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A DÉPEIGNÉE

Se dépeigner, v. pr. Etre, devenir dépeigné. DÉPEINDRE {pindr' — se conjugue comme peindre) v. a. Peindre, représenter à l'aide de la peinture. (Vieux.)

— Représenter, décrire par le discours : Corneille A dépeint les hommes tels qu'ils devraient être, et Racine tels qu'ils sont. (La Bruy.)

Se dépeindre, v. pr. Etro dépeint, décrit par le discours : .Srr"7jc horrible, qui ne peut SK dépeindre. Il Faire son proiiro portrait par écrit ou par discours : Un écrivain, un auteur qui s'est dépeint dans ses ouvrages.

— Syn. Dépeindre, peindre. Dépeindre est plus précis (luo peindre; on no dépeint que ce qui existe, et, pour cela, il faut en donner une description e-xacte et détaillée. Un poète peint les choses quo son imagination seule a créées quand il les représente d'une manière sensible. Ce qui est peint forme une image quo les veux voient ou que la pensée so représente ; ce q"ui est dépeint forme aussi une image.

Dépeçoir de gantier.

DKPELOTONNER

DEPETRIFIER

mais iino imago notto, qui no pout ôtro confondue avec aucune autru.

DÉPELOTONNER {lu-iit' — du pr6f. priv. dé, Ot do pelotonner) V. a. DiM'airo los polottos do lil, los ochoveaux (jui provionuont, do i"ourdissoir.

DÉPENAILLEMENT {na-Ul-c-man [Il mil.]) n. ni. Ktat de co qui osi ilo|ieiuullo. (Pou usité.)

DÉPENAILLER (««-(7^ [Il mll-l — du préf. priv. di^,oi do pan, dans lo sons do lambeau) v. a. Moltro on lamboaux, on parlant dos vôtomonts. (Pou usité.)

Dépenaillé, ée part. pass. du v. Dénonaillor.

— Par oxt. Défait, délabré, pàlo, flétri : Traits dépenaillés. Sautt' nKPKNAiLLÊn. Il Réduit à. un pitoux état : Fortune dkpknaillke.

DÉPENDAGE {pa7i-doJ') n. m. Opération du tissago, qui consisto ù. séparer les maillons garnis dos cordos ou arcades auxquelles ils sont suspendus, il Action do décrocher do leurs supports, dans les saureries, los harengs que l'on vient do lumor ou sauror.

DÉPENDAMMENT (/)«?i-rfa-î«an) adv. D'uno manière dépeiidanto : L'àme agit souvent DÊPiiNDAMMENT des orgaries. [Peu usité.]

— Anton. Indépendamment.

DÉPENDANCE (pan-danss) n. f. Sujétion, subordination; Quand on n'a point d'argent, on est dans la dépendance de toutes choses et de tout le monde. (Chateaubr.)

— Objet qui est lié à un autre comme partie accessoire : Les DÉPENDANCES d'un domaine, d'un appartement. Marie-fialante est une dépendance de la Guadeloupe.

— Fig. Rapport do subordination ; rapport qui lio l'existonco d'un être ou d'un fait à un autre être, à un autre fait : La clarté résulte partout de l'ordre des pensées et de la chaîne continue de ^eu?- dépendance. (Flourens.)

— Food. Terre qui relevait d'un soigneur et dépendait d'une autre terre.

— Gramm. Syntaxe de dépendance, Partie do la syntaxe qui concerne lo régime ou complément des diverses espèces de mots.

— Politiq. Nom donné aux colonies dans lesquelles lo gouvernement de la mère patrie a laissé aux races indigènes la possession du sol.

— SvN. Dépendance, assuiettissement, subordination, sujétion. V. assujettissement.

— Anton. Autonomie, indépendance, liberté.

DÉPENDANT ipan-dan), ANTE adj. Qui dépend, qui est sous la dépendance matérielle ou morale :

Des riches ea tous lieux le pauvre est dépendant-

M.-J. CUÉNIER.

— Fig. Qui est dans une relation de dépendance, de subordination : Les propositions dépendantes d'une proposition principale.

— Féod. Qui relève d'un autre : Fiefs dépendants.

— Substantiv. Personne qui dépend, t^u'i est sous une dépendance : Il vaut mieux être maître d une boutique que dépendant d'une grande maison. (Volt.) [Peu us.]

— Anton. Autonome, indépendant, libre.

DÉPENDEUR, EUSE [pan) n. Celui, celle qui dépend,

qui détache, décroche ce qui était pendu. (Peu usité.) — A signifié Prodigue, dépensier ; mais, alors, il venait do dépendre, dans le vieux sons do dépenser.

