Le Régent; 3. Le Pacha d'Egypte
Sancy; 8. Le Grand-Duc
; B, diamant brut {le I.éopoUl avant la taille); C, diamant taillé en — Diamants célèbres : I. La montagne de Lumière (Koh-i-Noor) ; 4. L'Etoile du Sud; 5. L'Etoile polaire; 6. Le Grand-Mogol; 7. Le
de Toscane; 9. Le Lôopold ; 10. Le Nassak; il. L'Orlov.
ses diamants trianf^ulaires remonte à 1476 ; le célèbre diamant le Bégenticsùméà 12 millions de francs au minimum) ; le diamantditJ/acari/i (évalué lOO.OOOfr.); la montre offerte à Louis XIV par le dey d'Alger; un grand rubis {chimère),
fravé par Gay, graveur de M""" de Pompadour; un petit ragon perle et émail ; une plaque de l'ordre de l'Elépliant du Danemark. De plus, un lot de rubis, émeraudes, saphirs et diamants, fut attribué au cabinet minéralogique de l'Ecole des mines; un autre lot, beaucoup plus important, de pierres précieuses et perles lînes fut donné au Muséum d'histoire naturelle. Quant à la couronne de Charles X, la couronne impériale et le glaive du Dauphin, ces objets furent versés à la Monnaie pour être fondus.
Diamants de la Couronne (lks), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Saint-Georges, musique d'Auber, représenté â l'Opéra-Comique le 6 mars 1841. — Une reine de Portugal, ayant vendu ses diamants pour parer à l'épuisement du trésor royal, en fait fabriquer de faux pour les remplacer et ne craint pas de se mêler aux bandits qui se livrent à cette fabrication clandestine. Une rencontre, une intrigue d'amour fournie par le hasard, vient mettre en présence de la reine un élégant seigneur nommé dom Henrique de Sandoval, qui s'éprend d'elle et qui réussit à lui faire partager sa passion. I! va sans dire qu'après mille péripéties étranges, l'action finit par un mariage. Sur ce thème fantatisque Auber a écrit une partition charmante, qui peut être classée parmi ses meilleures. On peut signaler particulièrement son ouverture pimpante, le duo du déjeuner et lochceurdes bandits au premier acte ; au second, un charmant duo à deux voix de femmes et le joli air de Catarina, et, au troisième, un quintette. — Le poème de Scribe fut traduit en espagnol et en italien, et remis en musique par deux comimsiteurs dont le succès fut loin d'égaler celui de leur confrère français. Le 15 septembre 1854, le théâtre du Cirque, à Madrid, représentait los Diamantes de la Cnrona, avec musique de Francisco Barbieri, et, en 1856, le théâtre do la Pergola, de Florence, i Diamanti délia Corona, avec musique de Carlo Romani.
Diamant 'Lk), bourg dos Antilles françaises (île de la Martinique;, arrond. et à M Uilom. de Fort-de-Frauco, bur la côte môridioûalo; s.ooo hab. Sucreries.
Diamant (cap), extrémité d'un promontoire abrupt du bas Canada, à la jonction des rteuves Saint-Charles et Saint-Laurent. Sur ce promontoire se dresse la citadelle de Québec ; â l'O., et presque de niveau avec les remparts, s'étendent les plaines d'Abraham, où, le 1 3 septembre 1759, les Français perdirent contre les Anglais la bataille qui coûta la vie aux généraux Montcalm et Wolf, et fut suivie de la reddition de Québec.
DIAMANTAIRE {tpr') adj. Qui se rapproche du diamant par son éclat : Pierres diamantaires.
— n. m. Ouvrier lapidaire qui taille les diamants. Il Marchand qui fait le tralic des diamants.
DiAMANTE, comm. d'Italie (Calabre [prov. deCosenza]), sur la mer Tyrrhénienne ; 2.400 hab. Vignoble réputé.
DiAMANTE, rivière de la république Argentine, qui sort des Andes du Chili, se perd dansle rioDesaguadero, après un cours d'environ 500 kilomètres.
