DEMOSTHENE
DENATURATION
DÉMOUCHETER (prend doux ( devant une syllabe muette ; je drmouchctte) v. a. Pratiquer lo démouchetago,
en parlant du blé.
DÉMOULAGE (^ffj") n. m. Action do démouler, d'enlever iliin niuulo : Dkmoulage d*«Hc' 5(afu(.'.
DÉMOULER (du préf. pnv. dé, ot do mouler) v. a. Reliici- du moule : Di-jmolu.kr une c/orAe.
Se démoulePf v. ]>r. Etre enlevé du moule.
DemourS (Pierre), chirurgien français, né à. Marseille on 170'.;, mort à Paris en 1795. Oculiste distingué, il a laissé, comme ouvrages : Nouvelles réflexions sur la lame cartilagineuse de la cornée (1770) ; Traité des plaies d'armes «/"ea (1745). — Son fils, Antoink- Pierre, né à Paris en 1762, mort on 1836, a laissé un Traité des maladies des yeux (1818). C'est lui qui a fait la première opération do la pupille artiricielle.
DemOUSTIER (Pierre-Antoine), ingénieur français, né à Lassigny en 1755, mort en 1803. Elève ot collaborateur de Perronnet, il construisit à Paris lo pont Louis XV, (auj. pont de la Concorde), lo pont des Arts et l'ancien pont d'Austerlitz, ces doux derniers on fer. Il était l'onéle de l'auteur des Lettres à Emilie sur la mythologie.
DemOUSTIER (Charles-Albert), littérateur français, né à Villors-Cottorets en 17G0, mort en 1801, descendait, par son père, de Racine, et par sa mère do La Fontaine. Ses Lettres à Emilie sur la mythologie (1780-1798), écrites en prose entremêlée de vers, au style souvent précieux et maniéré, mais où l'on trouve de la grâce et des idées ingénieuses, eurent du succès, surtout auprès des femmes. On lui doit, en outre, des poèmes, des livrets d'opéras, des comédies : le Conciliateur (1791); les Femmes (1795); le Tolérant [1196), etc.; Cours de morale et opuscules (1794). Ses Œuvres réunies ont été publiées en 1804.
DÉMOUVOIR (du préf. priv. dé, et de motivoir) v. a. Dr. Débouter : Démouvoir le plaignant de sa demande. (Peu usité et seulement à l'infinitif.)
Se àémouvoir, v. pr. Se désister : Se démouvoir d'une prétention.
Dempster (Thomas), savant écossais, né vers 1579, mort à Bologne en 1625. Il se fit recevoir docteur à Paris, ot se livra à l'enseignement; mais son caractère difficile et querelleur le força â changer constamment de résidence. Il fut quelque temps historiographe de Jacques I*^ puis passa en iltalie, où il continua à enseigner. Qji lui doit un ^rand nombre d'ouvrages qui attestent son érudition, mais qui manquent d'esprit critique et même parfois de véracité. Le principal est Historia ecclesiastica gentis Scotorum (1627), sorte de dictionnaire biographique des Ecossais illustres, où la vérité et la fable se mêlent dans une proportion à peu près égale.
Dem-SOULEÏMAN ou Dem-ZIBER, ville du Soudan, dans l'ancienne province égyptienne du Bahr-el-Ghazal, sur le Biori, sous-affluent du Bahr-Diour. Elle fut la capitale de la province du Bahr-el-Ghazal, de 1878 à 1886.
DÉMUÉTISATION (za-si) n. f. Action de démuétiser : La DÉMUÉTISATION d'une voyelle.
DÉMUÉTISER (du préf. priv. de, et de muet) v. a. Rendre une lettre sonore, de muette qu'elle était : Démuétiseb une voyelle.
DÉMUNIR (du préf. priv. dé, ot de munir) v. a. Enlever les munitions de : Démunie une forteresse.
— Par ext. Dépouiller : Démunir un homme de tout ce qui lui restait.
Se démuniPf v. pr. Etre démuni ; se dépouiller, se priver, se dessaisir de certaines choses dont on avait fait provision.
DÉMURER (du préf. priv. dé, et de murer) v. a. Enlever la maçonnerie avec laquelle od a formé une ouverture : Dk.murer une fenêtre, une porte.
Se démurerf v. pr. Etre démuré.
DEMURET {rè) n. m. Pendeloque d'orfèvrerie ou de joaillerie attachée à l'extrémité d'une chaîne (xvi' s.).
DÉMURGER (je) V. n. Afg. S'oD allor, so sauver, il On
dit aussi niïMARGER.
DÉMUSELER (du priv. dé, et do museler. — Double la consonne l devant une syllabe muotte : Je démuselle. Tu démuselleras) V. a. Enlever la muselière : Démuseler un chien.
— FiçT- Déchaîner, ronilro libre : Démuseler les passions. Se démuseler, v. pr. Etre démuselé, ii Enlever sa muselière.
Denab n. m. Astron. Syn. do Dened.
Denain, ch.-l. de canton du dép. du Nord, arr. ot ù 12 kil. doValenciennes, sur l'Escaut canalisé ; 19.916 hab. Ch. do f. Nord. Cotto ville doit son origine à une ancienne abbayo fondée au viii* siècle. En 1079, Baudouin VII, comte do ïlainaut, y vainquit Robert le Frison, comte de Flandre, et, en 1712, Villars y remporta sur lo prmce Eugène une victoire décisive. En 1826 on découvrit les mines de houille do Denain, et la grande métallurgie fit do ce bourg un do ses foyors los plus puissants. Forges ot aciéries, laminoirs, sucreries, verrerie, puits do la Compagnie dos Mines d'Anziu. V. Anzlm. — Lo canton a 7 comm. of 33.726 hab.
Denain (uataille de), une dos plus glorieuses do l'histoiro do France, ijagnée le 2-1 juillet 171-2, pendant la guerre do la succession d'Espagno, par le maréchal do VilJars, sur los Impériaux, (|uo commandait le prince Eugène de Savoie. — Au début do la campagne de 1712, la Franco so trouvait dans une situation dos plus critiques. Lo prince Eugène occupait la Flandre. Il n'avait plus, devant lui jusqu'à Paris, qu'une .soûle place forte, Landrecies. Vilfars partit pour fa frontière ot établit son quartier général ù Cambrai. Le princo Eugène déploya son armée entre Bouohain et Cateau-Cambrésis. Ses lignes formaient un double retranchement, tiui reliait Denain et Marchiennos, et que les Inipériau.v appelaient insolemment le chcrnin de Paris. Villars, après avoir trompé le prince Eugène par uno fausse attaque ooniro Landrecies, lit franchir l'Eseaut par lo gros dos troupe.s françaises, Hous une oUVoyablu cauonuadu, emportèrent los rotrancho-
ments défendus par 17 bataillons, lesquels furent presque anéantis. Eugène so retira après avoir perdu 8.000 hommes
Armes do Denain.
Plan de la bataille de Denain : a, lignes construites par les Français en n09; b. retranchements de Denain; c, lignes que les alliés ai>pelaieDt « chemin de Paris ». — 1, Marche des Français venant de Cateau-Cambréais; 2. Marche des alliés venant de Landrecies;
3. Marche de la garnison française prenant l'ennemi à, revers.
et laissant 60 drapeaux aux mains de Villars. La victoire de Denain obligea l'eanemi à évacuer la Flandre.
Denain (Léontine- Pauline- Elisa-Désirée Mesnagb, dite M"* EUisa), actrice, née et morte à Paris (1823-1892). Elle entra à la Comédie-Française, où elle fut reçue sociétaire en 1845, et remplit avec beaucoup do grâce et de talent les rôles de coquettes et d'amoureuses. Elle quitta le théâtre dès 1856. Elle avait formé une collection do tableaux qui fut vendue après sa mort plus de 700.000 francs.
DÉNAIRE {nèr' — lat. denarius; de déni, dix) adj. Qui a dix chiffres ou caractères; qui a rapport au nombre dix : Nombre dênaire. Système dénaire.
DÉNANTIR (du préf. priv. dé, et de nantir) v. a. Enlever sou nantissement à : Dénantir ses créajîciers.
Se dénantir, v. pr. Abandonner son nantissement, ii Par ext. Se dépouiller, se démunir : Il ne faut pas se dénantir de ce qu'on possède.
