L' MT
indique que, pour avoir le rapport des deux unités de travail, il faut faire le produit suivant : carré du rapport des unités de longueur multiplié parle rapport des unités de masse multiplié par l'inverse du carré du rapport des unités de temps, soit :
Tel est le rapport de l'erg au kilogrammètre.
Donc, pour convertir un nombre d'ergs en kilogrammètres, il faut multiplier ce nombre par ,ou diviser
par 9S1 X 10".
DIMENSIONNEL, ELLE {man-si-o-nèl) adj. Qui se rapporio aux dimensions.
DIMENTHÈNE n. m. Chim. V. menthène.
DÎMER (rad. dîme) v. n. Percevoir la dime : Di'mer sur un champ. Il Avoir le droit de percevoir la dîme : Le seigjieur, l'évêque et l'abbé dîmaient sitr le paysan.
— Activ. Lever la dîme sur : Dîmer une terre. (Peu us.) Il Par ext. Faire un prélèvement sur : Dîmer les recettes.
DIMÊRE (du préf. di, et du gr. méros, partie) adj. Hist. nai. Qui est composé de deux articles ou de deux parties. Il Tarse dimere, Celui qui n'a que deux articles.
DIMÉRÉGRAMME n. m. Boi. Genre d'algues diatomées, famille des fragiilariées, caractérisé par ses frustules cohérents, ondulés antérieurement.
DIMERELLA {mé-rèV) n. f. Paléont. Genre de molluscoides bracliiopodes, famille des rhynchonellidés, comprenant des coquilles triangulaires, convexes, à plis rayonnants, avec cloison très haute à la valve dorsale. (Les dimerella sont fossiles dans le trias; l'espèce type est la diitierella Oumbeli.)
DIMÉRÈZE n. f. Bot. Syn. de cupanie.
DÎMERIE (ri — rad. dîmer) n. f. Etendue du territoire sur lequel un seigneur, etc., avait droit de dîme.
DIMÉRIE (ri) n. f. Genre de graminées, tribu des andropo^'onées, comprenant des plantes de l'Australie et des Indes orientales.
DIMÉROCRINIDÉS n. m. pi. Famille d'échinodermes criiioides, caractérisée par la fornio irrégutière du calice et les bras à doux rangées d'articles. (Les genres principaux sont : diynerocruuis, maci'ostylocr'inus, cytocrinus, dûlatocrinus .) — Un DiMÉKocuiNiDlt.
DIMCROCRINUS ('«^ nuss) n. m.Gonro d'(Srhinodormos criiioùU's , l'aimllo dos dhnérocrhiidi's , comprouaiit dos enoriiios ù. calice^ oupuliformo, avec dix ou vingt bras simples et à lun^ruos piniiulos. {Los dhnerocnnus sont fossiles dans lo silurien du nord do l'Kuropo, comme lo iHmerocriuus li-ptodoctiflus de Scandinavie, do la grosseur (l'une datte.)
DIMEROSPORIUM {m*', xpo-ri-om') n. m, Cienro do oliainpit;iions do l'ordre des pyréiiomyoèies, sous ordre dos pôrisporiacéos, caractérisé par ses péritliôces sphériipios, sans appendices, ses asquos arrondis ou ovuïiios, contenant liuit spores bicellulairos.
DIMÉROSTEMME {strm') n. f. Genre de compusoes lu'liaiithées, comprenant soixante ospùcos du Brésil. (Los dimôrostemmes sont des herbes ou arbustes à fouilles alternes, à capitules solitaires ou en cymes.)
DIMÉSITYLMÉTHANE n. m. Hydrocar- Dimerocrinus bure riI'.i,C"H"j- dérivant du méthane ou paz dos marais par la substitution de deux mésityles à deux atomes d'hydrogone.
DIMESSES {mèss) n. f. pi. Religieuse appartenant à une congrégation fondée à Viceuce, en 1752, par Déjanara Valmarana, veuve du jurisconsulte Agrippa Pisistrato. — Une niMESSE.
— Encycl. La règle do cotte congrégation fut composée par le P. Antonio Pagani, religieux observantin do 1 ordre de Saint-François. Los dimesses, appelées aussi les modestes, se vouent à l'instruction religieuse des habitants de la campagne et à Tassistance des femmes malades dans les hôpitaux. Elles ne font point de vœux, mais une simple promesse d'obéissance à leur supérieure. Elles portent une rotie do laine noire ou brune et un manteau de talTetas noir, 11 y a plusieurs maisons de cet institut ù Viconce, à Padoue et à Venise.
DIMÉTH ou DIMÉTHYL, préfixe qui, placé devant le nom d'un corps, forme le nom d'un composé qui n'est autre que lo corps lui-même, où deux groupes méthyles ont été substitués à deux groupes monovalents ; L'acide ïnyiF.THaci'y ligue ou acide DiMÊTHYLacri/Zimie résulte de la substitution de deux groupes méthyles à deux atomes d'hydrogène de l'acide acrylique.
DIMÉTHYLALLYLGARBINOL n. m. Chim. Alcool tertiaire CH ' = CH - CIP - C( CH')^ - OH , qui a l'odeur des frambroises sèches, et qui résulte de la substitution de deux méthyles et d'un allyle à trois atomes d'hydrogène dans l'alcool méthyliquo.
DIMÉTHYLBENZINE n. f. Chim. Syn. de xylène.
DIMÉTHYLDIÉTHYLIQUE {lik') adj. Se dit d'éthers mixtes, renfermant deux atomes de méthyle et deux d'éthyle.
DIMÉTHYLE n. m. Corps formé par l'union do doux atomes de carbone et de six atomes d'hydrogène. Sa formule est C^H*. u On l'appelle aussi hydrure d'éthyle.
— Encycl. On peut préparer le diméihi/le par plusieurs procédés : 1" traitement du cyanure d'éthyle par le sodium ; 2" action de l'eau sur le zinc-éthyle ; 3° chautFage d'iodure de raéthyîe en présence de zinc en tubes scellés; 4<*électrolyse d'acétate de potassium dans un appareil spécial.
