DENT
tion dure se compose d*uno partie centrale considérable, la dentine ou ivoire, recouverte, sur la racine, par le cé^ ment ; sur la couronno, par l'émail.
Développement Cl évolution dentaire. Les dents so développent au niveau do V organe adamantin, qui forme l'émail et do la. papille dentaire, qui fournit la pulpe dentaire. A un certain moment, l'organe adamantin ot la papille sont entoures par une membrane de ti.ssu connoctif : le germo <lontairo so développe, ot la dent fait irruption. Les premières apparaissent chez l'enfant entre 4 et lo mois. Les incisives do la mâchoire inférieure so montrent d'abord puis celles de la mâchoire supérieure. Du 12«' au w mois percent les canines inférieures, puis les supérieures • du i:>' au 21" mois, les molaires inférieures et supérieures.
Les dents définitives naissent d'un diverticulo de l'organe adamantin et se préparent en môme temps quo les dents de ait dont elles provoquent l'atrophie des racines. Lorsqu elles touchent le fond des alvéoles, elles poussent les premières dents et s'y substituent. Successivement apparaissent les incisives moyennes inférieures entre 6 et 8 ans, les incisives moyennes supérieures entre 7 et 9 ans les incisives latérales entre 8 et lo ans, les premières petites molaires outre il et 13 ans, les deuxièmes grosses molaires entre Vi et 14 ans, les troisièmes grosses molaires entre 18 et 30 ans. Avec l'âge, la pulpe dentaire se résorbe, la cavité dentaire s'oblitère ot les dents tombent.
Dans un grand nombre de cas, l'éruption des dents se lait silencieusement ; quelquefois, îl y a des douleurs gin- '>ivales avec tuméfaction. L'allaitement devient difficile.
I ■ Dents de l'homme {a. incisives ; b, canines ; c, petites molaires ; a. grosses molaires; e, dernières grosses molaires ou dents de sagesse). — 2. Schéma des deux dentitions de Thnoime. — 3. Dents de carnassier (chat). — 4. Dents de ruminant (chèvre). — 5. Molaire dVIéphant. — 6, Dents àerongewr (lapiri). —7. Dents d'édenté iparcs- .vfu.7-'. — 8. Deats d'oiseaux fossile (Acs;»erorHis). —9. Dents de reptile {Crotale)- — 10, 11, 12. Dents de squales divers.;— 13. Dents de raie.
l'enfant est irritable, mais tout rentre bientôt dans l'ordre. En aucun cas, les accidents dits vulgairement « de dentition >. no suffisent à expliquer une forte fièvre ou une convulsion. On doit chercher ù ces cas uno autre cause.
— Physiol. Rôle des dents. Les dents empêchent l'écoulement permanent do la salive en dehors de la cavité buccale ; elles jouent un rôle important dans la formation do la parole : les consonnes appelées dentales et les sif/lantes se produisent avec lo c^ln■■.^■l.•i; ri.o .)-...»;-
La plus importante de leurs fonctions est la mastication des aliments solides. La trituration buccale s'accomplit par le jeu simultané des parties dures et des parties molles, dont l'ensemble constitue la bouche. Les incisives coupent les aliments solides ; les canines dilacèrent les parties résistantes; les molaires broient et triturent.
— Pathol. La pathologie dentaire forme aujourd'hui une branche importante de l'art de guérir.
Maladies des dents. Les dents peuvent, par suite de chocs, être luxées ou brisées; s'il y a luxation, on doit les remettre tout do suite en place; s'il y a ffilure, on réunit les fragments. Mais la maladie la plus commune est la carie dentaire, eu altération de l'ivoire do la dent. Cette destruction se manifeste par un point noir ou jaunâtre qui se dessine ù. la surface, imis qui s'étend, détruisant peu à peu la dentine et donnant liou fréquemment â dos complications inrtammatoires, très douloureuses (gingivite, périostito alvéo-dentaire, névralgie, abcès, fluxtou, fièvre, etc.).
II faut nettoyer la dent, et, si la carie atteint la pulpe, enlever celle-ci et obstruer la cavité. L'intoxication merourielle ou par le [ilomb et lo phosphore donne lieu à do la périostito chronique. V. nkcrose.
