‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 626 sur 870 · DENNEWITZ — DÉNOUER · texte numérisé non relu

DENNEWITZ — DÉNOUER

nlstrativo OU disciplinaire; 4» que la dénonciation ait été remise aux officiers do justico ou do police administrative OU judiciaire; 5' que cette dénonciation ait été portée de mauvaise toi et dans le dessein de Huire.

Comment et par quelle autorité la fausseté dos faits dénoncés doit-elle être constatée?— Si les faits dénoncés ont lo caractère d'un crime ou d'un délit, leur fausseté ne peut résulter quo d'une décision judiciaire définitive ; si les faits dénoncés ont un caractère purement administratif, c'est à l'autorité dans les attributions do laquelle rentre la connaissance de ces faits qu'il appartient de déclarer s'ils sont vrais ou faux.

DenONVILUERS (Charles -Pierre), chirurgien français, né à Paris en 1808, mort en 1872. Il obtint, en 1849, la chaire d'anatomio laissée vacante par la mort do Breschot, et devint inspecteur général do l'instruction publique pour la médecine (1858). Denonvilliors fut un anatoniiste habile ; témoin les pièces laissées par lui au musée Orfila ; un professeur brillant, et un opérateur délicat, comme le prouvent ses opérations sur les paupières. Il a donné son nom à uno aponévrose située dans le petit bassin, et laissé : Description des os malades du musée Dupuytren (1842); Compendium de chirurgie pratique (1845-1861); Traité théorique et pratique des maladies des yeux (1855).

DENOPS {dé-nopss) et mieux DINOPS (nopss) n. m. Genre d'insectes coléoptères malacodermes, famille des déridés, comprenant une seule espèce, qui est le denops abofasciatus.

— Enctcl. Ce clairon cylindrique, allongé, d'un beau rouge avec les élytres noirs transversalement coupés par une bande jaune, habite l'Europe méridionale; on le trouve dans le sud de la France; il vit dans les vieux ceps de vigne, où ses larves font la guerre à celles de la xylopertha sinuata, coléoptère xylophage.

Denormandie (Louis-Jules-Ernest), homme politique français, né à Paris en 1821. Président de la chambre des avoués, il fut élu député do la nenons f-r a foisL Seine à l'Assemblée nationale en 1871. ^ '^ ^"^

Il fit d'abord acte d'adhésion au programme politique de Thiers, et aida ensuite quelque peu à le renverser. Il fut élu sénateur à vie en 1875 par 1 Assemblée, et devint, en 1879, gouverneur de la Banque de France, où il fut remplacé en 1881. Denormandie devint administrateur du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, et président du Comptoir d'escompte, "il a publié: Ville de Paris, septembre f870-février IS'i ; le MU" arrondissement et son administration pendant le siège (1875) ; Bapport sur la proposition relative aux caisses cTépargne et de prévoyance (1875).

DÉNOTATION {si-on) u. f. Désignation d'une chose par des signes. (Vieux.)

DÉNOTER (du préf. dé, et de noter) v. a. Indiquer, marquer, désigner; être le signe de : Les égards pour les femmes dénotent toujours l'homme de bonne compagnie. i^M"" Campan.)

Se dénoter, v. pr. Etre dénoté.

DÉNOUABLE adj. Qui peut être dénoué : Nœud dénouable.

DÉNOUEMENT OU DÉNOÛMENT (maii) n. m. Action de dénouer. (Peu usité au propr.)

— Fig. Terme, fin, solution : L'appauvrissement des finances précipitait la France vers un grand dénouement. (Viilem.)

— Littér. Dernière partie d'une composition littéraire, dans laquelle l'auteur délie les fils qui enlaçaient dans le nœud de l'intrigue la destinée de ses personnages : Trouver un bon, un heureux dénouement.

— Enctcl. Littér. La Poétique d'Aristote distingue les dénouements heureux et les aénouements malheureux, réservant les premiers pour la comédie, les seconds pour la tragédie. Mais cette règle est loin d'être absolue; il n'est pas vrai que toute tragédie se termine par la mort des héros, et qu'un mariage soit le dénouement nécessaire de la comédie. Rivarol s'est moqué do cette conception un peu étroite. Il faut avouer, pourtant, qu'elle a en longtemps une force singulière : elle a fait méconnaître la véritable loi du dénouement, qui est de résulter naturellement de l'intrigue et des caractères.

