C. Delavignc
Fig. Amollir (Laniart.)
— Agric. Délaver le foin, L'exposer, pondant la fenaison, à la pluie ou ù de fortes rosées.
Délavé, ée part. pass. du v. Délaver.
— Pierre délavée. Techn. Pierre dont la couleur est faible, pâle.
Se délaver, v. pr. Etre délavé, devenir plus pâle, en pariant d'une couleur, il Etre exposé à la pluio et mouillé, di'lroEupo.
Delavigne [Germain), auteur dramatique français, frère de Casimir, né à tiiverny (Euroi en 17yO, mort à Montmorency eu 1868. Il fut garde au mobilier do la couronne sous Louis-Philippo. Il a écrit, seul ou eu collaboration, des vaudevilles, des comédies ot des livrets d'opéras. Nous citerons: le Bachelier de Salamanque {iSi5) ; te Diplomate (1827); le Baron de 2'rt'Hc/c (1828) ; et ses livrets : la Neige (1823), le Maçon (1825), la Muette de Porlici (1828), et Robert le Diable (1831), avec Scribe; Charles 17 (1843), avec son frère Casimir; la Norme sanglante (1854), avec Scribe; etc.
Delavigne (Casimir), poète et auteur dramatique français, né au Havre en 1793, mort à Lyon en 1843. l^ils d'un armateur, il fit, avec son frère Germain, de brillantes études au lycée Napoléon, où il connut Scribe. Encouragé par Andrieux, il s essaya d'abord avec succès dans les concours académiques. La gloire lui vint subitement, quand il publia, à la fin de 1815, ses trois premières Messértiennes {Waterloo, Sur la dévastatio7t du Musée, Sur le besoin de s'unir après le départ des étrangers). Cette poésie libérale et patriotique fut saluée par des transports d'enthousiasme. Delavigne fut pour un temps, avec Béranger, le poète national. Plus tard, parurent d'autres Messéniennes sur Jeanne d'Arc, sur la révolte des Napolitains, sur l'att'ranchissement de la Grèce, etc. Toutes ces pièces, d'un tour trop classique, ont considérablement vieilli. On apprécie davantage aujourd'hui certains petits poèmes posthumes, écrits en Italie; notamment : Memmo, l'Ame du Purgatoire, et surtout les charmantes strophes desX(»ibes. La production dramatique de Casimir Delavigne est bien plus importante. Dès 1818, il avait abordé le théâtre avec les Vépi'es siciliennes, qui eurent un immense succès ; puis vinrent les Comédiens (1819), comédie en vers; le Paria (1821), tragédie (avec des chœurs presque raciniens); l'Ecole des vieillards (1823), comédie en vers, œuvre agréable et ingénieuse, qui s'estmaintenue au répertoire; la Princesse Aurélie{lS2S),i:omédiô d'imagination trop peu connue. C'était l'épociue des bruyantes revendications du drame romantique. Dans cette circonstance, Casimir Delavigne se montra libéral en art, comme il l'était en politique : sans rompre avec la tradition classique, il n hésita pas à accepter beaucoup des nouveautés à la mode : son Maritw Faliero, tragédie imitée de Byron, fut joué en 1829, avant Othello do Vigny et Hernani de V. Hugo. Louis XI (1832) et les Enfants d'Edouard {1833) sont des œuvres très étudiées et vraiment hardies, auxquelles a manqué seulement la séduction du lyrisme. Delavigne donna encore uuo spirituelle comédie historique en prose; Don Juan d'Autriche (1835); un sombre drame en un acte et en prose : une Famille au temps de Luther (1836); puis la Popularité (\$3S), comédie; la Fille du Cid (1839), tragédie; le Conseiller rapporteur (1841), comédie eo prose; entin, avec son frèro Germain, lo livret do Charles V7, opéra d'Halévy (1843). Il était entré à l'Académie dès 1825. Esprit sincèrement libéral, auteur dramatique ingonioux et fécond, Casimir Delavigne joua dans les luttes romantiques lo rôle ingrat de médiatour ; sa réputation, trop éclipsée par celle do ses illustres rivaux, sest dojâ uu i)ou raffermie avec le temps.
DELAWARE n. m. Vitic. Cépago américain à tronc grôlo, à grappo peu volumineuse, à grains serrés d'un rose tirant sur le violet. (Ce céjjage, dont lo fruit possède un goût foxé, donne, ou Amérniue, un vin blanc estimé; mais sa culture, en Franco, est restée sans importance.)
DelaWARE, fleuve côtier des Etats-Unis, formé do deux petites rivières (pii prennent naissance sur lo flanc dos monts Catskill, dans l'Etat do New- York. La Delawaro est barrée par dos rapides ù Trenton. C'est jusqu'à cette ville que se fait sentir iintluence do la marée ot que los vapeurs peuvent s'avancer. Le principal port est Philadelphie, devant lequel le fleuve a une largeur de i.6uû mètres. La Dolaware est unie par un canal à la baie de Chosapeako.
DeLAWARE (uAiK dk), baie dos Etats-Unis, largo estuaire prolongeant lo cours do la rivière Dolaware dans l'océan Atlantique. Forme triangulaire; longueur : 86 kilom.; largeur : do 8 à 40 kilom. S'ouvre entre les caps llonlopen ot Nlay. Reçoit les plus gros navires par uu chenal assez difticileet sinueux.
Delaware, l'un dos Etats orifrinaires de l'Union amoricaino, lo plus potitaprès celui do fthode-Island. Il s'étond i)resque exclusivement dans la péninsulo ({ui s'allonge à i'E. de la baie de Chosapeako. La partie septentrionale, fertile, présente dos collines pittoresques ; au contre ot au sud s'étalent dos terres basses et sablonneuses, parsemées do lacs et de marécages. Los principales rivières sont lo Brandy wine et la Christiania; le cours de lu Dolaware limite l'Etat uu N.-K. Celui-ci subit plus pleinement l'inliuenco marine que los autres régions voisines; aussi a-t-il un (diuiat beaucoup plus égal; 108.493 hab. ; mais la population no se presse guère qu'au voisinage du fleuve diiN. Elle s'occupe principalement d'agriculture: céréales do tout genre, pommes do torro, légumes, houblon. L'Etat do Delawaro est célèbre par sos arbres fruiliors '^surtout les péchors) qui, daus certains endroits, furmuut du vraies