avec volubilité ; dégoiser, déblatérer. Se dégobiller, v. pr. Etre dégobillé. I! Fig. Etre dégo-
billé, dé'goisé, débité avec volubilité.
DÉGOBXLUS [bi-lll \ll mil.] — rad. dégobiller) n. m. Bas. MaiuMTs vomies, dégobillées.
— Pop. Injures, paroles ordurières.
DÉGOGNADE (gn mil.) n. f. Action de se dégogner. DÉGOGNER {gn mil.) [SE; v. pr. Se dégingander, parti-
culièrenieiil en dansant.
DÉGOISEMENT [go-a-ze-man) n. m. Action do dégoiser : Le nÈiioisKMKsr des commères, n Par ext. CTazouillement : f.e nt^ujoiSKMUNT des oisillons, il Babillage, bavardage : le déodisKMENT des petits enfants ressemble ù celui des oiseaux. (B. Marbé.) [Vx en ces doux derniers sens.]
DÉGOiaBR Igo-a-zé - du préf. priv. dé, et do «osier) v. a. Diro avec volubilité ou d'uno façon étourdio : Dbqoisbr ae» tnjurvs. Dkuoisuk tout ce qu'on sait.
— Par ext. Gazouiller, clianter, en parlant des oiseaux : Les oiseaux déguisent leurs chansonnettes. (Nicot.) [Vx.J
Il Pop. Chanter : Dégoisi^r une chanson.
— V. n. Jaser, bavarder : Peste, madame la nourrice, Comme vous dkgoisez ! (Mol.)
Se dégoiser, v. pr. Etre dcgoisé. il S'égosiller, chanter à plein gosier, n Dégorger. (Vx on ces deux sens.)
Degola (André-Louis), musicien italien, né à Génos en 1778. Il tit représenter à Livourne un opéra bouflTe il Medico per forza (n8'j), fut maître de chapelle à Chiavari, puis se rendit en Franco et fut organiste de l'église principale de Versailles. On connaît do lui des messes, des vêpres, des hymnes, ainsi que des symphonies, des quintettes, sextuors et sérénades. II a publié ;ï Paris une Méthode de chant, une Méthode d'accompagnement et des romances. — Degola (Giocondo), musicien italien, né et mort à Gênes (1803-1845), flls du précédent. U est l'auteur de plusieurs opéras : Adelina (1837); la Donna capriciosa (1839J; Don Papirio Sindaco (ISM): un Duello alla pistola (1842). On connaît aussi de ce compositeur une grande cantate : il Trionfo di Davide, une messe à doux clioeurs, des ariettes, des nocturnes à deux voix, etc.
Dégolfer (du préf. priv. dé, et do golfe) v. n. Mar.
Sortir d'un yulfc.
DÉGOMMADE (/?o-7>!rtrf* — rad. dégommer) n. f. Pop. Extrême vieillesse, décrépitude, ii Etat d'une personne usée par les excès, i; Congé, destitution.
DÉGOMMAGE [go-maj' — rad. dégommer) n. f. Manuf. Action de dêcruser la soie. V. di-;crusage.
— Pop. :Syn. de dégommade.
— Tecbn." Syn. de décrusage.
dégommer [go-mé — du préf. priv. dé, et de gommer) V. a. Techn. Syn. de décrdser.
— Pop. User, décatir, ii Décevoir, il Destituer. Se dégommer, v. pr. Etre dégommé.
— Pop. Enlaidir, se décatir.
DÉGONDER (du préf. priv. dé, et de gond) v. a. Tirer de ses gunds : DEGONDt:R une porte.
DÉGONDOLER (du préf. priv. dé, et de gondoler) v. a. Ramener à la forme plane ; Dégondoler des planches. Se dégondoler, v. pr. Reprendre sa forme plane.
— Anton. Gondoler.
DÉGONFLEMENT [majt) n. m. Action de dégonfler ou de se dt'gonfler; résultat de cette action : Dégonfle.ment d'un ballon, d'une tumeur.
— Fig. Soulagement d'une sorte d'oppression morale : Dans ta joie comme dans la tristesse, les larmes opèrent le
DEGONFLEMENT rfil CŒUr.
