‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 676 sur 870 · DIANE · texte numérisé non relu

DIANE

DIAPÉDÈSË

Bien qu'elle ne sott plus officie II ement désignéo, aujourd'hui, que sous le nom de Téveil en fanfare, cette sonnerie a encore quelque peu gardé de son ancien caractère, et les jours de fôtes militaires, comme par exemple le jour de la Sainte-Barbe dans l'artillerie, il est d'usage de sonner le réveil en fanfare.

DIANE n. f. Bot. Syn. de niANRLT.E.

— Entom. Espèce de papillon diurne.

— Ichtvol. Nom d'un poisson du genre astroderme.

— Mamm. Espèce de guenon d'Afrique.

Diane. Myth. Divinité italique, identifiée par les Romains avec r'Artémis hellénique. La Diane primitive des Italiotes semble avoir été une déesse de la nature, surtout des montagnes et des bois. Elle avait des sanctuaires dans la Sabine, à Anagnia, sur le mont Algide, sur le mont Corné, près de Tusculum. Près de Capoue, on l'adorait sous le nom de Diana Tifatina. On connaît surtout la célèbre Diane d'Aricie {Biaua Aricina), qui avait son temple dans les monts Albains, près du lac de Nemi, et dont l'on obtenait le sacerdoce en tuant le prêtre en exercice. D'après la tradition, le culte de la Diane Sabine fut transporté à Rome par le roi Tatius. La déesse eut plus tard divers temples dans la même ville. Le plus connu des sanctuaires de Diane est celui qui lui fut élevé sur l'Aventin, sous le régne de Servius Tullius, par les Romains et leurs alliés latins. Comme r.\rtémis grecque, elle fut associée à Apollon dans le temple bâti par Auguste sur le Palatin, et elle fut invoquée par Horace dans le Carmen sxculare. V. Artbmis.

— Turf. Prix de Diano, Prix qui se court le premier dimanche de la réunion du printemps, à Chantilly, et qui est réservé aux pouliches de trois ans.

Diane, planète télescopique, n° 78, découverte en I8G3, par Luther.

Diane Brauronia (enceinte de), nom d'une des enceintes sacrées, située dans la partie occidentale de l'acropole d'Athènes. (Elle était réservée au culte à'ArIthnis Brauronia, ainsi appelée du bourg attique de Brauron, où l'on conservait une vieille imago de lArtémis Taurique.)

Diane, roman mêlé de prose et de vers, du Portugais Jorgo deMontemayor(1542).Ilestécrit en espagnol.— C'est UD de ces romans pastoraux qui eurent une si grande vogue au XVI* et au xvii" siècle. Sur les bords de l'Esle, le berger Sireno, revenu d'une longue absence, retrouve la belle Diana, dont avaient réussi à l'éloigner les artifices d'un fourbe enchanteur; mais il a un rival en Delio, qui finit par épouser sa maîtresse. D'autres bergers ou bergères, malheureux comme lui en amour, se font mutuellement des confidences et des récits qui forment la suite du roman. Le grand nombre de ces histoires, qui s'entre-croisent avec l'action principale, finit par fatiguer le lecteur; mais on rencontre quelques épisodes touchants ou ingénieux, remarquables par l'élégance et la douceur du style.

La Diane de Montemayor, laissée inachevée, fut continuée par Alonso Perez, qui lui donna une suite en sept livres, puis, par la Diane amoureuse de Gil Polo (1564). Ces suites sont fatigantes et monotones.

Diane de France, duchesse de Montmorency et d'Angoul^me, née en Piémont en 1538, morte à Paris en 1619- Elle était tille de Henri II, alors dauphin de France, et d'une Piémontaise de naissance obscure, mais dune grande beauté, Filippa Duco, qu'il avait connue durant la campagne de ses premières armes dans le Piémont (1537). Henri II se la lit amener dès son enfance, en France, prit soin de son éducation qui fut très soignée, et, devenu roi, la légitima solennellement; elle signa dès lors : Diane [légitimée] de France. De tous les enfants de Henri II, elle fut celui qui ressembla le plus, physiquement, à ce prince, et il lui témoigna toujours une prédilection particulière. Il la maria, en 1553, à Orazio Farnèse, duc de Castro, le second fils du duc de Parme et le propre neveu du pape Paul III; mais, six mois plus tard, le nouveau marié périt les armes à la main, à la prise d'Hesdin parles Espagnols.

