‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 612 sur 870 · DÉLISSAGE — DÉLIVRER · texte numérisé non relu

DÉLISSAGE — DÉLIVRER

— .Encvcl. Chir. Comme l'accouchement, la délivrance est l'œuvre de la nature; mais, dans lo plus grand nombre des cas, l'accoucheur intervient pour la faciliter; quelquefois mémo, l'intervention est absolument nécessaire. On doit donc admettre : i» une dolivranco naturelle: 2» une délivrance artificielle.

Le mécanisme do la délivrance présente trois temps : décollement du placenta, passage du placenta avec les membranes do l'œuf dans lo vagin, expulsion au dehors.

Lo décollement, qui est le résultat des contractions douloureuses do l'utérus, s'accompagne d'une hémorragie plus ou moins abondante; le passage dans le vagin est produit par do nouvelles contractions. C'est le jeu du diaphragme et des muscles abdominaux qui achève l'expulsion.

Lo plus souvent,' pour abréger, l'accoucheur intervient au troisième temps ou mémo au deuxième, quand l'utérus est bien rétracté, en tirant avec précaution sur le cordon (extraction simple), ou en combinant la traction sur lo cordon avec la pression sur le fond de l'utérus (extraction bimanuelle). Quand le décollement, qui se produit quelquefois avant l'expulsion du fœtus, se fait attendre plus do deux heures après, l'accoucheur l'opère avec la main introduite dans l'utérus en prenant toutes les précautions pour assurer l'asepsie. Il arrive quelquefois que le délivre s'enchatonne, c'est-à-diro est retenu dans lo fond de l'utérus par la contracture des fibres de la partie moyenne de cet organe, qui constituent l'anneau de Bandl. On combat cette contracture par les lavements et des injections narcotiques. L'ergot de seigle ou ses dérivés, ergotine, ergotinine, no doivent jamais être employés contre les hémorragies de la délivrance avant l'évacuation totale de l'utérus.

— Dr. La délivrance est une autorisation donnée pour la prise de possession des produits d'une forêt. Aucun droit d'usage en bois, de pâturage ou de passage, ne peut être exercé dans une forêt sans une autorisation préalable dite « délivrance », donnée par les agents forestiers si la forêt appartient à l'Etat, par le propriétaire si elle appartient à un particulier.

— Art vétér. Chez les femelles des animaux domestiques, dont le placenta est uni (jument, truie, chienne), la délivrance s'effectue, soit en même temps que le part, soit immédiatement après. Mais, chez les femelles des ruminants, grands ou petits, le placenta étant multiple ou à cotylédons, la délivrance est toujours plus retardée et nécessite souvent l'intervention de la main. Pour opérer cette délivrance artificielle, il faut introduire la main dans la matrice do la femelle et décoiffer successivement tous les cotylédons des renflements placentaires qui les coitfent.

Lorsqu'une partie du délivre pend hors de la vulve, il suffit souvent d'y attacher un petit sac de sable formant poids, pour que la délivrance s'opère naturellement.

Délivrance (ordre de la), ordre national corse, établi par un aventurier allemand, le baron Théodore de N'euhoff. A Florence, de Neuhofl' se lia avec des Corses qu'avait chassés de leur patrie la mauvaise issue de la révolte contre la tyrannie des Génois. A leur tête il souleva l'île, se fit nommer roi sous le nom de Théodore P^ battit monnaie ot créa l'ordre de chevalerie auquel il donna ce nom significatif. L'ordre de la Délivrance fut institué par édit du 16 septembre 1736 et dura seulement deux mois; car, en novembre, lo roi fut renversé et obligé de quitter la Corse. L'insigne de la décoration était une étoile à quatorze pointes, portant en son milieu une figure de la Justice.

DÉLIVRANDE (La), hameau de la comm. do Douvres, dép. du Calvados (arrond. de Caen) ; 540 hab. Ch. de f. de Caen à la mer. Ancien et célèbre pèlerinage de la 'Vierge, dont la chapelle, détruite par les Normands vers 830, avait été rebâtie en 1050. La chapelle actuelle, qui unifie des constructions antérieures, date de 1854 à 1880, Elle est surmontée de deux flèches, hautes de 53 mètres.

DÉLIVRE (subst. verbal de délivrer) a. m. Chir. Arrièrofaix, enveloppes du fœtus, que les femelles expulsent peu do temps après l'accouchement. Syn. de placenta.

— Techn. Nom donné, dans certains marais salants de l'Ouest, aux canaux d'alimentation qui font communiquer les bassins supérieurs avec les bassins inférieurs, afin do maintenir un niveau à peu près constant dans ceux-ci.

DÉLIVRE i.adj. verbal de délivrer) adj. Dégagé [vieux]. Il A délivre, À l'aise, it Etre fort à délivre. Eu T. de fauconn.. Se dit d'un oiseau do chasse, commo le faucon, qui est maigre ot qui n'a pas de corsage.

DÉLIVRER (lat. delibcrare; rad. liber, libre) v. a. Mettre en liberté, tirer do la captivité : 1)élivkf.r un prisonnier.

— Livrer, romettro : Délivrer de la marchandise, de l'argent, des papiers, un médicament . II Fam. Appliquer, donner : Délivrer des coups de bâton.

