‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 644 sur 870 · DESCARTES — DESCENTE · texte numérisé non relu

DESCARTES — DESCENTE

Vendôme, le lendemain du jour où en fut desconduo la statue du vainqueur d'Austorlitz. V. élever.

Et monté sur le faîte, il aspire à descendre. Vers do Corneille dans sa tragédie do Cinna. V. aspirer. Descendu, ue part. pass. du v. Descendre.

— Substantiv. au masc. Moment oi\ l'on descend : Au descendu des carrosses. (Chateaubr.) [Peu

usité.]

DESCENSEUR (dé-san — rad. descendre) n. m. Appareil au moyen duquel, par suite de son fonctionnement automatique, par l'eau ou l'électricité, il est possible do descendre d'un étage à. l'autre sans faire usage de l'escalier. Il Descenseur à spirale. Appareil de sauvetage constitué par uno longue corde s'enroulanl en spirale dans un manchon métallique massif, muni d'un crochet sur lo côté, crochet auquel s'attache la personne surprise parl'incondio, ou, aussi, le sauveteur. (Grâce à. l'enroulement particulier do la corde, la descente se fait aussi lentement qu'on le veut.)

DESCENSION {dé-saîi-si-on — lat. dcscensio; de descendere, descendre) n. f. Astron. Descenscur. Syn. de ascension. (Ne s'emploie plus.) il Descension droite, Syn. de ascension droite, il Descension oblique, Syn. de ascension oblique.

— Balistiq. Courbe que trace le projectile dans sa descente, à partir de son plus haut point d'élévation.

DESCENSIONNEL, ELLE [dé-san-si-o-nèV —rad. descension) adj. Techn. Qui a ou produit un mouvement de haut en bas : Vitesse descensionnelle.

— Astron. Différence descensionnelle. Différence qui existe entre la descension droite et la descension oblique d'un astre. Syn. de différence ascensionnelle.

DESCENSUM [dè-sin-som' — du lat. descensus, descendu) n. m. Chim. anc. Sorte de distillation, que l'on pratiquait eu plaçant le foyer au-dessus du liquide à distiller.

DESCENTE {dè-sanf — lat. descerisus; de descendere, descendre) n. f. Action d'aller d'un point élevé à un autre plus bas : La descente d'Enée aux enfers. La descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Opérer wie descente dans utie mine. H Action d'abaisser une chose, de la porter en bas : La descente d'une statue. — Fig. Action de déchoir : Elévation présomptueuse suivie d'une descente cruelle. (Boss.)

— Pente, inclinaison, chemin incliné ; Les cyclistes aiment les descentes douces.

— Action de mettre pied à terre : Chercher un endroit favorable pour opérer sa descente.

— Invasion, irruption à main armée dans un pays. (Se dit spécialement dune force navale qui tente un coup de main en débarquant sur la côte des hommes armés) : Les Normands firent plusieurs descentes en Neusti'ie.

— Descente de lit. Tapis, fourrure, que l'on place le long d'un lit, pour poser les pieds dessus quand on se lève. Il Pop. Habituée des prisons, prostituée, il i)esce»i(e de gosier. Soif insatiable.

— Archit. Voûte inclinée par rapport au plan horizontal, droite ou biaise, selon qu'elle rencontre une autre voûte perpendiculairement à son axe, ou qu'elle fait avec celui-ci un angle plus petit que 90°. (La descente en tour roïide est la rencontre d'une voûte inclinée avec une tour ronde; elle peut être, comme la précédente, droite ou biaise.)

!1 Tuyau de descente, Tuyau destiné à recevoir et conduire en un endroit voulu les eaux de pluie ou les eaux ménagères. Il Rampe d'escalier, il Voûte rampante sous laquelle on loge l'escalier, ii Poterie ou chausse d'aisances.

— Art milit. Descente de chemin couvert. Communication que, dans la guerre de siège régulière, l'assiégant doit établir pour descendre sur le terre-plein du chemin couvert après l'avoir couronné, quand il se trouve obligé d'établir ses batteries do broche sur ce terre-plein, n Descente de fossé. Galerie souterraine (pie creuse l'assiégeant pour descendre du chemin couvert dans le fossé de la place assiégée, pour donner l'assaut à la brèche, ou même pour escalader colle-ci pied ù pied. (Les puissants explosifs modernes permettront, à l'avenir, do faire sauter la portion de contrescarpe située en face de la brèche, et d'atteindre celle-ci plus rapidement que par la construction d'une galerie souterraine.)

— B.-arts. Descente de croix, Sujet qui représente le moment où -Jésus fut détaché et descendu do la croix pour être mis au tombeau.

— Dr. Descente de justice, de police, sur les lieux. Opération de justice par laquelle des juges ou des ofliciers de police judiciaire se transportent on un lieu déterminé, pour y procéder à une enquête ou à une expertise.

— Fauconn. Action du faucon qui so précipite sur l'oiseau ou l'animal chassé par lui pour l'assonimor.

— Géom. Ligne de la plus courte descente. Courbe que doit décrire, pour arriver dans lo moindre temps possible, d'un point à un autre, un corps abandonné à la soûle action do sa pesanteur, il On l'appelle aussi nRAciivsTociiRONE.

— Manèg. Descente de inain. Mouvement exécuté avec la main droite c\U0 l'on fait glisser lo long dos rênes jusqu'au bouton, ahn do s'assurer que ces rênes sont égales.

— Min. Syn. do descendkrie. V. ce mot.

— Pathol. Nom vulgaire des hornios : En laissant pleurer les enfants, on teuv fait gagner des descentes. (J.-J. Kouss.) Il Descente de matrice.

Chute do la matrice vers la vulve.

— Techn. Descente de bouvet. Accessoire de l'outil do menuisier appelé bouvet et qui sort i

Dc&ccntcs de bouvet : 1. A T ; 3. A pompe.

pousser les moulures. (Il existe divers types do descente ; les plus employés sont : la descente à T ot la descente à pompe.)

— Anton. Ascension, montée.

— Encycl. Dr. Descente sur les lieux. I. En procédure civile, on entend par « descente sur los lieux» lo transport d'un juge à l'endroit où est situé l'objet litigieux, pour inspecter ot étudier personnollomont son état et fournir au tribunal des rensoignemonts utiles à la cause.

La descente sur les lieux fait l'objet dos articles 295 :\ HOl du Code <lo procédure civile.

Lo transport du jugo ost ordonné par lo tribunal, soit

DESCEPTRER — DESCHANEL

d'office, soit sur la réquisition de l'une ou l'autre des parties; mais, si la matiôre n'exige qu'un simple rapport d'expert, la descente sur les lieux ne peut être ordonnée que sur la réquisition des parties.

Le juge désigné par le tribunal procède à l'examen, assisté de son grefrier et en présence des parties intéressées, ou elles sont dûment appelées. Procès-verbal de la visite est dressé sur les lieux mêmes, puis déposé au greffe. L'une des parties en signifie copie à son adversaire. La partie qui requiert la descente doit faire l'avance des frais de transport et les consigner au greffe.

IL En procédure criminelle, la descente sur les lieux (plus spécialement désignée, eu ce cas, sous le nom de « transport de justice » ou «transport criminel"), intervient, surtout au cas de crimes graves, lorsque la connaissance des lieux est nécessaire.

Quand le juge d'instruction se transporte sur les lieux, il doit être accompagné du procureur de la République (C. instr. crim.. art. "62); mais, au cas de flagrant délit, le procureur de la République se transporte seul sur les lieux (C. instr. crim., art. 32).

C'est dans ses articles 32 à 39, 43 et 44, que le Code d'instruction criminelle trace les règles à suivre pour les constatations sur les lieux. Le transport sur les lieux, lorsqu'il est motivé par une infraction flagrante, constitue 1 une des rares circonstances où, par exception, le magistrat instructeur a le droit de s'alfranchir des limitations de pouvoir que, à l'occasion de la première comparution de l'inculpé devant lui, lui impose l'article 3 de la loi du 8 décembre 1897 sur l'instruction judiciaire.

Descente du Saint-Esprit (la), tableau de Lebrun, souvent dénommé la Pentecôte (Louvre). — La Vierge, entourée des saintes femmes, est à genoux; le Saint-Esprit plane au-dessus d'elle, sous forme de colombe. Des langues de feu descendent sur les apôtres et sur les disciples, groupés au bas de l'estrade. On sait que le peintre s'est représenté sous la figure de l'un des disciples, vêtu d'un manteau bleu et placé dans l'angle à gauche. Une Descente du Saint-Esprit ou la Pentecôte, par Rubens, est au musée de Munich. Le musée de Berlin renferme une Descetite du Saint-Esprit, par '\'an Dyck. Une tapisserie représentant la Descente du Saint-Esprit, exécutée à Arras d'après un carton de Raphaël, est au musée du Vatican.

Descente de croix. Se groupent sous ce titre les compositions dans lesquelles Joseph d'Arimalhie et Nicodème sont représentés détachant de la croix le corps du Christ,

Sour le déposer dans le sépulcre. La plus célèbre des descentes de croix est celle de Rubens qui décore la cathédrale d'Anvers. Le musée d'Anvers possède une petite Descente de croix qui passe pour être une répétition de la grande peinture. Le musée de Lille possède une autre Descente de croix de Rubens, qui fut peinte pour l'églisG

Descente de croix, d'après Rubens.

des capucins de cette ville. L'Ecole flamande revendique à bon droit comme un chof-d'œuvro la Descente de croix do Roger Van der Wcydon, au musée de Madrid. Citons aussi la Descente de croix de Van Mol, élève de Rubens, qui est au Louvre.

La Descente de croix ou le Christ détaché de la croix, de Rembrandt (1633), au musée do Munich, la plus belle des compositions oui appartienne à l'Ecole hollandaise.

Nombreux sont les maîtres des écoles d'Italie qui ont peint des Descentes de croix; celle de Daniel de Volterre, à l'église de la Trînité-des-Monts, à Rome, est la plus célèbre. Rappelons le tableau du Soddoma. dans l'église de Saint-Franriois, à Sienne. On doit signaler encore deux tableaux de Barocho, à Pérouse et à Sinigaglia.