DÉNARIAL (du lat. deîiarius, denier) n. m. Nom que l'on donnait à certains affranchis, chez les Germains, il ï*\. Des
DÉNARIAUX.
— Enctcl. II y avait, chez les Francs, cinq modes d'affranchissement : par hantradam (parle serment du maître), par cartam (par écrit), par testament, par l'Eglise, et enfin par le denier. L'affrancuissement par le denier se passait en présence du roi. Celui-ci plaçait un ou plusieurs deniers dans la main de l'esclave et les faisait sauter en disant : « Je veux que cet homme soit libre, n L'affranchissement par le denier ne faisait pas seulement un individu libre, il faisait un ingénu. Le wergeld de l'affranchi par le denier ( « homo denariatus ou denarialis « ) était de 200 sous, exactement le même que celui de l'homme libre.
DENARO {dé — du lat. deJiarius, as, monnaie de cuivre; rad. deîii, dix) n. m. Monnaie de compte de plusieurs Etats de l'Italie, à l'époque où l'Italie n'était pas constituée en royaume, n Subdivision de la livre poids, valant 1/288 de l'unité. \\ Ancienne monnaie d'argent du Chili, d'une valeur de 54 centimes environ.
DÉNASALEMENT {man) n. m. Action de dônasaler : Dknasalemknt d'une syllabe, d'une voyelle.
DÉNASALER ou DÉNASALISER (du préf. priv. dé. et de nasal) V. a. Oter lo son nasal à : Les Gascons dénasalent les nasales finales devant un mot qui commence par une voyelle, et disent granet gros pour grand et gros.
DÉNATIONALISATION (za-si) n. f. Action de dénationaliser; résultat de cette action : La conquête commande la guerre; la guerre, les détronejnents et les dénationalisations. (Lamart.)
DÉNATIONALISER (si-o — du préf. priv. dé, et de nationaliser) V. a. Dépouiller du caractère ou de l'esprit national : DÉNATIONALISER un pays. il Faire perdre le titre de citoyen, faire changer de nationalité à : Je demande comtnent un consul pourrait dénationaliser des Français. (Thiers.) n Détruire tictivement la nationalité de : Dénationaliser une marchandise.
Se dénationaliser, v. pr. Etre dénationalisé ; perdre lo caractère national.
DÉNATTER (na-té — du préf. priv. dé. et de natter) v. a. Défaire, on parlant d'une cliose nattée : Dénatter se* cAeveux, une mèche de fouet.
Se dénatter, v. pr. Etre, devenir dénatté, n Dénatterses cheveux : Femme qui se dknattk.
De natura reruin {De la nature des choses), poèmo philosophique do Lucrèce. V. nature des choses (De la). DÉNATURALISATION (si-ou) n. f. Action de déoaturaliser ; perte du droit de naturalisation.
DÉNATURALISER (du priv. dé, et de naturaliser) v. a. Priver de la n;itur;ilisation : Dénaturaliser un individu.
Se dénaturaliser, v. pr. Etre dénaturalisé; perdre los droits acL|Uis parla naturalisation.
DÉNATURANT (m/i), ANTE adj. Qui dénature. DÉNATURATEUR n. m. Employé do la régie qui dénature les alcools uu autres denrées, il Celui oui, sous lo contrélo du rîsc, livre au commerce dos alcools, sol, sucre, etc., dénaturés par l'adjonction do certains produits. DENATURATION (ra-si-on) n. f. Action do dénaturer. li Si)écialeni. pour les alcools, sucres, saindoux, sols, etc., employés à certains usages industriels ou agricoles. Opération consistant à leur ajouter uno substance qui les rende impropres ù toute autre destination.
— Encycl. La loi du 8 décembre 1814 a diminué los droits sur les alcools industriels, c'est-à-dire destinés uniquemoDt à la préparation des vernis, couleurs, produits ohimiquos, oto. La dénaturation do ces alcools cousisto a les additionner do substances {méthylène lo plus souvent) rendant impossible leur régénération. Los opérations de la dénaturation s'exécutent sous la surveillance immédiate des agents do la régie, i\ qui cotte administration remet los produits dénaturants ù omployor. La loi du 5 août 1890 a réduit do (îO à 24 francs par lôo kilogriinunes les droits sur los sucros employés, après dénaturation, au
DÉNATUREMENT — DENDROCOMÈTE
quantités .
par l'Etat et établis dans certaines communes ; elle a toujours lieu en présence des employés de la régie et se fait en versant le sucre dans une quantité de moût au moins égal© en poids. Le sel dénaturé, destiné à la fabrication des engrais et à l'amendement direct des terres, a été exonéré par le décret du s novembre 1869. Sa dénaturation s'opère en l'additionnant de naphtalme, de goudron de houille ou dô bois, de chaux éteinte, etc., suivant l'emploi auquel on le destine. Les saindoux, dénaturés ailleurs que dans les bureaux d'importation, payent une redevance modérée. Enfin, l'administration met à la disposition du public, comme insecticides, des jus de tabac dénaturés, c'est-à-dire mèiés â une certaine quantité de pétrole.
DÉNATUREMENT {7nan) a. m. Action de dénaturer : Les DÉNATDRKMKNTS du sens dcs 7nots sont fréquents. (Inus.)
DÉNATURER idu préf. priv. dé, et de nature) v. a. Transformer, changer la nature, le caractère propre de : Déna- TURKR un objet volé. Il Mélanger à certaines substances (alcool, sucre, sel, etc.), pour lesquels l'Etat a consenti des réductions de droits, d'autres sub.stances qui les rendent impropres à leur destination ordinaire.
— Fig. Donner une fausse apparence à : L'esprit de parti réussit à dénaturer les pUis belles actions. (.M"'" de Staël.) H Corrompre ; vicier, gâter les sentiments naturels : L'ambition dénature le cœur. (M"' de Staël.)
— Dr. Dénaturer une créance, La changer en une créance dénature différente.
Dénaturé, ée part. pass. du v. Dénaturer.
— Fig. Qui manque aux sentiments que la nature a mis au cœur de l'homme -.Fib dénaturé. Père dénaturé, il Qui sert à un acte méchant et contre nature : Des jnaïus dénaturées. Il Contraire aux lois de nature ; qui répugne à la nature : Goût dénaturé. Passioîi dénaturée.
-- Substantiv. Personne dénaturée : Un dénaturé. Se dénaturer, v. pr. Etre dénaturé; perdre sa nature primitive, it Se pervertir, devenir dénaturé.
DenaYROUZE (Louis), auteur dramatique et ingénieur français, né à Espaliou en 1848. Sorti de l'Ecole polytechnique, il servit quelques années dans l'artillerie. Il s'est fait connaître : comme auteur dramatique, par diverses pièces : la Belle Paule (1872); ^'"' Duparc (1875); Begina Sarpi(1876); comme ingénieur, par l'invention des aérophores qui portent son nom et par celle d'un procédé pour augmenter l'éclairage en combinant du gaz avec l'électricité. Denayrouze fut député d'Esi)alion de 1884 à 1885, et administrateur de o la République française », où il rédigea la revue dramatique. On a de lui : la Revanche fantastique (1872); la Poésie de la science (ISIO); le Socialisme de la science: essai d'économie politique positive {i^il) ; etc.
DenBIGH, ville de la Grande-Bretagne (pays de Galles), chef-lieu du comté de ce nom, dans la vallée de la Clwyd ; 6.410 hab. Tanneries, manufacture de gants et de souliers. La ville est située sur une colline abrupte, que couronnent les ruines d'un ancien château fort du temps d'Edouard 1".
Denbigh (comté de), comté de la Grande-Bretagne (pays de Galles), en grande partie montagneux. Les vallées, comme celles de la Clwyd, sont très pittoresques et extrêmement fertiles.
Culture de céréales. Elevage de chevaux, bêtes à cornes et moutons. Mines de fer, plomb, cuivre, houille. Fabrication d'étoffes de laine.
DENCHÉ, ÉE {dan — du bas lat. denticatus, garni de dents) adi. Blas. Se dit dos pièces hono râbles munies de dents à la manière d'une scie. Syn. de denté, ee.
DENCHIK {din-chik') n. m. Domestique soldat russe.
