‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 68 sur 870 · CLOISON · texte numérisé non relu

CLOISON

d abord do Cambrai, puis de tout le pays jusqu'à la Somma. Chassé, ou du moins battu par Aétius, près d'Héléna (Holesmes) on 430 ou 431, il n'en reprit pas moins possession des pays où il avait établi ses campements, foueltjues-uns, dit Grégoire do f = '<'"'»

Tours, prétendent que le roi Mérovée était né de sa race. »

On croit qu'il mourut vers 447.

Clodion (Claude Michel, dit), sculpteur, né à Nancy en 1738, mort à Paris en 1814.11 excellait dans le genre léger et gracieux. Ses figures de jeunes filles jouant avec des oiseaux sont des chefs-d'œuvre de goût et de naïveté.

Ses charmantes figurines en terre cuite sont très recherchées. On cite, parmi ses meilleurs ouvrages : une Baigneuse ;aae Jeune enfant portant des raisins; une Nymphe rattachant sa chaussure; une Jeune fille cherchant à saisir clodion

un papillon, etc. Parmi ses

œuvres de grandes proportions, très inférieures aux précédentes, on cite : le IJéluge ; la statue de Montesquieu, etc. Clodius ou Claudius (Publius Appius), fameux démagogue romain, mort en 52 av. J.-C. D une antique famille patricienne (la gens Claudia), il se signala de bonne heure par son esprit turbulent et factieux. En Asie, il essaya de soulever les troupes contre son beau-frère Lucullus. A Rome, sa vie fut un scandale. Il s'introduisit de nuit dans la maison de César, pendant la célébration des mystères de la Bonne Déesse, pour tenter de séduire la temme du consul. Il acheta la conscience des juges, qui le renvoyèrent absous; mais, dès lors, il ne songea qu'à se venger de ses adversaires, en particulier de Cicéron. Il se ht adopter par une famille plébéienne, devint tribun, proposa plusieurs lois ultra-démocratiques, et en fit passer une qui condamnait à l'exil ceux qui auraient fait périr des citoyens sans le consentement du peuple. Il visait par la Ciceron, qui avait fait mettre à mort les complices de Catilina. Cicéron sortit de Rome, et Clodius, triomphant, ne mit plus de bornes à ses violences. Le sénat lui opposa Milon, qui lui disputa à main armée le forum et l'influence. Lnhn, Clodius périt sous les coups des esclaves de son rival, qu il avait rencontré par hasard sur la voie .ippienne. Milon, accusé de meurtre, fut défendu par Cicéron. Clodius Macer, général romain. V. Macer.

Clodoald, troisième fils de Clodomir et petit-flls de Clovis. Y. Cloud (saint).

Clodomir, roi franc, deuxième fils de Clovis, né en 495, mort à Véseronce en 524.11 eut en partage l'Aquitaine orientale (Orléans, Tours, Poitiers, Bordeaux), s'unit à ses frères contre Sigismond, roi des Burgundes, qu'il fit jeter dans un puits avec sa femme et ses enfants (523). L'année suivante, il fut battu et tué par les Bourguignons, à 'Véseronce, sur les bords du Rhône. Deux de ses fils furent tues par leurs oncles Childebert et Clotaire, qui se partagèrent ses Etats. Le troisième, Clodoald, embrassa la vie monastique et fut canonisé sous le nom de saint Cloud.

Clodomir (Pierre-François-Mathieu de Borrit, dit) musicien français, mort à Bourg-la-Reine en 1S84, se fit une spécialité de publications relatives aux sociétés d'harmonie et de fanfare. .\près avoir été associé à un fabricant d'instruments do cuivre, il entreprit la publication de toute une série de méthodes élémentaires à l'usage des fanfares et des collèges : méthodes de cornet à pistons, de saxhorn soprano, alto et basse, de trombone, etc. Il a publié aussi sous ce titre : Répertoire des fanfares et musiques militaires, plusieurs séries de morceaux originaux ou transcrits, et enfin il a donné un bon manuel intitulé : Ti-ailé théorique et pratique de l'organisation des sociétés musicales, harmonies et fanfares.

CLODONES n. f, pi. Nom des bacchantes, chez lesMacédonions. — Une {lodone.

Clodt-jurgensbourg (Pierre, baron dk), sculpteur russe, né en 1805, mort en 1867. On lui doit le quadrige t^ui couronne l'arc do triomphe do la rue de Moscou, à Saint-Pétersbourg, et presque toutes les statues équestres do cette ville. Tl a été, pendant vingt ans, professeur titulaire à l'académie do Saint-Pétersbourg.

CLOÉ ou CLOÉON n. m. Genre d'insectes névroptôros psoudo-ortlioptèros, famille dos éphéméridés. il On écrit

aussi CHLOÉ, ot CHLOÉON.

Clœlia, famille patricienne do Rome, qui prétendait desciMulre de Cludius, un des compagnons d'Enéo. Clohars-CARNOËT, comm. du Finistère, arrond. ot à

10 kilom. do Quimperlé, près de l'Océan ; 3.771 hab. Cidre, pêche de la sardine. Bains do mer au Pouldu. Dans la farel de Carnoét, ruines du château do même nom, ayant apparcenu à Comorro, comte de Cornouaillos, le BaVho- Bleue de la basse Bretagne. Restes de l'abbaye do Saint- Maurice, fondée en 1170.

Clocher, village d'Irl.ande (Ulster [comté de Sligol), dans la vallée d'un des premiers tributaires du Blackwater ; 10.500 hab. (avec la commune). Belle cathédrale, palais épiscopal entouré d'un beau pare. Titro d'un évéché calliolique fondé au V siècle par saint Patrick, ot dont lo siège est maintenant A Carriekmaeross. — Cloghor ost lo chef-lieu do la haronuio du mémo nom.

cloison (klo-a — du lut. claudere, supin elaiisnm, fermer) n. f. Mur peu épais Ho bois, ou do maçonnerie, qui sépare deux pièces contigués : Cloison en brique, en bols. (On dit souvent murs ni-: cloison, par opposition aux murs de refend.) II Cloison Jais. Cloison en planches lambrissée.