Quatre ans plus tard, la jeune veuve épousa le maréchal François de Montmorency, fils aîné du con- Dé table.

En 1579, Diane de France devint veuve pour la seconde fois. Elle DO voulut pas tenter la fortune d'une troisième union. C'est à Diane de France,

partir de cette époque que

commence son rôle politique, rôle tout de médiation entre les partis, fait de noblesse et de douceur, qui Tlionore infiniment. On doit encore lui savoir gré d'avoir fait transporter dans la nécropole de Saint-Denis, les restes de Catherine de Médicis et de Henri III. Par la piété qu'elle montra envers les membres do la maison de Franco, comme par ses mœurs irréprochables, sa vie présente un saisissant contraste avec celle de sa sœur consanguine, Marguerite de France dito la rei^ie Alarqot.

— Un portrait do Diane do Franco, de l'école des Clouet, est conservé dU Louvre.

Diane de Poitiers, née en 1499, morte en 1566, fille de Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, et de Jeanne de Bastarnay, sa première femme. Mariée, le 20 mars 15I5, à Louis de Brézé, comte do Maulevrîer, grand sénéchal de Normandie, elle était dame d'honneur do la reine, lorsque son père fut convaincu d'avoir trempé dans les trames criminelles du connétable duc de Bourbon (1523). Son crédit cl celui de son mari, issus très naturellement do leurs charges respectives, expliquent suffisamment par quelles voies, tout honnêtes, fut sauvée la vio du conspirateur sans que Diane ait eu à la racheter au prix de son honneur, selon une légende, née d'ailleurs fort peu do temps après l'événement. Elle devint veuve en 1533. Ce fut à quatre ans do là environ (^110 commença sa liaison avec le Dauphin, le futur Henri II, déjà marié depuis le mémo temps à Catherine de Médicis. Dans sa curieuse et

Siquaote préface aux Lettrée de Dianne de Poytiert (I8Ô5), eorgoff Guiffrey a excellemment dépeint la singulière

organisation du ménage à trois, — mari, épousô et maîtresse, — qui s'assit sous le dais royal en I5i7, au décès de François I"; le parfait accord régnant entre Catherine et Diane; les bons oi'fices (les plus intimes compris) que celle-ci rendait à cellelà et qui lui étaient payés en marques publiques de considération. A l'avènement de François II, Diane de Poitiers fut obligée de quitter la cour et dut échanger le château de Chenoiiceaux, qu'elle tenait de la munificence de Henri II contre celui de Chauraontsur-Loire. Des deux filles qu'elle avait eues de Louis de Brézé, la cadette, Louise, avait épousé Claude de Lorraine, alors marquis de Mayenne, dépuis duc d'Auniale, frère puîné du duc François de Guise; l'aînée, Françoise,

Diane de Poitiers.

avait été unie à Robert de Lamarck, duc de Bouillon.

— Iconogr. Un médaillon de marbre, attribué à Germain Pilon (musée de Cluny), représente Diane de Poitiers en Vénus. Une peinture du Louvre, copiée d'après le Primatice par Lavinia Fontania, nous montre la duchesse de Valentinois tenant une floche et caressant un Amour armé d'un arc. La Bibliothèque nationale possède un collier de camées sur coquilles, dont le milieu est formé par une agato sur laquelle est gravé le portrait de Diane. Une médaille présente d'un côté l'effigie de la maîtresse de Henri II, avec ces mots : Diana dux Vaîentinorum clarissima. Jean Cousin, dans ses peintures sur verre qui se voient encore à Anet; Léonard et Limousin, dans ses émaux, représentèrent la célèbru duchesse.

Dautres portraits do Diane se voient encore à la Bibliothèque nationale et aux galeries de Versailles.