DENCHURE (dan) n. f. Blas. Filet denché, qui se place au bord supérieur de l'écu. (Son emploi est très rare.)
DENDARUS {din,russ) n. m. Genro d'insectes coléoptères hétéromères, famille des ténébrionidés, tribu des pédininés, comprenant des formes do taille moyenne, allongées, ovales, à
pattes assez courtes, uniformément Ueodarua (gr. 2 fois). noires. (Les dendarus, dont on connaît une quarantaine d'espèces, habitent la région circaméditerranéenne ; ils vivent dans les lieux secs et arides.) DendÉEU^H, gros village de la Haute-Egypte (prov. de
U'argeot au chef denché de gueules.
Cette localité était consacrée à Hâthor, et le temple qu'y possédait 1-a déesse était l'un des plus anciens du pays : il avait été restauré et agrandi tour à lour par Khéops, par Thoutmosis 111, par Ramsés II. Lo temple actuel date de l'époque des derniers Ptolémées, et il a été décoré en grande partie sous les premiers Césars romains : sous Tibère, sous Caligula, sous Claude, sous Néron. Il a été déblayé par Mariette de 1860 à 1870, et il est accessible complètement. Le fameux zodiaque rond, qui a soulevé tant de controverses, a été transporté à Paris au début du xix' siècle, et il est conservé à la Bibliothèque nationale. Outre le grand temple d'Hâthor, on y voit encore, un peu auN.-E., le Mammdi, construit sous Auguste, décoré sous Trajan et sous Adrien ; vers le S.-O., un petit temple d'isis, bâti également sous Auguste. Les ruines de la nécropole, fouillées en 1897-1898 par Flinders Pétrie, ont rendu de nombreuses tombes des premières dynasties.
DeNDERHAUTEM, bourg de Belgique (prov. de la Flandre orient.}, arr. admin. d'Alost, arr. judic. d'Audenarde, près de la Ûendre, affluent de l'Escaut; 4.100 hab.
DendERLEEUW, bourg de Belgique (prov. de la Flandre orient.), arr. admin. d'Alost, arr. judic. d'Audenarde, sur la Dtndre; 2.800 hab. Dentelles.
DeNDERMONDE. Géogr. V. Termonde.
DendERWINDEKE , bourg de Belgique (prov. de la Flandre orient.), arr. admin. d'Alost, arr. judic. d'Audenarde; 3.000 hab.
DENDRACHATE [din, kat' — du gT. dendron, arbre, et akhatês, agate) n. f. Nom donné par les anciens aux agates mousseuses. Il On a dit quelquefois dendragate. ' DENDRAGIS {din, siss) n. m. Paléont. Genre d'anthozoaires zoanthaires, famille des poritidés, tribu des turbinarinés, comprenant des polypiers dont les branches se ramifient dans un même plan. (Les dendracis ont concouru pour une grande part à la formation des grands récifs éocènes de l'Europe orientale.)
iiodia/jue du temple d
K6n6h), sur la rive ffauche da Nil, bâti à côté dos ruines de la ville de Tantorirî, la /"cn/vm des géographes grôcoromaint. lo chef-lieu du nome d'Aiti.
DENDRAGROSTIDE U. f. Bot.
Syn. de chusquée.
DENDRASTER {din, stër") n. m.
Genre d'oursins clypéastroïdes, famille des scutellidés, comprenant des formes aplaties, circulaires, à étoile ambulacraire excentrique en arrière, à pétales arrondis et inégaux. (Le dendraster excentricus, bel oursin violet de Californie, est le type du genre.)
DeNDRE ou DendER, rivière de Belgique, affluent de l'Escaut. Elle se forme à Ath par la réunion de deux cours d'eau qui ont leurs sources dans les environs de Leuze et do Herchies, baigne Lessines, Gramraont, Ninove, Alost, et conflue à Termonde. Longueur de son cours : 105 kilomètres environ.
DENDRERPETON {dm-drèr') n. m. Paléont. Genre d'amphibiens stégocéphales, à aspect de lézards, comprenant des formes à crâne triangulaire allongé, à museau assez Un, on arc, à vomer armé de grandes dents isolées.
DENDRIFORMEfrfm — du gr. (/pnriroM, arbre, et de /"orme) n. m. Qui est en forme d'arbre, ii On dit mieux dendroïde.
DENDRINA {din — du gr. dendron, arbre) n. m. Nom donné à de minces tubes trouvés dans les terrains jurassiques, et dont on attribue l'origine à des annélides.
DENDRINE (din) n. f. Genre de champignons de la famille des mucédinées, croissant sur les tiges mortes, où ils forment des taches noires.
DENDRION n. m. Bot. Syn. de leiophyllum.
DENDRITB {din — du gr. dendron. arbre) n. f. Miner. Nom que l'on donne à des produits d'oxydation qui figurent des végétaux, et qu'on observe fréquemment dans les fissures des roches calcaires.
— Histol. Prolongement ramifié du protoplasma d'une cellule nerveuse, émanant d'un pôle de cette cellule.
— Encycl. Miner. Les dendrites sont des arborisations dues à l'agrégation d'une multitude de petits cristaux qui se groupent à la file, produisant des ramifications dont l'ensemble offre l'aspect d'un petit arbre. Les cristaux qui se groupent en dendrites sont quelquefois reconnaissal)les à l'œil nu, ou peuvent se distinguer avec le secours d'une loupe. Tel est le cas des dendrites formées par les octaèdres réguliers de l'or, de l'argent et du cuivre natif. Mais, souvent, les cristaux échappent à la vue par leur extrême petitesse et ne forment qu une sorte d'enduit qui s'étend à la surface de certaines pierres. C'est le cas des dendrites formées d'oxyde fer et do manganèse, si communes dans les cassures des calcaires, dos marnes, des cailloux du diluvium, de certaines variétés de meulières compactes, et même de roches primitives. Cette espèce d'arborisation est superficielle. (V. acerdèse.) Les arborisations que présentent certaines agates, et qui donnent à ces pierres la valeur que leur attribue la joaillerie, appartiennent à la catégorie dos dendrites profondes.
DENDRITES (rfm) n. m. pi. Hommes que Lucien mot au nombre des habitants de la lune, et dont il suppose la génération semblable à colle des plantes. — Un dendrite.
DENDRITIQUE {din, tik') adj. Bot. Se dit des cryptogames, tels que les champignons et les lichens, qui ont la forme d'un petit arbre. Syn. de dendroïde.
— Histol. Ramifications y Prolongements dendritiques, Syn. do dendrite et do dendriforme.
DendRITIS. Myth. gr. Epithôte donnée quelquefois à Hélène, femme de Ménélas, qui, selon certaines traditions, aurait été pendue à un arbfe (StvSpov) par l'ordre de Polyxo, reine de Rhodes.
DENOROBATE {din) ou DENDR0BATE3 [din, ba-tèss) n. m. Genre d'amphibiens, f-aniillo des dendrcbatidés, comprenant dos rainettes à aspect de crapaud, à langue entière, ù doigts dilatés â leur extrémité. (Les dcndrohates sont do petite taille et do couleurs sombres ; on on connait trois ou quatre espèces, propres à l'Amérique du Sud.)
DENDROBATIDÉS {din) n. m. pi. Famillo d'amphibiens anoures discodactyles, caractérisée par l'absence do dents maxillaires et do parotides, et les os coracoïdiens réunis par un cartilage. Genres principamc : dendrobate, hyla' pléaie, brachymèrCt hylodactyle. — Un denurob&tidé.
Dendrochélidon
DENDROBIE {din, bî) n. f. ou DENDROBION {din) n. m. Genro d'orchidées.
— Encycl. Les dendrobies sont des herbes indiennes, épiphytes, caulescentes ou à rhizome rampant, pseudo-bulbifère, à fleurs assez grandes, éclatantes, quehjuclois odorantes et très recherchées dans les cultures.
DENDROBIAS [din, bi-ass) n. m.
Geure d'insectes coléoptères Iongicornes, lamille des cérambycidés, tribu des trachydérinés, comprenant des capricornes très voisins des trachydôres, et propres a l'Amérique du Sud. (On connaii deux espèces de dendrobias; elles sont de taille moyenne, rouges cl noires.)