Parmi les peintres français qui ont traité ce sujet, il faut placer en première ligne Losuour : son œuvre est au Louvre. La Descente de croix, de Jouvenet, au musée du Louvre, mérite aussi d'être mentionnée. Jouvenet a peint deux autres Descentes de croix : l'une qui fut exposée au Salon do 1699, l'autre qui parut au Salon de 1704. Le J^uvre possède aussi une Descente de croix, de Sébastien Bourdon, l'un dos meilleurs tableaux do ce maître.

DESCEPTRER (dé-sèp' — du préf. priv. dé, et ûe sceptre) V. a. Oter le sceptre à, détrôner.

Deschamps [dè-chan] (Eustache), poète français, né à Vertus vora 1340, mort au commoncoment du xvi" siècle.

Après avoir étudié à Orléans, il voyagea, parcourut l'Europe, l'Asie, une partie de l'Afrique et fut longtemps esclave cl'.ez les Sarrasins. Revenu en France, il combattit aux côtes de Charles V et de Charles VI durant la guerre de Cent ans, et fut nommé gouverneur du château de Fismes, puis bailli de Senlis. II maniait la plume au moins aussi bien que l'épée, et ses ballades, dont il composa une très crande quantité, étaient très renommées de son temps. On les lit encore avec plaisir ; quelques-unes, très piquantes, sont dirigées contre les Anglais, (ju il détestait; le plus grand nombre contre les femmes, qu il abhorrait aussi, ayant fait un mariage malheureux. Le Miroiter du viar'iage, le plus étendu de ses poèmes, est tout entier dirigé contre le sexe qu'il appelle « vilain » et contre une institution qui n'est, d après lui, que « piège et tromperie ». Eustache Deschamps a, de plus, composé sous le titre à' Art de dictier et de faire ballades une sorte de traité de rhétorique et de versification française. Crapelet a publié les Poésies morales et historiques d'Eustache Deschamps (1832), et P. Tarbé les Œuvres inédites d'Eustache Descitainps (1849). Il reste encore de lui en manuscrit, à la Bibliothèque nationale, des ballades, rondeaux, virelais, etc.

Deschamps (François-Michel-Chrétien), auteur dramatique français, né à Montmorency, près de Troyes, en 1683, mort à Paris en 1747. Il devint premier commis du financier Pàris-Duverney. Pendant ses loisirs, il écrivit plusieurs tragédies, dont l'une, Catond'Utique (1715), obtint beaucoup do succès. On lui doit aussi : la Religion défendue (1735), poème, et Examen du livre intitulé Réflexions politiques sur les finances (1740).

Desghamps (Joseph-François-Louîs), chirurgien français, né à Chartres en 1740, mort en 1824. Il fut chirurgien en chef de la Charité et membre de l'Académie des sciences en 1811. Ses principaux ouvrages sont : Traité historique et dogmatique de l'opération de la taille (1796- 1797), et Traité des fosses nasales et de leurs sinus (1803). Il pratiqua, le premier en France, la ligature des artères principales des extrémités, spécialeraenldans l'anévrisme de l'artère poplitée, d'après la méthode de Hunter.

Deschamps (Claude-François), instituteur de sourdsmuots, né à Orléans en 1745, mort en 1791. II entra dans les ordres, puis consacra sa vie à l'éducation des sourdsmuets d'après le sytème de Pereire. Il a écrit : Cours élémentaire d'éducation des sourds-muets (1777); De la manière de suppléer aux oreilles par les yeux (1783).

Deschamps (Jean-Marie), littérateur, né à Paris vers :750, mort en 1826. Secrétaire du ministre Montmorin, il fut, par la suite, secrétaire dos commandements de l'impératrice Joséphine. Outre des traductions, on lui doit des comédies et des vaudevilles, écrits souvent en collaboration, et où l'on trouve de la gaieté, notamment : la Revanche forcée (1792); Piron avec ses amis (1792); le Poste évacué {1193); Poinsinet {lld^); Charles Rivière -Dufresmj ou le Mariage impromptu (1798) ; une Soirée des deux prisonniers (1796) ; Nouveau magasin des modernes (1799); etc.

Deschamps (Emile Deschamps DE Saint-Amand, dit Emile), poète français , né à Bourges en 1791, mort à Versailles en 1871. I! suivit la carrière administrative , en y joignant la poésie. En 181S, il donna, en collaboration avec H. de Latouche, deux comédies en vers à l'Odéon. Emile Deschamps et son frère Antony furent parmi les adeptes les plus enthousiastes de l'école romantique. En 1824, E. Deschamps fonda avec V. Hugo la Muse française, (j^ui mena le combat romantique et où. il fournit des articles signés : un Jeune Moralistj:, en même temps que des poésies et des nouvelles. En 1828, il publia sous le titre d'Etudes françaises et étrangères un recueil de poésies qui fut une des œuvres marquantes de l'époque : il contenait des traductions {la Ctoche, la Fiancée de Corinthe, etc.), des imitations {Rodrigue), des pièces originales (Première page d'un album. Je suis mort, etc.). La préface du livre, parue un an après celle de Cromwell. affirmait la doctrine romantique et obtint l'approbation de Goethe. Dès lors, E. Deschamps ne se dépensa plus qu'en travaux divers, en traductions (Macbeth et Roméo), en préfaces, en articles, en livrets d'opéra, en poésies de circonstance.

Il s était présenté, sans succès, à l'Académie. Le souve- jK-'t?--^- AX\\\U\Ï nir d'Emile Deschamps reste Sr^—.^ :éCSmm indissolublement lié à celui des temps héroïques du romantisme.

Deschamps (Antoinc- Françûis-Maric, dit Antony), poète, frère du précédent, no et mort à Paris [1800-1869].

Mêlé au mouvement romantique en 1829, il publia une traduction en vers de la Divine Comédie. Il s'essaya dans la satire; mais son inspiration mélancolique et rêveu^L se plaisait davantage dans l'élégie. Après la publication de ses Etudes sur l'Italie (1834), il sentit sombrer sa raison; mais il donna encore deux livres de poésies : Dernières paroles (1835) et Résignation (1839), où certains vers semblent annoncer sa détresse morale et physique.

Deschamps (Frédéric), jurisconsulte et homme politique français, né et mort à Rouen (1809-1875). Avocat au barreau de sa ville natale, il fut chargé, après la révolution do 1848, d'atiministrer Rouen et le département de la Soine-Iuférieure, puis il reprit sa place au barreau. On a do lui des scènes dialoguées, intitulées : Bohême en Normandie (1859) et la Vendéenne, opéra (1858); Monsieur

Emile Deschamps.

Autooy Deschamps.

Lombard ou Tai bien le temps, comédie en vers (1861) ; les Deux millionnaires, comédie en prose (1862); le Tesfainent du înari, comédie en prose (1870); Sœur isabeile, drame en vers, dont le sujet est tiré de Shakspeare(1873);fion/teur et Bien-être, poésie philosophique (1875).

Desghamps ( Pierre - Charles - Ernest), bibliographe français, né à Magny-en-Vexin (Seine-et-Oise) en 1821, a été rédacteur en chef de la *< Gazette musicale " et bibliothécaire du financier Solar. Ses principaux travaux sont : Essai bibliographique sur Cicêron (1863); Dictionnaire de f/éographie aricienne et moderne à l'usage du libraire et de i aviateur de /ii'res(1870) ; Supplément au Manue du libraire de Brunet, par un bibliophile (1878-1880).

Deschamps (Louis -Henri), peintre français, né à Montêlimar (Drôme) en 1846. Elève de Cabanel à l'Ecole des beaux-arts, on 1872, il débuta au Salon l'année suivante par un tableau. Enfants et Poussins, et exposa successivement : Moïse sauvé des eaux (1875); Agar et la Eavorite{l&16); la Pauvrette {\&11); la. Petite cribleuse (1878). La Mort de Mii'eille (1879) était envoyée par l'Etat au musée de Marseille, et le tableau, inspiré du même poème, qui parut en 1881 sous le titre de Vincent blessé, était aussi acquis par le musée d'Avignon. Les envois de Louis Deschamps ont été fréquemment reproduits par la gravure : la Résignation (1882); la Fille mère (1883); etc. A côté des qualités d'exécution particulières, une certaine recherche littéraire se constatait dans les envois de l'artiste au Salon de 1884 : Chose vue un jour de printemps (Carcassonne), et la liecherche de la paternité (Luxembourg). Puis on vit de Deschamps : les Jumeaux ; la Folle (La Rochelle) ; Froid et faim; le Sommeil de Jésus; la Consolatrice des affligés; l'Alchimiste; etc.

Deschamps (Gaston), littérateur et critique, né à Melle (Deux-Sèvres) en 1861. Elève de l'Ecole normale et de l'Ecole d'Athènes, il voyagea en Asie Mineure, professa la rhétoriaue, puis entra à la rédaction du « Journal des Débats ", qu il quitta en 1893. pour remplacer A. France comme critique littéraire du " Temi)s ». En 1898, il a fait à la Sorbonne un cours libre sur Victor Hugo. Cet écrivain au st3'le vif et coloré a publié ; la Grèce d'aujourd'hui (1892), couronné par l'Académie; Sur les routes d'Asie (1894); la Vie et les i^-j-es (1894-1897), recueil d'articles; Chemin fleuri (1896), roman; Marivaux [\%2l); le Malaise de la démocratie (1899).

Deschamps de Pas (Louis-François-Joseph), arcbéol<i^'iir îraiiçais. né et mort à Saint-Omer (1816-1890). 11 deviiii iiigf'iiiour en chef, et fut correspondant de l'Académie des inscriptions. Ses principaux ouvrages sont : Orfèvrerie du xiii^ siècle (ISôb) ; Sceaux des comtes d'Artois (1857); Orfèvrerie du moyen âge (1858); Essai sur l'histoire monétaire des comtes de Fland7-e de la maisoyi de Bourgogne (1863); Histoire de la ville de Saint-Omer (1881); etc.

DESCHAMPSIE {dé-chan-psî) n. f. Genre de plantes herbacées, à panicules rameuses, à épillets pédicellés, de la famille des graminées, qui habite les régions tempérées.

Deschanel (KHii/e-Auguste-Etienne Martin), littérateur français, né à Paris en 1819. Ancien élève de l'Ecole normale, il y occupa les fonctions de maître de conférences pour la littérature grecque (1S45). Professeur de rhétorique successivement aux lycées Charlemagne. Bonaparte et Louis-le-Grand, il publia, en 1851, une discussion philosophique, sous le titre de Catholicisme et Socialisme; il fut destitué de ses fonctions (1850). Dès lors, il collabora activement à divers journaux.