Diane (les Dkdx), roman historique, paru sous la signature d'Alexandre Dumas. (Nous employons cette exfiression parce que le fécond romancier avoua lui-même, orsqu'on annonça à l'Ambigu les Deux Diane de Paul Meurice, qu'il n'avait fait que prêter son nom pour la publication du volume... et qu'il no l'avait jamais lu.) — Diane de Poitiers a jadis fait bon accueil au comte de Montgommery, tout en accordant ses faveurs à Henri II. Il lui est né une fille, Diane de Castro, dont Gabriel de Montgommery, fils du comte, est amoureux. Le malheureux jeune homme apprend du même coup quo son père, qu'il croyait mort, ^émit dans les prisons, victime de la jalouse rancune du roi, et que Diane de Castro est peut-être sa sœur. Désespéré, il fait des prodiges de valeur pour conquérir la liberté de son père. Le roi lui a promis de le lui rendre s'il reprenait Calais aux Anglais. Il accomplit cet exploit et on lui rend... le cadavre do son père. Il se venge en tuant Henri II dans un tournoi, et en faisant subir mille échecs aux troupes royales au profit des calvinistes, dans les bras desquels il s'est jeté. Plus tard, fait prisonnier, il est mis à mort. L'élément comique est représenté par l'écuyer do Montgommery, Martin Guerre, et par son sosie Arnauld du Thil. Leur merveilleuse ressemblance amène un procès qui figure parmi les Causes célèbres. L'intérêt est ménagé savamment ; le stylo vif, animé, coloré. Ce serait un des ouvrages les mieux réussis parmi tous ceux qui ont para sous la signature d'Alexandre Dumas, si, vers la fin, il ne traînait par trop en longueur.

DIANELLE {nél') n. f. Bot. Genre de liliacées, de la tribu dos dracénées. ti On dit aussi diank.

— Encycl. Les dianelles sont des herbes vivaces, à fleurs petites et bleues, disposées en une inflorescence terminale. On en connaît une vingtaine d'espèces, de l'Afrique et de l'Asie tropicales, de l'Australie, etc., cultivées en Europe ; en particulier la dianelia cxi'ulea, la dianella nemorosa , qui atteignent 1 mètre de haut et exigent la serre chauile.

DIANÈME n. m. Nom d'un poisson du genre lonchure. DIANÉMOMÈTRE (du gr. dianomf^ distribution, et métron, mesure) n. m. Instrument qui sert à représenter tous

T>i anémomètre : R, r^sletie du dîanémomètre ; G, glissière se

mouvant dans la coulisse C; D, dfnii-cerrle extéi'ifliir divisé en

180 degrés; D', demi-cercle intérieur divisé eu 100 parties.

les éléments d'une distribution de vapeur par le simple déplacement d'une réglette. (Cet instrument a été imaginé par Marcel Deprez.) n On dit aussi dianomêmètre ,

DUNÛMÉGRAPHK.

DiANGHIRTÉ, DiANGOUNTÉ ou GhIANGOUNTÉ,

pays du Souilan l'ranvais iicrrie di' Kita), sur la rive droiio du Sénégal. La localité la iilus considérable est Dianghtrté.

DIANGIÉ, ÉE {ji — du préf. di, et de aggeion, vase) adj. En T. do bot.. Qui a des fruits à deux loges.

DIANITE n. f. Niohate naturel. Variété de columbite.

DiANO ou Diane (vaixêe de), vallée fertile d'Italie (Canipanie fprov. de Salerne]), formée par deux ramifications de 1 Apennin méridional, et arrosée par le Ncgro. Elle tire son nom de la ville do Diano ou Teggiano.

DiANO. Géogr. V. Tegiîiano.

DiANO d'Alba, ville dUalio (Piémont [prov. de Conil), sur un affinent du Tanaro; 2.250 hab. Ruines d'un ancien château. C'est l'ancienne Dianium Albensium Pompeianoru7n dos Romains.

DiANO Marina, comm. d'Italie (îAgnrie fprov. de Porto Maurizio^), sur la mer; 2.250 hab. Carrières de pierre» lithogruphiquos, fabriques de Bftvpns.

Dianthœcia (gr. nat.)

