DENTELLE
Dentki.u: : 1. I)eniolle itallcnno. travail h l'alf^uillo (xvii» ■.). — 2. Paisomcnt aux fuionux (xvi« &.). — 3. ValoncitMmfls h mailloa carrt^es, travail aux fuaeaux. - 4. Dontollo Unllonne, travail à l'altrunto (xvi* t.). — 8. Point Colbflrt, travail h raiKullIo (xvip a.). - fi. Dentelle do V'-nUe. travail ft laiguillo (xvi« ■,). — 7. Point d« «An*», travail h l'aipiiillo (xvu* ■•). — 8. Hloiul.' n.>ir-' faïon ospapnoloi, trAvall nui funeaux {Bayoïix), — 9. Giiipuro boI.- noire du Puy. travail aux fuseaux (mus.'n du Puy). — 10. Voliuit point d'Arcentaii. .époque Loui» XV. travail A l'aiguille. — 11. Col point do Venise, travail h l'alnuillo [nms^o den ArtB décoratif») (xvi» s.). — li. Firhantillon point roup.\ travail ^ rnlRuilIo (muBéo des Art» dt^coratlfa] — i.l OliaiiliUy noire, travail aux fuseaux (xviip •). — H. Alonçon h petite bride, (époque I-ouia XVI, triivall h l'alKulllft. — Ifi. Point coupil [musflo des Arts dùcoratifaj (xvi* ■ ). — 18, Ral.iit point <Iti Flandre, tnivall ft l'aiiiuillo et aux fuseaux (xvii* *.)■ — 1"^- Point coupât. d'aprOs Han» Slobmacher. travail allemaud (xvno ■.). — 18. Volant application «te MruxolloB, (leurs h l'alguUli! ou aux fu»oaux «ur tull.' ni.^-unlque, — 19. Point de roue, travail ft l'alguillo {xvik" ».). — 2(J. Applii'Jitlon dite» d'Angleterre » »ur vrai rt»»eau, travail aux funcaux (xvin» s.). — ïl. Mallnos & fond de noigc, travail aux fuMaux- — ai. Point d'Argentan (Louis XV). travnil aux fuseaux, — 23. Broderie h lïU lirti» [mu9<5e do» Aria dfloovatlrt] (xvi» t.). -
%V. rolQt TâDltlcD, travail b l'aigulllo (xvl* «.J.
Carreau et fuseaux à dentelle.
DEINTELLE — DENTIFRICE
dentelle. Toutes les dentelles à l'aiguille sont des transformations successives du point de Venise. Les dentelles à l'aiguille les plus renommées sont : le point d'AlençoTif le point d'Argentan, le poirit de Bruxelles ,\e point d' Angleterre. Le point d'Alençon^ cette reine des dentelles, a créé les réseaxix réguliers à six pans. Celte régularité du réseau fut une innovation heureuse. Les anciens points d'AIençon sont à grands réseaux de bride {à. points de boutonnière) ; lalençon moderne est à réseaux très fins, toujours â six pans. Le point d'Alençon se distingue de tous les autres, non seulement par son réseau, mais par le relief et la fermeté de ses riches dessins. Le caractère spécial du pom^ d'Argentan (que l'on confond souvent avec le point d'Alençon) est l'emploi des gros réseaux et des fins réseaux sur le même fond. Il se distingue aussi du point d'Alençon par le point des réseaux dont la bride est tortillée, c'est-à-dire que le fil du tracé de la maille, au lieu d'être à point de boutonnière, n'est que recouvert d'un fil tortillé autour. — Le point de Bruxelles, qui procède du point d'Alençon, s'en distin^e par la grande souplesse de son réseau, la finesse des motifs sans relief et la riche disposition des jours. — he point d'Angleterre (fabriqué dans les Flandres) est sur fond de réseau avec fleurs travaillées à part, soit à l'aiguille, soit aux fuseaux.
Dentelles aux fuseaux. L'oMfi7/ag'e consiste : l" en un métier appelé carreau, coussin ou tambour, qui porte la dentelle ; 2" en fuseaux.
Le nombre des fuseaux etleur grosseur varient selon la dentelle qu'on exécute. La dentellière fait la dentelle en croisant et tressant les fuseaux après avoir fixé ime épingle dite support à la tète des fuseaux et d'autres épingles aux points principaux du dessin tracé sur le carreau. Tout en croisant et tressant ses fils, la dentellière fait passer ses fuseaux les uns au-dessus des autres et, leur imprimant un mouvement de rotation entre pouce et index, elle les change de place. Au fur et à mesure que son travail avance, elle déplace les épingles pour les repiquer aux endroits du dessin qui n'ont pas été attaqués. Les grands noms des dentelles aux fuseaux sont : vale7icien7ieSt matines, chantilly. Vient ensuite la blonde.
'La.valenciennes SQ distingue par son plat serré qui est le tissu même des ornements de la valenciennes. Depuis le XVIII' siècle, le fond seul s'est modifié. Aujourd'hui, les plats ou dessins ne se détachent plus que sur un treillis de mailles carrées. — La matines est la plus souple des dentelles.