11 CloLson pleine. Colle dont la oharpenio est ai>pareuIo ot hourdéo de plâtre ou maçonnée.

— Minco paroi établissant, dans un objet quelconque, des ilivisions intérieures : La cloison d'une ijibcrnc. Les cloisons d'tttt casier.

— Fig. Légère (lifTérence, distance peu considérablo :

Avoi-vouii mcHuri^ ct'ttn «liiiplo clnison

Qui semblo »(1|».iror l'iiiHliiun do \n rulson? Voitauib.

— Coût. anc. Clui.mn d'.Xngers, .Subside que pavaient, dans l'Anjou, les marchands qui fréqueniaioni la I.oiro.

CLOISONNAGE — CLOOTS

— Archit. hydraul. Lame de métal qui sert de séparation, dans une cuvette de fontaine, il Cloison de calme, Celle que Ion place près de l'endroit où tombe l'eau, pour en modérer la chute sans interrompre la communication. (On l'appelle aussi languette.) ii Cloison du bord. Celle où s'arrêtent les bassinets pour la distribution de l'eau.

— Art milit. Côte saillante de métal qui sépare deux rayures et qui, lors du tir, s'imprime dans le métal relativement mou, plomb ou cuivre, formant chemise, cordon ou ceinture autour du projectile, ce qui oblige celui-ci à tourner. (Les cloisons, comme les rayures, peuvent recevoir différentes dispositions quant à Xeuv profil ou à leur tracé, c'est-à-dire être en coin, hélicoïdales, progressives, etc.) il Cloisons de l'àine d'un canon. Espace séparant les rayures les unes des autres.

— Bot. Lame membraneuse, ordinairement verticale, Quelquefois horizontale, qui divise la cavité du fruit et de 1 ovaire en plusieurs loges.

— Hist. nat. Paroi servant à diviser une cavité ou à la séparer d'une autre : Zes cloisons du cœur, d'une coquille.

— Mar. Cloison étanche. Cloison ayant pour but de diviser le navire en compartiments étânches, pour localiser une voie d'eau, n C/oison* ô/inrftJes, Abris protecteurs destinés à arrêter les petits projectiles et servant de pare-éclats.

— Méc. Cloisons d'eau, Lames d'eau des chaudières.

— Métriq. Petite cloison. Cinquième élément des pieds, dans les vers arabes, il Sixième cloison. Sixième et dernier élément des mêmes pieds.

— Min. Cloison d'aérage. Cloison en bois ou en remblai, établie dans une galerie de mine pour diriger la circulation du courant daérage. (On appelle carnet la galerie secondaire ainsi ménagée.)

— Techn. Muraille eu brique, dans l'intérieur d'un poêle. Il Pièce de tôle qui sert de couverture à une serrure.

— Encycl. Constr. Les cloisons sont des murs d'une tiès faible épaisseur, que l'on élève sur les planchers pour distribuer un appartement en un certain nombre do pièces. Elles se divisent en plusieurs espèces : les cloisons en menuiserie ou en charpente dites pans de bois, à claire-voie, lattées, hourdées en plâtre; les cloisons en planches iointives, lattées et recouvertes d'un crépi et d'un enduit en plâtre de chaque coté; les cloisons en carreaux de plâtre pleins ou creux moulés à l'avance; les cloisons métaUiques, dont le remplissage se fait au moyen de plaques de tôle encastrées dans des montants en ter; les cloisons en briques de champ pleines ou creuses.

— Bot. Les vraies cloisons des fruits sout formées par l'endocarpe; elles sont constituées par la soudure des deux faces rentrantes de deoxcarpellescontigus. Les /"uusses cloisons doivent leur origine à une saillie plus ou moins considérable du placenta, ou sont formées par les bords rentrants des valves du péricarpe. Les cloisons sont complètes ou incomplètes. Leur position par rapport aux valves est importante à étudier; elle fournit des caractères de genres et même do familles.

CLOISONNAGE {zo-naf) n. m. Ouvrage de cloison en charpente ou en menuiserie.

CLOISONNAIRE (zo-nèr') n. f. Sousgenre de tareis {mollusques lamellibranches, famille des térédidés), renfermant des formes à très grand tube, fermé en avant, divisé en arrière. Cloiaonnaire : a, ex-

— En-ctcl. Les cloisonnaires, dont le ^'"^'""^ postémure. nom scientifique est septaria, ont des tubes qui souvent dépassent 1 mètre de long; elles vivent dans les régions tropicales, enterrées dans le sable ou dans les boues marines, au pied des palétuviers. L'espèce type est la septaria arenaria. Syn. clausaria.

CLOISONNÉ, ÉE [zo-né) adj. Techn.

Se dit des émaux dans lesquels les motifs sont circonscrits par de minces cloisons, dressées verticalement sur la surface, et qui retiennent la matièrevitrifiée. (Dans les émaux cloisonnés, les cloisons, faites en un iil mince et plat de métal recourbé à la pince, suivent les contours du dessin. Ce procédé, extrêmement ancien, est le plus employé aujourd'hui.) ii S'emploie aussi substantivement : De beaux cloisonnés.

— Bot. ot conchyl. Qui est pourvu d'une ou plusieurs cloisons ou séparations intérieures : /Vuiia CLOi.soNNiis.Co9ui7/es cloisonnées.

— Min. Se dit d'un corps ou d'un terrain séparé en compartiments formés par une matière étrangère qui a coulé dans les tissures.

