CIDRE
Richelieu, elle n'oserait pas tromper les désirs de son fon-
dateur ; mais l'/icadémie s'honora en
cette circonstance par
a manière dentelle s'acquitta de la tâche périlleuse qu'on lui imposait, tout on paraissant se conformer aux ordres du cardinal. Elle voulut d'abord obtenir de l'auteur son consoiitemont à la critique qu'on allait faire do sa pièce. Corueille lo donna fièrement à Boisrobert. Sur les instancs réitérées du cardinal, trois commissaires furent nommés pour examiner le Cid, ainsi que los Observations do Scudéry : Bourzoys, Chapelain et Desmarets. Chapelain réunit ces divers mémoires en un seul corps, qui fut présenté manuscrit au cardinal, puis publié plus tard après des retouches sous le titre de : Sentiments de l'Acadéjnie française sur la tragi-comédie du Cid. Dans cet ouvrage, que Chapelain avait rédigé bien à contre-cœur, le ton est fort modéré : l'Académie s'eft'orce d'être impartiale entre Corneille et Scudéry : elle désapprouve le sujet, mais reconnaît que la pièce ottre de grandes beautés. Quant aux critiques faites en détail sur le texte, elles sont souvent puériles et dénuées d'intérêt. En somme , dans les Sentiments de l'.icadémie, il faut louer l'honnêteté du ton plutôt que la justesse des idées. Cependant, la lutte à coups do libelles avait continué encore quelque temps : Mairet était revenu à la charge, dans VEpitre familière au sieur Corneille. Deux pamphlets anonymes : Lettre du désintéressé au sieur Mairet et Avertissement au Besançonnois Mairet (1637) l'attaquèrent violemment. Mais tout lo monde était las de la querelle, et, en 1638, quand parurent les Sentiments de l'.icadémie, tout fut fini ; et, si Corneille conserva de ces débats un souvenir amer, le Cid n'en demeura pas moins triompiiant.
Cid (lk) ou Respect d'un père, tragédie espagnole de J .-B. Diamante. — C'est une traduction médiocre du Cid de Corneille ; Voltaire, par une étrange erreur, crut que l'imitateur était Corneille. Or Diamante n'avait que dix ans en 1636, date de la représentation du Cid.
Cid (le), opéra en quatre actes et dix tableaux, poème de d'Ennery, Louis Gallet et Edouard Blau, musique de J. Massenet, représenté à l'Opéra le 30 novembre 18S5. Les auteurs ne se sont pas seulement inspirés du chefd œuvre de Corneille (dont ils ont reproduit parfois des passages entiers), mais aussi de Guilhem de Castro.
Empreinte d'un sentiment vraiment chevaleresque, 1 œuvre est forte et mâle. Après l'ouverture, qui nous présente le dessin d'orchestre que nous entendrons de nouveau dans la scène du duel, nous trouvons au premier tableau le duo élégant de Chimène et de l'infante; au second, un chœur superbe, la belle scène où Rodrigue est armé chevalier, son invocation à son épée : 0 noble lame étincelante, d'un caractère héroïque, et le duo pathétique de don Diègue et de son fils. Le second acte nous ofl're les stances délicieuses de Rodrigue, tout empreintes de mélancolie, puis la scène rapide du duel, et celle où Chimène vient exhaler son désespoir d'abord et sa fureur ensuite. Au suivant, il faut remarquer VAlleluia de l'infante, qui est une page mélodique adorable, de jolis airs de ballet, et toute la scène puissante où Chimène vient demander justice et où don Diègue prend la défense de son fils. Lo troisième acte est plein do tendresse et de mélancolie. Le prélude instrumental, la cantilène de Chimène ; De cet affreux combat je sors l'âme brisée, d'une expression si douloureuse; son entrevue avec Rodrigue, d'un sentiment si passionné. A partir de ce moment. Te drame se précipite, mais il faut signaler la scène de la vision, pleine de couleur, et le cri de désespoir poussé par Chimène lorsqu'elle croit Rodrigue mort : Eclate mon amour!...
Cid (la Fille du), drame historique en trois actes, par Casimir Delavigne (l840). — Le Cid a eu do Chimène. qui 11 existe plus, une fille nommée Elvire. II lui destine Feriiand, fils de son ami Fanés de Minaj'a, guerrier intrépide. Rodrigue, frère de Fernand, aimo aussi Elvire et se retire dans un cloître pour échapper à cet amour. Elvire, qui do son côté l'aime en silence, essaye en vain de lui donner lo goût des combats. Mais Fernand est tué dans une rencontre avec les Maures, et Rodrigue se jette dans la mêlée pour lo venger. Il se révèle comme un héros et pourra désormais épouser Elvire. Cette pièce, qui se termine par la mort du Cid, blessé à mort dans un combat contre les .Maures, n'est pas une des meilleures de Casimir Dolavignc. CIDADE (met portiig. qui signifie ville, cité) n. f. Pour les noms composés commençant par ce mol, v. la seconde partie du nom. Ainsi, pour Cidade de Goya:, v. Goyaz, etc.
CIDARIA n. f. Genre d'insectes lépidoptères géométrines, famille des phytométridés, comprenant des'phalèncs crépusculaires & ailes larges anguleuses , marbrées , otc .
(Les chenilles des cidaria sont nues et se métamorphosent sous terre ; los nombreuses espèces sont répandues dans
l'hémisphèro boréal : fidaria juniperaria, chenille sur le genévrier ; cidaria chenopodiaria, sur les chénopodes, etc.) GIDARIDES (rad. cidaris) a. m. pi. Sous-ordre d'oursins réguliers, comprenant ceux qui ont leur test presque globuleux, dont los pièces sont soudées, avec los aires ambulacraires très étroites. — Un cidaride.
— Encycl. Les cidarides sont caractérisés par leurs grandes épines et leurs ornements variés; répandus dans presque toutes les mers du globe, ils apparaissent dans le trias. On los subdivise en doux familles principales : sateniadé.v, et cidarides.
CIDARIDES (rad. cidaris) a. m. pi. Famille d'oursins cidarides, comprenant dos formes arrondies ou sphériquos, à péristomo non entaillé. — lin CIDARIDI^..
— Kncvol. Les cidarides sont remarquables par los sculptures de leur test et la iliniension de leurs épines renflées en baguettes rugueuses. Genres principaux: cidaris, phi/llacanlhe, etc.
ÇIOARIFORME fdo cidaria, ot forme) adj. Qui a la forme d'un bonnet.
CIDARIS (ris.,-gr. kidaris. mémo sonsl *^'''"'''"'
11. I. Turban élevé entouré d'un diadème bleu fi points blancs, mu était l'emblèmo do la royauté chez los Perses, los Parthos ot los Arméniens, ii Tiare <|ue portait le grand prêtre doa juifs, n Nom d'une danse arcadionno.
Cidaria (réd. d'un lien).
CIDARIS (riss) a. m. Genre d'oursins, type de la famille dos cidarides, comprenant dos formes do taille moyenne, arrondies , aplaties , à piquants en grosses baguettes. [On connaît plus do deux cents espèces de cidaris, répandues on diverses mers, ou fossiles depuis les formations triasiqucs :
cidaris hi/stri/.!: (mors d'Europe ) ; cidaris metularia (mers des Antilles); cidaris coronata (jurassique); etc.]
CiDARiTES (Huns).
V, Huns.