Le diméthyle est un gaz incolore et inodore, qui brûle avec une flamme bleuâtre peu lumineuse. Il est un peu soluble dans l'alcool et moins soluble dans l'eau. La plu-
Fart des réactifs sont sans action sur lui ; mais lo chlore attaque en donnant naissance à divers dérivés, notamment au diméthyle bichloré C'H'Cl' et au diméthyle pentachloréC^HCP.
DIMÉTHYLÉTHYLACÉTIQUE {sé-tik') adj. Nom de l'un des acides caproïquos.
DIMÉTHYLÉTHYLBENZÈNE (hin) D. m. Nom donné à quatre carbures C'IP^CH'j'i^C'H") dérivant des xylènes. Syn. do ÉriiVLXYi.KNE.
DIMÉTHYLÉTHYLCARBINOL, DIMÉTHYLISOBUTYL- CARBINOL, DIMÉTHYLISOPROPYLCARBINOL n. ni. Alcools tertiaires analogues an dimétbylallylcarbinol et provenant do la substitution de divers radicaux à trois atomes dhydrogèno dans l'alcool méthylique.
DIMÉTIEN, ENNE (si-in. en') adj. Se dit d'une dos quatre divisions établies par Hicks, dans lo terrain primitif de l'Angleterre.
— n. m. : Le dimétien.
DlMETOKA, DlMOTIKA Ou DeMOTIKA, villo de la Tur(]ui<! d'Kiiropo (vilayct d'Andrinople!. sur la Maritsa; 8.00(1 liali. Poteries, tissage do laine, coton et soie.
DIMÉTOPIE n. f. Bot. Syn. do trachymi^ne.
DlMÉTOR {mot gr. ; do dis, deux fois, et mètth; môrel adj. Mytbol. gr. Surnom de Dionysos, parce qu'il était né deux fois : do Sémélé d'abord, et, plus tard, do la cuisso de Zeus.
DIMÈTRE fdu préf. di. et du gr. métron, mesure) adj. Métriq. anc. Dans les genres anapestiqno, ïambiquo, trochaïquo, Qui a deux mesures, de doux pieds chacune, et deux temps marqués.
DIMÉTRODON n. m. Gonro de reptiles anomodontes, famille des cynodontidés, fossiles dans lo pormien du Texas et du Nouveau-Mexique.
— Encycl. Les dimétrudons se caractérisent par leurs fortes dents pointues, accompagnées do deux canines beaucoup plus longues. (Oti en connaît quatre espèces, dont la plus romarquable ost le dimetrodon incisivus, (pii mesurait au moins 2 mètres <le long.)
DÎMEUR n. m. Celui qui lève la dîmo.
DlMIAO, villo de l'archipel des Philippines (ilo do Bohol) ; 7.500 hab. Commerce de bois d'ébénisterio, do ciro, d« '(jiiJM et iVti/mea, ou chanvre de Manille.
DIMIDIÉ, ÉE fdu lat. dimidiua, qui ost & moitié) adj. Ilist. nat. iJunt une moitié soulomont s'est dévoloppéo.
DIMIÉ n. m. Drap épais ipie les paysans moldo-vahupios tiss(wii, pour lour usagn iiersonncd, et (pii est ordinairommi blanc, noir, marron ou vort foncé, ti Ou l'appelLou^d, on Turquie.
DÎMIER [mi-é) n. m. Féod. EmployA chargé do percevoir la dimo : Le nÎMiKK d'un évUguc. Il On trouve aussi dîmkur.
DIMEROCRINUS
DIMŒRITE
— Agric. Nom sous lequel on désigne, dans certaines [lartios du sud-est do la Franco, l'ouvrier moissonneur qui fauclio les blés, les avoines, les seigles, à la tâche.
DIMINUANT [nu-an) , ANTE adj. Qui amoindrit, qui di'prci-ic : /,,;; Jugemeiils DIMINUANTS et étroits des petits huinii/fs sur Ifs grands hommes. (V. Hugo.)
DIMINUENDO inu-in — mot ital. signif. en diminuant) adv. Mus. l^n alfaiblissant la voix, en passant graduoUoment du forte au piano ou du piano au pianissimo.
— Encycl. Diminuendo est synonyme do decrescendo, (^n décroissant. Parfois, on écrit lo mot seulement en abrogé : Dhn. D'autres fois, encore, on remplace le mot par ce signe : >•.
DIMINUER (lat. diminuera; du préf. rfe, et de minus, nhtindre) v. a. Amoindrir, rendre moins grand, moins étendu : Diminuer la longueur d'une p laite ke, l'ampleur d'une robe. Il Rendre moins considérable : Diminuer sa dépense, les impôts. Diminuer les ressources d'un pays, il Rendre moins intense : Diminuer le volume de sa voix^ la vitesse de sa marche.
— Fig. Altérer, amoindrir une chose : Diminuer le crédit, la répxitation, la gloire de quelqu'un, il Porter atteinte à la réputation, ù la gloire de quoiqu'un : Babylonc violée DIMINUE Alexandre ; /iome enchaînée DiiMiNUE César; Jérusalem tuée DIMINUE Titus. (V. Hugo.) n Aflaiblir : L'absence DIMINUE les médiocres passions et augmente les f/randes. {La Rochef.) it Adoucir, tempérer : Diminuer les souffrances de quelqu'un. \\ Corriger en partie : Il semble qu'on DIMINUE une faute en abrégeant le temps jnis à la commelttre. { Petit-Sonn. ) il Faire paraître moindre ; JSotre amour-propre nous diminue tous nos défauts.
— V. n. Devenir moindre, moins étendu, moins intense : Le nombre des véqétaux diminue en allant vers le pôle.
Il Maigrir : Malade qui dimini^îe à vue d'œil. n On disait autrefois diminuer de : Les voyages sur mer avaient diminué DE sa vigueur. (Malh.)
— Fig. Perdre de ses qualités : Tord avance et se développe; une seule chose DIMINUE, c'est l'âme. (Michelet.)