CLOISONNEMENT {zo-ne-man) a. m. Action do faire une cloison ; ouvrage de cloison, il On dit mieux cloisonnage.

— Aoat. Etal d'un organe creux, qui est partagé eu deux parties par une cloison.

— Hisi. nat. Etat d'un fruit, d'une coquille cloisonnés. CLOISONNER (:o-n^ V. a. Séparer par des cloisons:

Cloisonner une grande galle pour en faire des chambres.

GLOItre {klo-âtr' — du lat. clnustrum, barrière) n. m. Partie d'un monastère, ou dépendance d'une église, formée de galeries couvertes, entourant une cour ou un jardin : .S> promener sous le CLOiTRE. lî Par ext-, Monastère : Irois causes générales peuplèrent les cloîtres : la religion, la philosophie et le malheur. (Chateaubr.) ii Vie, règle monaslir|ue : Dès les premiers temps de sa liaison avec te roi, M'°* de La Vallière avait déjà son>/é au cloître. (Sainte-Beuve.)

— Enceinte do maisons où logeaient les chanoines d'une cathédrale, d'une collégiale et mémo les prêtres d'une paroisse : Cloîtees iVo(rc-Z>ame, Saint-. \ferri.

— Archit. Voûte en are de cloître, Celle qui est formée ie plusieurs portions de voûtes qui se coupent do manière à former des angles rentrants, n Edifice en cloître, Celui dont les Ijàtiraenis entourent complètement une cour.

— Jardin. Carré entouré d'allées a'arbros taillés de façon à former dr-s voûtes.

— Syn. Cloître, couvent, monaatére. CloUre, exprimant proprement une l'iée <le cl6ture. fait penser â un lieu où l'on est séparé du monde par une barrière infranchissable. Couvent H\ï^\io^Q\ii\\G commune d'un certain nombre de pertODDes régies par la mémo règle; c'est aujourd'hui

le mot qui sort le plus souvent à désigner les maisons religieuses, pour les hommes, comme pour les femmes. Monastère présente l'idée de la solitude; c'est un grand établissement de moines, c'est-à-dire de solitaires qui ne veulent plus s'occuper que d'une seule chose, leur salut.

— Encycl. Archit. Les cloîtres étaient établis à côté des églises cathédrales, collégiales et monastiques. La forme des cloîtres est généralement carrée. Dès les premiers temps du christianisme, des cloîtres furent élevés dans le voisinage immédiat des églises. Les abbayes en possédaient deux : l'un près de l'entrée occidentale do l'église, l'autre à l'orient, derrière l'abside. Le premier donnait accès dans les réfectoires, les dortoirs, la salle capitulaire, la sacristie, le chauffoir et les prisons; c'était comme le cloître public des religieux. Le second était particulièrement réservé à l'abbé, aux dignitaires et aux copistes; plus retiré, plus petit que le premier, il était bâti dans le voisinage de la bibliothèque, de l'infirmerie et du cimetière. Les cathédrales avaient toutes un cloître accolé à l'un des flancs de la nef, soit au N., soit au S. Il était entouré des habitations des chanoines, qui vivaient sous une règle commune.

Les dispositions des cloîtres d'abbaye ne furent guère modifiées jusqu'au xvi* siècle ; les cloîtres des cathédrales, au contraire, subirent de notables changements, par suite des usages des chapitres, plus variables que ceux des religieux réguliers. Les cloîtres des cathédrales avaient souvent la physionomie d'un quartierayant son enceinte particulière, ses rues et ses places, et, comme ces quartiers étaient dotés de privilèges qui en faisaient comme une cité dans la cité, il en résulta souvent les plus graves désordres.

Aujourd'hui, on ne désigne plus guère sou3 le nom de " cloîtres » que les galeries couvertes bâties dans le voisinage des églises. Un des cloîtres les plus anciens en ce genre que possède la France est celui de la cathédrale du Puy en Velay, dont la construction remonte en partie au'x'' siècle. Un des plus beaux cloîtres du Midi est celui de Saint- Trophime d'Arles.

Le cloître de l'abbaye do Moissac est aussi remarquable par la richesse des sculptures des chapiteaux et des piliers. Le cloître de l'abbaye de Thoronet (Var) est plus simple et presque complètement dépourvu de sculptures. Le cloître de l'abbaye de Fontenay, non loin de Montbard, montre déjà la transition entre le système de construction du xi" siècle et celui du XIII" siècle, transition qui s'accuse bien plus encore dans le cloître de la petite abbaye de Fontfroide, près de Narbonne. Citons encore le cloître de la cathédrale de Laon ; ceux de l'église Saint-Michel de Cuxa, près de Prades (Pyrénées-Orientales) ; de l'abbaye d'Elne, â quelques lieues de Perpignan; de l'ancienne église de Saint-Papoul, près de Castelnaudary. Ces cloîtres sont tous romans; les cloîtres gothiques ne sont pas rares en France. Rappelons le cloître de l'église collégiale de Semur-en-Auxois ; ceux de la cathédrale do Noyon, de Saint-Léger et de Saint-Jean-des -Vignes, à Soissons; de la cathédrale de Toul, de la cathédrale de Langres, de la cathédrale de Rouen, dont la construction date de 1240 environ; de la cathédrale de Bordeaux, etc.

— Hors de France, nous trouvons en Italie, en Espagne, en Allemagne et en Angleterre, des cloîtres fort vastes et fort riches.