Quelques jours après le 2-Décembre, il fut mis en prison, puis exilé en Belgique. Il y ouvrit des conférences publiques. Il rentra en France, à la suite de l'amnistie, et, en ' 1859, devint rédacteur au 1. Journal des Débats u et au " National ^ .

Il fut élu député de la Seine en 1876 et réélu en 1877. En 1881, il fut nommé professeur

de littérature moderne au Collège do France et élu, par le Sénat, sénateur inamovible.

11 a publié, de 1S55 à 1858, plusieurs ouvrages, dont les plus connus sont ; les Courtisanes grecques : le Mal qu'on a dit desfetnyjies ; le Bien qu'on a dit des femmes ; le Bien qu'on n dit de l'amour; le Mal qu'on a dit de l'amour; le Bien et le Mal qu'on a dit des enfants; VHistoire de la conversation (1857); la Vie des comédiens {l?>b9); Christophe Co/omi (1862); A pied ou en wagon (1862); Etudes sur Aristophane (1867); .4 bâtons rompus (1868); Almanach des conférences et de la littérature (1869); la Question des femmes et la Morale laïque (1876); le Peuple et la Bourgeoisie ( 1881) ; Benjamin Franklin (1882) ; le Romantisme des classiques (1882), ouvrage continué par Racine (1834); Pascal, La Rochefoucauld, Bossuet (1885); le Théâtre de Voltaire (1886); Roileau, Charles Perrault (ISSS) ; Lamartine (1893): les Déformations de la langue française (1898).

Deschanel ( Pa»/- Eugène - Louis), publicistect homme politique français, fils du précédent, né à Bruxelles en 1856. Licencié es lettres et en droit, il fut secrétaire de deux ministres, puis entra dans l'administration comme sous-préfet (1877). Elu, en 18S5, comme républicain, député d'Eure-et-Loir, il a été constamment réélu depuis à Nogent- Ifs-Rotrou. Doué d'une éloquence au service d'une érudition solide,

brcux et remarquables discours, devint vice-président, do la Chambre des députés (18961898) et en fut élu président en juin 1898. Journaliste, Paul Deschanel a collaboré

Eïmile DescUanel.

Paul Deschantl.

brillante et littéraire il prononça de nom-

à divers journaux. lia publié : M Çuesd'oïi du Tonitm (1883) ; ta Pûlitique française en OctJaHtc (1881) '. 't'S hitërêts français dans l'océan Paciâque (1885); Orateurs et Hommes d'Klat (1888) ; Fiijui-es de femmes (1889) ; Fiyures littéraires (188i)); Questions actuelles (1891), rocuoil do discours; la Décentralisation (1895); la Question sociale (1898); la Politique nouvelle (1S98) ; etc. Il a été élu, on 1899, mombre do r.Vradt^iniio l'rau«;aiso, qui avait courouuô plusieurs do ses ouvra^ns.

Deschizaux (Piorro), botaniste français, nô à Màcon on itiOO, mort on 1730. Il visita la Norvège, la Russie, et créa à. Saint-Pétersbourg un jardin botanique. Il est lo promior Français qui ait écrit sur la Russie. Ou a de lui : Alémoire pour servir à l'instruction de l'histoire ualui'elle des plantes de liassie, etc. (1725), ot Voyage de Moscovie (1727).

Deschneff ou DjENEW, voyageur russe du xvm" siècle, qui exécuta en 1648 un voyage sur los côtes do l'océan Glacial arctique, et se rendit de la Lena à l'Anadyr par lo détroit do Bering eu longeant la côte.

Desglauzas (Malvina-Ernestine Armand, dite Marie), actrice, née à Paris vers 1840. Son jeu plein do linosso, de verve et do gaieté, lui fit remporter de brillants succès dans nombre do féeries, opérettes, comédies, tant en province qu'à l'étranger et sur divers théâtres do Paris. Parmi les pièces où elle a été lo plus applaudie, nous citerons : Cendrillon ; ta Fille de Madame Anijot; le Petit Duc; Musette ; l'Abbé Constantin; Mamzellc Pioupiou; etc.

DESCLÉE n. f. Bot. Syn. de chiocoque.

DeSCLÉE (Aimée-Olympe), actrice française, née on 1836, morte à Paris on'l874. Elle débuta au Gymnase on 1856, puis joua au Vaudeville, aux Variétés, à Saint-Pétersbourg, en Belgique (1867). Rappelée au Gymnase en 1869, sur la demande de Dumas rils, elle s'y révéla tout à coup grande actrice, dans Diatie de Lys, Froufrou, la Princesse Georges, une Visite de noces, la Femme de Claude, etc. Engagée pour une saison à Londres, elle excita l'enthousiasme, puis elle revint à Paris, oii elle succomba à une cruelle maladie.

Des Cloizeaux (Alfred-Louis-Olivier Legpand), savant français, né à Beauvais en 1817, mort en 1897. Il s'adonna de bonne heure à l'étude des sciences, particulièrement à celle de la minéralogie. Des Cloizeaux, qui se fit connaître par de remarquables travaux, fut maître de conférences à l'Ecole normale supérieure, membre do l'Académie des sciences (1869) et professeur au Muséum d'histoire naturelle, vice-président de l'Académie des sciences (1888). Ce laborieux savant publia plus de cent mémoires sur divers sujets de minéralogie, notamment sur le pseudomorphisme, l'emploi du microscope, les propriétés optiques des cristaux naturels et artificiels.

DESGLOIZITE [dé-klo-a — de Des Cloizeaux, n. pr.) n. f. Vanadate hydraté naturel de plomb et dezinc. Cette espèce, dont la formule est H'(Pb,Zo)*V'0"', le poids spécifique 5,8 à 6,1 et la dureté 3,5, est rhombique. Les cristaux les plus gros viennent du Nouveau-Mexique. La va7iadite et la psittacinite sont des variétés de descloizite.

DesCOMBAZ (Samuel), pasteur protestant et écrivain suisse, né dans le canton de Vaud en 1796, mort on 1869. 11 exerça le pastorat en Suisse, au Havre et ensuite à Lyon. Les ouvrages de Descombaz ont eu quelque succès. Ce sont des Commentaires sur l'Ancien et le Nouveau Testament; une Histoire des missions; un Abrégé d'histoire ecclésiastique; une Histoire suisse; une Histoire du canton de Vaud; une Histoire de la Ré formation pour la jeunesse ; un volume do Nouvelles, des Scènes villageoises, ta Ferme du Chenil et le Braconnier. Samuel Descombaz réidigea pendant plusieurs années un journal, « l'Avenir », dans lequel il défendit la cause de la séparation do l'Eglise et do l'Etat. DESCORT [dé-kor") n. m. Variété de l'ancienne poésie lyrique, également cultivée dans la France du Midi et dans celle du Nord, aux xii" et xiii* siècles.

— Encycl. La caractéristique de ce genre est que les diff'érentes strophes, au lieu d'être, comme dans la chanson, de structure identique, n'ont entre elles aucun rapport, sont en " désaccord » complet (de là le nom), et ont chacune une mélodie particulière. Lesdescorts provençaux et français, appelés aussi tais (quoiqu'ils n'aient aucun rapport avec les lais narratifs), out rarement une grande valeur littéraire, mais ils off"rent un vif intérêt pour l'histoire do la musique et celle do la versification. I.a plupart no contiennent que des efi"usions amoureuses fort banales ; quelques-uns, pour la plupart plus modernes, sont religieux. Il en reste en provençal une vingtaine et en ancien français un peu plus.

Descoudres (Louis), peintre allemand, né à Cassel en 1820, mortàCarlsruho en 1878. Après avoir visité l'Italie (1814 et 1845), il se perfectionna dans son art auprès de Sohn et do Schadow, à Dusseldorf. A cette époque, son tableau do Franccsca da Jtimini, d'après la Divine Comédie, lo fit remarquer. Schirmor, ayant fondé l'Ecole des beaux-arts deCarlsruho (1854), y donna une chaire àDescoudres, qui dirigea pondant plusieurs années la classe des antiques ot la classe de pointure. Parmi ses œuvres, nous citerons : l'Adoration des bergers (1857) ; lo Repos pendant la fuite en Egypte (1858) ; les Saintes Femmes et Jeun sous la croix du Christ, un beau panneau décorant l'église do Saint-Nicolas, à Hambourg (1863) ; Sous la croix rouge; Pan et Psyché ; la Madeleine repentante ; la Mise au tombeau (galorie de Carlsruho) ; etc.

Descousu (Celso-Hugues), érudit français, qui vivait au XVI' siècle. Il professa le grec et l'hébreu à Paris. II est le premirr, on France, qui ait édité les Idylles do Théocrite, vers 1512.

DESCRIPTEUR idé-scrip' — lat. descrtptor; de descriherc, supin drscriplum, décrire) n. m. Celui qui décrit, qui fait des descriptions : Jl faut nous défier des témoignages des i)ï:scaii'Ti:uRS de cabinet. (Buff.)

DESCRIPTIBLE {dé-skrip' — du lat. descriptua, décrit) adj. Qui peut être décrit : Scène à peine DESCRlPTiBLE.

— Anton. Indescriptible.

DESCRIPTIF, IVE {dè-s/crip') adj. Qui a pour objet de décrire, do peindre les choses à l'imagination : Genre, Style DKscnii'TiK. il Qui fait, qui aime à faire dos descriptions : Voyuffctir enthousiaste et nuscHa'Tii-'. (Th. Oaut.)

— Math. Géométrie descriptive, Méthode qui a pour objet la roprésontation des solides à l'aide do leurs lignes do projection. V. oiioMiirniK.

DESCHIZAUX — DÉSEMPOINTER

— Mus. So dit d'un genre de musique ou d'un simple morceau qui a pour but de roprosouter par dos sons l'image des objets matériels.

— Trav. publ. ot cli. de f. Devis descriptif, Dovis dans loiinol sont éuumérés les travaux à exécuter, ainsi que la nature de ces travaux. (Il est complété par lo Devis estimatif, dans lequel sont inscrites tontes les dépenses à faire et les bénéfices probables à réaliser ultériouroment.)

