V. PRODUIT infini
— Araolin. Se dit des aranéides dont les yeux sont sur deux lignes opposées et dirigées en sens contraire.
— Bot. Se dit des parties des plantes, feuilles, stipules, pédoncules, etc., qui, partant d'un point commun, s'en écartent en formant une sorte de cône ou d'éventail.
— Miner. Cristaux divergents. Cristaux produits en vertu de deux décroissements : l'un simple, l'autre intermédiaire, en sorte que la loi des décroissements semble diverger à l'égard d'elle-même, en passant du premier au second.
— Anton. Convergent, ente.
DIVERGENTIFLORE {vèr'Jan — de divergent, et du lat.
Pus, oris, tb-ur) adj. Dont les fleurs sont divergentes : Plante divergentiflore.
DIVERGER [v'tr-jé — lat. divergere ; du préf. e^', et de vergere, pencher vers, être tourné vers. Prend un e muet ajirès le g devant un a ou un o : Nous divergeons. Nous divergeâmes) V. n. S'écarter de plus en jdus du point de départ : Hautes o»i divergent co»i me les rayons d'une étoile.
— Par ext. S écarter, difl'érer : Nos opinions divergent complèteinent .
— Fig. Se répandre en sens divers : /"aire diverger sur une multitude a objets à la fois les faisceaux él incelants de son éloquence. (Ste-Beuve.)
— Anton. Converger.
DIVERGINERVÉ, ÉE {vêr-ji-nèr' — de divergent, et du lat. ncrnis, nerf) adj. Se dit des feuilles dont les nervures divergent de la base du limbe à sa périphérie.
DIVERGIVEINÉ, ÉE {vèr''ji-i:è — de dii'ergent, et veine) adj. Bot. Dont les veines se portent en divergeant de la base au sommet : Dans le plantain, les feuilles sont divergiveinées.
DIVERS (rèr'), ERSE [lat. diversus ; du préf. di, mar- (jiiant s-i>;iration, opposition, et ve7-sus, tourné] adj. Au sing. Ciiangeant; qui prend différents aspects : Combien l'homme est i7}constant, divers ! (La Font.) 11 Au plur. Qui offre des caractères, des propriétés varices, multiples : Des couleurs diverses, selon les divers jours dont on les regarde. (La Bruy.) ]i Plusieurs, un certain nombre de : Divers auteurs ont écrit que...
DIVERSEMENT {vèr — rad. divei's) adv. De différentes façons ; autrement.
DIVERSICOLORE {vèr'— de divers, et du lat. color, oris, couleur) adj. En T. de bot., Dont la couleur varie suivant les individus : Champignons divicrsicolores.
DIVERSIF, rVE ivèr') adj. Qui marque la diversité. 11 Qui opcrc une diversion : Mouvement diversif.
DIVERSIFIABLE [vèr') adj. Qui peut être diversifié, qui est suscci'tihle de diversité.
DIVERSIFICATION [vèr', si-on) n. f. Action de diversifier.
DIVERSIFIER ([■('/•" — du lat. scolastîque diversificare, même sens. Prend deux i de suite aux deux prem. pers. du plur. de l'iniparf. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous diversifiions. Que vous diversifiiez) v. a. Varier, changer, rendre divers ; apporter do la diversité dans : Diversifier ses occupations, ses plaisirs, ses lectures.
Se diversifier, v. pr. Etre diversifié ; varier : Les nuances SE diversifient à l'infini.
DIVERSIFLORE [vèr' — de divers, et du lat. flos, oris, fleur) adj. En T. de bot.. Dont les fleurs ont une grande variété de formes et de couleurs : Calathide diversiklorb. Disque diversiflore. 11 Qui a les fleurs du centre régulières et celles de la circonférence irrégulières : Ombelle diversiflori:.
DIVERSIFOLIÉ, ÉE {vèr — de divers, et du lat. folium, feuille) adj. En T. de bot.. Dont les feuilles ont des formes variables : Certaines labiées sont diversifoliees.
DIVERSIFORME (vèr' — de divei's, et fortne) adj. En T. d hist. nat., Dont la forme est variable. 11 On dit aussi hktéromorphe.
DIVERSIFRONDÉ, ÉE {vèr' — de divers, et fronde) adj. En T. de bot,, <Oui a les frondes peuuatifides : Byméno-
StachyS DIVFRSIFRONDE.