— Kig. Afi'ranchir, débarrasser, dispenser : Délivrkr d'un danger, d'une corvée. Mon Dieu, dklivrkz-hioi de mes amis; je me charge de mes ennemis. (Volt.)

— Cliir. Accoucher : Médecin qui délivre ttne femme. Il Débarrasser du délivre ; Femme que l'on a accouchée,

mais non encore délivrée.

— Constr. Délivrer des ouvrages à un entrepreneur, à un maçon, Donnor des travaux, des coustructious ù faire à un entrepreneur, à un maçon. Il Délivrer des ouvrages, Los rendre terminés, confectionnés. (Vx on ce sens.)

— Mar. Délivrer un bordage. L'enlever pour le remplacer. Il Délivrer une voile. En enlever la toilo usée.

— Allus. littéb. :

Qui nous délivrera des Grecs fît des Romnins? Vers célèbre qui sert de début ù l'unique Elégie do Berchoux, dans laquelle lo poôto s'élève avec une verve comique contre la tyrannie quo la langue ot l'hisloiro des Grecs et des Latins exerçaient et exercent encore sur la littérature française. Ce cri du cœur n'appartient cependant pas à Herchonx. L'autour do la Gastronomie n'a fait quo lo po]iularisor en lo reprenant en sous-œiivro; il fut jioussé d'abord par Clément lo critique {Clément l'inctément, comme l'appelait Voltaire).

Délivré, ée part. pass. du v. Délivrer.

— Fauconn. Se dit du héron, lorsqu'il n'a point do corsage et (pi'il est presque sans chair, ce qui lui permet une fuite rapide.

Se délivrer, v. pr. Etre délivré, n S'affrauchir, so débarrasser. — À'tf délivrer de quelqu'un, Spécialoni. S'on débarrasser en satisfaisant à ses réclamations, il Accoucher. (Vx en ce dernier sons.)

— Syn. Délivrer, affranchir. V, affranchir.

DÉLIYREUR — DELORME

— Délivrer. livrer. Le dernier de ces mots marque la livraison pure et simple, c'est-à-dire la remise d'une chose entre les mains d'une autre personne. Délivrer exprime la même chose en y ajoutant l'idée d'une obligation régulière dont on se décharge, ou celle d'une action soumise à certaines formalités que l'on observe. Un marchand livre sa marchandise par cela seul qu'il la laisse enlever ou qu'il l'expédie. On délivre à chaque adjudicataire les lots dont il s'est rendu acquéreur : on délivre des passeports, des caries d'électeurs, etc.

— Anton. Asservir, enchaîner, maîtriser, soumettre, subjuguer. ^ Dniermer, renfermer, emprisonner.

DÉLIVREUR, EUSE ^rad. délivrer) n. Fam. Libérateur, libératrice.

— n. m. Officier du roi qui était chargé de distribuer les vivres.

— Manèg. Bomestique qui donne l'avoine aux chevaux.

— Techn. Chacun des deux cylindres qui, dans les machines industrielles, les cardes notamment, distribuent la matière qui doit être travaillée, n Adjcctiv. : Cylindres

DÉLrVBEURS.

Della CiAJA (Azzolino Bernardine), musicien italien, né à Sienne en 1671, à la fois organiste, compositeur et facteur d'orgues. Il lit don à l'église des chevaliers de Saint-Pise d'un orgue magnifique, construit sous sa direction, composé de plus de cent registres, et qui fut considéré comme l'un des plus beaux do l'Europe. On connaît de lui de nombreuses compositions: une suite de psaumes à cinq voix, avec accompagnement d'instruments à cordes ; des cantates, des sonates, trois messes, dixhuit ricercari ; etc.

Della Maria (Domenico), musicien français, dorigine italienne, né à Marseille en 1768, mort à Paris en 1800. Il prit, en Italie, des leçons de Paisiello. De retour en France, il se rendit à Paris, et, dans le cours de la seule année 1798, il y fit représenter coup sur coup cinq ouvrages : le Prisonnier ou ta Bessemblance ; le Vieuj: château ou la Rencontre; Jacqnot ou l'Ecole des mères; l'Opéra- Comique; l'Oncle valet. Mais seule la musique du Prisonnier, charmante et mélodique, obtint un grand succès. Il donna ensuite, au théâtre Favart, un sixième ouvrage, intitulé la Maison du Marais. Il mourut subitement et mystérieusement, la nuit, dans la rue. Il laissait inachevé son. dernier ouvrage, la Fausse Duègne, que Blangini fut chargé de terminer, et qui fut joué au théâtre Favart (1802).

DellE, ch.-l. de cant. du Territoire de Belfort, à IS kil. de Belfort, sur l'Allaine, à la frontière suisse; 2.518 hab. Ch. de f. Est, et P.-L.-M. Donnée, en 728, par le duc d'Alsace à l'abbaye de Murbach, Délie passa, au xiii' siècle, aux comtes de Ferrette, puis, au xiv* siècle, à la maison d'Autriche, qui la céda à la France par le traité de Munster, en 1648. Louis XIV la donna au cardinal Mazarin et, jusqu'en 17S9, elle appartint aux ducs de Mazarin et de La Meilleraye. — Le canton compte 27 comm. 3t 19.127 hab.