Les plats sont plus vaporeux que ceux de la valenciennes. Anciennement, pour la malines (comme pour la valenciennes), on employait le fond de neige ; de nos jours, son fond est une
mince treille ronde, très légère et fine. — Les dessins de l'ancien chantilly, blanc ou noir, sont des amphores, des vases, des corbeilles fleuries et enguirlandées. Autrefois, son réseau était un losange ; actuellement, c'est la maille hexagonale ou maille d'Alençon. — La blonde tire son nom de la soie écruo avec laquelle elle fut faite primitivement. Pour sa fabrication, on emploie deux soies : une grosse et peu torse pour les fleurs, une fine pour le fond.
Dentelles mécaniques ou imitation. Do nos jours, la dentelle imitation a pris un grand essor et porte une atteinte grave aux dentelles faites à la main, surtout à celles faites aux fuseaux. Les métiers fabriquent de toutes pièces le réseau et l'ornement. Ces dentelles imitation, dont tout art est exclu, ne peuvent, malgré la perfection des machines, être confondues avec les dentelles à la main. Le commerce les livre à très bon marché.
— Hist. La dentelle n'a pris naissance qu'à la fin du XV" siècle; car on ne saurait appeler dentelles les tissus légers : filet, mousseline, gaze, orodés ou frangés, que les femmes de l'antique Orient employaient comme voiles ou écharpes. Le luxe des riches étoft'es, qui naquit après les Croisades, fut suivi du luxo des belles lingeries : on les orna, on les broda. Puis, au xv" siècle, la broderie à fils tirés, suivie de celle à points coupés, amenèrent la transition entre la broderie proprement dite et la dentelle. Avec le xvi« siècle naît la mode des collerettes, dites € fraises », qui nécessitent une énorme quantité de dentelles. Catherine de Médicis appelle ITtalien Frédéric Vinciolo pour inventer des dessins. Venise devient le grand centre de l'industrie des dentelles à l'aiguille, tandis que l'industrie des dentelles aux fuseaux se développe dans les Flandres, en Auvergne, etc., car le peuple y prend goût : bonnets de fermières, robes de bourgeoises s'ornent de dentelles étroites appelées n mignonnette ou gueuse».
Au xvii* siècle, les hommes se mettant aussi à porter des dentelles, les dispositions géométriques sont abandonnées et remplacées par des dessins d'une incomparable richesse artistique. L'engouement pour les dentelles prend des proportions inouïes; les seigneurs en mettent partout. Outre leurs grands cols et manchettes, ils en mettent sur leurs gants, pourpoints, hauts-dc-chausses, bottes. Les ameublements, 1 intérieur des carrosses en sont ornés. ■ Si les grands vendent leurs terres pour porter dentelles, les femmes en perdent l'esprit o . Alors, sous Louis XIII et sotTS la régence d'Anne d'Autriche, plu.sieurs édits somptuaires les proscrivent; entre autres, l'édit do 1660 qui, un an plus tard, inspirait à Molière l'ironique couplet où 66 trouvent les vers devenus fameux :
Oh .' trois et quatre fois béni soit cet 6dit. Par qui des vâtcmeots le luxe est interdit ! Les peines des mari» ne lieront plub t>i grandes...
(Ecole df:s maris.)
Cependant, Louis XIV, bien renseigné par Colbert, calcule les richesses que rapporterait à la France l'industrie doDtcUièrc si elle s'y exerçait. Il parvient à attirer quct-
?|ae8 ouvrières de Venise et. dès 166.1. le grand centre de abrication des dentelles, cchii qui dnvait donner les pins brillants résultats, A tençon, était fondé. Du point d'Alençon Daqoirent bientôt les points rivaux d'Argentan, do Bruxel* les, d'Anf?let«rro.
Métier à fuseaux tournaHt.
Ce fut sous Louis XIV que la dentelle à l'aiguille atteignit l'apogée de son caractère artistique.
Sous Louis XV, la dentelle aux fuseaux reprend la suprématie; la vogue se porto sur la valenciennes, le chantilly, surtout la malines. Mais, de ce roi jusqu'à nos jours, la dentelle a sans cesse été perdant son haut cachet. Au xviii" siècle, les Flandres, fameuses pour leurs dentelles aux fuseaux, veulent s'essayer à la dentelle à l'aiguille, et copient le point d'Alençon en raffinant encore. Venise aussi modifie sa manière et, supprimant les gros reliefs, elle crée le point de rose.
Aujourd'hui, la prospérité de l'industrie de la dentelle, surtout de la dentelle aux fuseaux, est gravement attemte : l'irnïM/zo/i la compromet de plus en plus. La mécanique, en vulgarisant cet objet do luxe, fait graduellement perdre aux vraies denlAles une part do l'intérêt qui s'attache aux choses artistiques en Unt quelles sont plus précieuses et plus rares.
