DÉGRAISSAGE
l'argent
— Fam. Rendre, restituer : Faire dégorger de à un usurier.
— Artill. Dégorger une pièce, Eu dégager la lumière avec le dégorgeoir.
— Art vétér. Dissiper un engorgement en faisant promener ranimai.
— Teclin. Pratiquer à laide du dégorgeoir des congés sur des pièces forgées, en les étirant, il Dégorger la laine, La nettoyer en la débarrassant de l'excédent de mordant non oomoiné. il Tondre la laine lors de ropéralion du nettoyage. Il />'fff07'^er le fer. Couper le fera chaud, il Nettoyer, dépouiller des matières étrangères.
— V. D. Etre dégorgé, dans tous les sens de l'actif.
— Art cultn. Faire dégorger les viandes, Les faire tremper dans leau froide pour les débarrasser du sang et do certaines impuretés solubles.
— Mar. Tirer dans le fond d'une voile carguéo le plus possible de toile, pour en faciliter le ferlage, atin quelle soit bien roulée.
— Pop. Avouer, il Vomir.
Se dégorger, v. pr. Etre dégorgé, rendu par la gorge : Il Se vider par la gorge, ii Se débarrasser d"un goût de bourbe, il Avoir issue : Tuyau gui va se dégorger dans un bassin, il Cesser d'être engorgé : Des veines qui se dégorgent. Il Se vider, se désobstruer.
— Techn. Se nettoyer en séjournant dans un liquide : Des laines qui se dégorgent.
— Anton. Engorger, obstruer.
DÉGOTAGE OU DÉGOTTAGE {go-taf — rad. dégoter) D. m. Pop. Supériorité marquée.
DÉGOTER ou DÉGOTTER (fjo-té) v. a. Supplanter, priver de son poste : J'ai peur que M. le duc de Praslin n'aime pas mon impératrice de lîussie ; j'ai peur qu'on ne la décote. (Volt.) 11 Surpasser : Quel style! ça dégotte j1/°"' de Sévignè. (Labiche.)
— Pop. Abattre avec un projectile : Dégoter une cruche d'un coup de pierre. \\ Apercevoir, découvrir.
DÉGOU n. m. Nom indigène des rongeurs du genre ootodon dans l'Amérique du Sud. V. octodon.
DÉGOUDRONNAGE [dro-naf) ou DÉGOUDRONNEMENT {dro-ne-man) n. m. Action de dégoudrunuer ; résultat de cette action : Le dégoudronnement d'un cordage.
DÉGOUDRONNER idro-né — du préf. priv. dé, et de goudron) v. a. Oter le goudron de : Dégoudronner une 'toile, un navire. Il Faire perdre le goût du goudron à : De- GOUDRONNER un liquide, ujw boisson.
Se dégoudronner, v. pr. Etre, devenir dégoudronné.
DÉGOUDRONNEUR {dro-neur') n. m. Appareil destiné à dégoudronner, il Ouvrier chargé de l'opération du dégoudronnage.
DÉGOUDRONNOIR [dro-no-ar) n. m. Techn. Espèce de tenaille à mâchoires de mi -circulaire s et qui sert à enlever le goudron ou la cire qui entoure le goulot d'une bouteille.
DÉGOULINAGEi>i(ïJ') n. m. Ecoulement lent.
DÉGOULINER (corrupt. de découler) v. n.
Pop. Couler goutte à goutte : Larmes qui dégoulinent sur la figure.
DÉGOUPZLLER (// mil.) V. a. Enlever une goupille pour la remplacer par une neuve. Il Opérer le démontage d'une pièce mécanique que maintient la goupille.
DÉGOURDIR (du préf. priv. dé, et de gourd) V. a. Faire revenir de son engourdissement : Dégourdir ses membres.
— Chauffer légèrement : Dégourdir de l'eau.
— Fig. Rendre, donner de l'activité à : Dégourdir dans son intelligence des pensées jusqu'alors inertes. (Baiz.) n Faire perdre sa gaucherie, sa timidité.
Le mariage forme et dôgourdU les gens.
Voltaire.
— Céram. Cuire au dégourdi.
Dégourdi, ie part. pass. du v. Dégourdir.
— Substantiv. Personne dégourdie ; Un dégourdi qui fera son cliemin.
Se dégourdir, v. pr. Revenir de son engourdissement.
— Se chauffer légèrement : Eau qui commence à se dégourdir.
— Par ext. S'animer, se donner du mouvement.
— Fig. Perdre sa timidité, sa gaucherie.
— Anton. Engourdir.
DÉGOURDI (rad. dégourdir) n. m. Céram. Noui que l'on donne â la première cuisson d'une pièce de faïence ou de porcelaine avant qu'on l'ait recouverte du vernis appelé couverte ou glaçurc. ii Nom que porte la portion du four à céramique, dans laquelle s'opère cette première cuisson. Il Pièces do céramique soumises à cette première cuisson.
DÉGODRDISSEMENT (di-se-man) n. m. Action par la-
3uelle les membres engourdis reprennent de la chaleur, u mouvement : Le dégouhdissevent se fait sentir par un picotement dans les nerfs, il Action de dégourdir un liquide ; Le dégourdissement de l'eau.