DENDROCÈLES [din. sèV) n. m.
pi. Sous-ordre de vers turbellariés, comprenant les planaires et autres formes larges et plates, avec tentacules dans la région céphalique, tube digestif ramifié faisant suite à un pharynx musculeux et protractile. — Un dendrocèle.
— Encycl. Les dendrocèles sont ordinairement aquatiques, toujours de taille médiocre ou petite; ils se reproduisent par des œufs pondus dans un cocon ou réunis en larges rubans. On les divise en deux groupes : monogonopores, digonopores. Au premier correspondent les familles des planariidés, géoplanidés ; au second celles des stylochidés, leptoplunidés, céphaloleptidés, euryléptidés.
DENDROCHÉLIDON (din, ké) n. m. Genre d'oiseaux passereaux fissirostres, famille des cypsélidés, comprenant des martinets voisins des salanganes, avec queue fourchue émettant deux longues pennes.
— Encycl. On connaît cinq espèces de dendro^ chétidons , réparties do l'Inde jusqu'à laNouvelle- Guinée. Citons: dendrorhelido7i Klecho (Malacca et îles de la Sonde); dendrochélidon coronata (Indes et Ceyian) ; dendrochélidon mystacea (MoluquesetNouvelle-Guinée).
DENDROCUILE {din.
kil') n. m Genre d'orchidées-pleurothallées, comprenant dos plantes épiphytes qui croissent à Java.
DENDROCHIROTIDÉS {din, ki) n. m. pi. Famille d'échinodermes holothurioldes, comprenant les holothuries, dont les tentacules forment un panache arborescent, et dont le poumon gauche n'est pas vasculaire (Les principaux genres de la famille des dendrochirotidés sont répartis dans deux divisions : sporadipodes et stichopodes.) — Un dendro-
CUlROTIDÉ.
DENDROCINCLE ou DENDROCINCLA {din, sin) n. m. Genre d'oiseaux passereaux ténuirostres, tribu des dendrocolaptinés, comprenant des fourniers dont on connaît une douzaine d'espèces propres à l'Amérique du Sud.
DENDROCITTE (rf/n, sit') ou DENDROCITTA {din, si-ta) n. f. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des corvidés, tribu des garrulinés, comprenant des formes de taille assez grande, à bec court et aplati, à ailes médiocres et arrondies, à pattes moyennes, à queue très longue.
— Encycl. Les dendroùittes habitent l'Inde ; on en connaît une dizaine d'espèces, qui vivent dans les lieux découverts. L'espèce la plus commune est la pie vayabnnde, longue de 44 centimètres, dont 27 pour la queue; elle est brune, noire, variée de gris et de rougeâtre: c'est lo kotri des Hindous.
DENDROCŒLUM {din, sê-lom') n.m. Genre de planaires, famille des planariidés, comprenant des formes à région céphalique munie d'appendices lobés. (Les dendrocœlum habitent les eaux douces de rhémisphère boréal ; tels sont les dtndrocœhim laclcum et dendrocœlum pulclierrimum.)
DENDROCOLAPTE {dm) ou DENDROCOLAPTES {din, la-ptèss) n. m. Genre d'oiseaux passereaux, type de la tribu des dendrocolaplinés, comprenant des fourniers de taille petite ou moyenne, dont on connaît uno cinquantaine d'espèces, répandues dans l'Amérique du Sud.
DENDROCOLAPTIDÉS n.m. pi.
Oruilh. V, DENDROCOLAPTINÉS.
DENDROCOLAPTINÉS {din^ n. m. pi. Tribu d'oiseaux passereaux ténuirostres, comprenant les fourniers dos genres dendro' colapte, dendrociixcle, xiphorhynque, pi colapte , glyphorhynquet pygarrhichus. (Quelques auteurs font do cette iribu la famille dos dendrocolaptidés.) — Un
DENDROCOLAPTINÉ.
DENDROCOLLE D, m. Bot. Syn. de aéride.
DENDROCOMETE {din\ ou DENDROCOMETES {din, mélèss) n. m. Genre d'infusoires suceurs, famille des aciuélidés, comprenant dos formes discoïdes ou plano-convoxes, avec tentacules issus du bord et se ramifiant vers la périphérie. (Les dendrocomètes vivent flxéa sur les petites crevettes d'oau douce [gammarus pulex}.)
Deudrocitte.
Dendrocolapte.
Dentlroctonc (gr.3 f.).
Dendrocygue.
DENDROCOPTE (rfm) ou DENDROCOPTES {din, ko-pfèss) n. m. Sûus-gonre do pics ^oiseaux fj:rinipi'urs], ooniprcnant trois ospèeos do l'Europe et de l'Asie occidoiitaio, cl doiii le type est le pic d'Europe {dendrocopies mcdiiis).
DENDROCTONE {din) OU DEN- DR0CT0NU3 [din, klo-nuss) n. m.
(i{Mirn d'iiisLH'ttis coléoptôros rhjncliopliores , t'amillo dos scolytidt^s, triltu di's hylosininôs, comuronaiit des formes oblonguos, cylindriques, un
f)eu rôtrôoies en avant, tineraont vouos, à ôlytros trôs déclives à l 'extrémité.
— Encycl. On connaît trois espèces de dendroctones, propres à l'Iiémisphôro boréal : deux habitent l'Amérique du Nord. C'est le plus grand des scolytidés; rare en France, il abonde en Allemagne, où il fait beaucoup de dôgàts dans les arbres forestiers.
OENDROCYGNE {din,sif/n' [gn mll.l) ou DENDROCYGNA (din, si) n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes lamollirostros. tribu des anatinés, comprenant des fornu's, vuL'airomeiit appelées canards des arbres et canards-oies, à cou moyen, à bec mince, à ailes courtes et rondes.
— Encycl. On connaît une dizaine d'espèces do dcndrocijfjnest réparties dans les régions chaudes du globe; toutes sont variées de gris, de noir et de jaune, ne dépassent pas 50 centimètres de long, volent assez lourdement, et fréquentent les marais ou le bord des fleuves.
DENDRODE (din) ou DENDRODUS {din, duss) n. m. Paléout. Genre de poissons ganoïdes, famille des acanthodidés, comprenant de grandes formes paléczo'iques, à mâchoire inférieure très grande, munie en dehors de tubercules étoiles en ivoire, et ayant à son bord externe des dents pointues et coniques serrées; celles placées en arrière étant des défenses longues de 5 centimètres. (Les dents des dendrodes sont à couche d'ivoire, recouverte d'un mince enduit d'émail. Leurs débris se trouvent dans le vieux grès rouge dévonien de la Baltique russe et do l'Ecosse : dendrodus biporcatus, sigmoides, et auires espèces.)
DENDROGRAPHE {din — du gr. dendron, arbre, et graphein, décrire) n. m. Auteur de traités, d'études sur les arbres.
DENDROGRAPHIE {din, fl — rad. dendrographe) n. f. Traité, étude sur les arbres.
DENDROGRAPHIQUE {din, fik') adj. Qui a rapport à la deudrographie : Etudes dendrographiques.
DENDROGYRA {din, ji] n. m. Genre d'anthozoaires madréporaires, famille des eusmilidés, comprenant des polypiers propres aux mers chaudes, tels que le dendrogyra cylindrns des Anlilles.
DENDROHYRAX {dîn, rakss) n. m. Genre do mammifères proboscidiens, famille des lamnungiés, comprenant des damans arboricoles qui diffèrent des autres par leur crâne, leur dentition, leur taille plus gra:nd.e, le poil plus long, et l'absence de mamelles pectorales.
— ICncycl. Les dendrohtjrax ou damans d'arbre habitent t'Afri-
âue tropicale et mériionale. Un des plus communs est le dendro/u/rax arboreus, du Sud, gris, ti-
Ïncté de brun, do la taille d'un agouti. Le dendrokyrax 'mini habite l'Afrique centrale.
DENDROICA {din, i-ka) n. f. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des
DENDROCOPTE
DENDRORTYX
mniotildidos, comprenant des formes voisines dos bergeronnettes, do taille petite, à plumage ordinairement gris en dessus, blanc en dessous.