— Substantiv. au masc. Littôr. Goure descriptif: L'abus du DiîSCRiPTiF cause uji ennui profond, il Littérateur, poète qui cultive-le gonro descriptit : Thomson est un uKScitiPTiF large. (Sto-Bouvo.)

DESCRIPTION {dè-skri-psi -- rad. descriptif)^ n. f. Ecrit ou discours par lequel on décrit, qui a pour objet de peindre les choses à l'imagination : La définition d'un corps est la DESCRifTioN détaillée de ce corps même. (D'Alemb.) il Tableau, état détaillé : Description de la France.

— En T. de dr.. Inventaire détaillé : Le procès-verbal de saisie contient la description des meubles.

Descrochets (Charles), bénédictin français, do la congrégation de Cluny, né à Verdun vers IGOO, mort en 1(Î6 1. Il a publié Ethica seu Philosophia moralis, christiana', religiosa (1G46).

DescroizilLES (Fr.-Antoine-Henri), chimiste français, nô à Dieppe vers 1745, mort à Paris en 1825. Il a rendu de grands services à l'industrie. Il perfectionna le procédé du blanchiment par le chlore ; il construisit l'alca limètre, qu'il fit servir aussi à l'évaluation du titre des vinaigres et de la force des dissolutions do chlore. C'est encore à Descroizilles qu'on doit le seul instrument qui puisse donner des indications exactes sur la valeur vénale des vins à distiller. Outre des Mémoires, on a de lui : Méthode très simple pour conserver les blés (1819).

DESÇU (AU) loc. adV. V. DESSO [x\j).

DESCURAINIE n. f. Bot. Syn. do sisymbrium.

Descure, marin français, mort au Port-des-Français en 1785, était un compagnon de La Pérouse, et premier lieutenant à bord de la Boussole. Il périt sur les brisants en exécutant une reconnaissance hydrographique dont l'avait chargé La Pérouse.

DESCURÉE n. f. Bot. Syn. de hugueninie.

Descuret (Jeao-Baptiste-Félix), né à Chalon-sur- Saône en 1795, mort àChàtillon (Rhône) en 1872. Il laissa, entre autres ouvrages de littérature médicale fort appréciés : la Médecine des passions (1841).

DeSDÉMONE, héroïne d'une tragédie de Shakspeare {Othello) et l'une de ses plus touchantes créations. Desdémone est la femme d'Othello, qui, sur la foi d'un faux rapport et dans l'égarement de la jalousie, lui donne impitoyablement la mort en l'étoulfant sous des coussins. Desdémone, créature idéale, modèle de la femme modeste, tondre et soumise, est restée, en littérature, le type de l'épouse vertueuse, victime do la jalousie.

DÉSÉBORGNER {yn mil.) v. a. Par plaisant., Guérir, en parlant d'un borgne; éclairer, en parlant d'un ignorant.

DÉSÉCHAFAUDER (fâ-dé) V. a. Enlever, retirer les échafaudages de ; DÉSÉCHAFAUDER un 7}ionument.

DÉSÉCHOUAGE [chou-af) n. m. Action de déséchouer, de remettre à flot. Il On dit aussi déséchooemknt ou désé-

CHOÛMENT.

DÉSÉCHOUER V. a. Remettre à flot, en parlant d'un navire échoué : Travailler à déséchouer un vaisseau, une barque.

DÉSÉCLUSEMENT (ze-man) n. m. Opération au moyen de laquelle, çrâce à un dispositif spécial, un ouvrier qui travaille à l'mtérieur d'un caisson à air comprimé peut sortir à l'air libre, après son labour terminé, sans qu'il se produise à l'intérieur du caisson une diminution de pression.

DÉSÉDIFIER v. a. Oter l'édification (euphémisme pour scandaliser).

DeseinE (François-Jacques), libraire et voyageur, né à Paris, mort à Rome en 1715. Il fit plusieurs voyages en Italie, et a publié dirt'érents ouvrages sur ce pays. Les plus importants sont sa Description de la ville de Rome (1690), rééditée plus tard et augmentée sous le titre do Ramé ancienne et moderne (1713) ; son Nouveau voyage d'Italie (1699), on forme d'itinéraire; etc.

DeSEINE (Louis-Pierre), sculpteur français, né à Paris en 1749, mort en 1822. Il remporta, en 1780, lo grand prix do sculpture, et, à son retour de Rome, en 1785, fut agréé à l'Académie de peinture. Il recevait ensuite le titre do « sculpteur du prince de Condé » , pour lequel il avait exécuté les statues de marbre de Bacchns et d'IIébé, qui so trouvent au château de Chantilly. Lorsque la Révolution éclata, Deseine demeura fidèlo à ses anciens protecteurs ot professa hautement les opinions royalistes. A la Restauration, il fut chargé de la plupart dos commandos importantes que la cour fit exécuter. Parmi ses œuvres, nous citerons : les statues do L'FIospital et de Daguesseau, qui décorent la façade de la Chambre des députés; lo tombeau du cardinal de Bolloy à Notre-Dame; celui du duc d'Enghion à Vincennes; lesbas-roliefs de la chapelle du Calvaire dans l'église Saint-Roch, représentant les stations de la Passion de Jésus-Christ et sa sépulture, etc. Dcsoino a, en outre, publié différents écrits sur les arts et des Notices historiques sur les anciennes académies de peinture, sculpture et architecture (1814).

DÉSÉLECTRISEUR [zé-lèk") n. m. Dans les manufactures do soie. ^\ppar<'il ayant pour objet do parer aux ineonvénionts ipio préscnt'o l'éloctrisation do la bourre do soie, se produisant dans lo travail dos étirouses ot poigneuses.

DÉSEMBALLAGE {zan-ba-la^') n. m. Action do dôsomballor. Il On dit plus souvent DKDALLAOb;.

DÉSEMBALLER (zan-ba-lé) V. a. Défaire, en parlant d'un ol'jot omballé. il On dit plus ordinairomont déballer.

DÉSEMBARGO (zan) n. m. Levée do l'ombargo.

DÉSEMBARQUEMENT {zan, kc-mari) n. m. Action de déscinbari|Uor : Opérer le DÉSEMnAiîyuEMKNT d'une cargaison.

DESEMBARQUER [zan-bar-ké) v. a. Faire sortir ou retirer du naviro avant l'arrivée à destination; ne pas garder à son bord ; DusEMUAuguiiR un chargement, des troupes.

Se désembcipquerf v. pr. Etre désembarquô. ii Descendre ilu navire après s'ôtre embarqué, ot avant d'être parti ou arrivé à destination.

DÉSEMBARRA3SER {zan-ba-ra-sé) v. a. Délivrer do ce qui embarrasse.

DÉSEMBÂTONNÉ {zan, to-né), ÉE adj. Qui a perdu son bâton, ou sa lance (bâton ayant eu, aux xv« ot xvi* s., lo sons de tance).

DÉSEMBATTAGE( 3a?ï-Aa-/a;" — rad. désembattre) n. m Opération consistant à enlever le bandage métallique d'une roue pour lo remplacer.

— Encycl. C'est principalement dans les chemins do fer quo le désembattage a une grande importance. Après avoir enlevé les rivets ou les boulons qui fixent lo bandage à la jante, on fait chauffer une partie de la circonférence de la rouo sur un fou de forge, do manière à produire une dilatation suffisante pour quo, au moyen du marteau» on puisse faire tomber le bandage.

DESEMBATTRE (^nn-ia^r') v. a. Dépouiller une roue de son bandage métalliquo.

DÉSEMBELLIR {zan-bé-lir') V. a. Détruire ou diminuer la beauté de : Cicatrice qui désemuellit uti visage.

— V. n. Perdre do sa beauté : Enfant qui dksembellit à rue d'œil.

Se désemhellirf v. pr. Etre, devenir moins beau. DÉSEMBELLiSSEMENTfïan-ô^/i-se-ma») n.m. Perte de beauté; état d'une chose désembellie.

DÉSEMBOÎTER {zan-bo-à) v. a. Disloquer, désarticuler, disjoindre, n On dit plus ordmaîrement déboîter. Se désemboîtenf v. pr. Etre, devenir désemboîtô.

DÉSEMBOÎTURB {zan-bo-â) n. f. Etat de ce qui est désemboité.

DÉSEMBOUGER {zan, Je) v. a. Oter la hurasse d'un marteau frontal ou pilon.

DÉSEMBOURBER {zan) v. a. Tirer, faire sortir de la bourbe, et fig., de la misère, de l'ignorance, etc. Se désembourber, v. pr. Etre, devenir désembourbé. DÉSEMBOURRER {zan-bou-ré) V. a. Dégarnir de ce qui

rembourre. (Vieux.)

DÉSEMBRASER {zan) V. a. Faire cesser l'embrasement.

DÉSEMBRASSER {zan-bra-sé) v. a. Faire cesser l'ombrassement.

DÉSEM6RAYAGE n. m. Mécan. V. débrayage.

DÉSEMBRAYER V. a. Mécan. V. débrayer.

DÉSEMMANCHER {zan) V. a. Enlever le manche de : Dt:si MMANcHiR (('( outtt. \\ On dit plus souvent dêmanchkb.

Se c/ésenmianc/jer, v. pr. Etre désemmanché, perdre son manche.

DÉSEMMARQUiSER {zan, ki-zé) v. a. Oter la qualité de marquis.

DÉSEMMUSELER {zan-mu) V. a. En T. de manèg.. Débarrasser un cheval méchant de la muselière qui lui avait été mise pour l'empêcher de mordre.

DÉSEM PAREMENT [zan, i^e-man) n. m. Action de désemparer, état d'un objet désemparé : Le désemparement rf'uji vieux navire.

DÉSEMPARER {zan) v. a. Abandonner, cesser de tenir, de posséder : Les fenunes ont un sentiment de coquetterie qui ne désempare jamais leur âme. (Mariv.) [Peu us.]

— Disloquer, disjoindre les parties de : Désemparer un meuble en le laissant tomber.

— V. n. Quitter la place, abandonner un endroit : Tenezvous là et n'eii désemparez pas que je ne revienite.

— Fig. Sans désemparer, Sans bouger de place, d'une façon suivie, continue : Discuter trois heures durant, sans désemparer.