DÉGOURMER (du préf. priv. dé, et de gourmer) v. a. Oter la gourmette : Dégourmer un che^ml.
— Fig, Faire perdre l'air prave et empesé à : L'hahitu/fe du monde dégourme un jeune homme.
Se dégourmer, v. pr. Etre, devenir dégourmé, au pr. et au (ig.
DegousÉC (Josoph-Marie-Anne), ingénieur et homme politique, né à Rennes en 17Û5, mort en J8G2. Il prit une part active aux luttes du libéralisme sous la Restauration, lors de la révolution de Juillet et sous Louis-Philippe. Elu, après la révolution de 1848, représentant de la Sartho à la Constituante, il fut questeur de l'Assemblée, et ne fut f)as réélu à la Léf^islativc. Ingénieur distingué, Degouséo s'occupa particulièrement du forage des puits artésiens cl du perfectionnement de l'outillage do forage. On lui doit : Guide du sondeur ou Traité théorique et pratique des sondages (1817).
J>^GO\JT [gou — subst. verbal de dégoutter) n. m. Autrof. Ecoulement, chute do liquide :
L'eau du haut des maisons tombait d'un tel dégoût Qu« les chieofl attirés pouvaient boire debout.
Matiiuei.m Réokibr.
Dê^oudron-
uoîr.
— Art culin. Jus qui dégoutte des viandes pendant qu'elles rôtissent. (Peu usité.)
DÉGOÛT {goû — du préf. priv. dé, et de goût) n. m. Patliol. Répugnance à prendre des aliments, défaut dappéiit, de goût : Combattre le dégoijt par la diète et les amers.
— Par ext. Aversion ; répugnance qui suit la satiété : L'entière satisfaction et le dégoût se tiennent la main. (La Font.) il Amertumes, déplaisirs, mortifications -.Abreuver quelqu'un de dégoûts. Chaque condition a ses dégoûts. Il Mépris, dédain : Vos dégoûts pour lui n'ont été que trop marqués. (Mariv.) [Peu usité.]
— Jeux. Au jeu dhombre, Payement.
— Syn. Dégoût, répugnance. Le dégoût suppose qu'on a goûté de quelque chose, qu'on en a fait usage plus ou moins longtemps, et que la satiété est venue. La y'épugnance se rapporte aux choses dont on n'a pas fait usage, mais qui inspirent une répulsion plus ou moins instinctive. On quitte un emploi par dégoût, on en refuse nu par répugnance.
DÉGOUTAMMENT(/a-?«(ï») adv. D'une façon dégoûtante.
DÉGOÛTANT {tan), ANTE adj. Qui inspire le dégoût, l'aversion : Uup malpropreté dégoûtante.
— Fam. Ennuyeux, insupportable : Bien n'est plus dégoûtant que le respect que l'on est tenu de feindre pour des coquins.
— Syn. Dégoûtant, fastidieux. Dégoûtant peut seul exprimer une sensation physique, et alors, il n'est pas synonyme de fastidieux. Quand il marque un sentiment de l'âme, il a beaucoup plus de force que fastidieux et il s'applique surtout aux choses immorales ou grossières. Fastidieux s'applique plutôt à ce qui choque le goût, à ce qui manque de mesure, à ce qui fatigue, à ce qui ennuie.
— Anton. Ragoûtant, ante.
— n. m. Vitic. Dans la Charente-Inférieure, Raisin noir connu ailleurs sous les noms do morillon et de i'ineau.
DÉGOUTATION {si) n. f. Pop. Personne ou chose répugnante.
DÉGOÛTER V. a. Provoquer du dégoût : L'usage habituel du pain ne nous en dégoûte pas.
— Fig. Donner de l'aversion, de l'éloignoment à : Dégoûter de la vie, ce n'est pas fortifier le courage. (M"* de Staél.) Il Dissuader, détourner : On avait de la peine à dégoûter les gentilshommes de voler sur les grands cheynins. (Raynal.) ii Ennuyer, fatiguer ; La prolixité dégoûte le lecteur. (Volt.)
Dégoûté, ée part. pass. du v. Dégoûter.
— Fam. et ironiq. N'être pas dégoûté, Montrer du penchant pour des choses d'un grand prix.
— Substantiv. Personne dégoûtée, difricile : Faire le dégoûté.
— Pkov. : Au dégoûté le miel est amer, Les personnes accoutumées â la bonne chère trouvent mauvais les meilleurs plats.
Se dégoûter, v. pr. Prendre en dégoût certains aliments, certaines boissons,
— Fig. Prendre de l'aversion, concevoir de l'éloignement pour certaines personnes, pour certaines choses.
— Anton. Ragoûter.
DÉGOUTTANT {gou-tan), ANTE adj. Qui laisse couler goutte à goutte : Murs tout dégouttants d'eau.
— Blas. Se dit du pélican, quand les gouttes de sang qu'il fait tomber avec sou bec sont d'un autre émail que le corps.