DtANÔMÉGRAPHE n. m. Techn. Syn. de dianémomïître.

DIANOMÊMÈTRE n. m. Techn. Syn. de dianémomîîtrk.

DIANOUS {nouss) n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, famille des staphylinidés, tribu des sténinés, comprenant de petites formes cylindri- (|ues, terminées en pointe, à tête très large, avec des yeux peu saillants. (Les dianous sont très voisins des stenus, dont ils ont les mœurs. L'espèce type est bleu loncé brillant, avec le disque des ôlytres rougeâtres. On la rencontre dans toute l'Europe.)

DIANTHE (du préf. rfi, et du gr. anthos, fleur) adj. En T. de bot.. Qui a deux fleurs. Syn. de biflore.

DIANTHE D. m. Nom scientifique de l'œillet (on lat. dianthus).

DIANTHÉES n. f. pi. Trïbu do la famille des caryophyllées, dont l'œillet est le type. — Une diÀnthee.

DIANTHŒCIA {té-si) n. f. Genre d'insectes lépidoptères noctuines, famille des hadénidés, comprenant dos noctuelles do couleurs vives, à ailes dentelées, et dont les chenilles mangent les fruits des caryopnyllées.

— Encycl. On connaît une trentaine d'espèces do dianthœcia, répandues dans les régions tempérées du globe, partout où croissent les œillets, silènes, lychnis et saponaires. Une d'elles, la dianthœcia compta, vulgairement l'arrangée, noir bleuâtre, variée do jaune et de blanc, de 3 centimètres d'envergure, très commune en France, et très nuisible aux œillets cultivés, dont sa chenille, nocturne, dévore les graines.

DIANTHÈRE (du préf. irff. et de anthère) adj. En T. de bot.. Se dit des étamines qui ont deux anthères, et des plantes qui ont des étamines de celte espèce.

DIANTHON ou DIANTHUM [totn ~ du gr. dia, au moyen do, et ant/ios, fleur) n. m. Pliarm. anc. Antidote célèbre, consistant eu un mélange d'un grand nombre de plantes aromatiques et excitantes pulvérisées.

DIANTRE n. m. et interj. Fam. Forme euphémique du mot DIABLE. (S'emploie do la même manière que ce dernier mot) : Envoyer quelqu'un à fous les diantbi-:s. Diantre! c'est cher! 11 S'emploie quelquefois au fém. ; La diantre de femme!

DIANTREMENT adv. Fam. Forme euphémique du mot diablemknt.

DIANULITES [tèss) n. m. Paléont. Genre do bryozoaires cyclostomates, comprenant de petites colonies cupuliformes, piquées 'comme un dé à coudre, fossiles dans le terrain silurien. (L'espèce type du genre, de la grosseur d'un pois chiche, se trouve dans le silurien de Russie.)

DIAPALME (du gr. dia, avec, et de palme) adj. Pharm. Se dit d'un emplâtre siccatif, dans la composition duquel entrait autrefois la feuille de palmier, et des sparadraps et autres préparations confectionnées avec cet emplâtre.

DIAPASME {passiyi — gr. diapasma, même sens) n. m. Pharm. Poudre d'herbes odoriférantes et de fleurs sèches dont se servaient les anciens, soit pour se parfumer le corps, soit pour parfumer leurs habits.

-DIAPASON (du lat. diapason; gr. dia pasôn [s.-ent. chordôn] par toutes les cordes, c'est-à-dire toutes les notes de la gamme) n. m. Echelle des sons que peut faire entendrai une voix ou un instrument : Le diapason de la flûte. 11 Petit instrument formé d'une verge d'acier recourbée en forme de fourche et donnant, lorsque l'on fait vibrer les branches de cette fourche, un son déterminé, toujours le même, qui n'est autre quo le la de la deuxième corde à vide du violon.

— Fig. Niveau, état comparatif et servant de type ; état propre et habituel : Se mettre au diapason de son interlocuteur. 11 Hausser, Baisser le diapason, Hausser, Baisser la voix, le ton ; augmenter, diminuer ses prétentions.