DiAMANTE, nom d'un département de la république Argentine (prov. d'Entre-Rios) ; cb.-l. Diamante, sur le Parana ; 2.000 hab.
DiAMANTE (Jean-Baptiste),poète dramatique espagnol, né en 1026 {on ignore l'époque de sa mort). Il faisait partie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et il en occupa les hautes charges. Ecrivain fécond, mais inégal, il déploya, cependant, de grandes qualités dramatiques dans plusieurs de ses pièces. La plus célèbre est et Honrador a su padre » Celui qui honore son père », qui n'est pas autre chose que le Cid de Corneille, arrangé à la façon espagnole. On accusa Corneille d'avoir plagié Diamante, sans songer qu'en 1036, date du Cid, Diamante n'avait qu'une dizaine d'années. Diamante emprunta au Cid même le titre d'une autre de ses pièces : El valor no tiene edad « La valeur n'a pas d'âge », qui n'est que l'interprétation du vers célèbre :
La valeur n'attend pas le nombre des années.
Parmi ses autres pièces, nous citerons : el Cerco de Zamora, qui a pour tnème les hauts faits du Cid au siège de Zamora; el IJercules de Oceana, dont le héros est un personnage d'une force et d'une bravoure extraordinaires; W Maqdale7ia de Borna, pièce dont le sujet est religieux; la Judia de Toledo, dans laquelle il peint avec une grande énergie la passion d'Alphonse VIII pour une juive tuée par le peuple soulevé. Quelques-unes de ses pièces sont mêlées de chants; la plus remarquable est intitulée Alphée et Ari'thuse. Une partie de ses œuvres a été publiée à Madrid (1670 et 1674). Son drame el Honrador a su padre a paru dans le « Tesoro del teatro espanol u (1848).
DIAMANTER V. a. Orner de diamants : Diamanter un diadème. (Peu usité.) n Faire briller comme un diamant: Les rayons du soleil diamantent l'herbe humide de rosée.
Diamante, ée part. pass. Garni d'une pointe do diamant ou plus souvent d'une pointe d'iridium : Se sentir pour écrire d'une plume diamantée. Il Fleurs diamantées. Fleurs artificielles saupoudrées de verre broyé ou de poudre d'acier.
Se diamanterf v. pr. Prendre l'éclat du diamant; se couvrir d'objets brillants comme le diamant : L'herbe, au matin, se diamante de rosée.
DIAMANT-FOSSÉ n. m. Petit fossé établi, dans certaines parties des ouvrages de fortification, devant un mur dont ou veut interdire l'approche à l'ennemi. Tels le mur de face d'une caponnière, la gorge ou entrée d'un ouvrage, etc. (Ce fossé n'a généralement que 4 mètres de largeur, sur autant de profondeur.) il PI. Des diamants-fossés.
DIAMANTIFÈRE (de diamant, et du lat. ferre, porter) adj. Qui contient du diamant : Sables diamantifères.
DIAMANTIN, INE adj. Qui a la dureté ou l'éclat du diamant : // n'y a pas de cristal assez limpide pour rendre l'éclat DIAMANTIN d'un œil de scarabée. (G. Sand.)
DiAMANTINA, municipe du Brésil (Etat de Minas Geraes), près de la source du rio Jequitinbonha; centre de riches gisements diamantifères découverts vers 1725. Très prospère au xviii* et au début du xix* siècle, l'extraction des pierres précieuses a beaucoup dimmué, depuis la concurrence des mines de l'Afrique australe.
DIAMANTINE (rad. diamant) n. f. Poudre à polir, à base d'alumine cristallisée, qui a été inventée en Suisse, et dont on se sert dans plusieurs industries.
DiAMANTINE, personnage de la comédie italienne. C'est le nom de théâtre qu'adopta Patricia Adami, née à Rome en 1635, et qui vint débuter à Paris en 1660, avec les rôles de soubrettes, dans la troupe appelée en France par Mazarin.