Delle (Claudel, historien français, né à Paris, mort en 1699. Il appartenait à l'ordre des dominicains. Il a écrit : Histoire ou Antiquités de l'état monastique et religieux (1699).

Dellet de BlanCMESNIL (Alphonse-Léon, comte de), écrivain, né à Paris en 1801, mort à Versailles en 1874. Officier lors de la chute de Charles X, il donna sa démission pour ne pas servir sous Louis-Philippe. Parmi ses écrits, nous citerons : Considérations sur divers anciens titres, dont quelques-uns se rattachent aux croisades (1863), ouvrage avec tableaux, armoiries et plans.

Delling ou Dogli<MG {qui produit la rosée). Myth. scandin.. Troisième mari de Nott (la Nuit), et le père de Dag (le Jour). Delling, qui appartient à la race des Ases, représente le crépuscule du matin et 'du soir.

DelLINGSHAUSEN (Nicolas, baron de), physicien russe, né à Kattenack (Esthonie) en 1827. 11 quitta l'armée pour étudier les sciences en Allemagne et, de retour en Russie, il continua ses travaux scientifiques. Ses principaux ouvrages sont : Principes de la théorie des vibrations dans la nature (1872); les Formules rationnelles de la chimie, basées sur la théorie mécanique de la chaleur (1874) ; le Problème de la gravitation (1880); etc.

SelliuS (Quintus), historien romain du i" siècle avant notre ère. Après le meurtre de César, il s'attacha tour à tour à Dolabella, à Cassius et à Antoine. Ce fut lui qui donna le conseil à Cléopâtre d'user de ses charmes pour captiver le dictateur. Peu avant la bataille d'Actium, Dellius abandonna Antoine pour suivre le parti d'.>Vuguste. Il avait composé, sur l'expédition d'Antoine contre les Parthes, un ouvrage aujourd'hui perdu.

DCLLON (Gabriel), médecin et voyageur français, né vers 1649. 11 se rendit dans l'Inde, en 1668, en touchant à l'île Bourbon et à Madagascar, puis entreprit do se rendre en Chine par la voie de terre; mais il s'arr^na à Daman, où il exerça la médecine jusqu'au jour où, dénoncé comme hérétique au tribunal de l'inquisition de Goa, il fut condamné à cinq années de galères en Portugal. Là, son procès fut revisé, et Dollon, remis en liberté, rentra en France, où il fut attaché comme médecin à la personne du prince do Conti, qu'il accompagna, en 1685, en Hongrie. On ignore l'époque de sa mort. Dellon a laissé divers ouvrages, dont les plus intéressants sont sa Jlelatian d'un voyage aux Indes orientales {XG^Z)., dédiée à Bossuct, et sa Relation du tribunal de l'inquisition de Goa (1C94).

Del IjDNGO (Isidore), lexicographe et critique italien, né à Montcvarchi (Toscane) en 1841. Il a édité les Œuvres italiennes inédites et poésies grecques et latines, de Politien (1867); la Chronique de Dino Compagni (1869), accompagnée de savants commentaires sur la vieille langue italienne ; Œuvres historiques d'Enrico Cangini (1876). On lui doit, en outre : De l'exil du Dante (1881).

DeLLYS ou DeLHYS, ville maritime do l'Algérie, départ. d'Alçor, arrond. de Tizi-Ouzou, ch.-l. d'une commuoo de plein exercice de 14.253 hab., et d'une commune mixte do 24.680 hab. Elle occupe l'emplacement d'un ancien établissement romain, et la colonie do Russuccurru», aa'on identifiait â tort avec Dellys, corrospond aux ruines de Tigziri et Taksebt, à 26 kil. plus à l'E.. Lo maréchal Bugeaud s'empara de Dellys en 1844. Dellys comprend un quartier arabe et un quartier européen, situés sur un plateau iocliaé, duquel so détache le long promontoire du

cap Bengnt, que protège le port contre les vents d'O. Un chemin de fer relie Dellys à Camp-du-Maréchal, sur la ligne d'Alger à Tizi-Ouzou.

DelMACE ou DalmACE (lat. Delmasius ou Dalmatius), fils de Constance Chlore et frère de Constantin le Grand. Il reçut de ce dernier la charge de censeur, rétablie pour lui, dirigea l'enquête sur saint Athauase, accusé du meurtre de l'évêque Arsenius, et réprima la rébellion de Calocerus, dans l'île de Chypre.

DelmagE (Flavius Julius), fils du précédent. Il fut éleçé à Narbonne, devint consul en 333, et reçut de Constantin, en 335, le titre de César avec la Thrace et la Macédoine. II fut égorgé par les soldats, après la mort de Constantin.

Delmas (Jean-François), chanteur français, né à Lyon en 1861. Il remporta, en 1886, le premier prix do chant au Conservatoire de Paris, et débuta cette même année, dans le rôle de Saint-Bris des Huguenots, à l'Opéra. Il a créé des rôles dans la Dame de Monsoreau (1888); Zaïre (1889); le Mage (1891); Lohengrin (1891); Salammbô {n^2); la Walkyrie (1893); Thaïs (1894); Hellé (1896); les Maîtres chanteurs (IS91) ; la Burgonde {ISdi) ; etc. Il excelle dans l'interprétation de la musique de Wagner, et le rôle de Wotan a été un de ses triomphes.