DIVERSION (lat. diversio ; âe divertere, supin diversutn, écarter, éloigner) n. f. Art milit. Opération stratégique ou tactique, ayant pour but d'attirer une partie des forces de l'ennemi loin du terrain où l'on veut diriger contre lui l'attaque décisive.
— Par ext. Changement dans le cours des idées ; distraction, variété apportée dans une chose pour en rompre la monotonie.
— Faire diversion à. Détourner l'esprit, le distraire do.
— Méd. Action qui détourne le mal sur un autre point.
DIVERSISPORÉ, ÉE {vèr' ~- de divers, et du gr. spora, scmencoj adj. Bot. Qui contient des graines de diverses formes.
DIVERSITÉ {vèr'— lat. diversitas;de diversus, va.TÏé) n. f. Etat de co qui est divers, varié, do ce qui échappe à kl nionutonie et à l'uniformité : Diversité d'occupations. Diversité de tejnpératnenls. La divicrsité des 7'aces. il Au plur. Choses diverses : Mêler dans ses discoui's beaucoup de DIVERSITÉS. (Vieilli.)
— Syn. Diversité, différence, disparité, etc. V. différence.
— Anton. Monotonie, unité.
DIVERTICULE — DIVINATOIRE
— Encvcl. Philos. Principe de diversité. Tandis r;uo la raison somblo allirmor runitô dos choses, 1 uxpérioiico nous prt'seuto lo moiuio coninio multijdo ot relatif. D'où lo grand i>rol>li'mo Uo la métaphysiquo : Quoi est le rapport de Vunité ot do la diversité ? Quelle est la valeur do l'un ot do l'aulro principe? Trois solutions principales ont été prosonloes : 1" lo principe do diversité est puromont phènoménat : c'est la réponse dos ôlôates, du brahmanisme ot du bouddhisme, la réponse de tout panthéisme ; 2" lo principe do diversité a une valeur absolument objective (Démocrito, Einpédocle, les nominalistos, Leibniz, Locke, Condillac) ; 3" lo principe do diversité a une valeur réelle, mais relative ot limiiéo parcelle du principe d'unité (Socrate, Platon, Aristoto, Descartes). Il y a des divergences très graves entre les systèmes cpie nous groupons sous chacune de ces trois catégories. Ce problème est celui qui est au fond dos systèmes de Spinoza, Kant, Hegel, Scholling.
DIVERTICULE {vér' — du lat. diverticuhtm ou deverticuliii'i, t'iulriiit l'carté) n. m. Anat. Appendice creux et terminé on cul do sac.
DIVERTIR {ver — lat. divertere; du préf. séparât, di, et de vertere, tourner) v. a. Détourner d'un lieu vers un autre. (Vieux.) il Par ext. Soustraire, détourner à son profit : Divertir les dcniey-s de l'Etat. (Vieux.)
— Fig. Détourner, éloigner quelqu'un do ce qui l'occupe : Si notre condition était heureuse, il ne faudrait pas noiis piVKRTiR d'y penser. (Pasc.) [Vieux.] ii Distraire, apaiser, adoucir, en parlant d'un chagrin : Divkrtir sa tristesse.
Il Amuser, réjouir, égayer : La comédie divertit les plus inêlancoUifiies. \D'Ablanc.) Se divertir, v. pr. S'empêcher, se défendre, s'éloigner.
— Fig. S'amuser, s'égayer, se distraire, ii Chercher, se douuer des divertissements : Les gens gui se divertissicnt trop s'ennuient. (Christine de Suède.) Il Se divertir de. S'amuser aux dépens de.
— Syn. Divertir, amuser. V. amuser.
— Divertir, détourner, distraire. V. détourner.
— Anton. Ennuyer, fatiguer, importuner, obséder.
DIVERTISSABLE irèr'-ti-sabl') adj . Que Ion peut divertir.
DIVERTISSANT (fv'r'- /i-sn«), ANTE adj . Propre à égayer, a récréer ;Zy'/i5j0cc^at:/e divertissant. /^/,<7(»'e divertissante.
— Anton. Ennuyeux, fastidieux, impatientant, insipide, maussade.
DIVERTISSEMENT (vèi^'-ti-se-man — rad. divertir) n. m. Dér'juriieiii.Mit : In divertissement de fonds, w Action de d'-tonriKT nn moment de ce qui occupe l'esprit.
