CLOCHE
GLIVABLE adj. Qui peut ôtro clivé : Cristaux clivables.
GLIVAGE (ray") n.m. Techn. Action ou manière do cliver des cnsiaux, des pierres précifusos. ii Fissure à surface plane, dans un diamant ou une autre pierre.
— Encycl. Miner. En admettant qu'un cristal résulte do la superposition de couches planes coniposôcs chacune de filiîs parallèles de molécules, on est conduit à pressentir uuil existe dans tout cristal des systèmes de fissures planes, parallèles, qui se croisent uans une multitude de sens, et dont chacune sépare deux lames voisines. Or, dans beaucoup de cristaux naturels, un etfort relativement faible suffit pour séparer ces lames voisines. Les micas, le gypse, te talc se divisent ainsi dans des directions déterminées avec une très grande facilité; on dit, dans ce cas, qu'il y a clivage. Souvent la cassure qu'on obtient, au lieu d'être plane comme lorsqu'on agit sur le gypse, par exemple, parait au premier abord irrégulièrument raboteuse. Cependant, elle est formée en grande partie de faces de clivage. En observant la cassure à une lumière assez vive, on reconnaît los facettes do clivage à la coïncidence des reflets qui s'y montrent à la fois, et qui prouvent qu'elles sont exactement parallèles entre elles.
Les cristallographes tirent un grand parti de l'étude des clivages pour la détermination de cristaux irréguliers dont la forme, trop imparfaite, ne permettrait pas de dire à quel système cristallin ils appartiennent.
Cltve (Robert, lord), baron de Plassey, général anglais, fondateur de la puissance britannique dans l'Inde, né à Styche (comté de Shrop) en i725, mort à Londres en 1774. l'arti pour Madras, il y fut fait prisonnier par La Bourdonnais. Il s'évada, servit comme enseigne dans les troupes de la Compagnie anglaise, et se fit remarquer du major Lawrence. Il revint en Angleterre, et fut reçu avec honneur par la Compagnie des Indes;, puis, en 1755, il retourna aux Indes. Clive profita alors de l'incapacité politique des successeurs de Dupleix pour détruire la puissance française dans l'Inde. Les cruaut'^s de Surajah Dowlah après la prise du fort William (le Trou Noir) lui fournirent le prétexte voulu pour atfaiblir la puissance de ce nabab, dont, un peu plus tard, au moyen d'intrigues condamnables, il détruisit totalement la domination par la victoire de Plassey (1757), à la suite de laquelle tout le Bengale obéit à la Compagnie anglaise des Indes. Clive, pour consolider son œuvre, dut ensuite lutter successivement contre leGrandMogûl. les Hollandais et Lally-ToUendal.
Ses succès lui valurent, quand il retourna, en 1760, en Angleterre, la dignité de pair d'Irlande, avec Te titre de u baron Clive de Plassey ». Le nouveau lord resta quatre ans en Angleterre; quand les alfaires indiennes, compromises par la rapacité des agents de la Compagnie, nécessitèrent son intervention, il partit de nouveau pour les Indes, avec des pouvoirs illimités (mai 17651. Il parvint alors, malgré des obstacles de tout genre, à rétablir l'ordre dans l'administration et à organiser le pays ; puis il rentra en Angleterre (juill. 1767), a^^ant amoncelé contre lui des inimitiés qui se firent jour en 1773, au moment où il venait de faire rendre Vacte de régularisation sur la manière dont la justice s'était rendue dans llnde. Une commission d'enquête examina alors les actes de Clive, constata des concussions énormes, et le traduisit devant le parlement. Clive, reconnu coupable, mais acquitté en considération do ses services, tomba alors dans une mélancolie profonde et se donna la mort, à l'âge de ([uarante-neuf ans.
— BiHLiDOK. : J. Malcolm. Life of Robert lord Cli^^e (Londres, 1836); Macaulay, /.'ssay on Clive (1851); Malleson, Clive, ruler of India (Londres, 1803).
GLrVE(mistress), actrice du thé&tre anglais, née en 1734, morte à I^ondros en 1785. Engagée très jeune au théâtre de Drury-Lano. elle devint la première comédienne do son temps et prit sa retraite en 1768. G. Clive, frère du célèbre lord de ce nom. l'épousa par amour; mais les deux époux ne tardèrent pas à se séparer par incompatibilité d'humeur.
CLIVER (do l'angl. to cltare, fondre) v. a. Séparer par couches, par lames parallèles, en parlant d'un cristal : Cliver un rristnl.
— Par anal. Se séparer par tranches parallèles, on parlant d'un corps quelconque : La masse de ni^vés, au rnoment oii elle se b-aiisforme, se drchire et se cr.iVK. (L. Figuier.)
Se cliver, v. pr. Se diviser, se fondre par lo clivage ; Cristanj- qui SK CLiviiNT aisément.
GLIVIE (ri) n. f. Genre d'amaryllidacées, comprenant une seule (.-spèce, cjui croit dans l'Afrique méridionale.
