DÉPEUPLEMENT — DÉPLACER
DÉPEUPLEMENT (mrt») n. m. Action de dépeupler ; état de ce qui est dépeuplé : Le dépeuplement d'im pays. Le DÉPEUPLEMENT d'une garenne, d'im étang.
Encycl. Les populations ont normalement une tendance à s'accroître. Malthus a cherché à établir les lois de cet accroissement, mais le dépeuplement de certaines régions à différentes époques est indubitable. Il peut se produire sous l'influence de diverses causes, qui sont : 1« la guerre et ses conséquences; 2» les épidémies, peste, choléra; i" les émigrations, simples déplacements des individus qui entraîn'ent cependant la dépopulation de certaines régions ; 4" les famines graves surtout dans les pays dépourvus de moyens do communication rapides.
Les causes principales de dépeuplement sont : la polygamie, le célibat, le luxe et la corruption des mœurs, qui amènent les parents à diminuer les naissances par calcul, la misère endémique qui amène la misère physiologique, enfin, la mauvaise administration, qui autorise les exactions et parfois même les massacres, comme on l'a vu en Arménie turque, en 1895-1S97. Ce sont des massacres plus ou moins systématiques qui ont surtout contribué à faire disparaître "les indigènes, aux Etats-Unis et en Australie.
DÉPEUPLER (du préf. priv. dé, et de peupler) v. a. Dégarnir d'habitants, totalement ou en partie : La guerre DÊPEUPLK les Etats, il Par ext. Dégarnir, dépouiller d'animaux ou d'objets considérés comme des habitants : Dà- PEUPLER wn 6ûis, une garenne, un étang, une pépinière.
Se dépeupler, v. pr. Perdre ses habitants, ou ce qui est considéré comme tel.
— Anton. Peupler, repeupler.
Depeyre (Octave), avocat et homme politique français, né à Cahors en 1812, mort à Paris en 1891. Avocat à Toulouse, il fut élu député de la Haute-Garonne en IS71, contribua à renverser le gouvernement de Thiers et reçut du maréchal de Mac-Manon le portefeuille de la justice dans le cabinet de Broglie, avec lequel il tomba en 187-1. En ÎS76, il fut élu sénateur du Lot, siégea à droite et combattit tous les ministères républicains. Il échoua en 1879, dans le Lot, aux élections pour le renouvellement triennal du Sénat, et disparut de la scène politique.
DÉPHILO S OPHISER (du préf. pTiv. dé, et de philosophe) V. a. Oter le caractère philosophique.
Se déphilosophiser, v. pr. S'ôter, perdre le caractère philosophique.
DÉPHLEGMATION n. f. Chim. V. DÉFLEGMÂTION.
DÉPHLEGMER v. a. Chim. V. déflegmer.
DÉPHLOGISTIQUER [ji-sti-ké — du préf. priv. dé, et de phlogistique) v. a. Chim. anc. Dépouiller du phlogistique, du principe inflammable : Déphlogistiquer de l'air.
Déphloêistiqué, ée, part. pass. ii Air déphlogistiquê. Ancien nom de l'oxygène.
DÉPHOSPHORATION (sfo-ra-sî) n. f. Métall. Opération par laquelle on élimine le phosphore du fer et de l'acier, et aussidolafonte.
Il Scories de déphospkoration.
Scories provenant de la déphosphoration des minerais et contenant une notable quantité de phosphate de chaux, ce qui les rend propres à amender les terres.
— EscTCL.Le phosphore , s'il facilite la fusion de la fonte, la rend, par contre, beaucoup plus cassante à froid. Il rend le fer plus facilement laminable, mais moins résistant au choc. Enfin, le phosphore rend aigre l'acier un peu carburé. Les opérations de la déphosphoration se font, soit par le puddlage, soit en faisant usage du convertisseur Bessemer dans lequel on prépare un garnissage basique; c'est ce qui constitue le procédé basique Thomas.
DÉPIAUTER {pi-0 — du préf. priv. dé, et de piau pour peau) v. a. Ecorcher, enlever la peau de. il On écrit aussi
DÊPIOTER.
DÉPICAGE n. m. Agrlc. V. dépiquage.
DÉPICATOIRE ito-ar) adj. Qui a rapport au dépiquage.
DÉPIÉ (rad. dépiécer) n. m. Dr. féod. Dévolution du fief servant au fief dominant, à la suite d'une aliénation partielle faite par le vassal sans avoir observé les conditions imposées par les coutumes.
DÉPIÉÇAGE (saf) n. m. Action de dépiécer : Le dépié- ÇAGE d'une vieille barque.
DÉPIÉCEMENT n. m. Linguîst. Syn. do dépiéçage.
DÉPIÉCER (du préf. dé, et do pièce. — Le c prend une cédille devant un A et un o : Nous dépiéçâmes. JVous dépiéçons) V. a. Mettre en pièces, on morceaux, il On dit plus ordinairemen: dkpkckr.
DÉPIÉTER (du préf. priv. dé, et àd pied) v. a. Hortic, Syn. de déchausser.