— Encycl. Mar. Un navire est désemparé lorsqu'il a éprouvé dans ses mâts, ses voiles, son gréemeut, sou gouvernail,des

avaries telles qu'il est hors d'état de manœuvrer et, dans certains cas, même, de teuir la mer; un boulet bien dirigé peut quelquefois paralyser les forces d'un enne mi supérieur \ , ' j

en le désemparant, et c'est là un des plus graves accidents qui puissent arriver an naviro.

DÉSEMPÊCHER (zan) V. a. Oter ce qui empêche.

DÉSEMPELOTER (zan) V. a. Eq t. de fauconn., Faire cesser d'étro cnipcdoté.

DÉSEMPELOTOIR {zan) Q. m. En T. de fauconn., Fer létrèremont croelm à une do ses extrémités et avec lequel on tire de la mulette ou gésier do l'oiseau la viande qu'il ne peut digérer.

DÉSEMPENNER (zan-pèn'-né) v. a. Dépouiller de ses plumes, en parlant d'une arme do trait : Dksemi>knneb une /lèche.

DËSEMPESER {zan. — Change l'e on è devant une syllabe muotto : Je désempèse. Tu désempèseras) v. a. Enlovor l'empois de : Dksempksbr «n co/, un bonnet.

Se désempeser, v. pr. Etre désomposé; se ramollir.

DÉSEMPÊTRER {zan) v. a. Débarrasser, dégager. (Yx.)

Il On du auj. DEPETRER.

DÉSEMPLIR {zan) V. a. Vider ou pai'tio : Désemplir une bouteille, sa bourse.

— V. n. Cesser d'être plein (Ne s'omploio guôro qu'avec la négation) : Café qui 7ie désemplit pas.

Se désemplir, v. pr. So vider; ôiro désempli.

DÉSEMPLUMER {zan) v. a. Dépouiller de ses plumes : Desumpi.umku un chapeau.

DÉSEMPOINTER {zan-pou-in) V. a. Couper les points qui roiieunont les plis duuo étoffe poui' la déplier otVéïondro.

DÉSEMPOISONNEMENT — DÉSENTRELACER

DÉSEMPOISONNEMENT(rnn-/îo-a-ro-7ie-m(in) n. m. Action de désempoisoQiier ; son résultat.

DÉSEMPOISONNER {zan-po-a-zo-né) V. a. Guérir d'un empoisonnement.

DÉSEMPOISSONNER {zan~po-a-so-né) V. a. Détruire, enlever tout le poisson de : Désempoissonner un étang, une rnièrc.

Se désempoissonner , v. pr. Etre désempoissonné ; perdre son poisson.

DÉSEMPRISONNER (zan-pri-zo-né) v. a. Rendre à la liberté, l'aire sortir de prison : Désbmprisonner un accusé. Il Par ext. Délivrer; relever d'un poste où l'on n"a que peu de liberté.

Se désemprisonner, v. pr. Etre désemprisonné.

DÉSENAMOURER {za-tia) v. a. Détruire l'amour de.

Se désenamourer, v. pr. Perdre de son amour, cesser d'être amoureux.

DÉSENCANAILLER {zan, na-ill [Il mil.]) V. a. Rendre moins canaille, ii B'aire sortir de la canaille, faire perdre les manières canailles.

Se désencanailler, v.'pr. Devenir moins canaille : s'élever au-dessus de la canaille, ii Perdre ses manières canailles.

DÉSENCAPUCHONNER (zan, cho-né) v. a. Dépouiller de son capuchon, de son Iroc ; faire sortir de la vie monastique.

DÉSENCARTAGE {zan, taj' — rad. désencarter) n. m. Comm. et industr. Action d'enlever de dessus les cartes ou cartons certains objets, tels que des échantillons, etc.

— Imprim. Action de faire disparaître de l'intérieur d'un livre les encartages qu'on y avait placés.

DESENCARTER fran) v. a. Typogr. Enlever ce qui est encarté : Desencarter une page.

— Comm. et industr. Enlever certains objets, tels que des échantillons, de dessus les cartes ou cartons.

DÉSENCASTAGE {zan-ka-staj") n. m. Action de désencaster les poteries, de les enlever de leur encastage.

DÉSENCASTER {zan, sté) v. a. Tirer les poteries de leur encastage.

DÉSENCHAÎNER {zan-chè) v. a. Délivrer de ses chaînes : DÉSENCHAÎNER un Captif.

Se désenchaîner, v. pr. Briser ou détacher ses liens, se délivrer de ses chaînes.

■ DÉSENCHANTANT {za7i, tan), ANTE adj. Qui désenchante, qui est propre à désencnanter.

DÉSENCHANTEMENT {zan, man) n. m. Action de faire cesser un enchantement, un charme magique; état de ce qui est désenchanté : Aladin redoutait le désenchantement de sa lampe merveilleuse.

— Fig. Désillusion : La vie est pleine de désenchantements.

DÉSENCHANTER Izaii) v. a. Faire cesser l'enchantement, rompre le charme magique de : Désenchanter un bois, un château.

— Fig. Désillusionner, faire retomber dans une réalité vulgaire : La passion a cela de particulièrement terrible, au'elle décolore et désenchante tous les autres aspects de la vie. (J. Sandeau.)

Se désenchanter, v. pr. Perdre ses illusions : Plus l'on vit, plus l'on se desenchante.

DÉSENCHANTEUR {zan), BRESSE {zan, rèss) adj. Qui désenchante, qui est propre à désenchanter : La raison est souvent désenchanteeesse. Il n'y a rien de si désenchan- TEUR que la réalité, il Substantiv. : Uji désenchanteur.

DÉSENCHÂSSER [zan-châ-sé) v. a. Retirer de sa châsse : Désenchâsser une re/iy»e. Il Enlever de son chaton ou de son enchâssure une pierre précieuse : DesenchàSSer un rubis.

DÉSENCLAVER [zan] v. a. Retirer de la condition d'enclave; faire qu'un lieu ne soit plus une enclave.

DÉSENCLOUAGE {zan-klou-af) u. m. Action de désenclouer des canons, il Action de retirer du sabot d'un cheval un clou mal placé et qui blesse l'animal ou le gêne, ii Action de désenclouer une pièce de canon. V. desencloder.

DÉSENCLODER {zan) v. a. Art vétér. Enlever du sabotdu cheval un clou mal placé qui le gêne dans la marche ou le fait souffrir.

— Artill.anc. Enlever le c/ow qui avait été enfoncé dans la lumière d'une pièce de canon pour la mettre hors de service. (On cherchait, le plus souvent, à faire sauter ce clou en introduisant dans la pièce une charge de poudre qu'on tamponnait ensuite, au moyen d'un bouchon en bois solidement maintenu par un ievîer. Une mèche à étoupille, disposée à l'avance, permettait ensuite d'enflammer la charge, dont l'explosion chassait le clou. Le désenclouage a disparu avec l'enclouage, par suite de l'adoption des canons à chargement par la culasse.)

DÉSENCOLLAGE {zan-ko-laj') n. m. Opération succédant au d^^Taissago des draps, et consistant en un lavage qui a pour duiiblc but de débarrasser le drap des matières qui chargent la trame, et d'enlever la colle de la chaîne.

DÉSENCOMBREMENT [zan-kon, man) n. m. Action de désencombrer.

DÉSENCOMBRER {zan-kon) v. a. Débarrasser de ce qui encombrait : Désencombrée un magasin, la voie publique.

DÉSENCROÔTEMENT [zan, man) n. m. Techn. Action de désencroûter : Le dbshncroùtement des chaudières.

— Fig. Action de dégrossir, do dégourdir quelqu'un.

— Cosmogr. Rupture des croûtes qui, d'après Descartos, se seraient condensées à la surface des tourbillons et auraient formé les planètes.

DÉSENCROÛTER (zan) v. a. Débarrasser de ses incrustations : DÉSENcnoûTER dcs Conduites d'eau.

— Fig. Dégrossir, dégourdir, débarrasser do ses habitudes ou de SOS préjugés invétérés.

Se désencroûter, v. pr. Etre, devenir désencroûté.

DÉSENDETTER [zan-dé-té) v. a. Faire que quoiqu'un n'ait plus de dettes.

Se désendetter, v. pr. S'acquitter de ses dettes.

pÉSENDORMiR (zan) V. a. Réveiller, et, au fig., Otor l'air endormi, apathique.

DÉSENDUIRE izan] v. a. Enlever l'enduit do : Dbsen- DUiRK un mur. (Peu usité.)

DÉSENFILER (zan) V. a. Retirer, en parlant d'une chose enfilée : ]>kkkspiler une aiguille, des perles. Se désenfler, v. pr. Etre désonfllé.

DÉSENFLAMMER [zan-fla-mé] V. a. Etouffer la flamme de : Désenflammer un tison.

— Fi^. Eteindre Ja passion, l'amour de. Se desenflammer, v. pr. Cesser do brûler.

— Fig. Cesser d'être enflammé d'amour ou de quelque autre passion.

DÉSENFLAQUER [zan, ké] (SE) V. pr. Arg. Sortir de prison, ii Se tirer d'embarras.

DÉSENFLEMENT {zan, man) n. m. Action de désenfler; état de ce qui est désenflé. Il On dit plus ordinairement

DÉSENFLURE.

DÉSENFLER {zan) v. a. Faire disparaître l'enflure de : Désenfler un membre malade. Il Dégonfler : Désenfler un ballon. fOn dit plus souvent dégonfler, en ce sens.)

— V. n. Cesser d être enflé, devenir moin? enflé : Jambe qui commence à désenfler.

Se désenfler, v. pr. Cesser d'être enflé, devenir moins enflé.

DÉSENFLURE (zan) n. f. Cessation, diminution de l'enflure.

DÉSENFOUIR {zan) v. a. Retirer ce qui était enfoui.

DÉSENFOURNER (zan) v. a. Chez les boulangers, Sortir les pains du four, ii Chez les fabricants de poterie. Sortir les pièces du four après cuisson : Désenfourner des pots, des alignes, etc.

DÉSENFUMER {zan) v. a. Faire sortir la fumée de : Désenfumer «n appartement . il Débarrasser de l'odeur de la fumée ; Désenfdmer un plat.

— Désenfumer un tableau. Peint. Le débarrasser des matières oui s'étaient amassées dessus et qui en rendaient les couleurs moins vives.

