kil. carr
Le dé parlement comprend 4 arrondissements [M^iort, préfecture ; Bressuire, Melle, Parthenay), 31 cantons, 354 communes et uno population de 346.694 hab.
Diocèse de Poitiers; université de Poitiers ; cour d'appel de Poitiers; assises à Niort; tribunaux civils à Niort, Bressuire, Melle et Parthenay ; 3' subdivision (Parthenay) du 9« corps d'armée (Tours); T région agricole; il' inspection dos ponts et chaussées; Ecolo militairo de Saint- Mai xonl.
C'est un pays do coteaux, de plateaux et do i)laines, sans grandes montagnes.
Lo point culminant est au N.-N.-E. do Niort, à 272 mètres d'altitude (Le Terrier de Saint-Martin-du- Fouilloux). On y distingue trois régions d'après lo terrain :
la Gàtine. au sol de roches anciennes, do granit, terre pauvre, couverte do dois ot d'étangs; la Plaine, liaî/iquo et oolithiqne, calcaire, plus découverie, plus riche, mais plus monotone, vaste '-li.iTnp do céréales; le Marais, région aulr-'lois noyée, malsaine, qui a été asséchée,
canalisée ot mise en cultures (chanvre ot fourrages). Les eaux du département vont à la Loire par la sevro Nantaise et le Thouot, par ([uolquos aflluents du Clain ; ollos vont à la Charente par la Boulonne, ot directement & l'Océan par la Sôvro Niortaiso.
in.
Lo climat est doux, un pou humide. La Gàtine est plus froide que la Plaine; le Marais est humid*». A Niort, la •ntnpérature moyenne est do 12"; la liauteur des pluies, 660 millimètres.
Ce départomont est surtout agricole; les terres arables occupent plus des doux tiers du territoire ; de même, la population agricole dépasse la populatiun iniiustriello et commerciale. On cultive surtout l'avoine et le froment, l'orge ot le maïs en moins grande quantité; on récolte du fourrage, des betteraves et des pommes do terre. On élève aussi beaucoup do bétail; cette industrie a fait la renommée de Saint-Maixent. Quelques vignobles couvrent les pentes du Nord et du Nord-Ouest. Le pays n'est guère riche en forêts. On extrait en petite quantité de la tourbe, du plomb argentifère, du marbre, des pierres dures ou tendres.
La principale industrie est celle des étoffes ot des lainages (manufactures de draps communs à Parthenay ; tricots do Parthenay, de Bressuire et de Saint-Maixent; gants de laine do Niort). On fabrique des huiles et des alcools. Ou fait de la chapellerie et de la poterie.
Lo département exporto surtout des produits agricole^ et importe des denrées coloniales et des machines.
Le pays n'a pas d'histoire marquante. La plupart des villes sont d'origine monastique. En 1569, le parti catholique triompha du parti huguenot, à Moncontour. Les personnages célèbres nés dans les Deux-Sèvres sont : M"" de Maintenon ; les chefs vendéens Lescure et La Rochejacquelein ; l'explorateur René Caillé; Fontanes ; le défenseur de Belfort, Deufert-Rochoreau.
— BiBLioGR. : Ricliard, Histoire du département des DeiiT-Sévres (1863): Beauchet ot Ravan, Dictionnaire <jéo- (/raphique du département des Deux-Sèvres (1874) ; Lévrier. Histoire des Deux-Sèvres (i885); Adolphe et Paul Joanne, Géographie des Deux-Sèvres.
DeuX-SICILES (royaume des), Etat de l'Italie méridionale, formé en 1 130 de la réunion do la Sicile et du duclié de Pouille, et annexé, en 1860, au royaume d'Italie. Dans la querelle des investitures, Robert Guiscard s'étant déclaré pour le pape Grégoire VII, celui-ci, en reconnaissance, conféra le titre de roi au prince normand Roger II, déjà seigneur de Sicile, duc de Pouille, et héritier des principautés de Bari, Salerne, Amalli, Sorrente, qu'avaient conquises ses ancêtres. Le mariage de la fille de Roger II avec Henri VI, fils do Frédéric Barberousse, plaça le royaume des Deux-Siciles sous lo pouvoir des empereurs d'Allemagne. Après la mort de l'empereur Frédéric, successeur de tfenri VI, le pape donna l'mvestiture du royaume à Charles d'Anjou, qui en devint le paisible possesseur (1266); mais le gouvernement do ce prince amena le mas-
Armoiries des Deux-Sicilcs.