Chez les anciens, quand l'intriguo était au comble, une divinité descendait complaisamment de l'Olympe ot tranchait le nœud trop habilement enchevêtré. Cet usage commode dégénéra, par la suite, en un abus qu'Horace, dans son Art poétique, recommando d'éviter. Dans lo théâtre classique, l'intérêt devait aller en croissant, du premier acte jusqu'au dernier. Mais d'autres lois, qui engageaient le poète à éviter à l'auditoire do trop émouvantes péripéties, à ne pas doiinor un dénouement contraire à la morale, à no pas sortir dos limites du genre, empêchaient ta tragédie d aboutir aux conséquences naturelles des passions développées dans la pièce. Corneille, dans bien aos cas, fait mourir ses héros à la fin, uniquemont pour respecter la tradition do la tragédie, alors quo l'évolution des caractères réclamait uu dénouement plus modéré. Tant quo la comédie s'est exercée uniquement sur les mœurs et sur les caractères, elle no s'est embarrassée du dénouement quo car acquit do cousoienco. On a blâmé Molière d'avoir terminé ses chefs-d'œuvre par des reconnaissances invraisemblables et des dénouements opposés à ceux qu'on pouvait attendre. C'est que, donnant tous ses soins à la peinture des caractères, il no se souciait pas do préparer le dénouement. En outre, il lui arrive souvent, à. force de montrer les vicos aux prises, de tendre vers un dénouement tragique, qu'il n'évite qu'au prix d'invraisemblances. Dans la comédie d'intrigue, au contraire, il est plus nécessaire quo lo dénouement soit lo résultat préparé ot attendu des péripéties.

DÉNOUER (du préf. priy* dé, et do jtouer. — Se conjugue comme ce dernier) v. a. Défaire ce qui était noué, délier un nnMid : Dénouer sa ceinture, les cordons de ses souliers. Il Par anal. Détacher, desserrer ce qui enla(;ait commo un lion :

J'ai dénoué ses bras du corps froid do sot) luNro.

Lamartine.

'- Par ext. Assouplir, rendre plus agilo : La gymuaslique et l'escrimt dénouent les membres.

DENOUEUR — DENSUSIANU

— Fig. Rompre, défaire ce qui était fait, conclu : Le temps et l'absence dénouent les liaisons les plus tendres.

Il Défaire sans violence : Ne coupez pas ce que vous pouvez DÉNOUER. (J. Joubert.) il Résoudre, donner une solution à : La guerre ne tranche rien; la liberté dénoue tout. (E. de Gir.) Il Terminer, développer, démêler, débrouiller : Incident qui dénoue une intrigue. Il Dénouer la langue, Faire parler : Le vin et l'or dénouent les langues. Se dénouer, v. pr. Etre, devenir dénoué, se détacher.

Il Sassouplîr, prendre de l'aisance, il En pariant de la langue. Arriver à parler.

— Fig. Se résoudre, arriver à une solution, aboutir. Il Se terminer, se démêler, se débrouiller.

DÉNOUGUR, EUSE u. m. Celui, celle qui dénoue, au propre et au tigurc.

DÉNOÛMENT n. m. Linguist. V. dénouement.

DENRÉE (dan — du lat. denarïus, denier. Denrée a signidé primitivem. ce qu'on peut acquérir pour un denier) n. f. Marchandise destinée à l'alimentation de l'homme ou des animaux : Connaître le prix des denrées. Acheter des DENRÉES, it Par est. Marchandise quelconque : Entre autres denrées, ce marchand trafiquait d'esclaves. (La Font.)

— Fig. Objet quelconque, considéré sous le rapport de son prix, de sa valeur : C'est chère denrée qu'un protecteur. (La Font.)

— Nom que, dans certaines parties de la France, on donne à une espèce de petit pam, dans la fabrication duquel entrent du lait, des œufs et souvent du beurre.

— Denrées coloniales^ Produits alimentaires ou non, tirés des colonies, il Marchand de denrées coloniales. Nom pris de nos joues par certains épiciers.

— Syn. Denrée, marchandise, subsistances, vivres. Quoique denrée se dise quelquefois dans le style familier pour une marchandise quelconque, il s'applique plus spécialement aux produits de l'agriculture propres à entrer dans la consommation ordinaire des hommes ou des animaux et considérés comme objets de commerce. Les étoffes, les vases, les meubles sont des marchandises. Les subsistatices sont des denrées considérées comme des productions de la terre et du pays. Les vivres sont déjà tout préparés pour la consommation.