— Fig. Action do se divertir, ii Moyen de se divertir, amusement, distraction, récréation : La seule chose qui 710US console est le divertissement, et cependant c'est la plus grande de nos misères. (Pascal.)
— Mus. Morceau de musique instrumentale d'un genre facile et léger, ii Partie épisodique entre les reprises du sujet d'une fugue.
— Théàtr. Morceau le plus souvent accompagné de danses et do chants, et qui est destiné à occuper le public pendant un eutr'acte. il Petite pièce écrite pour un théâtre de société.
— Syn. Divertissement, Eunusement, récréation, réjouissance. V. AMUSEMENT.
— Encycl. Dr. On appelle divertissement lo détournement frauduleux d'un etiet d'une succession par un héritier ou dun elfet de la communauté par l'un des époux mariés sous le régime do la communauté.
L'hériiier coupable de divertissement ou de recel (dissimulation frauduleuse) est déclaré héritier pur et simple et no pL-ut prétondre à aucune part dans les objets divertis ou recelés (C. civ., art. 792). De plus, il est déchu de la faculté d'accepter sous bénéfice d'mventaire (art. 801). De même, sous la communauté entre époux, celui d'entre eux qui a frauduleusement diverti quelques objets de la communauté est privé de sa portion dans lesdits effets (art. H77). Si c'est la veuve qui s'est rendue coupable do divertissement, elle est déi;larée commune, nonobstant sa renonciation ; il t-n est de mémo à l'égard de ses héritiers (art. 1 ioO). C'est là une vraie peine édictée par la loi. La minorité de l'époux ne paraît même pas devoir le soustraire à l'application de ces articles.
— Chorégr. Au xvii' et au xvm" siècle, un grand nombre do pièces légères se terminaient par uno sorte d'intermède de chant ot do danse, appelé divertissement, ot auquel
F Tenaient part tous les acteurs en scène. Gilliers, Mourot, acteur Quiiiault, ((ui était bon musicien, ont écrit la musique d'un grand nombre de divertissements de ce genre. On appollo aussi » divertissement » les grands épisodes chorégraphiques qui sont introduits dans les opéras.
— Mus. La fugue d'écolo comprend diverses parties
firincipales, qui sont le sujet et sa rt'ponse, lo contre-sujet, a contre-exposition, les divertissements, la strette et la pédale. On ajjpello divertissements les épisodes secondaires (jui prennent place d'abord avant la contre-oxposition, ensuite ceux qui, traités en imitations ou en canons, se promènent do modulations on modulations pour amener le repos à la dominante et l'attaque do la strette. On donne aussi lo nom do " divertissements •> ù. certaines
Sièces légères do musique instrumentale qui n'ont point e forme arrêtée, et dans lesquelles lo compositeur peut se laisser aller à. toute la fantaisie do son imagination, sans crainie d'aucune «'iiirave.
DIVERTISSEUR {vàr'-li-seur'), EUSE n. Celui, celle qui éloii.'ni», ([iii détourne. (Vieux.) n Personne divertissante, ou qui clmn-iici i divertir. (Peu us.)
DiVES, petit tlfMivor.Atinr do Franco, prenant sa source près d'Kxnios (dép. do l'Orne), arrosant, dans le département du Calvados, Saint-Pierre-sur-/>jfje5, Mézidon, tra versant les prairies du pays d'Auge et se jetant dans la Manche, on aval du bourg de Dives, après un cours de 100 kilomètres, dont 28 navigables. Principaux afiîuenis : la Vie, qui arrose Vimoutiers ot Livarot: rAnlo, qui arrose Falais.-. *
DiVES, comm. du Calvados, arr. ot à 23 kilom. do Pontl'Kvèque, à l'ombouchuro do la Hivcs ; 1.720 hab. Ch. de f. do l'Ouest er. cli. do f. du Calvados. Usine métallurgique. Salaisuns. liains do mer voisins do Cabourg et liouzoval ; petit port. I/ancien port, célèbre par lo départ do (iuillaumo lo Connuérant pour la conquête do rAngloterro, était au pied dn la butte de Caumont, 2 kilomètres plus avant dans les terres. K{<liso, halles dos XiV-xv" siôclos. Hostollorio do Guillaumo lo Conquérant (xvi" a.).
DiVES (L. Canuleius), général romain du n" siècle av. J.-C. Préteur en 171, il s'entondit avec l'aristocratie comi)romiso pour étonder les plaintes des députés espagnols venus à Kome dans le dessein de se plaindre de la tyrannie et des concussions dos magistrats romains. En l^Ispagno, il établit à Catera, sur les bords de l'Océan, ■1.000 hommes, nés du commerce dos soldats romains avec dos femmes espagnoles et qui se trouvaient sans état civil.
