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DELEGUE

Selbruck (MartÎQ-Frédéric-Rodolphe), homme d'Etat ailemand, né à Berlin en 1S17. 11 joua un rôle important dans l'unification de l'AUemague, surtout au point de vue de la politique douanière. Placé, en 1859, à la tète de la division commerciale et industrielle du ministère du commerce, il travailla à créer le Zollverein. Après la création de la Confédération de l'Allemagne du Nord, Delbriick fut nommé président de l'oflice de la chancellerie fédérale. Avant la guerre franco-allemande, il avait contribué pour beaucoup à entraîner les Etats du Sud du côté do la Prusse, et, pendant la guerre, à les faire adhérer au nouvel empire. Collaborateur précieux de Bismarck, il s'éloigna cependant de lui quand la chancellerie eut abandonné le libre-échange pour le protectionnisme. Il donna sa démission en 1876, et, plus tard, comme député d'Iëna, il combattit au Reichstag a nouvelle politique douanière.

DelcassÉ (Théophile), né en 1852 à Pamiers. Il entra dans la vie politique et collabora plusieurs années à la rédaction du journal n la République française ». Conseiller général de l'Ariège, puis député de Foix en 1889, il fut réélu en 1893 et en 1S9S. Au cours de ces trois législatures, il prononça des discours sur les questions maritimes, diplomatiques et coloniales. U fut sous-secrétaire d'Etat des colonies et devint ministre des colonies en 1894. Il quitta le pouvoir en 1895, et, pendant la période où. il eut la responsabi- Uté des affaires coloniales françaises, il agrandit notablement, surtout en Afrique , l'empire colonial français, et s'attacha tout spécialement à diriger son expansion économique.

Lorsque Brisson constitua le ministère en 1898, Delcassé y accepta le portefeuille des affaires étrangères, qu'il conserva dans les cabinets Dupuy et Waldeck-Rousseau. Au cours de cette période, il eut à régler avec l'Angleterre les différends résultant de l'occupation de Faclioda par l'expédition Marchand, et, après de longs pourparlers, aboutit à donner une frontière orientale aux possessions de la France en Afrique (1S99). Il conclut également avec les Etats-Unis une convention commerciale.

DelcrOIX (Désiré), romancier et auteur dramatique belge, né àDeynze (Flandre) en 1823, mort à Bruxelles en 1887. 11 a publié en flamand des romans : Geld of hiefde [Argent ou Amour] (1855); Morgen, Middag en Avond [Matin, midi et soir] (1858); et des drames estimés : Philippine de Flandre, Lena et Elisa.

Del-DEN, ville des Pays-Bas (Ovoryssel) ; 3.000 hab. Autrefois active factorerie hanséatique ou entrepôt du commerce avec l'Allemagne; aujourd huî déchue.

Deij>EVEZ (Edouard-Marie-Ernest), violoniste et compositeur français, né et mort à Paris (1817-1897). Elève du Conservatoire, il obtint le premier prix de violon en 1833, le premier prix de fugue en 1838, et, dans la même année, il remportait à l'Institut le second grand prix de Rome. 11 devmt premier chef d'orchestre de l'Opéra, en 1872, en même temps que premier chef d'orchestre de la Société des concerts du Conservatoire. Parmi ses compositions, il faut citer, outre un acte du ballet de Lady Henriette {\%\\)., trois autres ballets : Eucharis (1845), Paquita (184b) et Vert-Verl (1851); une messe de Requiem, exécutée à la mémoire d'Habeneck; divers ouvrages pour

fiano et instruments à corde ; Velleda, la Vendetta, scènes yriques; une cantate exécutée à l'Opéra en 1853; etc. Deidevez s'est fait connaître aussi comme littérateur musical par les ouvrages : l'Art du chef d'oj'cheslre (1878) ; la Société des concerts du Consenmtoire (18S7); de l'Exécution d'ensemble (1888); la Notation de la musique classique comparée û la notation de la musique moderne ; etc.

DeLDON, Deldoun ou Deldoul, ksar du Sahara français (Touat [Gourara]), près de la graude Sebkha ; 2.700 hab. Palmiers, dattiers, dont les fruits sont renommés. DeleanoS (Pierre), chef de la révolte qui, sous le règne de Michel IV, souleva, en 1040, la Bulgarie soumise par Basile II. Se donnant comme le pelii-Iils du grand tsar Samuel, il remporta d'abord des succès éclatants, et poussa ses armes jusqu'à Dyrrachion et à Thèbes. De toute part, les Bulgares se rallièrent au nouveau tsar, en paniculier le prince Alonsianos, également descendant de l'ancienne famille royale, et qui était alors au service de Byzance. Mais l'énergique résistance de Tliessalonique brisa 1 élan des insurgés ; bientôt, les compétitions qui éclatèrent entre Alonsianos et Deleanos amenèrent la chute de ce dernier. Aveugle par ordre de son rival (1041), il tomba aux mains des Impériaux. A la lin de 1041, l'insurrection bulgare était dompiéo.

