DION — DIONYSOS
immenses richesses lui valurent un magnifique accueil (358 av. J.-C). Pressé par ses amis, il leva des mercenaires, s'adjoignit un certain nombre de bannis et débarqua en Sicile, où une foule de mécontents se joignirent à lui (357), puis il marcha sur Syracuse, annonçant l'intention de renverser la tyrannie; les principaux citoyens vinrent au-devant de lui", pendant que le peuple se soulevait et contraignait les troupes de Denys à se renfermer dans la citadelle. Dion entra sans coup férir dans la ville, proclama la liberté syracusaine et reçut le commandement des troupes de terre et de mer. Il voulut alors organiser une oligarchie, et mécontenta le parti démocratique, mû lui opposa son chef, Héraclide. Dion, derechef, fut exile, liais les discordes et les désordres continuèrent à Syracuse ; Denys le Jeune attaqua laville. Rappelé par le peuple, Dion défendit avec succès la cité, puis rétablit l'oligarchie, et laissa ou fit assassiner Héraclide. Il s'attira ainsi la haine des Syracusains ; peu de temps après, il fut tué lui-même par Callippe, le nouveau chef de la démocratie (354 av. J.-C).
Dion Chrysostome, rhéteur et philosophe grec, né à Pruse, en Bithynie, vers le milieu du i" siècle de l'ère chrétienne, mort à Rome en 117. Il enseigna dabord la rhétorique dans sa ville natale, et y exerça diverses magistratures ; mais il s'attira l'inimitié de ses concitoyens, dut abandonner sa patrie, voyagea en Egypte, en Grèce, et alla enfin se fixer à Rome, oîiVespasien lui accorda sa confiance. H y professa la rhétorique. Il protesta contre les cruautés de Domitien. Proscrit par cet empereur, il mena une vie errante, réduit souvent à labourer la terre pour vivre, traversa ainsi la Thrace et la Mésie, et arriva chez les Gètes, où campait une armée romaine. 11 était dans le camp romain lorsque arriva la nouvelle du meurtre de Domitien et de l'avènement de Nerva ; il empêcha les soldats de se révolter. Il revint ensuite à Rome, où il passa le reste de sa vie et où il fut traité avec égards par Nerva et Trajan. Il nous reste de lui quatre-vingts ouvrages, dont la plupart sont des discours réels ou fictifs. On y distingue deux groupes : les ouvrages composés pendant ;a première moitié de la vie de Dion sont simplement des déclamations dans le goût du temps, et sur tous sujets. Mais, du jour où il fut exilé par Domitien, Dion Chrysostome devint philosophe, à la mode dos stoïciens. Dès" lors, avec une vigoureuse éloquence un peu déclamatoire, il démasqua et poursuivit les vices de ses contemporains.
Dion GaSSIDS, historien grec, né à Nicée, en Bithynie, vers 155 de notre ère, mort vers 240. Il était fils àe Cassius Aproniaaus, qui fut gouverneur de Dalmatie, puis de Cilicie; on suppose que, par sa mère, il descendait de Dion Chrysostome. Il se rendit à Rome en 180, fut questeur, puis édile sous Commode, préteur en 194. Plus tard, il remplit les plus hautes charges, fut deux fois consul : la première fois sans doute en 221, la seconde fois en 229. En 218, sous Macrin, il fut curateur de Smyrne et de Pergame. D fut proconsul d'Afrique sous Alexandre-Sévère, légat de Dalmatie en 226, légat de Pannonie supérieure en 227. Après son second consulat, en 229, il retourna dans sa ville natale, à Nicée, où il mourut très vieux. Il écrivit d'abord un livre sur les prodiges qui avaient annoncé l'avènement de Septime-Sévère ; puis, il se tourna vers l'histoire. Il rédigea une biographie de Commode, et enfin, il entreprit une histoire générale de Rome, qu'il acheva sans doute après son retour à Nicée, et qui s'arrêtait à l'année 229. En outre, il avait composé une histoire de Trajan et une biographie d'Arrien. La plupart de ces ouvrages ont péri; il ne reste qu'une partie de l'Histoire romaine. Dion Cassius est d'une singulière crédulité, mais en même temps très consciencieux. Son histoire, pleine d'erreurs sur les temps anciens, est di^e de foi en ce qui concerne l'empire romain. La composition est assez habile, et le style élégant, quoique un peu banal.
