DIAPHRAGME
DIAPHÉRODE n. m. Genre d'însectos orthoptères marcliuurs, faniille dus phasmidés, comprenant do grandes furmos épineuses, dont on connaît trois ou quatre espèces qui habitent les régions chaudes do l'Amérique. (Les mâles dos diaphérodes sont longs et grôlos, los femelles épaisses ot larges. L'espèce type nabito les Antilles.)
pIAPHÉROMÈRE OU DIAPHEROMERA n. m. Genre
d'insectes orthoptères marcheurs, famille dos phasmidés, comprenant des formes américaines à pattes longues, à antennes tixes, à thorax très allongé, plus grand que l'abdomen. (L'espèce type, d'un vert brunâtre luisant, se trouve aux Etats-Unis.)
DIAPHŒNIX {fè-nikss — du gr. dia, avec, et nhoinix, datici n. m. Pharm. anc. Electuaire purgatif, à oase de 'lattes.
— ExrvcL. Cet electuaire, autrefois très usité, l'est encore (iLiL'i(|uefois dans les coliques de plomb. Il y entrait : scanimouce, gingembre, poivre noir, macis, cannelle, racine do lurbitu, rue, carotte de, Crète, dtagrède. Dose 8 â 16 grammes.
DIAPHONIE (ni) u. f. Mus. anc. Intervalle ou accord dissonant, chez los Grecs, il Ancienne musique â deux VOIX, à deux parties.
— Encycl. La diaphonie est le premier essai connu d'harmonie à deux parties, note contre note, le plus souvent par mouvements semblables, parfois pourtant mélangés, dont on trouve des exemples dans l'ancien plain-chant. Cette harmonie rudimentaire était comme une sorte de progrès sur ce qui se pratiquait alors, où l'on ne chantait d'habitude qu'à l'unisson ou à l'octave, c'est-à-dire sans aucune espèce d'harmonie. Le premier qui, dit-on, fitcet essai de contrepoiot enfantin, fut le fameux Hucbald, moine de Saint-Âmand (840-932). Après lui, Guido d'Arezzo améliora quelque peu le système, d'où découla par suite le déchanl, lequel enfanta le véritable contrepoint, source de l'harmonie moderne avec ses richesses, sa couleur et sa valeur à la fois musicale et expressive.
DIAPHORE (du gr. diaphora, différence) n. f. Rhétor. Répétition d'un mot déjà employé, mais auquel on donne uno nouvelle nuance de signification.
— Encycl. U y a diaphore dans les vers suivants de La Fontaine, qui commencent la fable du Renard ayant la queue coupée :
Un vieux renard, mais des plus fin», Graod croqueup de poulets, grand preneur de lapins, Sentant son renard a'unn lieue.
Fut enfin au piège attrapé.
Le mot renard, dans le troisième vers, peut se traduire par rusé, et le vers tout entier signitio : aussi rusé qu'on peut l'être.
DIAPHORÈSE [du gr. diaphorêsis; de diaphorein, faire transpirer) n. f. Transpiration, fonction de la peau qui a pour résultat l'excrétion de la sueur.
— Encycl. La sécrétion sudorale est le résultat de la diaphorèse : la peau, chaude et humide, ne présente pas encore de gouttelettes liquides extérieures, mais est prête à laisser sourdre la sueur. La diaphorèse est pathologique ou physiologique : le résultat de diverses lièvres ou pyrexies accroissant la température et gênant la circulation : ou d'actes musculaires ou vitaux, fatigants ou non, exercices violents, sommeil. La diaphorèse varie avec les individus, l'âge, l'état pathologique.
DIAPHORÉTIQUE Uik' — rad. diaphorèse) adj. et n. m. Se dit do tout agent ou remède favorisant la transpiration cutanée d'une façon légère : Substance dlaphorêtique. Un
DIAPHORETIQUK.
— Encycl. Los diaphorétiques sont des sudorirîques légers. Ils accroissent la circulation des vaisseaux de la peau. L'eau chaude, mémo non aromatisée ou sous forme de tisanes aqueuses, est un excellent diapliorétiquo ou même sudoriiifiue ; on y associe généralement des substances végétales. Les diaphorétiques salins, ammoniacaux, antimoniaux (oxychlorure d'antimoine) ont été très employés. I.es opiacés (poudre de Dower) ne sont diaphorétiques qu'à petites doses; à doses élevées, ils arrêtent les sécrétions. V. sudorifique.
DIAPHORITE (<Iu gr. diaphoros, différent) n. f. Silicate do manganèse, résultant do l'altération do la rhodonito. Il Antimoniosulfure d'ari^ent ot de ploml», i|ui diffère do la froieslebénite eu ce qu'il est orthorhombiquo, tandis que la froieslebénite (-st clinorhombi(juo.