— Manuf, Dépiéter le drap. Le entonner, lui donner un aspect uni et une épaisseur égale partout.
DÉra.AGE [laf — rad. déplier, enlever les cheveux) n. m. Tann. Action d'enlever les poils qui couvrent la plupart des peaux d'animaux.
pÉPiLAGE [laf — rad. dépiler, abattre les piliers) n. m. Min. Enlèvement des piliers réservés dans une couche exploitée et que l'on veut abandonner après l'avoir épuisée complètement, i; On dit aussi défilement.
DÉPILANT, ANTE adj. Méd. Syn. de dépilatoire.
DÉPILATIF, IVE adj. Méd. Syn. do dépilatoirk.
DÉPILATION isi-on — rad. dépiler, enlever les cheveux) n. f. Méd. .Suppression des poils ou des cheveux, par l'épi- Jation ou arrachement, par l'emploi de substances dépilatoires, piif l'électrolyso.
DiJpbo^plioratiùa : A, canal de couli^c- ; B, four de fubion ; C, carneaux de sortie des g.iz brûlés ; D. chambres à eaz ; E, avant du régénérateur; K, chambre de distribution; G, valve h air ; H, valve à paz; I, J, leviers de manoeuvre des valves; K, K, conduite de gaz en forme de siphon; L, gazogène; M, foyer.
DÉPILATOIRE {to-ar' — rad. dépilation) adj. Se dit de ce qui sort à dépiler, fait tomber les cheveux, les poils : Pâte dépilatoire.
— n. m. : Un dépilatoire.
— Encycl. Les dépilatoires sont des préparations coupant, en quekpe sorte, le poil au ras de la peau en irritant celle-ci. Ils n ont qu'une action momentanée. Ce sont surtout les sulfures alcalins qui sont utilisés de la façon suivante : on délaye deux parties de chaux éteinte dans trois parties d'eau, de façon à former un lait homogène et on fait arriver à saturation du gaz acide sulfh^drique. Les dépilatoires sont parfois dangereux, parce qu'ils sont caustiques, et qu'il faut s'en servir constamment.
L'électrolyse, employée depuis quelques années comme dépilatoire, est la destruction, par le pôle négatif d'un courant continu, du follicule pileux, de la racine du i)oil, ce qui rend l'action définitive; mais, comme il faut agir sur chaque poil séparément, ce moyen de destruction est lent et désagréable.
DÉPILEMENT n, m. Min. V. dépilage.
DÉPILER (lat. depilare; de rfepriv.,et de pi7it5, poil) v. a. Enlever ou détruire les cheveux, les poils do ; Une femme qui a de la barbe est réduite à se faire dépiler.
— Dépiler les peaux, Tochn. En enlever le poil en les raclant avec un couteau rond.
Se dépiler, v. pr. Perdre ses poils ou ses cheveux, ii Arracher ou détruire ses poils.
DÉPILER (du préf. priv. dé, et de pile) v. a. Min. Abattre les piliers réservés dans une couche exploitée et qu'on veut épuiser pour l'abandonner.
DÉPINGLAGE {glaf) n. m. Action de dépingler : Le dépinglage d'une toile.
DÉPINGLER (du préf. priv. dé, et de épingle) v. a. Enlever les épingles qui tiennent une toile tendue par les bords : DÊPiNOLKR une toile.
Se dépingler, v. pr. Etre dépinglé.
DÉPIOTER V. a. Linguist, V. dépiauter.
DÉPIPER (du préf. priv. dé, et de pipe) v. a. et n. Fam. Oter la pipe de la bouche.
DÉPIQUAGE {kaf — rad. dépiquer) n. m. Opération par laquelle on fait sortir le grain de l'épi, en faisant fouler les gerbes jiar des animaux, ou en les pressant sous des rouleaux. Il On dit aussi dépiqdaison.
— Encycl. Pour exécuter le dépiquage, on délie les gerbes et on les dresse, les épis en dessus, de manière qu'elles se soutiennent mutuellement. Elles sont ainsi disposées circulairement sur une aire bien plane au nombre de plusieurs centaines ou de quelques milliers, constituant dans leur ensemble ce qu'on appelle Vairée.
L'airée est piétïnée par les animaux dépiqueurs, autant que possible des chevaux ou des mulets. Les animaux prennent au début l'allure du pas, puis on les fait trotter par couples ou par trois en les forçant à suivre une ligne spirale de la circonférence de l'airée vers le centre, ou inversement. Ouclq^uefois, on remplace le piétinement des animaux par l'action d'un rouleau pesant. Quand les gerbes ont été foulées, elles sont retournées à la fourche, pour achever de séparer les grains et la paille.
Le dépiquage est d'une pratique très ancienne. C'est un procédé beaucoup plus coûteux et beaucoup moins parfait que le battage à la machine. (V. batteuse.) Comme on l'exécute on plein air, il ne peut être opéré que sous un climat sec. En France, son usage, très répandu autrefois dans la région méridionale, tend à en disparaître.
DÉPIQUER (A-^ — du préf. priv. dé, et de i^pî) v. a. Agric. Oiférer le dépiquage de : Dépiquer du froment, du seigle.