DENTELLi; [dan-tèl') n. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des rubiacées, tribu des hédyctidées, comprenant quelques espèces qui croissent dans les marais de l'Inde et do l'Océanie tropicale. Il /'enfe^/e de. Vénus, Syn. de
ANADYOMiiNE.
DENTELLERlE(rfan-^è-fe-rOn. f- Fabrication, commerce de dentelles, ti Ouvrages de dentelles.
DENTELLIER {dan-tè-li-é), ERE n. Ouvrier, ouvrière qui fait de la dentelle. (Se dit particulièrement, au féminin, de l'ouvrière faisant la dentelle au fuseau, ou encore de l'ouvrière faisant Vengrèlure.)
— adj. Qui appartient, qui a rapport à la dentelle : Industrie dentellière.
Dentellière (la), tableau de Metsu (peiïit sur bois); galerie de Dresde. — Une jeune femme est assise dans uu intérieur assez morne. Cette jeune femme a sur les genoux une pièce de lingerie et tient des fuseaux pour faire la dentelle. Le musée du Belvédère , à Vienne, possède une autre/)eo/<?//û^re,de Metsu.
Gérard Dov a trai télé même sujet.
Son œuvre est au musée de Rotterdam. Une jeune femme est assise sur une chaise, son métier à dentelle sur les genoux. Slingelandt et D. van Toi, tous deux élèveset imitateurs de G. Dov, ont peint des Dentellières. Le musée de Dresde a du premier un tableau dans lequel la dentellière, assise près de la fenêtre, est dérangée de son travail par une vieille femme qui lui otFre un coq à vendre. Ce tableau est intitulé encore la Marchande de volaille. Deux autres Dentellières, de Slingelandt, ont figuré : l'une à la vente Bierens, à Amsterdam, en 1747; l'autre à la vente Le Perrier, en 1817. Un tableau de van Toi, qui a fait partie de la collection Delessert, représente une Jeune fevime faisant de la dentelle dans un mtérieur d'une grande richesse d'architecture. Henri Leys a peint une bonne vieille, en costume flamand, noir et blanc, qui tient sur ses genoux un petit métier à dentelle, auquel elle travaille.
DENTELURE [dan) n. f. Techn. Découpure faite en forme de dents : l'aire des dentelubks à un morceau de cuir, à une bande de linge, il Par anal.
Découpure en forme de dents aiguës : La blanche dentelure des Alpes brille toujours à l'horizon. (G. de Nerv.)
— Bot. Nom donné aux dents fines et serrées des bords d'une feuille ou d'un autre organe.
DENTER (dan) y. a. Munir de dents un ustensile : Denter une roue.
DeNTERGHEM, comm. de Belgique {prov. de la Flandre
occid.), arrond. admin. de Thielt, arrond. judic. de Courtray, sur un affluent de la Lys; 3.000 hab. Filatures et tissus.
DENTE LUPUS, CORNU TAURUS PETIT (mois lat. signif. Le loup attaque de la dent, le taureau des coi'nes), m.ots d'Horace. {Satires, II, r*, v. 52.) Chacun se sert des armes que la nature lui a données, chacun se défend comme il peut.
DENTE SUPERBO (mots lat. signif. d'une dent dédaigneuse). C'est ainsi qu'Horace (liv. II, sat. vi, v. 87) rend le dédain avec lequel le rat de ville goûte au frugal repas du rat des champs. La Fontaine a'rappelé ce trait dans sa fable du Héron, qui voit des tanches dans l'eau : Le meta ne lui plut pas ; il s'attendait à. mieux Et montrait un goût dédaigneux Comme le rat du bon Horace.
On applique quelquefois l'expression du satirique latin aux gens qui font les délicats, les difficiles, les dégoûtés. DENTEX n. m. Ichtyol. V. denté.
DENTIBUS ALBI3 (mots lat. signif. à dents blanches). Un satirique aimable fronde, persifle, mais toujours en riant, comme Horace, sans mordre jusqu'au sang : dentibus nlbis.
Dentige fFabrice\ luthiste et compositeur napolitain, vivait à Rome danti la bocondo moitié du xvi* biècle. Il a
La Dentellière, d'après Metsu.
Dentelure.
DENTICULAIRE {dan, DENTICULE [dan
publié, sous le titre de Madrigali spîrituali, un recueil do motets, des antiennes, un Miserere, des Lamentations, etc.
DentiCE (Scipion), musicien napolitain, de la môme famille que le précédent, né et mort à Naples (1559-1633). Il cultiva aussi avec succès les sciences philosophiques et mathématiques. Il n'a pas publié moins de cinq recueils do madrigaux à 5 voix, et a écrit aussi des messes, des Magnificat, des hymnes, dos antiennes, des répons, des Leçons de ténèbres pour la semaine sainte, des motets, etc.
DENTICELLE [dan, sèV) n. f. Bot. Genre d'algues floridées.
DENTICÈTES {dan, sèt') n. m. pi. Groupe de cétacés, comprenant ceux qui ont des dents à une seule mâchoire ou aux deux. — Un dentlcète.