— Mar. Diminuer de voiles. Réduire la surface do voilure. Il Diminuer de vitesse, Dunner moins de tours d'hélice.
— Manuf. Opérer les diminutions nécessaires, soit à la main, soit au moyen des métiers à tricoter, dans l'mdustrie de la bonneterie.
Diminué, ée part. pass. du v. Diminuer.
— Archit. Colonne diminuée. Dont le diamètre se rétrécit graduellement.
— Fortif. Angle diminué. Se dît de l'angle compris entre le côté extérieur et la face du bastion.
— Mus. Se dit de tout intervalle dont on retranche un demi-ton par un dièse à la note inférieure ou par un bémol à la note supérieure : Inten^alle diminué. Quinte diminuée.
— Techn. Bana diminué, Rang de tricot ou de crochet qui a une ou plusieurs mailles de moins que le précédent.
Se diminuer, v. pr. Devenir moindre, être diminué. Il S'amoindrir soi-même, n On disait autrefois se diminuer de.
— Anton. Aggraver, agrandir, amplifier, augmenter et accroître, magnifier, rengréger.
DIMINUEUR, EUSE n. Personne qui diminue, qui apporte queiquc diminution ; Un terrible diminueur de salaire. (Ledru-Rollin.)
DIMINUEUSE n. f. Dans la bonneterie, Nom des macbmes employées sur les métiers à tricoter pour opérer les diminutions, c'est-à-dire supprimer un nombre donné do mailles pour chaque rang, pour arriver progressivement à la forme voulue de l'objet tricoté. (Ces machines ont été inventées en 1834 par Delarothiôre, ot perfectionnées par Lebrun en 1867.)
DIMINUTIF, IVE {du lat. diminutus , diminué) adj. Gramni. Qui affaiblit, qui adoucit le sens des mots. (Se dit particulièrement de la terminaison et de ce qui se rapporte à la terminaison) : Les tevîninaisons en ot, ette, et en m, ine, ajoutées à des rnots usités sans cette terminaison, comme dans pauvret, formé de pauvre, dans tillette,/b;'»i(i de fille, et dans enfantin, formé rf'onfant, so/(( des terminaisons DiMiNUTiVEs. Il Qui a la forme diminutivo : Terme diminutif.
— n. m. Mot qui a la terminaison diminutive. et, par conséquent, un sons atfaibli ou adouci : Les Italiens ont presque autant de diminutifs que de mots.
— Par ext. Objet qui ressemble à un autre dont il no diffère (jne par de moindres proportions : La Maisoii Carrée de Nîmes est un diminutif du /'arthénon.
— Econ. dom. Espèce do réchautl mobile qui sort à rétrécir l'ouverture d un fourneau, afin d'y pouvoir placer de petites casseroles.
— Anton. Augmentatif.
— Encycl. Gramm. La plupart dos langues sont pauvres en augmentatifs et en diminutifs, co qui les oblige à recourir ù. des périphrases souvent lentes ou lourdes, tandis que rien n'est plus expressif quo les diminutifs. Ils pouvent s'employer dans des intentions bien différentes, pour exprimer la petitesse, la gentillesse, la tendresse, la compassion, lo mépris, etc. Dans l'ancien français, on on fai- .sait un très fréquent usage. Cependant, plusieurs diminutifs ont passé dans le langage vulgaire, ou mémo dans le langage S(Mentifique, comme globule, granule, module, etc. ^L1is on a tollemont oublié l'origine do certains d'entre eux que, malgré Inur forme diminutive, on no voit en eux que des substantifs ordinaires; tel ost le mot casriuette (petit casque), qui n'est plus ijour nous qu'une coiffure pouvant être grande ou petite. Généralement, les diminutifs sont du genre du substantif dont on les a formés.
Plusieurs langues anciennes , entre autres le latin , avaient do nombreux diminutifs. Dans la poésie latine, Catulle on a tiré les plus jolis effets. Parmi les langues modernes, l'italien, lo grec moderne, l'espagnol ot les dialectes slavo-lettons sont les plus riches en diminutifs; les Italions on ont qui marquent la gentillesse (terminés on ino, lino, ello, etto, icelio, ccello) ou lo mépris (terminés on uccio, tipola, agita, ami, icciato, iccinola) ; los Espagnols expriment la petitesse par les diminutifs on ito, tco, illo, ot le mépris parles diminutifs on zuelo.
Comme los substantifs et les adjectifs, les verbes ot les adverbes peuvent donner naissance à dos diminutifs; ainsi l'on dit on français : vivoter, vivre avec poiuo; trembloter, tronililor légèrement; etc.
DIMINUTION {«r-o;i — du lat. diminuera supin Himinu-
tum, diminuer) n. f. Action do diminuer ou d'éiro diminué ;
porto 1" en dimension ou en quantité : Faire une diminution à une robe; 2" en intensité : Diminution de la vitesse; 3" en valeur : Monnaie qui a subi iine diminution, il Réduction, rabais : /''aire «ïie diminution sur wn co7»p/!e. il Affaiblissement : ICprouver une grande diminution de ses forces.
— Objet diminué, amoindri : Doctrine qui est la diminution d'u7ie autre.
— Fig. Porto d'importance ou d'activité : Diminution de l'autorité, de la liberté. Il Affaiblissement dos facultés, des aptitudes : L'homme du meilleur esprit est inégal, il souffre des accroissements et des diminutions. (La Briiy.)
— Archit. Diminution des colotines , Rctl'éci.ssement graduel du fût, depuis la base ou depuis le premier tiers de la hauteur jusqu'au chapiteau.
— Dr. anc. Débat qui s'élevait sur une déclaration do dépens, avant qu'un tiers en eût taxé les articles.
— Fin. Diminution d'espèces, Abaissement de la valeur légale des espèces monnayées.
— Mar. Bordages de diminution, Bordages contigus à la préceinte, et dont la face accolée a plus de largeur que la face extérieure.
— Mus. anc. Division d'une note longue en plusieurs autres de moindre valeur.