— Encycl. Sous le nom de denrées, la langue administrative comprend les céréales et les substances alimentaires. Les maires doivent veiller sur les marchés et la salubrité des marchandises qui y sont mises en vente. Us peuvent prendre des arrêtés concernant la vente de ces denrées, et les infractions à ces arrêtés sont punies, aux termes de l'article 471 du Code pénal, d'une peine de 1 à 5 francs d'amende et d'un emprisonnement de 1 à 3 jours. Le délit qualilié « tromperie sur la qualité, îa quantité ou poids de la marchandise vendue « est puni par 1 article 423 du Code pénal, modifié par la loi des 10 mars et !"■ avril 1851. — Pour l'accaparement des denrées alimentaires, v. accaparement.

DENSE {danss — lat. densus, même sens) adj. Epais, compact, serré, contenant beaucoup de matière dans un volume relativement petit : Les physiciens admettent qu'un corps est d'autant plus pesant qu il est plus dense.

— Par ext. Nombreux, contenant beaucoup d'objets ou de personnes dans un espace ou sous un volume relativement petit : Population très dense.

— Syn. Dense, compact, épais. V. compact.

— Anton. Clair, clairsemé, éclairci, dilaté, rare, raréfié.

DENSEMENT {dan) adv. D'une manière dense : Les districts le plus denSement habités. {Peu usité.)

DENSIFLORE {dan — du lat. densus, épais, et /los, oris, fleur; adj. En T. de bot., Qui a des fleurs nombreuses et serrées entre elles : La fumeterre densiflore.

DENSIPOLIÉ, ÉE {dan — du lat. densus, épais, et foUutn, feuille) adj. En T. de bot., Qui a les feuilles nombreuses et serrées.

DENSIMÈTRE (dan — du lat. densus, et du gr. métron, mesurein. m. Appareil servant à mesurer la densité des corps. (Les densimètres sont surtout employés pour la mesure de la densité des liquides.)

— Encycl. Les appareils servant à la détermination de la densité des liquides sont des aréoynètres dont la graduation, au lieu d'exprimer des degrés arbi- . -^ traires, centésimaux, de Gay-Lussac, de '"{Tj^ Beaumé ou autres, donne immédiatement la t) 1 densité du corps considéré dans lequel le deji- W simétre est plongé.

La lecture faite sur ces appareils doit être corrigée des effets dus à la capillarité, qui sont d'autant plus grands que le densimètre est plus sensible : la correction aura pour but d'unifier les résultats : elle dépendra : l*> d'un coefficient propre à l'appareil ; 2» de la constante capillaire du liquide.

D existe des densimètres basés sur un principe analogue aux aréomètres do Nicholson ou de Fahrenheit. Le plus connu de ces appareils est lu densimètre de Rousseau; il se compose d'un tube d'aréomètre ordinaire , qu'on peut surmonter d'un petit chapeau creux en vorrc portant un trait de repère m n. Densimètre Lorsqu'on plonge ce densimètre dans l'eau de

distillée et qu'on emplit le chapeau d'eau Rousseau. distillée, l'affleurement du liquide sur la tige se fait à un trait marqué, ce qui signifie que la densité de l'eau est égale à l'unité. Pour prendre la densité d'un liquide déterminé, on substitue à l'eau placée dans le chapeau un même volume du liquide considéré ; si ce liquide est plus denso, l'aréomètre s'enfoncera plus qiie pour l'eau, ot inversement, si le liquide est plus léger. La graduation est faite de manière que la lecture du point d'affleurement donne immédiatement la densité du liquide, à la correction pr.ès do la capillarité.

Certains appareils servant à la mesure do la densité dos corps en poudre sont quelquefois appelés « densimètres »; tels sont le densimètre de Bianchi et le voluménomètro do Regnault.

DENSlMÉTRIE^(//in, (rt) n. f. Physiq. Mosurcdo ki densité. Il Kmi^loi du densimètre.

DENSIMÉTBIQUE (dan, trilc') adj. Qui a rapport & la

pousimétno, au dcusimèlro.

Flacon.

DENSlTÉ(dffn — dulat. densUas, même sens) n. f. Physiq. On appelle densité d'un corjis le rapport du poids d'un certain volume de ce corps au poids d'un même volume d'eau pure à la température de 4" C.

— Par est. :,La densité d'une population.