Lorsqu'une dont cariée devient trop douloureuse, qu'elle est incurable, ou quo les dents so gênent, chevauchent les unes sur les autres, il devient nécessaire de les enlever. L'avulsion s'oxécuto avec la clef de Garengeot, les daviers et, plus rarement, avec la langue-de-carpe ou le pied-de-biche.
Hygiène des dents. L'hygiène dentaire so réduit â ceci : nettoyage des dents à l'aide d'une brosso un pou résistante, de préférence après chaque repas, sans exagérer los frictions qui finiraient par user l'émail.
Prothèse dentaire. V. pRoxBiiSK.
— Anat. compar. Les dents dilï'èrcnt dans la série animale. Chez les animaux rayonnes, on trouve, â l'ontrée dos voies digestives, dos organes do composition fibreuse ou calcaire. Chez les articulés, los dents sont placées à l'entrée du canal dentaire ou dans son intérieur. Chez les mollusques, los donts sont des dépendances do la peau, car il n'y a pas do mâchoires. Chez los vertébrés, les dents sont placées â l'entrée dos voies digestives. Chez los poissons cartilagineux, les donts tiennent â ta peau ; chez les poissons osseux, elles sont enclavées dans los os. Tous los reptiles, sauf les chéloniens, ont dos donts implantées dans les maxillaires. Chez los oiseaux, sauf chez certaines espèces aujourd'hui disparues, il n'v a pas de donts.
Chez les mammifères, lo genre baleine a des fanons, ot trois autres sont dépourvus de dents; co sont : lo pangolin, le fourntilier ot l'ornithorhymiuo.
— Art vétér. Los animaux domestiques ont dos dents, A l'exception dos oiseaux. Elles sont constituées des niâmes éléments auaComiquos quo chez l'houimo, ot, comme choji
DENTA — DENTELLE
lui, on distingue des incisives, des canines, des molaires. C'est sur les molaires que portent les principales ditférences. Chez les carnassiers (chiens et chats), les molaires sont comprimées et tranchantes; chez les omnivores, les molaires sont garnies de tubercules arrondis; chez les herbivores (moutons, bœufs, chevaux), les molaires sont terminées par une large surface aplatie et rude ; chez les ruminants, les canines manquent, et ils n'ont d'incisives qu'à la mâchoire inférieure.
Les dents, surtout les incisives, fournissent des caractères précieux pour la détermination de l'âge des animaux. V. ÂGE (Art vétér.).
Les dents sont sujettes à présenter des irrégularités. Ainsi, les doux arcades supérieure et inférieure correspondent parfaitement, chez les sujets normaux ; elles peuvent être trop avancées inférieurement (bouledogue), ou supérieurement. Elles peuvent être le siège de maladies, d'usures, de fractures. Le cheval et les chiens âgés sont ceux qui en présentent le plus souvent; les ruminants et le porc, presque jamais. Le cheval présente quelquefois la carte, mais à peu près exclusivement aux molaires. Elle amène la destruction d'une partie de la dent, des abcès alvéolaires, enîin, des lésions assez analogues à ce qui se voit chez l'homme et qui exigent l'extirpation de la dent malade. L'opération et les instruments pour la pratique sont imités de ceux de l'homme, sauf les dimensions.
Chez les chiens, les maladies des dents se compliquent d'une maladie de l'alvéole, qui rend les dents branlantes et friables. Leur extirpation et la désinfection de la bouclie au chlorate de potasse sont indiquées. Le chien conserve d'autant plus loo^gtemps ses dents que son régime est plus normal, c est-à-dire carnassier. Par contre, les chiens d'appartement, voués aux friandises, perdent leurs incisives ûe très bonne heure, et acquièrent une haleine infecte.
— Archéol. Les deyits de requins ou langues de sej-pents servaient, au moyen âge, d'amulettes. On les croyait capables de préserver les enfants de la peur ; on les regardait surtout comme propres à déceler la présence des poisons dans les mets. Aussi en garnissait-on les languiers destinés aux épreuves des plats. On montait ces dents do squale en argent et en or. Les dents de loup se mettaient aussi aux hochets des enfants; on croyait que, comme les dents de requin, elles les aideraient à mieux faire les leurs.