DÉGONFLER (du préf. priv. dé, et de gonfler) v. a. Faire cesser le gonflement : Degonflkr un balton, une vessie. Il Faire cesser l'enflure de : L'ne application de sangsues dégonfle un point malade.
— Fig. Soulager dune oppression morale : Les la)'n}es DirGONFLENT le ^CŒur. {^iira.h.) \i Dégon/ler la rate. Faire passer la colère.
Se dégonfler, v. pr. Etre dégonflé.
— Fig. Se procurer un soulagement moral.
DEGOR (subst. verbal de dégorger) n. m. Tuyau à l'intérieur duquel s'écoule lo liquide que l'ou vie'nt de distiller.
DÉGORGEAGE {jaj' — rad. dégorger) n. m. Techn. Dans les opérations relatives au traitement du coton, Syn. de LAVAGE. Il Dans la teinture de la laine. Opération au moyen de laquelle on nettoie et on débarrasse le tissu de l'excédent de mordant qui ne s'est pas coml)ino et pourrait, par sa présence dans lo bain, nuire à la teinture régulière.
— Œnol. Opération qui fait disparaître lo dépôt qui macule le vin mousseux; le Champagne, par e.xemplo.
DÉGORGEMENT [je-man] n. m. Action do dégorger, do rendre ce qui avait été absorbé- Il Action do vomir ce que l'un avait niante ou bu.
— Par ext. Dégorgement d'une foule, Ecoulement do celte foule.
— Fig. Emission subite et abondante ; Dégorgement d'injures, de fausse rhétorique.
— Méd. Ecoulement do matières qui distendaient les vaisseaux, les organes : DÉGOKGiiMKNï de bile.
— Techn. Tuyau servant do décharge à un réservoir quelconque.il Ecoulement d'eau chargée d'immondices; endroit oà se produit cet écoulement. H En T. de teint., Syn. de uégorgeage.
DÉGORGEOIR {jo-ar' — rad. dégorger) n. m. En général, Issue par où s'écoulent des liquides.
— Artill. Instrument formé d'une tige en fer poinluo et d'une poignée, oui sert à déboucher la lumière des canons.
— Comm. Enaroit couvert, où en laisse les amandes du cacaoyer se débarrasser do la matière gluante et visqueuse qui les recouvre.
— Mar. Dégorgeoir de voile. Fausse carguo secondant la cargue-bouline.
— Péch. Ustensile de p^cho formé par une tringlette de fer. fendue en forme do fourche A l'une do ses extrémités, et que l'on emploie pour sortir
l'hameçon do la bouche ou de la O *
gorgo du poisson, sans le blesser. D.^^oigcoir (pi^ch.).
— Techn. Extrémité d'un tuyau
par lequel se déverso au dehors l'eau d'un réservoir ou d'une pompe, il Instrument de forgeron, on forme do gouge, pour couper lo fer ù chaud, il Instrument do forgeron qui sert à obtenir dos concés dans les pièces forgées, il Appareil employé pour ïondre la laine pendant son nettoyage. Il Outîl do forgeron A l'aide duquel ou étire lo ter. DÉGORGER {je — du préf. priv. dé. et do gorge. Prend un e après le second g, toutes les fois que la syllabe suivante commence par un a ou un o : Nous dégorgeons. H dégorgea) v. a. Rendre par la gorge, vomir : Les serins dkgobgknt la nourriture à leurs iwlits. ainsi que les c/in»*donnerets et les linots. (Bosc.) Il Vider par la gorge, fairo rendre la nourriture à : Dégoiïoeu des sam/sues. n En parlant du poisson. Le tenir dans l'eau claire et courante, pour ôter à sa chair le goilt do vase qu'elle contracte dans les eaux marécageuses : Dkg!>rokr une carpe.
— Par ext. Déveraor, écouler des liquides : (iouttiére qut itÉGouGK un flot fangeux. Il Jeter A (lots, écouler avec abondance : ïVniH qui dbgorok de nombreux voyageurs.
DÉGOTAGE