DiAMANTINI (Ginseppe), peintre d'histoire et graveur italien, né à Fossombrone (duché d'Urbin) en 1660, mort eu 1722 à Venise, où il étudia son art et exécuta ses travaux les plus remarquables. Diamantini peignit, dans le goût de l'école vénitienne, principalement des sujets mythologiques. Parmi ses peintures religieuses, on estime surtout son AdoraîioH des mages, dans l'église Saint-Moïse de Venise, et son David avec la télé et le glaive de Goliath, au musée de Dresde. Ses toiles peuvent être comparées à celles de Schidone. Comme graveur à l'eau-forte et au burin, cet artiste a fait preuve d'une grande habileté, et ses estampes sont fort estimées. Nous citerons, entre autres : Mars et Vénus, Agar da7is le désert, Diane et Endymion, le Sacrifice d'Iphigénie, d'après ses propres compositions.
DiAMANTINO, ville du Brésil (prov. de Matto-Grosso), non loin des sources du Paraguay, au milieu d'une riche contrée minière. Ce n'est qu'une bourgade presque déserte.
DIAMASTIGOSE {sti — du gr. diamastigâsis, action de fouetter) n. f. Antiq. gr. Fête Spartiate, pendant laquelle on fouettait les jeunes gens, pour les endurcir à la souffrance, devant l'autel d'Artémis.
— Encycl. Pour la diamastigose. les jeunes Spartiates se présentaient tout nus devant l'autel d'Artémis Ortliia. Dos hommes, armés de verges, les frappaient cruellement en présence de leurs parents, qui devaient exhorter les patients à supporter cette torture avec constance. Cchii qui recevait le plus courageusement et le plus longtemps les coups était proc^lamé vainqueur du concours. Partois, des onlanis mouraient sous les coups; ils étaient alors inhumés en grande pompe. Plus tard, quand les mœurs s'adouciront, cuuu coutume barbare disparut.
DIAMÈREoti DIAMERUS(mf'-n(j.î)n.in.G(»nred'insecter. coléoptères rhyin-liupliores, famille des scolytidés, comprenant lies lormes ilo petite taille, ovales, convexes, rousses, couvertes en arrière d'un revêtement d'êi-ailles jaunûlres. (Les diamères ont la taille ot l'aspect des liylésines : ils haliitent l'Afrique tropicale ot Madagascar.)
DIAMÉTRAL, ALE, AUX adj. Géom. (^ui a rapport au diamètre : J.xjne DiAMKrKAi.K. Il Qui partage une surface en doux portions oquivaJoalos : Plans diamktraux d'un ellipso'ide.
— Fig-. Direct, absolu : Idi'es eji opposition diamétkai.k.
— Mar. Plan di(tnuUrnl, l'iau qui partage le bâtiment en deux moitiés longitudinales.
— Kncyci.. Plans dla/iiétraux. \ . Dtxyit'.TRK.
DIAMÉTRALEMENT adv. Géom. Dans lo sens du diamètre.
— Fig. Directement, absolument : Systèmes diamktrai.k- MKNT opposes.
DIAMÈTRE (du sr. dia, à travers, et întHron, mesure) n. m. (n-iini. Ligne droite passant par le centre d'un cercle, dune courbe fermée quelconque ou d'une splière, et terminée à la périphérie : La sur face de la sphère est égale à soti diamètre, multiplié par la circonférence d'un grand cercle, ii Ligne qui passe par les milieux d'un système de cordes parallèles d'une courbe.
(Les diamètres d'une courbe sont généralement d'autres courbes.) t\ Diamètres conjugués. Diamètres dont chacun coupe les cordes parallèles â l'autre en deux parties égales. Il Diamètre transverse et non transverse d'une hyper-
bole. V. HYPERBOLK.
— Par ext. Ligne qui passe par la partie centrale d'un objet rond ou arrondi : Diamètri; de la tète. Diamètre d'une colonne. Diamètre d'un tronc d'arbre.
— Fig. Etendue, extension : Ze diamêtri-: de la presse, c'est le DiAMÈTRK même de la civilisation. (V. Hugo.)