— Jardin. Sortir de terre une jeune plante venue de graine, afin do la replanter ailleurs.
Se dépiquer, v. pr. Etre dépiqué : Les céréales se dépiquent encore dans les départements du midi de la France.
DÉPIQUER [ké — du préf. priv. dé, et de piquer) v. a. Défaire les piciûres de : Dépiqukr une courtepointe.
— Fig. Faire q^u'on ne soit plus piqué, fâché; consoler. (Peu us.) Il Désaflectionner, détacher. (Vieux.)
Se dépiquer, v. i-r. Etre dégarni de ses piqûres.
— Fig. Se défâcher, revenir de sa mauvaise humeur. il Se détacher de. ("Vieux.)
DÉPIQUEUR [keur'), EUSE n. Personne ou animal employé au dépiquage des grains, n Adjectiv. : Ouvriers dépiqueurs.
DÉPISTER {slé — du préf. priv. dé, bt de piste) v. a. Chass. Découvrir, suivre la piste d'une pièce de gibier quelconque : Dépister un lièvi'e. il Faire perdre la piste, la trace à un chien qii' poursuit une pièce de gibier. (On dit alors que le chien est eîi défaut.)
— Fig. Découvrir dans sa retraite : Dépister un débiteur. Il Dévoyer, mettre en défaut : Dêpj&tkr ses créanciers.
DÉPISTEUR (steur'), EUSE n. Personne qui dépiste : Un DHPiSTEUR de curiosités.
DÉPIT [pi — du lat. despectus, mépris) n. m. Chagrin mêlé d'impatience, et môme d'un peu de colère : Avoir, Concevoir, Ressentir du dépit.
— Loc. div. £'n dépit de, Malgré la volonté ou le vœu de : Faire une chose en dépit de quelqu'un, des ordres de quelqu'un. \\ Nonobstant, malgré les obstacles opposés par : Nous serons heureux en dépit du sort. (J.-J. Rouss.)
\\ L'n dépit du sens commun, En dépit du bon sens. Contre le bcjn goftt ou la raison, u Fn dépit que j'en aie, que vous en ayez, qu'il en ait. Se disaient autrefois, et se disent parfois encore par archaïsme, pour Malgré que j'en aie, que vous en ayez, qu'il eu ait.
— Syn. Dépit, colère, courroux, etc. V. coLèRE, Dépit amoureux (le), comédie en cinq actes, de Molière, représentée d'abord â Béziers, devant les états, en 1G5G, ensuite à Paris, sur le théâtre du Petit-Bourbon, en 1658.— Deuxjeunos gens, Eraste et Valère, courtisent la fille d'Albert, Lucilo, dontlo cœur penche vers le premier. Erasto apprend de Mascarille, le valet do son rival, que, depuis trois jours, Lucilo et Valère sont unis par un lien secret. Dans sa fureur, Erasto charge Marinette, la servante do Lucilo, d'annoncer à sa trompeuse maîtresse que tout est rompu entre eux. Gros- René, le valet d'Eraste, se brouille également avec Marinette. Sans suivre cet imbroglio à l'italienne dans tous ses détails, nous passerons au dénouement qui explique tout. C'est Ascagne, une sœur do Lucile, jusque-là dissimulée sous des véiomcuis
d'homme, qui s'est unie secrètement à Valère, alors que celui-ci se croit l'époux de Lucile. Valère se console vite de sa mésaventure en se trouvant l'époux dune femme charmante, et abandonne volontiers à son rival Eraste la main de Lucile. Gros-René et Marinette continuent à suivre l'exemple de leurs maîtres, et se marient.
Deux scènes originales, celle de la brouillerie des deux amants, situation que Molière a reprise lui môme dans le Tartufe et dans le Bourgeois gentilhomme, et celle du valet avec la suivante, offrent une situation de cœur toujours vraie, toujours jeune. Lucile, l'héroïne, commence la galerie de ces filles de Molière, aussi sages que belles, sincères et bien élevées, dont les suivantes ont le propos vif et délibéré. Rien n'est plus comique que la tirade où Gros- René, transformé tout à coup en pnilosophe de la première force, fait de la femme un portrait dont il ne peut se tirer. Le sujet du Dépit amoureux est emprunté à l'Intéressé, de Nicolo Secchi. L'auteur italien a fourni â Molière le fond du sujet ; le roman invraisemblable de la naissance et de la supposition d'Ascagne, son mariage secret moins croyable encore, enfin, tout ce qui complique l'intrigue de cette comédie. Riccoboni et Cailhava prétendent que la scène du dépit est elle-même empruntée à un canevas italien intitulé : gli Sdeqni amorosi (les Dépits amoureux). Voltaire se borne à dire que l'idée de ce tableau charmant est empruntée à l'ode d'Horace : Donec gratus eram tibi. Le Dépit amoureux a été souvent arrangé, abrégé et joué en trois ou deux actes, ou même en un acte,
DÉPIT (pi), ITE adj. Qui a du dépit. (Vieux.)