— Rbétor. Figure consistant dans remploi d'expressions affaiblies; figure par laquelle on dit moins pour exprimer plus. (C'est ainsi qu'on dit d'un malhonnête hommo qu'il n'est pas très honnête; d'une femme vicieuse que sa conduite n'est pas exemplaire ; à propos d'un froid rigoureux, qu'ii ne fait pas chaud ; etc.) ii On dit plus souvent litote.
— Techn. Dans la bonneterie, Opération qui se fait à la main ou à la machine, et qui consiste à tricoter ensemble deux mailles ou à prendre une maille sur l'aiguille et à la rejeter sur la maille suivante, dès que cette dernière se trouve tricotée.
— Anton. Accroissement, aggravation, agrandissement, amplification, augmentation, croissance, croît, crue, rengrègement.
— Encycl. Mus. anc. Au xvii» et au xvm^ siècle, en France, on donnait le nom de diminutions à ce que nous appelons aujourd'hui n variations < ; ceci, sans doute, parce que les variations d'un thème contenant plus de notes que celui-ci, les notes de ce thème se trouvaient, par ce fait, considérablement diminuées. On se servait aussi dans le mémo sens du mot double, et l'on disait d'un virtuose qu'il exécutait tel passage « en diminutions », où qu'il faisait " des doubles " sur telle phrase.
DIMINUTIVEMENT adv. D'une façon diminutive, en diminutif.
DIMISSOIRE [mi-soiî'' — du lat. dimissorius, qui renvoie) n. m. Dr. can. Lettres signées par un évêque et scellées do son sceau, par lesquelles il renvoie un de ses diocésains à un autre prélat pour en recevoir les ordres : Les clercs ne ynarc/œnt pas sans le dimissoire de leur évèqîte. (Fleury.)
DIMISSORIAIi, AIX, AUX (7Hi-5o) adj. Qui contient un dimissoire, qui a force de dimissoire. (Usité dans l'expression lettres dimissoriales.)
DlMITRI (saint). V. Démétrios.
DlMlTRI. Biogr. V. Dmitri.
Dimitri, opéra en cinq actes et sept tableaux, poème de Henri do Bornier et Armand Silvestre, musique do Victorin Joncières, représenté à l'Opéra-Lyrique (théfuro de la Gaité) lo 5 mai 1876. Lo poème n'es't autre que la mise en action de l'histoire du faux Dimitri, qui parvint, avec l'aide des Polonais, à chasser du trône de Russie l'usurpateur Boris Godounoff pour se mettre à sa place, et qui fut ensuite massacré par lo peuple. Les auteurs ont emprunté les éléments de leur drame à la tragédie que Schiller laissa inachevée sous lo titre do Demetrius.
La musique, quoique inégale, vaut mieux que co poème poussé au noir. Elle se distinguo surtout, en son ensemble, par un sentiment scénique très sincère et d'une rare intensité. On peut en signaler plusieurs pages intéressantes et d'une réelle valeur musicale, particulièrement au premier acte les deux chœurs d'introduction et les stances poétiques de Marina : L'aies étoiles...; an troisième, l'air do Marpha : O nature puissante et douce, et la très belle invocation de Dimitri : Salut, Moscou, la ville sainte; enfin, au cinquième, <|ui est le meilleur do la partition, le trio très dramatique et très scénique de Wanda, Marina ot Dimitri, un chœur d'un bel effet et la marche du couronnement, page puissante, nerveuse et colorée, qui précède un finale rapide ot mouvementé.
DlMiTSANA, villo du royaume do Grèce (Péloponôso
[nomarohie d'Arcadie]); 5.520 hab.
DiMMLER [Antoine), musicien allemand, né ù Mannheim en 1753. II fut un virtuose habile sur lo cor et sur la contrebasse, en mémo temps qu'un compositeur assez fécond. On lui doit plusieurs petits opéras : la Jalousie, les Chercheurs de trésors, les Chasseurs Je zibelines, ot la musique d'un grand nombre do ballots, ainsi que beaucoup do musiiiuo pour divers instruments.
DIMOCARPE 11. m. Bot. Syn. do NÊPiiÉLiON.
DIMODOSAURE ou DIMODOSAURUS f50-r».çs) n. m. Paléont. Gonro do reptiles dinosaurieiis thoropodos, comprenant dos formes gigantesques, fossiles dans les marnes irisées du Jura. (L'ospèco type du genre, le dimodosaurus Polignie7isis, a un fémur qui mesure 0'",S0 de long, co qui indique une longueur totaio d'au moins 5 mètres. La dentition semble colle d'un animal carnassier.)
DIMŒRIE {mé-ri — gr. dimoiria; de dis, doux fois, ot moiria, portion) n. f. Nom donné ii diverses subdivisions dos arméos grecques ot romaines,
— Encycl. Le mot dimn-rie a pris, suivant los époquos, des sons assez différents. Dans los anciennes armées grecques, il paraît avoir désigné simplemont la réunion de doux unités inilitairos; par exemple, deux énomutios. I>Ofi tacticiens du temps do l'empire romain omploiont lo mot pour désigner une ilemi-coliorte. Enfin, dans la milice byzantine, la diinœrio était uno subdivision inférieure dos corps do troupes.
DIMŒRITE (gr. dimoirités; do dimoiria, dima>rio) ndi. Art iiiilit.anc.Qui toucho uno double soldo ot reçoit doublu ration : Soldat dimu;ritk.
— n. m. Soldat dinuorito. il Commandant d'un© diuiœrio. Il Chef d'une donii-cohorto.
DIMORPHANDRE
DINAPHTYL
Dimorphandre ; a, coupe de la tieur.
DIMORPHANDRE {de dimorphe, et du gr. anèr^ andros, mâle) D. m. Genre de légumineuses-cèsalpiDiées de l'Amérique tropicale. (La fleur des dimorphandves est régulière; sur dix étamiQes, les cinq oppositipétales sont fertiles, tandis que les cinq oppositisépaies sont stériles. Ce sont des arbres inermes, à feuilles pennées, ou bipennées à stipulespetitesou nulles.)
DIMORPHANDRÉES
n. f. pi. Tribu de césalpiniées, dont le genre rfjmorphandre est le type.