— Dr. anc. Les anciennes législations barbares fixaient la compensation due pour une dei\t brisée. Il eu est do môme de la coutume de Normandie, au commencement du XVI» siècle. Une ordonnance de 1391 déclare que celui qui aurait dévasté le champ ou la vigne d'autrui payera une amende, ou qu'on lui arrachera une dent.
Denta ou GyenTYA, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Ternes]), sur la Berzava, affluent de la Ternes; 3.200 hab. Culture du riz.
DENTAIRE {dan-tér — du lat. dentarius, même sens) adj . Anat. Qui appartient, qui a rapport aux dents : Canaux
DENTAIBKS.ArCaaeS DENTAIRES. CaVltéS DENTAIRES. La pulpC DENTAIRE.
— Chir. Prothèse dentaire. V. prothèse.
— Gramm. Syn. de dentale.
— Encycl. Anat. Artères dentaires, Artères provenant,
Eour la mâchoire inférieure, de la dentaire inférieure, ranche de la maxillaire interne; pour la mâchoire supérieure, de : l» l'alvéolaire qui fournit les artères dentaires postérieures ; 2° de la sous-orbitaire, qui fournit Varlère dentaire antérieure. Toutes ces artères, au niveau de la racine des dents, émettent un rameau dit artère pulpeuse .
Canaux dentaires. Ou donne ce nom à plusieurs conduits osseux, qui livrent passage aux nerfs et aux vaisseaux dentaires. On les distingue en supérieurs et inférieurs.
Nerfs dentaires, Nerfs provenant des maxillaires supérieurs et inférieurs, branches du triiumeau. Ces nerfs se divisent en autant de rameaux qu'il y a de dents; ils 'se rendent à la pulpe par les canaux dentaires.
Pu/perfen^aiVe. Substance molle qui occupe la cavité centrale de la dent et qui contient les vaisseaux et les nerfs.
l'ormule dentaire. V. dent.
DENTAIRE {dan~tèr') n. f. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des arabidées, renfermant environ vingt espèces, qui croissent dans les régions tempérées de l'hémispnère septentrional.
DENTAL, AIX, AUX idan) adj. Gramm. Se dit des consonnes qui se prononcent on choquant la langue contre les dents : Ze t eï /e d sont des lettres dentales.
— n. f. Consonne dentale : Une dentale.
— Encycl. Linguist. Les dentales, qui forment une des principales divisions des consonnes, sont ainsi nommées parce qu'on les articule au moyen du contact de l'avant de Ja]langue contre le mur formé par les dents.
Les dentales appartiennent à la classe des muettes et se divisent d'abord, comme les consonnes de cette classe, en fortes ou sourdes (t) et en douces ou sonores (d). Les fortes et les douces peuvent également s'aspirer, ce qui fait que l'on distinguo aussi dans plusieurs langues des dentales aspirées (ih, dh).
L'indo-européen, d'où sont sortis le grec et le latin, possédait comme dentales t, th, d, dh. Le latin a perdu l'aspirée de cet organe et la remplace quelquefois par laspirée labiale/^; mais, le plus souvent, il supprime simplement l'aspiration, surtout à l'intérieur des mots.
Le grec a perdu seulement l'aspirée dentale douce dJi, qu'il remplace généralement par 1 aspirée dentale forte tk.
DENTALE {dan) n. f. Antiq. Nom que les Romains don-
naient à la pièce do bois à laquelle lo soc do la charrue était fixé : // xj aoait de» dentales de deux sortes :
la i>HNTALE à dos simple, dont parle CoTumeUe dans son Traité d'agriculture, et la dentale à dos double [duplicî dorso 1 , qui formait une seule pointe par devant, mais qui s'ouvrait et se séparait par derrière en deux parties. Dcntalei (moll.).
