‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 704 sur 870 · DINER · texte numérisé non relu

DINER

IMiuUniliil.

dindon, Ext^<^momont gourmand, béto, colôro. || Aller garder ses dindons. Se retirer, se reléguer à la campagne. II Garder les dindons avec quelqu'un. V. cochon. Il Danse des dindons, Locution qui s'emploie ([uehjuofois à propos d'une chose qu'on a l'air do faire do bonne grâce, quoique ce soit à contre-cœur. (L'expression vient d'un spectacle cruel que l'on voyait autrefois dans les foires. Pour arriver à faire danser dos dindons, l'imprésario les plaçait sur un j)mit théîltro dont le parquet était formé d'une plaque do tôle que l'on chautî'ait à volonté.)

— Arboric. Variété de pruno.

— Théâtr. Père dindon. Nom que l'on donnait autrefois aux pères dupés par leurs enfants.

— Allus. LiTTER. : Le dindon de la fable, Allusion i un passage do la fable de Florian le Singe qui viontre la lanterne magique. Le singe a oublié d'éclairer sa lanterne, et les animaux n'aperçoivent rien de toutes les merveilles qu'il annonce :

Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose, Mais je ne sais pour quelle cause Je ne distingue pas très bien.

Ces vers se rappellent ironiquement pour faire comprendre à un narrateurqu'il n'est pas clair, ot que, lui aussi, il a oublié ^.'éclairer sa lanterne.

— Loc. PROv. : Etre le dindon de la farce, Signifie être victime dans une afi'aire et aussi être la risée des gens. (Les uns veulent voir dans cette expression une corruption du dindon de la fable et entendent par là désigner la personne qui, dans une atfaire quelconque, veut paraître plus maligne que les autres et, finalement, se fait tourner en ridicule ; d'autres prétendent qu'elle vient de ce que le dindon est toujours victime, de quelque manière qu'on le farcisse.)

— Encycl. Ornith. Les dindons sont caractérisés parleur tète et le devant de leur cou dénudés, peints de nuances vives, munis de caroncules érectiles; leurs fortes pattes.

Dindon : I. Domestique ; 2. Ocellé.

armées d'éperons chez les mâles; leur plumage bronzé ou doré: leur queue large et étalée. On en connaît trois espèces, dont la plus belle est le dindon ocellé (tneleagris ocellata), du Yukatan et du Honduras, d'une livrée dorée magnifique. La seconde est le melengris gallopavo, du Mexique, qui n'est peut-être qu'une variété du meleagris Americana-yàe l'Amérique du Nord. C'est d'elle que descend le dindon domestique, lequel fut acclimaté en Europe dès le xvi" siècle par les Espagnols, qui l'avaient trouvé domestiqué chez los Mexicains. En France, il apparaît comme volaille de ferme, dés le règne de François I" ; sous Henri IV, il était déjà commun. On le nommait « coq d'Inde », alors que l'on appelait les faisans « coqs de Limoges », et los pintaaes "poulesdo Turquie" . Les dindons sauvages ont une livrée plus brillante que celle des dindons domestiques ; jadis communs dans les forêts des Etats-Unis, ils y sont maintenant devenus rares. Batailleurs, lourds et stupides, vivant à terre, perchant seulement la nuit, ils font leurs nids dans dos creux du sol, où la femolle couve une vingtaine d'œufs ; vers la tin do l'automne, les familles émigrent vers le S. DINDONNADE ido-nad') n. f. "Variole dos dindons. V. v.\-

Kli)I,K.

DINDONNEAU (do-no — dimin. do dindon) n. m. Jeune dindon, jeune dinde : Dindonnkao rôti.

DINDONNER {do-né) V. a. Duper ; mener comme un dindon, comme un sot : Monsieur Dimanche ne se laisse plus niNnoNNKR.

DINDONNIER {do-7ii-é), ÈRE n. Personne qui garde des dindons.

— n. f. Fam. Femme ou fillo qui habite la campagne, qui est de la campagne : Epouser une DiNDONNif:nK.

— Adjoctiv. : La gent dindonniêre, Los dindes ot les dindons.

DiNDORF (Wilholm), hollénisto allemand, né et mort ù Leipzig (1802-1883). Il fut professeur d'histoire littéraire A Leipzig. Vers 1833. il fut appelé A Paris par la maison Didot pour y collaborer, avec Haso ot son fréro L. Dindorf, à la nouvelle édition du Thésaurus Gr^csp Lingux d'Estionno (1832-1865). Pendant cotte période de sa vie, Dindorf s'occupa surtout du théâtre grec. Il publia : Poet.r. scenici Or,vci{lSZÛ); Aristophane et «e*5coims/cjî( 1835-1839); Eschyle (18-11-1851); Sophocle (1832-183G); Euripide (1834- 1863). Il compléta ces travaux sur lo théâtre jiar une étude sur la vorsincation grecque ; Metra .-Eschyli. .Suphoclis, l'Juripidis et Aristophanis (1812); i)ap un Leuicon Suphocleum{l'i1i), et un /.f\ricou .-Eschyleum (iSTô). Entre temps, Dindorf avait publié Homère (18551856); les scolics do VOdi/ssée (1855), et de X'iliaile (1875-1877) ; enfin, une grande éditu>n do Démosthène avec scolies (18-16-1851), ot nomhre d'éditions classiques.

Dindorf (Ludwig August), helléniste allemand, frèro du pn-fi-dent. né et mort à Leipzig (1805-1871). Il collal)Oi'a à la réédition du Thésaurus Griecsp Lingue d'Estionno (1832-18051. Il a publié dos éditions d'auteurs grecs : AVhophon (1819-1851); />iO(/orc (1812 ; 1860-1868) ; la C/iroïii'i/i/c /m.îc/irt/(.' (1832); Pausanias{\%\rt)\ Dion Chn/sostome (}&^1) ; Dion Cassius (1803-18'65); /^o/i/6c (I86G-1868); los /Iistàrici Orxci minores (1870-1871); ^o»rtnis (1868-1875); etc.