DÉSENGAGEMENT (zan, je-man) n. m. Action de désengager ou de se désengager,

DÉSENGAGER {zan, je. — Prend un e après le g devant un a ou un G : Je désengageai. Nous déstngageons) v. a. Libérer de son engagement : Désengager (tes soldats, des ouvriers.

Se désengager, v. pr. Etre désengagé, faire annuler son engagement, il Se dégager d'une invitation acceptée.

DÉSENGAGEUR [zan, jeur") n. m. Coulisse servant à empêcher électriquement le fonctionnement accidentel et imprévu des disques et signaux de chemins de fer.

DÉSENGAINER {zan-ghè) v. a. Tirer de la gaine.

DÉSENGEANCEMENT {zan-jan-se-man) n. m. Action de débarrasser d'une mauvaise engeance : Le désengeance- MENT d'une terre infestée de cuscute. (Vieux.)

DÉSENGEANCER [zan-jan-sé] v. a. Débarrasser, purger de l'engeance de ; Désengeancer ses terres des courtilières. (vieux.)

DÉSENGER [zan-jé) v. a. Débarrasser d'une engeance : On ne saurait DÉSE^OER la ville de coupeurs de bourse. {Furet.)

DÉSENGORGEMENT(can,je-ïnan)n.m. Action de désengorger : Désengorgement d un port, d'un tuyau.

DÉSENGORGER (-an, y*?) v. a. Nettoyer, déboucher, désobstruer ce qui est engorgé : Désengorger un chenal.

DÉSENGOUER {zan) v. a. Rendre moins engoué, faire cesser l'engouement.

Se désengouer, v. pr. Perdre son engouement.

DÉSENGOURDIR {zan) V. a. Faire cesser l'engourdissement.

DÉSENGRENAGE (zan, naj") n. m. Action de désengrener. il Système pour permettre de désengrener : Système

de DÉSENGRENAGE.

DÉSENGRÈNEMENT {zan, man) n. m. Accident qui, à la suite d'une fourbure, se traduit chez le cheval par un décollement de la corne des pieds.

DÉSENGRENER {zan. — Change l'avant-dernier e en è devant une syllabe muette : Je désenyi'éne. JSous désengrènerons) v. a. Faire cesser l'engrenage de : Désengrener les roues d'une machine.

Se désengrener, v. pr. Etre désengrené.

DÉSENGRENEUR {za7ï) n. m. Instrument servant à désengrener les mailles des câbles-chaînes.

DÉSENIVREMENT {za-nî, mati) n. m. Action de désenivrer, de se désenivrer : Le DÉSENiVREMENT/ïar Z"am7Hoïimque est très rapide.

DÉSENIVRER {za-ni) v. a. Tirer de l'ivresse : Quelques heures de repos suffisent souvent pour désenivrer un homme.

— Fig. Réveiller d'une illusion.

— v. n. Sortir de son ivresse : Pendant huit jours, l'armée d'Alexandre ne désenivra ^as. (RoUin.)

Se désenivrer, v. pr. Dissiper son ivresse.

— Fig. Perdre un enthousiasme, sortir de l'ivresse de la passion.

DÉSENLACEMENT {zan, se-man) n. m. Action de désenlacer.

DÉSENLACER {zan, sé. — Prend une cédille sous le c devant a eto : Je désenlaçai. Nous dèsenlaçoris) v. a. Débarrasser des lacs, des liens : Désenlacer un oiseau. DÉ- SENLACER les vxcmbrcs d'un prisonnier.

Se désenlacer, v. pr. Etre désenlacé. ii Se délivrer de SCS liens.

pÉSENLAIDIR (zan-lè) v. a. Corriger ou diminuer la laideur do : Une expression de franchise et de bonté suffit à désenlaidir une physionomie.

— v. n. Perdre* de sa laideur : Certains enfants désen- LAIDISSENT en grandissant.

Se désenlaidir, v. pr. Etre désenlaidi, perdre de sa laideur, corriger sa laideur.

DesENNE (Alexandre-Joseph), dessinateur, né à Paris en 1785, mort en 1827, s'est acquis une grande réputation comme dessinateur de vignettes. Il a illustré ainsi la plupart des classiques français, parmi lesquels on cite surtout : Boiloau, Kacino, Molière, Voltaire et J.-J. Rousseau, éditions Lcfèvro ; Bernardin de Saint-Pierre, Delille, Waltor Scott, etc.

DÉSENNUI {z(in) n. m. Action de se distraire; cessation do l'ennui : Cherchez /eoÈSKNNUi dans le travail.

DÉSENNUYER {zan-mii-yé. — Change y en ï devant un e muet : Je désennuie. Je déseiinuierai) v. a. Distraire, tirer de l'ennui : Désennuyer un malade.

Se désennuyer, v. pr. Se distraire, s'égayer ; sortir de son ennui.

DÉSENORGUEILLIR {za-nor-gheu-ill [Il mll.j) v. a. Détruire l'orgueil, abattre l'arrogance, la fierté de : Jl n'est que les ?'evers pour désenorgueillir un homme.

Se désenorgueillir, v. pr. Cesser d'être orgueilleux, perdre son orgueil.

DÉSENRAYEMENT (zan-rè-ye-man) n. m. Action de déscurayer; état de ce qui est désenrayé : Le désenraye- MENT d'une roue.

DÉSENRAYER (zan-ré-yé) v. a. Détacher, rendre libre, en parlant d'un objet enrayé.

Se désenrayer; v. pr. Etre, devenir désenrayé.

DÉSENRHUMER (zan) v. a. Guérir d'un rhume.

Se désenrhumer, v. pr. Guérir, être guéri d'un rhume.

DÉSENRÔLEMENT {zan. man) n. m. Action de désenrôler, annulation d'un enrôlement : Le désenrôlement des volontaires.

DÉSENRÔLER {zan) v. a. Annuler l'enrôlement de ; DÉsenrôler des soldats.

Se désenrôler, v. pr. Etre désenrôlé; rompre son enrôlement.

DÉSENROUEMENT {zan-roû-man) n. m. Cessation, guérison de reurouement.

DÉSENROUER (zan) V. a. Guérir d'un enrouement • Désenrouer un chanteur.

Se désenrouer, v. pr. Etre désenroué ; guérir son enrouement.

DÉSENSABLEMENT {zan, man) n. m. Actiou de désensabler; état de ce qui est désensablé ; Un jour viendra où l'homme opérera le déglacement des pôles et le déSensablement des déserts. (Toussenel.)

DÉSENSABLER {zan) v. a. Enlever, dégager, faire sortir du sable ; Désensabler un bateau, un c/iariot.

DÉSENSEIGNER {zan-sè, et gn mil.) v. a. Faire oublier ce qui avait été enseigné.

DÉSENSELLER {zan-sé-lé) v. a. Manèg. Se dit d'un cheval qui fait perdre la selle à son cavalier.

DÉSENSEVELIR {zan) v. a. Retirer de la sépulture. {Peu us.) Il On dit mieux exhumer.

— Par ext. Tirer hors de terre : Le pape Sixte-Quint DÉSENSEVELiT plusîeurs obéUsqucs de l'ancienne Borne et les fit dresser sur les places de la Borne moderne. (Lacroix.)

DÉSENSEVELISSEMENT {zan, li-se-man) n. m. Action de désensevelir.

DÉSENSORCELER {zan-sor'-se. — Double la lettre l devant une syllabe muette : Je désensorcelle. Nous désensorcellerons) V. a. Soustraire aux elfets d'un ensorcellement : S'attribuer le pouvoir rf'ENSORCEi.ER et de désensorceler.

— Fig. Faire sortir d'une chance fâcheuse et persévérante : Bien ne peut désensorceler certains hommes.

DÉSENSORCELLEMENT {zan-sor-sè-le-man) n. m. Action do désensorceler.

DÉSENTASSEMENT {zan-ta-se-man) n. m. Action de désentasser.

DÉSENTASSER (zan-ta-sé) v. a. Eparpiller, déranger, en parlant d'objets entassés : Désentasser du fumier, des meubles.

DESENTERRER {zan-tè-ré) v. a. Exhumer, retirer de la terre.

— Fig. Remettre en évidence ce qui était oublié : Désenterrer de vieilles accusations.

DÉSENTÊTEMENT {zan, man) n. m. Action de désen* téter ou de se désentêter.

DÉSENTÊTER (zan) v. a. Tirer, faire sortir de son entêtement : Désentêter quelqu'un d'une idée. (Vieilli.)

— Guérir d'une lourdeur de tête : Le grand air rvous déskntète. (Vieilli.)

Se désentêter, v. pr. Etre désentêté, perdre son entêtement.

DÉSENTHOUSIASMER {zan, zi-ass)y. a. Faire revenir de son enthousiasme.

— v. n. Perdre son enthousiasme : Nous demeurâmes une demi-heure sur cette glace sans désentuousiasmer une ncconde. (Legouvé.) [Inus.]

Se désenthousiasmer, v. pr. Perdre son enthousiasme.

DÉSENTOILAGE {zan, laj' — Ta.d. désentoiler) n. m. Action de plier les toiles qui garnissent les ailes d un moulin à vent. Il Action de désentoiler un tableau.

— Encycl. On a recours au désentoilage pour les tableaux de grande valeur que le temps, les intempéries, etc., ont détériorés, et que l'on désire sauver. Cette opération, très délicate, se pratique de la manière suivante : on colle sur le tableau une feuille de papier, une seconde, une troisième, etc., de manière que ces feuilles superposées forment une sorte de carton. Attaquant alors le tableau

Far derrière, on enlève un à un les fils qui constituaient ancienne toile, si bien qu'il ne reste plus que les couleurs sur la feuille de papier qui a été collée la première. Pour rentoiler, on applique une nouvelle toile sur la peinture, puis on procède au décollage des feuilles de papier.

DÉSENTOILER (zan-to-a) V. a. Dépouiller de leurs toiles les ailes d'un moulin à vent. Il Pratiquer le désentoilage d'un tableau.

DÉSENTORTILLER [zan, et II mil.) v. a. Démêler ce qui était entortillé : Désentort[LLEr du fil, des ynibans.

— Fig. Eclaircir, débrouiller : Désentortiller une a /fa ire.

Se désentortiller, v. pr. Etre, devenir désentortillé.

DÉSENTRAVER ' zan) v. a. Débarrasser de ses entraves : Déskntravi'.r un cheval.