DENTALE (dan) ou DENTALIUM (din, li-om") n. m. Moll. Genre do mollusquos, type de la famille des dentalUdés,
X>eDt3-de-scie.
comprenant des formes à coquille en cornet allongé, plus ou moins courbe, à pied court, trilobé.
— Pêch. Nom que les pêcheurs du littoral donnent à un poisson appartenant au genre des spares.
— Encycl. Moll. On connaît de nombreuses espèces de dentales, réparties dans toutes les mers du globe ; les plus grandes vivent à des profondeurs considérables. Tous ces animaux se tiennent dans le sablo ou la vase, enfoncés obliquement, la pointe de la coquille relevée.
DENTAUIDÊS (dan) n. m. pi. Famille de mollusques scaphopodes solénoconques, caractérisés par une coquille calcaire déroulée, tubuleuse ou coniq^uo, ouverte à ses deux extrémités, la postérieure étant toujours plus fine. (Tous les denlaliidés sont marins ; les genres principaux en sont ; dentalium, pulsellum, siphonodentaliujn!) — Un dentaliidé.
DENTALITHE fdaw) n. f. Paléont. Nom donné aux dentales fossiles. (On les rencontre dans les terrains tertiaires.)
DentatUS (Curius). Biogr. V. Curius.
DentatuS (Sicinius). Biogr. V. Sicinids.
DENT-DE-BREBIS (rfan, '^0 n. f. Un des noms vulgaires des gesses {lal/njrits). Il PI. Des DENTS-DE-BRiiBis.
DENT-DE-CHEVAL (dan) n. f. En T. de joaill., variété de topaze bleu vcrdâtre. il PI. Des dents-de-cheval.
DENT-DE-CHIEN {dan, cki-in) n. f. Bot. Syn. de erythrone.
— Sculpt. Petit fleuron de deux quatrefeuilles, d'où s'échappent des filets semblables à des dents de chien.
Il PI. Des dents-de-chien.
DENT-DE-LION n. f. Bot. Syn. de pissenlit.
DENT-DE-LOUP {dan, lou) n. m. Petite pâtisserie croquante, semée d'anis. n Sorte de cheville de fer qui sert à arrêter la soupente d'une voiture, il Petit instrument employé pour polir le parchemin, le cuir et le papier. (PI. Des dents-de-lodp.}
DENT-DE-RAT {dan, ra) n. f. Se dit de petites boucles simples et régulières qui bordent les rubans. (Triples, on les appelle dents-de-scie.) il PI. Des dents-de-rat.
DENT-DE-SCIE {dan, si) n. f. Archit. Ornement du style roman et du style ogival qui décore les corniches, les bandeaux, les chapiteaux, les archivoltes, et qui imite les dents de scie, il PI. Des dents-de-scie.
— Tiss. V. dent-de-rat.
— Encycl. Archit. Ltident-de-scie est un ornement taillé comme les dents dont il porte le nom, et qui sert à décorer les bandeaux, les cornicnes et les archivoltes. On le voit naître au xi" siècle, et il fut fort usité au xii". D'abord formé de stries . .
à angles droits ou en forme do triangle isocèle rectangle, plus tard, il devint plus allongé et plus aiçu, et les stries furentde véritables
triangles isocèles acutangles. Vers la fin du xii* siècle, on tronqua les angles rentrants et saillants. Souvent, on employait, au moyen âge, plusieurs rangs de dents-de-scie superposés, s'alternant en formant des saillies inégales. Quelquefois, les dents-de-scie sont doublées ou chevauchées. Les dents-de-scie figurent dans tous les monuments gothiques, soit pour décorer des archivoltes, soit pour imiter les bandeaux ou les tuiles sur le parement extérieur dos flèches. Les architectes du moyen âge taillaient chaque rang de dents-de-scie dans une hauteur d'assises, et s'arrangeaient de façon que les points verticaux tombassent dans les vides. D'après VioUet-le-Duc, la dcilt-do-scie est un ornement qui appartient bien au moyen âge; rien, dans les édifices romains, ne pouvait rendre l'idée de ces découpures, c^ui donnent tant de vivacité aux profils et aux bandeaux.