— Encycl. Les denticètes sont carnassiers, vivent de poissons et de mollusques, et leurs narines, souvent réunies, forment un évent en demi-cercle. Tels sont les dauphins, les cachalots, les narvals, etc. On divise les denticètes en cinq familles : delphinidés , zeuglodontidés, monodonddés, hypéroodontidés, catodontidés.
DENTIGIDE {dan, sid') adj. En T. de bot.. Se dit de la déhiscence ou de l'ouverture de la capsule, quand elle a lieu par des dents situées au sommet, comme dans l'œillet, la nielle, la primevère, etc.
1er') adj. Qui a des denticules.
lat. denticula, dimin. de dens, dentis, dent) n. f. Très petite dent.
— En T. d'hist. nat.. Nom donné aux dents, épines ou découpures d'une extrême petitesse.
DENTICULES {dan — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. pi. Archit. Nom donné à dès ornements plats, rectangulaires, alternant avec des creux de même forme, placés au-dessous du larmier : L'architecture romane conserva les denticules, qui disparurent pendant la période ogivale, pour reparaître avec la lienaissance. (Quelques auteurs font ce mot féminin.)
— Menuis. Sorte d'ornements de menuiserie, constitués par de petits carrés saillants, ayant une largeur égale aux deux tiers de la hauteur.
— Encycl. Archit. Les denticules semblent avoir été, dans l'origine, placés sous le larmier, comme de petites
consoles propres à
le soutenir, et per-
mettant de lui don- i=:^^-^ * "■ ' " ^
ner une saillie plus considérable sur le corps de l'édifice.
Dans les constructions modernes, on place volontiers des denticules dans les corniches des ordres dorique, ionique, corinthien et composite. Mais le dorique grec n'a pas de denticules, et leur emploi semble postérieur à l'invention de cet ordre. On les trouve plus généralement dans le dorique romain et dans les trois derniers ordres. Certains temples des ordres ionique et corinthien en sont même dépourvus.
L'ordre composite est toujours denticulé. Les Romains, qui donnèrent à cet ordre un grand luxe de décoration, n'eurent garde d'omettre les denticules, qui sont un motif décoratif de plus. L'époque où les denticules apparurent dans les monuments de l'antiquité grecque ne saurait être précisée, non plus que l'ori- Gf^yf^^ifiy!^ gine de cette ornementation. Les denticu- R les font actuellement partie intégrante de H la décoration des cinq ordres darchitec- □> ture, sauf le toscan et le dorique. Voici [^ leurs dimensions dans les divers ordres : lJ
Ionique.. . 12 parties de haut. surlS de saillie.
Corinthien. 12 — — 18 —
Composite. 16 — — 28 —
DENTICULÉ, ÉE (dan) adj. Archit. Qui est garni de denticules : Ornement denticulé. Corniche denticulée
Denticules.
Dentier à. ressort.
De gueules à la bordure denticulée d'argent
— Blas. Se dit des pièces du crénelé, qui de seize pièces, sont mouvantes de côté et forment bordure.
— Bot. Diminutif de denté (découpé de fines dents).
DENTIER [dan-tî'é) n. m. Rang de dents : Avoir un beau DENTIER. (Peu usité.) Il Série de dents artificielles montées sur une même plaque en or, en platine ou en caoutchouc vulcanisé , et qui épouse très exactement les contours du palais et des mâchoires, il Dentier simple. Dentier qui représente une seule des arcades dentaires. Il Dentier double. Dentier représentant les deux arcades dentaires.
— Apic. Fil de fer replié, placé dans le bas des ruches à cadres mobiles et destiné à maintenir l'écartement entre les cadres.
— Techn. Instrument avec lequel on divise les pains de savon en loves.
DENTIFICATION {dan, si-on) n. f.
Génération do la substance propre dos dents.
DENTIFORME (dan — du lat. dens, deniis, dont, et de forme) adj. Hist.
nat. Qui a la forme d'une dent.
DENTIFRICE {dan — du lat. dcntifricium, même sens) n. m. Substance conservatrice des dents : L'eau est un excellent dentifrice.
— adj. : Eau, Poudre dentifrice.
— Encycl. Ce terme est do préférence réservé aux agents destinés à assurer la beauté de la bouche, à dos cosmétiques particuliers propres aux dents. Ces agents, neutres chimiquement de préférence, sont secs et pulvérisés, mous ou liquides; secs, ils doivent être finement broyés et tamisés, assez tendres pour ne pas rayer les dents ni en enlever l'émail ; mous, c est la substance sèche délayée dans du miel, de la glycérine, etc.; liquides, on leur a donné le nom d'eaux, d élixirs ou de teintures dentifrices. Les liquides sont les plus nombreux; ils sont aromatisés de cannelle, girofle, menthe. Le dentifrice est souvent aussi un fortifiant des gencives, un odontalgique ou calmant do névralgies dentaires. Un excellent dentifrice est un mélange à parties égales do charbon, de craie ot do quinquina pulvérisëb.