DÉGOUTTEMENT (grOH-Ze-ma») n. m. Action, état d'une chose qui dégoutte, qui laisse tomber un liquide goutte à goutte : Dans les forêts de l'Amérique tropicale, le dégouttement de la sève produit comme une sorte de pluie, il Ce qui dégoutte d'un objet ; Le dégoutte ment du frêne passe pour endommager tous les végétaux qu'il atteint.
DÉGOUTTER {gou-té — du préf. dé, et de goutte) v. n. Couler goutte à goutte : L'eau qui dégoutte d'un parapluie. Il Etre dégouttant, laisser coulerun liquide goutte à goutte: À/on glaive dégouttait d'un sajig immonde. (Éallanche.)
— Prov. : A la cour, s'il n'y pleut, il y dégoutte. Il y a toujours quelque chose à espérer de la faveur des grands.
11 Quand il pleut sur le curé, il dégoutte sur le vicaire. Il no nous arrive rien de bien ou de mal, dont n'aient leur part ceux qui nous entourent. (Vieillis.)
— Activ. Verser goutte à goutte : Voûte qui dégoutte de l'eau salpètrée.
— Fig. Laisser échapper, manifester au dehors : Tordezles ; ils dégouttent l'orgueil. (La Bruy.) [Vieux.]
DÉGOUTTURE {gou-tur') n. f. Liquide qui dégoutte : Les dégodttures du toit.
DÉGRADANT {dan), ANTE adj. Avilissant, qui dégrade, qui déshonore :
Une conduite dégradante.
DÉGRADATEUR (rad. dégrader) n. m. Photogr. Sorte de cache dont les bords sont estompés ou dentelés, et qu'on place au-dessus du phototype, lors du tirage des pliotocopies, pour obtenir des images dégradées.
Dégradateur photographique.
DEGRADATIF, IVE adj. Gramm. Qui indique une dégradation, péjoratif : La terminaison âtro est dégraua- TIVI-: dans la plupart des cas.
DÉGRADATION {si-on — rad. dégrader) n. f. Destitution infamante, expulsion d'un grade, d'une dignité. V. la partie encycl.
— Par ext. Action d'endommager; résultat de cette action : L'humidité amène la dégradation des murs. \\ Perte ou affaiblissement progressif de certaines qualités physiques, morales ou intellectuelles : La dégradation wiora/e produit quelquefois la dégradation physique.
— Toint. Diminution do l'intensité d'une couleur. ]| On dit également démontage dk la couleur.
— Peint. Nom sous Icfjuel on désigne, dans une peinture, certains alfaiblissements graduels, en passant du noir au blanc, on ce qui concerne les fonds d'un tableau.
— Kncycl. Moyen âge. Dégradation de chevalier. Cette pénalité accessoire, qui intervenait toujours après une conilamnation capitale, avait pour but d'clfacer chez le condamné, avant qu'il uo fût livré au bourreau, la dignité
de la noblesse que lui avait' conférée la cliovalerie. Pour exécuter cette lugubre cérémonie, deux estrades étaient élevées. Dans l'une, le chevalier condamné était entouré de prêtres chantant les vigiles des morts; dans l'autre, vingt ou trente chevaliers faisant les fonctions de juges. Un roi d'armes, après avoir reproché au condamné sa félonie et sa foi mentie, lui enlevait, à la fiu de chaque psaume, une pièce de son armure et terminait en brisant son écu à coups de marteau et en lui inondant la tète d'eau chaude pour effacer toute trace de chevalerie. Puis ou se rendait à l'église, où l'oftice des morts était psalmodié sur le condamné couvert d'un drap mortuaire; il était ensuite exécuté.
Dégradation civique. La dégradation civique est une peine infamante, qui constitue un ensemble de déchéances. C'est, selon l'article 34 du Code pénal, la privation, à titre de peine : 1" de tous droits politiques, c'est-à-dire des droits en vertu desquels chaque citoyen contribue au gouvernement du pays; 2« d'un certain nombre de droits publics, droits qui sont • soit des facultés assurées à tous, comme le droit de port d'armes ; soit des distinctions accordées ou autorisées par le chef de l'Etat, comme le droit de porter des décorations; soit une participalion à la puissance publique, comme le droit d'occuper une fonction, un emploi ou un office publics, le droit de servir dans les armées, d'être expert, juré, témoin, professeur ou surveillant dans une maison d'enseignement; 3° de certains droits do famille.
La peine de la dégradation civique est tantôt princi])ale, tantôt accessoire.
Dégradation militaire. La dégradation a pour effet de priver le militaire de son grade et du droit de porter aucun insigne ou décoration; elle supprime tous ses droits à la pension pour les services jiassés. et lui interdît de servir à aucun titre dans l'armée. Elle entraîne de plus les mêmes incapacités que la dégradation civique.
Le condamné qui doit subir la dégradation est conduit en grande tenue devant la troupe commandée pour la parade d'exécution. Après lecture du jugement, le commandant de la troupe prononce la formule : « X..., vous êtes indigne de porter les armes; au nom du peuple français, nous vous dégradons ! •> Puis, tous les insignes de grade et décorations du condamné lui sont arrachés; si c'est un ofticier, son sabre est brisé et jeté à terre. On le fait ensuite passer devant le front des troupes.