DEUX-SEIZE — DÉVA
1414), Jeanne II (1414-1435). La Sicile so donna à la maison d'Aragon, dont un prince, Alphonse -V, reconstitua, en 1435, le royaume des Deux-Siciles. Une nouvelle séparation eut lieu à sa mort (1458); ello dura jusqu'en 1501, époque à laquelle Ferdinand le Catholique lit do ces doux provinces une possession espagnole.
Cette domination se prolongea jusqu'en 1713, sans autre incident que la révolte de Masaniollo à Naplcs en 1647. Le traité d'Utrecht donna Naples à la maison d'Autriche et la Sicile à la maison de Savoie.
Mais, en 1780, Victor Amédée échangeait cette île contre la Sardaigne, et le royaume des Deux-Siciles était reconstitué; en 1735, il passait à la branche cadette de la maison de Bourbon, qui le conserva jusqu'en 1806. laquelle fut chassée de Naples par Napoléon, réussit à so maintenir en Sicile et reprit possession de tous ses Etats en 1815. Les derniers souverains de cette maison furent : François I" (1825- 1830), Ferdinand II (1830-1859), François II (1859-1860). En 1860, Garibaldi débarqua en Sicile et conquit le royaume, qui vota, dans un plébiscite solennel, son annexion au royaume d'Italie. Au moment de sa disparition, cet Etat s'étendait sur une superficie de 111.776 kilomètres carrés et comptait 9.283.000 habitants.
Deux-Siciles (ordre des), ordre institué à Naples par le roi Joseph-Napoléon, en 1808. L'ordre l'ut divisé en trois classes : dignitaires, au nombre de cinquante; commandeurs, au nombre de cent, et chevaliers, au nombre de six cents. Cet ordre disparut en 1819. La décoration consistait en une étoile à cinq rayons pommetés d'or. L'étoile elle-même était émaillée de rouge et bordée d'or; le médaillon du centre, en or, était entouré d'un cercle d'émail bleu portant sur la face l'inscription : Felicitate restituta, et sur le revers:' /ïi sanguine fœdus. Lo ruban, partagé en trois raies, était bleu aux deux bords et rouge au milieu.
DEUX-TEMPS {deù-tan)B.Tn. Dénomination d'une mesure qui, quoique ayant pour unité la ronde, comme la mesure à quatre temps, so bat à deux temps, par conséquent avec plus de rapidité, la valeur de chaque temps étant réduite
,\ i' fj\ ji jmuf^^
sacre dos Vêpres siciliennes (1282), qui fut suivi do la séparation do la Sicile et do Naples. La maison d'Anjou se maintint à Naides, oi\ régnèrent successiveinont Charles 1" (1260-1285), Charles II (1285-1309), Robert (1309-1343),
Jeanne (1343-1382), Charles III (1382-1380), Ladislas (1380-
Mesure à deux-temps.
de moitié. Elle se marque généralement à la clef par un C barré transversalement. On la marque aussi parfois
par la fraction - ou simplement par le chiffre 2.
— Par ext. Morceau dont la mesure est à deux-temps.
DEUX-TÊTES [deu-tet') n. f. Variété de poire do qualité médiocre.
Dev, nom donné, dans le mazdéisme, ou religion do l'ancien Iran, aux génies du mal. Ils sont en nombre infini : leur chef suprême est Zanak-Minoi, l'esprit de mort, autrement appelé Ahriman.en zend AngraMainyu; immédiatement au-dessous de l'arcbidémon so trouvent six génies malfaisants, dont le rôle est do lutter contre les six Amschaspands, de même que Ahriman lutte continuellement contre Ormazd. Ensuite viennent les drujs, dont chacune a
fiour mission de contrarier et d'annihiler, s'il est possible, 0 bien fait par un esprit créé par Ormazd. Ce mot dérive du zend daèva, démon, qui correspond au sanscrit deva, divinité (de la racine div, briller, qui se trouve dans Zeus, Deus, dies)^ etc. V. Ahriman.