DelmENHORST, ville d'Allemagne (gr. -duché d'Oldenbourg), sur la Delme, affluent du Weser; 9.400 hab. Forge ; filature et tissage do jute. Fabriques de bouchons ; manufactures de tabac; brasseries. Ch.-l. d'un bailliage peuplé de 26.200 hab.

Delmotte (Henri-Florent), littérateur belge, né à Mons en 1798, mort en 1836. Il fut bibliothécaire, puis archiviste du Hainaut. On a do ce littérateur érudit, plein de goût et de finesse, un assez grand nombre d'écrits, notamment : Mes pensées ou Petites idées d'un cerveau étroit ; Règlements pour le jeu de la galoche, facétie en patois (1834); Gouvernement du pays de Hainaut depuis le temps de l'archiduc Albert (1835), avec René Chaton; etc.

Delmotte (Henri-Philibert-Josepb), auteur dramatique belge, né à Baudour (Belgique) en 1822, mort à Bruxelles en 1884. 11 a fait jouer avec succès, dans cette dernière ville, plusieurs de ses comédies. Parmi ses écrits, nous citerons : Poésies (1846) et Comédies (1873).

Delna (Marie Ledan, dite), cantatrice, née à Paris en 1875. Elle débuta, en 1892, à l'Opéra-Comique, dans le rôle do Didon des Troyens. Sa voix de contralto généreuse et enveloppante, superbe dans le grave, sonore dans le médium, suffisamment éclatante à l'aigu, lui conquit presque tous les sutfrages. Elle créa avec un grand succès, à ce théâtre : Vi'ertlier (1893); l'Attaque du moulin (1893); Falsla([{l'&^\)\ la Vivandière {\%'è^) ; la Jacquerie {IS95); etc. En 1897, elle quitta l'Opéra-Comique, alla chanter en Italie, puis entra au grand Opéra, où elle débuta, eu 1898, dans Fidès du Prophète.

DÉLO n. m. Mar. anc. Syn. de cosse.

SelobellE, type de comédien manqué, prétentieux, se croyant un grand artiste méconnu, qui a été imaginé par A. Daudet dans son roman de Fromorii jeune et Risler aîné. (Le nom est passé dans la langue, comme celui de Tarlarin : Un Delobelli;;.)

DÉLOCALISER (du préf. priv. dé, et de localiser) v. a. Oter le caractère local.

Deloche (Jules-Edouard-Maximin), administrateur et érudit français, né à Tulle (Corrèze)en 1817, mort à Paris en 1900. Il occupa diverses fonctions administratives en Algérie. Rappelé ù. Paris en 1850, il fut attaché au ministère de l'agriculture et du commerce. Il avait été élu, en 1871, menibre de l'Académie des inscriptions. Parmi ses travaux, pleins d'érudition, nous citerons : Cartulaire de l'abbaye de Beaulieu (1859); Description des monnaies mérovingiennes du Limousin (1863); Etudes sur la géographie historique de la Gaule et spécialement sur les divisïoyis territoriales du Limousin au moyen âge (1861-1864), ouvrage qui lui a valu le premier prix au concours des antiquités nationales : la Trustis et l'antrustion royal sous les deux premières races (1873); Des monnaies d'or au nom du roi Théodebert ilS'èG). etc.

DelnigEou DelNIGZA, bourg do l'Autrichc-Hongrie (Croatie!, sur le Karst; 2.S0ô hab. Ch.-l. d'un district peuplé de 22.000 hab.

DÉLOGEMENT {je-man — rad. déloger) n. m. Action de quitter son logement. Il On dit auj. dêmén.\gement.

— Fig. Trépas ; Puisque Dieu nous donne le loisir de disposer de notre délogement, préparons-7wus-y. (Montaigne.)

— En T. d'art milit.. Départ de gens de guerre logés par étape; décampement : Délogemknt fait à la hâte.

DÉLOGER {je — du préf. priv. rfe, et de loger. Prend un e après le g devant a et o : Nous délogeons. Jl délogea) V. n. Quitter son logement, sortir de son logement pour aller loger ailleurs, ii Fam. Sortir, quitter le lieu où l'on est.

~- Fig. Mourir : Tôt ou tard, il faut déloger, n Chasser, dissiper : Faire déloger la fièvre.

— En T. d'art milit.. Quitter une étape ou un casernement. Il Décamper.

— Fam. Déloger sa7is tambour ni trompette. Se retirer secrètement, sans faire do bruit, soit pour ne pas payer ce qu'on doit, soit pour éviter ce dont on est menacé.

— V. a. Oter un logement, faire quitter un appartement à : Déloger un locataire. Il Fam. Chasser de sa place, de son poste : Délogkii un fonctionnaire.

— Fig. Dissiper, faire disparaître : On ne déloge pas aisément l'amour du merveilleux.

— Kn T. d'art milit., Faire quitter un poste, une position : DÉLOGER l'ennemi à coups de canon.