DELEASTER {dé-lé-a-stèr) n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, famille des oxytélidés, tribu des coprophilinés. compreuantdessiaphy lins élégants, do petite taille, aplatis, à tête rétrécio à sa base, à élytres assez longs.

— E.NCYCL.' I>es deleaster, dont on con- Dalt quatre espèces habitant l'hémisphère boréal, ne comptent en Europe qu'un représentant, roux brillant, avec l'iibdomen et la tfite noirs. Il vit sous les pierres au bord des eaux, et se rencontre assez communément dans le midi et l'est do la Franco.

HEX.'ZKT'iJB.idé-U-a-tur' — mot\2iX.%\Smî. qu'il soit effacé) n. m. Signe qui indique, dans la correction des

Delécluze.

cquit une gi dans le traitement des affections do l'oroillo, i>eleaiur. particulièrement do la surdi-mutité. Parmi ses nombreux ouvrages et mémoires, il faut citer : Mémoire 9ur ta perforation de la memOrane du tympan, avec de» ob-

servations sur les sourds-muets (1823) ; Traité du cathétêrisme de la trompe d'Eustache (1833) ; Traité pratique sur les înaladies de l'orcillt moyenne (1838).

DelebecQUE (Alphonse-Joseph), jurisconsulte belge, né à Mons en 1801, mort à Bruxelles en 1857. Conseiller à la Cour de cassation, ancien avocat général près le même siège, Delebecque a écrit des traités de droit et publié des commentaires fort estimés. Son Traité sur la législation des mines }omt d'une grande faveur.

Delebecque (Alphonse-Charles), général français, né à Douai en 1S24. Sorti de Saint-Cyr, il servit d'abord dans la légion étrangère et devint capitaine en 1854. Il fut blessé en Crimée et en Italie. Au Mexique, il se distingua par sa bravoure lors do la prise de Nocnitzlan. Colonel au début de la guerre franco-allemande, il fut envoyé à l'armée du Rhin, fut de nouveau blessé et fait prisonnier lors do la reddition de Metz, Revenu d'Allemagne en 1871, le colonel Delebecque lit partie de l'armée de Versailles et, le 24 mai, s'empara de la Butte-Montmartre, défendue par les fédérés. Promu général de division en 1879, il dirigea l'expédition de Tunisie en 1881. Il fut ensuite commandant des 17', 5' et 19" corps d'armée.

DÉLÉBILE (lat. delebilis; de delere, effacer) adj. Qui peut être effacé, qui s'efface aisément : Encre dêlébile. Caractère dêlébile.

— Anton, indélébile, ineffaçable.

Delécluze (Etienne-Jean), peintre, littérateur et critique français, né à Paris en 1781. mort à Versailles en 1863. Ses débuts dans la peinture, au sortir le l'atelier de David, ne furent pas sans queltiue éclat; mais, dès 1816, il cessa do peindre pour se livrer à la critique. C'est alors que les frères Bertin l'admirent au nombre de leurs rédacteurs. Lié avec toute la jeunesse littéraire de la Restauration, admis dans un grand nombre de salons de l'époque, il a dépeint plu- ~

sieurs d entre eux dans ses Souvenirs de soixante années.

Il publia, depuis 1828 jusqu'à sa mort, outre ses comptes rendus du Salon dans le 11 Journal des Débats », un grand nombre douvraçes :

Précis d'une histoire de la peinture (1828) ; Mademoiselle Justine de Liron {i$32) ; Notice sur la vie et les ouvrages de Léopold Robert (1838);" Dona Olympia, la belle -sœur du pape Innocent X (1842) ; Grégoire Vil, saint François d'Assise et saint Thomas d'Aquin (1844); Louis David, son école et son temps (1855) ; les Beauxarts daJis les deitœ mondes en 1855 (1856); Souvenirs de soixante années (1862). Il a collaboré à " l'Artiste », au Plufarque français, au Dictionnaire de la Conversation et au Dictionnaire des principales villes de France, au " Siècle », à la « Revue française » et à la « Revue des Deux Mondes ». Comme critique d'art, Delécluze a occupé un rang distingué, et, comme écrivain, il s'est fait remarquer par son st3'le net et clair.

DÉLECTABILITÉ {lèk') n. f. Qualité de ce qui est délectable.

DÉLECTABLE {lèk' — lat. delectabilis ; de delectare, délecter) adj. Qui plaît beaucoup; très agréable : Viii délectable. Séjour DÉLECTABLE.

Le délectable n. m. Ce qui est délectable : Ils auront joint l'utile avec le délectable-

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