— Astron. Diamètre apparent d'un astre.Y. la part, encycl.
— Encycl. Géom. On appelle diamètre d'une courbe le lieu des milieux des cordes limitées à cette courbe parallèles à une direction donnée.
Diamètres des courbes du second degré. Soit f {xy') = 0 l'équation de la conique, a, ^ les paramètres directeurs d'une direction donnée, Xo yo étant un point du lieu, on démontre aisément que :
Cette équation montre que le lieu du point x^yo est une droite qui passe par l'intersection des droites f = 0, f = 0. Si donc la conique a un centre à distance tinie, tous
les diamètres passent par ce centre ; si la conique est une parabole, tous les diamètres sont parallèles. Le diamètre ayant pour équation (l) est dit conjugué de la direction ai. Si l'on désigne par m, m' les coefâcients angulaires du diamètre et de la direction donnée, et si
Ax' + 2Bxy + Cî/' + 2Dj-f 2Ei/ + F=0 est l'équation de la conique, on trouve que m et m" sont liés par la relation
A -I- B(m -f m') -f Cmm' = 0.
La symétrie de cette relation entre m, ï«' montre que, réciproquement, le lieu des milieux des cordes de coefficient angulaire m sera le diamètre du coefficient angulaire ni' . Ces deux diamètres sont dits conjugués. On appelle axes do la conique les diamètres perpendiculaires aux cordes conjuguées. (V. axk.) Les diamètres conjugués dans l'ellipse et l'hyperbole jouissent de propriétés rem^uuables dont les principales sont connues sous le nom de inéorôme d'Apollonius : i^ la somme dans l'ellipse, et, dans l'hyperbole la différence des carrés de deux demi-diamètres conjugués est constante et égale à la somnfe des carrés des axes; 2" la surface du parallélogramme construit sur deux diamètres conjutrués est constante et égale à la surtace du rectangle construit sur les axes.
On peut construire une ellipse et une hyperbole connaissant deux diamètres conjugués en grandeur et position.
Diamètre des surfaces. On appelle diamètre d'une surface lo lieu des milieux des cordes limitées à la surface et parallèles à une direction donnée.
Diamètres des surfaces de second degré ou quadrique. Soit f{xyz) = 0 l'équation de la quadriquo, o^y les cosinus directeurs d'une direction donnée.
Si l'on suppose que (x^yoz^) est lo milieu de la corde, U faut que l'on ait
J.0 IJxt "O
Cotte é(|uation montre qun lo lion du point {Xoy.,Zo) est un plan qui passera en général par l'iatersectiou des trois
DIAMÉRE - DIANE
plan
Ce plan est dit conjugué de la direction (o^y). Plusieurs cas peuvent se présenter, suivant la nature de la quadrique. Si la surface a un contre à distance finie, tous les plans diamétraux passent par ce centre. Los plans diamétraux sont parallèles à une direction fixe dans le cas du paraboloïde ; ils passent par une droite !ixo dans le cas dos cylindres elliptiques ou hyperboli<iues. et enfin sont parallèles à un plan fixe dans le cas du cylindre parabolique. Tout ce qui précède suppose que g(afjY)4^ 0, car, si ç(a!i-j) = 0, les droites parallèles à la direction (a^-^) no coupent plus la surface qu'en un point à distance finie, lo plan diamétral qui correspond à. cotte direction ost cependant bien déterminé : c'est le lieu dos points de l'espace tels qiio les parallèles menées par ces points à la direction donnée coupent la surface eu deux points rejetés à l'infini. Ces plans Hin^uiiers peuvent être rejetés à l'infini dans lo cas du parabolulde elliptique dos cylindres à contre ot du cylindro paraboli(|uo -, dans tous les autres cas, ils sont asymptotes, c'est-à-dire tanijents à la surface & l'infini (autant que la surface a de ])oints à l'infini).
Plans diamétraux conjugués. Trois plans diamétraux sotit dit» « conjugués » lorsque chacun d'eux ost conjugué do l'intorsoction dos deux autres, ot trois diamètres sont dits conjugués lorsque chacuu d'eux ost conjugué du plan formé par les deux autres.