— En T. de fonder., Sorte de mesure, d'échelle, dont les fondeurs de cloches font usage Diapason, pour déterminer le poids, l'épaisseur et les

autres dimensions qu'ils doivent donnera une cloche, avant l'opération de la fonte.

— Encycl. Acoust. et mus. Le diapason fut inventé en 1711, en Angleterre, par John Shore, trompette du roi George. En 1859, une commission internationale décida que le diapason no}-mal devait fournir 870 vibrations à la seconde, la température étant de 15" C. ; ce nombre de vibrations correspond précisément au la normal. Il existe aussi de petits instruments à bouclie, donnant la note fondamentale; ils sont aujourd'hui très répandus.

On démontre, en physique, que le mouvement d'un diapason est pendulaire, et obéit à la loi de l'isochronisme des petites oscillations. Aussi l'inscription du mouvement d'un diapason est-elle souvent employée dans les appareils chronographiques, pour la mesure do courts intervalles de temps. Kœnig a môme construit une horloge à diapason qui, donnant la totalisation pendant un temps quelconque, lui a permis de constater que la vitesse de vibration diminue de 1/8000 pour une élévation do température de 1 degré.

DIAPASONNER [zo-né] v. a. Mettre au diapason, régler sur le diapason : Diapasonner un instrument.

Se diapasonner, v. pr. Se régler sur le diapason.

DIAPÉDÈSË (gr. diapèdêsis; de diapêdân. iaillir à travers) n. f. Migration, hors des vaisseaux, dos globules blancs du sang,

— Encycl. Cû mot a désigné longtemps certains cas non confirmés de sueur de sanq; mais, depuis les travaux de Connheim, il exprime la sortie, entre leb cellules épithéiinles vasculaires, des globules blancs du sang. C'e»t le pliéno-

Diaponsie ; a, fleur; b, fruit.

raône indispensable de toute Inflammation, et il a servi à Metschuikov pour sa ihéorio Uo la phaj^ocytoso. Los globules ôinign^s hors du satig anéautissont les microorganismos et doviennout dos pvo-

citOS. V. INFLAMMATION, PHAGO- CYTOSK.

DIAPENSIE{paji-sf)n.f. Genre de plantDS f^amopéialos, type do la tamillo dos diapensit^es.

— Encycl. Les dmpensies sont de petites plantes ligiiouses, à fouilles alternes, petites et nombreuses. Les fleurs sont hermaphrodites et pentamères; la corolle est gamopétale régulière ; le gynécée supère à ovaire à trois logos multiovulées. Elles habitent les montagues de l'Europe ot de l'Amérique.

DIAPENSIÉ, ÉE ( pan) ou DIA-

PENSlACÉ,ÉE(p(iH,a-jef)adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre diapensie.

— u. f. pi. Famille de plantes, ayant pour type le genre diapensie. — Une diapensiée ou diapensi.\cèe.

DIAPENTE {pinf — du gr. dia, avec, et pente, cinq) n.f. Nom que les Grecs donnaient, dans leur système musical, à l'intervalle que nous désiguoQS aujourd'hui sous celui de u quinte ».

DIAPENTER (pin) v. n. Jean de Mûris et quelques musiciens de son temps avaient forgé ce mot pour indiquer, dans le déchant, une façon de procéder par quintes.

DIAPÈRE ou DIAPERIS {pf}-riss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des diapérinés, comprenant des formes globuleuses, lisses et brillantes, noires, tachées de rouge ou de jaune, et qui vivent dans les cliampignons. (On connaît quatre espèces de diapères, répandues dans l'hémisphère boréal, dont l'une est commun© en France dans les bolets.)

DIAPÉRIE iri) n. f. Genre d'herbes rameuses, de la famille des composées, tribu des inuloidées, dont les espèces habitent l'Amérique boréale.

DIAPÉRINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères hétéromères, famille des ténéhrionidés, comprenant des animaux détaille médiocre, arrondis, bombés ou globuleux, semblant vernissés, métalliques ou de teintes variées. (Les diapérinés sont foogicoles : ils comptent des représentants sur tout le globe, avec les genres : aiaperis, hoplocepkata, scaphidema, cosmonota, ceropfia, platydema, etc.) — Un diapéeunê.