— Enctcl. Physiq. Il importe de distinguer le poids spécifique de la densité : le poids spécifique d'un corps est le poids de l'unité du volume de ce corps. Il résulte de ce que le poids du centimètre cube d'eau à 4" est pris comme unité, et aussi de ce que l'eau à 4'' est l'unité de densité, que les poids spécifiques et les densités s'expriment par les mêmes nombres; mais, alors que les densités, qui sont des rapports de quantités de même espèce, sont des nombres abstraits, les poids spécifiques s'expriment en kilogrammes ou en grammes, suivant que l'unité de volumo choisie est le décimètre cube ou le centimètre cube. On dit, par exemple, que lo fer a une densité de 7,8, ce qui signifie qu'il pèse 7,3 fois plus que l'eau à 4*', ou, indifféremment, que son poids spécifique est de 7,8 grammes, voulant dire qu'un centimètre cube de fer pèse 7,8 grammes.

Densités des corps solides. — Balance hydrostatique. La méthode de la balance hydrostatique est basée sur le principe d'Archimède. Elle consiste à peser le corps dans l'air, puis dans l'eau; la différence des deux pesées donne le

fioids du volume d'eau déplacée par le corps ; on en déduit 6 poids/) à 4*' C. d'un volume deau pure égal au volume du corps. Si P est lo poids du corps, on a la densité :

On emploie, pour faire cette mesure du poids du corps dans l'eau, des balances spéciales, dans lesquelles le plateau qui doit porter le corps porte à sa partie inférieure un crochet après lequel on le suspend par un fil.

— Méthode du flacon. On emploie dans cette méthode un vase de forme spéciale, appelé flacon. Il se compose d un petit ballon portant une large ouverture A rodée, qu'on peut obturer hermétiquement au moyen d'une petite plaque m, également rodée on verre ; un tube t soudé sur le côté porte un trait V servant de repère. La mesure comprend deux parties distinctes : l" la détermination du poids du corps; 1" la détermination du poids à 4» C. d'un volume d'eau pure égal au volume du corps. Le poids du corps se détermine par pesées à l'aide de la balance, à la manière ordinaire. Pour la seconde détermination, on pèse d'abord le flacon plein d'eau et ensuite lo même flacon dans lequel on a placé lo corps et qu'on a rempli d'eau à la même température que celle employée précédemment. Appelons T la tare constante employée dans la balance, les quatre pesées à faire peuvent s'écrire :

T = corps -\- p

T = flacon plein d'eau -I-;)'

T = flacon plein d'eau 4- corps — eau déplacée -j- /s"

On a alors :

Corps = p'^' — p, et eau déplacée = jj'" -\- p" —p' — p, d'où l'on tire :

Densités des liquides. — Balance hydrostatique. On attache au plateau de la balance hydrostatique un corps assez denso pour qu'il ne nage pas sur les liquides que l'on veut étudier. On met une tare fixe dans 1 autre plateau et : 1° on équilibre la balance, le corps placé dans l'air ; 2" le corps placé dans l'eau; 3* le corps placé dans le liquide étudié.

On a donc ;

T = plongeur -^ p T = plongeur — eau déplacée -h p' T = plongeur —liquide déplacé -l-p", d'où :

Eau déplacée = p' — p, et liquide déplacé = p" — p, et par consé4uent :

— Méthode du flacon. On opère comme précédemment pour les solides, en remplissant d'abord le flacon d'eau et le pesant, puis faisant la même chose pour le flacon plein du liquide étudié.

— Aréomètre. Les aréomètres peuvent servir à la mesure des densités des corps liquides et aussi des solides. (V. ARÉOMÈTRE.) On Construit des aréomètres à tige divisée dont la graduation, au lieu d'être arbitraire comme colles de Beaumé ou autres, portent les valeurs des densités. Pour les employer à la mesure des densités des corps liquides, il'suffii donc de les plonger dans ces corps et lire sur la tige ia division correspondant à l'affleurement du liquide

— Balance de Mohr. V. balance.

Densités des gaz. — Méthode de BegnauU. La méthode de Hegnault consiste à peser un ballon d'une assez grande capacité, d'abord plein d'air, et ensuite plein du gaz considéré. Connaissant le volumo du ballon qVon peut déterminer d'autre part, on peut en déduire la densité du corps par rapporta l'air ou sa densité par rapport à l'eau, si l'on connaît le poids sptKiifique de l'air. Il est indispensable, bien entendu, que, dans les deux pesées, les gaz soient à la même température et à la môme pression.

— Méthode de Bunsen. Cette méthode est basée sur la loi de Graham, relative à l'écoulement dos gaz par los orifices en mince paroi. La durée d'écoulement ci'un volume donné de gaz par un petit orifice en mince paroi est, toutes choses égales d'ailleurs, inversement proportionnoUo à la racine carrée do sa densité.