Cloître-Saint-Merri {rue du), à Paris. Elle doit son nom au cloître où les chanoines réguliers de l'église voisine de Saint-Merri avaient leurs demeures. Cette rue est célèbre dans l'iiistoire des révolutions parisiennes par le combat qui s'y livra, les 5 et 6 juin 1832, à la suite des funérailles du général Lamarque. Dans les Misérables, Victor Hugo a dramatisé cet épisode d'une façon remarquable* Le chef des insurgés se nommait Jeanne; c'était un décoré de Juillet. La résistance dura deux jours, derrière des barricades improvisées, et fit beaucoup de victimes. Finalement, Jeanne fut condamné à la déportation ; cinq autres accusés à la réclusion ; seize furent acquittés, dont une jeune fille qui, d'une fenêtre, avait prévenu les combattants de l'arrivée des soldats.

Cloître (Le), comm. du Finistère, arr. et à 19 kilom. do Cliâteaulin, non loin du Goanôs, affluent do l'Aune ou rivière de Châteaulin ; 1.396 hab. Sabots. — Comm. du Finistère, arr. et à 12 kilom. de Morlaix, sur le versant septentrional des monts d'Arrée; 1.320 hab. Ch. de f. économique. Tourbe; minoteries.

CLOÎTRER {klo-a) v. a. Enfermer dans un cloître, condamner à la vie du cloître : Les Matignon étaient cinq frères, et force filles dont ils cloîtrkrknt laplunart. (St-Sim.)

— Par ext. Tenir enfermé; confiner oans un lieu isolé : Cloîtrer quelqu'un dans un village, il Réduire à une vie solitaire : La religion a fait de Charles X un solitaire, et ses idées l'ont cloItre. (Chateaubr.)

Se cloîtrer, v. pr. S'enfermer volontairement dans un cloître, embrasser la vie monastique. — Par ext. S'enfermer, refuser de voir qui que ce soit. — Fig. S'abstraire, se dégager de toute préoccupation étrangère, s'isoler dans une idée : Pothirr sb cloîtrait comme un chartreux dans l'étude solitaire du droit. (Cormen.)

— Anton. Séculariser, décloîtrer.

CLOÎTRIER {klo-a-tri-é), ÈRE n. et adj. Se dit d'un religieux, d'une religieuse en résidence fixe dans un couvent, par opposition à ceux qui n'ont pas de résidence t\xe ou qui n'ont pas leur résidence dans le couvent où ils se trouvent.

CLOMÈNE n. f. Bot. Syn. do mdehlenbergir.

CLOMÉNOCOME n. f. Bot. Syn. de dysodie.

CLOMION n. m. Bot. Syn. do chardon (carduus).

CLOMPAN n. m. Bot. Syn. do EtiSTERCULiE.

Clonagham, comm. d'Irlande (Munster [comté do Liincrick^), pris du Suir; 2.500 hab.

ClonakiLTY, ville d'Irlande (Munster [comté do Cork] ), sur la petite baie do son nom dans l'océan Atlantique; 3. "00 hab. Commerce de fil, do toile, de blé, do pommes do terre. Monuments celtiques. Ruinée en lâll, Clonakilty o'a pas encore repris son ancienne importance.

GlONARD, ville d'Irlande (Leinster [comté de Meath] ), sur le Boyne ; 2.000 hab. Ville ancienne, autrefois siège d'un évcché, possédant une vaste abbaye.

ClONARD (le chevalier Sutton de), marin français, né vers 1745, mort en 1788. Entré dans la marine en 1767, il se signala dans plusieurs expéditions, notamment à Mahé et pendant la guerre des Etats-Unis. La Pérouso le choisit comme second, dans son voyage autour du monde. Il reçut le commandement de 1 Astrolabe, après la mort du capitaine Fleuriot de Langle. Il périt à Botany-Bay (Nouvelle-Hollande), mais on ignore dans quelles circonstances.

Glonas, poète et musicien grec (vri" s. av. J.-C). Il était né à Tégée suivant les Arcadiens, à Thèbes suivant les Béotiens. Il perfectionna la technique des chœurs par l'invention des îwjnes aulodiques.

GlONCA, commune la plus septentrionale de l'Irlande (Ulster [comté de Donegal]); 5.000 hab. Elle comprend le cap Malin. Monuments mégalithiques.

GlONES, ville d'Irlande (Ulster [comté de Monaghanl), près du canal del'Ulster; 2.000 hab. Moulins à blé; fabrique d'instruments aratoires. Commerce actif en toiles, grains.

Glonfert, petite ville d'Irlande (Connaught [comté de Galway]), sur le Shannon ; 2.300 hab. Evêché ratholiq^uo; église; abbaye fondée en 562. — Comm. d'Irlande

Vue du cloître du Mont-Saint^Michel.

(Munster [comté de Cork]), sur l'AIhia, affluent du Blackwater; 10.500 hab.

Glonia. Myth. gr. Nymphe, mère de Nictéos, de Lycos et d'Orion. — Amazone.

GlONIOS. Myth. gr. Un des fils de Priam. — Un des compagnons d'Enée. (Il fut tué par Turnus.) — Autre compagnon d'Enée. (Il tomba sous les coups de Messapus.) — Un des chefs des Béotiens au siège de Troie. (Il fut tué par Agénor.)

CLONtQUE (rad. clonisme) adj. Se dit d'un mouvement convulsit' dans lequel les membres sont successivement en contraction et en relâchement : Cûnvulsio7is cloni- QDES. (On leur oppose les convulsions toniques.)

CLONISME (nissm' — du gr. klonos, agitation) n. m. Mouvement convulsif, irréguTier et tumultueux.

Clonleigh, localité d'Irlande (Ulster [comté de Donegal]); 3.000 hab.

GlonMACNOISE ou SeVEN GhuRCHES. bourg d'Irlande (Leinster [King's County];; 2.000 liab. Ruines de plusieurs églises; sépulture des princes irlandais.

GlONMEL, ville d'Irlande (Munster [comté de Tipperary] ). sur le Suir, au pied des monts Commeragh ; 8.500 hab. Asile d'aliénés. Brasseries; manufactures de coton, lainages. Conmierce important de grains ot autres produits agricoles. Eglise gothique. — Ch.-l. du comté de Tipperary.