DÉGRADEMENT {man) n. m. Action de dégrader, dégradation. (Ce dernier mot est presque seul usité.)
DÉGRADER (du préf. priv. dé, et du lat. gradus, degré) V. a. Dépouiller de son grade, de sa dignité, de son rang : Dégrader un officier, un cftevalier de la Légion d'honneur. Il Endommager, détériorer : Jl est défendu de dégrader les monuments publics.
— Fig. Avilir, faire tomber dans un état de dégradation morale ou intellectuelle ; Le propre du despotisme est d'avilir et de dégrader les âmes. (Helvét.) Il Rabaisser, déprécier : Il ne faut souvent qu'un imposteur adroit pour dégrader les idées les plus sublimes. (Ferrand.)
— Mar. Dépouiller de ses agrès, en parlant d'un navire. (Peu us.)
— Peint, et grav. Affaiblir insensiblement et méthodiquement : Dégrader les teintes, les lumières.
— Techn. Saper par le pied, en parlant d'une construction : DÉGRADER un mur.
— V. n. Mar. Perdre son rang dans une ligne de bataille ; ne pouvoir conserver ses distances.
Dégrci.dé, ée part. pass. du v. Dégrader.
— Mar. .Se dit : 1" D'un matelot ayant échappé à un naufrage. (Vieux); 2" D'un navire qui a perdu son rang dans la^ ligne de bataille. (Vieux.) [Syn. sous-venté, ée.]
Se dégrader, v. pr. Déchoir de sa "dignité, de son rang; se détériorer.
— Fig. Déchoir, s'avilir, tomber dans un état de dégradation morale ou intellectuelle.
— Peint, et grav. Diminuer insensiblement.
— Syn. Dégrader, déprimer, dépriser. Dégrader, c'est faire descendre d'une hauteur; ainsi, on ne dégrade (\\ie ce qui occupait un rang élevé dans l'estime des hommes. Déprimer, c'est abaisser en pesant de toutes ses forces surquelque chose; ce mot marque l'intention d'amoindrir, de faire occuper la plus petite place possible. Entin, déprispr, c'est chercher àdiminuer le prix, montrer qu'une chose est sans valeur ou n'a qu'une valeur insignifiante.
DÉGRAFÉE {fé — rad. dégrafer) n. f. Fam. Femme galante.
DÉGRAFER fdu préf. priv. dé, et du rad. agrafe) v. a. Déiaclier l'agrafe, ou les agrafes de : Dégrafer une robe, son ceinturon.
— Dégrafer un navire. Mar. Enlever les grappins d'abordage, pour s'éloigner de l'ennemi.
Se dégrafer, v. pr. Etre, devenir dégrafé, ii Défaire soimême les agrafes de ses habits.
— Anton. Agrafer.
DÉGRAISSAGE {grè-saj') n. m. Action de dégraisser . d'enlever les taches d'une étoffe ou les impuretés d'une matière textile, ii Lieux où Ton dégraisse, où l'on fait le dégraissage, il Opération du raffinage du sucre, qui consiste à faire arriver un jet de vapeur sur le sucre, après le dépotage, afin de dissoudre les parcelles de sucre adhérentes aux parois, il Lieu où se fait cette opération, ii Opération du verrier, consistant à frotter un objet avec de lémeri en poudre, afin de le préparer à une manipulation, celle du polissage, ii Action d'ajouter, en céramique, une quantité déterminée de sable "siliceux à l'argile, afin de la dégraisser, ii En T. de miroitier. Donner â la feuille détain un dernier polissage avant d'ajouter le mercure. Il Chez les plombiers. Action de faire disparaître l'excédent do soudure qui reste adhérente au plomb, n En œnologie. Opération qui consiste à faire disparaître le défaut des vins appelé gi-aisse n Opération exécutée par les doreurs, et qui consiste à nettoyer les blancs qui doivent recevoir la dorure. Il Chez les peintres en bâtiment, Action de nettoyer et laver les fonds que l'on doit peindre, il En T. di^ graveur. Action do frotter la itlanche de cuivre avec du Idanc d'Espagne pulvérisé, il En T. dccharp., Action d'abattre les angles d'une pièce de bois.
— Encycl. Le dégraissage consiste à débarrasser les laines des matières grasses insuffisamment enlevées par le dossuintago, ou à éliminer dos tissus les huiles ou graisses introduites pour faciliter la fabrication. Les procédés usuels sont basés soit sur dos actions mécaniques :
traitomoiit à l'argilo, ou à l'action combinée do l'iiumiditô, ito la chaleur i)t de la pression ; soit sur dos actions cliiniii|ues : traitouieut aux alcalis, potasso, soudo, auunoniaquo caustiquo, sols do soude, savou, etc.; soit sur dos actions physiques : dissolvants divers, tels que la benzine, le suUuro do carbone, etc.