— Substantiv. n. m. Action de déloger, de s'en aller, de décamper : Rencontrer quelqu'un à son déloger. (Vx.)

DÉLOGNATHE OU DELOGNATHA {dé) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromèros, famille des ténébrionidôs, tribu dos phrénatinés, comprenant des formes allongées, de petite taille, d'un noir brillant. (Les cinq ou six espèces connues habitent le Brésil; ils ressemblent, ù première vue, à de petits lucanidos.)

DÉLOKANIQUE (niA-') adj. So dit d'un composé acide, constituant une matière colorante brun cerise, soluble en

brun rouge dans les alcalis, et qu'on prépare en traitant l'acide lokanique du lokao (vert de Chme) par la potasse, chauffant jusqu'à lébuUition, sursaturant d'acide chlorhydrique, filtrant et reprenant le résidu par l'alcool.

Delolme (Jean-Louis), jurisconsulte et publicîste suisse, né à Genève en 1740, mort à Seewen (canton de Schwitz) en 1806. Avocat à Genève, il fut banni en 1787 pour ses opinions démocratiques, et se rendit à Londres. II a publié ; Constitution de l'Angleterre (1771), traduit par lui en anglais [1112]; Parallèle entre le gouvernement ajiglais et celui de Suède (1772) ; Histoire des flagellants (1782) et Essai sur l'union de l'Ecosse et de l'Angleterre (1796).

DELONCE {lonss) n. f. Machine à draguer, analogue à la noria, que l'on emploie pour opérer les dragages à bras d'hommes.

DÉLONGER {je — du préf. priv. dé, et de longe. Prend un e après le g devant a et o : Aous délongeons. Je délongeai) V. a. P^uconn. Débarrasser de sa longe : Délonger un faucon. Il On dit aussi délongir.

Delonia. Géogr. V. Delvino.

DÉLOQUETÉ, ÉE (A'e) adj . Qui est en loques, en guenilles.

DeLORD (Taxile), publiciste français, né à Avignon en 1815, mort à Paris en 1877. Il débuta comme journaliste à Marseille, puis se rendit à Paris, oîi il collabora à divers journaux, notamment au " Charivari » dont il fut rédacteur on chef de 1848 à. 1858. Sous divers pseudonymes, il publia des articles pleins de verve, de gaieté et de raillerie. Ce polémiste redouté, que Sainte-Beuve appelait un " loustic libéral ", siégea à l'Assemblée nationale comme député de Vaucluse, de J871 à 1876. Il a publié : Physiologie de la Parisienne {\% Al); les Matinées littéraires (1860); les Troisièmes Pages du journal « le Siècle », portraits (1861) ; et une Histoire du Second Empire (1868-1875).

DelORME ou de L*Orivie (Philibert), architecte français, né à Lyon en 1515, murt à Paris en 1570. Il appartenait probablement à la famille de Pierre et de Toussaint de L'Orme, constructeurs du château de Gaillon. Il passa les Alpes pour aller étudier, à Rome, les monuments de l'antiquité. Le cardinal dt.' Sainte-Croix, qui fut depuis le pape Marcel, aida à son instruction. Appelé à Paris, il devint « architecte du voy »

et inspecteur des bâtiments royaux. Architecte préféré de Henri II et de Diane do Poitiers, il exécuta des travaux importants, pour la plupart détruiis ou transformés.

Il fut aussi conseiller et aumônier ordinaire du roi, abbé commendataire de plusieurs abbayes. Henri II venait à peine de mourir que les adversaires de Delorme parvinrent à le déposséder de sa charge de surintendant des bâtiments, au profit du Primatice; mais, en 1564, la faveur lui revint. 11 commença, pour Catherine de Médicis, le palais des Tuileries, et s'etforça d'y réaliser l'idée, qu'il a eue le premier, d'un ordre français, à l'aide de colonnes composées de quatre ou cinq tambours superposés et dont les joints étaient dissimulés par des moulures. Le château d'Anet, qu'il commença en 1552, est son œuvre la plus remarquable. C'est lui qui a inventé le genre do construction en planches sur champ pour les voûtes légères et les combles. Ses deux livres, où il est traité de lacoupe des pierres, ont répandu cette science demeurée depuis le moyen âge le privilège d'un petit nombre. Ses ouvrages ont été pendant plus d'un siècle le meilleur traité de l'art de la construction. Le premier est intitulé : Nouvelles inventions pour bien bastiret à petits fraiz trouvées naguères par Philibert de Lorme, Lyonnois (1561), et le second, dont le premier volume seulement fut terminé : le Premier tome de l'arcliitecture de Philibert de Lorme (1567). Nous devons mentionner encore : le portail de la chapelle du parc de Villers-Cotterets, une galerie conduisant du pont au château neuf de Saint-Germain-en-Laye , l'escalier de François I", à Saint-Denis, dont il a donné les plans, etc.