CLIVINE ou GLIVINA n. f. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des clirminés, comprenant do petits insectes, allongés, cylindriques, bruns ou rougeâtres, dont on connaît plus do deux cents espèces réparties sur tout lo globe, notamment dans les régions tropicales. (I*a clivina (ossor, espèce brune, est comniuno dans les marais do France; la clivina coUaris, très voisine, a losélylres rougeùtros, etc.)
GLIVININÉ3 n. m. pi. Tribu d'insectos coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des scaritidés, comprenant des formes de taille potito ou moyenne, à corselet étranglé on arrière, et ayant deux pores séligères â l'orbite. — Un clivinink.
— Encvcl. Los clivniinés, dont on connaît plus do trois cents espèces, sont réparties dans les genres divine, dyschiring, reichein, coryza, ancwt, ar'/istomis, etc. ; ils ont des représentants dans tontes les régions du globe, vivent surtout au bord des eaux, où ils so creusent dos galeries au moyen do leurs pattes antérieures dentelées.
GLOAGAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui appartiout au
cloa(|UO : J'w he cloacalk.
GLOAGARIUM fri-om') n. m. ImpAt qu'on levait, à Komo,
pour l'entmieu des cluncjiies ou égouts.
GloaGINA ou GluaCINA. surnom do Vénus A Uome, parco qu'une statuo fut élevée ù cotto déesse à l'endroit
Robert Clive.
où Romains et Sabins, réconciliés, so purifièrent {cluere) après le combat, et non pas parce que, comme ou l'a dit, elle présidait aux égouls.
CLOANTHE n, f. Genre d'insectes lépidoptères, famillo des xylinidés , comprenant des noctUL-lles à antennes fines, à corselet en carré arrondi, muni on arrière do houppes de poils, avec crfUo sur l'abdomon.
— Encycl. On connaît trois espèces européonnesde clnanihes; leurs chenilles, allon gées, nocturnes, so nourris-
sent sur les kijpericum et se
Cloanthe
nat.).
que
Emboucliure de la Cloaca maxima.
chrysalident sous terre. Citons le cloanthe //yperïcr (Franco); le cloanthe Lijncea (Hongrie).
Gloanthe, un dos compagnons d'Enéc en Italie. (Virgile fait descendre de lui la famille des Cluentius.)
■ GLOANTHITE n. f. Biarséniure naturel de nickel l'on rencontre dans diverses mines d'Allemagne.
CLOAQUE (ak' — lat. cloaca) n. m. Antiq. rom. Souterrain voûté, par lequel s'écoulaient les eaux pluviales et les immondices de la ville. (Dans cette acception, aujourd'hui inusitée, l'Académie fait cloaque du féminin.)
— Auj., Trou pratiqué pour recevoir les eaux sales, les eaux ménagères, et. par ext-. Amas d'eau croupie et infecte, ou Endroit très sale : AJaison ywi est un vrai cloaqdk.
— Fig. Réceptacle, foyer d'impuretés : Le cœur humain est un cLOAyu K. (J. de Maistre.)
— Zool. Orifice commun par lequel débouchent les voies urinaires et génitales, ainsi que l'anus, chez beaucoup de vertébrés, et notamment chez les mammifères marsupiaux. Les ascidies (molluscoïdes) possèdent aussi un cloaque, comme certains mollusques gastéropodes. En règle, la disposition cloacale est générale chez les vertébrés inférieurs et aussi chez les oiseaux.
— Encycl. Antiq. rom. L'art d'assainir les villes en les débarrassant de leurs eaux ménagères et de leurs immondices par un système dégoûts est fort ancien. Les égouts assyriens ofl"rent des exemples de toutes les sortes de voûtes connues, et les égouts anciens d'Athènes sont aussi d'un travail parfait. On remarque, notamment, que leurs eaux étaient réparties pour servir à l'irrigation. Mais les plus fameux . de tous sont ceux de Rome. Le plus grandiose , la Cloaca ma.rima, fut bâti par Tariiuin l'Ancien. Partant de l'extrémité méridionale du Forum, vers le grand Cirque, il traversaiile Vélabre et se jetait dans le Tibre entre les ponts Palatin etSublicius. On voit encore cette bouche, qui découvre la voiite à plein ceiniro de l'égout, composée d'un triple rang do voiissoirs, juxtaposés à joints croisés. Le tout est en pierres de taille, sans ciment. « Une charrette chargée de foin pouvait y circuler", dit Strabon. On pratiquait, à Rome, le système du tout â l'égout. A mesure que la ville s'agrandit, los égouts se développèrent, et la Cloaca maxima devint le prand collecteur d"une partie d'entre eux. Cet ouvrage gigantesque, qui fonctionne encore depuis doiLV mille cinu cents ans, est un objet d étonnement pour tous ceux qui l'unt vu; il coûta Ue si durs travaux au peuple romain que les Tarquins lui durent pour une bonne part la perte de leur trône.
GLOGHE (du bas lat. clocca) n. f. Instrument fait do bronze ou d'un autre métal, en forme do coupe renversée, (jiio l'on choque, presque toujours â l'aide d'une tige mobile uite battant, pour produire des sons qui s'entendent au loin : L'usage de sonner les clocuks pendant l'oraye occasionne de fréquents accidents.