DÉVA (mot sanscrit, dont la racine div, briller, se retrouve dans les termes similaires : Wtii?, divns, Deus, Dieu, divin) n. m. Désigne, dans l'Indo, tous les êtres divins en général.
— Enctcl. Il est très rare que ce mot accompagne les noms dos grands dieux, mais il se montre fréquemment accolé au nom dos divinités inférieures. Lo sons do sa racine indique que, dans lo principe, les dieux do l'Inde ont été des personnifications des phénomènes lumineux ot caloriques de la nature : le jour, l aurore, le soleil, la lune, l'éclair, les astres, etc., ot aussi des éléments ignés du sacrifice : le feu, les flammes du foyer sacré, les libations alcooliques et grasses servant à activer et ù entretenir co feu. De môme que ceux de la Grèce, les dieux du brahmanisme no sont pas éternels, mais simplement immortels, et encore n'ont-ils pas toujours possédé cette immortalité ; ils l'ont acquise en pratiquant le sacrifice (on no sait à qui s'adressaient alors les sacrifices) et ù. force d'austérités religieuses. Ils ne sont ni tout-puissants, ni omniscients, ot peuvent être détrônés i>ar la ferveur supérieure des ascètes; êtres plutôt subtils que spirituels, ils possèdent un corps do matière éthérée, mais pourtant de matière, qui les fait passibles d'une partie des besoins, des douleurs et des passions de la nature humaine. Dans lo bouddhisme, les dévas perdent l'immortalité et la plus grande partie do leur puissanoo; serviteurs dos Bouddhas, co no sont plus que des saints de second rang élevés pour quelques milliers d'années aux fonctions do régents des diverses régions de l'univers, soumis à la loi du Karma, fatalement obligés do mourir et do rouaUro sur la terre tant qu'ils n'ont pu atteindre lo NirvAna.
Deva, ville d'Espagne (prov. do Guipuzcoa [partido de Vergara]), sur le golfe do Gascogne, près l'ombouchuro du petit lîeuvo côtior Deva, qui naît dans les Pyrénées. Environ 40 kil. do cours.
DÉVA , ville d'Anstro - Hongrie ( Hongrie [ comitat d'Ilunyad)), sur le Maros; 4.700 hab.. Magyars et Roumains! C'est uno dos clefs de la vallée de cotio rivière. Uello église gotUiquo du xv siècle. Cette villo fut pendant
DEVA CASTRA — DEVELLE
longtemps résidence des princes de Transylvanie, dont on voit encore le cliàteau, la Magna Curia. Mines do cuivre aux environs.
DevA Castra, ville de l'ancienne Bretagne [Flavia Caesai-iensis), chez les Cornaviens; auj. Chester.
DEVADE n. f- Zool. Genre d'arachnides aranéides dipueumones lubitélaires, famille des dictynidés, comprenant des araignées de petite taille, à yeux mégaux, à pieds postérieurs eftilés. (La seule espèce du genre vît dans les terrains salés de la région circaméditerranéenne et s'étend jusqu'au sud de l'Aranie.)
DÉVAI ou DévAY (Mathias Biro), surnommé le Luther hongrois, né à Déva (Transylvanie) vers 1500, mort à Debreczin en 1547. Il lit ses études à Cracovie, et fut d'abord prêtre catholique. Cependant, étant allé à W'ittemberg, où Luther et Mélanchthon le prirent en affection, il embrassa la confession d'Augsbourg, qu'il se consacra désormais à propager. Mais, plus tard, il se donna aux doctrines calvinistes, qu'il réussit à implanter chez les Magyars, au détriment de celles de Luther. 11 a publié un livre contre l'adoration des saints, puis son ouvrage capital : Commentaire succinct des dix commandements (1538), où il applique les doctrines de Calvin.
DÉVALEMENT {man) n. m. Action de dévaler ; état de ce qui est dévalé : Le dévaxemknt des toiineaiix à la cave. (Vieux.)