Il exî<;te entre trois diamètres conjugués de l'ellipsoïde et de l'hyperboloïde des relations analogues ù. celles qui existent dans les coniques entre iloux diamètres conjugués :
1** La somme des carrés do trois demi-diamètres conjugués ost constante;
2" Le volume du parallélépipède construit sur trois diamètres conjugués ost constant;
'3° La somme des carrés des faces du parallélépipède construit sur trois diamètres conjugués est constante.
Ou peut construire un ellipsoïde ou un liyporboloïdo, connaissant trois diamètres conjugués en grandeur et position.
Plans principaux. Les plans principaux sont les plans diamétraux perpendiculaires aux cordes conjuguées; ces plans sont au nombre de trois, qui se coupent suivant les axes do la (juadrique. V. axk.
Diamètres lieudes centres des tnoyeimes distances . Newton désignait sous le nom de diamètre d'une courbe, relativement à une direction donnée, le lieu des points dont les coordonnées auraient pour valeur les moyennes arithmétiques des coordonnées des points de rencontre de la courbe avec une parallèle à la direction donnée. Ce lieu est une droite pour toute courbe plane algébrique et se confond avec le diamètre défini précédemment, dans le cas des coniques.
— Astron. Diamètre apparent. L'angle sous lequel, d'un lieu d'observation, on perçoit le soleil, par exemple, est le diamètre apparent de cet astre ; de même pour les autres astres. C'est l'angle AOB des tangentes OA et OB, aux points d'intersection de la sphère S, figurant le soleil ou l'astre, avec la sphère de centre O et passant par le centre S ; de plus, en vertu de la distance du point d'observation, la corde AB peut être, sans erreur sensible, assimilée à un diamètre effectif do la sphère S.
Toute observation de hauteur ou de déclinaison peut donner le diamètre par la différence des hauteurs dos bords horizontaux ou des déclinaisons des bords parallèles à l'équatour. On peut aussi directement, avec un micromètre oculaire, mesurer l'angle des rayons visuels de deux bords opposés, ou déduire le diamètrohorizontal de l'intervalle de temps qui sépare les passages des A deux bords devant un fil fixe. Enfin, on peut mesurer le diamètre réel de l'image du soleil formée au foyer de l'objectif de la lunette ; à cet effet, l'objectif peut être décomposé en deux parties, l'une fixe, l'autre mobile, et l'on amènera les deux images à être tangentes, à moins que l'on utilise plusieurs oculaires sur une même lunette.
Si R est le rayon de l'astre observé, d la distance de son centre au point d'observation O, 5 son diamètre apparent, on a ; 2 R = rf sin S, c'est-à-dire que la distance de l'astre est inversement proportionnelle à son diamètre apparent. Cette formule, au moment de chaque observation, fait connaître la distance de l'astre à 'a terre. R peut n'être pas supposé connu ; mais, ce qui importe, ce ne sont point les distances mômes, mais des quantités proportionnelles à ces distances pour avoir une nomothétique de la courbe décrite par l'astre. Les observations, bien entendu, sont supposées avoir été corrigées de la réfraction.
Diamètres ^-éels. Inversement, connaissant la distance d'un astre au soleil, et par suite à la terre, ou peut avoir la valeur de son diamètre réel.
DIAMIDE n. f. Chim. V. amide.
DIAMIDOBENZOL (bin) n. m. Chim. Base diatomtque primaire C'H' = i'AzH')*, qui dérive de la benzine, par substitution de 2AzH' à 2 atomes d'hydrogène.
— Encycl. Cette base a "été préparée par l'action de l'acide iodhydrique sur le dinltrophénol.