Dentier (apic).
DENTINAIRE {daji, nèr') adj. Qui concerne la dentine.
DCNTINE (ilan) n. f. Ivoiro dos donts.
DENTIROSTRES {dan, roastr') n. m. pi. Sons-ordro d'oiseaux passoroaiix, oaractiVis(^s pai" leur boc à maiidibulo supf^rioum plus ou moins dchaucréo vors son extrémiiù.
— Un DENTllîOSTRE.
— Encvcl. Les dentirosires sont presque tous chanteurs ; leur taille varie beaucoup, depuis colle des grands corbeaux jusqu'aux petits gobo-mouches. Répandus sur tout le globe, ils comprennent les plus intelligents, comme aussi les plus beaux de tous les oiseaux (paradisiers! ; ils sont ordinairement ournassiers, arboricoles; mais leurs pattes vigoureuses leur pormottent de marcher à terre et de sauter facilement. Ils sont, le plus souvent, monogames et construisent leurs uids avec beaucoup d'art. Les dentirosires se divisent en ]>lus de vingt-cinq familles, surtout dans la classification actuelle, nui y tait rentrer les rossignols et les fauvettes : sylviaaés (fauvettes); luscinidôs (rossignols) ; parù/tf* (mésanges) ; 7yiniotiltidés,motacillidés [bergeronnettes); tm'didi^s (merles): hndrobatinés, eupéti. dés, laniidés (pies-griôchos) ; coi-vidés (corbeaux); paradiséidés ; etc.
DENTISTE {dan-tissf) n. m. Chirurgien qui s'occupe spécialement du soin, de la cure et do 1 extraction des dents. Il Adjectiv. : Chirurgien dentistb.
— Encycl. L'exercice do la profession de dentiste est régi par la loi sur la médecine du 30 novembre 1892 et les décrets coraplomentairos des 25 juillet et 30 novembre 1893.
Nul ne peut exercer la profession de dentiste, s'il n'est muni d'un diplôme do docteur en médecine ou de chirurgien dentiste. Le diplôme de chirurgien dentiste est délivré après trois examens subis devant un jury composé de trois membres, dont deux au moins appartiennent à un établissement d'enseignement supérieur médical de l'Etat. Le premier examen no peut être passé qu'après justification de douze inscriptions prises dans une faculté de l'Etat. La première inscription exige la production d'un diplôme de bachelier ou d un certificat d'études (décrets du 20 juillet 1886 — 25 juin i893) ou d'un certificat a'études primaires supérieures.
Les dentistes sont tenus, dans le mois qui suit leur établissement, do faire enregistrer leur titre à la préfecture ou sous-préfecture et au greffe du tribunal civil do leur arrondissement.
Les étrangers sont soumis aux mêmes règles d'inscriptions et d'examens que les Français.
Dentiste (^e). Trois peintures portant ce titre sont au musée de Dresde. La première est de Gérard Honthorst. Le patient, paysan au visage barbu, est assis sur un fauteuil. Le dentiste, praticien à grande barbe et à longs cheveux, se penche en sourtant vers son client. La seconde est de Gérard Dov. L'opérateur, plac o
fenêtre, montre au public, comme un témoignage do sa dextérité, la dent qu'il vient d'arracher. Gérard Dov a traité plusieurs fois le même sujet, notamment dans un petit tableau du Louvre qui porte le titre à'Arrackeurdedents.
Une autre composition, qui figuraitau Louvre sous le premier Empire et qui en a été retirée en 1815, représente un dentiste examinant la
mâchoire d'un paysan. La troisième est de David Teniers. Le praticien, assis dans un fauteuil, tient à la main un instrument au bout duquel est la dent qu'il vient d'extirper à un jeune homme. Il existe doux autres compositions analogues do Teniers. Nous citerous encore, sur le mémo sujet, un tableau d'Isaac van Ostade : le Dentiste de village, qui est au musée du Belvédère, à Vienne.
DENTISTERIE ((/ax-ïi-'s) n. f. Métier do dentiste; art d'arranger les donts. S'emploio vulgairement pour odon-
TOTECIiNIK.
DENTITION {dan-ti-si-on — du lat. dens, dentis, dent) n. f . Méd. Formation, accroissement ot sortie naturelle des dents :Z,rt dkntition est une t^poque très périlleuse. {Murot.) Il Dentition de lait ou Prcmii)re dentition. Formation ot éruption dos premières dents, qui doivent être remplacées par d'autres. Il Â't'co«(^t' (/pn^i'/ioïi, Dentition permanente ou adulte ou de. remplacement, Formation et éruption des dents délinitivos qui remplacent les dents do lait.
— Encycl. Trois phases successives caractérisent l'évolution dentaire : la promiôro comprend, lo dévoloppomont dos follicules dentaires; la seconde se rapporte à l'apparition des premières donts; la troisième à l'apparition dos so<;ondos dents, A co compte, il y a, pour ainsi dire, trois dentitions : une première, embryonnaire, cachée, qui s'accomplit dans la profondeur dos tissus ; une seconde, qui porto lo nom do première dentition, quoi- (jïi'en réalité ollo soit une manifestation secondaire d une évolution commencée depuis longtemps; une troisième, entin, qui porto le nom do seconde dentition. V. dknt.