— En T. do péch., Celui qui, dans los saureries de harengs, a pour fonctions de décrocher ces poissons, lorsqu'ils sont suffisamment saurés.

— Fara. Grand dépendeur d'andoiiilles. Homme do haute taille et do petit esprit, paresseux, de mauvaises façons :

Fainéants, suc^^pots, grands dépendeurs d'andouilles. Qui Uana les cabarets ont tué leur " je dois ».

RicuEPiN. {La Mer.)

DÉPENDRE [pandr — du préf. priv. dé, et do pendre) v. a. Détacher, décrocher ce qui était pendu : Dépendkk un tableau, une enseigne, un pendu.

DÉPENDRE {pandr' — du lat. dependere, proprem. « ôtro suspendu " ; de de, de, et pendere, pendre) v. n. Etre sous l'autorité, la domination, la dépendance de quelqu'un ou do quelque chose : L'homme ambitieux dépend de tout le monde. (Laharpe.) il Etre à la merci de quelqu'un, être soumis à ses caprices : A'ous dépendons tous de nos fournisseurs et de nos domestiques.

— Etro uno dépendance, une annexe, un accossoiro : La Désirade dépend de la Guadeloupe. Il Ressortir, ôtro do la juridiction ; Tribunal qui dépend de telle cour.

— Fig. Etre lo résultai, la conséquence, la condition, l'offot naturel dune cause nécessaire : C'est de l'âme avant tout que DÉPEND notre destinée. (Vauv.) il Fam. Cela dépend. Expression que l'on emploie pour donner ù. ontendro d'une fanon vague que telle ou tollo chose est subordonnée à tollo ou toile autre, n Absolum. : Jl faut suer, veiller, dépendre, pour avoir un peu de fortune. (La Bruy.)

— Impersonnell. : Il ne dépend pas de nous de croire ce que l on veut ni même ce que nous voulons. {La Bruy.)

— En T. de mar., Syn. de prendre du tour : Accoster un navire en dépendant. Doubler le cap en dépendant.

Il Un navire dépend d'un port, quand il a ce port commo port d'attache, ii Lèvent dépend d'un bord ou de l'autre, iiuand il souffle d'un bord ou do l'autre : Le vent dépend «If nord-ouest.

DÉPENDRE ijyandr' — du lat. dependere, mémo sens) v. a. Forme ancienne du mot dépenser, usitée encore dans los locutions suivantes, qui elles-mêmes ont vieilli :

— Ami à vendre et à dépendre, ou à pendre et à dépendre. Ami absolument dévoué, dont on pout faire tout ce qu'on veut.

DÉPENS {pan — lat. dispensum ; du préf. dis, qui marque séparation, division, et de pendere, payer) n. m. pi. Frais, dépenses, déboursés : Payer les dépens, h Frais do justice : Etre condamné aux dépens.

— Loc. div. Aux dépens de. Aux frais de, au détriment de : S'enrichir aux dépens ly'autrui. S'amuser aux dépens DE sa santé, il Par oxt. Sur le compte de, on daubant sur : S'amuser, liire, Plaisanter aux dépens dks absents.

— A ses dépens, A ses propres dépens, A ses frais et dépens. Par uno fàchouso Ctfcpérienco : Devenir sage K ses pRopRiis DÉPiiNS. Il Fam. : Faire la guerre A .sr:s dépens. Faire des dépenses, dos avances dans lesquelles on no rentre pas, dont on no prolito pas.

— Encycl. Dr. On ontoud par dépens los frais auxquels

un procès a donné lîou : émoluments dus aux ofrtciers ministériels ot droits perçus par le Trésor dans les divers actes de l'instance, droits do grefl'o, de timbre et d'onrogisirement. No sont pas compris dans les dépens los honoraires d'avocats, les frais do déplacement, etc.

Fn matière civile. Aux termes do l'article 130 du Code do procédure civile, la partie qui succombe est condamnée aux dépens, sauf, pourtant, le ministère public. Elle doit supporter non soulemont les frais faits par oUo, mais oncoro ceux qui ont été faits par son adversaire à la condidition, toutefois, que celui-ci l'ait formellement demandé. L'article 13i du Code de procédure civile autorise la comjiensation dos dépens, dans les doux cas suivants : I" entre conjoints, ascendants, descendants, etc.; 2" entre parties succombant respoctivemont sur quelques chefs. La compensation est totale ou partioUo; lo tribunal assigne la proportion attribuée à chacune des parties.

an matière criminelle, correctionnelle et de police. Le prévenu ou l'accusé acquitté est renvoyé dos tins de la poursuite sans dépens, ot les frais restent à la charge du Trésor, mais il supportera les frais s'il est condamné, voire absous ou excusé.