DÉVALER (du préf. dé, et de val. — Quelques-uns écrivent dévaller) V. a. Descendre, porter eu bas : Dévaler du vin à la cave. (Vieux.) ii Parcourir en descendant : On a souvent représenté la vie comme une montagne que l'on gravit d'un côté et que l'on dévale de l'autre. (Chateaubr.)
— V. n. Descendre : Dévaler rie la montagne, il S'abaisser, aller en pente : Ten'ain qui dévale tout à coup.
Se dévaler, v. pr. Etre dévalé, se porter en bas.
DeVALGAÔN-RADJA ou DeOLGAÔN. ville de l'Inde anglaise (Bérar), sur l'Amnî, sous-affluent de la Godavéri par la Pourna ; 7.025 hab. Tissage de coton et de soie.
DÉVALI5EMCNT (man) n. m. Action de dévaliser ; état de celui qui est dévalisé. (Peu usité.)
DÉVALISER (du préf. priv. dé, et de valise) v. a. Voler, dépouiller de son argent de poche, de ses bardes, de ses effets : Voleurs qui dévalisent un voyageur, il Piller, dépouiller de ses meubles : Dévaliser une 7naison, une chambre, il Voler, filouter d'une manière quelconque : Les affaires f c'est l'art de dévaliser son prochain.
— Fig. Faire des emprunts à : Molière dévalise perpétuellement Piaule et Scaramouche. (Th. Gaut.)
Se dévaliser, v. pr. Etre dévalise : //se dévalise c/mçue jour quelque maison de campagne aux envii'ons de Paris.
— Syn. Dévaliser, attraper, dérober, etc. V. attraper.
DÉVALISEUR, EUSE n. Celui, celle qui dévalise.
DÈVA-LOKA (du sanscr. déva, dieu, et loka, monde) n. m. Dans la mythologie et la cosmogonie primitive de l'Inde, ce mot désigne le Svarga ou paradis d'Indra, la plus élevée des trois régions qui constituaient l'univers : our-loka (la terre), bhuvar-loka (l'espace entre la terre et le soleil), svarloka ou svarga (espace situé au delà du soleil). Le brahmanisme ajouta d'autres cieux. Les déva-lokas des bouddhistes, quoique désignés comme des mondes réels, étaient en réalité purement métaphysiques et correspondaient aux divers degrés de perfection établis par leur religion. En général, ces paradis sont donnés comme situés au sommet ou sur les flancs du mont Mérou, la montagne sacrée.
Devals (Jean-Ursule), archéologue français, né et mort à Montauban (1814-1874), archiviste de sa ville natale. Outre des mémoires et des articles dans des journaux et des recueils, on lui doit des ouvrages sur Montauban et la région montalbanaise.
DEVANÂGARÎ n. m. Ecriture moderne du sanscrit classique : Le DEVANÂGARÎ est une modification de l'écriture bràhml.
— Adjectiv. : Les ouvrages sanscrits sont imprimés avec l'alphabet devanâgarî.
DEVANCEMENT {se-man) n. m. Action do devancer, de faire un certain acte avant l'époque fixée.
DEVANCER {se — rad. devant. Prend une cédille sous le c devant les voyelles a et o : Nous devançons. Il devança) V. a. Précéder dans la marche ou à l'arrivée : Les éclaireurs devancent l'armée. Les hommes qui sont exercés à la course devancent les chevaux. (Buir. ) n Précéder dans l'ordre du temps; prévenir; venir avant, paraître avant : Les générations (fui nous ont devancés. Un esprit réfléchi devance l'expérience. (La Rocbef.-Doud.)
— Avoir le pas sur ; prendre rang avant : Dans les cérémonies publiques, la Cour de cassation devance toutes les autres, il Surpasser, avoir l'avantage, la suprématie sur ; Ecolier qui devance tous ses rivaux.
— Milit. Devancer l'appel. S'engager avant d'être appelé, ne pas attendre l'appel de sa classe.
Se devancer, v. pr. Se dépasser l'un l'autre.
— Syn. Devancer, précéder. Le premier marque un avantage obtenu, et il suppose uno certaine distance des objets qui restent en arriére. Le second marque un avantage de rang ou de place. On devance les autres quand on passe avant eux et qu'on les laisse derrière ; on les pi'écède quand on marciie devant eux pour les conduire.