— Une DIMOBPHANDRÉK.
DIMORPHE (du préf.
rfi, et du gr. viorphè ^ forme) adj. Hist. nat. Qui peut revêtir deux formes difl'érentes.
— Chim. et cristallogr.
Qui est susceptible de cristalliser sous des formes appartenant à des systèmes différents : Minéral dimorphe. V. di-
MORPHISME.
— Zool. Qui présente deux formes différentes dans une même espèce ou un même sexe. (Les fourmis, les termites ont des femelles neutres dimorphes ou polymorphes; ce dernier terme s'employant quand il y a plus de deux formes différentes.)
DIMORPHE ou DIMORPHA n. m. Genre de protozoaires flagellâtes, comprenant des animalcules microscopiques nageant librement dans les eaux douces d'Europe, et qui ressemblent tantôt à des héliozoaires, tantôt à des actinophrys, et qui changent sans cesse de forme. (L'espèce type est le dimorpha mutans.)
DIMORPHIE n. f. Biol. V. DIMORPHISME.
DIMORPHINE n. f. Paléont. Genre de céphalopodes fossiles, de la famille des enallostègues.
— Miner. Nom donné par Scachi à un sulfure d'arsenic dont les cristaux offrent deux formes. (La dimorphine contient moins de soufre que l'orpiment. On la trouvée pour la première fois aux environs de Naples, où elle est produite par les fumerolles de la solfatare de Pouzzoles.)
DIMORPHISME Ifissin' — rad. dimorphe) n. m. Biol. Existence de deux formes spécifiques distinctes pour une même espèce animale ou végétale, il On dit aussi dimobphik.
— Cristallogr. Caractère d'une substance dimorphe, c'està-dire susceptible de cristalliser sous deux formes différentes incompatibles.
— Enctcl. Cristallogr. Le dimorphisme est la propriété que possèdent certains corps de cristalliser sous deux formes différentes, dans des circonstances diverses. Ainsi, le soufre cristallise par voie sèche à lll*", en prismes obliques à base rhombe {soufre prismatique), tandis qu'à l'état naturel ou dans la cristallisation par voie humide, il se présente sous la forme octaédrigue appartenant au prisme droit à base rhombe. La différence des températures est la cause du dimorphisme. Los deux variétés obtenues ne diffèrent pas seulement par leurs systèmes cristallins, mais aussi par les densités, les points do fusion, etc. On peut passer d'une forme à l'autre; ainsi le soufre prismatique par refroidissement lent se transforme peu à peu en chapelets d'octaèdres, et réciproquement le soufre octaédrique chauffé pendant quelque temps se transforme en soufre prismatique.
— Pseudo-dimorpliisme. V. pseudo-dimorphisme.
— Biol. Les cas les plus intéressants de dimorphismes sont : !*• Le dimorphisvie sexuel. Chez presque toutes les espèces sexuées, il est possible de distinguer le mâle de la femelle, par la seule observation extérieure, sans qu'il soit nécessaire d'étudier pour cela la nature même des produits génitaux. Ainsi l'on distingue sans peine le coq do la poule, l'homme de la femme, etc. Ces caractères extérieurs s'appellent caractères sexuels secondaires. Ils dépendent des éléments sexuels existant dans l'organisme. Chez certains animaux inférieurs, le dimorphisme sexuel atteint des proportions énormes; la femelle de quelques crustacés copépodes est mille fois plus volumineuse que le mâle, qui est parasite sur elle. Chez d'autres animaux, au contraire, le dimorphisme sexuel est nul ;
2" Le dimorphisme dans la génération alternante. Beaucoup d'animaux inférieurs et la plupart des cryptogames vasculaires ont deux formes spécitiques extrêmement différentes : l'une sexuée, l'autre asexuée, qui se succèdent quelquefois très régulièrement. V. mkduse, fougère;
3" Le dimorpJùsme femelle de Wallace. Dans un certain nombre de papilionides, on a constaté la présence de deux formes femelles {quelquefois plusieurs, dans les cas de polymorphisme) pour une seule forme mâle.
— Bot. Chez certaines espèces végétales inférieures, les champignons par exemple, un même être, au cours de son développement, passe par deux formes assez différentes pour qu on puisse être tenté, au premier abord, de les attribuer à deux espèces distinctes; on dit alors que l'espèce est dimorphe; c est !e cas le plus simple du polymorphisme. Le dimorphisme peut encore se manifester par des différences considérables de taille entre individus de même espèce ou par dimorphisme sexuel. V. la rubr. Biol.
On peut observer sur un mémo individu des variations considérables dans la forme des feuilles, dues à l'influence du milieu {dimorphisme chez les renoncules aquatiques), à l'adaptation profonde des rameaux florifères, à leur fonction spéciale (feuilles entières des rameaux fertiles chez le lierre), etc.
Le dimorphisme peut intéresser la fleur et porter soit sur la totalité de son organisation (fleurs cjéistogamos, fleurs stériles du sommet de la grappe do certains muscaris), soit sur un organe déterminé : chez beaucoup de primulacées {primula officinalis), chez une rubiacéo [adenosacme à longues feuilles), etc., les fleurs sont hétérosiylées ; les nïi(is{brax:hy stylées) ont un stylo court, laissant le stigmate au-dessous des anthères; les autres [dolichostylées) ont un stylo long, portant Je stigmate bien au-dessus des anthères.
DIMORPHOCHLAMYS (kla-mi.'is) n. m. Genre do cuciirbitacëes cucumêrinées, habitant l'Afrique tropicale et dont les fleurs ressemblent à celles des ocballions. (Les dimorphochlamys sont des arbustes grimpants, à feuilles alternes; les fruits ont la peau granulée.)
Dimorphodon.
DIMORPROCOCCUS (koh'-kuss) n. m. Bot. Genre d'algues uuicelluiaircs, formant de petites colonies associées au moyen do trabécules gélatineux.
DIMORPHODON n. m. Paléont. Genre de reptiles ptérosaunens, famille des rhamphorhynchidés, comprenant des formes à grosse tête, à longue queue, qui volaient comme les ptérodactyles.