CLONODIE (di) n. f. Genre de malpighiacées, renfermant un arbuste du Brésil méridional.

CLONOSTACHYS {s(a-kiss) n. m. Genre de champignons hypiiomycètes, rangé quelquefois parmi les botryiis, qui forme sur le bois des taches blanches.

Glontarf, bourg d'Irlande (Leinster [comté de Dublin]), sur la baie de Dublin; 2.800 hab. Bains de mer très fréquentés. Ancien château. En 1014, victoire du roi irlandais Brian Boru sur les Danois; cette victoire rendit à l'Irlande son indépendance, après deux siècles d'invasions danoises.

Glontibret, comm. d'Irlande (Ulster [comté de Monaghan]); 9.400 hab.

Glonturk, comm. d'Irlande (Leinster [comté de Dublin]), sur le petit fleuve côtier Tolka; 3.200 hab.

Glooney, comm. d'Irlande (Munster [comté de Clarc]);

Cloots fJean-Baptisto dd Val-de-grâce, baron de), surnommé Auacharsis Cloots, homme politique, né à Gnadenthal (près Trêves) en 1755, mort à Paris en 1794. Prussien de nationalité, il s'établit à Paris à vingt et un ans, pour y prendre part au mouvement encyclopédique. Pour répondre à la Certitude des preuves du christianisme, de Bergicr, il publia, sous le pseudonvme d'ALi- Gier-Ber, la Certitude des preuves du inahométïsme (1780). Au début de la Révolution, il entra dans le club des Jacobins, et s'y fit remarquer par son excentricité. En juin 1790, il conduisit à la barre do l'Assemblée constituante une " ambassade du genre humain », composée de trente-six étrangers, qui venaient affirmer leur adhésion à la Dt-claratiuu dos uroits de l'homme. Il s'appela dès lorsPOrateur du genre humain, et changea ses prénoms on coini d'" Auacharsis i>. Sa jiropagande révolutionnaire, antireligieuse et patrioticiue, lui valut, en août 1792, le titre de " citoyen français " . Peu après, il était élu à la Convention par le département do l'Oise. Il y rendit quelques services au comité diplomatique. Il so prononça nettement contre les girondins, se rapprocha ensuite des hébortistes, et fut enveloppé di-ns les accusations que

Robespiorro dirigea contre eux. Condamné à mort par lo tribunal révolutionnaire, il mourut avec courage.

— BiuLiOûft. : G. Avoncl, Anachuj'sis Cloots (Paris, 1865). GlOPAS ou ClÉOPHAS ( saint ) , personnage qui ,

d'après saint Joan i,xix, -'5) était l'époux do Marie, sœur do la mère de Jésus et môre de saint Jactiues lo Mineur, do saint Simon ot de saint Jude. Clopas est, très probablement, le même porsonnag-o que lus Evangiles synoptiques appellent Alphéo. (Il n'est pas rare, d'ailleurs, do voir alors lo mémo homme dési^'-no sous doux noms différents.) CLOPÉE n. f. ou CLOPIN n. m. Syn. do piétin.

CLOPÉMANIE n. I'. Pathol. V. CLEPTOMANIE.

CLOPEUR ou CLOPEUX {pcà) n. m. Sorte do battoir, ù l'usagt' du rafrineur do sucre.

CLOPIN-CLOPANT (pan) loc. adv. En boitant, en clopinant : A//er CLOI'IN-CLOPANT.

Glopinel (Jean de Meung , dit), poète français. V. Meung (Jean dk).

clopiner (dimin. de doper) v. n. Boiter légèrement. CLOPINEUX (ïjeii), EUSE adj. Qui boite, qui clopine.

CLOPORTE n. m. Crust. Genre de crustacés isopoJes, comprenant deux espèces qui vivent dans les lieux sombres et humides, il Cloporte de mer, Nom vulgaire do plusieurs espèces de crustacés et mollusques marms.

— Pop. Concierge, par un jeu de mots sur la charge qu'il a de clore la porte.

~ Pharm. Cloporte préparé, Armadilio employé en médecine.

— Encycl. Crust. Sous ce nom, on entend d'une façon générale les crustacés isopodes de la famille des oniscidés, quo ce soient les cloportes des murs, les porcellio, les armadilles , dont une espèce {armadilio officinarum) servait jadis , en pharmacopée, à préparer lo fameux n sirop de cloportes n que l'on considérait comme un tonique diurétique, à cause des sels de nitre dont ces animaux possèdent une petite quantité. Le cloporte des murs ou des caves [oniscus murarius], d'un beau gris, vit dans les maisons, dans tous les endroits ombragés et humides, et se nourrit de débris organiques, de moisissures, de racines, etc. (V. isoPonEs, armaoilll:, ONiscDs, PORCELUON.) Lcs armadiUos diffèrent des cloportes en ce qu'ils peuvent s'enrouler en boule.

Cloppenburg, bourg d'Allemagne. V. Kloppendcug.

CLOQUAGE [kaf] n. m. Soulèvement ou bouffissure qui se produit dans une couche de peinture.

CLOQUE {klok' — anc. forme du mot cloche) n. f. Pop. Ampoule : Avoir des cloques aux mains.w Bosse. il Vcsse, pet.

— Agric. Impureté qui salit les grains de blé et dont on les débarrasse par un netto^-age mécanique.

— Bot. Maladie du pêcher et de l'amandier, produite par un champignon du groupe des ascomycètes, Yexoascus deformans.

— Techo. Nom donné par les blanchisseurs do cire à un ruban de cire qui se forme en bouton ou se noue, lorsque le cylindre sur lequel tombe cette matière fondue ne se trouve pas uniformément plongé dans l'eau froide.