DÉPITER (rad. dépit) v. a. Mépriser. (Vieux.) u Dépiter quelqu'un de quelque chose. Le regarder comme incapable de quelque chose. (Vieux.) u Auj. Donner, causer du dépit à : Dépiter un enfant, une femme.
Se dépiter, v. pr. Prendre en dépit, se fâcher, il Fam. Se dépiter contre soiï ventre. Se priver de manger par dépit, par mauvaise humeur. (On dit plus ordinairement bouder
CONTRE son ventre.)
DÉPITEUX {teû), EUSE adj. Qui a du dépit. (Vieux.)
— Oiseau dépiteux. En T. de fauconn.. Oiseau qui ne veut pas revenir quand il ar perdu ou lâché sa proie.
DÉPIVOTER (du préf. dé, et de pivot) v. a. Couper le pivot d'une racine.
DÉPLACEMENT (man) n, m. Action de déplacer, do changer de lieu; résultat de cette action : Le déplacement d'u7i mobilier, il Action d'une personne qui se déplace, qui se transporte d'un lieu dans un autre : Payer les frais de déplacement des experts.
— Changement de place, de fonctions, mouvement dans un personnel administratif ; De grands déplacements datis la magistrature.
— Fig. Trouble apporté dans l'ordre naturel ou existant : Toute invention nouvelle cause de grands déplacements dans l'industrie.
— Mar. Déplacement d'un navire. Volume d'eau déplacé par la carène, u Déplacement lège. Poids de la coque et des accessoires. Il Déplacement en charge, Poids du navire avec ses approvisionnements, son chargement.
— Techn. Méthode de déplacement. Méthode particulière, employée pour entraîner, en faisant usage d'un liquide approprié, les principes actifs que contient un corps solide et qui sont solubles dans ce liquide.
— Véner. Etre en déplacement de chasse à... Se dit d'un veneur qui a conduit avec lui dans une contrée son équipage composé de piqueurs, valets de limiers, chevaux et chiens. (Ce terme ne s'applique absolument qu'à la chasse à courre, et sjus-entend un séjour de quelque durée.)
— Encycl. Techn. La méthode de déplacement (ut d'abord une opération purement pharmaceutique ; mais l'industrie s'en est emparée. C'est une opération qui se rapproche assez de la lixiviation.
Après avoir réduit en poudre la matière que l'on veut traiter, on la met dans un vase ouvert ou fermé, suivant que le liquide enijiloyé n'est pas volatil comme l'eau, ou volatil comme 1 ether, l'alcool, etc. Cette poudre est tassée convenablement, pour ne pas offrir de voie trop facile au liquide. On verse peu à peu, sur la substance, le liquide destiné à l'épuiser de ses principes solubles, en le faisant s'écouler, par la partie intérieure du vase, dans un second récipient, jusquà ce qu'enfin ce liquide s'échappe sans s'être chargé de matières extractives. Quand l'opération se fait à la température de l'ébullition, on emploie des appareils spéciaux appelés digesteurs.
La méthode de déplacement est, de nos jours, fort employée pour obtenir des solutions très concentrées devant servir à la préparation des extraits.
DÉPLACER {sé — du préf. priv. dé, et de place. Prend une cédille sous le c devant un a et un o : Nous déplaçons. Il déplaça) v. a. Transporter d'une place dans une autre : Déplacer des livres, il Faire changer de place; prendre la place de : Nouveau locataire gui en déplace un ancien. \\ Oter son emploi â quelqu'un, avec ou sans compensation : DÉPLACER un sous-préfet.
— Fig. Donner un autre sens, une autre direction à : DÉPLACER un point de vue. il Détourner, éloigner du but ou du point de départ : Déplacer la question.
— Comm. et écon. soc. Déplacer des rnarchayidises, Les transporter ailleurs pour les vendre à de meilleures conditions. Il Déplacer les richesses. Créer de nouveaux moyens de production au détriment d'autres moyens ayant le même genre d'utilité.
Déplacé, ée part. pass. du v. Déplacer.
— Qui n'est pas à sa place, qui no doit pas 6tre dans un certain lieu ou dans une certaine société : Uîie femme est toujours DÉPLACÉE duus les endroits où les hommes soJit 7'éunis. (Balz.)
— Fig. Qui ne convient pas, qui est hors de propos dans certaines circonstances données : Un mot déplacé. Un luxe déplacé.
— Bot. Beaucoup d'organes dans les plantes sont déplacés de leur position normale par des accroissements inégaux, des soulèvements, etc.
— Comm. Papier déplacé ou substantiv. Déplacé, Effet do commerce payable dans d'autres villes que celles où la Banque do France a des succursales, et surtout Effet payable dans une petite localité oii le recouvrement est difficile et coûteux.
Se déplacer, v. pr. Changer de place, de lieu, do demeure. Il S'ûter mutuellement son emploi : L'histoire d'une révolution est celle d'ainbilieux qui se déplacent. (Boiste.)
— Fig. Prendre une autre direction, agir dans un autre sons : Le prnf/rés ne disparnît Jamais ; mais il sii uki'LAci-: souvent. (L. Napoléon.)