DIAPHOROMERUS (mê-russ) n. m. Genre d'însectos coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu dos harpalinés, comprenant des formes australiennes do taille médiocre, ressemblant beaucoup â des harpalos, mais très voisines dos anisodactyles. (Les diaphoromerus, dont on connaît uno trentaine d'espèces, sont ordinairomeut bronzés ou vert métalliciuo.)
DIAPHORUS [russ) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famillo dos carabidés, tribu des lébiinés, conijjronaiu dos formes do taille médiocre, onlinairement roussâtres, très aplaties, ot dont on connaît uno vingtaine d'espèces américaines. (Répandus surtout dans l'Amérique centrale, los diaphorus y représentent les zuphium, qui sont jdutot propres à l'ancion monde.)
DIAPHOTE (du gr. dia, à travers, ot photos, lumière) n. m. Appareil transmettant ù distance l'imago dos objets qui lui -sont présentes. (Cet appareil, qui n"a reçu aucune application pratique, a été ims^^iné simultanément par un Américain, le D' Lichs, et par un Italien, lo prolessour Porosi, en 1880.)
DIAPHRAGMATIQUE (tik') adj. Anat. Qui appartient au diaphragme : Ai-tf-rcs. Vcinrs, Nvrfs Di,\i'UUA(iMATnjUKs. il Anneau iluij>hrai/malii/ue, Ouverture par luqiH^Uo la voino cave iofth-ienre traverse lo diaphragme, i! Pleurésie diaphraqmatique, Pleurésie siégeant sur uno portion do la plèvre on contact avoc lo diaphragme.
— Bot. Syn. do multilocui.airk.
— Encycl. Anat. Artères diaphragmât iques. Les artères diaphragmatiques supérieures ou sus-dtaphragmatiques, néos dos mammaires internes, se distribuent dans les faisceaux musculaires du dia[>hragme ot envoient dos ramusculos peu nombreux au nerf phrénique, â l'œsophage, au thymuH, au médiasiin, à. la face intorno dos poumons ol aux parois dos veines )mlmonairos. Los artères diaphragmafigues inférieures ou sous-diaphragmatiques, droite ol gauche, néos do l'aorte, tantôt au même point, tantêt &
deux points distincts, se ramifient dans le diaphragme et s'anastomosent avec les dia})hragmati(jues supérieures, envoient un rameau aux capsules surrénales tcapsulaire supérieure) et donnent aussi des ramuscules à l'œsophage, au péricarde, ot des anastomoses avoc les intercostales. Les iwiiies diaphragmatiques suivent exactement lo trajet des artères du même nom, et se jettent dans la veine cave, au-desïws des veines sus-hépatiques. Les nerfs diaphragmatiques, l'un adroite, l'autre à gauche de la colonne vertébrale, naissent de l'extrémité du plexus cervical, descendent dans la cavité thoracique et vont se distribuer au diaphragme. Les plexus diaphragmatiques, peu importants, au nombre de deux, l'un à droite, l'autre à gauclio do la colonne vertébrale, naissent de la partie supérieure du plexu.s solaire et accompagnent les artères diaphragmatiques inférieures.
— Pathûl. Pleurésie diaphragmatique. Les signes stéthoscopiques ordinaires de la pleurésie font souvent défaut dans cotte variété, qui est caractérisée par la fréquence de la toux. V. pleurésie.
DIAPHRAGMATITE n. f. Anat. Inflammation du diaphragme. (Cette maladie est plutôt hypothétique que réelle. Les cas observés pourraient bien n'être que des pleurésies diaphragmatiques.)
DIAPHRAGMATOCÈLE [séV — du gr. diaphragma, diaphragme, et kèlê, hernie) n. f. Hernie des viscères abdominaux â travers le diaphragme.
— Encycl. Pathol. La diaphragmatocèle est quelquefois congénitale. Elle est assez commune, à la suite de blessures. L'estomac avec le duodénum et le côlon, l'épiploon, le pancréas, l'intestin grêle, le jéjunum, l'iléon, le foie, peuvent alors passer de la cavité abdominale dans la cavité thoracique, pour constituer la diaphragmatocèle. Quelqueiois, la hernie se produit par l'ouverture œsophagienne, à la suite de coliques violentes, et sans qu'il y ait ni déchirure, ni blessure du muscle.