Delorme ou de Lorme (Marion), courtisane française, née en 1611 à Baye (Marne), morte à Paris en 1650. Une grande incertitude, dissipée par des recherches récentes, a longtemps régné sur ses origines. Née au château de Baye, dont la baroniiie appartenait à son père, Marion était fille de Jean Delon, seigneur de Lorme, trésorier de Champagne, et de Marie Chastelaiu. C'est dans cette résidence familiale que s'écoula son enfance, qui ne faisait guère présager ses destinées futures. Initiée à l'amour par l'épicurien Desbarreaux, qui lui inculqua son scepticisme, elle le quitta, peu après, pour Cinq- Mars, alors dans tout l'éclat de la faveur royale. C'est la période la plus brillante de sa vie galante, la seule peutêtre pendant laquelle le salon de la femme à la mode aii réellement fait oublier l'alcôve de la courtisane. Unie, dit-on, par un mariage clandestin au grand écuyer, dont elle prend un instant le nom (on l'appelait alors M""* la Grande), elle voit détiler chez elle tout ce que Paris compte de plus élégant et de plus lettré. Son étoile pâlît avec celle do Cinq -Mars qui, en 1C42, paye de sa tétcses foUesvelléitésdo conspiration. L'inconstante Marion n'avait pas attendu ce tragique événement pour courir à de nouvelles amours. Sur la liste de ses favoris d'un mois ou d'un jour, les rontnmporains ont inscrit les noms de Saint- Fvremont. do Buckingliam, deGrammont, do Coniic, du surintendant Eincrv et nn'Mne relui liu cardinal de Richelieu. Nous leur laissons la responsabilité do celte nomoDClaturo.

Philibert Delorme.

Marion Delorme.

La mort do Marion Delormo a fourni matièro aux plus iuvraisemblablos 16g:ondos. Certains biographes, qui so •sont (jjueUiuo peu motiuôs do leurs lecteurs, Tout fait vivre jusqu'on noi>, et môniô jusqu'en 1711 (oUo aurait ou alors cent trouto-qii:itro ansj, après l'avoir successivement mariée ù un lord anglais, à un voleur do grand cheniiu et à un procureur liscal. La vôritô, établie par un acte do succession conservé aux Archives natioualos, est qu'elle a succombé, on 1G50, ù uno courte maladie, ûgéo seulement do trente-neuf ans.

Delorme (Marion), drame en cinq actes et en vers, de Victor Hugo, représenté sur le théâtre do la Porto-Saint- Martiu, le il aoilt 1S3I. Cotte œuvre, qui s'appela d'abord un Duel sous liichelieu, fut écrite dès juin 1829, mais la censure, avant cru reconnaître Charles X eu Louis XIII, avait mis d'abord son veto sur Marion Delorme. — La courtisane Marion, transfigurée par l'amour, est cachée à lilois, et no vit ([uo pour Didier, qui la croit pure autant (pio belle. Gaspard de Saverny. iouno débauché insoucieux, quia été l'amant do Marion, la rencontre à Blois, ot la regarde d'une façon que Didier trouve trop galante. Le lendemain, les deux jeunes gens se mettent à ferrailler en pleine rue. Le guet survient. Richelieu a interdit les duels, sous peine de mort. Saverny, se laissant doucement glisser à terre, fait le mort. Didier, seul, est emmené par la garde. Au troisième acte, la toile se lève devant le cnfitoau de Nangis. Gaspard ne s'est pas contenté de faire !o mort. Sous un déguisement, le jeune fou s'est rais gravement à traîner son propre cercueil en carrosse jusqu'au château de Nangis, chez son oncle. Tout est prêt pour les funérailles; à ce moment, une troupe do comédiens demande asile : parmi eux se dissimulent Didier et Marion fugitifs. Gaspard reconnaît Marion. Il s"en va conter l'aventure à un inconnu, qui n'est autre que le lieutenant criminel Latfomas. Didier et Saverny sont arrêtés. Le marquis de Nangis et Marion Delorme vont se jeter en vain aux pieds de Louis XIII. L'échafaud est prêt : Gaspard est toujours plein de gaieté ; Didier est triste : il sait à présent la vérité sur le passé de sa maîtresse. Cependant, la courtisane implore son pardon ; il se souvient que cette femme fut aimante, et, avant do mourir, il lui pardonne.

Mettre au cœur d'une courtisane un peu d'amour pur et la laver ainsi de ses fautes; d'un autre côte, dresser en face d'un jeune gentilhomme éccrvelé, dissipé, Saverny. un inconnu malheureux, persécuté, d'une tendresse concentrée et d'une vertu austère: tel est le double contraste qu'a voulu le poète ; il est d'une psychologie romantique, un peu simple et conventionnelle. Louis XIII, et surtout Richelieu, sont faux. En revanche, le mouvement, les oppositions dramatiques des scènes et des personnages, les vers tragiques et retentissants frappent l'imagination.

Delorme (Pierro-Claude-François), peintre fran'7ais, né et mort à Paris (1783-1859), élève et imitateur de Girodet. Ses principales œuvres furent : la Mort d'Abel (1810), par lequel il débuta avec quelque éclat ; puis Béro et Léandre {ISI^); Jésus ressuscitaiit la fille de Jaire (1817), dans l'église Saint-Roch ; Descente du. Christ dans les limbes (i819). à Notre-Dame de Paris ; Céphale enlevé par /'Aurore (1822), au Louvre; et d'autres tableaux dans diverses églises de Paris.