Si donc, au travers d'un orifice déterminé, on mesure la durée d'écoulement d'un certain volume d'air, sous une certaine pression, on a :

Da étant la donsité do l'air.

En répétant la même expérience" sur un autre gaz dont on cherche la densité, on a : ï, = K , d'où l'on tire :

Vd-

: Da

Méthode de Dumas. Dans

Densités des vapeurs. cette méthode, on prend un ballon de verre d'une contenance d'environ 1 litre; on fait entrer dans lo ballon une certaine quantité du liquide à étudier, et on le plonge dans l'eau bouillante ou dans tout autre bain, suivant la température qu'il faut pour le vaporiser; lorsqu'il a pris la température du muieu, on ferme la E ointe avec un chalumeau, on î laisse refroidi, ot on le pèse.

On Qotermine ensuite le volume du ballon en le pesant vide et plein d'eau. La densité de la vapeur est alors fournie par la relation ;

Appareil de Dumas, pour prendre la deasit^les vapeurs.

[ {p ~ p' ) {l-\- a t) 160 -\- 0,001293 Y {\-\-Kt)n\{l-\-aT)

ri-HKTl H

(1+aO,

Appareil de Mejer.

dans laquelle t est la température extérieure, et T la température du bain, V le volume du ballon, H la pression atmosphérique, K et a les coefficients de dilatation du verre et de 1 air, et où enfin p et p' sont données par les pesées :

Tare = ballon -}- air -\- p Tare = ballon -[- vapeur -f p'.

— Méthode de Meyer. Dans la méthode de Meyer. un tube de verre terminé par un renflement est plongé dans une enceinte à température assez élevée et constante ; on projette dans l'intérieur une petite ampoule de verre contenant un poids p du liquide à étudier, et on bouche ; il y a vaporisation du liquide et un volume d'air égal au volume des vapeurs fournies se dégage ; on mesure ce volume v à la pression atmosphéri- que. On a alors :

;) X 760(H-aO .

0,001293 (H — /') y' H est la pression atmosphérique, f la tension de la vapeur d'eau, et t la température ambiante.

— Electr. Densité électrique. On appelle den^ site électrique en un point d'un conducteur le rapport -~ entre la quantité

d'électricité que porte un élément de surface autour de ce point et la surface de cet élément. La densité électrique varie, en général, quand on passe d'un point à un autre à la surface d'un conducteur en équilibre électrique. La sphère est la seule surface limitée où la densité soit uniforme, quand elle est isolée et en dehors de tout champ électrique étranger. Pratiquement, la densité est encore uniforme sur un cylindre ou un plan limités tant qu'on ne s'approche pas trop des extrémités.

La densité tend à devenir infinie à l'extrémité des pointes. Avec la densité s'accroît l'effort disruptif exercé sur l'isolant, et par conséquent la tendance â la décharge.

Densité magnétique. La densité magnétique est la quantité de magnétisme par unité de surface.

Densité a'un courant. Syn. de intensité.

— Art milit. Densité de chargement. On appelle ainsi le rapport entre le poids d'une charge de poudre et la capacité de l'étui de cartouche dans lequel elle est contenue. Cette densité est un élément important à considérer dans le tir. La densité graviinétrique d'une poudre est lo poids de 1 litre de cette poudre non tassée. La densité de section d'un projectile, d'une balle, est le rapport entre son poids et la surface de sa section transversale. Elle dépend de la densité du métal et do la longueur du projectile. Plus la densité de section est grande, à diamôtre égal, mieux le projectile conserve sa vitesse.

DENSI-VOLUMÈTRE. n. m. Physiq. V. volumètre.

DenSUSIANU (lisez Densouchianou) [Aron], de son vrai nom Pop, littérateur roumain, né en Transylvanie en 1837. II s'établit avocat et fonda, comme chfif de l'opposition roumaine, le journal Orientul latin; mais, persécuté 'par ses adversaires politiques, il se rendit en Roumanie, où il fut nommé professeur de littérature à l'université de Jassy. Son œuvre la plus importante est son ffistoi7'e de la langue et littérature roumaines. Parmi ses œuvres poétiques, on cite sa Negriada, poème historique, qui raconte les exploits du prince Radou Negrou; Din vulea victei {i. De la vallée de la vie ») ; Jffor'e otelite {« Chansons aiguisées »), chansons de guerre, et parmi ses travaux critiques et philologiques ; Cercetàri literare (1887); Aventuri literare (1881); Din vocalismul latin si rom'in (1882); etc. — Son fils Ovide, philologue, professeur à l'université de Bucarest, est nô en 1873.