En matière administrative, dans les aff'aires contentieuses du ressort do l'autorité administrative (conseils de préfecture, conseil d'Etat), les dépens ne peuvent pas être prononcés contre une administration publique ou en sa faveur. Le plaideur qui a obtenu gain do cause est responsable des frais qu'il a avancés ; mais, s'il succombe, il n a pas à craindre une charge plus lourde.

DÉPENSABLE {pan) adj. Qui peut être dépensé.

DÉPENSE ipanss — même étymol. qu'à dépens) n. f. Action d'employer de l'argent, de lo donner à d'autres à titro onéreux ou gratuit : Celui-là est pauvre, dont la dépense ej'cède la recette. (La Bruy.)

— Fi»-. Usage, emploi ; montre, exhibition : Une dépense de teinps. Une dépense d'esprit, d'érudition.

— Pièce d'appartement où l'on serre les provisions de bouche ; endroit d'une terme où l'on serre les comestibles destinés à l'usage des fermiers et des ouvriers ; Aller à la DÉPiiNSE. il Liqueur qui se fabriquait anciennement avec des prunes ou des pommes.

— Mar. Endroit où l'on distribue les vivres, il On dit aujourd'hui camruse.

— Mécan. Dépense de vapeur. Quantité de vapeur qui a été utilisée pendant un temps donné pour obtenir un travail utile déterminé. (D'après Armengaud, la dépense de vapeur s'obtient en multipliant le volume du cylindre où arrive la vapeur à pleine pression par l'espace parcouru par le piston dans une heure, puis par le poids de la vapeur selon la pression.) il i>epeKse de combustible. La dépense de combustible s'obtient en divisant la dépense do vapeur par le pouvoir calorifique de 1 kilogramme, de houille de bonne qualité, c'est-à-dire susceptible de transformer en vapeur un poids de 6 kilogrammes d'eau.

— Physiq. Quantité de liquide ou de gaz fournie dans un temps donné.

— Loc. div. : Faire la dépense, Etre chargé des dépenses d'un établissement, d'un ménage, n Faire de la dépense, Dépenser beaucoup d'argent, il Forcer la dépense, les dépenses. Les augmenter ; les exagérer à dessein, ii Se mettre en dépense, Faire une dépense qui n'est point dans los habitudes de celui qui ^^ la fait. — Fig. Montrer quelque activité, quelque empressement, quoique générosité.

— Anton. Economie, épargne. Produit, recette, revenu.

— Encycl. Physiq.

ha. dépense d'nïi liquide ou d'un gaz qui s'écoule d'un récipient est la quantité de co fluide qui s'échappe en une seconde, ues théories d'écoulement des liquides et des gaz dirt'èrent ; car, pour les premiers, la pesanteurjouo le principal rôle, tandis que, pour lo gaz, c'est l'élasticité. Bernoulli a démontré que l'écoulement d'un liquide par un petit orifice on minco paroi so fait

/ //( + P-P'\ avec la vitesse y = V/ 2ff ( -, — ) ; '^ étant la hauteur

du liquide au-dessus de l'orifice, PP' les pressions sur la surface libre et à l'orifice, d la densité du liquide. Dans le cas fréquent où P = P', la vitesse devient pour d-l, v = y'2gh, qui avait été établie expérimentalement par Torricelli ; c'est la vitesse d'une molécule liquide tombant do la hauteur h.

Si l'on perce un orifice dans uno paroi verticale, on constate que lo jet s'écoule suivant uno parabole conforme au tracé que l'on obtiendrait d'après la formule do Torricelli. Los coordonnés d'un point do la trajoctoiro dôcrito par lo filet liquide sont

X = vt =i^ïf/h oi y -^ éliminant t, il vient x' = ihg, la parabole représentée par cette équation est tangente à l'axe dos x à l'origine ot sa directrice est situéo dans lo plan de la surface libre; la mesure do MP ot MQ en certains points du jet pormot do vérifier la relation.

La dépense Q dans l'unité do temps est Q=X\^^h, A étant l'aire de la section

, G2 contractée, ou les — — environ

do la section vraio. V. contraction.

Détermination de la dépense d'un orifice rectangulaire en paroi plane et à niveau constant (vanno). Soient II, h los hauteurs du liquide audessus dos arAios do la section. Z la hauteur au-dossus d'un élément do l'orifice, / la base de rorilice, la surface d'un élément sera Idz; la dépense répondant à cot élcmout

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