DrvÉSIEN, ENNE {zi-in, ('/i'— de D'ives, n. do ville) adj. So dit d'un sous -étage formant la partie supérieure de l'étago callovien, lequel constitue la base des terrains ([ui composent la série suprajurassiquo ou jurassique supérieur. (Ce niveau est caractérisé par l'argile do Dives [Calvados].)
— v\.m. : Le divésien.
DiVEST ivèsst') n. m. Dr. anc. Action de dépouiller qui'lqu'im d'une possession.
DIVETTE [rèf — dimin. do diva) n. f. Cantatrice en renom, d'opérette ou de café-concert.
DIVICINE [sin] u. f. Alcaloïde C"U»'Az»0'», dérivé de la viciai'.
DIVIDE ET IMPERA. V. l'art, suiv.
DIVIDE UT REGNES [Divise pour régner), maxime qui exprime la règle gouvernementale des États et des princes astucieux et sans foi. Ce fut, en particulier, la polititjue du sénat de Rome, et Montesquieu, Bossuet et Polybe s'accordent à dire que ce principe contribua beaucoup à donner le monde à. un petit peuple de l'Iialio. Macliiavcl n'a pas inventé cette politique, mais, la trouvant au fond de la conquête romaine, il l'a énoncée dans le précepte Divide ut règnes, cher à Catherine de Médicis. — On dit quelquefois Divide ut imperes, mais la forme la plus usitée est Divide et impera (Divise et règne).
DIVIDENDE [dand' — du lat. dividendus, devant être partagé) n. m. Arithm. Quantité ou nombre que l'on se propose de diviser : Le dividende est un produit dont le diviseur et le quotient sont les facteurs.
— Comm. Droit que donne chaque action à chaque actionnaire d'une entreprise, sur les bénélices à partager : Les dividendes se payent le plus souvent aux actionnaires le f'^ jamuer et le 1'^ juillet de chaque année, il Part proportionnelle de cbaque créancier dans le partage du fonds d'un failli.
— Anton. Diviseur.
— Encycl. En droit, le dividende est une masse de valeurs (le plus ordinairement une somme en numéraire) qui doit être distribuée encre un certain nombre do coïntéressés ou ayants droit. Ainsi, on nomme « dividende » l'actif net à répartir entre les créanciers dans la liquidation d'une faillite. On appelle encore « dividende » les bénéfices réalisés par une société civile ou commerciale, et (lui doivent, périodiquement, être subdivisés entre les dinéronts intéressés ou actionnaires.
La loi du 2-1 juillet 1S67 sur les sociétés assimile au délit d'escroquerie, par ses articles 15 et 45, et punit, en conséquence, des peines de l'article 405 du Code pénal, le fait, par les gérants ou administrateurs de sociétés par actions, d'avoir, en l'absenco d'inventaire ou au moyen d'inventaires frauduleux, opéré entre les actionnaires la répartition de divide7ides fictifs, c'est-à-dire de dividendes que no justifiait aucun bénéfice eft'ectif.
DIVIDIRI n. m. Gousse qu'on a employée en Europe pour le tannage des peaux, et qui est le fruit d'une césalpiiiiéo originaire de l'Améritiue du Sud. (Elle contient une notable quantité de tanin, d'où son emploi en médecine.)
DIVIDUEL, ELLE(rfH-ér^ du lat. diridcre, diviser) adj. Philos. Composé do parties qui peuvent être conçues séparéraont : bien, comme l'homme et la femme, est une unité Divii)t3KLLK. (Vaillant.)
DrvIKO ou DiVICON, célèbre chef helvète du i" siècle av. J.-C. Il remporta uno éclatante victoire sur Cassius, qui perdit la vie dans lo combat (107), ainsi que Pison, aïeul et beau-père do César. Plus tard, i! entraîna trois cent soixante huit mille émigrants holvètos pour les établir en Gaule. César les refoula, et ce fut le prétexte de la campagne do dix ans qui devait donner la Gaule aux Romains. Il fut tué, sans doute, à Bibracto. Comme César lui demandait dos otages, il fit cette fièro réponse : » Des otages! les Helvètes sont accoutumés à on recevoir, non à en donner. Les Romains devraient lo savoir! »
DIVIN, INE (lat. divinus ;élo Deus, Dieu) adj. De Dieu, qui appartient, qui est propre à Dion ou ù un dieu : La majesté DIVINE. La sagesse divine, ii Qui vient do Dieu : La grâce DIVINE. L'inspiration divink. il Qui est en relation avec Dieu, que Dieu inspire : Les prophètes divins, il Qui so rapporte à Dieu, qui a Dieu pour but :/,*o/';ïce DIVIN. /,e*Aonne«r« DIVINS.