Densusianu (Nicolas), frère d'Aron Densusianu, historien roumain, né en Transylvanie en 1846. Il exerça la carrière d'avocat , d'abord à Brachov, puis à Bucarest. Mais l'étude de l'histoire nationale l'ayant complètement absorbé, il renonça, bientôt au barreau. Dès 1877, il publia en français : l'Elément latin en Orient; les Bouinains du Sud. En 1879, il fut chargé par l'académie roumaine do recherches historiques dans les archives et les bibliothèques do la Hongrie et de la Transylvanie. En 1884, il publia la Jiévolte de Noria. On lui doit la découverte de la collection historique de Chinecaï (41 vol.); du Chronicon Dacoro- 7na7ïorum, du même historien, etc. En 1887, il publia VHistoire des Valaques de la Croatie méridionale. Un voyage à Rome eut pour résultat la publication de six volumes de

Documents relatifs à l'histoire des Uoutunins. H99-f575. Son œuvre la plus importante est VHtstoire du peuple roumain depuis ses origines jusqu'à la fondation des nouvelles principautt's.

DENT {dan — du lat. dcus, dcntis, nu^iuo sens) n. f. Anat. Nom des petits os qui, implantés dans la mâchoiro, servent à couper ou ù mastiquer les aliments : Une bouche sans DENTS est comme un moiilin sans meule. { Damas- Hinard.) \i Dents incisives ou cunéiformes; Dents canines, conoides, laniaires, cuspidées; Dents bicuspidt'cs ou Fausses molaires ou Petites molaires; Dents molaires ou mdchelières, ou Grosses molaires ou multicuspidt'rs ; Dents de lait ou de première dentition ; Dents dt: seconde dentition ; Dents de sagesse. V. la partie oncycl. il Dents simplei. Colles qui ont seulement une couche d't^mail sur leur suri'aco extériouro. i\ Dents composées. Celles dont la masse est divisée par des couches d omajl qui leur donnent l'apparence de plusieurs dents réunies ou faisceau.

— Par anal. Découpure saillante sur le bord ou sur la surface d'uu objet; feston : les dknts d'une broderie,

— Fig. Action do mordre, d'attaquer eu paroles : Le moins qu'on peut laisser de prise aux dents d'auirui,

C'est le mieux.

l.x Fontaine.

~ Bot. Nom donné aux divisions des organes foliacés,

Suaud elles sont petites et aiguës : Les dents du calice, upéristome. il Mais dent de cheval. Variété de maïs.

— Chir. Fausses dents ou Dents artificielles. Dents que l'on substitue

à celles qui manquent.

— Géogr.

Sommet d'une c haine do montagnes formant une sorte de découpure plus ou moins aiguë.

— Mécan.

Chacune des saillies que l'on réserve

sur la circon- Dents ; 1. De roue d'engrenage; 2. De lanterne, férence d'une

roue et qui, en s'engrenant dans les vides ménagés sur une autre roue, transmet le mouvement de l'une à l'autre : Les DENTS diin engrenage. Une roue à dents. Il Dents de

Denta : 1. Couchées ; 2. Droites ; 3. De scie circulaire ; 4. De scie à ruban; 5. De scie de long à bras; 6. De scie à placage; 7. De scie à crans, pour la pierre.

tanterrie. V. lanterne, m Saillies tranchantes et aiguës taillées dans une lame d'acier pour constituer une scie.

— Moll. Nom donné aux proéminences que présentent l'ouverture des coquilles uaivalves et la charnière des coquilles bivalves.

— Pathol. Mal aux dents. Rage de dents. Douleur causée par une ou plusieurs dents cariées, u Feux de dents, Rougeurs et éruptions qui se produisent à la face des jeunes enfants et qu'on attribue au travail de la dentition.