DENTO-LABIAL. ALE, AUX (din — du lat. rfens, dentis. dr-nt, et d(i lafnat) adj. Se dit de certaines consonnes formées par lu concours dc-.s d<:iits ot des lèvres.
Denton, ville d'Angletorro (comté de Laiioastro), près do la rivicrn Tamo; 8.700 liab. Contro manufacturier import.'iiil ; lioiiillèrfs.
DentrecolleS (François-Xavier), missionnaire jebuito Iraii'.-uis, né a Ijyoa on 1002, mort à l-'ékiu on 1711.
Le Dentiste, d'après Gérard Dov.
Il entra dans la compagnie de Jésus, fut envoyé on Chine on 1608, ot devint supérieur de la mission dans ce pays. Il a fourni beaucoup de ronsoiçnomonts sur la porcofamo, les vors ù. soie, les fleurs artitlciellos, etc. On lui doit aussi : Tchou Kmg ti wei; Bim wei chen pien ; etc.
Dents (Côte des). Géogr. V.Côte dks Dents.
DENTU, UE {dan) adj. Armé do dents.
DENTURE (rfan) n. f. Ensemble des dents ; manière dont les dents sont rangées, sont implantées dans les alvéoles : L'ne belle dentokk.
— En T. de techn.. Ensemble do donts d'une roue dentée.
DÉNUDATION {si^on) n. f. Pathol. et chir. Etat do oo qui est dénudé, mis à nu, dépouillé : La dénddation des os spongieux est souvent suivie de carie. (Focillon.)
— Géol. Déplacement des matériaux qui constituent le sol ot le sous-sol, par les agents atmosphériques.
— Sylvie. Etat d'un arbre après qu'il a été dépouillé, volontairement ou non, de tout ou partie de son écorce, et aussi de sa frondaison.
— - Encycl. Géol. L'eau, le gel et le vent, sont de puissants agents de dénudation. Dès que la goutte d'eau de pluie touche le sol, elle agit; elle entraîne les éléments solubles des roches calcaires ou gypseuses; elle donne lieu aussi, dans les terrains meubles, à la formation de pyramides terreuses, coiffées chacune d'une pierre plate, comme les Cheminées des fées à Saint-Gervais (Savoie). La pierre remplit, ici, le rôle de parapluie et protège tout ce qu'elle recouvre. Si la pluie tombe sur un terrain très jaorméable, elle disparaît dans lo sol et donne lieu à l'in- Hltration. Si le terrain est imperméable, elle produit le ruissellement. L'action du ruissellement est considérable et entraine tout sur les pentes ; elle produit, dans les roches calcaires, les érosions ruiniformes. Le rôle de cet agent est d'une très grande importance dans le creusement des vallées. Le maximum d'énergie érosive du ruissellement est réalisé par le torrent temporaire qui, à la suite des orages, ronge les montagnes. Les glaciers, qui creusent les nautes vallées, transportent des masses considérables de matériaux sous forme de morraines; leur rôle parait être de raser les massifs montagneux. La mer, enfin, dont la masse est toujours en mouvement, a une grande action érosive sur les rivages.
Le gel, qui réduit en miettes les hauts sommets, contribue dans une grande proportion à l'abaissement des montagnes.
Lo vent, enfin, en déplaçant le sable, arrive avec le temps, non seulement à polir les grès les plus résistants, mais à produire de profondes érosions.
— Chir. Dénudation des os. C'est l'état d'un os dont le périoste a été détaché sur une étendue plus ou moins considérable, et quelle qu'en soit d'ailleurs la cause : plaie contuse ou non, abcès, fracture, infection. Cette dénudation est quelquefois pratiquée intentionnellement parle chirurgien, dans les cas de résection, de trépan, etc. Quand elle n'est pas chirurgicale» la dénudation a un pronostic assez grave, surtout s'il y a infection, car il y a toujours, alors, nécrose plus ou moins vaste; dans les dénudations par instrument tranchant ou par plaie chirurgicale, il y a souvent réunion par première intention, mais la suppuration arrive quand il y a plaie contuse, esquilles, etc.
Le traitement, dans tous les cas, en dehors même de celui qui convient aux affections génitales : syphilis, scrofule, lyraphatisme, tuberculose, etc., venant compliquer la dénudation, doit viser à l'asepsie de la plaie; dans les cas graves, avec nécrose, on doit recourir à l'ablation. V. rÉ-
RIOSTK, NÉCROSE, OSTÉITE.
DÉNUDER (du lat. denudare, même sens) v. a. Mettre à DU, enlever les téguments de : Dénuder un os.
— Par ext. Dénuder un homme. Le dépouiller de ses vêtements, ii Dénuder un animal. Le dépouiller de sa peau.