— Anton. Suivre, Buccéder. — Attendre.
DEVANCIER (si-é), ÈRE n. Celui, celle qui a précédé quelqu'un dans ce que fait ou a fait celui-ci : Peintre gui n'imite point ses devanciers. Nous dédaignons trop nos nEVANCiRRS. (Chateaubr.) Il Celui quia devancé, précédé dans la vie ; ancêtre : Nul castor, nulle hirondelle, nulle abeille n'en veulent plus savoir que leurs devanciers. (J. do Maistre.) n Adjoctiv. : Les siècles devanciers.
— SvN. Devancier, ancfitre, prédécesseur. V. ancêtre.
— Anton. Successeur.
Devanhalli, ville do l'Inde anglaise (Mysore [distr. do Bangalorej, sur l'Arkavatî, affluent de la Cavérî ; 5.775 hal). Patrie do Tipou-Sahib.
DEVANT {van; mais devant une voyelle, le t se lie [du préf. de, et de avant]) prép. Kn face, le long do, à l'oppo- «ito, vJs-â-vis ; du côté antérieur do : en avant do : .S'asseoir DEVANT le feu. Passer dbvant la maison. Regarder DEVANT «01. Mettre le siège dbvant une ville. Courir dkvant
la voiture. Il En présence de : Il 7ie faut rien dire devant les indiscrets. Porter uJie affaire devant le tribunal. \\ A la vue, â la pensée, sous l'influence de : Dayis ce siècle, on ne tient point devant l'opinion. (Chateaubr.) Les femmes n'ont plus de colère devant le malheur. (Ancelot.)ii Au jugement de, aux yeux de : Tous les Français devraient être égaux devant la loi. il En comparaison de : Qu'est-ce qu'un conquérant devant un inventeur bienfaisant? w Dans le temps qui doit suivre : Nos aïeux ont traversé l'âge de fer. l'âge d'or est devant nous. (B. de St-P.J
— S'est dit comme Avant, pour marquer l'antériorité ou la prééminence : Les Egyptiens rt'ont pas inventé l'agriculture, que nous voyons devant le déluge. (Bossuet.)
— Loc. div. ; Devant quelqu'un. Devant les yeux de quelqu'un, Présent à sa pensée, ii Avoir de l'argent devant soi. Avoir des économies, pouvoir disposer de. Il Avoir du temps devant soi, Avoir plus de temps qu'il n'en faut pour faire une chose, il Aller devant soi : 1" marcher sans s'écarter de sa roule ; 2" aller bonnement, ne s'inquiéter, ne se préoccuper de rien : Allez devant vous, Dieu ne vous manquera pas. (Boss.) Il Paraître devant Dieu, Mourir, il Fam. Passer devant la glace. Passer à la caisse (derrière laquelle il y a souvent une glace) pour payer les consommations.
— adv. A signifié Auparavant : Etre Gros-Jean comme devant. Il Vers la partie antérieure ou qui précède ; dans le lieu vers lequel on va : La paresse va devant, la misère la suit. ;iFam. Partir, Soi'tir les pieds devant (pour en avant). Etre emporté dans son cercueil, l'usage étant de porter les morts les pieds en avant.
— Prov. : Les premiers vont devant, Les plus diligents ont ordinairement l'avantage.
— Mar. Etre vent devant. Avoir le venfe- debout, le recevoir par l'avant du navire, n Donner vent devant. Se dit d'un navire qui, par suite d'un accident, présente sa proue au vent, n Syn. de avant; A^/er devant, h Un navire devant. Droit vers l'avant. |i Virer de bord vent devant, En prenant le vent par l'avant.
— Véner. Mettre devant. Se dit d'un valet de limier, quand il déploie le trait et qu'il commence sa quête.
— Loc. prép. : Au-devant de, A la rencontre de : Aller ad-di:vant de quelqu'un, il Fiç. Prévenir, devancer: Aller au-devant des désirs de quelqu'un, au-devant D'une objection. Il Par-devant, En présence de. (Se dit surtout en terme de pratique) : Par-devant notaire. Par-devant témoins.
— Loc. conj. Devant que. Se disait autrefois pour Avant que : Devant qv'H soit deux joui^s.