DÉPLAIRE {plih'' — du préf. priv. di'-, ot do vlaife. So conjugue comme co dernier) v. n. Etre désagréable, en parlant dos personnes et des choses; provoquer la désapprobation : // faut inspirer aux oifajits «oh le d<hir de plaire, mais la crainte de dkplaire. (M™» Neckor.) il Causer du déplaisir, du chagrin, do la peine : L'ami véritable est celui qui ne craint pas de nous déplaikii: pour nous éclairer. (La Hochof.-Doud.)
— N'en déplaise ou Ne déplaise à, Malgré, en dépit do : Travailler et ynanger, c'est, n en déplaise aux écrivains artistes, la seule fin apparente de l'homme, (Proudh.)
— IniporsoLiuoll. ; Il "te déplaît de...
Se clepla.ire, v. pr. Ne pas so trouver bien, s'onnuyer : Se DÊPLAmE à la campagne. Il Ne pas prendre plaisir : Se DÉPLAIRE à la conversation de quelqu'un. Il No pas réussir, ne pas prospérer : L'olivier se déplaît dans les terrains sahlonncux. (A. Hugo.) — Par plaisant. No pas so rencontrer ou no pas séjourner : il est bien prouvé que les billets de banque se déplaisent dans certains portefeuilles. Il No pas se plaire à soi-même, être mécontent de sa personne ou de ses qualités, il Etre désagréable l'un à l'autre.
— Gramm. Comme verbe neutre, déplaire so conjugue avec l'auxiliaire avoir. Comme verbe rélléchi, il prend nécessairement l'auxiliaire être; mais le participe déplu est invariable dans tous les cas : Elle ne voulut pas l'ester dans cette maison, elle s'y était trop déplu.
DÉPLAISAMMENT (plè-za-man) adv. D'une manière déplaisante, désagréable.
DÉPLAISANCE {plè-zanss) n. f. Eloi^nement , répugnance, dégoût : On prend oientât en deplaisance 'ceux dont le bonheur est trop cher pour eux et pour les autres. (M""» Necker.}iiDésagrément, chose déplaisante, ennuyeuse : Quelle DÉPLAISANCE d'être obligé, comme les plus vils des animaux, de manger et de boire, de recommencer tous les Jours ! (Proudh.)
DÉPLAISANT {plè-zan), ANTE adj. Qui est désagréable, fâcheux, en parlant des personnes et des choses : Manières DÉPLAISANTES. Pour ne pas être trompé, il ne faut faire d'affaires qu'avec les gens déplaisants. (Fr. Soulié.)
— Stn. Déplaisant, malplaisant. Déplaisant exprime formellement l'action de déplaire; malplaisant peut, à la rigueur, ne signifier que le défaut d'être peu agréable, do ne pas plaire assez. De plus, malplaisant se rapporte toujours à la forme, à l'état matériel des choses, tandis que déplaisant s'emploie souvent par rapport aux convenances morales, aux défauts du caractère.
— Anton. Agréable, attrayant, charmant, engageant, plaisant, ragoûtant.
DÉPLAISIR {plè-zir — du préf. priv. dé, et de plaisir) n. m. Sentiment pénible, contrariété, chagrin : Causer, Eprouver un déplaisir.
— Syn. Déplaisir, mécontentement. Le déplaisir peut venir des choses ou des personnes ; le mécontentement vient toujours des personnes. Le déplaisir causé par des personnes est un sentiment pénible, rien de plus. Le mécontentement suppose ordinairement une espérance frustrée.
— Anton. Aise, contentement, joie, jubilation, plaisir, ravissement, satisfaction.
DÉPLANCHER (du préf. priv. rft^ etde p^rtncAiî) v. a. Oter, enlever les planches de : Déplancheb un grenier, un hangar.
Se dépiancher, v. pr. Etre, devenir déplanché.
Deplanches (Jean), sieur du Chastelier, poète français, né à Nouaillé, dans le Poitou, vers le milieu du xvi« siècle, mort vers 1610. Entré dans les ordres, il devint prieur do Comblé et sous-chantre de Sainto-Radogonde, composa quelques opuscules galants et mit en quatrains les Psaumes do David. Son principal ouvrage est un poômo en stances, intitulé le Misogyne ou la Haine des femmes. Son neveu, Bornier de La Brousse, a rassemblé tout ce qu'il a écrit sous le titre de : Recueil des œuvres poétiques de Deplanches (1612).
DÉPLANER {du lat. displanare, môme sens) v. a. Aplanir, unir. (Vieux.) il Dans le langage de Fourior, Retirer, faire sortir de son plan : Déplaneh un astre.
DE PLANO (du lat. de, de, et planus, plan) loc. adv. Aisément, sans difficulté, comme on marche sur un endroit plan ot uni.
— En T. de dr., Tout de suite, sans jugement : Il a obtenu gain de cause de plano.
DÉPLANTAGE (taj'] n. m. Action do déplanter, il On dit
plus urduiaironiont déplantation.
DÉPLANTATION {si-on) n. f. Action do déplanter : La DEPLANTATION d'un arbrc, d'un arbuste.