— Par oxagér. Sublime, parfait, excellent en son genre : Poète DIVIN. Temps divin, il // fait divin, 11 fait un temps exceptionnellement beau.
— Polit. Droit divin. Droit que certains écrivains politirpies attribuent aux souverains, ot qui, d'après eux, tirant son origine de la volonté divine, serait naturoUomcnt inaliénal)le. V, droit.
— Relig. ant. Mis au nombre des dieux : Le divin Auguste.
~ Tbéol. Personne divine. Chacune dos trois personnes do la Trinité, n Verbe divin. Deuxième personne do la Trinité.
Le divin n. m. Ce qui est divin, ce qui regarde Dieu ou vient do lui : L'instinct du DivtN, comme explication de /'uuMAiN, se retrouve dans la masse de l'humanité. (Vinet.)
— Allcs. littéb. :
Lo tabac est divin, tl n'est rien qui l'i^gale, Vers de Th. Corneille. V. Akistotk.
— Antdn Diabolique, Inleroal. — Humain, terrestre.
DrviNA PaSTORA. municipodos Etats unis du Brésil Ktat do Sor-ippei; s.:tuû liab.
Divina Tragœdla, tableau do Chenavard, exposé au
Salon do lî*'>y, envoyé depuis au musée du Luxembourg. C'est uno vaste allégorie qui pourrait Atro intitulée 7e Triomphe du christianisme sur Ivs religions antiques.
Au contre, lo Père éternel, assis sur l'arc-on-ciol, soutient sur ses genoux lo Christ qui expire, ot près duquel [ilano la colombe. Kn arrière, a droite, so tient ta Madone avec lo bambino; ù, gaucho, on entrevoit Adam ot Eve. plus bas, sous l'arc-on ciel, d'un cùté, Satan lutte contre l'ungo; do l'autre, lo vautour dévore Prométhée.
Tout autour tourbillonnent ot luttent les faux dieux du paganisme. Au bas du tableau, la vieille Maïa, l'Indienne, est accroupie et piano sur les corps de Jupiter-Ammon, aux cornes de bélier, et d'Isis-Cybèlo, à la tôte de vacho. Un pied sur lo cadavre do Jupiter-Ammon, lo dieu Thor, armé de son marteau, de son gantelet ot do son bouclier, combat le monstre Jormoungardour qui lo mord à la gorge, lutte qui symbolise colle du Dion et du Mal. A gauche, Minerve secoue la této do Méduse. Plus à gauche encore, Apollon écorcho Marsyas. Derrière ce groupe, Hercule, monté sur Pégase, brandit sa massue. Au-dessus do lui, Diane lance au Christ une flèclie impuissante. Plus haut encore, les trois Parques poursuivent leur lugubre tâche. Du côté opposé, à droite, la Mort, agitant sa faux, Tqngo do la Justice, tenant dos balances, et l'ange des vengeances célestes, armé d'un glaive, précipitent dans l'abîme Typhon l'Egyptien, à tête de chien, et le noir Démiurge, au corps de lion. Au-dessous, Mercure emporte dans ses bras Pandore évanouie et un enfant mort.
On^ ne peut méconnaître que la Divina Ti-agœdia ne soit l'œuvre d'un artiste profond; il s'est fourvoyé peutôtre en faisant choix d'une sccno trop compliquée, mais il s'est eiforcé de réaliser par l'art uno conception vraiment synthétique.
DIVINATEUR, TRICE (lat. divinator, trix, même sens) n. Antiq. Celui, celle qui pratiquait la divination.
— adj. : Science divinatrice. Il Qui devine : Instinct divinateur.
DIVINATION (si-on — lat. diviuatio, même sens; de divus, divin) n. f. Art prétendu ou action de prédire Taveuir : La divin.vtion est toujours florissante.