La diaphragmatocèle s'observe à l'état aigu, ou à l'état chronique. A l'état aigu, elle cause de violentes douleurs, dont la mort est le terme prévu. A l'état chronique, la hernie du diaphragme détermine la dyspnée habituelle, des coliques intermittentes, mais elle n'^eatraîne pas fatalement la mort du malade.
— Art vétér. Chez le cheval, la diaphragmatocèle est la conséquence de ruptures ou de déchirures du diaphragme ; la hernie comprend, en ce cas, une partie de l'intestin çréle et de l'épiploon ; chez le bœuf, un des estomacs, 1 épiploon ou le foie, se trouvent le plus fréquemment intéressés.
DIAPHRAGMATOPHORIDÉS u. m. pi. Paléont. Famille d'anthozoaires zoanthaires, comprenant des polypiers ordinairement coniques, à planchers entiers, à cloisons ra^'onnant dans le calice. (Les diaphragmatophoridës sont fossiles dans les terrains paiéozoiques, avec de nombreux genres : acanthodes, calophyllum. streptelasma, pycnophyltmn, zaphrentis, ptychophyllum, favistella, etc.) — Un dia-
PHRAGM.ATOPHORIDÉ.
DIAPHRAGME (du gr. diaphragma, cloison! n. m. Anat. Muscle mince, qui sépare la poitrine de l'abdomen : Le DIAPHRAGME sépare transrersalement le corps ejitier de t'a7iimal (Buff.) Il Cloison cartilagineuse, qui sépare les deux narines, li Diaphragme du cerveau, Nom donné quelquefois à la tente du cervelet, n Diaphragme de l'oreille. Membrane du tympan.
— Art véiér. Organe membraneux qui, chez les mammifères, sépare totalement la cavité de la poitrine de la cavité abdominale.
— Bot. Se dit des assises transversales de cellules qui interrompent, à l'intérieur des entre-nœuds, les canaux aérifères de l'écorce de la lige, dans les plantes aquati- {[ues ou marécageuses, u Se dit aussi des cloisons, transversales ou autres, qui séparent un fruit capsulaire en plusieurs loges.
— Electr. Diaphragme poreux, Corps poreux que l'on emploie, dans les piles à. deux liquides, pour séparer ces liquides.
— Photogr. Diaphragme normal d'un objectif photographique. Diaphragme dont l'ouverture, circulaire, a un diamètre égal au dixième do la distance focale de l'objectif. Il Diaphragme iris. Diaphragme formé do nombreuses petites lamelles do cuivre comprises entre doux anneaux ; l'un fixe, l'autre mobile. (La rotation do co dernier fait resserrer ou desserrer les lamelles selon le sens de la rotation, co qui diminue ou augmente l'ouvorturo.)
— physiq. Nom donné, dans un instrument d'optique, à un écran porcé d'un trou qui ne laisse passer que les rayons lumineux utiles.
-- Techn. Nom générique donné à toute cloison transversale séparant les tubes do divers instruments ot machines. Il cloison séparant en doux parties l'intérieur d'un soufflet do forge. Il Cloison mince, interrompant toute communication outre deux récipients.
— Encycl. Anat. Le diaphragme est un muscle impair, aplati, très largo, plus étendu dans le sens transversal quo dans son diamètre antéro-postérieur, charnu dans sa circouféronce, aponévrotiquo au centre , figurant uno voiito mobile à pou près olliptiQuo. Incliné d'avant ou arrière, il s'insère, en avant, à la face postérieure du sternum et à l'appendice xiphoïde ; sur los parties latérales, ù la face interne et au bord supérieur des cartilages des six dorniores côtes, par des digitations qui s'enlrocroisLMit avoc celles dos muscles transverses abdominaux. Les fibres postêrieuri>s du diaphragme s'attachont li doux arcades aponevroliques, dont l'une, interne, se fixe A lu hase de l'aiiophyso transverse do la preinièro vortèbro lombaire, livrant passage ù l'extrémité du muscle psoas, et dont l'autre, externe, s'étend de la première urcado à. l'extrémité antérieuro. Cotto arcado externe donne passage à l'extrémité supérieure du carré des lombes. En bas, postérieurement ol sur la ligne médiane, les deuxième ot troisième vertèbres lombaires fournissent des points d'attache â doux faisceaux musculaires cjnsidérahles, appelés B piliers du diaphragme », qui s'envoient mutuolloment un laisceau. Cos doux jets soutro-croisont do manière à ménager deux ouvertures : l'une supérieure, situé© tk la partie antérieure, traversée par l'œsophago et los nerfs pneumo-gastriquosi ouverture opsophagienne^; l'autre inférieure, plucée postérieurement ot à gaucho,
Diapiiragmc iris.
DIAPHRAGMER