— Encycl. On déplante quand la végétation est inactivo ou pou active, c'est-à-dire en hiver ou pondant le jdein été. Les déplantations sont opérées en été, à la lin ou mieux au commencement du jour : pendant r^u'on la transporte, la plante est préservée d'une évaporation trop active (s'il est nécessaire, on l'onveloppo de paille ou do mousse); après sa mise en place, elle est arrosée copieusement. Los déplantations d'hiver sont préférables : on les exécute quand la température est douce. Les arbres résineux sont déplantés au printemps, quand ils possèdent leurs anciennes fouilles.
Dans tous les cas, il faut éviter avec soin do mutiler les racines, do briser !es radicelles. Lorsqu'il s'agit d'un arbro, on laisse autant que possible la masse dos racines principales emprisonnée dans un bloc do terro.
DÉPLANTER (du préf. priv. dé, et de planter) V. a. Oter do terro pour planter ailleurs : Déplanter un arbre, il Enlever, arracher les arbres, les plantes do : DÉPLANTER UH jardin, un bosquet, ii Arracher de terro : Déplanter un échalas, une tente. \\ Fig. Arracher à son milieu, dépayser : Déplanter un
Campai/niird.
Se déplanter, v. pr. Etre déplantô.
— Anton. Planter, replanter.
DÉPLANTEUR n. m. Celui qui déplante dos arbres, (l'on usité.)
DÉPLANTOIR ito-ar' ~ rad. déplanter) n. m. Outil Korvant ù. lover les plantes sans oudomniagor lo^^ ractno.s.
DÉPI^TRAGE {traj') n. m. Action do déplâtrer, d'ôter le plàtrii : L<: déi'LÀtrage d'un plafond. Il Elimination du plàno ou sulfate do cliaux ajouté au vin.
DÉPLÂTRER (du préf. priv. dé, et do plâtrer) v. a. Otor, enlever le plîUro do : Déplâtrer un mur.
— Fig. Mettre ù découvert, mettre à nu, démasquer : Déplàtukr les vices, l'hypocrisie de quelqu'un. (Peu usité.)
— Anton. Replâtrer.
DÉPLÉTIF, IVE (du lat. dcplcre, supin depletum, vider) adj. Med. gui [)ruduit ladéplétion : Evacuation déplétive.
DÉPLÉTION {si'07i — rad. déplétif) n. f. Méd. Diminution ou suppression de la réplétion, de rengorgomont.
DÉPLI n. m. Etat do ce qui est déplié.
DÉPLIANT [pli-an] n. m. Feuille d'images ou album qui se drphe.
DÉPLIER (du préf. priv. dé, et déplier. — Prend deux i de suite aux doux prcm. pors. plur. de l'imparf. do Tind. ot du prés, du subj. : Nous dépliions. Que vous dépliiez) v. a. Etendre, ouvrir ce qui était plié : DÉPLiiiR des étoffes, sa serviette.
— Fig. Ouvrir, laisser pénétrer : Déplier son secret, son cœur. (Peu usité.)
— Vén. Déplier le trait du limier. So dit lorsqu'on allonge pou à peu le trait ou corde do crin tenant à la botte du limier.
Se déplieP, v. pr. Etre, devenir déplié. Déplié, ée part. pass. du v. Déplier,
— n. m. Le déplié. Se dit, dans les magasins de nouveautés, pour désigner toutes les étotfes, vêtements, etc., dépliés dans la journée et qu'on remet en place le soir.
— Fig. Se dérouler, s'ouvrir, so laisser pénétrer.
— Anton. Plier, replier.
DÉPLISSAGE {pli-saj') n. m. Action de déplisser.
DÉPLISSER {plî-sé — du préf. priv. dé, et de plisser'^ v. a. Défaire les plis do ; Déplisser U7ie robe. Ce n est qu assez avant dans la nuit que les volubilis déplissent leurs fleurs. (A. Karr.)
Se déplisser, v. pr. Etre déplissé, perdre ses plis.
— Anton. Plisser, replisser.
DÉPLOIEMENT ou DÉPLOÎMENT (ph-a-man) n. m. Action do déployer; état de ce qui est déployé : Le déploiement d'une pièce d'étoffe.
— Par ext. Etendue, suite développée : Le Pérou possède sur le Pacifique un très beau déploikment de côtes.
Rien n'est beau sur la terre, en spectacles féconde, Comme le déploiement d'une campagne blonde.
A. Barbier.
— Fig. Emploi, étalage, exhibition, développement de moyens : Déploiement d'éloquence, de richesses.