— Par ext. Sorte de prévision instinctive : La divination du désespoir. (V. Hugo.) \i Moyen quelconque d'arriver à la connaissance de l'avenir : L'esprit hu77iain ne pouvant jamais connaître l'avenir, la. vertu doit être sa divination. (M-"- do Staël.)
— Antiq. rom. Choix que faisaient les juges d'un accusateur unique parmi les différentes personnes qui revendiquaient ce rôle dans les procès criminels, u Par ext. Discours que prononçait à cette occasion chacun des candidats accusateurs.
— Encycl. Antiq. class. De tout temps, les hommes, tourmentés du désir de connaître l'avenir, ont cru qu'il y avait des moyens d'établir des rapports entre eux-mêmes et la pensée divine. Ces moyens constituent la divination. Les stoïciens avaient établi une classification commode : la divination peut être obtenue soit par l'interprétation des signes {divination artificielle), soit par une communication directe de la divinité avec l'âme humaine vdivination spontanée ou naturelle). Le discernement des signes extérieurs et leur explication, révélés par les dieux aux devins primitifs, avaient été formulés en règles par leurs successeurs. Mais la superstition, d'ailleurs exploitée par les devins, étendit sans cesse le champ de la divination. En Etrurio et à Rome, la divination officielle était étroitement limitée, et les signes n'avaient de valeur que si on les observait avec l'intention de pénétrer la volonté divine. Mais la foule s'inquiétait, en outre, de mille signes fortuits. Ces signes, officiellement reconnus ou non, s observaient dans le vol, le cri, l'espèce des oiseaux, les paroles entendues par hasard; dans les entrailles, le feu, l'eau, les sorts, les astres, etc. La divination naturelle avait lieu par des songes, l'apparition des morts, la magie, par l'enthousiasme qui inspirait les oracles.
— Dr. rom. Quand plusieurs accusateurs so présentaient pour une seule atfaire, la loi exigeait qu'un seul fut choisi pour soutenir l'accusation. Ce choix s'appelait divinatio, parce que les magistrats ne s© décidaient que d'après leur impulsion naturelle, indépendamment de tout signe extérieur. La divination n'est régulièrement organisée que dans la période des quœstiones perpetux. C'était un moyen d'échapper aux accusateurs fictits que la corruption du temps avait fait naître.
— Pliilos. Sous le nom do philosophie de la divination, un penseur italien, A. lïasevi, a donné une philosophie do la finalité : « divination » est, dans son s^'stème, synonyme do « prévision ». Il la trouve dans la volonté, dans l'instinct, dans la prédestination dos organes, dans les concordances de l'être au foml du mon<lo atomique. U tire do cotte constatation universelle les preuves de roxistonco de Dieu et do l'immortalité do l'anio, ou, plutôt, les motifs d'admettre ces croyances. Il a développé ses théories principalement dans les trois ouvrages : Sut principîo universale délia divinasione (1872); 7a Dit^inasione e la Scienza {IST6); la Filosofia délia divinazione (ISSO).
Divination (De la), traité philosophique do Cicéron. — 11 est partagé en deux livres. Dans lo premier, Quintus, frèro do Cicéron, soutient la réalité de ta divination. Sans raisonner cette science, il constate qu'on une foulo do circonstances, ses avortissomonts ot ses prédictions so sont réalisés. L'expérience est donc on sa faveur. Quintus s'appuie, en outre, sur lo consentement universel. Enfin, il reproduit l'argument stoïcien, à savoir quo les dieux connaissant l'avenir et aimant les hommes, ils doivent, nécessairement, faire en quelque mesure participer les hommes à cotte connaissance. Dans le second livre. Cicéron réfute cette thèse par des arguments do bon sens, avec autant do justesse quo de verve. Lo traité De la divination, qui ruinait une grando partie de la superstition païoano, tut en si grand honneur chez les chrétiens, qu'on 308 Dioclélien Te lit brûler avec les livres saints.
DIVINATOIRE adj. Qui appartient à la divination, qui a rapport ù la divination : L'art divinatoire. Il Qui sert ù la divination, iiui est employé pour deviner l'avenir : La baguette divinatoire. V. b,\c.ui-:tte.
Par ext. Qui jouit d'une sorte do double vue, qui n
la faculté do connaître les choses cachées : L'oeil des femmes est divinatoire. (Lamart.)