— Fig. Débarrasser des difficultés : Déskntraver une a// aire.

DÉSENTRELACER (zan, la-sé. — Prend une cédille sous le c devant a et o ; Nous dénfutrelurons. Vous désentrelaçàles) V. a. Détruire lenlrelaccment de : Désentrelacer des fils.

DÉSENVA3ER (zan) V. a. Curor, purger de vaso : Dé- SENVAsicu un l'ijoitt, un port.

DÉSENVELOPPER {zan, to-pi') v. a. Dépouiller do son onvolopi'O : i»Ksi:NVKi,()i'pKtt un ballot.

Se désenvelopfier, v. pr. Etro dosonvoloppii ; pordro son onveloppo.

DÉSENVENIMER (ran) V. a. DtStruire lo venin do : Di::- SENVKNiMFR loie iiU)7\iuir. Il Rondro moins onvonimô ; Dé-

SKNVBNIMKK WiC plutC.

— Fig. Keiidro moins acorbe, moins âpre : Itieri ne saurait DÊSKNVKNIMKR Ic l<m(ja(/e de certaines gens.

Se désenvenimer, v. pr. Etre, devenir désenvenimé.

DÉSENVERGUER {zan-vèr'-ghé) v. a. Dépouiller do ses ver£,'ucs : DÉSKNvtnfiUKK un mât. il Détacher do la vergue : DÉSENVKRGL'iîR uue voUe. 11 On dit plutôt déverguer.

Se désenverguer, v. pr. Etro désenverguô.

DÉSENRAYER v. a. V. ENRAYRR.

DesenzaNO siil LagO, ville d'Italie (Lombardie [prov. de Bresfial), sur le lai', do (iarde ; 4.230 hab. Fabri((Uos do pâtos, de céramique, <le luiueurs ; vin de luxe diti.'i«o santo. Entrepôt do la pêche du lac.

DÉSÉPERONNER h'o-n*^) v. a. Enlever les éperons à : On DÉsÉPERONNAiT un chevalier en signe de dégradation.

DÉSÉQUILIBRÉ, ÉE {ki) n. otadj. Se dit des personnes dans les facultés desquelles une cause quelconque a porté un certain trouble : L'alcoolisme augmente jouniellement le nombre des dési:quilibbés, des personnes déséquilibrées.

DÉSÉQUILIBRER {fci) V. a. Faire perdre l'équilibre; faire sortir de la condition d'équilibre, au propr. et au rig. : Déséquilibrer un échafaudage. Déséquilibrer les facultés.

DÉSÉQUIPER (ki) v. a. Désarmer en parlant d'un navire, ou d'un homme qui rond ses effets militaires lors de sa libération.

DÉSERGOTER (zrr') v. a. Couper ou enlever les ergots de : DÉSERGOTER un coq.

Deseronto, villo du Dominion canadien (prov. d'Ontario [comté do Hastings]), sur la baie de Quinte (lac Ontario); 3.340 hab.

DÉSERT (c^ï*'), ERTE [de deserere, supin desertum, abandonner] adj. Qui n'est point habité : Une contrée dkserte. 11 Par exagér. Pou habité, peu fréquenté : Hue déserte. Il Déserté, abandonné :

Le chêne s'est éteint dans mes foyers déserts. Dblille.

— Poétiq. Désert de, Privé de ; qui ne possède pas, qui n'a pas :

Arts, vous peuplez la terre, et la terre est déserte Des premières vertus.

Lebrun.

— Dr. anc. Appel désert, Appel qui n'avait pas été relevé dans les délais voulus par celui qui l'avait interjeté.

— Syn. Désert, inhabité, sauvage, solitaire. Désert exprime proprement l'idée d'abandon; il représente les lieux comme nus, incultes, n'offrant pas les ressources nécessaires pour la vie, ou bien comme ayant été délaissés par suite de quelque grande calamité. Inhabité n'offre à l'esprit aucune autre idée que celle du manque d'habitants. Un lieu st/Mmiye a quelque chose d'effrayant; il est ou il peut être habité, ne fut-ce que par des bêtes féroces. 6'o/iYaire marque seulement l'éloignemeut du monde, l'isolement.

— Anton. Habité, peuplé, fréquenté.

DÉSERT (zèr' — mômo étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. Vaste région inhabitée, il Particul. Vaste plaine inculte et aride.

— Par exagér. Lieu peu habité, peu fréquenté : Certains boulevards exceîitrigues de Paris sont des déserts.

— Fig. Grande solitude morale; manque absolu : Que d'écrivains prodiguent un déluge de mois dans un désert d'idées ! (huft.)

— Prêcher dans le désert. Parler en vain, n'être point écouté. Il Voix dans le dései^t. V, voix. (Locut. tirées do l'Evangiie.)

— Arg. de l'Ecole polytechn. Cabinet d'aisances.

— Encycl. Géogr. Toutes les régions inhabitées no sont pas inhabitables. Colles qui semblent destinées à une solitude éternelle do-ivont ce triste privilège : les unes à l'excès du froid, les autres à l'absence des pluies.

On admet qu'une région où il ne tombe dans l'année entière qu'une hauteur do pluie de 2o centimètres (la moyenne de la France dépassant 80 centim.) se range dans la catégorie des terres désertiques, surtout si ces pluies tombent par vastes averses, et non en longues et fines bruines. De 20 à 40 centimètres de précipitation annuelle donnent à une contrée la nature et l'aspect du stoppe.

Les déserts autres quo ceux du trop froid et du trop soc ne sont pas dos déserts ossontiels, et Thomme est en train de les transformer un pou partout: par oxondation, quand ce sont des marais immenses, comme lo désert humide et fangeux do Pinsk on Russie, et la Brouno et la Dombos en France; par sylviculture, arboriculture, amondomonts, comme les Landes et la Sologne ; par arrosages, comme la Crau et maints paramos (plans élevés), maintes plaines sèclios d'Kspagno.

Du banc d Arguin, soit du Sénégal français à la Mandchourie, se succèdent dos pays de la soif : Sahara, désert de Libye, Kgypto non Nilotir^uo, Arabie, Perso. Turkcstan, Mongolie, juscju'au voisinage do Pékin : c'est près des doux cinquièmes do la circonférence de la torro. Il iio semble pas que ce désert majeur do la planète puisse ôtro supprimé sans qu'intervienne un avatar de la nature ; mais Ihommo l'amôlioro déjà par dos forages, dos irrigations, des plantations; des oasis se créent, d'autres s'augmentent, et la France, pour ne parler quo d'elle, on tire honneur et profit à la lisière du Sahara.

— Hist. relig. Après la révocation do l'édit do Nantes on lôfi.'i, un c(!rtain nombre do protestants continuèrent à célébrer leur culto en secret, dans les bois, los cavernes, loK montagnes, los lieux inhabités et d'un accès difficile. Ces réunions reçurent lo nom d'églises ou d'assemblées du désert. Kilos durèrent à travers mille vicissitudes, do 1685 à 1792.

DÉSERT (le), ancien y)otit nays de Franco (Bretagne

[FougoraisJ), compris aujourd hui dans lo dôpartomont

in.

DÉSENVASER — DESESSARTS

d'Illo-ot-'Vilaino. — Ancien pays du Dauphiné (dép. do la Dréino). — Nom donné par les protestants du xvm" siècle au plateau inculte et pierreux qui s'étend au N.-O. doNimos. Désert (leJ, ode-symithonie en trois parties, paroles <r.'\ugusto Colin, musique do Félicien David, exécutée à Paris, dans la salle du Conservatoire, le 8 décembre 1844. -- Le Désert fut uno véritable révélation, car rien do tel n'existait, en fait do musique poétique et descriptive. Pendant son long séjour on Orient, David s'était imprégné de ceito nature tantôt ardente, tantôt indolente, toujours étrange, ot il on avait rapporté des iraprossious qu'il sut communiçiuer à sa musique ot faire partager au public. Sa partition est complote dans ses courtes proportions, ot il en faudrait citer toutes les pages : lo premier chœur, Allah! Allah!, la marche de la caravane, la tempête au désort, l'hymne à l;i nuit, la danse dos aimées, la délicieuse rêverie du soir : Ma belle nuit, le Lever du Soleil, si curieux et si pittoresque, l'étrange chant du Muezzin.

Désert (château du), château situe aux portes do Versailles, ei qui a été clianté par Dolillo :

Les Grâces en riant dessinèrent Mnntreuil ; MHupertuis, le Désert, Rinay, Liiuours, Autenil.

Bâti sous Louis XV, il appartenait à do Monville, qui on avait dessiné les jardins. Il était très fréquenté en 1781

Sar les gens de cour, qui avaient fait du Désort une sorte e lieu de rendez-vous. La reine Marie-Antoinette l'avait pris en affection. Lorsque survint la Révolution de 1789, le Désert était la promenade à la mode.

DÉSERT AELE [zèr') adj. Que l'on doit fuir. DÉSERTER {zèr') v. a. Autref. Rendre désert : Mars qui met sa louange à déserter la terre.

Malberbe.

— Quitter, abandonner, en parlant d'un lieu : Déserter un pat/S, sa maison, la plaine pour la montagne, il Délaisser, s'éloigner de ; Déserter une société, w Abandonner lâchement, s'enfuir honteusement de : Déserter son poste.

— Fig. Négliger, oublier, trahir ; no plus s'occuper de : Déserter son devoir.

— v. n. Quitter la place, s'en aller : La maison n'est plus tenabîe, je déserte.

— Milit. Abandonner son drapeau, se soustraire au service militaire, n Déserter à l'ennemi, Passer dans les rangs de l'ennemi, se mettre à son service, il Déserter à l'intérieur, Abandonner son régiment en temps de paix, se soustraire au service militaire.

DÉSERTES {zèrt') n. f. pi. Forces ou sortes de pinces, de cisailles peu tranchantes, à l'usage des tondeurs de drap. DÉSERTEUR {zèr") n. m. Soldat qui a déserté.

— Fam. Personne qui quitte une réunion, ou reste longtemps sans venir dans un endroit.

— Fig. Déserteur de, Celui qui abandonne, qui trahit, qui renonce à : Un déserteur de son paj'ti.

— Syn. Déserteur, transfuge. Le déserteur est simplement celui qui abandonne le service auquel il est engagé ; le transfuge fait pis : il passe â l'ennemi.