Delorme (Louis-René), littérateur français, plus connu sous le pseudonyme de Saint-Jiiirs, né et mort à Paris (1848-1890). Il a collaboré à divers journaux où il a donné des articles d'économie politique, de critique artistique et dramatique. Sous son nom, il a publié : le Must-e de la Comédie- Française , catalogue raisonné des œuvres d'art do la Comédie -Française (1878); Gustave Doré, peintre, sculpteur, dessinateur, graveur {IS19), et, sous son pseudonyme do " Saint-Juirs », plusieurs romans, dont l'un, J/adame Bourette (1886), a été couronné par l'Académie. Citons encore do lui, avec Blavet, le Bravo, opéra, musique do Salvayre (1877).

DELORRHIPIS {dé, piss) n. m. Genre d'arachnincs aranéides dipneumones, famille des argîopidcs, comprenant des formes très voisines des dicymbium, mais en différant par la disposition des yeux, la nature des téguments lisses ou coriaces. Les delorrhipis habitent soit la région méditerranéenne, soit l'Amérique du Nord.

DelORT (Jacques-Antoioe-Adrien, baron), général français, né et mort à Arbois (Jura) [1773-1846]. Volontaire en 1791, et. après avoir fait les campagnes de la Révolution, fut promu colonel à Austerlifz(i805). Nommé général do division sur lochamp de bataille de Montoreau(i814), il so distingua à Ligny et à Waterloo. Il resta en non-activité sous la Restauration, reprit du service en 1830, et devint député du Jura (1830) et pair do Franco (1837).

Delort (Joseph), historien français, né à Miraude (Gers) en 1789, mort à Paris en 1817. Dans son Histoire de l'homme au masque de fer {I82ô), il indiquait que l'homme au masauo avait été le comte Mattioli, secrétaire d'Etal du duc do Mantouo. Son Histoire de la détention des philosophes et des fjcns de lettres à la Bastille et à Vincenne.s (1829), ouvrage écrit d'un ton modéré, est précieux par le grand nombre do documents qu'il renferme.

DéLOS [au . Dili ou Sidili, dans l'antiquité Lagin (îlo des lièvres), Orti/r/ie (ile des cailles), Prijpyle (porte do feu), C>jnth>h-et Pélasgic. Co nom do Délos (stable, visible) est expliqué par là légende : cette ilo, auparavant, orrait. Zcus l'arrêta, pour offrir à Latone poursuivie un refuge où elle pût mettre au monde Apollon ot Diane.)

Ile grecque do ta mer Egée, dans les Cyclados, au N. do Naxos, entre Rhé- *iia ot Mykonos,80kilom.carr.de superficie.

C'est uno îlo rocheuse,dominée par les granitsdtimont C y n t II 0 s , d'un climat pousalubre.

Dos ruines, dan» une plaino jadis fertile, marquent l'om-

Ê lacement d'une villo autrefois florissante ot renommée. élos fut lo centre religieux des Ioniens (hvinnes homén quos). Apollon surtout y était honoré, ot lu plus grande

lu.

Ancienne monnaie do Ddlog.

partiù de l'île lui était consacrée. Latone, Artémis avaieni aussi dos temples. A partir de 187-1, l'Ecole française d'Athènes commence los fouilles. En 1874, Burnouf voit on Délos un contre d'observations astronomiques. Lobôgue trouve dans une caverne du Cynthos les débris d'une statue posée sur un bétyle ; co serait un temple du soleil do l'époque mycénienne. Entre 1877 et 1887, vingt édifices furent découverts: beaucoup purent être reconstitués. Lotomplo d'Apollon ressemblait au Théséion d'Athènes, élevé au iv' siècle av. J.-C. Le temple d'Artémis était plus petit et amphiprostyle. Un grand nombre d'inscriptions ont été mises à jour : dédicaces, décrets do proxénie, inventaires, comptes, qui remontentjusqu'au vil' siècle av. J.-C. Les droits de pâture, la fabrique do la pourpre, les mouvements du port, des cadeau.x précieux enrichissaient le temple qui, en outre, prêtait de l'argent pour cinq ans à 10 p. 100. Sous la direction de Homolle, les recherches ont été poursuivies; le théâtre, la nécropole, lo port, etc., ont été étudiés ; le nombre dos fragments de statues et d'inscriptions s'est accru.

DÉLOSTOME {stoni) n. m. Genre d'arbres, do la famille des bignoniacées, tribu des técomécs, comprenant trois espèces, qui croissent au Pérou.

DÉLOT {lo — do del, anc. forme de dé) n. m. Garniture de cuir dont les calfats s'enveloppent le petit doigt pour travailler, il Doigtier de cuir lacé dont se servent quelques corps de métiers.

DÉLOVER (du priv. dé, ot de lover) v. a. Dérouler un câble qui était lové ou enroulé en cercle : Délovbr un cordage.

Se délover, v. pr. Etre délové, n So dérouler, s'allonger, en parlant d'un serpent : Boa qui se délove.