Il Dénuder uu arbre. Lui enlever son écorce. Dénudé, ée part. pass. du v. Dénuder.
— Bot. Se dit d'un organo accidentellement privé de son enveloppe.
— n. f. pi. Famille de plantes, dans laquelle Linné ran-
fjeait les genres qui sont dépourvus de corolle, comme es crocus. — Une dénddêk.
— n. m. pi. Crust. Syn. do gymnonectes. Se dénuder, v. pr. Etre dénudé.
DenUELLE (Dominique-Alexandre), peintre décorateur ot archéologue, né à Paris en 1818, mort à Florence ou 1879. Il avait étudié les restes d'Herculanum et de Hompéi et, dans ses dessins exposés en 1844, il montra à Paris tout un monde de choses charmantes, à peine soupçonnées. Le gouvernement s'attacha cet artiste en qualité de peintre de la commission dos monuments historiques. Il a reconstitué des mosaïques, des peintures dont on n'avait que dos débris, ot il a fait d'excellentes décorations; entre autres, colles des églises Saint-Germain-des- Prés, Sainl-Sulpice, Saint-Eustacho à Paris, Saint-Paul de Nîmes, do roratoire do Birmingham, du château de Meudon, do l'hôtel de Cluny, de plusieurs salons du vieux Louvre ot do la plupart dos résidences modernes, etc. Il a envoyé, pondant vingt ans, à presque tous les Salons, des dessins où sont reconstituées los curiosités les plus intéressantes do la décoration antique.
DÉNUEMENT OU DÉNÛMENT {man) n. m. Action de donner, de dépouiller; état d'une personne dénuée des choses néces.saires : L'oui^rier sans ouvragr est //l'rtf au dénukment.
— Syn. Dénuement, besoin, disette, etc. V. hb.soin.
— ANTt)N. Abondance, profusion, richesse, surabondance.
DÉNUER (du lat. denudare, mettre à nn ; du préf. de, ot do nudtis, nu) v. a. Priver, dépouiller : Faillite qui k dénué de tout un commerçant.
Dénué, ée part. pass. du v. Dénuor.
— Absolum. Pauvre, sans ressources pécuniaires : Bien d'affreux comme une uieillesse dénuée. (Boisto.)
— Subsiantiv. Personne dépourvue de ressources pécuniaires : /''aire le don de ses richesses aux dénïtés.
— Syn. Dénué, dépouillé, dépourvu, destitué, privé. Dénué marque un maïKiue absolu ; dépourvu marque insufllsanco dans les choses qui seraient nécessaires pour agir ; destitué, aujourd'hui peu usité dans lo sens qui lui donne place parmi ces synonymes, entraîne l'idéo d'un délaissement qui fait qu^ou est réduit i l'Impuissance. Dépouillé appartient au stylo rolové et no se dit que lorsque co qui a été oulové a quoique chose do grand ou d'important.
DENTINAIRE — DENYS
Privé est du style ordinaire et suppose que ce qui a été pris était une possession toute naturelle.
— Anton. Approvisionné, assorti, fourni, garni, muni, nanti, pourvu.
Se dénuer, v. pr. Se priver : Se déhver d'argent. (Inus.)
DÉNÛMENT n. m. Linguïst. "V. dénuement.
DÉNUTRITION (tri-sî-ûn — du préf. priv. dé, et de nutrition) n. f. Etat d'un tissu vivant, où l'assimilation est moins rapide quo la désassimilation. ii Improprement, la Désassimilation normale.
— Encycl. Pathol. Le mot dénutrition a perdu la signification que lui avait assignée do Blainville et qui correspondait à ce qu'on nomme maintenant « désassimilation ». La désassimilation est un phénomène normal de la chimie cellulaire, corrélatif de l'assimilation et du fonctionnement do la cellule qui, continuellement, absorbe des substances puisées dans le milieu ambiant, ot en élimine d'autres qui rentrent dans ce milieu.
La dénutrition est un état pathologique des tissus dont la nutrition est troublée, soitpar l'inanition, soit par suite d'un état morbide. Elle conduit à l'atrophie. Les cachexies diverses résultent d'une dénutrition généralisée.
DenuxippOS. Myth. gr. Un des héros qui assistèrent à la chasse du sanglier de Calydon.
Denver, ville des Etats-Unis, capitale de l'Etat do Colorado, au confluent du Cherry-Creeck et de la South Platte River. Environ 120.000 hab. Industrie métallurgique.
DenYS PAréopagite (saint), évoque et martyr du 1" siècle de l'ère chrétienne. Denys était Athénien et membre de l'Aréopage. 11 fut converti par saint Paul. L'historien Eusèbe affirme qu'il fut le premier évoque d'Athènes. Au viii* siècle, on croyait, en France, que samt Denys l'Aréopagite était le même que saint Denis, premier évêquo de Paris. Cette opinion a trouvé et trouve encore des défenseurs, mais les bollandistes la rejettent comme démentie par les anciens martyrologes; ils croient que saint Denys l'Aréopagite ne quitta pas la Grèce pour aller prêcher la foi en Gaule, mais soufl'rit le martyre à Athènes, vers la fin du i^"" siècle.