— Encycl. Bot. Le mycélium de Vexoascus deformans vit sous la cuticule do l'épiderme des feuilles et, çà et là, des filaments se terminent chacun par une cellule qui fait saillie au dehors; ces cellules sont les asques dans lesquels naissent les spores. Les feuilles ainsi attaquées sont contournées et recroquevillées, et présentent parfois une coloration rougeâtre. La maladie se conserve sur lo même arbre d'une année à une autre, parce que le mycélium subsiste pendant l'hiver dans les bourgeons, etchàquo année atta^^ue les nouvelles feuilles. Les arbres ainsi attaqués produisent peu et peuvent même périr. Pour empêcher la maladie de s'étendre, il faut supprimer ot brûler les feuilles atteintes. On peut parfois 1 arrêter on pratiquant une pulvérisation à la bouillie bordelaise, lors do 1 épanouissement des bourgeons; mais il faut faire cette opération avant toute apparition nouvelle de la maladie, quand l'année précédente les arbres étaient atteints ; sans quoi, on lutte vainement contre l'extension du mal.

CLOQUER Iké) v. n. Se bomber, se boursoufler, en parlant des couches de peinture.

— Pop. P6ter, vesser.

Cloqué, ée part. pass. Se dit de la feuille du pôchor atteinid par la cloque II filé cloqué. Blé sali do cloquo.

Se cloquer, v. pr. Se couvrir d'ampoules.

CLOQUET i7iV) n. m. Jonc refendu quo l'on introduit entre doux douves consécutives d'un tonneau, pour lui doniiiT l'étanchéité voulue.

Cloquet, ville des États-Unis (Minnesota), sur lo Saint liuuis, têto du Saint-Laurent ; 2.5J0 hab. — Ch-1. du comté de Carllon.

Cloquet fIIippolyte\ médecin et anatomisto français, né vX niurt à Pans (1787-i8iO). Professeur libre d'anatoinic, il a laissé des ouvrages estimés sur cette matière ; entr* autres, un Traité d'anatomie descriptive {lii:i) ; un Traité des odeurs et de l'olfaction (1821); un Traité d'anatomie comparée (1821). Ses Traités d'anatomie descriptive ot comparée ont été classiques.

Cloquet (Jules-Germain), chirurgien ot anatomisto fraii'.-ais, frère du précédent, né ot mort à Paris(nno-isS3). iJovr-nu, a la suite do travaux remarquables, proseciour. puis agrégé, ot, enfin, professeur do clinique chirurgicale à la faculté do médecine do Paris (182G), il se consacra tout entier à. la pratique et à renseignement do son art et au porfoctionuemont do l'outillage. Il entra à l'Académie do médecine on 1855 ot a l'Académie dos sciences on I8G0. Parmi les travaux originaux qu'il a laissés, tous antérieurs à son professorat, nous citerons : Itec/ierches anatomiaua sur les hernies de l'ahdomen (1817) ; De l'influence des efforts sur les orf/anes renfermés dans la cavité l/ioracique (1820) : Sur les fractures par contre-coup de la mâchoire supérieure (182n) ; Anatnmic des vers intestinaux, ascarides, lombricoides (1821) ; Mémoire sur l'existence et la disposition des voh-s lacrymales dans les serpents (lS2i). On lui doit, en outre, des traités importants : Anatoiniu de T/tonimt.' (l82l-> isaij; Pathologie chirurgicale (1831).

Cloquet (Ernest), médecin français, né à Paris en 1818, mort en 1855, iils d'Hippolyto Cloquot. Après de très brillantes éludes môdicalos a la faculté de Paris, il fut appelé, en qualité do médecin particulier, par le schah do Perso, Méhémet (184G). Nommé en mémo temps ministre do Franco en Perse, il montra autant do tact comme diplomate que do science comme médecin. La faveur marquée dont il a joui à la cour de Perse le mit à même do servir uiiloment ses compatriotes et de surveiller les menées do l'Angleterre et do la Russie dans ce pays.

CLOQUETIER {ke-ti-é) n. m. Morceau do bois auquel le briqueiier attache l'archot avec lequel il coupe la terre qui déborde lo moule.

CLORE [du lat. claudere. — La synonymie du verbe fermer a fait tomber en désuétude plusieurs temps du verbe clore, qui est moins usité ; voici les temps restés en usage : Je clos, tu clos, il clôt [les autres personnes manquent] ; — Je clorai, nous clorons. Je clorais, nous clorions. Clos, close. Les temps qui font défaut sont précisément ceux qui devraient être formés du participe passé: Je dosais. Je closis. Closons. Que je close. Que je closisse. Closant, ante) V. a. Fermer, faire que ce qui était ouvert ne lo soit plus : Clore sa porte, sa fenêtre, un passage. Il Enclore, entourer d'une enceinte : Clore une ville, un parc.

— Fig. Arrêter, terminer, finir : Clore un marché, une ère, im testament, un inventaire, un compte. H Déclarer qu'une chose est terminée ; y mettre fin : Clore une séance.

— Loc. : Clore l'œil, la paupière, Dormir, n Clore l'œil, les yeux de quelqu'un. Lui fermer les yeux au moment de la mort; le faire expirer, n Clore la bouche à quelqu'un. Lui retirer la parole, le mettre dans l'impossibilité do parler, et aussi. Lui opposer un argument auquel il ne puisse répondre, n Clore la marche. Etre le dernier dans une réunion de gens en marche.

— Chevaler. Clore le pas, Terminer le tournoi.

— Techn. Clore une corbeille. En serrer l'osier avec un outil en fer spécialement affecté à cet usage.

— v. n. Etre placé dans une ouverture, la boucher, la fermer : Appartement dans lequel aucune porte ne CLÔT bien.