DINDOULETTE (lèf) n. f. Nom vulgaire de l'hirondollo or<lMiair(*, dans certaines contrées do la Franco.

DINDYMÈNE n. m. Paléont, Genre do crustacés trilobitos, famille dos oncrinuridés, comprenant des formes à carapace ovalo, ronlléo, â této dé|>ourvuo d'youx, aveu joues très saillantes. (On connnit trois espèces do dindyniénos, fossiles dans lo sdurion inférieur do Bohême.)

Dinémandre :

, fleur.

Diuémoure.

DindymÈNE adj. f. Myth. gr. Surnom de Cybèle, adorée sur lo mont Dindymo, en Phrygie, où l'on célébrait •ses mystères. 11 y avait a Magnésie un temple de Cybèle Dindymèno.

DÎNÉ n. m. Linguist. V. dÎnbr.

DlNÉAULT, comm. du Finistère, arr. ot à 7 kil. de Châteauiin,au pied du Monez-Hom; 2.053 h. Menhirs, dolmens.

DINÈBE u. f. Bot. Syn, do luptochloa. u On dit aussi

DlNÏilîRE.

DÎNÉE n. f. Heure à laquelle on prend, on voyage, le repas appelé dinor; lieu où ronprondco repas. Il Dépense que l'on y {ait: Pai/er la DÎ- NER.Il Ropas lui-même:

Dépense faite pour la DÎNÉE. (Vieux.)

DINÉMAGONE n. m.

Genre d'arbrisseaux, do la famille dos malpîghiacées, tribu deshirées, caractérisé par deux étamines stériles, et qui habite le Chili.

DINÉMANDRE n. m.

Genre do sous-arbrisseaux à fleurs jaunes, de la famille des malpighiacées, tribu des hirées, qui habite lo Chili.

DINEMASPORION

{7îé, spo) ou DINEMASPORIUM {né, spo-ri-o7n') n. m. Genre de champignons de la famille des sphéronémées qui se rencontre très communément sur les feuilles des graminées, où il forme des amas noirâtres, ressemblant à des excréments d'insectes.

DTNÈME: (du préf. di, et du gr. nêma, filament) adj. Zool. Qui est muni de deux filaments ou tentacules.

— n. m. Bot. Genre d'orchidées-épidendrées, à rhizome rampant, à fleurs solitaires, terminales, qui habite l'Amérique centrale.

^ Zool. Genre de méduses liydroïdes tubulaires, famille des eudendridés, comprenant des polypes formant des colonies rampantes, recouvertes d'un péridcrme cliitineux.

DINÉMOURE ou DINEMURA (Ht?) n. m.

Genre de crustacés copépodes parasites, famille des caligidés, comprenant des formes qui vivent sur les grands poissons des mers chaudes. (Caractérisés par leurs pattes postérieures à rames foliacées et membraneuses, leurs pattes antérieures munies de longues soies plumeuses, les dinémoures sont de petite taille et allongés.)

DINENYMPhA {né-nin) n. m. Genre d'infusoires holotriches, famille des trichonymphidés, comprenant des animalcules allongés, élastiques, transparents, couverts do cils, et qui sont enroulés comme des copeaux.

DÎNER (né — du lat. disjunare, pour disjejunare, cesser de jeûner; même orig. que déjeuner) v. n. Prendre le repas qui est d'ordinaire le plus important de la journée, et qui a lieu à des heures variées, suivant les temps et les pays : Dîner en famille. Dîner ô dix francs par tète.

— Diner de. Manger pour son dîner : Dîner d'uhc tranche de bœuf. Il Se dit, par ironie ou par plaisanterie, d'une chose impropre à la nourriture, d'une action même à laquelle on se livre pour se procurer de quoi dîner :

Ils dînent du meusongc, et soupent du scnndale.

M.-J. CuÉNIER,

— Loc. div. : Donner à dîner. Inviter du monde à dîner chez soi. n Diner en ville, Diner hors do chez soi, et, par plaisant., Dîner sur la voie puhlique. ii Dîner sur le pouce, Diner à la hâte et debout, ii ÏUncr par cœur. Etre privé do dîner pour une raison quelconque.

— Gramm. V. dkjeunkr.

— Substantiv. : Faire grand cas du dîner et du tormir.

— Pkov. et i.oc, pRov. : Quand Alexandre avait dîné, 11 laissait dîner ses gens, Il faut laisser aux domcslii|ues le temps de manger à leur tour, ii S'il est riche, qu'il dîne deux lois. Se dit pour déclarer qu'on ne s'inquiète pas d'un homme dont (juclqu'un vante la richesse, il U me semble que j'ai dîné quand je le vois, C'est un homme insupportable et dont la présence me cause une répugnance qui m'enlève tout appétit, il Son assiette dîne pour lui, Il paye son dîner et ne le mange pas. ii Qui dort dîne, Le sommeil tient lieu de nourriture, n On ne dérange pas un honnête homme qui dîne, Il no faut pas iirendre le ti'mps où los personnes sont à table pour aller Unir parler d'affaires ou Jes occuper do (pioi que ce suit, ii Qui s'attend à l'écuelle d'autrui a souvent mal dîné, Quand on compte sur lo bien qu'on attend des autres, on est souvent trompé.

— AllDS. LlTTÉR. :

1" Le v<*ritablo Ampliitryoo,

Est rAmpliitryon où l'on dîne.

Page 1