— Encycl. On connaît plus do cinquante espèces de ilendroica, toutes américaines, sauf
une indienne {dendroica Dcndrolca.
riifi//iila). La dendroica
nivficcntris, do la taille d"un chardonneret, noire en dessous, avec le ventre blanc, la tôte jaune et la gorge noire, habite le Mexique.
DENDROÏDE {din — du gr. dendron, arbre, oteidos, formel a<lj. liot. Qui est divisé on branches. (Se dit des cryptogames, mousses, algues, des coraux, des éponges, etc.)
DENDROYDE {din) ou DENDR0IDE3 (din, i-dùss) n. m. Genre d'insectes coléoptèrr-s hotéromôros, famille des pyrochroïdés, comprenant dos formes propres aux Etats- Unis d'Amérique, et dont on connaît six espèces.
— Enctcl. Los dendroîdes sont détaille moyenne; ils sont caractérisés par leurs antennes grêles, émettant des rameaux longs, fins et vêtus, chez les mâïles. Leurs mœurs sont celles des pyrochres. Le dandroides thoracicus, do Russie, a été réuni par erreur aux dendroîdes; il appartient au f^onvo pogonoci'rus.
DENDROLAGUE (din, laqh) ou DENDROLAOUS {dm, la-tiHss) n. ni. Genre de mammifèroR marsupiaux poéplmgos, laniillo des macropodidés, comprenant les
Dondrolagi
kangourous d'arbre qui vivent en Nouvello-Guinôe et en Australie.
— Encycl. Les dendrolagues sont de taille moyenne}, lourds do forme, avec les membres antérieurs plus longs et les postérieurs plus courts que chez les vrais kangourous ; ils ont la tête plus petite et les oreilles plus grandes. Grimpant adroitement dans les arbres, à terre ils sautent assez lentomont. Leur chair a un goût musqué, qui la rend immangeable. On en connaît quatre espèces.
DENDROLICHÉNÉ, ÉE {din, li-ké) adj. Bot. So dit des liclions dendroîdes.
DENDROLITHAIRE {din, ttV) adj. Polyp. Qui a la forme arborescente et la consistance pierreuse.
— n. m. pi. Classe de polypiers, comprenant les corallines. — Un dentrouthaibk.
DENDROLITHE {din) n. m. Paléont. Arbre, bois pétrifié.
DENDROLITHIQUE {din, tik') adj. Qui so rapporte aux dondrolithes.
DENDROLOGIE {din, jl — du gr. dendron, arbre, et lof/os, discours) n. i. Partie de la botanique qui a pour objet l'étude des arbres, n Traité sur les arbres.
DENDROLOGIQUE {din, jik') adj. Qui a rapport à la dendrologio.
DENOROLYCOSA {din) n. f. Genre d'arachnides aranéides, famille des pisaurîdés, comprenant des araignées robustes, et qui courent rapidement comme les lycoses. (On connaît quatre ou cinq espèces de dendrolycosa qui habitent le sud de l'Asie,! la Malaisio et l'Australie. L'espèce type est la dendrolycosa fusca, de Java et d'Amboine.)
DENDROMANCIE {din, si ~- du gr. dendron, arbre, et manteia, divinationj n. f. Sorte de divination qui se pratiquait anciennement en Asie, soit par l'inclinaison et la direction des troncs des arbres, soit par l'inspection des bois abattus.
DENDROME ou DCNDROMA (rfm)«. m. Sous-genre de philydors (oiseaux passereaux), comprenant deux espèces du Brésil. V. philydor.
DENDROMÉCON {din) n. m. Genre d'arbrisseaux californiens, de la famille des papavéracées, tribu des eschscholtziées, et que l'on cultive dans les jardins.
DENDROMÈTRE{rfm — du gr. dendron. arbre, et métron, mesure) n. m. Nom donné à divers instruments imaginés pour mesurer les dimensions des troncs d'arbres sur pied, et la quantité de bois utile qu'ils peuvent fournir. (Il existe plusieurs types de ces instruments, parmi lesquels l'arbrométre ou dendroniètre de Mathieu et le dendromètre de Montrichard sont les plus précis. Ces appareils ne sont guère usités aujourd'hui.)
DENDROMÉTRIE {tri) n. f. Emploi du dendromètre; évaluation de la quantité métrique de bois que peut produire un arbre.
DENDROMONADE {din) ou DENDROMONAS ('il», nass) n. m. Genre de protozoaires, type de la famille des dendromonadidés, comprenant des animalcules irréguliers, pyriformes, dressés sur un pédicule commun, rigide, avec deux flagellums inégaux. (Les dendromonades habitent les eaux douces. Les colonies du dendromonas virgaria mesurent un 130" de millimètre dans un ensemble où chaque individu ne dépasse pas un 3.250* de millimètre.)
DENDROMONADIDÉS (rfiH) n. m. pi. Famille de protozoaires flagellâtes, comprenant des formes nues, plutôt sédentaires, avec le bord antérieur plus ou moins nettement tronqué, menant rarement une existence solitaire, mais plus souvent groupées en petites colonies. (Les principaux genres sont : phi/somonade, cladonème, dendromona/e, etc.) — C'« dkndromadidé.
DENDROMYCE n. m. Bot. Syn. de battarÊe.
DENDROMYS {din, miss) n. m. Genre de rongeurs, famille des muridés, tribu des gerbillinés, comprenant de petits animaux africains ressemblant à des souris, mais à oreilles munies d'un opercule, et ayant l'orteil externe opposable aux autres doigts.
— Enctcl. On connaît sept espèces de dendromys, réparties dans les régions chaudes de l'Afrique; toutes ont un pelage très fm, vivent dans les arbres, mais passent la nuit dans des terriers ou s'abritent dans les vieux nids de tisserins.
DENDRONOTIDÉS {din) n. m. pi. Famille do mollusques gastéropodes opisthobranches dermatobranches, caractérisés par les appendices branchiaux du manteau en rameaux ou on papilles et disposés sur une ligne longitudinale do chaque côté. (I-es genres principaux sont : doidronntns, hcro, lomanottts, etc.) — Un dendkonotidk.
DENDRONOTUS {din, tuss) n. m. Genre do mollusques, type de la famille ues dcndronotuiés, comprenant des animaux marins allongés, ressemblant i\ des limaces, sans tentacules buccaux, et qui habitent rAtlanti<iuo et le PaoiIi(iuo nord.
DENDROPHAOE {din) ou DEN- DROPHAGUS {din, gnss) n. m.
Génie d'insectes coléoptères clavicornes, famille dos cucujidés, tribu dos hyliotinés, comprenant dos formes allongées, très aplaties, à. longues antennes, à pattes renflées et comprimées. (On connaît une dizaine d'espèces do dondropbages, répandues dans les Dontlrophage.
régions tempérées et froides du globe. Los dendropliagos vivinit sous les écorces d'arbres.)
DENDROPHIDE {(lin) ou DENDROPHIS {din. fiss) n. m. Genre do reptiles ophidiens culubrifurmes, type de la famille des dendrophidéH, comprenantdos seriponts d'arbres & potiles écailles, ù donts maxillaires égales.
— Encycl. Los dendrophides, dont on connaît six ospè- <:es : deux des Indes et do Mataisic, deux d'Australie, deux du Mozambique, ne sont pas vonimeux ; ils so nourrissent do petits oiseaux, d'coufs, etc. L'espèce type, dendrophido
Dendromjs.
Dendrophile.
peint {sckokari dos Hindous), est verte, rayée de jaune et de noir sur les flancs; elle est répandue depuis l'Inde jusqu'aux Moluques.
DENDROPHIDES (t/in) n. m.pl. Famille de repliUs ophidiens colubriformes, comprena'nt des serpents longs et grêles, à tÔte aplatie, allongée, avec museau saillant, arrondi, dépassant la mâchoire inférieure, (Répandus dans toutes les régions chaudes du globe, les dendrophides vivent dans les arbres; aucun d'eux n'est venimeux. Les principaux genres sont : dendrophide, bucéphale, etc.)
— Un DENDROI'HIDÉ.
DENDROPHILE OU DENDROPHILA {din) n. m. Sous-genre de sittelles [oiseaux passereaux], comprenant trois espèces asiatiques, qui sont : dendrophilus frontalis (îles do laSondo), dendrophilus coratlina (toute l'Inde), dendrophilus azurea (Asie centrale).