Le dcgrraissaj^o à l'arf^^ilo est le plus ancien, puisqutla ifrre à foulon, oniployoo gt'^noraloment dans cotto opération, était dôj;\ counuo des Romains. Copondaiit, l'action do rar{;ilo, iiiw est purement mécanique ot ne consiste (|uo dans l'aDsorption dos graisses, n'est ot'llcaro ([u'auluiit quo eollos-ci n'ont subi aucune altération ii l'air. Le traitement se fait au foulon.
Lo dégraissage chimique consiste à. faire passer les laines ou les tissus do laine dans un bain alcalin d'une température de 50 degrés. Après une domi-houro do lissage dans lo bain, on lavo ot on sèche.
Lo traitement aux dissolvants se fait généralement on vaso clos, quanti l'agent employé est la benzine. Avec lo sulfuro do carbone, on procède à froid; car, â chaud, il cède du soufre A la laine et la jaunit.
Lo dégraissage des déchets de coton, do lia ou de chanvre, qui ont déjù servi au nettoyage des machines ou de leurs organes, a pour but de récupérer la majeure partie de l'huile qu'ils contiennent. On emploie fréquemment lo sulfuro de carbone pour cette opération. Souvent, aussi, on les soumet à l'action de lessives alcalines.
DÉGRAISSANT {ffrê-aaJi), ANTE adj. Qui a la propriété do dégraisser : Substances oÉCRAissANTics.
— u. m. Substance qui a la propriété de dégraisser : Les alcalis sont des dégkaissants.
DÉGRAISSE {grèss) n. f. Mar. Etat d'une pièce de bois dégraissée.
DÉG RAIS SEMENT [f/rè-se-man) n. m. Action do dégraisser ; rè-suUat de cette action, il On dit mieu.Y dégraissagI':.
DÉGRAISSER {g)'è-sé — du préf. priv. dé, et de graisse) V. a. Otor, enlever la graisse de ; DÉGKAissiiR la viande, le bouillon. Il Dépouiller de la matière grasse qui couvre ou pénètre la substance à dégraisser: La poudre dégraisse les cheveux, u Nettoyer des taches de graisse et autres : DÉGRAISSER un habit, une robe.
— Kam. Rendre moins gras, en parlant d'une personne : L'exercice dégraisse les obèses.
— Fig. Appauvrir, épuiser, diminuer la fortune de : Ce fîna/icier avait fait des bénéfices énormes, inais on l'\ bien DÉGRAISSÉ. (Acad.) Il A signifié Rançonner: Bois-le-Comte, neveu de Villegagnon, qui, passant au cap de Saint-Vincent, DÉGRAISSA plusieurs navires espagnols et portugais. (D'Aubigné.) il Purger, embellir, perfectionner par des suppressions : Dégraisser une proposition. {Ca.rd. de Rotz.)
— Œnol. Dégraisser le vin. Remédier à la maladie qu'on appelle graisse en fournissant au vin le tanin qui lui manque. V. GRAISSE.
~ Techn. Faire l'opération du dégraissante dans le raffinage du sucre, il Faire subir au verre l'opération du dégraissage, il Séparer les parties de soudure qui adhèrent au plomb, ii Nettoyer les surfaces blanches qui doivent être dorées, n Laver les fonds à repeindre, ii Donner le dernier poli à la feuille d'étain que le miroitier doit recouvrir de mercure, n Dégraisser les laines. Les débarrasser du suint. Il Dégraisser les draps. Les nettoyer parle foulage ou par d'autres procédés- Il Dégraisser une lime. En décrasser les dents, il Dégraisser l'argile, Lui ajouter du sable ou delà silice, il Dégraisser une pièce de bois, Enlever, en la travaillant, les dernières parties superflues, pour amener les faces aux dimensions voulues, u Dégraisser les terres. Leur enlever leurs qualités fécondantes, leurs principes fertilisants. (Se dit particulièrement des torrents et des ravines d'eau pluviale qui bouleversent des terres labourables.) Il En terme de graveur. Dégraisser la planche, La frotter avec du blanc d'Espagne pulvérisé.
Se dégraisser, v.'pr. Etre, devenir dégraissé ;-Z,e5in'anrfe« SE DÉGRAISSENT par la cuisson.
— Fam. Devenir moins gras, en parlant d'une personne.
— Fig. Se dépouiller, perdre sa fortune. DÉGRAISSEUR (grè-seur'), EUSE n. Celui, colle qui dé-
■.'lais^f, i|iii fait profession d'enlever les taches dos ètolfes : Parler un habit au dégraisseur.
— Fig. Celui, celle qui appauvrit, qui rançonne, qui ruine ; Les contrôleurs généraux étaient d'habiles et hardis dégraissecrs.
— Pop. Gar<;on do recette.
DÉGRAISSEUR (grè-seur') n. m. Espèce do moulin avec lequel un tord la laine imprégnée d'eau do savon, avant de la mettre sous le peigne.
DÉGRAISSI3 {grè-sî) U. m. Ce que l'on enlève parl'opérauon du dégraissage.