— Loc. adv. Au-devant de, A la rencontre de quelqu'un :
11 se porte au-devant, lui parle, le cajole.
BCONIER.
— Aller au devant. Faire les avances, les premiers pas.
— I*ar devant. Par la partie ou dans la partie antérieure : Saisir quelqu'un par devant. Décevoir une blessure par devant. Il Devant, en présence de : Par devant notaire.
— Devant derrière, Sens devant derrièi'e, D'une manière retournée, en mettant devant ce qui devrait être ou ce qui est ordinairement derrière : Mettre son chapeau devant derrière. Il Pop. Sens devant dimanche. Se dit pour Sens dessus dessous.
— Ci-devant. V. ci.
— Syn. Devant de (aller au-), rencontre (aller à la). Aller au devant convient mieux pour exprimer uno démarche de bienveillance, de politesse ; aller à la rencontre s'emploie surtout pour marquer l'opposition, la lutte. On Ma.au-devant d'un ami, on marche à la rencontre des ennemis. Cependant, on n'observe pas toujours cette distinction.
— n. m. Partie antérieure : Les pieds de devant. Le devant d'un ca}'rosse, d'une jupe, il Pop. Devant de gilet, Poitrine ; Partie d'une maison qui donne sur la voie publique : Loger sur le DEVANT, il Devaîit de la maison. Partie de \a.\o\e publique située devant la porte d'une maison : Balayer le DEVANT DE LA MAISON. — Fam. Bâtir sur le devant, Engraisser, prendre du ventre. (Se dit aussi d'une femme enceinte.) il Objet destiné à être placé devant un autre ou dans la partie antérieure d'un autre, pour le cacher, le ^3.Ter ouïe garantir : Devant de chefninée.VEVA^Tde chemise.
— Peint. Parties antérieures, premier plan d'un tableau.
— Art vétér. Partie antérieure d'un cneval vu de face. Il Cheval serré, large du devant, Cheval dont les membres
antérieurs sont trop rapprochés, trop écartés.
— Véner. Prendre les devants, les grands devants. Se dit quand on a perdu la voie d'une bête, et que l'on fait un grand détour pour la rencontrer de nouveau.
— Prendre, Gagner le devant, les déliants. Partir avant quelqu'un , le devancer, il Fig. Prévenir quelqu'un , en taisant pUs de diligence que lui : Si l'on ne prend les DEVANTS en affaires, on est perdu.
— Anton. Arrière, derrière.
— Encycl. Véner. Devants et ai'rières. Quand on a perdu la voie d'une bête, on fait décrire par les chiens des portions de cercle en avant et on arrière. Cela se fait d'abord assez près de l'endroit où le défaut a eu lieu, et c'est ce qu'on appelle prendre les petits devants et les petits arrières ; puis, si l'on ne parvient pas à retrouver la piste, on recommence l'opération en s'éloignant davantage, et les nouvelles portions de cercle qu'on fait décrire aux chiens forment les grands devants et les grands arrières.
DEVANTEAU (to) n. m. Econ. dom.
Syn. de devantier.
— Mar. Tablier d'une voile. (Peu us.) Il On écrit quelquefois devantot.
DEVANTIER (ti-é) n. m. Mot ancien qui s'employait pour désigner un tablier et aussi toute pièce daj usteraent garnissant le devant d'une robe, etc.
(Se dit encore dans quelques départements.) 11 Au XVII' siècle, Devantier signifiait Devant d'autel. (On disait, dans ce sens, aussi frontier.) Syn. dk-
VANTIÉRK.
DEVANTIÈRE n. f. Syn. do devantier. 11 Anciennem. ■lupo s'ouvrant par devant et par derrière pour permettre aux femmes do monter à cheval à califourchon.
DEVANTURE (rad. devant) n. f. Façade d'un édifice. Il Revêtement do boiserie, qui garnit le devant d'une boutique ; étalage ; S'arrêter devant des devanturks savamment combinées, il Plâtre que les couvreurs mettent au de-
Devantier (xvi» s.}.
vaut des souches de cheminées, pour raccorder les tuiles ou les ardoises.