— Fig. Ce qui produit du bruit, du tumulte, co qui assourdit : Le pouvoir est une clocmk qui empêche ceux qui la mettent en branle d'entendre aucun autre son. (Béranger.)
— Baptême d'une cloche. Cérémonie par la(|uelle l'Eglise consacre une cloche destinée A annoncer le service divin.
— Coup de cloche. Son que l'on produit on choquant uno cloche; action de frapper un coup sur une cloche, n Fig. Avertissement, annonce : Les infirmités de itiye sont un COUP DK cLOCHic que nous donne la mort. (On dit plus souvent son m-: clochk.)
^ ï^o\) . 0''méuaqer â lacloche de bois,l)éménager clandesLinomont et sans payer.
— Archit. Nom donné quelquefois à la forme générale do certains chapiteaux, depuis le tailloir jusqu'à l'astragale, ii On dit plus ordinairement cohukili.k.
— Art vétér. Cachexie aquouso des bétes â laine.
— Blas. Meublo ropréscDCant uno cloche d'égliso.
— Bot. Fleurs en cloche oi\ simplem. Clor/ic*. Fleurs monopétales, à bor*i uni etévusé.(Loshotanistos disent fleurs campnnulées.) n Cloche blanche. Nom vulgaire du uerce-neigo. ii Double cloche. Nom vulgaire d'un datura ot GO la primevère double.
— Chim. Manchon ou cylindre de verre, ouvert par uno extrémité et fermé parVautro.
— Comm. Cloche de houblon.
Certaine ({uantitéde houblon.
— Cost. V. la partie encycl.
(archéol.).
— Econ. dom. Ustcnsilo avant la forme d'un réchaud d argent, do plaqué ou do lor>
blanc, muni d'un couvercio ciooh.« h frtmm^-o.
etdonton so sert pour tonir
les mots au chaud, ii Vaso do vorro sous lequel on mot le fromage pour l'ompèchcrdo sécher, n Couvre-plat ou toile métallique, destiné â préserver los mets du contact dos niou«'hes.
— Il ist. Gentilshommes de la cloche, Noblessa de la cloche. Dcscoudunts dos matros et échovins, dans los villes où
D'argent h une cloche il(> ffueuloa.
Cloche à. melon
CLOCHEMAiN — CLOCHER
ces charges anoblissaient. (Us devaient ce nom à cette circonstance, que les assemblées municipales étaient convoquéfs au son de la cloche.)
— Hortic. Vase do terre, de verre, etc., légèrement évasé par en bas et surmonté d'un hémisphère, pour abriter les plantes (melons, salades, etc.) contre la gelée, et concentrer autour d'elles la chaleur du soleil.
— Mar. Partie centrale d'un cabestan, n Partie supérieure dune manche à veut.
— Môcan. Sorte do récipient dans lequel se trouve de l'air comprimé, et que l'on installe sur le conduit do refoulemeut d'une pompe aspirante et foulante, atin d'empêcher les coups de bélier dans la conduite.
— Méd. Nom vulgaire des phlyctènes ou ampoules et de toutes les boursoutlures qui se forment sur la peau : Les vésicatoires produisent de laryes cloches.
Méd. vétér. Un des noms vulgaires d' une maladie
spéciale aux animaux de race ovine, que l'on appelle la cachexie aqueuse.
— Min. et carr. Excavation qui, dans une galerie de mine, se forme subitement au-dessus du plafond, ti Cloche d'une carrière. Son ouverture.
— TechD. Ornement en forme de cloche d'une monture do chandelier, ii Vide ([ui se produit dans une pièce do poterie, par suite de la présence de bulles d'air dans la pâte. (On dit aussi BOUii.LoNNKMENT.)ii Cloche à galets. Tige creuse pour saisir une tise de sonde rompue. (Se ditaussi d'un instrument destine au nettovaeed'un trou de sonde; ilala forme dune cloche et recueille les détritus humides du fond du trou.)
— Télégr. Cloche isolayite. Isolateur qui a la forme d'une clochette. (II est eu porcelaine et sert dappui aux lils télégraphiques aériens, soit directement, soit indirectement, au moveu de crochets soudés à la cloche, et sur lesquels les tils reposent.) il Double cloche. Système d'isolateur composé de deux cylindres creux en porcelaine, de diamètres ditférents, placés l'un dans l'autre et scellés par l'une des bases pleines, ii Cloche à suspenswn. Isolateur mobile autour d'un crochet fixé à un arbre ou à un poteau.
wCh'che si/mpathigue , Avertisseur téléphonique de Siemens. '1 Cloche électrique. Appareil électrique employé sur les chemins de fer pour assurer le bon fonctionnement des trains en général sur une li^ne à voie unique. (Le départ d'un train d'une station quelconque estannoncé, à la gare suivante, au moyen d'une sonnerie électrique.)
— Trav. publ. Cloche à plongeur. Appareil employé aux travaux que l'on exécute sous l'eau.