Dion (Henri de), ingénieur français, né en 1828, mort en 1878. Il fut en quelque sorte le promoteur et le créateur des fermes à très longue portée et sans entraits, ce qui leur donne une très grande hardiesse en même temps que beaucoup d'élégance. Comme son maître Flachat, il introduisit l'emploi presque exclusif du fer et de la fonte dans les travaxLx d'art pour la construction des ponts et viaducs de chemins de fer.
DIONCOSE (du gr. diogkôsis, même sens) n. f. Pathol. Enflure, pléthore résultant de la suppression, dans la doctrine méthodiste, de la circulation des liquides ou de la rétention des matières destinées à être excrétées.
— Anton. Symptose. (Vieux.)
DiONÉ. Myth. gr. Fille de l'Océan et de Téthvs; suivant d'autres, tille d'Ouranos et de Gœa. Aimée de Zeus, elle fut la mère d'Aphrodite. Dans Vlliade, elle console et guérit sa fille, blessée par Dioméde. (Dioné était souvent l'objet d'un culte, dans les temples de Zeus. On l'associait aussi à Rbéa, à Thémis ou Lêto. Un bois lui était consacré au pied du mont Lapréon, dans le Péloponèse.) — Déesse de Dodone; femme de Zeus Naios. — Nymphe, mère ou nourrice de Dionysos. — Fille d'Atlas et mère do Niobé. — Une des Hyades.
V DiONÉ (nom mythol.) n. f. Planète télescopique, n* 106, découverte en 1868, par Watson.
DiONÉE. Myth. gr. Surnom d'Aphrodite, qui était tille de Zeus et ae Dioné.
DIONÉE (de Dioné, mère d'Aphrodite) n. f. Genre de plantes carnivores, de !a famille dos droséracées. ii On l'appelle aussi
mONÉE GOBE-MOUCHES ( OU AT- TEAPE-MOUCHES.)
— Encycl. La dionée est une petite herbe vivace des tourbières do la Caroline du Nord, découverte par Ellis en 1765, et introdaiic depuis un siècle environ dans les serres tempérées d'Europe. Toutes les feuilles sont réunies au ras de terre en une rosette, du contre do laquelle .se drosse nno hampe portant do petites fleurs régulières et blanches. Chaque feaiUe comprend un limbe cordiformo, à échancrure ter-
Dionéc.
minale, du milieu de laquelle sort un prolongement de la nervure médiane, qui porte lui-même deux lobes latéraux, symétriques et aplatis, articulés comme autour d'une charnière. Chaque lobe est bordé de cils et porte, vers le milieu de sa face supérieure, trois épines, sensibles au moindre contact : qu un insecte vienne les frôler, les deux lobes foliaires tournent autour de leur charnière, et, enchevêtrant étroitement leurs cils marginaux, emprisonnent l'animal; de nombreuses petites glandes rouges, dont la feuille est couverte, sécrètent un suc acide, riche en pepsine, qui tue l'insecte et en digère la substance : la plante absorbe le résultat de cette digestion, et le piège se rouvre après quelques jours, prêt à fonctionner de nouveau.
DIONIDE n. m. Palêont. Genre do crustacés trilobites, famille des trinucléidés, comprenant des formes rétrécies en arrière, nettement trilobées, et remartjuables par leurs grandes épines des joues, beaucoup plus longues que le corps. (On connaît cinq espèces de dionides, fossiles dans lo silurien de l'Europe boréale.)
DiONiS (Pierre), chirurgien français, né à Paris, où il est mort en 1718. Nommé professeur d'anatoraie et de chirurgie au Jardin des Plantes en 1672, il devint ensuite chirurgien de Marie-Thérèse, de la Daupbine, des enfants de France. Il a laissé : Anatomie de l'fiomme sui~ vant la circulation du sang et les nouvelles découvertes (1690); Cours d'opérations de chirurgie (1707); Traité général des accouchements { 1718 ). Ces ouvrages ont été longtemps classiques. — Son petit-fils, Charles Dionis, né et mort à Paris (1710-1776), a laissé : Dissertatioti sur le ténia (I749j.
DiONiS DU SÉJOUR (Achille-Pierre), astronome et jurisconsulte français, né à Paris en 1734, mort à Angerville, près de Fontainebleau, en 1794. Il fut conseiller au parlement, et député de la noblesse à l'Assemblée constituante. Mais il est surtout connu par ses travaux sur les mathématiques et l'astronomie. Il avait publié, en 1761, avec Goudin, des Becherches sur la giiomonique, les rétrogradations des planètes et les éclipses de soleil, qui contribuèrent à lui ouvrir les portes de l'Académie des sciences en 1765. Son Essai sur les comètes en général et particulièrement sur celles gui peuvent approcher de l'orbite de la terre (1775) était destiné à dissiper les terreurs qui s'étaient emparées du public à la lecture d'un mémoire de Lalande.