DENDROPHILE {din) ou DENDROPHILUS {din, luss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des histérides, compreuant de petites formes ovales, ramassées, bombées, à élytres coupés carrément en arrière, et dont on connaît quatre espèces qui habitent l'Europe, et une l'Amérique du Nord. (Le dendrophilus pygmsEus, noir brillant, avec les pattes rousses, vit en France, dans les fourmilières de la formica ritfa. Le dendi'ophihis punctatus, à élytres ponctués, vit dans les plaies des arbres.)
DENDROPHORE {din — du gr. dendron, arbre, et pho^ ros, qui porte) adj. m. Myth. Surnom de divers dieux, en particulier de Sylvain.
— n. m. Antiq. gr. Nom donné à ceux qui portaient les arbres symboliques, dans les processions appelées dendrophories.
— Hist. rom. Nom donné aux membres de nombreuses corporations d'artisans, au temps de l'empire romain.
— Enctcl. Antiq. En Grèce, les dendrophores étaient, ordinairement, de petites gens ou des esclaves. Les dendrophories proprement dites avaient lieu en l'honneur de Démèteroude Dionysos. Au temps de l'empire romain, c'est surtout en 1 honneur de Cybèle que se célébraient ces sortes de cérémonies. A Rome, le 22 mars, une procession portait au Capitole, dans le temple de la Mère des dieux, un pin sacré, entouré de bandelettes de laine, et escorté par des dendrophores. Ces dendrophores romains, contrairement à ce que l'on a observé en Grèce, étaient des citoyens de haut rang, appartenant à la confrérie des (1 dendrophores de la Grande Mère des dieux ». Des confréries analogues existaient dans beaucoup d'autres villes ; par exemple, à Pola, à Lyon, à Cœsarea (Cherchell), à Cirta (Constantine), à Rusicade (Philippeville), etc.
Il ne faut pas confondre ces associations religieuses avec les corporations ouvrières des dejidrophores , qui s'étaient constituées dans la plupart des villes de l'empire, sous le patronage d'Hercule, et qui comprenaient des artisans voués au travail ou au commerce du bois (charpentiers, bûcherons, marchands de bois, etc.).
DENDROPHORIES {din, rt — rad. dendroplwre) n. f. pi. Aniiq. gr. Fêtes où l'on portait solennellement des arbres s\mliohques ou consacrés à certaines divinités. (Des processions de ce genre avaient lieu en l'honneur de Démèter et de Dionysos. Aux temps de l'empire romain, les principales dendrophories étaient celles qu'on célébrait eu l'honneur de Cybèle.)
DENDROPHYLLIE {din, U) ou DENDROPHYLLIA {din) u. m. Genre d'anthozoaires madréporaires, faniillo des eupsammidés, comprenant des polypiers rameux, à épithèque peu développée. (Les dendrophyllies vivent en diverses mers, ou sont fossiles dans les formations ôocènes et miocènes, comme la dendrophyllia elegans, do l'oligocène anglais.)
DENDROPIC {din, pik') ou DEN- DROPICUS [din, kuss) n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille dos picidés, comprenant des pics africains, à livrée tachetée comme les époiches d'Europe.
(On en connaît seize espèces, qui vivent dans le sud do l'Afrique ; celle qui remonte le plus au Nord habite l'Abyssinie.)
DENDROPLEX {din, plèkss) n. m.
Sous-genre do dendrocolaptes [oiseaux passereaux], comprenant quatre espèces propres à l'Amériquo du Sud, telles que le dendvopU'x ptcus du Brésil.
DENDROPOGON {din) n. m. Genre de mousses, comprenant une seule espèce qui croît au Mexique, et qui pend le long dos tiges et des rameaux des arbres.
DENDRORCHIS n. m. Bo(. Syu. do dbndrobik.
DENDRORTYX {din, tikss) a. m. Genre d'oiseaux gallinacés, lamillo dos phasiauidés, comprenant dos formes américaines do taille moyenne, à queue largo, A tarses et bec forts, ressemblant à des faisans et ayant la livrée des colins.
— Encycl. Parmi les dendrortyx, dont on connaît trois espèces, les uns n'ont pas do huppe, les autres on ont une médiocre, ou grande. Le dendrortyx macroHrus, de la taille d'un petit faisan, habite le Mexique; il est roux, avec la télo brune, les joues rayées do blanc,
Dcndropic.
Dendrortyx.
DENDROSÉRIDE — DENIER
le bec, les yeux et les pattes rouges. Les autres espèces habitent l'Amérique centrale.
DENDROSÉRIDE {din) n. f. Genre d'arbres à bois dur, à feuilles alternes, à corolles blanches, de la famille des composées, tribu des chicorées, comprenant huit espèces de lîle de Juan-Fernandez.
DENDROSOME OU DENDROSOMA (din) a. m. Genre d'infusoires suceurs, famille des acinétidés, comprenant des animalcules d'eau douce, formant des colonies rameuses dressées sur des tiges qui naissent de stolons rampants; ils habitent l'Europe, et vivent parmi les anacharis et autres plantes aquatiques. (Les nombreux tentacules suceurs qui terminent les ramuscules de ces colonies affectent une disposition rayonnée.)
DENDROSPONGIE OU DENDR05PONGIA {din, spon-ji) n. f. Genre d'éponges fibreuses, sous-ordre des cornées, famille des aplysiidés, comprenant des formes voisines des aplysies, mais en différant par leurs libres, rondes irrégulièrement anastomosées. (L'espèce type du genre se trouve dans les mers des Etats-Unis, et vit sur les fonds de coraux.)
DENDROSTOME {din^ f^om') ou DENDROSTOMUM [din, sto-mom) n. m. Genre de vers géphyriens inermes. famille des sipunculidés, comprenant des siponcles des mers chaudes, à tentacules rameux ouplumeux. {Les espèces de ce genre habitent surtout les Antilles : dendrostomum planifolium, dendrostomum ramosum, etc.)
DENDRYPHION {din) n. m. Genre de champignons hyphomycètes, caractérisé par un mycélium, duquel s'élèvent des branches se divisant en petits rameaux qui portent des spores. (Les sept espèces connues se trouvent sur les tiges mortes de plantes herbacées.)
Deneb (mot arabe qui signifie queue). On l'emploie généralement pour désigner l'étoile a du Cygne.
DenEBOLA n. f. Astron. Syn. de Cauda lucida.
DenECOURT (C.-F.), né à Val-Saint-Eloi (Haute- Saône) en ITSS, mort en 1S75. Il doit le renom dont il jouit au zèle qu'il a mis à faire connaître les beautés de la forôt de Fontainebleau, à l'embellissement de laquelle il consacra sa petite fortune. II traça des allées, perça des chemins. Après 1848, il fut question de le nommer conservateur de la forêt de Fontainebleau ; mais les préoccupations politiques firent oublier la création de cet emploi. On se borna à lui rembourser une partie insignifiante des sommes qu'il avait dépensées. On doit à cet » amant de la nature » plusieurs ouvrages sur la forêt et le château de Fontainebleau. Enfin on a sous le titre de Hommage à Denecourtf Fontainebleau, paysages, légendes, etc. (1855), un recueil de morceaux en vers' et en prose, composés par des gens de lettres en son honneur. En 1876, on a inauguré, dans le cimetière de Fontainebleau, un monument consacré à la mémoire de Denecourt.
DenÉE, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 11 kilom. d'Angers, sur l'Aubance, afffuent du Louet, branche de la Loire; 1.068 hab.
Denefve (Jules), musicien belge, né à Chimay en 1814, mort à Mons en 1877, fut élève du Conservatoire de Bruxelles. On connaît de lui, entre autres œuvres, trois opéras représentés à Mons : Kettlg ou le Retour en Suisse (1838) ; l'Èchevin Brassart (1845) ; Marie de Brabant (1850); Orlandus Lassus, cantate (1858); des symphonies, des ouvertures, des scènes lyriques, des morceaux pour musiques d'harmonie, des messes, des chœurs pour voix d'hommes, dont plusieurs sont devenus populaires.
DÉNÉGATEUR, TRIGE (lat. denegator, trix; de denegare, dénier I u. Celui, celle qui dénie.