Pour obtenir le dinitrophénol, on mélange intimement r.O grammes de phénol cristallisé avec 500 grammes d'eau, on ajoute ensuite au mélange, en agitant, 275 grammes d'acide azotique du commerce {de 1,38 de densité). On chauffe un peu ; après quelques minutes, la réaction est terminée ;
Eendant le refroidissement, il se dépose des cristaux jaune run qu'on purifie par cristallisation dans l'eau bouillante. Si l'on fait bouillir il grammes de dinitrophénol avec 100 grammes d'eau, et que Ton verse le tout bouillant sur 120 grammes d'iodure de phosphore (100 gr. d'iode pour 20 gr. de phosphore), il se forme une bouillie d'aiguilles blanches ; ces aiguilles, lavées â l'alcool puis comprimées entre des plaques de plâtre, donnent après dessiccation dans le vide dos cristaux d'iodhydrate de diamidubenzol répondant à la formule C*H» = (AzIPHI)'. ('et iodhydrato de diamidobenzol en solution aqueuse, mélangé avec do l'acide sulfiirique faible en excès, donne le sulfate de diamidobenzol. On obtient d'une façon analogue le chlorhydrate de diamidobenzol.
DIAMIDOPHÉNOL n. m. Chim. Substance cristalline incolore C'U\OH),(AzH')* ,.,, dérivée du pyrogallol, dont le chlordhyrate, vulgairement appelé amidol, ost employé comme révélateur. (Lo bain, constitué on dissolvant OP, 5 damidol dans loo centilitres d'une solution à 6 p. lOO de sulfate de sodium, s'emploie sans addition d'alcali.)
DIAMID0RÉ30RCINE (.«in') n. f. Chim. Base de formule C'IP(OIl)',., (AzH*),.,, dont lo chlorhydrate, vendu parfois sous lo nom do réducine, est utilisé comme révélateur, de la même façon que l'amidol.
DIAMINE n. f. Chim. V. AMINE.
Diamond FiELDS (Champs de diamants), territoires diamatitifères de l'Afrique australe (colonie du Cap), situés entre le Vaal ot le fleuve Orange ot sur la rive droite du Vaal. Les mines do Kiniborley, do Duloit's Pan ot Old de Iteers y sont les plus importantes.
DiAMOND-HARBOUR, localité de l'Inde anglaise (présid. de ('.-ilriitia j, à 70 kiloni.de l'embouchure do l'Ilougly ; c'ost la douane ^lo Calcutta.
DIAMORPHE n. f. Genre do plantes, do la famille des crassulacées, dont rospôco type habile lo nord do !'Amérl(iuo.
DIAMORPHE. ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se
rapporte i\ la diamorplio.
n. f. ]d. Tribu do la famille dos crassulacéos, ayant pour typo le gonro diamorphc. — Une DiAMuuruÙK.
DIAMORPHISME {^ssm') n. m. Nom donné à l'action métamorphir|ue exercée par la roche encaissante sur une roche éruptive. Syn. de knuomorphismk.
DIAMOXALATE [ksa] n. m. Chim. Sel dérivant de l'acide diamoxalique.
DIAMOXALIQUE (ksa-lik' ) adj. Chim. Se dit d'un acide oxalique dans lequel un oxygène ost remplacé par deux niolocules d'amylo. Sa formule est, par suite, C"H"0*.
DIAMPHIPNOA(f^i-nn) n. f. Genre d'insectes névroptèrcs, du groupe des perlions, remar(|uablcs en ce qu'ils conservent, à l'état d'insecte parfait ailé, des branchies trachéennes, en même temps que des stigmates.
— Encycl. L'espèce type du genre diamphipnoa est une grande perle du Chili {diamphipnoa lichcnalis), remarquable par l'absence de branchies au sternum et par les quatre paires de branchies en forme de houppes, insérée-s sur les quatre premiers anneaux de l'abdomen.
DIAMPHIPNOÏQUE {di-an, pno-ik' — du gr. dis, deux; amphi, autour, et pneuein, respirer) adj. Se dit des insectes du groupe des perles qui possèdent dos branchies à leur corselet. (Les némoures, qui conservent à l'état parfait leurs branchies de larves, sont des orthoptères pseudonévroptères diamphipnoïques.)