DÉGRAISSOIR {grè-so-ar') n. m. Instrument dont \o teinturier se sort pour tordre la laine savonnée. (Syn. de iiEGUAissEUR.) Il Instrument dont se sert lo boyaudier pour enlever la graisse dos boyaux, il Morceau do serge qui siMt au miroitier pour dégraisser l'étain d'une glaco avant d'ajouter lo vif-argent ou mercure.
DÉGRAMER (du priv. dé, ot du lat. gramen, inis, gazon) v. a. Après lo labour d'un champ. Enlever lo chiendent au moyen d'une fourche, pour le mettre en tas ot lo brûler.
Se (légramer, v. pr. Etre dégramé : Les termes doivent SIC ni':(iUAMi;it avec soin.
Degranges ou Desgranges (Michel), prédicateur de l'ordre do Saint-François, né ot mort ù Lyon (1734-1822). Il émigra pendant la Révolution. A son "retour, <lovonu capucm sous le nom do frère Archange, il acquit de la réputation comme orateur populaire. Il composa aussi plusieurs ouvrages do polémique.
DÉGRAPPAGE Igra-paj') n. m. Action de dégrappor. Il On dit mieux nciUAi'i'AOE. V. ce mot.
DÉGRAPPER [nra-pé — du préf. priv. dé, ot do grappe} V. a. Détacher les grains de, en jiarlant do fruits en grappes, particulièrement du raisin. 11 On dit mieux
lîGKAI'l'KR.
DÉGRAPPINER [gra-pi—àn préf. priv. dé, ot do grappin) V. :i. Mar. Otrr les grappins do dessus un bîltimcnt, l'en dégager. Il Relever un grappin mouillé. Il Retirer un navire du milieu «les glaces, à l'aide de grappins.
DÉGRAPPOIR n. m. Vitic. V. égraitoir.
DÉORAS f'/ïvi ~ subst. vorb. de dégraisser) n. m. Mélange d IiujIo de poisson ot d'acide nitri([uo, dont se sor-
DEGRAISSANT — DÉGRÈVEMENT
vent les chamoiseurs et tanneurs pour préparer les peaux ot les cuirs, et les rondro souples et imperméables. Il Résidus graisseux qu'eu exprime des peaux.
DÉGRAT {gra — du provenç. degrat, degré) n. m. Départ d'un liaioau qui se rend à la pôcne do la moruo. ii Etre en dégrat. Se dit d'un bateau qui a quitté le port pour aller à la pôcho do la morue, il Par oxt. Syn. de déuarcadère. — Par oxt. Dans certaines colonies françaises. Lieu oli les Iciteaux débarquent leur chargement : A Caijenne, le ] marché s'appt'lle le dégraï.
Degrave (Charles-Josopli), jurisconsulte et écrivain belge, né on 1736 à Ursel, mort en 1805. 11 fut nommé, on 1797, par lo département do l'Escaut, membre du con soil des Anciens, où il siégea jusqu'au l8-Brumairo.^ On lui doit un ouvrage considérable : la République des Champs- Elysées ou le Monde ancien (1806), dans lequel il chorclie à expliquer les mythes antiques d'une façon paradoxale, ot où il soutient quo r.\tlantide était située on Flandre, contrée (jui est, pour lui, lo berceau de l'humanité,
DÉGRA VELER (du préf. priv. dé, et de gravier. — Double la lettre l devant un e muot : Je dégravelle. Tu dégravcl- Icras) V. a. Débarrasser de gravier : I^égravkler un tuyau.
DÉGRA VELLEMENT {vè-le-man — vaà.. dégraveler)n. m. Action de retirer le gravier.
DÉGRAVER v. a. Tcchu. Syn. de OÉGRAVELKR.
DÉGRAVOIEMENT ou DÉGRAVOÎMENT {vo-a-man — rad. dégravoyer) n. m. Effet d'une eau courante qui dégravoie, qui déchausse des murs, des pilotis.
DÉGRAVOYER {vo-a-ié — du préf. priv. dé, et de gravoi, anc. sing. de gravois) v. a. Dégrader au pied, déchausser, en parlant des murs, des pilotis, il Enlever le gravier, en accroissant le courant de l'eau et en la dirigeant sur le point où l'on veut opérer cet enlèvement : Dègravoykb un bras de rivière.
DEGRÉ (du lat. pop. dégradas, pour gradus, même sens) n. m. Chacune des marches d'un escalier : Monter, Descendre les degrés. Des degrés de marbre, de pierre, de bois. Il Chacune des marches qui conduisent à l'entrée d'un édifice ; Les degrés de l'Hôtel de Ville, a Par ext. Perron, Escalier composé de plusieurs marches ou degrés : Le DEGRÉ d'honneur d'un palais. (Vieu.x.)
— Fig. Situation relative, considérée par rapport à une série qui en contient d'autres progressivement supérieures ou inférieures : L'histoire des peuples est une échelle de misère dont les révolutions forment les différents DEGRÉS. (Chateaubr.) il Position, emploi considéré comme moyen de transition à des positions, des emplois supérieurs ou inférieurs : Dieu fait quelquefois du plus haut point de notre élévation le premier degré de notre décadence. (Mass.) Il Transition, acheminement : Dans l'honneur, il n'y a point de degrés, h Intensité relative : 1' Dans les qualités sensibles : Degré de chaleur, de froid, de force; 2" Dans les impressions, les qualités morales ou intellectuelles : Degré d'affliction, de sainteté.