— Techn. Outil do relieur on forme de dent de loup, et

3ui sort à brunir la reliure et la tranche des livres, ii Outil 0 doreur servant à brunir l'or, il Petite broche plate et très mince, de roseau ou de métal, qui est employée pour la confection du poigne du métier à tisser, ii Ensemble des fils contenus entre deux dents qui se suivent immédiatement. Il Dent corrompue. Colle dans laquelle sont passés des (ils qui ne lui appartiennent pas. ii Dent forte. Colle qui contient plus de tils qu'elle n en doit avoir, il Dent faible. Colle qui contient moins do fils qu'elle n'en doit avoir, ii Kn sculpt., on appelle dent ou mieux dentde-chien, une sorte de ciseau

dont la pointe est fondue, ce

Dent-de-cliien (sculpt.).

qui le fait encore désigner sous le nom de double pointe. (On appelle aussi dents les pointes garnissant la surface do certains outils : Dents de lime.) il Kn serrur., Sorte do refente pratiijuée sur le museau du panuetou d'une clef. (On donne le mémo nom ù une tringle de fer recourbée, servant à supporter dos ustensiles de ménage.) il En charp.. Sorte do broche do for eini>ioyéo pour arrAtor les tournisses dans les pans do bois. On .ii.| . i;. , i iro dent des clous de forte dimension employés pour attacher et maintetnien place los grosse pièces de charponi <■

— Manég. On dit qu'un cheval est sur les dents quand, par suite do la grande fatitrue qu'il éprouve, il s'appuie des dents sur lu mors.

— En T. do dentellière, uuQ dent de broderie est la découpure en forme do dont qui court le long du bord d'une broderie et l'orne. (La broderie à dent de loup est constituée par dos dents aiguës. La dent de feston de rose est une variété do dont do broderie qui est pleine et formée par de petites donts. La dent de passement ou cngrâlure est formée par dos pointes sur le Itord du passement.)

— Loc. div. : Faire ses dents. Se dit dos enfants chez lesquels s'opôre lo travail do la dentition, n Prendre le mors aux denta. So dit d'un choval qui s'emporte, ot qui

Dents do duntclle.

no sont plus lo mors dans sa bouche. (Dion dos gons pensent à tort que cola arrive lorsqu'un cheval parvient i\ iirendre son mors avec les dents.) — Fig. S'emporter, so laisser aller à la fougue, à l'imnétuosité de sa passion, de son ardeur; sortir tout à. coup de sa torpeur, de l'inaction dans laquelle on était, il Gn;icer des dents. Donner des marques d'une extrômo fureur, il Mal de dents, Amour passionné, il Arruc/teHr de dents, Charlatan qui arrache des donts sur la voie publique. — Mentir comme un ai'racheur de dents, Mentir comme les charlatans, il Vieille sans dents, Vieille femme décrépite, il N'avoir plus mal aux dents, l'^tro mort, il Avoir de la dent. Pop. A Paris, Etre bel liommo ou belle femme, ii N'avoir plus de dents, Etre hors d'état de proliter de certains avantages, n Donner des noisettes à ceux qui n'ont plus de dents, Otl'rirà quoiqu'un des avantages dont il ne peut plu.s profiter, il Manyer de toutes ses dents, Manger d un grand :i\)pélit. \[ Man(/er du bout des dents. Manger fort peu ot sans appétit, ii Dire du bout des dents, Kire d'un rire contraint, forcé, il Mordre à belles dents. Manger de I)on cœur. — Fig. Déchirer, no pas ménager. Il A'e pas perdre un coup de dent. No pas s'interrompre, continuer activement son repas sans se laisser détourner. — Au fig., No pas s'inquiéter du tout, ne perdî-o nullement l'appétit. i| Al-oij- les dents longues. Avoir faim, n'avoir pas de i|Uoi manger, n Avoir le temps d'avoir Its dents longues. Etre condamné à une longue disette, n N'avoir pas de quoi mettre sous la dent, N'avoir rien à manger, n II n'y en a pas pour sa dent creuse, pour sa petite dent. V. CREUX, it N'en tâier. N'en casser, N'en croquer que dune dent, No pas obtenir tout ce qu'on espérait, ne pas on venir où l'on croyait, il Parler entre les dents, Ne pas articuler distinctement, marmotter, ii Ne pas desserrer les dents, Ne pas prononcer une parole, garder un silence absolu. Il Montrer les dents. Rire ou menacer, n Montrer les detits à quelqu'un. Lui résister ouvertement, lui faire voir qu'on ne le redoute pas. il Montrer les grosses dents. Parler d'un ton sévère, grondeur ; réprimander vivement, il Avoir. Conserver, Garder une dent contre quelqu'un. Avoir de l'animosité contre lui ; lui conserver rancune. (Si l'on dit L'jte dent de lait, cela indique que la rancune est très ancienne.) Il Déchirer quelqu'un à belles dents. Dire beaucoup de mal de lui. Il Donner un coup de dent à quelqu'un. Lancer un mot piquant, un trait méchant contre lui. n An-acher une dent à quelqu'un. Le soumettre à quelque chose de très pénible. Il Etre sur les dents. Etre harassé, n'en pouvoir plus de lassitude ; être épuisé, ii Mettre quelqu'un sur les dents. L'épuiser, le harasser, ii Dester sur les dents. Echouer; se trouver dans une position tout à fait fâcheuse, n Avoir la ynort entre les dents. Etre prés de sa fin. li Prendre la tune avec les dents. Faire une chose impossible.» Etre armé jusqu'aux dents. Etre très bien armé, au pr. et au fig. ii Etre savant jusqu'aux dents. Etre très savant, il Malgré les dents de, En dé'^il de, ma.\gTé.\\ Quand les poules auroiit des dents, Ja.ma.is.