DENTÉ, EE {dan) adj. Qui est garni de dents : Mâchoire bien DENTÉE. Il Qui est découpé, garni de dents sur les bords : Èoue dentée.
— Blas. Se dit des animaux, quand ils ont les dents d'un autre émail que la tête, il Se dit d'une pièce qui porte des dents à angle droit d'un seul côté; quand un ne blasonne pas, c'est la ligne inférieure qui porte les dents. (Syn. de denchê, dans cette seconde acception.)
— Bot. Se dit d'un organe, tel qu'une feuille, dont le bord ofl're des découpures aiguës en forme de dents, séparées par des sinus obtus, il On dit aussi dentelé, ée.
-- — Diplom. Charte dentée. Papier poli avec une dent-defoup. Il S'est dit aussi pour charte endentée. ' — Numism. Monnaie dentée. V. dentelé.
DENTÉ {dan) ou DENTEX {din-tèkss) n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des pristipomatidés, comprenant des formes à opercule sans épines, à nageoire dorsale continue, à préopercule non dentelé , et qui prennent leur nom des fortes dents dont leurs mâchoires sont armées. Denté.
~ Encycl. Los rfenï^s sont des poissons marins, de taillegrandeoumoyenne, dont on connaît plus de trente espèces, réparties sur tout lo globe. Deux habitent les mers d'Europe.
DENTEAU {dan-to) n. m. Dans le Nivernais, Nom donné à l'âgo do la charrue.
DENTÉE {dan) n. f. Marque laissée par un coup do dont du chien sur la peau do la bête : On ne dit pas quun chien a mordu la bête qu'on chasse, mais bien qu'il lui a donné une dentée. 11 Coup donné aux chiens de meute par le sanglier avec ses défenses. (On dit aussi dentelée.)
DENTELAIRE {dan, 1er') n. f. Genre do plantes, do la famille des plombaginées.
" Encycl. La dentelaire (plumbago) est vivace; ses flours, bleues, blanches ou roses, sont groupées en cymos terminales. La dentelaire d'Europe {plumbago Èuropœa),
Dentelaire d'Europe :
a, tleur.
habitant la région méditerranéenne, a une racine acre» employée comme masticatoire, toxique à l'intérieur, et déterminant de la vésication à l'extérieur; elle passait autrefois pour guérir les maux de dents (d'où le nom de dentelaire) et la gale. DENTELÉE {dan — rad. detit) n. f.
Véner. Syn. de dentée.
— Art" vétér. Maladie des jeunes porcs dont ont parlé les anciens vétérinaires et qui paraît avoir disparu, car il n'en est plus question dans la science. (C'était, parait-il, une mala- {lie de la bouche , avec présence d'aphtes, qui se montrait immédiatement ou quelques jours après la naissance et qui empêchait le jeune animal de teter. Ce n'était probablement qu'une forme de la fièvre aphteuse, qui, comme on le sait, est contagieuse au porc. On la traitait par Texcision des vésicules et par des gargarismes vinaigrés.)
DENTELER {dan ~ rad. dent. Double la lettre l devant une syllabe muette : Je dentelle. Tu dentelleras) v. a. Entailler sur les bords en forme ^ de dents aiguës.
Defitelé, ée part. pass. Qui est découpé en forme de dents de scie, il On dit aussi crénelé, SCIE, DENTÉ, ENDENTÉ : Charte endentée. Ecu denté.
— Blas. Se dit d'une pièce (bande, barre, fasce, pal) qui porte des dents des deux côtés.
— Numism. Monnaies dentelées ou dentées, Monnaies dont les bords étaient découpés en dents de scie {nuyntni serrati), et qui outétéen usage dans l'antiquité, chez difi'éronts peuples:
enSyrie(de 190 àl45av.J.-C.),
en Macédoine, Monnaie dentelée.
àCarthage. (A
Kome, la dentelure ne fut pratiquée que sur les deniers d'argent; mais cet usage, qui s'y établit dès le m" siècle av. J.-C, persista jusqu'à la fin de la république.)