— Algèbr. Degré d'une équation. Puissance la plus haute de l'inconnue dans cette équation, il Equation du premier, du second, du troisième, du quatrième degré. Celle dans laquelle l'inconnue est à la première, à la seconde, à la troisième, à la quatrième puissance.
— Dr. i^t'^rt* rfe/urit^ic^'on, Chacun des tribunaux devant lesquels une affaire peut être successivement appelée.
— Enseignem. Grade conféré aux étudiants, dans une université : Prendre ses degrés. Le degré de bachelier^ de licencié, de docteur. \\ On dit aussi grade.
— Fauconn. Point de l'espace où le faucon, lors de sa montée dans les airs, change brusquement de direction. (On a ainsi le second, le troisième ou lo quatrième degré de l'oiseau.)
— Généai. Distance suivant laquelle des parents consanguins, ou des parents par alliance, s'éloif^nent les uns des autres. (Dans la jurisprudence ecclésiastique, on compte par générations depuis la souche commune; dans la jurisprudence civile actuelle, on compte par individus. Ainsi, deux cousins germains sont dits parents au second degré dans la première, et au quatrième degré dans la seconde.) n Degré de noblesse. Chacune des générations que l'on compte entre la personne dont on parle et le premier individu anobli dans sa famille.
— Géogr. Degré de longitude. Chaque domi-cerclo méridien, considéré relativement au premier méridien, ii Degré de latitude. Chaque parallèle considéré relativement ù l'équateur.
— Géom. Chacune dos divisions do la circonférence : Le cercle a été divisé en (rois cent soixante degrés.
— Gramm. Degrés de comparaison ou de signification, Les trois formes do l'adjectif, nommées positif, comparalif, superlatif.
— Mus. V. la partie oncycl.
— Pathol. Degré d'une maladie. Chacune des périodes (|ue parcourt ordinairement cotto maladie : Phtisie au second iïi;nuÉ.
— Philos. Degrés métaphysiques. Différentes propriétés d'un objet, en commençant par la propriété la plus générale et en finissant par la plus particulière : On trouve dans le terme homme cinq degrés métaphysiques : l'animalité, l'être, la substance, la vie, la rntionalifé.
— Phys. Chacune des divisions d'une échelle adaptée à un appareil : Les degrés du thermomètre, du baromètre.
— Techn. Chez les lapidaires, Facotto do forme carrée, allongée on biseau, taillée dans une piorro précieuse.
— Loc. adv. Par degrés, ou, moins régulièrement. Par degré, Graduellomont : Le son s'affaiblit par degrés.
— AlLUS. LITTÉR. :
Ai nul que la vortu, le crimo a ses dcgvi^s. Vers do Uacino qui ost devenu proverbial. V. crime.
— SvN. Degré, marche. Lo premier do ces mots appartient au stylo poétique et oratoire; l'autre, au langage usuel. Quand on emploie degré dans lo stylo ordinaire, c'est toujours en y attachant l'idée do hauteur ou d'ascension ; marche est le seul tormo qui convienne euand on veut indiquer la place sur la((uellolos pieds se posent, ou sur Inquollo on s arrête un instant.
— Encvcl. Algèbr. On nomme degré d'un tormo monAme, on algèbre, l'exposant do la puissance d'une lettre k pur loipiel cû terme se trouverait multiplié si l'on remplaçait dans lo monèmo chacune dos lettres par cotto mémo lettre multipliée par k.
Si le terme ost entier, son ilogrâ est exprima par ta
somme des exposants des lettres qui y entrent, celles qui n'entrent qu'à la première puissance étant considérées comme affectées de l'exposant 1.
Si lo terme est fractionnaire, son degré est la différonco dos degrés du numérateur ot du dénominateur.
Si le terme est irrationnel, lo degré du facteur radical ost lo quotient du degré do l'expression placée sous le radical divise par l'indice de ce radical.
Le degré d'une expression entière homogène est lo degré commun de tous ses termes.
Le degré d'une fraction dont les termes sont séparément homogènes est la diH'éroncc dos degrés du numérateur et du dénominateur.
Degré d'une équation. On juge du degré d'une équation lorsqu'on l'a ramenée à la forme entière, c'est-à-dire lorsqu'on en a fait disparaître les radicaux ot les dénominateurs. Ce degré est alors la somme des exposants des inconnues dans lo terme où cette somme est la plus forte.
— Géod. Degrés du 7néridien terrestre. Un degré d'un méridien terrestre est lo chemin qu'il faut parcourir sur ce méridien pour voir monter le pôle d'un degré audessus de l'horizon. Les degrés du méridien seraient tous égaux entre eux si la terre était exactement sphérique, mais comme elle est aplatie aux pèles, les degrés vont en augmentant à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur. Plus en eflet une courbe est aplatie, plus il faut donner d'étendue à un arc de cette courbe, pour que les normales menées à ses extrémités fassent entre elles un angle donné.