Ses ditférents mémoires à l'Académie forment deux volumes sous lo titre : Traité analytique des mouvements apparents des corps célestes (1787-1789). Dans cet ouvrage, l'auteur essaye, pour la première fois, la réduction à une seule formule des lois des mouvements apparents des astres. Du Séjour fait ressortir les grands avantages que l'on peut tirer des équations de condition indiquées par Euler et employées par Mayer. De plus, il soumet au calcul les quantités de l'irradiation et de l'inflexion dont il convient de corriger les diamètres apparents du soleil et de la lune. Il croyait à l'existence d'une atmosphère lunaire.
L'ouvrage se termine par une analyse neuve et exacte des apparitions et disparitions de l'anneau de Saturne et par la reproduction de l'Essai sur les comètes.
DiONISI (Gian Giacomo), archéologue et philologue italien, né et mort à Vérone (1724-1808), où il fut bibliothécaire du chapitre. Il passa dix années à chercher des documents sur les écrits et l'existence de Dante, et publia une magnifique édition de la Bivina commèdia (Parme, 1795). Parmi ses écrits, citons : Apologetiche Riflessioni (Vérone, 1755); Série di aneddoti (Vérone, 1786-1790), sur le Dante et son oeuvre.
DIONYCHUS {kuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhyncbophores, famille des curculionidés, tribu des cholînés, comprenant de grands charançons tachés de blanc et de jaune, à épaules obtuses et à élytres assez convexes. (On connaît sept ou huit espèces de dionyckus, qui habitent l'Amérique du Sud.)
DÏONYSIA n. m. Genre de primulacées qui sont des herbes gazonnantes, à fleurs jaunes ou violettes, et dont les dix espèces connueshabitent les parties montagneuses de l'Asie centrale.
DIONYSIADE (du gr. Z>(on»sos, Bacchus) n. f. Antiq.gr. Prêtresse de Dionysos, à Sparte, il Nom donné aux jeunes filles de Sparte qui concouraient pour les fêtes de Dionysos. Il Nom d'une plante, d'une pierre précieuse, et d'une espèce de raisin.
DIONYSIAQUE {zi-ak") adj. Antiq. gr. Qui se rapporte à Dionysos : Culte dionysiaque. Fêtes DioNTStAQUES. il Artistes dionysiaques. Troupes de poètes, de musiciens et d'acteurs, qui parcouraient le monde grec pour donner des représentations dramatiques, ii Période dionysiaque ou Cycle dionysien. V. cycle.
DIONYSIAQUES {zi-ak') n. f. pi. Fêtes en l'honneur do Dionysos, célébrées en beaucoup de pays grecs et notamment à Athènes.
— Enctcl. Antiq. gr. Dans tout le monde grec, sous divers noms{dionysies, anthestéries, etc.), on célébrait de joyeuses fêtes en l'honneur de Dionysos, dieu du vin. Ces fêtes présentaient, suivant les cas, des caractères assez difi'éreots : les unes étaient des fêtes champêtres ou populaires; les autres, des fêtes d'initiés, des mystères. Dans presque tous les bourgs grecs, le culte de Dionysos était l'occasion de processions grotesques, de banquets, do phallophories. Les principales fêtes d'initiés se célébraient en Phrygie et en Lydie, en Thrace (orgies des Bassarides), en'Macédoine (orgies des clodones), à Naxos, sur le Cithéron et sur le plateau de Delphes, tous les trois ans (orgies des bacchantes et des thyiades), en Italie (mystères dionysiaques, bacchanales de Rome) ; mais, nulle part, les fêtes de Dionysos n'étaient aussi nombreuses et aussi brillantes qu'en Attique, aux v" et IV* siècles avant notre ère. Tous les bourgs de l'Attique, Icaria, Brauron, le Pirée, etc., fêtaient le dieu chaque année. A Athènes même, on célébrait en l'honneur de Dionysos les oscophories (mois de pyanepsion, avant les vendanges); les anthestéries , qui duraient trois jours (H-13 anthesterion : pythoigia, choès. chytroi); les lénéennes (en gamélion,vers le solstice d'hiver, au Lènieon), qui comprenaient dos processions, dos sacrifices, des concours dithyrambiques et dramatiques ; les petites diunysies ou aionysies champêtres, fête des dèmes (on posidéon); enfin, les grandes dionysies ou dionysics ur-
baines. Ces dernières, les plus importantes de toutes, duraient au moins six jours, et se célébraient au mois délaphébolion, sous la présidence de l'archonte éponyme. Elles comprenaient plusieurs parties distinctes : le^roagon , ou annonce des pièces , avec présentation des poètes et des acteurs au public; une procession et des sacrifices; des concours dithyrambiques; le hômos, un banquet accompagné de danses, de chants et de quolibets ; les représentations de tragédies et de comédies, qui ne prenaient pas moins de trois jours. Par la partie littéraire et artistique du programme, les fêtes de Dionysos ont joué un rôle prépondérant dans l'histoire de la poésie lyrique et du théâtre. Los mystères ont inspiré les poésies orphiques; on exécutait des dithyrambes dans ces fêtes, et c est aux lénéennes ou aux grandes dionysiaques qu'ont été représentés les chefs-d'œuvre du théâtre grec.