— Adjectiv. Anat. Se dit de certains organes dont les bords sont déchiquetés en dents aiguës, n Corps dentelé. Noyau de substance grise inclus dans la substance blanche du cervelet, il Ligament dentelé. Bandelette fibreuse festonnée, formée par la pie-mère et s'étendant de chaque côté de la moelle épiniôre dans le canal rachidien. (Il sépare les racines antérieures des racines postérieures.) Il Muscles dentelés ou, substantiv.,Z*en/e/(^s, Divers muscles du tronc portent ce nom, à cause de la forme de leurs insertions sur les côtes. (Le grand dentelé, large et superficiel, s'attache en arrière au bord spinal de l'omoplate et en avant aux neuf premières côtes par des digitations semblables à des dents de scie. Il est abaisseur de l'omoplate et a un rôle prépondérant dans le pondes fardeaux sur l'épaule. Les petits dentelés, minces et plus profonds, s'étendent de la colonne vertébrale au thorax. Ils s'attachent aussi en avant par des digitations aiguës : l'un, dentelé postérieur et supérieur, aux quatre premières côtes, l'autre, dentelé postérieur et inférieur, aux trois dernières fausses côtes. Le premier est élévateur des côtes et inspirateur; le second est abaisseur des fausses côtes et expirateur.)
— Bot. Feuilles dentelées. V. denté.
Se denteler^ v. pr. Etre dentelé, se découper en forme de dents.
DENTELET {dan, le) n. m. Petit cube de pierre que l'on transforme par la taille en ornements appelés denticules.
DENTELEUR [dan) n. m. Celui qui fait des entailles en forme de dents dans une lame d'acier, c'est-à-dire qui fabrique les dents de scie.
Dentelin ou Denzelin (duché de), nom que portait, sous les Mérovingiens, la partie du littoral de la Manche comprise entre la Seine, la Somme et l'Oise. Ce duché, d'abord neustrien, fut cédé à l'Austrasie par Clotaire II, en 600, puis, sous Dagobert, incorporé de nouveau et définitivement à la Neustrie.
DENTELLE [dan-tèV) n. f. Tissu à points clairs, dont le fond et le dessin sont entièrement formés par le travail de la dentellière : Dkntelle de fil, de soie, d'or, n Au plur. Objets de parure faits de dentelle.
— Se dit, par comparaison, de choses légères, frivoles, mais agréables : La plaisanterie française est une dentelle avec laquelle les femmes savent embellir la joie qu'elles donnent et les querelles qu'elles inventent. (Balz.)
Il S'applique atout ce qui est taillé, découpé en dentelle : Escalier à rampe de dentelle. (Alex. Dum.)
— Pop. De la dentelle. Des billets de banque.
— Jeux. Nom d'un jeu d'action que l'on joue en plein air et que l'on appelle aussi y^îf du labgrin t he. \ . labyrit^the.
— Techn. Vignettes servant d'entourage aux pages ou d'ornement aux titres des livres, des chapitres, il Partie d'un diamant taillé en rose, ii Petit brillant dans lequel les arêtes des biseaux sont rabattues par une simple tacette.
Il Ornement ciselé sur la tête d'une pipe. Il Ensemble des pointes qui forment lo peigne du dominotier. ii Chez les relieurs, Dessin poussé sur le bord du livre ou sur lo plat de la couverture, n Eo7id de dentelle, Genre de croisement des fils qui imite une dentelle.
— Zool. Dentelle de mer. Nom vulgaire de quelques polypiers des genres escarre, flustre et millépore. (L'un do ces polypiers s'appelle dentelle de Vénus.)
— Encycl. Tiss. Les dentelles se divisent en deux catégories: les dentelles à l'aiguille, les dentelles aux fuseaux. (Une variété annexe des dentelles a reçu le nom de guipure : son modo de fabrication est spécial.) V. guipure.
Dentelles k l'aiguille. La dentelle à l'aiguille a de l'analogie avec la broderie: elle en dérive, avec cette différence que la broderie se fait sur un tissu de fond préalablement établi (v. broderie). Un dessin étant tracé (sur papier ou parchemin), la dentellière jette les fils de bâtis qui suivent ledit dessin ; ces fils forment les supports auxquels vont se rattacher les points qui constituent la