DIAMPHORE (di-an) n. m. Genre de champignons, de la famille des mucorinées, caractérisés par un sporange à peu près cylindrique et des spores inégales : les unes elliptiques et cloisonnées, les autres très petites, globuleuses, unicellulaires.
DIAMYL. Chim. Préfixe qui, placé devant le nom d'un corps, fournit le nom d'un composé qui n'est autre que le corps dont le nom suit le préfixe dans lequel deux groupes amyles ont remplacé deux groupes monovalents.
DIAMYLE n. m. Chim. Carbure d'hydrogène paraffinique, contenant les éléments de deux groupes amyles.
— Encycl. Les diamyles C'"!!" sont les carbures saturés ou parafrîniques en C"* (décanes). Etant formés de deux groupes amyles identiques ou simplement isomériques, ils sont assez nombreux théoriquement; les seuls diamyles symétriques, c'est-à-dire formés de deux amyles identiques, sont au nombre de huit. Ces corps sont peu étudiés. Celui qu'on obtient en traitant par le zinc l'iodure d'amyle inactif est un liquide bouillant vers 160°.
DIAMYLÈNE n. m. Chim. Carbure étbvlénique, formé de deux molécules d'amylène. Syn. biamylenb, decyléne.
— Encycl. Le diamylène C'"!!", obtenu en agitant l'amylène avec le double de son volume d'acide sulfurique étendu de la moitié de son volume d'eau, n'est pas un composé bien défini. Le produit de la réaction distillé bout entre 150 et ISS*". L'oxydation de ce corps fournit un acide isomérique avec l'acide œnanthylique.
Diana (Antonio), théologien et casuiste italien, né à Palerme en 1586, mort à Rome en 1663. Il entra chez les théatins en 1630 et acquit la réputation d'un casuiste émiuent. Il fut examinateur des évêques. sous les papes Urbain VIII, Innocent X et Alexandre VII. Les principaux de ses ouvrages, d'ailleurs très nombreux, sont : Cas de conscience (Palerme, 1629-1656); Somme (Anvers. 1656).
DIANDRE (de rfi, et du gr. anèr, andros, mâle'i adj. Se dit des végétaux qui offrent la diandrie. il S'est dit autrefois d'une femme qui avait deux maris.
DIANDRIE [drî) n. f. Classe de Linné, renfermant les plantes dont les fleurs ont deux étamines libres et distinctes (ex. : lilas, sauge).
— Linguist. A signifié Etat d'une femme ayant deux maris.
— Tératol. Classe de monstres, dans lesquels on observe deux organes màlcs sur le même individu.
DtANDRIQUE {drik') adj. Bot. Qui a rapport, qui appartient à la diandrie : Végétaux diandriques. il Qui est pourvu do deux étamines ; Fleur uiANDRltiUE.
DIANE (de l'espagn. diana; dérivé de dia, jour, lequel vient lui-même du îat. dies. jour) u. f. Art milit. et mar. Batterie de tambour, ou sonnerie do clairon ou trompolte, qui, à la pointe du jour, sert â réveiller les troupes ou 1 équipage : Battre ou Sonner la diane. u Moment où l'on bat la diane.
— Fam. Chant matinal : La diane des coqs, des oiseaux.
— Fig. Signal, avertissement : La presse est le clairon vivant qui son7ie la diank des peuples. (V. Hugo.)
— Agric. Greffe diane, Espèce de greffe par approche.
— Alchim. Argent.
— Chim. Arbre de diane. V. arbrk.
— Mar. Coup de canon de diane. Coup do canon tiré de l'arsenal pour indiquer l'ouverture dos portes ot l'enlèvement de la chaîne.
— Encycl, Milit. La diane s'exécutait à l'origine, surtout
La diauo (tambour et clairon).
dans les cnmps, avec un certain apparoil : chaque tambour ou clairon, répétant succossiveineut In diauo battue ou sonnée jiar celui qui était i\ sa droite sur lo front do bandièro, do facen ti transmettre d'un bout A l'nntro lo i^iguat que donnait lo coup do canon tiré au point du jour.