DÉNÉGATION {si-on — rad. dénégateur) n. f. Action de nier, particulièrement en justice ; refus de reconnaître comme vrai un fait allégué : Dénégation judiciaire. Persister dans un si/stème de dénégations absolues, n Action de contester : La dénégation d'un droit, il Dénégation d'écriture. Action de s'inscrire en faux.
— Syn. Dénégation, déni. La dénégation est l'action do nier, considérée dans la manière dont elle se fait ou par rapport au temps, aux circonstances. Le déni est la même action, considérée dans son essence même.
' — Anton. Aveu, confession, reconnaissance.
DÉNÉGATOIRE {to-ar — rad. dénier) adj. n Dr. : Exception DÉNÉGATOiRE, Dénégation.
DÉNÉRIE {ki) n. f. Genre d'herbes, de la famille des composées-inuloïdées, caractérisées par l'aigrette de leurs fleurs femelles stériles. (Elles sont originaires del'Afrique australe.)
DÉNÉRAL (rad. denier) n. m. Archéol.
Plaque ronde qui servait de type pour contrôler le poids des monnaies, il PI. Des dé-
NBRADX.
— Encycl. Pour chaque espèce de pièce Dénéral de . existaient trois types de dénéraux:\e pre- gael (gr. nat.)^ mier ayant exactement le poids droit ou rigoureusement exact; le second, le poids fort toléré par la loi; le troisième, le poids faible également toléré par loi. Toutes les pièces dont les poids ne correspondaient pas à l'un des dénéraux légaux étaient mises au rebut. 11 y avait le dénéral de l'a^nel, le dénéral du parisis d'or, etc., toutes pièces qu'aujourd'hui gardent jalousement les collectionneurs.
DenEUVRE, comm. de Meurthe-et-Moselle, arrond. et à 27 kiJom. de Lunéville, près de la Mcurtho ; 909 hab. C'est un faubourg de Baccarat.
Deneox (Louis-Charles), médecin accoucheur français, né à Heilly (Somme) en 1767, mort à Nogent-le-Uotrou en 1846. Comblé d'honneurs par la duchesse de Berry, qu'il avait accouchée de ses quatre enfants, il eut une fortune aussi incoastante que celle de sa noble cliente, et finit ses jours dans la pauvreté. On lui doit : Essai tur la rupture de la matrice pendant la grossesse et l'accouchement (1804); Recherches sur la hernie de l'ovaire (1813); Mémoire sur les tumeurs sanguines de la vulve et du vagin (1830).
Denfert-ROCBEHCAU ( Piorre-Mario-Philippc-Aristide), officier français, né à. Saint-Maixont (Deux-Sèvres) en 1823, mort à Versailles en 1878. Sorti de l'Ëcolo poly-
Denfert-Rochereau.
religieux
Denguiyô Dai-si.
technique (1843), il se distingua au siège de Rome (1849), à l'assaut de Malakoff (1855) et en Algérie (1860-1864). En 1864, il fut nommé commandant du génie dans la ville dont la défense devait l'illustrer, à Belfort. Promu colonel et gouverneur de la place en 1S70, il défendit Beifort avec une indomptable énergie, malgré le bombardement, et n'en sortit que sur l'ordre formel du gouvernement de la Défense nationale (18 févr. 1871).
Elu, la même année, député du Haut-Rhin, puis de la Charente- Inférieure, à l'Assemblée nationale, il siégea dans le groupe de l'Union républicaine, qu il présida /fû un instant. Ayant échoué aux élections sénatoriales de 1876, il donna sa démission pour pouvoir se présenter à la députation dans le VI' arrondissement de Paris.
Réélu en 1877, il siégea à gauche, parmi les partisans de la politi(juedeGambetta.On luiaélevé deux statues : l'une à Montbéliard, l'autre à Saint-Maixent.
Denguiyô Daï-si ou Denkyô Baï-si,
bouddhiste japonais, appelé Saitchô de son nom de famille, qui, à la fin du VIII' siècle de notre ère, fit deux fois le voyage de Chine, afin d'approfondir le sons ésotérique du Saaaharmapoundarlkasoûtra (Lotus de la Bonne Loi), sous la direction du moine philosophe Dô-Soui, du célèbre monastère do Thien-Taï, situé sur la montagne du même nom dans la Chine septentrionale. Au retour de son second voyage, en 805, il fonda la secte mystique basée sur la doctrine secrète du Saddharma-poundarîka, qui porte le nom de Tenaaî en souvenir do sa sœur aînée chinoise, et édifia pour elle le templemonastère d'Enriakoudji, sur le sommet du mont Eizan ou Hiyéizan, voisin de la ville de Kiotô.
DENGUE {dangh' — mot espagn. signif. proprem. mnnières affectées, à cause do la démarche raide des malades) n. f. Pathol. Fièvre épidémique, spéciale aux pays chauds.
— Enctcl. Cette maladie, qui n'est pas sans analogie avec la grippe, a, comme elle, une contagiosité extrême, une période d'incubation très courte (l à 4 jours), un début brusque, caractérisé par de la fièvre, de la courbature, de l'anéantissement, des douleurs musculaires vives, de violents maux de tête. La fièvre dure trois ou quatre jours. Au cours de la maladie, qui est généralement bénigne, apparaissent successivement deux éruptions ; l'une, au début, consistant en une rougeur fugace {rash iriitial), l'autre, à la fin de la maladie {rash terminal), affectant des aspects divers qui rappellent la rougeole , la scarlatine, l'urticaire. Bien que la contagiosité soit établie, le contact, le microbe pathogène, n'a pas été isolé. Le traitement est uniquement symptoraatique : quinine et atiusions froides contre la fièvre ; limments chloroformés, belladones, antipyrine, chloral, préparations opiacées contre la douleur. On doit s'attacher surtout à la prophylaxie par l'isolement des malades et la désinfection des objets à leur usage.
Denham (sir John), poète anglais, né à Dublin en 1615, mort en 1669. Il perdit presque entièrement au jeu la fortune que lui laissa son père, premier baron de l'Echiquier en Irlande. Il entra fort jeune dans les affaires public^ues ; quand la guerre civile éclata, on lui confia de périlleuses missions ; en 1647, la reine Henriette le chargea d'un message pour Charles I"", qui était entre ies mains des soldats de Crom-well, et il fut, pendant neuf mois, l'agent de la secrète correspondance des deux époux. Lors de la restauration, Denham, riche et comblé des faveurs du souverain, vivait heureux, quand des malheurs domestiques vinrent, pendant quelque temps, troubler sa raison. II mourut au palais de whitehall et fut enterré à Westminster, dans le coin des poètes. Ses œuvres sont peu nombreuses : Sopky (1641), tragédie turque sans grande valeur ; Cooper's Bill (la Colline de Cooper), poème descriptif qui est son chef-d œuvre, et dont on admire le tour classique, la pureté et la vigueur; et son Elegy on Cowley (i667).
Denham (Dixon), voyageur anglais, né à Londres en 1786, mort à Freetown en 1828. Il se joignit, en 1822, à l'expédition qu'Oudney et Clapperton allaient diriger dans l'intérieur de l'Afrique jusqu'à Tombouctou. Par Mourzouk, les trois voyageurs gagnèrent les bords du lac Tchad, que n'avait encore vu aucun Européen, puis Kouka, la capitale du Bornou. De là, à la suite des habitants de ce pays, Denham explora une partie des centres situés sur la rive occidentale du lac Tchad et les cours inférieurs du Chari et du Logone au S. du lac. Après avoir été rejoint par Clapperton (Oudney était mort au cours du voyage), il regagna avec lui Tripoli, puis l'Angleterre, où fut publiée, en 1826, la relation do ce voyage. Peu après son retour, Denham, promu lieutenant-colonel, reçut le titre de surintendant de la colonie de nègres libres établie sur la côto d'Afrique, à Sierra-Leone. En 1828, il fut promu gouverneur de la colonie ; il mourut la même année.
DENHAMIE {dé-na-jni) n. f. Genre d'arbres, de la famille des bixacées, comprenant une seule espèce, qui croît eu Australie.
DÉNI (subst. verbal de dénier) n. m. Dénégation, refus de remplir une promesse ; action de méconnaître une chose : A une allégation sans preuve s'oppose un simple DÛai. (Boss.)