Dionysiaques (les), poème épique, composé par Non nos, de Panopolis (Egypte), vers le milieu du v siècle. — Cet ouvrage est divisé en quarante-huit chants, où sont décrites toutes les aventures de Dionysos, depuis sa naissance jusqu'à son apothéose, et toutes les cérémonies de son culte. Par la sûreté de l'information et la précision des détails, l'ouvrage est précieux pour la connaissance du cycle et du culte dionysiaques. Il est, de plus, écrit avec une réelle élégance et une richesse d'imagination, qui sont d'un vrai poète.
DIONYSIARQUE {ark' — du gr. Dionusos^ Bacchus, et arkhos, chef) n. m. Titre que portaient des magistrats ou prêtres de Dionysos, dans quelques Etats grecs.
DiONYSlAS, ville d'Egypte, située sur les bords du lac Mûeris. et importante sous les Césars.
DIONYSIEN, ENNE {zi-in, en — du gr. Dïonusos, Denis ou Bacchus) adj. Qui appartient à quelque personnage du nom de Denis.
— Chronol. Ere ou Période diotiysienne^ ou Cycle dionisien. V. cycle.
— Pathol. Qui est affecté sur les côtés du front de végétations cornées : Monstre dionysien.
DIONYSIES n. f. pi. Hist. gr. V. DiONYSLiQUES.
DiONYSlUS. Biogr. V. Denis (saint).
DiONYSODORE de Chios, sophiste, frère d'Euthydème, qui a donné son nom à un dialogue de Platon, où ils sont mis en scène tous les deux.
DiONYSODORE d^Aioisus, mathématicien grec, vivant, d'après Strabon, avant l'ère chrétienne. On a conservé de lui la solution du problème d'Archimède sur la section d'une sphère en parties qui soient dans un rapport donné. (Cette solution est obtenue par l'intersection d une hyperbole et d'une parabole.)
Dionysos. Myth. gr. Dieu du vin, dans l'ancienne Grèce. D'après la légende la plus accréditée, il était fils de Zeus et de Sémélé, fille de Cadmos. Après la mort de sa mère, foudroyée pour avoir voulu voir son divin amant dans toute sa "gloire, le jeune Dionysos, dont l'heure n'était pas venue encore, fut enfermé pour quelques mois dans la cuisse de Zeus, d'où il sortit au jour fixé pour la naissance : aussi disait-on qu'il était né deux fois. Il fut éîevé parles nymphes de Nysa, eut une enfance sauvage en pleine nature, et, de bonne heure, imagina de planter et cultiver la vigne. On lui attribuait une foule d'aventures : par exemple, il avait été enlevé par les pirates tyrrhéniens et s était vengé d'eux ; il avait rendu visite à beaucoup de rois ou do héros; il s'était fait aimer d'Ariadne, à Naxos; il avait pris part à la guerre des dieux et des géants; il avait conduit dans ITnde une expédition triomphale. Il est souventmôlé aussi aux légendes relatives à Zeus, à Apollon, à Démèter. On lui donnait un grand nombre de surnoms {Nysxos, Bromios, Dithyranibos, Evios, Bakkhos, Zagreus, Sabazios, etc.), qui rappelaient quelque trait de sa vie ou de son culte. Dans ses innombrables aventures, on se le représentait suivi d'un joyeux cortège, où figuraient les satyres, k'S silènes, Pan, Priape, les ménades, les thyiades, les bacchantes, etc. L'histoire du culte de Dionysos est assez complexe. Dans Y Iliade, il est considéré comme un dieu étranger, et on l'appelait souvent le plus jeune des dieux, quoiqu'il fût, en un sens, l'un des plus anciens. C'est que le Dionysos classique oftVe deux aspects assez différents : d'une part, c'est un dieu national, dieu champêtre et populaire, le dieu du vin, et, comme tel, honoré de tout temps en pays grecs ; d'autre part, c'est un dieu des extases et des mystères, dieu étranger, originaire de Thrace, de Phrygie et de Lydie, dont le culte se répandit en Grèce au vi" siècle avant notre ère. Les principaux centres de la religion do Dionysos étaient la Thrace, la Béotie, surtout Thèbes et le Cithéron, enfin Delphes, Naxos et l'Attique. Le dieu avait d'ailleurs des temples dans tous les pays grecs. En son honneur étaient célébrées do nombreuses fêtes. (V. DIONYSIAQUES.) Le culte de Dionysos a exercé, en Grèce, une influence considérable sur le développement de la religion, de la poésie et de l'art. Il a beaucoup contribué à introduire, dans la religion, le sens du mystère; dans la poésie lyrique, le sentiment de la nature, comme le montrent les Bacchantes d'Euripide; dans les arts plastiques, le mouvement passionné, comme l'attestent les bas-reliefs dionysiaques. Enfin, c'est de ce culte que sont sortis plusieurs genres littéraires : les poésies orphiques, le dithyrambe, et tout le théâtre : drame satyrique, tragédie et comédie. V. Bacchus.