— Encycl. Milit. Le déploiement est une manœuvre par laquelle on passe de Vordre en colonne (ordre de marche) à Vordre en bataille (ordre de combat). C'est surtout en vue de rendre le déploiement aussi prompt que possible et susceptible de s'elfectuer simplement, dans une direction quelconque, que sont conçus tous les dispositifs et tous les règlements de manœuvres. C'est pour cela qu'outre l'ordre simplement en colonne, on a imaginé l'ordre en ligne de colonnes, qui se compose d'un certain nombre de colonnes marchant parallèlement les unes aux autres à intervalles de déploiement, ou se rapprochant, se resserrant parfois en masse quand le terrain ou d'autres considérations l'exigent. En réalité, le passage successif do la masse à la ligne de colonnes, puis de celle-ci à Vordre en bataille, est une manière de graduer le déploiement, qui permet do l'effectuer lo plus vite possible, au dernier moment, tout en restant, aussi longtemps que faire se peut, dans uno formation qui facilite la marche sans être trop vulnérable aux coups do l'ennemi.
DÉPLOMBAGE (plon-baj') n. ni. Action d'enlever le plomb do. Il Action de déplomber uno dent.
DÉPLOMBER (plon-bê — du préf prîv. dé, et de plomber) V. a. Enlever les plombs apposés sur des ballots, des caisses, des sacs, etc. il Dégarnir uno dont précédemment obturée.
DÉPLORABLE adj. Qui mérite d'étro déploré, qui est extrêmement regrettable i Evénement déplorable. Habitudes déplorables.
— Poétiq. Digne do pitié, en parlant d'une personne : Déplorable victime.
— Syn. Déplorable, lamentable, pitoyable. Co qui est déplorable paraît tel aux yeux de la raison; l'esprit aperçoit les motifs pour lesquels il déplore, c'osl-à-dire il roRrotte, il condamne, il trouve fâcheux. Ce qui ast lamentable excite à un haut point la sensibilité )us(|u';\ arracher des plaintes et dos cris. Pitogable est plus faible ipio les doux autres mots ; il signitie simplement « digne de pitié » -
DÉPLORABLEMENT adv. D'une manière déplorable. DÉFLORATION [si-on — rad. déplorer") n. f. Lamentation, manifestation do regrets, de douleur. [Vieux.]
— Littér. Nom qu'on donnait, au moyen âge, à un genre de poésie analogue à la complainte.
DÉPLORER (lat. dcplorare; dU préf. de, et do plorare, pleurer) v. a. Trouver mauvais, regretter, faire des plaintes sur : Déplorer les actes du gouvernement, la mort aun ami.
Poétiq. Prendre en pitié, en parlant dos personnes :
InrortunOa tous deux, daignez qu'on \o\n déplore.
Uacinb.
Se déplorer, v. pr. Etre déploré, regretté, ii Pleurer sur soi-même. (Vieux.)
DÉPLOYER [plo-a-iê — du préf. priv. dé, ot do ployer. Se coiijuu'ue comme ce dernier) v. a. Etendre, développer, en parlant d'un objet qui était ployé : Déployer ses ailes, les voiles.
— Fig. Développer, manifester, faire usago do : Déployer toute son éloquence, il Montrer, étaler, faire parade de : DÉPLOYER un grand luxe»
— poétiq. ot par métaphore ; La nuit déploir ses voiles. Il Déph'/er l'étendard de la révolte, So révolter.
— Fain. Péplot/er lesjajnbes. S'enfuir, prendre sa course.
— Art milit. î*'airo occuper un plus vasto espace, faire prendre l'ordre do bataille A : Déployer une armée.
— Mar. Déployer le pavillon, Lo laisser flotter au vont. - Véiier. Syn. de dkplikr.
Déployé, ée part. i)ass. du v. Déployer.
h'nsriunes déplin/érs, A enseignes déployées. Dans uno I yuorroouverto-.CumùanrfENSEiGNESDÊPLOYÉBS. il Agorgc
DEPLAIRE — DEPONTAN
déployée, Démesurément, sans retenu© : Itire A. gorge
Dl'U'LOYÉK.
Se déployer, v. pr. Etre, devenir déployé, étalé. iiS'étendre, so développer, occuper un espace plus vasto. il Montrer sa vasto étendue.
— Fig. So montrer, so manifester.
— Mar. So briser ot s'épandre, on parlant do la mer lorsqu'elle rencontre un obstacle.
— Anton. Ployer, reployer.
DÉPLUMER (du préf. pnv. dé, et do plume) v. a. Arraclicr les plumes do : Déi'Lumkr un canard, toi potdet. Il On dit plus ordinairement plumeh.
— Fam. Faire perdre les cheveux ù. : Les excès déplument le crâne.
— Fij?. Di:'pouiIlor : Déplumer un gogo.
Se déplumer, v. pr. S'arracher les plumes, il Perdre ses plumes. Il Fam. Devenir chauve. — Perdre ses forces, son argent, etc.
— Anton. Emplumer, remplumer,
DÉPOCHER (du préf. priv. dé, ot de poche) v. a. Fam. Oter, tirer do sa poche, débourser ; Dépocher vingt fi'aiics.
— Anton. Empocher.
DÉPOÉTISER (du préf. priv. dé, et do poétiser) v. a. Oter, faire perdre le caractère poétique à : Les mœurs actuelles dépoétisent la femme.
DÉPOINTAGE [pou-in-taj'] n. m. Action de dépointer : Le dépointage d'une pièce d'étoffe.