Plusieurs ouvrages attribués à saint Denys l'Aréopagite sont parvenus jusqu'à nous; ce sont les livres de la Hiérarchie céleste, de la Hiérarchie ecclésiastique, des Aoms divins, le traité do la Théologie mystique, et un recueil de Lettres. Ces ouvrages furent cités pour la première fois en 532 dans une conférence entre catholiques et sévériens. Leur authenticité, défendue encore par quelques modernes, a été rejetée par les critiques du xvii* et du xviii" siècle, et, de nos jours, par les bollandistes, qui les attribuent à un auteur inconnu du v* siècle.
Denys (saint), évêque de Corinthe au n' siècle, mort vers 178. L historien Eusèbe, dit qu'il écrivit, sous Marc- Aurèle, un recueil des hérésies de son temps. Les Grecs l'honorent comme martyr, et les Latins comme confesseur. — Fête en Orient le 29 novembre, en Occident le 8 avril.
Denys (saint), patriarche d'Alexandrie, né dans cette ville à la fin du n" siècle, mort en 265. II fut élevé dans le paganisme; la lecture des Epitres de saint Paul l'amena au christianisme. Ordonné prêtre en 231, il succéda dans la direction de l'école d'Alexandrie à Origène, son maître. En 248, il occupa le siège patriarcal d Alexandrie. Pendant la persécution de Déce, il gouverna son troupeau du fond d'une retraite, et fut exilé sous Valérion (257). Il défendit l'Eglise contre Novatieu et contre Sabellius. Accusé d'hérésie, il put faire reconnaître son orthodoxie par lo pape saint Denys. Ses ouvrages, fort estimés de saint Basile, sont perdus, sauf quelques fragments conservés par Eusèbe. — Féto le n novembre.
Denys (saint), pape, du 22 juillet 259 au 26 décembre 269. Il publia, contre les hérétiques SabeUius et Paul de Samosate, plusieurs lettres aujourd'hui perdues. Saint Athanase aflirmo que c'est d'après saint Denys, principalement, que los Pèros du concile de Nicée formulèrent la doctrine catholique sur la divinité do Jésus-Christ.
Denys (saint), apôtre des Gaules. V. Denis (saint).
Denys v, PAncien, tyran de Syracuse, né vers 430 av. J.-C, mort en 30S. II était d'humble naissance, et se môla de très bonne heure à la vie publique. Il seconda le coup demain d'Hermocrate, chef du parti aristocratique, qui cherchait à s'emparer de Syracuse pour y renverser la constitution démocratique, fut blesse dans la bagarre et laissé pour mort (408). Il réussit ensuite à gagner la faveur du peuple en attaquant les magistrats ot les citoyens influents. Il fut élu stratège, calomnia ses collègues et ses rivaux, s'assura des partisans en faisant rappeler les exilés. Envoyé à Gela pour y seconder un mouvement démocratique, il partagea entre ses soldats les biens dos plus riches habitants, qu'il condamna à mort. Revenu à Syracuse, il prétendit «luo sa vie était menacée, se fit donner une garde de mille hommes. Il gagna une partio de l'aristocratie en épousant la fille d'Hermocrate. Knfln, il devint seul maître ot s'établit dans une forteresse do l'île d'Ortygie, d'où il dominait lo port ot los arsenaux (405). Pour atrermir son pouvoir, il eut recours aux proscriptions, aux confiscations, aux supplices. II eut bientôt A réprimer une grave insurrection. Assiégé par ses soldats révoltés, il fut délivré par dos mercenaires campanions, et triompha do ses ennemis (404). Il essaya alors de la douceur, et réussit à se rendre assez populaire. Il reprit la lutto contro los Carthaginois, qui occupaient la plus grande partio do la Sicile, ot il los combattit presque toute sa vio. Il fut d'abord vaincu par eux, mais il eut ensuite l'avantage. IJ fortifia Syracuse du côté do la terre, fit construire une grande flotte do guerre ot do nombreuses machines, rocrufa des mercenaires, réunit unoarméo de quatro-vingt mille hommes. Avec toutes ces ressources, il put triompher dos Carthaginois. Mais, en SOii. il fut complètement battu par Himitcon qui, avec cent mille hommes, vint assiéger Syracuse. Denys résista vaillaniniont, et Cardiago se décida ù traiter. Pendant les années suivantes, Denys s'efl'orca d'étendre son autorité sur toute la Grande-Grèce. Il fonda dos comptoirs sur les t'ôiosdù l'Adriatique, donna la chasse aux pirates étrusques, pilla le temple d'Agylla. (il alliance avec Sparte et avec les Gaulois vainqueurs ilo Rome. Puis.il se tourna do nouveau contro los Carthaginois. Il les battit d'abord, et los sommu d'évacuer toute la Sicile (383); mais, A son tour, il fut surpris par eux ot vaincu sur terre et sur mer. Il mourut sur