DIV
DIVERSITE
daDS le champ d'une lunette dirigt^e sur l'astre, grâce au grossissement. Et, comme nous n'avons, à priori, aucune idée des distances stellaires, il faut tout d abord étudier les déplacements des rayons visuels, comme si les étoiles étaient liées à une sphère très grande, dite sphère céleste, dont l'observateur serait le centre.
Les étoiles seront, alors, remplacées par leurs perspectives sur la sphère céleste, positions qui pourront être déterminées avec précision à l'aide de coordonnées, par l'azimut et la distance zénithale par exemple. Ces coordonnées horizontales peuvent être prises au théodolite, et, avec un pendule à mouvement uniforme quelconque, on pourraàtout instant tigurer la position d'une étoile. On constate, alors, que chaque étoile, d'un mouvement imiforme, décrit un petit cercle de la sphère céleste dans le sens rétrograde ; tous ces cercles ont mêmes pôles P.P', et sont décrits, chacun par sou astre, dans le même temps. Tout se passe donc comme si les étoiles étaient fi.\ées invariablement à une sphère, concentrique à la "Sphère céleste, tournant uniformément autour de l'axe du monde PP'. C'est le mouvement diurne qui entraîne bien l'invariabilité des distances et conligurations stellaires. On constatera encore la généralité des lois de ce mouvement, à tout instant et en fout point de la terre, et il en résulte la notion de jour sidéral, plus court de quatre minutes que le jour civil.
Le mouvement diurne entraîne les notions fondamentales de temps sidéral, de coordunnées équatorialcs., ascension droite et déclinaison, avec la relation essentielle que le temps sidéral est égal à l'ascension droite d'un astre, augmentée de son angle horaire. Enfin, ce mouvement diurne lui-même n'est qu'apparent et doit être attribué à la rotation propre de la terre en sens inverse, autour de la ligne des pôles.
— ZooL Les papillons diurnes des anciens auteurs répondent aux rhopalocères actuels: ce sont ceux qui volent en plein jour, comme les piérides, les vanesses, etc. — Les oiseaux de proie diurnes répondent aux accipitridés actuels; ce sont les faucons, les aigles, par opposition aux hiboux et autres rapaces nocturnes.
~- Anton. Nocturne.
DIV n. m. Myth. pers. "V. dive.
DIVA (mot ital. signif. déesse) n. f. Nom sous lequel on désigne une cantatrice de talent, célèbre par ses succès.
DIVAGANT {gan), ANT£ adj. Qui erre çà et là, qui va à droite et à gauche.
— Fig. Qui se perd en divagations;
DIVAGATEUR, TRICE adj. Qui divague; dont l'esprit se laisse aller aux divagations : Imagination divagatrici;. Il Qui est empreint de divagation : Enthousiasme diva-
GATEUR.
— Substantiv. : Un divagatedr.
DIVAGATION 'si-on — rad. divaguer) n. f. Action d'errer, de vaguer çà et là : La divagation des ayiiniaux malfaisants ^est punie d'une amende. Il En parlant d'une rivière. Action de sortir de son lit.
— Fig. Action de laisser l'esprit s'écarter du sujet en question ; ce qui résulte de cette action : Se jeter dans des DIVAGATIONS gui font perdre le sujet de vue. Il Èlucubrations d'un esprit qui divague.
— En T. de géol., Déplacement des méandres d'un cours d'eau et du cours d'eau lui-même, dans le sens de la largeur de sa vallée. (C'est par ses divagations qu'une rivière remanie périodiquement toutes ses alïuvions et qu'elle arrive à creuser une vallée plus large que son lit.)
DIVAGUER {ghé — lat. divagari ; du préf. di, et de vagari, errer) v. n. Errer çà et là, sans but, à l'aventure. Il En parlant d'une rivière. Sortir de son lit.
— Fig. Se perdre dans des divagations ; ne pas poursuivre un sujet : La conversation divague de sa nature. (J. de Waistre.)
DIVAGUEUR (gheur"), EUSE n. et adj. Se dit d'une personne qui divague.
DiVAIiENT (lan — du préf. di, et du lat. valens, qui vaut) n. m. Chim. V. valence, atome.
DIVAN (du turc diouân, même sens) n. m. Hist. Conseil du padischah ou sultan ottoman, ii Assemblée, réunion de ce conseil : Les divans se tiennent dans des salles autour desquelles régne une sorte d'estrade ou de sofa, gui sert de siège aux membres de l'assemblée, n Salle où se réunit le divan : Entrer au divan, ii Par ext. Le gouvernement turc : Enroyer une note diplomatique au divan.