— Encycl. Dans les métiers à filer appelés mule-jenny et self-acting, le dépointage est la période do mouvement suivant la torsion et précédant lo rcnvidage. Le dépointage s'exécute à la main quand on fait usage du mulejenny; il se fait automatiquement avec lo self-acting. Pendant cette période de mouvement, les broches tournent en sens inverse, afin de dérouler lo fil envidé jusqu'à, la partie supérieure de la broche.
DÉPOINTEMENT (/)ou-in, man — rad. dépointer) n. m. Dr. oout. En Picardie, Eviction, sans indemnité, d'un fermier qui n"a pas rempli les conditions du bail ou les obligations imposées par la coutume.
DÉPOINTER (pou-in — du préf. priv. dé, et do point) V. a. Techu. Couper les points qui retiennent une pièce d'étoffe pliée : Dépointer une pièce pour la juontrer aux clieJïts.
— Artill. Dépointer une pièce, La déplacer de sa position de pointage.
— Dr. coût. En Picardie, Evincer un fermier par dépointement.
— Filât. Opérer le dépointage, soit à la main avec lo mule-jenny, ou automatiquement en faisant usage du métier self-acting.
DÉPOINTEUR ipou-iyi) n. m. Dr. coût. Propriétaire qui dépeinte son fermier.
T)ÉPOLARISANT (zan), ANTE adj. Qui dépolarise.
DÉPOLARISATION {si-on — rad. dépulariser) n. f. Physiq. Action de détruire la polarisation : La dépolarisation de la lumière.
— Electr. Opération consistant à empêcher l'adhérence des bulles d'hydrogène sur les électrodes de pile ou d'électrolyte.
— Encycl. Electr. La dépolarisation peut être obtenue: 1» par un procédé mécanique, tel que l'agitation du liquide par un courant d'air ou l'agitation des électrodes elles-mêmes; 2" par un procédé physique; par exemple, en rendant l'électrode rugueuse par une couche de mousse de platine (pile Smée); 3' par un procédé chimique; par exemple, en absorbant l'hydrogène au fur et à mesure de sa production par des corps oxydants, tels que l'acide azotujue. les chromâtes {pile au bichromate); A" par un procédé électro-chimique; par exemple, en mettant l'électrode dans une dissolution d'un do ses sels, on peut s'arranger de façon qu'il v ait dépôt do métal au lieu de bulles d'hydrogène aux endVoits où le courant quitte lo liquide (piles Daniell, Clark)-
DÉPOLARISER (du préf. priv. dé, ot de polariser) v. a. Phvsiq. Détruire, faire cesser l'état do polarisation : DÉ- POi^ARiSER un faisceau lumineux.
— Electr. Effectuer la dépolarisation.
DÉPOLIR (du préf. priv. dé, et de poli/') v. a. Oter, détruire le poli do : DÉPOLIR une vitre. Tous les acides oÊvoiASSENT facile jnent le tnarbre.
Dépoli, le part. pass. du v. Dépolir.
— n. m. Etat de co qui est dépoli : Le dépoli d'unveiTC. Se dépolir, v. pr. Perdre son poli.
DÉPOLISSAGE {li-saj')n. m. Action de dépolir uno glace.
uno surface métallique, pour en enlever la transparence ou lo poli. Il On dit quelquefois dépolissiîment.
— Encycl. On fait subir lo dépolissage principalement au vorro ou au cristal, pour leur enlever leur transparence, tout en les laissant translucides. Lo dépolissage des objets plats, comme les glacos ou les vitres, s'opérait autrefois au moyen do l'émeri on poudre. Aujourd'hui, on obtient des résultats identiques et beaucouo plus rapides ou exposant ces objets aux vapeurs do l'aciuo lluorbydriquo.
Pour dépolir les globes do lampo intérieurement, on introduit dans chaque globo un mélange do sable quartzeux, do gravier et d'eau, et, après en avoir bouche hermétiquement les ouvertures, on les dispose dans une caisse, en les emballant soigneusement dans de la paille. La caisse est munie latéralement do tourillons au moyen desquels on lui fait exécuter un mouvement do rotation prolongé ; dans les boules de vorro ainsi roulées, ïo sablo et lo gravier frottont contiuuoilomout ot oxôcutont lo aôpolissage.
DÉPOLISSEMENT n. m. Techn. V. DÉPOLISSAGE.
DÉPOLISSEUR {liseur'), EUSE n. Personne qui dépolit.
DÉPONENT [tian), ENTE [du lat. deponcns, qui quittO] adj. Gramm. So dit do certains verbes latins qui ont la forme passive ot la signillcation active, comme tniror, j'admire. (On les a ainsi nommés parce qu'ils semblent avoir déposé, pour ainsi dire, lo sens passif qu'ils avaient primitivement, pour no conserver que lo sens actil.)
DEPONTAN (du lat. depontanus ; du priv. de, ot pons. pintis. pont; proprem. exclu des ponts) n. m. Nom donné, a Komo, aux citoyens sexagénaires A qui leur flgo enlevait lo droit de voter, et qui, par conséquent, ne pussaiout plus lo pont pour alïor aux oomicos.
DÉPONTILLAGE