— Dr. Déni de justice, Refus illégal de rendre la justice. (Dans le langage ordinaire, Refus d'une chose légalement due.) Il Oéni de jugement. Refus d'un juge do statuer dans une affaire, u Déni de renvoi, Refus d un juge de renvoyer devant la juridiction compétente une affaire dont il no peut connaître, ii Déni d'aliments, Refus d'acquitter une dette alimentaire dont on est tenu.
— Encycl. Dr. Déni de justice. L'ai'ticle 4 du Code civil fait aux juges une obligation stricte de rendre aux parties a justice qu'ils leur doivent. L'article 185 du Code pénal Impose le même devoir aux administrateurs et autorités adiainistratives, on ce qui les concerne. L'article 50 du
Code de procédure civile énonce qu' « il y a déni de justice, lorsque les juges refusent de répondre les requêtes, ou négligent de juger les affaires en état et en tour d'être jugées i> . L'article 507 ajoute que v le déni de justice sera constaté par deux réquisitions faites aux juges en la personne des greffiers, et signifiées de trois en trois jours au moins pour les juges de paix et de commerce, et de huitaine en huitaine au moins pour les autres jugâs:tout huissier requis sera tenu de faire ces réquisitions, à peine d'interdiction n.
La loi attache au déni de justice une double sanction : 1° une sanction civile, qui est la prise à partie; 2» une sanction pénale, consistant en une amende de 200 à 500 francs, et l'interdiction de l'exercice des fonctions publiques, de cinq à vingt ans. Ce délit est du ressort do la juridiction correctionnelle. L'article 185 du Code pénal met comme condition à la poursuite que le juge ait reçu d'abord un avertissement ou injonction de ses supérieurs et n'en ait pas tenu compte. — Les faits de déni de justice sont très rares, et la jurisprudence n'en offre que peu d'exemples.
Dénia (autref. Eemeroscopium, Dianium), ville et port d'Espagne (Valence [prov. d'Alicante]), sur la Méditerranée ; 12.900 hab. Tonnelleries. Ch.-l. de juridiction civile. Dénia fut une ville florissante sous les Arabes. Aux environs, Méchain, puis Biot et Arago s'installèrent pour mesurer un arc du méridien terrestre.
DÉNIAISEMENT(ni-é-5e-man) n. m. Action de déniaiser, de se déniaiser : Le déniâisememt d'une villageoise se fait vite à Paris.
DÉNIAISER {ni-è-zé — du préf. priv. rf^, et de niais) v. a. Dépouiller de sa naïveté, de sa niaiserie : L'armée sert à DENIAISER, c'est le mot reçu, la jeune population de nos campagnes. (Mich.Chev.)
Se déniaiser, v. pr. Se dégourdir, perdre sa na'iveté.
DÉNIAISEUR, EUSE (ïiî'-è) n. m. Fam. Celui, celle qui déniaise ; Un déniaiseur déjeunes filles.
DÉNICALES (lat. denicates fériée, fêtes du onzième jour) n. f. pi. Cérémonies que les Romains accomplissaient dix jours après la mort d'une personne, dans la maison du défunt, pour purifier les survivants.
DeniCÉ, comm. du Rhône, arr. et à 6 kil. de Villefranche, au-dessus du Nizerand, affluent de la Saône; 1.258 hab. Patrie du publiciste Vermorel. Vignobles com-
Sris dans ia région dite « Beaujolais bâtard u, et donnant o bons vins rouges ordinaires.
DÉNICHEMENT {man) n. m. Action de dénicher.
DÉNICHER (du préf. priv. dé, et de ?iid) v. a. Enlever du nid, prendre dans le nid : Dénichkb des oiseaux.
— Fam. Découvrir dans sa retraite : Dénicheb des brigands dans une caverne. Il Trouver une chose rare : Dénicher un précieux bouquin, une ser^vante fidèle, il Débusquer, chasser : Dénicher les ennemis de leur position.
— V. n. Quitter le nid. n Fam. Quitter un endroit, changer de demeure : Dénicher de la ville, il Les oiseaux ont déniché. Se dit do personnes ou de choses qu'on ne trouve plus où l'on croyait les rencontrer.
Se dénicher, v. pr. Etre déniché.
DÉNICHER (du préf. priv. dé, et do niche) v. a. Enlever de sa niche : Dénicher une statue, un saint. (Peu usité.)
DÉNICHEUR. EUSE n. Personne qui déniche les oiseaux.
— Fam. Personne habile à trouver, à découvrir : Dénicheur de bibelots, de talents iîicon7ius. ii Dénicheur de vierles^ Chevalier d'industrie, homme qui cherche des dupes. — Se dit aussi pour faire entendre à quelqu'un qu'on a pénétré sa malice dég:uisée et qu'on ne s'y laissera pas prendre : A d'autres, dénicheur de merles ! il Dénicheur de fauvettes, Coureur de lîUes.
DÉNICHEUR n. m. Celui gui enlève des statues de leur niche, ii Dénicheur de saints, proprement, Personne qui retire les saints de leurs niches, et, tig.. Personne qui combat les saints canonisés, qui cherche à prouver que certains d'entre eux ne méritaient pas d'être canonisés.
DENIER («i-t? — du lat. denarius)n. m. Archéol. Ancienne monnaie romaine, en argent, valant originairement 10 as. Il Monnaie usitée autrefois en France, et dont la valeur était la deux cent quarantième partie de la livre d'argent. — Autre monnaie française ancienne, fabriquée en cuivre, valant la douzième partie d'un sou. (On l'appelait aussi denier tournoi.)
— Banq. et comm. Vendre une marchandise au denier dix, vingt, trente ou quarante, signifie que la marchandise est écoulée de manière que le bénéfice obtenu sur sa vente représente le dixième, le vingtième, le trentième ou le quarantième du prix d'achat, ii Prêter au denier cinq, dix ou vingt. Retirer du capital prêté un intérêt de vingt, dix ou cinq pour cent.
— Féod. Deniers d'octroi, Droits dont la perception était octroyée par le roi au profit des villes et communautés, ii Deniers patrimoniaux, Revenus et intérêts autres que les deniers d'octroi. \\ Deniers royaux, Droits prélovés au profit du trésor royal.
— Manuf.'On dit, dans les filatures de soie, que l'on file en huit, neuf ou dix deniers, suivant le poids que possèdent les fils de soie que l'on file. (C'est une évaluation, conventionnelle de ce poids.)
— Monn. On appelle deniers de monnayage les pièces de bronze, d'or ou d'argent, prêtes à être livrées à la circulation et qui ont, par conséquent, le poids légal. (Le denier de loi indique la quantité d'argent fin ou pur contenue dans un lingot. — Le denier de fin est la quantité d'argent pur ou fin contcMiue dans une partie d'un lingot d'argent, en supposant ce lingot divisé en douze parties rigoureusement égales en poids.)
— Encycl. Monn. Le denier (denarius nujiimus) fut l'unité monétaire de l'argeut chez les Romains et pendant le moyen âge. La première émission de ces pièces eut lieu en "485 de Rome (269 ans av. J.-C). Le denier pesait, à l'origine, 4 scrupules (4c^55l, ou 1/72" de la livre romaino, i:'est-à*dire le poids de la drachme attique. Il portait le chiffre X (10 as) et se subdivisait on deux quinaires {(juinarii) marqués V (5 as), et en quatre sesterces {sestertii) marqués HS (2 as 1/2). Vers 216 av. J.-C, le denier fut réduit de 1/72" à 1/84% et ne pesa plus que 3 scrupules 3/7 (38^^0 environ). Peu à peu, la marque X fut remplacée par la marque XVI (16 as d'après le système ODcial nouvellement adopté), et, vers 89 av. J.-C,
toute marque numérale disparut lorsque l'as devint somioneial. Ce n'est (luà partir de Jules César que les mounaies porteront l ofligio de llmperator. Niiron abaissa lo
Soids et la valeur du denier, qui u'eut plus qu'une valeur 0 85 centimes de la monnaie acluollo. Knsuito, lo titre de l'argent s'altéra par l'alliage avec lo cuivro.En ïi5, Caracalla frappe Vargfnteu.'i Anioninianus ; considéré d'abord comme