— Par plaisant. Assemblée d'individus quelconque, formant tribunal.
— Dans les grandes maisons turques. Vaste salle ou antichambre, autour de laquelle sont les portes des autres pièces de l'appartement et où, l'on reçoit les visites do cérémonie.
— En Franco, Siège où plusieurs personnes peuvent s'asseoir ensemble, et qui se distingue du canapé, en ce qu'il n'a ni dossier ni bras : S'étendre sur un divan, ii Cafédivan ou
s implement Divan. Se disait d'un café orné de divans, sorte d'estaminet de bonne compagnie, où la pipe n'était ordinaircmoDt pas tolérée : Le premier divan s'ouvrit à Paris vers fS38, rue /-ç Pelelier, et disparut à ta fin de i8b9, sous la pioche des démolisseurs. V. Divan Le Pcletier.
— Recueil dos œuvres d'un auteur musulman, principalcm-^-nt celles qui ont été rassemblées après sa mort.
— Ditan ad hoc, Assemblée générale des représentants da peuple roumain, constituée en vertu do l'articlo 2-i du
I>ivao orieolal-
traité de Paris (1856), en vue de formuler les vœux et les revendications des principautés roumaines. V, la partie encycl.
— Encycl. Histoire ottomane. On donne le nom de divan au conseil d'Etat présidé par le sultan do Turquie ou son délégué, ainsi qu'à la salle où il .se tient. Le divan-i-hujnaioun était le ministère de la Porte ottomane, par opposition au serai ou cour du sultan. Le ghalébé-divan, ou grand conseil, se tenait sous la présîdeuce du grand vizir, qui était assisté du Boumeli-kasi-asker et de YAiiatolg-kasi-asker, du Koubhèh-vizir, du deflerdar et du re?s-e/fcndi ; le ayakdivan était un conseil extraordinaire, convoqué i»ar le sultan pour les atfaires urgentes ; le secrétaire du conseil portait le titre de divan-efendisi ou 7'ees-ed-divan ; on le nomme aujourd'hui sefaret-sirr-katibi ; le divan-kisèdari était le sous-directeur du second bureau de la chancellerie d'Etat. Les jours où se tient le divan sont nommés divan-guni ; la rue de Constantinople qui conduit au divan porte le nom de Divan-Yoli.
Histoire tunisientie. Quand la Tunisie, après la victoire de Sinan-pacha, en lô';4, fut devenue un simple pachalik turc, le gouvernement se trouva, en principe, centralisé entre les mains du pacha qui représentait le sultan de Constantinople ; mais ce fonctionnaire fut rapidement annulé par le divan, assemblée formée d'anciens janissaires, dont l'influence fut bientôt telle que le peuple ne distinguait plus entre le gouvernement et les chefs militaires. Les relations avec les puissances étrangères devinrent plus difficiles par l'intrusion de ces personnages dans les négociations. Leur arrogance amena une révolution militaire. Alors, apparut le dey, puis le bey et le koptan. Ces personnages divers , réunis au divan , constituèrent les « Puissances ", c'est-à-dire les représentants souverains de l'autorité à Tunis.
Histoire roumaine. Les élections pour le divan ad hoc, faites en Valachie sous la licutenance d Alexandre Ghica, et en Moldavie sous celle de Vogoridès, ayant subi les ingérences des caïmacans qui voulaient écraser les « unionistes ", furent cassées, grâce à l'intervention de Napoléon IIL Les nouvelles élections, faites sans pression aucune, furent favorables aux unionistes et eurent comme résultat l'union des principautés et l'élection d'un prince étranger héréditaire (1857)
Divan (le), recueil des œuvres poétiques do Hafiz (mort en 791 de l'hégire [1389 de J.-C.]). Comme tous les recueils poétiques du même genre, lo Divan de Hafiz est forme de diverses compositions qu'on ne peut que très difficilement identifier aux œuvres occidentales, et qui portent le nom de casidf'hs, mesnevis, terdjibends, ghazels, roubais (quatrains), et de fragments détachés, appelés moukattaat. Ces pièces sont rangées suivant l'ordre alphabétique des rimes. Le Divan de Hafiz est célèbre dans tout l'Orient, non seulement pour son ton mystitme, qui est d'ailleurs bien éloigné de celui du il/es«eiù' de Djelal-ed-Din Roumi, mais aussi pour la grâce avec laquelle le poète a chanié lamour et le vin ; ces louanges n'étaient peut-être pas très sincères, car les versificateurs n'étaient pas très favorisés do la fortune et, plus d'une fois, leur coupe, au lieu du vin parfumé de Chiraz, no contenait guère que de l'eau.