Devapragaya, Diprag, Deoprag ou mieux Deo-
PRAYAG, ville de l'Inde anglaise (princip. de Gharvâl), au confluent des deux rivières Bagliiratî et Alakananda, dont les eaux forment le Gange ; 2.000 hab. Lieu de pèlerinage très important.
BeVARIS ou DeVARUS ^Matthieu), savant grec, né à Corfou, mort vers 1570, à l'âge d'environ soixante-dix ans. Il avait huit ans lorsqu'il fut envoyé à Home, où il entra au collège grec, dirigé par Jean Cascaris. De là, il passa dans la maison du cardinal Ridolfo, qui en fit son secrétaire, puis son bibliothécaire. Pie IV le nomma correcteur des manuscrits grecs de la Vaticane. Son principal ouvrage est intitulé De paj'ticulis grœcse linguse (,1588).
DÉVAS ou DÉWAS, ville et principauté de l'Hindoustan central, dans le Malva, tributaire de l'empire anglais des Indes. La principauté, divisée entre deux rajahs de même famille, a une superficie totale de 748 kil. carrés; elle est peuplée de 152.000 hab. La ville, située à 34 kil. d'Oudjeïn, dans la vallée du Sipra (aftluent du Tchambal), station du chemin de fer Ratlam-Bhopal, compte 11.900 hab.; son temple de la déesse Tchamounda, taillé dans le roc, est un lieu de pèlerinage.
DÉVASEMENT {man) n. m. Action ou manière de dévaser au moyen d'un dragage le goulet d'un port, le lit d'un canal ou d'un cours d'eau. V. dragage.
DÉVASER (du préf. priv. dé, et de vase) v. a. Retirer les vases, les limons qui obstruent l'entrée d'un port ou le lit d'un cours d'eau quelconque.
DÉVASTATEUR, TRICE {sta; lat. devastator, trix, même sens) adj. Qui dévaste, qui cause la dévastation : Torrent DEVASTATEUR. Armée DEVASTATRICE. Il Fig. Ruinoux , qui porte au loin ses ravages.
— Substantiv. Personne qui dévaste, qui produit la dévastation : Les conquérants sont rfes dévastateurs bien plus redoutables que les plus redoutables fléaux.
DÉVASTATION {sta-si) n. f. Action de dévaster; résultat, eifet de cette action : La dévastation de l'Occident par les barbares. Dévastations cajtsêes par l'inondation.
— Par ext. Action de dépouiller, do laisser vide.
DÉVASTER i sté — lat. devastare ; du préf. dé, et de vastarc) v. a. Désoler, ravager, ruiner, rendre désert : Après AVOIR DÉVASTÉ l'Attique en tous sens, Xerxès entra dans Athènes, il Fig. Abattre, décourager, priver de son énergie, de son activité : La passion de Vamour peut dévaster à jamais l'esprit comme le cœur. (M"" de Staël.)
Dévasté, ée part. pass. du v. Dévaster.
— Par ext. Dépouillé, dénudé : Logement dévasté par les huissii^s. Il Dépouillé de ses cheveux : Front dévaste.
— Poétiq. Pâle, défait, amaigri par l'âge, la maladie ou le chagrin : Visage dévasté. Charmes dévastés.
— Fi^. Abattu, aifaibli, découragé : Ame dévastée. Se dévaster, v. pr. Etre dévasté.
— Syn. Dévaster, désoler, infester, etc. V. désoler.
DÊVATA n. m. Mot sanscrit, synonyme de dêva, un dieu on général. Dans les livres bouddhiques, il désigne les dieux inférieurs.
DeVAUCHELLE Apic. V. RUCHE.
Devault ou DE Vault (François-Eugène), général français, né à Lure (Haute-Saône) en 1717, mort à Paris en 1790. Il fit successivement la campagne do 1733 sur le Rhin, de 1743 dans les Flandres, de 1747-1748 à l'armée du Bas-Rhin, devint brigadier en 1759, maréchal de camp en 1762. Plus tard, Devault enseigna la tactique à Louis XVI et à ses frères, et reçut le grade de lieutenant général en 1780. On lui doit : Extrait de la corres/'ondance de la cour et des généraux (117 vol.), ouvrage comprenant l'histoire do toutes les guerres de la France depuis 1672.