Clos (Ar/ô), close part. pass. du v. Clore.

— Champ clos. V. champ. (Loc.)

— .Vui7 close. Nuit complète.

— Pâques closes, Dimannhe qui suit celui de Pâques, et où se terminent, avec l'octave, les fêtes pascales, ii On l'appelle aussi dimanche de qxiasimodo.

— Lettre dose. Ordre du roi qui était signé de son sceau et contresigné par son secrétaire d'Etat, il Fam. Se dit d'une chose dont on ne peut pénétrer le secret, qu'on ne peut parvenir à comprendre :

Le fond de cette intrigue est pour moi lettre close.

Molière.

— Clos et couvert, Dans un local fermé et à l'abri de l'air et de la pluie : Un propriétaire est obligé de tenir son locataire clos bt couvert. il Par ext., A l'abri du péril, des accidents : Il faut, en re tetnps, se tenir clos et cocvert sur les choses particulières. (Boss.) — Fig. Sur une réserve prudente : Je m'ÉTAis parfaitement tenu clos et couvert sur le mariaqe. (St-Simon.)

— Clos et coi. Tranquillement enfermé chez soi.

— Blas. Syn. de fermé : Couronne close.

— Bot. Se dit des glands complètement cachés par la cupule, et des fleurs entièrement enfermées dans l'involucre.

— Dr. Ëuis clos, proprem. Porte fermée, et, par ext., Exclusion du public de la sallo où se juge une affaire : Demander, Prononcer le anis clos. Plaider une affaire à HDis CLOS, n Silence, isolement, secret de la retraite : Il faut, pour devenir savant, s'instruire à ams clos.

— Manèg. Cheval clos de derrière. Cheval dont les jarrets sont trop rapprochés, il On dit aussi cheval crochu.

— Moll. Se dit des coquilles dont les valves fermées ne laissent aucune ouverture sur le bord : Mijtule clos.

Se clore, v. pr. Etre clos, se fermer, il Fig. Se terminer, finir.

— Syn. Clore, fermer. Clore se dit des choses do grande étendue autour desquelles on établit une enceinte, ou bien il se dit de choses plus petites pour exprimer l'idée d'une clôture Wxei, durable. Fermer se dit surtout des choses qui sont tantôt ouvertes, tantôt fermées. Clore diffère aussi do fermer en co qu'il exprime une clôture plus complète : une chambre est fennée dès quo ni portes ni fenêtres no sont ouvertes; elle est bien close quand il n'y a nulle part do fentes donnant passage à l'air.

— Anton. Déclore, ouvrir.

CLORHYNQUE ou CLONORHTNQUE {rink') n. m. Genre d'oiseaux échassiers, voisin des courlis, dont lo nom véritable est ibidorhynque.

ClORINDE, uno des héroïnes de la Jérusalem délivrée, poômo épique du Tasse. C'est l'amazono des Sarrasins; elle est aimée du jeuno ot vaillant Tancrédo, qui, sans la connaître, la tuo dans un combat singulier. (Co nom sort parfois à désigner uno femme qui, surmontant la timidité naturelle ù son soxo, se mélo aux combats.)

ClORINDE n. f. Planôto télescopiquo, n» 282, découverte en ]S89, par Charlois.

CLOS (klâ) n. m. Terrain do culture formé do haies ou do murs : Petit clos. Orund clos, ii Ou dit aussi enclos.

— Clos des galécs (galères). Au xiii* siècle. Bassins destinés à servir d'abris aux galères du roi et aux navires d'un certain tonnage, ainsi quo do magasins pour contenir les agrès et apparaux.

— Encycl. Il y avait dos clos de galées à Rouen, à Harllour, etc. Il v eut d'abord dans chaque clos un gardien, ci plus tard un maître et garde, chargé des réparations ot approvisionnements do tout f^onro do la tlollillo. C'ost là la modoslo origine des arsenaux maritimes français.

Clos de Paris. On désignait autrefois a Paris, sous co nom, des terrains en culture proiég«''S contre les maraudeurs par une clôture, haie, mur ou palissade. Le clos prenait io nom do son propriétaire, ou étnit tiré d'une circonstance localo. Sur la rive gaucho do la Seino. il y avait les clos des abbayes de Sainlc-Genoviéve, do Suinl- Gormain-dos-Prés, do Saint-Victor; lo clos du Chardonnct, lo clos des Arènes, situé à peu prés ù l'emplaconiont où furent découvertes les arènes on 18fiï>; lo clos Ganat/ ; lo dos A/anvoisin, rue Galando ; le clos /fritneau, traversé par la ruo dos Ecoles ; lo dos des Itourfjenis, qui avait appartenu ù la i,'rundo confrérie des bourgeois do Paris, onlro liïs rues Saint-.Iac(|iies ot d'l''nfer.

Sur la riv" droite, les rtos du Temple, de .'^aint-Martin ; lo clos des Champeaux, dovonu les ilallos au xu* siôcio;

CLOPAS — CLOSTÉRANDRE

le clos Georgean, sur l'ancienne butte Saint-Roch ; le clos de la Ville-ï'Ii'vêque, représenté par lo quartier du mémo nom. Aujourd'hui encore, plusieurs voies de Paris portent lo nom d'anciens clos, sur romplacomoot desquels ellos passent.

CLOSAGE {saj') n. m. Dans certaines parties do l'ouest do la France, Verger entouré de haios vives.

ClOSCA (Joan Orga), chef de l'insurrection des sorfs do la Transylvanie contre les seigneurs hongrois, né à Carpenich en 1750, exécuté en 1785. Après avoir pillé pendant des semaines les terres des seigneurs magyars et décimé ceux-ci, Closca fut fait prisonnier avec les autres chefs de l'insurrection, exposé publiqueuient dans uno cage de for, et exécuté ensuite.