DIAPHANE (du gr. diaphanes, môme sens; de dia, à travers, et phainein, briller) adj. Se dit des corps qui se laissent traverser par la lumière, sans laisser distinguer la forme des objets : Le verre poli est transparknt, le verre dépoli est diaphane, ii Se dit abusiv. pour Transparent, surtout en poésie : L'onde diaphane.

— Poétiq. Se dit des chairs auxquelles leur constitution propre ou l'extrême maigreur donne une sorte de demi-transparence : Des mains diaphanes.

— Fig. Qui se laisse pénétrer : Pour un œil perçant, le mensonge est diaphane. (Sénèque.)

DIAPHANÉITÉ n. f. Physiq. Propriété des corps diaphanes : On sait que Vap^ration de la cataracte conshte à enlever le cristallin qui a perdu sa niAPHANÉiTÊ. (Arago.)

— Sorte de transparence des chairs, due, soit à leur constitution prop-'o, soit à une extrême maigreur.

DIAPHANIUM {ni-om') n. m. Genre de champignons iléosporiacés, qui croit sur les troncs des pins et des hôtrcs.

DIAPHANOGÈNE (jèn — du gr. diaphanes, diaphane, et f/enésis. génération) adj, Physiq. Qui produit la transparence ou la diaphanéito.

DIAPHANOGRAPHE (du gr. dia, à travers ; phanos, clair, et graphem. écrire) n. m. Appareil dont on se sert pour apprendre à écrire et à dessiner sans maître, ot qui est constitué par une fouille do mica, ou do toute autre substance transparente, qui laisse apercevoir le modèle placé au-dessous. (L'opérateur n'a ou'à suivre le tracé ou le dessin qu'il voit, en se servant d une pointe sèche ou d'un crayon. J

DIAPHANOGRAPHIE [fi — rad. diaphanographc) n. f. Art d'écrire ou du dossiner on suivant In modèle trait pour trait sur une feuille de mica ou do toute autre matière Iransparonto, au travers do laquelle ou peut le voir.

DIAPHANOMÈTRE (du gr. diaphanes, transparent, et métron, im'suro) w. m. V\\ys\i\. Appareil au moyen duquel on pont apprécier les variations do la diaphanoité do ï'atmospliùro.

— Techn. Ensemble d'appareils créés par Savalle pour l'essai des alcools par un réactif colorant.

— Encycl. Techn. Le diaphanomètre comprend une série de dix flolos, contenant dix types do liquides différant par l'intensité do leur coloration ; le numéro 0 correspond à l'alcool pur, et les autres sont do l'alcool additionne lio quantités d'Impuretés, croissant do i à lo millièmes, et d'un réactif, préparé par Savalle, qui donne à l'alcool une coloration rougoû-tre , dont l'intonsité est proportionnelle à l'impureté du liquide. On mesure 10 contîmètros cubes do l'alcool à essayer ot on lo chaiiffo dans un matras, après y avoir ajouté la niAmo quantité du réactif colorant. On compare l'alcool .linsi traité avoc los flacons types, ot celui iluMl il ^n rapprocho lo plus par la couleur ludiquo la quanriUï d'impuretés dont il ost chargé.

DIAPHANOMÉTRIE ((ri — rad. diaphanomètre) n. f. Partie de la Micii. n qui s'occupe do la diaplianéité des corps.

DIAPHANOMÉTRIQUE (tri/c') adj. Qui a rapport au diaphanomètre ou à la di;iphanoniéirie : Appareil diaphano-

MÉTRIQUE. Procédé DIAPHANÛ.M ÉTHIQUE.

DIAPHANORAMA (du gr. diaphanes, diaphane, ot orama, vision) II. ni. Toilo pointe, dans laquelle los etfots sont T-roduits, non par des artiflces do peintre, mais par la lumièro qui éclaire la toilo par derrière ot qui la traverse.

DIAPHÈNE n. m. Drog. et pharm. Nom donné h un électuaire purgatif, dont le principe actif est uno gommorésioe extraite do la bcummonéo.

DIAPENSIE

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