DeVAUX (Jean), chirurgien français, né à Paris en 1649, mort en 1729. 11 aimait peu la chirurgie pratique et se consacra surtout aux recherches biographiques. 11 fut deux fois prévôt de la corporation des chirurgiens. On connaît do lui : le Médecin de soi-même (1682); l'Art de faire des rapports en chirurgie (1703); Index funereus chirurgo7nim Parisiensium ab anno 1315 ad annum /7/4 (Trévoux, 1714).
Devaux (François-Antoine), littérateur français, né à Lunéville en 1712, mort en 1796. M""* de Graftigny, son amie d'enfance, le mit en relation avec Voltaire, qui no cessa jamais de lui témoigner l'alïection la plus tendre. C'est à lui, sous le pseudonyme familier de Pnnpan ou do Panpichon, que sont adressées ces lettres do M™' de Graffigny, écrites de Cirey, et qui montrent Voltaire chez lui, en déshabillé. Il devint ensuite lecteur du roi Stanislas, et fit jouer au Théâtre-Français une comédie: les Engagements indiscrets. On lui doit des poésies, des discours académiques.
DevAUX (Paul-Louis-Isidore), homme politique belge, né à Bruges en 1801, mort en 1880. Avocat à Liège, il combattit, dans la presse, le gouvernement du roi Guillaume. Après la révolution de 1S30, Devaux fut élu au Congrès national. Ministre d'Etat, il proposa la candidature du prince Léopold do Saxe-Cobourg. et fut un des négociateurs du traité de Londres. Il siégea à la Chambre jusqu'en lî>f>3. Il était chef du parti libéral modéré. On lui doit un certain nombre d'ouvrages : Mémoires sur les guen'es médiques{ïSlA); Etudes politiques sur l'histoire ancienne et moderne et sur l'influence de l'état de guerre et de l'état de paix (1875) ; Etudes politiques sur les principaux Événements de l'histoire romaine (1880).
DeVAVANYA, ville d'Austro-HoDgrîe (Hongrie), comitat de Heves, dans la steppe; 12.150 hab.
DeveCSER, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie), comitat do Veszpnm, au pied du mont Somlo, sur la Torna; 4.350 h. Récolte de vins estimés de Somlo; commerce de chevaux et do bestiaux. Ch.-l. d'un district peuplé de 40.000 hab.
DÉVEINARD {vé-i\ar') n. m. et adj. Se dit do celui qui a do la déveine.
DÉVEINE ivèn' — du priv. dé, et do veine) n. f. Succession lii' chances défavorables, mauvaise chance persévérante : Le joueur avisé se retire au premier signe de déveine.
Develle (Jules-Paul), avocat et homme politique français, né à Bar-le-Duc en 1845. En 1872, il entra dans les fonctions publiques. Député de Louviers en 1877,
Dévoile fut, en 1879, sous-secrétaire d'Etat dans le cabinet do Marcôro. Kôélu on 18HI, il fut appoM au m^me posio dans lo cal)inot Froycinot. 11 fut élu ou 18S5 dans laMouso, prit lo portefouillo do l'agriculturo dans lo niinist^ro Froycinot, et lo conserva dans lo cabinet (îohlot (1886). Eu 188y, Dovello fut réélu dans la Mouso ot prit, en 18i>o, lo ministère do l'agriculture dans lo nouveau niinistôro Kreycinet ; c'est dans cette derniôro période (ju'il fit adopter la législation sur les courses. Depuis, il fut ministre de l'agriculture dans lo cabinet Loubot {I8y3}, ot ministre dos atî'aires étrangères dans lo oabiuol Uujiuy. En 18'JS, Dévoile n'a pas oté réélu député.
DeVELLE (liOuis-Cliarlos-Edmond), homme politique français, frévo du précédent, né à Bar-le-Duc en 1831. Elu député en 1879, réélu en 1885. Nommé sénateur en 1885, réélu en 1888.
DÉVELOPPABLE {lo-pahl') a.d}. Qui peut ôtro développé.
— Géom. .Surface dt-vcloppable, Surface que l'on peut développer sur un plan sans décliiruro ni duplicature : Les SURFACES coniques et cylindriques sont developpables.