— Iconogr. Beprésentations antiques de Dionysos {Bacchus). A l'origine, on le représentait sous les traits d'un homme dans la force de l'âge, très barbu (Dionysos Pô~ gônités). Plus tard, les artistes firent de lui un efféminé vêtu d'une tunique de femme ou un éphèbe. C'est ce dernier type qui prévalut. Nous citerons quelques-unes de ces représentations ; la Naissance de Bacchus (musée Pio Clemcntino) ; — Bacchus enfant et Leucothoé, groupe en marbre (Munich, Versailles, Louvre) ; — Bacchus enfant porté par Silène (musée Chiaramonti); — de nombreux Bacchus enfant; — le Bacchus enfant sur un bouc, do la collection Carlislo; — les Bacchus au i-epos, en marbre, du Louvre, dont l'un est connu sous le nom do Bacchus liichelieu, et ceux do bronze qui sont à la galerie des Offices ; — les Bacchus couché du Louvre et du musée Pio Clémentine ; — Bacchus ïure (Louvro ; musée Chiaramonti ; coll. Demidoff, Torlonia, Giustiniani, Naples. Florence, Madrid, Venise, Dresde) ; — Bacchus soutenu par Ampélos (Brilish Muséum, Florence) ou par un jeune faune (Venise); — Bacchus et
Silène (Louvre). Baccluis est encore figure s appuyant sur un satvro, un jeune Pan ou Panisque, une Ménado ; — Baccluis Ji/clpomhw, qui est roi)rosout6 on cosluruo tragique, ou tenant une Miiso par la taille; — Bncc/ius hiformin, sous la l'onno d'un lun'nn>s à double face ; — Bacclius cornu ou tauromorphe, porsonnitication do la force de la pénrration et de l'iMt^niont liquide ; — Bacchus et la panthrn- (musées do Dresde, Capitolin, degli Studi, Pio Clomentino, de Kloroiico, coll. (iiustmiani, Hope, etc.); — Bacc/tus indien, Bacchus barbu (musée Pio Clementino), et le BaccUus imlien du Vatican ; — Bacchus en habit de femme ou Bacchus hermaphrodite (musées Pio Clementino, doglî Studi); — Bacchus et Ariane; etc.
Be présentations modernes de Bacchus. Parmi les plus remarquables : le Bacchus ivre de Michel-Ange, le lincchua seulpté par Sansovino (musée dos Offices), les tableaux dn Goltzius, du Guide, de Rubens, du Parmesan, Hosso dei Rossi, Van Dyck, Polydoro do Caravage, etc.
La Naissance de Bacchus a été peinte par Poussin (Montpellier) et par Fr. Boucher. IS Education de Bacchus a été représentée par Poussin (National Gallery); par Ranvior (1865). Un tauleau minutieusement fini, du chevalier Van der Werf, au musée Van der Hoop, à Amsterdam, est intitulé : l'Enfance de Bacchus. Les amours d'Ariane et de Bacchus ont inspiré un grand nombre d'artistes, notamment : le Titien, fe Guide, Jules Romain, Vouet. A. Coypel, Natoire, G. de Lairosse, Sébastien del Piombo (Gênes), Clodion (groupe eu terre cuite, 1860), etc. Il faut citer