CLOSEAU {zo] n. m. Petit clos, dans certains départements.

GLOSEMENT {ze-man — rad. clos) adv. En lieu clos, fermé : 6> tenir closement. il Secrètement. (Vieux.)

CLOSERIE {ri) n. f. Agric. Petite propriété foncière eniourée de murs ou do haies, et possédant une maison d'habitation, ii Nom, en Bretagne, de toute exploitation rurale qui ne possède pas de bœufs de labour.

— Par ext. Nom, à Paris, des jardins consacrés à des bals et autres amusements publics : La Closerie des lilas.

— Techn. Sorte d'ouvrage de vannerie.

Closerie des Lilas. Le bal qui portait ce nom, et qui existe encore sous uno autre désignation, est situé non loin du jardin du Luxembourg et de l'Observatoire, à Paris. Ouvert en 1838, il s'appela d'abord la Chartreuse. Alors, comme aujourd'hui, il était fréquenté surtout par les étudiants. Il devint ensuite la Closerie des Lilas : c'était un jardin où Ion dansait pendant la belle saison. Après la démolition du Prado, Bullier y ouvrit des bals pendant toute l'année. L'établissement prit alors son nom qu'il a gardé ; bal Bullier ou simplement Bullier.

Closerie des Genêts (la), drame en cinq actes, tiré par Frédéric Soulié de deux de ses romans : ta Lionne et la Comtesse de MoJ^rion (.\mbigu-Comique, 1846). Kérouan, fermier du colonel marq^uis de Moniéclain, est un chouan de la vieille roche. Louise, sa lille, séduite par Georges, fils du général comte d'Estèves, donne secrètement le jour à un enfant. Lucile d'Estève, sœur de lait de Louise, le confie à une nourrice qui habite la Closerie des Genêts. Georges avait promis à Louise de lui donner son nom ; mais il avait compté sans Léona. son ancienne maîtresse, femme sans scrupules, qui réussit à se faire épouser par lui. Cette Léona, découvrant que Luc'le va souvent à la Closerie des Genêts visiter un enfant, accompagnée du marquis de Montéclain, qui est dans la confidence, en conclut que Lucile a été séduite par le marquis, et qu'elle est la mère de l'enfant. Elle répand ce bruit. Bientôt, le général lui-même en est informé. Il fait venir sa fille pour 1 interroger en présence de Kérouan ; la pauvre Lucile no répond rien, car ce serait dénoncer Louise, et l'austèro Kérouan no pardonnerait pas à sa fille de l'avoir déshonoré. Le général va demander au marquis de Montéclain une réparation par les armes, quand il acquiert la preuve certaine que non seulement sa fille est innocente, mais qu'elle vient d'accomplir, en se laissant accuser pour sauver une amie, un acte de sublime dévouement. Lo vieux Kérouan apprend enfin la vérité. La situation serait sans issue ; mais Léona se suicide et rend ainsi la liberté à Georges, qui épouse Louise, tandis que Lucile devient marquise de Montéclain.

Soulié n'a jamais si complètement réussi à la scène; jamais, non plus, il n'avait dépensé tant d'imagination, d'esprit, de passion et surtout de cœur. Une touche délicate atténue çà et là les tons un peu rudes répandus sur le paysage breton où so déroule le drame. La Closerie des Genêts obtint et obtient encore, à chaque reprise, un vif succès.

CLOSET OU CLOZET (zè) n. m. Sorte do petit parc, entouré do filets tendus verticalement sur des perches et qui retient le poisson lorsque la mer so retire, ii Ou dit aussi cahossivT.

CLOSET {sèt') n. m. Abréviation do watkr-closet.

CLOSETTE (ré/" — dimin. do clos) n. f. Petit cabinet qui servait autrefois d'oratoire ou de lieu do retraite.

CLOSIE(ci') n. f. Genre décomposées hélénioïdécs, comprenant un petit nombre d'espèces qui croissent au Chili.

CLOSIER(:t-éj n. m. Fermier d'une closerie. il Dansquel-

3 nos départements, Ouvrier agricole spécialement chargé e l'entretien d'un clos.

CLOSING-STAKE (sm'ç/t'-s/éA' — do l'angl. closhtg, fermant, terminant, et stake, enjeu) n. m. Dans les courses do chevaux, Dernier prix couru, celui qui est gagné à la course finale.

CLOSOIR {zo-ar') n. m. Chacun dos côtés du moule qui sert à construire les murs on pisé, et qui so compose do planches bien jointes. (On dit aussi traI'ON.) il Planche qui soutient les branches d'un ouvrage do vannier, ot qui sert à faire des vannettes. (On dit aussi cloïoik.)

CLOSSEMENT n. m. Syn. do glousskmknt.

CLOSSER V. a. Glousser, on parlant du dindon.

CloSTER. Myth. gr. Fils d'.Vrachué. (La Fablo lui attribue linvontion dos fuseaux.)

CLOSTERA [sté) n. m. Genre d'insectos lépidoptères bombycincs, famillo des nolodonliilés, comprenant des papillons nocturnes do taille moyonuo, ù ailos courtes, pris et bruns avec uno bande foncée sur le corselet ; les antennes ot la tromno sont courtes.

— Encycl. Los chonillos dos clostera vivent sur les saules, les peupliers, so tenant lâchées dans une fouille enrouléo qu'elles rongent. On counait cinq ou six espèces dKnrope. Clostera (gr. uat.).

hviS clostera unachoreiit 01 air'

tuta sont ommuns on Franco; lo clostera timon habito lu Kussie.

CLOSTÉRANDRE {sté) n. f. fienro do plantes, do la famille des papavéra.'ées, comprenant uno seulo cspéoo, qu'on croit originaire do Porso, ot dont laspoci rappollo cciui dos pavots.

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