— Encycl. Milit. Le soldat qui abandonne, en temps de guerre, l'armée, ou, en temps do paix, lo corps de troupes dont il fait partie, qui s'absente sans autorisation, ou qui, à la suite d une permission régulière, ne rentre pas à la date prescrite, est déserteur.

C'est six jours après celui où l'absence a été constatée qu'un homme de troupe, sous-oflicier, caporal ou soldat, est déclaré déserteur : toutefois, si le militaire n'a pas encore trois mois de service, ce délai est porté à. un jiiois. Un homme en congé ou en permission régulière, ou voya-

feant isolément pour un motif quelconque, n'est déclaré éserteur oue quinze jours après la date à laquelle il devait rejoindre son corps. Un officier n'est considéré comme déserteur qu'au bout de quinze jours, et s'il a abandonné son corps ou son poste sur un territoire en état de guerre ou de siège. Ces délais ne sont applicables qu'aux militaires qui sont restés en France et qui sont dits, pour cette raison, déserteurs à l'intérieur. Celui qui passe la frontière est dit déserteur à l'étranger, et, dans ce cas, il est déclaré déserteur trois jours après celui de l'absence constatée. Enfin, ces délais, en temps de guerre, sont tous réduits des deux tiers, c'est-à-dire de 15 jours à 5 jours, de G jours à 2 jours et de 3 jours à i jour, après celui do l'absence constatée. Le soldat qui passe à l'ennemi est dit déserteur à l'ennemi. V. désertion.

— Mar. Ai'mée navale. Lo marin, comme le militaire, peut être déserteur à l'ennemi, à l'étranger, à l'intérieur : à l'ennemi, quand il sert l'ennemi contre sa patrie; à l'étranger, quand, en temps de paix, il a quitté de plus de doux heures de marche le territoire national ; à l'intérieur, quand il reste absent plus de trois jours sans permission, ou quand, en congé régulier, il no rejoint pas son bord huit jours après l'expiration do sa permission.

Déserteur (le), opéra-comique on trois actes, paroles do Sodaine, musique do Monsigny, représenté à la Comédie-Italienne le 6 mars 1769. — L"o poème est d'un intérêt puissant, dans lequel le pathétique lo plus émouvant s'allie â un rare sentiment comique. Le compositeur a donné uno excellente partition. On peut critiquer la musique do Monsigny et la poésie de Sodaino; mais tous doux avaient l'iiispiratiou, lo pathétique, la passion.

DÉ3ERTIG0LE (zâr' — du lat. desertum, désort, ot colère, habiter) adj. Qui habite los régions désertiques : Insectes OESEIÏTICOLES.

DÉSERTINES, comm. de l'Allier, arrond. ot à 3 kilom. do Muntiuçon, sur un affluent du Cher ; 2.592 hab.— Comm. de l;i Mayenne, arrond. et à 31 kilom. do Mayenne, sur un affluent du Colmont; 1.229 hab.

DÉSERTION (zèr'-si'On) n. f. Milit. et mar. Action do déserter son poste, de passer â l'ennemi ou de se soustraire au service militaire : La dési;rtion à l'ennemi est punie de mort.

— Fig. Délaissement, abandon, reniement : Tout le monde me quitte; c'est une véritable dksf-:htion. Tous les partis politiques oîit à etiregistrer des déskutions.

— Dr. anc. Désertion d'un héritage, Action de laisser en friche un liéritage. ii Désertion d'appel. Mis© â néant d'un appel qui n'a pas été relevé dans les délais voulus.

— Encycl. Milit. La désertion à l'intérieur (v. dérkrtiîur) d'un homme de troupe est punie, en temps de paix, do doux A cinq ans d'emprisonnement et, en temps de guerre, do doux ù cinq ans de travaux publics. La poino

est d'au moins trois ans pour la désertion avec emport d'armes ou d'effets d'habillement ou d'équipement, ou s'il y a récidive, ou si le militaire a déserté étant de service. Pour l'officier, la désertion entraîne, outre l'emprisonnement, la destitution. La désertion à l'étranger do l'hommo do troupe est punie dos travaux publics : doux à cinq ans on temps do paix, cinq à dix ans on temps de guerre ou sur un territoire en état do guerre ou de siège. La peine est toujours d'au moins trois ou sept ans, s'il y a eu emport d'armes ou d'effets, ou récidive, ou si l'homme a déserté étant de servi('e. Pour l'officier, c'est la destitution avec emprisonnement de un ù cinq ans, en temps de paix, et avec détention do mémo durée en temps do guerre. La désertion à l'ennemi est punie do mort. La désertion en présence de l'ennemi est punie de la détention. La désertion avec complot — et il y a comjdot lorsque plus de deux militaires désertent de concert — entraîne la peine de mort pour tous les coupables si elle a lieu en présence de l'ennemi, ot pour le ctief du complot seulement, s'il no s'agit que de désertion à l'étranger. En cas de désertion à l'intérieur, le chef du complot est passible de cinq à dix ans de travaux publics, si c'est un homme de troupe, et de la détention, s'il est officier. I^es coupables sont punis du maximum do la peine que comporte la nature (à l'intérieur ou â l'étranger) do leur désertion. Celui qui provoque ou favorise la désertion est puni, s'il est militaire, de la mémo peine que le déserteur, et, s'il n'est pas militaire, de deux mois à cinq ans do prison.

DÉSERTIQUE {zér'-tik') adj. Qui appartient au désert, qui est do la nature du désert : Région désertique. Flore désertique.

Desertcreat ou Desertcreight, bourg d'Irlande (prov. dUIster [comté do Tyrone]) ; 3.400 hab. Tissage dp laine.

Desertmartin, bourg d'Irlande (prov. d'Ulster [comté de Londonderry I) ; 2.600 hab.

Desertoghill, bourg d'Irlande (prov. d'Ulster [comté de Londonderry I); 3.750 hab.

Déserts (Les) comm. de la Savoie, arrond. et à 9 kil. de Chambêry ; 1.177 hab. Moulins, scierie mécanique.

Desertserges , bourg d'Irlande (prov. do Munster [comté do CorkJ), sur le fleuve côtier Bandon ; 2.650 hab. Ardoisières.

DÉSESPÉRADE(c(^-s/)(?) n. f. Coup de désespoir. (Vieux.) Il A la désespérade, loc. adv. Par un coup de désespoir.

DÉSESPÉRAMMENT [zé-spé-ra-man) adv. D'une façon désespérante.

DÉSESPÉRANCE izé-spé-ranss) n. f. Perte de l'espoir; manque de confiance.

DÉSESPÉRANT [zé-spé-ran), ANTE adj. Qui fait désespérer, qui donne du désespoir : Recevoir une nouvelle désespérante. Il Qui obsède, qui pousse à bout la patience : Uti enfant désespérant. I! Qui désespère l'émulation, qui ne peut être égalé : Chanter avec une perfection désespérante.

DÉSESPÉRATION (zé-spé-ra-si-on) n. f. Action de mettre au désespoir; son résultat.

DÉSESPÉRÉMENT (r^-sp^) adv. D'une façon désespérée : Lutter désespérément, ii D'une façon désespérante : Pi'euve désespérément accablante.

DÉSESPÉRER {zé-spé. — Change ^ en è devant une syllabe muette : Je désespère. Qu'ils désespèrent ; excepté au fut. de l'ind. ot au coud. prés. : Je désespérerai. Tu désespérerais) V. a. Jeter dans le désespoir; Tel événement qui vous désespère peut vous conduire au bonheur. (M°' do Puiseux.) Il Par exagér. Chagriner, contrarier beaucoup : Avec la migraine seule, une fenune peut désespérer »u mari. (Balz.) ii Décourager, priver de l'espoir d'atteindre un certain résultat : Artiste dont le talent désespère tous ses rivaux.

— V. n. Perdre tout espoir, se décourager tout à fait : Il faut espérer peu et ne désespérer jdHinjs. (Lamotte.)

— Désespérer de. Ne plus espérer; ne plus fonder d'espoir sur, ne plus rien attendre de : Désespérer du salut comynun. Désespérer u'un enfant. Désespérer dk vaincre.

Désespéré, ée part. pass. Qui marque le désespoir, qui est inspiré par le désespoir : Des cris désespérés.

— Dont on désespère, perdu sans ressources ; qui n'offre plus aucun espoir, aucune chance de succès ; Combat dk* sespêré. Malade désespéré.

— Substantiv. Personne qui a perdu tout espoir : Un désespéré. Une désespérée, il Crier, Courir comme un désespéré. Crier, Courir de toutes ses forces.

Se désespérer, v. pr. Se livrer au désespoir.

DÉSESPOIR n. m. Perte de toute espérance : Le déses- POiK est une abdication.

— Résolution violente qu'inspire une situation désespérée : Le DÉSESPOIR des peuples est l'épée de Damoclès suspendue sur la tête des ti/rans (Lévis.)

— Chagrin violent, cruelle affliction : Une femme serait au DÉSESPOIR si la nature l'avait faite telle que la mode l'arrange. (M"" do L'Espinasso.) ii Par exagér. Grand déplaisir, vif regret : Etre au désespoir de ne pouvoir partir.

Il Modèle inimitable, but impossible à attoiudro ; Peintre dont les tableaux sont le désespoir des coloristes.

— En désespoir de cause, A bout do ressources, no pouvant user trau(nin autre moyeu.

— Syn. Désespoir, découragement. V. découragement.

Désespoir (les soldats do), nom donné, on 181S, aux insurgés do Juin, parce quo beaucoup d'entre eux furent poussés à la révolte par lo manque do pain.

DÉSESPOIR DES PEINTRES n. m. Nom douné à une petite plante oxtrèmoment frêle, la saxifrage ombreuse ou mignonnette, dont la fleur ost très difficdo à reproduiro par la peinture.

DESESSARTS (Alexis), théologien, né A Paris on UîS7. mort en 1774. 11 prit parti pour les jansénistes, ot joua un rôlo actif dans los discussions sur la buUo Uiiigcnitus. — Son frère, Jkan-Baptisth Desessarts, surnommA Ponckt, né 1681, mort on 1782, a laissé, entre autres écrits, quatorze livres Sur tes convulsions.

DESESSARTS 'DonisDECHANRT, dit), comédion fi'nnçais, né ù Langres on 1740, mort ù Barègos ou 1793. Pris do

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