(L'espèce type du genre est le dimorphodon macronyx , du
lias inférieur du Dorsetshire [Angleterre], qui ne dépassait pas la taille d'un corbeau.)
DIMORPHOSTACHYS {sta-kiss) n. m. Genre de graminées, tribu des pauicées, très voisin des panicum.
DIMORPHOTHÈQUE {tèk') n. f. Genre de composées calendulêes, qui doit son nom aux deux formes que présentent ses akènes.
— Enctcl. La dimorphothèque pluviale, appelée aussi " souci hygrométrique " ou « pluvial », est une plante annuelle, dont les fleurs sont réunies en larges capitules, blancs en dedans, violets en dehors, solitaires à l'extrémité des pédoncules. Cette plante, originaire du cap de Bonne-Espérance, est cultivée dans quelques jardins, pour la singularité de ses fleurs qui s'ouvrent le matin, se ferment le soir, et demeurent toujours closes par les temps pluvieux.
DIMP (dinp') n. m. Petite monnaie d'argent qui avait cours, antérieurement au xviii" siècle, dans le royaume de Pologne, et qui valait environ 15 sols tournois de France.
DiMSDALE (Thomas), médecin anglais, ne dans le comté d'Essex, on l'712, mort à Hertford en ISOO. I! fut un ardent propagateur de la méthode d'inoculation contre la petite vérole, et la flt adopter dans divers pays, notamment par la tsarine Catherine II, qui le fit baron et le combla de présents. On lui doit: Méthode actuelle d'inoculer la petite vérole (1772) ; 'Traité sur l'inoculation (17S1).
DIMYA n. f. Genre de mollusques, type de la famille des dimyidés, comprenant des coquilles arrondies, plates, é(iuivalves, fossiles dans les terrams tertiaires, et dont on a retrouvé des représentants vivants dans les grands fonds de la mer des Antilles.
DIMYAIRE5 {mi-èr')n.m. pi. Groupe de mollusques lamellibranches, comprenant ceux qui ont deux muscles adducteurs de la coquille. (Cette division, aujourd'hui abandonnée, correspond aux dimya.) — Un dimyaire.
DIMYIDÉS n. m. pi. Famille de mollusques lamellibranches asiphoniens, caractérisés par leur charnière sans dents ou à dents symétriques, la présence de deux muscles adducteurs. (Los dimyidés ressemblent aux huîtres par leur coquille lixée par une valve; ils forment le passage entre les huîtres et les peignes. Le genre principal est la dimya.) — Un dimyidé.
DlMYXJDÉS n. m. pi. Paléont. Famille de mammifères insectivores, venant après celle des soricidés ou musaraignes, et comprenant les genres dimylus et cordylodon, fossiles dans le miocène. — Un dimylidé.
DIMYLUS [luss) n. m. Paléont. Genre de mammifères, type de la famille des dimylîdés, comprenant de petits animaux caractérisés par leurs premières molaires à quatre tubercules beaucoup plus grosses que les secondes. (L'espèce type est fossile dans le miocène inférieur d Allemagne.)
DIN, mot arabe, dérivé de la racine dana {dina), et signirtant «religion». (La racine dana a le sens de payer ses dettes et de se soumettre à quoique chose : c'est évidemment à ce second sens que se rattache le mot din. 11 entre dans la composition de beaucoup de noms propres ; Badr-ed-T}iy, <• la lune de la religion"; TadJ-ed-Dm, «couronne de la religion ".)
Dîna ou Dinah, fille du patriarche Jacob et de Lia. La Genèse mentionne sa naissance (XXX, 21), et raconte son histoire au chapitre XXXIV. Sichem, fils d'Hémor, chef des Hévéens, l'ayant enlevée, lui fit violence et la retint prisonnière. Il osa ensuite la demander en mariage à Jacob. Pendant que le patriarche méditait sa réponse, deux de ses fils, Simoon et Lévy, tendirent un piège à Sichem, le massacrèrent avec Hêmor et toute la tribu des Hévéens, et ramenèrent leur sœur.
DlNAGEPOUR, DlNADJPOUR ou DlNAJPUR, ville de l'Inde anglaise (prov. de Radjchahî [présid. de Bengale]j, sur la Pournabhada, tributaire du Gange; 13.000 hab. — Le district du même nom s'étend sur une superficie de 10.686 kilom. carrés et renferme une population de 1.501.000 hab. Le pays est plat, assez malsain, mais très fertile. Coton, canne à sucre, tabac, indigo.
DINAMCEBA [mé-ba) n. m. Genre de protozoaires rhizopodes, comprenant des animalcules microscopiques, de forme changeante, sphéroïde ou ovale, atténuée en avant, et qui émettent des pseudopodies simples ou fourchues.
DINADE n. f. Dans certaines contrées, Quantité de vigne (lu'uii vigneron peut cultiver et labourer de l'aube à l'heure lie sou dîner.
DlNAGAT, île de l'archipel des Philippines, entre les îles Mindanao et Leyte, peuplée de quelques milliers d'habitants. Ville principale Dinafjat.
DlNAH-SALIFOU, roi dos Nalous et des Bagas, dans le Hio-iNunez, mort à Saint-Louis (Sénégal) en 1897. Protégé de la France, Dinah-Salifou se rendit à Paris en 1S89, lors de l'Exposition universelle, avec une suite do Sénégalais, et fut reçu par le président Carnot, ainsi que par le schah de Perse, qui lui fit don d'un sabre enrichi de pierreries. Do retour dans ses petits Etats, le roi des Nalous, enivré par l'accueil qu'il avait reçu à Paris, voulut agrandir son royaume aux dépens de ses voisins; mais ceux-ci se liguèrent et lui infligèrent de sanglantes défaites. Le pays des Nalous fut envahi et les factoreries françaises se virent menacées. Dinah-Salifou étant devenu un obstacle à la tranquillité do cotte région, il fut intorué, on 181)0, à Saint-Louis, où il mourut.
nu
filNAti, ch.-l. d'arrond. du dép. des C6tes-du-Nord, à 55 kilom. de Saint-Brieuc, sur la Rance et sur le canal d'Ille-et-Rance ; 10.C20 hab. {Dinandois,oises,o\x Dinannais, aises, ou Dinandiens, ennes. ) Ch. do f. Ouest. Exportation de grains, bois et cuirs; hôtel de ville contenant une bibliothèque etun musée ; tour de l'horloge {l'horloge est un don de la reine Anne [1507]) ; églises : Saint-Malo (U90), Saint-Sauveur (nef moitié romane et moitié gothique, avec un chevet de 1507).