La longueur d'un degré d'un méridien s'obtient en mesurant un certain arc de ce méridien, et divisant la longueur obtenue par la différence des latitudes des points extrêmes, évaluées en degrés angulaires; mais, pour que le résultat ait une valeur scientifique, il faut y joinaro l'indication de la latitude moyenne de l'arc mesuré. Ainsi :
A l'équateur, un degré de méridien mesure 110.608 mètres.
Eu France, — — — 111.212 mètres.
Ea Laponie, — — — 111.918 mélrea.
Degré d'un parallèle terrestre. Le degré d'un parallèle terrestre est le chemin qu'il faut parcourir sur ce parallèle pour trouver dans le temps sidéral, rapporté à une même étoile, une difierence d'un trois-cent-soixantième de vingt-quatre heures, ou une différence de quatre minutes sidérales. Les degrés d'un même parallèle ne seraient égaux entre eux qu'autant que la terre serait exactement un sphéroïde de révolution.
— Gramm. Degrés de signification. V. signification.
— Mus. Chaque note d'une gamme constitue un degré dans cette gamme, et chaque degré a un nom particulier. Prenant pour type la gamme la plus simple, celle de do majeur, nous avons :
Do, premier degré, est appelé ..... tonique ;
Ré, second de^rré, sus-tonique ;
Mi, troisième degré, jnédiante;
Fa, quatrième degré sotts-iiominante ;
Sol, cinquième degré, domtJiante ;
La, sixième degré, sus-dominante;
Si, septième degré , note sensible ;
Do, huitième degré, octave ou tonique.
Le mot degré reçoit aussi une acception un peu différente, lorsqu'il s'agit d'établir les relations des notes entre elles. C'est ainsi qu'on reconnaît deux espèces de degrés :
le degré conjoint et le degré disjoint. Le degré conjoint ou diatonique est celui qui sépare deux notes se suivant immédiatement dans la gamme, soit eu montant, soit en descendant; ainsi, de do à ré et de si à la, il y a un degré conjoint : les intervalles de seconde sont des degrés conjoints. Le degré disjoint est toujours composé de plusieurs degrés conjoints et, par conséquent, embrasse un intervalle supérieur à la seconde : les intervalles de tierce, de quarte, de sixte, etc., forment des degrés disjoints.
Enfin, on distingue aussi lo degré diatonique et le degré chromatique. Le degré diatonique, qui ost toujours conjoint, est celui qui passe d'une note naturelle à une autre; il est donc tantôt d'un demi-ton, tantôt d'un ton. Le degré chromatique est celui qui sépare une note altérée d'une note naturelle, ot inversement; lo degré chromatique est toujours d'un demi-ton. i
Degrç (Alajos), romancier hongrois, descendant d'une famille française, né on 1820, mort en 189G. Il prit part à la révolution hongroise ot devint député. Degré s'essaya d'abord dans la comédie; mais on lit surtout ses nouvoUos, où il imite lo ton de la conversation et dos salons. Parmi SOS ouvrages : les Mémoires du diable, la fille de l'exilé, le Sang bleu, Deux ans de la vie d'un avocat, le Héros du jour sont les plus réussis. Il publia ses Mémoires (1883).
DÉGRÉAGE [gré-aj') ou DÉGRÉEMENT (gré-man) n. m. Action do dégréer un vaisseau; résultat do cette action. DÉGRÉER (du préf. priv. dé, et de gréer : Je dégrée, tu dégrées, il dégrée, ?i0us dégréons, vous dégréez, ils dégréent. Je dégréais, nous dégréions. Je dégréai, nous déyrédmes. Je dégréerai, nous d'égréerons. Je dégréerais, nous déyréerions. Dégrée, dégréons, dégréez. Que je dégrée, que nous dégréions. Que je dégréasse, que nous dégréassions. Déqréant. Dégréé, ée) v. a. Mar. Oler les agrès do : DÉ- GRÉER un navire. Il Dégréer les perroquets, tes cacatois. Mettre en bas les vergues do perroquet, do cacatois, dans un mauvais temps.
DéÂf'éé, ée part. pass. du v. Dégrt^or.
— Fig. et fam. Docontonanoé, ahuri.
DÉGRÉNAGE {naj') U. m. Action do dégrénor. DÉGRÉNER (du préf. priv. (/<'. ot do grain) v. a. Retirer
du broyour-malaxour les matières destinées ù produiro les pàlôs céramiques.
DÉGRÈVEMENT {man — rad. dégrever) n. m. Diminution d'impôt ou do taxo : Les impôts sont du présent, et les DKGRicvKMKNTS Sont de l'avenir et toujoura de l'avenir, (VIonnet.) , , . .. ,-
— Enoycl. Lo dégrèvement ost ou général ou narticutn^r. S'il profile à un seul contribuable, il est accordé par voie admmistralivo, à la suite d'une réclamation basée sur une
Degrés chromatiques.