— Prov. : Œil pour œil, dent pour dent, V. œil.

— Encycl. Anat. La plupart des animaux vertébrés ont un certain nombre d'organes destinés à diviser, lacérer ou broyer les aliments; ces organes sont appelés dents.

Configuration et disposition des dents chez l'homme. Los dents, chez l'homme, ressemblent à des os, mais dérivent de la muqueuse buccale ; elles sont des productions épidermiques comme les ongles et les poils. Les dents sont encastrées dans les alvéoles des maxillaires inférieur et supérieur; elles y sont fixées par les gencives, et leur dispositiongénérale est celle d'une double arcade à convexité antérieure. L'implantation des dents, verticale chez le blanc, est oblique chez le nègre.

Le nombre des dents varie avec l'âge; il est de 20 chez l'enfant, 32 chez l'aduTle.

Chaque dent a deux parties : l'une cachée dans l'alvéole du maxillaire, la racine; l'autre qui déborde l'alvéole, la couronne. La racine est jaunâtre ; elle est simple ou multiple, à 2, 3 ou 4 prolongements. Chaque racine est conique et percée à son extrémité d'uu orifice qui donne ne; b. émail passage aux vaisseaux et aux nerfs den- ^' cavité conte taires. Entre la racine ot la couronne so trouve le collet. La couronne est remarquable par sa coloration blanche, sa dureté et sa forme ; la forme de la couronne permet do distinguer : les incisives, les canines, les petites molaires, et les molaires ou grosses molaires.

Les incisives ont leur couronne taillée en biseau ; elles sont au nombre de 8 ; 4 supérieures et 4 inférieures, les supérieures près du double plus grosses que les inférieures.

Les canines, dites encore laniaires ou unicuspidées, ont une couronne on forme de cône; beaucoup plus longues que les autres, elles sont placées symétriquement de chaque côté dos incisives; leur nombre est de 4.

Los petites molaires, situées après les canines, ont une couronno munie, sur la faco triturante, do deux tubercules ou cuspides séparés par un sillon anléro-postérieur. La racine est souvoul uni(iue, ([uolquofois double : leur nombre est de 8 :

4 pour chaque mâchoiro.

Les grosses molaires, ou multiruspidées, ont une couronne assez régulièrement cuboïde; la surface triturante possède quatre cuspides, ot les racines sont au nombre do 2, 3, rarement 4. Leur nombre est do 12 : 3 do chaque côté des mâchoires. La 3" molaire est dite dent de sagesse.

Le nombre des donts est fixe chez chaque ospèco animale, ce qui a conduit à représenter la dentition do l'espèce par un tableau dit formule dentaire.

La formule dentaire do l'homnio est la suivante :

Mâchoire Bupiîriciire. ,3 , ,2 I, ,î=«»

, , mol. -premol. -can. - incla. -

MAclioiro inférieure. ;r 2 1 2 =

Chez l'enfant, qui n'a quo vingt donts, on a :

MAchoire BupôrlO'irc. ,2 i, , a=I((

mol. -cun. - mois. - ;

MAchnlrc infiJrleuro. 8 1 2=Bl

Structure des dents. La dont est creusée d'une cavité centrale, ([ui s'ouvre au sommet du cône simple ou multiple do la racine. Cette cavité contient la pulpe donUiire, substance mollo vasculo-norvonso, qui contient les vaisseaux nourriciers ot les uorfs soDsitils do la dent. La pur-

Coupe d'une molaire : a. couron-

nantla pulpe dentaire ; d, ivoire ; e, cément ; A, racines.

rn

Dents de l'homme :

. Inciflive; 3. Canine;

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