Le petit séminaire, installé dans un ancien couvent de cordeliers, a conservé un cloître du xvi* siècle. Les Petits et les Grands-Fossés, belles avenues, remplacent une partie de l'ancienne enceinte.
Ai-mes de Dinan.
Les remparts de Dinan, en partie conservés, datent des xiii* et xiv* s.
Le château do Dinan, aujourd'hui transformé en prison, est dominé par la tour de la Reine-Anne. Un viaduc, qui traverse la vallée de la Rance, unit Dinan à son faubourg de Lanvallay. Du Guesclin est né dans le château de la Motte-Broon, voisin de la ville de Dinan, qui est aussi la patrie de l'académicien Duclos. A 1 kilom. : ruines du château de Lehon (xii" et xm« s.); église paroissiale (xm' et xiv s.), reste du prieuré de Lehon, qui avait été fondé par le roi des bretons Nominoé (850). — L'arrondissement a 10 cant., 9i comm. et 120.868 hab.; le canton Kst a 8 comm. et ï5.844 hab.; le canton Ouest 13 comm, et 16.104 hab.
DINAN n. m. Il Œuvre de Dinan. On entendait, au moyen âge, sous ce nom, les' lainages fabriqués à Dinan, en Bretagne, et qui servaient pour la literie et la tenture.
DINANDERIE [rî] n. f.
Objet de métal ouvré à Dînant (Belgique) et aussi à Lyon, à Milan, et en divers centres d'Allemagne.
— Encycl. La dinanderie se faisait en un bronze jaune, riche eu zinc, qui avait pris son nom de la ville de Dinant, dont le territoire possédait des mines d
Dinanderie {aiguière ea cuivre [xiv» s.]).
calamine. Les dinanderies sont aussi bien des pièces de vaisselle ; pots, plats, fon-
Dinanderie (bassin en cuivre repoussé [xvi* s.]).
taines, que chandeliers, statuettes, etc. Cette industrie fut surtout prospère durant le moyeu âge ; l'expression demeura courante jusqu'au»
XVIII* siècle, et les chaudronniers étaient encore, au xvn*, appelés <' diuandiers ».
DINANDIER (di-é — pour dnuiiitirr: do Dinant. ville de Belgique, célèbre par l'indusirif du cuivre) n. m. Ouvrier, fabricant ou marchand de dinanderie, et aussi artiste produisant la chaudronnerie de cuivre d'art.
Dînant (lat.Oinrtn-
dium), ville de Belgique (prov. de Namur), ch.-l. d'arrond. admin.
et judic, sur la Meuse; 7.048 hab. [Dinanfaîs, aises, ou Dinantois, oises.) Industries diverses : tanneries, chaudronneries, fabrication de pains d'épice appelés « couques de Dinant ». Eglise Notre-Dame (édifice gothique du xm* s.). En 1466, elle fut saccagée et détruite de fond en comble par Philippe le Bon, pour avoir pris le parti du roi de France. Les Français s'en emparèrent encore en 1554.
Dînant (Henri dk'I, tribun populaire du xm* siècle. La démocratie liégeoise trouva en lui un chef remarquable, qui sut profiter, avec habileté, des dissensions entre le clergé et le patricial liégeois pour obtenir des concessions en faveur du peuple. Il parvint à organiser une fédération populaire entre les villes de Dinant, Saint-Trond, Huy et Tliuin. L'accord s'étant rétabli entre le patricial et le clergé, Henri fut chassé (1255). Rentré en 1257, il ne tarda pas à reconnaître l'inutilité do ses efl'orts et mourut en exil, à la cour do la comtesse Marguerite de Flandre.
DINANTIEN, ENNE [si-in, en' — de Diuant, n. de lieu) adj. Se dit d'un étage formant la partie inférieure du système carbonifère ou carboniférien, et qu'on appelait autrefois anthracifère. (Cet étage est représenté dans le bassin franco-belge par les calcaires de Visé,' de Dinant, de Namur, do Waulsort et do Tournai.) V. car-
BONIFBRR.
— n. m. : Le dinantien.
DINAPHTOL n. m. Phénol diatomiquo de formule C"II'.OH-C'"H*.OH, dérivé d'un dinaphtyle.
— Encycl. Le dinaphtol est susceptible de nombreuses isoméries; on obtient l'a-dinaphtol et le p-dinaphtol en traitant respectivement l'a-naphtol et le p-naphtol par le chlorure ferrique.
DINAPHTYL, préfixe qui, placé devant le nom d'un corps, forme le nom d'un composé qui n'est autre que le corps
lui-mômo, dans lequel l'un a substitué doux tjroupes najditylos à doux groupes monovalents : Ainsi, le iunaphtylacétylène résulte de la substitution de deux groupes napktyles à deux atomes d'hydroffène dans l'acétylène.
DINAPHTYLE n. m. Composé (C'"!!')', dont les trois forim^s isouiéritjutis prévues par la théorio ont oté obtenues.
DINAPHTYLÉNE n. m. Radical hydrocarboné, formé do doux groupes naplitylônes.
— Kncycl. Li» dinaphtylènc CH'-C'"!-!' n'oxisto pas ù l'état libre, mais on connaît Voxyda de dinaphtijUne (C"'H*)'-0 sous doux moditicatious isomériques. On les prépare tous deux do la m(>me manière, l'un en partant do l'o-napbtol, l'autre on partant du p-naphtol; on distille du napbiol avec trois fois sou poids doxydo do plomb dans une c:ornuo de cuivre.