Deloy (Jean-Baptisto-Aimé), écrivain français, né à Plancher-Bas (Haute-Saône) en 1798, mort à Saint-Etienne en 1834. Il so rendit au Brésil (1822), où il gagna la faveur de dom Pedro et fonda VEstrella Bj'asileira, qui devint le journal ofrîciel de l'empire. L'hostilité des Brésiliens contre les étrangers l'ayant forcé à quitter ce pays, il revint en France, fonda une académie provinciale à Lyon, et créa plusieurs journaux. On a de lui deux recueils de vers : Préludes poétiques (IS27) ; Feuilles au vent (1840).

DÉLOYAL, ALE, AUX (/oa-m/)adj. Qui n'a pas de loyauté : César Borgia fut l'homme le plus déloyal de son siècle. (L.-J. Larcher.) il Qui annonce la déloyauté, le manque de bonne foi : Conduite déloyale. Procéâé déloyal.

— Substautiv. Personne déloyale.

— Stn. Déloyal, infidèle, perfide, traître. Déloijal exprime un manque de bonne foi, de probité, une infidélité qui a quelque chose de lâche. Infidèle marque l'inconstance, le changement. Le perfide a quelque chose d'odieux ; il est d'une intidélité couverte, dissimulée, et d'autant plus dangereuse. Enfin, le traître est celui qui commet une perfidie à l'ég^ard des siens, qui les livre à leurs ennemis, souvent en tirant de sa mauvaise action un parti avantageux pour lui-même.

DÉLOYALEMENT {loa-ia) adv. D'une façon déloyale.

DÉLOYAUTÉ [loa-iô) n. f. Manque de loyauté : La déloyauté est un vice qu'on ne saio^ait trop attaquer, (Saint- Prosper.) n Acte déloyal ; Commettre une déloyauté.

DÉLOYE (Gustave), sculpteur français, né à Sedan en 1845, mort en 1S99. Elève de Jouffroy et de Dantan jeune, il remporta le second prix de Rome, et so fit connaître d'abord par des bustes. Il exécuta aussi des ensembles assez importants, comme ses groupes pour le commandant Hériot, et son jnonument de Garioalai, à Nice. Mais, de bonne heure, il inclina vers la sculpture ornementale, la petite composition polychrome et les industries d'art. Il a aussi exécuté des médailles, des médaillons, marié le métal au marbre. Déloyo était un artiste d'esprit fertile, inventif, qui avait l'exécution prompte et spirituelle.

DelPECH (François-Séraphin), dessinateur et critique d'art, né à Paris en 1778, mort en 1825. Il est surtout connu par son Iconographie des conteitiporains, collection de portraits lithographies, qu'il commença à faire paraître en 1823. et dont la publication fut continuée par sa veuve.

DelpEGH (Jacques-Mathieu), chirurgien français, né à Toulouse en 1777, mort en 1832. A vingt et un ans, il devenait chirurgien en chef do l'hùpital Saint-Jacques de Toulouse. Candidat, en isi2, à la chaire do clinique chirurgicale do Paris, il fut battu par Dupuytreu, mais obtini fa mémo chaire à Montpellier. Delpech fut surtout un bnl lant professeur et un clinicien distingué ; il était, en outre, musicien habile, peintre de talent, causeur attrayant. En 1832, pour des motifs encore ignorés, il fut frappé d'une balle au cœur par un assassin. Delpech a laissé divers ouvrages ; citons : Passibilité et degrés d'utilité de la symphgséotomie; Précis élétnentaire des ynaladies réputées chiruj-r/)cn/cs (181G) ; Chirurgie clinique de Montpellier (1823-1828).

Delpech (Auguste-Louis-Dominiquo), neveu du précédent, né en 1818, mort en 1880. Il fut un praticien distingué, et devint membre do l'Académio do médecino. Il faut citer de lui : De la fièvr'û {ISA!) \ le Scorbut pendant le siège de Paris (1871); etc.

delphacidés (t/t-r, si) n. m. pi.

Famillo d'insoctos hémiptères, du groupe des fulgoros, comprenant les genres delphax, asiraca, hygiops, etc., tous caractérisés par la longueur dos antennes, les tibias postérieurs armés d'une grande épine. —Un delphacidé.

DELPHAX {dèl'-fakss) n. m. Genre d'insocles hémiptères, type do la famillo des delphacidés. dont la caractéristique ost uno tôto étroite, terminée eo pointe, et un abdomen oblong, caréné en toit.

— Encycl. Los dclphaœ sont do petits insectes sauteurs ayant, dans la mrtmo espèce, les ailos courtes ou longues ; on on connaît plus do quatre-vingts ospècos d'Europe ot du bassin méditerranéen.

Delphes (anc Delphoi, auj. Kastrl), villo do la Grèce ancienne, dans la Phocido. ù. 40 kilom. do l'antiquo Chéronéo, non loin du golfo do Lépanto, sur lo versant sud-ouost du Parnasse, près du Pleistos. Lo nom do Delphes {delphos, sein, matrlco), postérieur ft celui de PyUio, aurait sicnillé centre de la terre. LA, par l'intormédiaire do la Pytliie, los dieux entraient on communication avec les hommes; cet oracle illustra Delj)hes, surtout depuis lo vi» siùclo av. J.-C. (V. Pytuik ) i-es oracles onri-

Dclphax(gr. 3foi»).

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