Divan Le Peletier. café parisien, qui était situé rue Le Peletier. Fondé en 1837, il ferma ses portes le 14 octobre 1859. Ce fut, pendant cette période do vingt-deux ans, le café littéraire et artistique par excellence. Monselet, qui en était l'hôte assidu, énumère parmi les habitués John Lemoiune, Pierre Dupont, Courbet, Clésinger, Alfred de Musset, Gustave Mathieu, Gustave Planche, Gérard de Nerval, Taxîle Delort, etc.
Divan oriental-occidental (le) [1819], recueil de poésies, inspiré à Gœthe par l'étude dos poètes persans et indiens, et rhytmées sur la prosodie orientale. Co qui, dans ce recueil, a une certaine valeur, ce sont les commentaires dont Gœthe accompagne les poésies, commentaires jetant une vive lumière sur l'histoire, la religion, la littérature, les mœurs de l'Orient.
DIVANI ou DiVANYn. m. Ecriture spéciale au divan ot aux bureaux de la chancellerie, à Constantinople.
DIVARICATION [si-on — rad. divariquer) n. f. Action d'écarter deux parties qui se joignent; résultat de cette action : La divarication des lèvres d'une plaie.
DIVARIQUÉ (ké), ÉE [du lat. divaricatus, même sens] adj. Qui va en s'écartant à partir du point de départ, par rapport à un autre objet. (Se dit de deux pièces contiguës à la base et très écartées à l'extrémité) : Stries divari- QUÉES. Carènes divariquées.
DIVARIQUER fA'^— du lat. divaricare, enjamber, écarter les jambes) v. a. Ecarter, élargir : Divariquer une plaie, Divariquéf ée part. pass. du v. Divariquer.
— Bot. V. DIVERGENT.
DIVE (du lat. diva, déesse) adj. f. Divine. (Vieux, mais s'emploie encore dans cette expression : La dive bouteille.)
DIVE n. m. Myth. pers. Nom des mauvais génies de l'empire d'.Viirimân.
DIVELLENT {vèl'-lan), ENTE [du lat. divellere, arracher] adj. Qui arrache, qui disjoint.
— Chim. anc. Affinité divellente, Celle qui, pour réunir deux éléments, les sépare d'autres éléments avec lesquels rliacun des deux premiers était combiné de son côté.
DIVERBIUM (vèr'-bi-om' — mot lat. ; plur. diverbia) n. m. Toute partie non chantée, dans la comédie romaine. (Les diverbia étaient écrits en senaires îambiques. Les parties i-liantées s'appelaient les canlica.) [V. canticum.]
DIVERGENCE {rèr'-janss — rad. diverger) n. f. Géom. Acrroissonient progressif de l'écart entre des directions qui 110 sont l'oint parallèles.
— Par ext. Difiérence entre les opinions : La divergence des idées, en politique, brouille les meilleurs a?nis.
Il Opposition, diversité : La divergence des intéi-éls.
— Algèbr. Marche irrégulière, ii Non-convergence. iiTen- (lancc alternative vers diverses valeurs, il Acception de valeurs infinies, il Divergence des séries. V. .s^kie.
— Biol. Divergence des caractères. Principe de Darwin, par lequel il explique la formation progressive des espèces au moyen des races.
— Bot. Angle de divergence. Nom qu'on donne à la frac- Lion qui exprime, en fonction de quatre angles droits, la valeur do l'angle dièdre formé par deux plans passant par
i'axe d'une tige, d'une part, et, de l'autre, par les points d'insertion de deux feuilles consécutives. Le numérateur
de cette fraction ( 7 -, etc. 1 indique le nombre de tours
qu'il faut faire, en suivant riiélice fictive sur laquelle sont insérées les feuilles, pour retrouver une feuille exactement superposée à celle qui a servi de point do départ, et le dénominateur indique le nombre de feuilles qui ont été rencontrées chemin faisant.
— Miner. Disposition d'aiguilles, de cristaux qui. partant d'un même point, vont en s'écartant graduellement.
— Anton. Convergence.
DIVERGENT [vèr-jan), ENTE [rad. diverger] adj. Géom. Se dit des lignes qui, pariant d'un môme point, vont en s'écartant de plus en plus.
— Par ext. Qui diffère, qui est opposé, qui ne s'accorde pas : Jdées divergentes. Principes divergi;nts.
— Algèbr. Série divergente.\. série. 11 Produit divei'gent.