DlNAPOUR ou DlNAPUR, ville do l'Indo anglaise {présid. do Calcutta), dans l'ancienne province do liéhar, sur lo Gange; 18.000 hab. ; fabrique do draps.
DINAR {mot arabe, corrompu du lat. denarius, donior) n. m. Mëtrol. Ancionno unité de poids arabo, qui valait une draciime et demie, il Monnaie d'or arabe, qui fut frappée ù Ja lin du vii'siôcle, et dont la valeur a souvent varié.
DlNARA ou DlNARI, montagne située aux contins do la Dalmatie et de la Croatie, qui a donné son nom aux Alpos Dinariques, dont elle est la cime culminante. Altitude 1.811 mètres.
DINARDA n. f. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, famille des staphvlinidés, tribu des myrmédoniinés, comprenant des formes larges et plates, rousses et noires, et do petite taille. (On connaît cinq espèces de dinarda, dont quatre propres à 1 Europe ; elles vivent dans les fourmilières , sans doute des débris accumulés par leurs hôtes. La dinarda dentata se trouve en Franco avec les fourmis rousses.)
DlNARD-SAINT-ÉNOGAT, ch.-l. de canton d'Illo-et-Vi laine, arroud. et à 4 kilom. do Saint-Malo, sur la Rance ; 5.095 hab. Bateaux à vapeur pour Saint-Malo, Saint- Servan. Ch. de f. Ouest. Bains de nier fréquentés. Villas et parcs nombreux. — Le canton a 6 comra. et 14.567 hab.
Dinariques (Alpes) ou Alpes Dalmates, chaîne de monts calcaires, dans l'ancienne Illyrie. Certains la font aller de Croatie en Macédoine, jusqu'au Tchar-Dagh, à travers la Dalmatie, l'Herzégovine, le Monténégro, la Macédoine, et lui donnent une longueur de 700 kilomètres ; mais, dans la réalité, ces « Alpes Dalmates " n'ont guère que 150 kilomètres. Elles se lèvent, sèches, stériles, cassées, entre la Dalmatie à l'O. et la Bosnie à l'E., ayant pour axe le S.-E., et en prolongement de la KapcUa, chaîne croate. Cime culminante : le Dinara. Ses eaux d'orage, ses neiges occasionnelles s'engoufl'rent et ressortént à l'O. par des sources splendides; telles celles de la Kerka et de la Cettina.
DlNARQUB, orateur grec, né à Corinthe vers 3G0, mort à Athènes après 292 (av. J.-C). Il alla se fixer à Athènes vers 336, suivit les leçons de Théophraste et de Démétrios de Phalcre, se rallia au parti macédonien, et exerça le métier do logographe. Il devint célèbre après la mort d'Alexandre, et, de 322 à 307, il composa de nombreux plaidoyers. En 307, quand Démétrios Poliorcète vint rétablir à Athènes la démocratie, Dinarque s'enfuit avec les partisans do Démétrios de Phalère. Il se retira à Chalcis, en Eubôe, où il vécut quinze ans. Il revint riche à Athènes, en 292. On attribuait à Dinarque cent ou cent cinquante discours. Nous en possédons trois, relatifs à l'affairo d'Harpale. Dinarque était très estimé comme orateur; dans son éloquence vigoureuse, il imitait Démosthène.
DÎNATOIRE adj. Fam. et usité seulement dans l'expression dêjeumn' dinatoire, déjeuner abondant, très prolongé, et qui tient ou peut tenir lieu de dîner.
DlNAUX (Arthur-Martin), littérateur français, né à Valenciennes on 1793, mort en 1864. Il s'occupa surtout d'histoire et de bibliographie, fonda, en 1821, les Archives historiques et littéraires du nord de la France et du midi de la Belgique, et publia sur les Trouvères, jongleurs et ménestrels du nord de la France et du midi de la Belgique (1841), un ouvrage encore estimé. Il fut membre associe de l'Académie des inscriptions.
DINCKLÉRIE n. f. Bot. Syn. de jdngermannie.
DINDE (abrév. des mots -poule d'Inde, à cause de l'origine américaine de cet animal) n. f. Fomollo du dindon : La DiNDK a des œufs blancs et tachetés. (BulT.)llSe dit, sans distinction de sexe, du poulet d'Inde, il Dinde sauvage. Nom vulgaire de la grande grue, dans le midi do la France.
— Fam. Fiimmo sotte, niaise, lourde do démarche et d'esprit, ii Plumer lu dinde, Tiror do l'argent ou d'autres valenrs do qui-lqu'un qui se laisse dépouiller sottement.
-- n. m. l'aialius, Dindon.
DiNDENAULT, personnage du Pantagriiel, do Rabelais, ([ui joue un rôlo dans la scène des moutons de Panurgc. V. mouton.
DINDBT {di}) ou DINGUET {ghè) n. m. Sloop à tapecu.
DiNDIGAL. ville do l'Inde anglaise fprésid. do Madras), sur le versant N.-O. du massif dos Siroumalèh; 20.000 hab. Cette ville fabrique des ouvrages en laine, des soiorios, dos mousselines, et cxporto des peaux, du tabac et du café, dos cardamomes. A l'O. do la ville, un fort, pris trois fois par los Anglais au cours chi xv!»" siècle, commando les passes qui mènent du district do Madoura à celui du Coïmbatour. — Le district de Oiiidiyal, peuplé do 305.000 hab., a été cédé aux Anglais lmi 1792.
DINDIMINI n. m. Petit tambour en usav,'(^ dans 1 Inde, et dont los chanteurs se servent pour s'accompagner.
DINDON (rad. dindf) n. m. Ornith.
Genre d'oiseaux gallinacés, famille dos pliasianidés, tribu des méléagrinés, dont le nom scientiliquo est meleaqria, ot qui comprend do gros et forts oi.soaux de l'Amérique centrale et orientale. Il Se dit spécialement du mûtlo do ce genre : Un dindon gras.
— Fam. Sot, niais, ii Gourmand, Bâte, Colère covtmo un
DINAPHTYLE