Divine Comédie (la), poème épique do Danto AHghiori (composé do UOO à. liilS; imprimé pour la première fois on 1 172), — Ce poèmo, l'uno des plus hautes conceptions do l'esprit humain, frappe tout d'abord par son ordonnance A la fois si savante et si profonde, par Vndmirablo symétrie à l'aido do laquollo lo poète a pu embrasser l'ensemble lo plus vaste de faits et d'idées, sans s'égarer un instant, sans que lo nombre infini dos détails ot des descriptions nuisit ù rharmonie do la composition.
I^ Divine Comédie ost une trilogie, uno numonso notion en trois actes : V/Cnfer, lo Purgatoire, lo /'«ru(/(«;chaouno de CCS trois parties, appelées Cantiiiues pur lo poète, so
DIVINEMENT — DIVISIBILITE
subdivise elle-mèrae on chants très courts, de cent trente à cent quarante vers environ; le nombre total des cliants est de cent. L'Enfer sert d'introduction à toute l'œuvre. Dante suppose qu'il se trouve au milieu du chemin de sa vie, à l'entrée d'une forêt obscure, dont le souvenir seul lui cause des angoisses. Il veut avancer; trois bètes horribles lui barrent le passage; alors paraît l'ombre de Virgile, qui lui propose de le guider. Dante accepte et entreprend avec le poète latin son long voyage à travers le monde des âmes. Virgile le prévient qu'il ne l'accompagnera que dans l'enfer et dans le pur^^atoire; quand ils seront arrivés au paradis, uu autre guide, Béatrix, le conduira dans ces sphères dont un païen ne peut point passer le seuil. Aussitôt commence la célèbre pérégrination du Florentin à travers les damnés et les supplices. C'est la partie la plus etfrayante et la plus connue du poème; la singulière diversité des châtiments; la rapidité avec laquelle Dante passe en revue tous les grands coupables historiques, et marque d'un trait, ineffaçable malgré sa brièveté, ces physionomies grimaçantes ; la grâce de certains épisodes au milieu de toutes ces horreurs, attestent uue vigueur d'imagination que nul n"a égalée. Sur ce fond si sombre se détachent des épisodes admirables, tels que les amours et le châtiment de Francesca de Rimini et de Paolo Malatesta, la mort d'Ugolin et de ses enfants dans la tour de Pise, Bertrand de Born, et bien d'autres- Le Purgatoire et le Paradis n'offrent pas d'épisodes aussi dramatiques; le Pa/^idis surtout, où, en traversant les différents cercles du ciel, le poète ne fait que converser tantôt avec son guide, Béatrix, tantôt avec les bienheureux ou les illustres penseurs qu'il rencontre: saint François, saint Dominique, saint Benoît, saint Thomas d'Aquin, Siger de Brabant, Pierre Damien, etc.. et décider avec eux divers points de théologie, mais il atteint partout la même sublimité d'expression.
Dans la Divine Comédie Dante s'est manifesté comme un des plus grands génies do l'humanité. Il a fait de son poème une immense encyclopédie, où est incluse toute le science de son temps, formulée en vers d'une précision, d'une puissance, d'une portée incomparables. Ou les étudie, on les commente depuis six siècles sans avoir encore
Îiénétré toutes leurs profondeurs. Dante a, de plus, créé la angue italienne, et avec une telle autorité que c'est à peine si quelques-unes de ses tournures ont vieilli, si quelques mots de son vocabulaire sont tombés en désuétude.
DIVINEMENT (rad. divin) adv. Par Dieu, par la puissance, par la volonté de Dieu : Un écrivain divinement inspiré, il Par ext. D'une manière parfaite, excellente : Etre
DIVINEMENT lof/é. Vin DIVINEMENT boH.
DIVINIS (A), locution latine, employée en droit canon quand l'autorité ecclésiastique interdit à un prôtre la célébration des choses divines, c est-à-dire des fonctions de son ordre. (On dit, alors, qu'il est suspendu a divinis.)
DIVINISATION (si-on) n. f. Action de diviniser : La divinisation de la matière.
DIVINISER (du lat. divinus, divin) v. a. Faire dieu, mettre au rang dos dieux : Les païens^ divinisaient les héros, it Par ext. Donner un charme divin à : Diviniser le plaisir.
— Par exagér. Elever très haut, exalter, préconiser : Que l'Italie ait divinisé Dante, cet enthousiasme est naturel. (Laharpe. ) L'amour divinise ce qu'il aime. (Do Ségur.) Il Sanctifier : L'évangile divinise l'obéissance dans l'épouse, dans l'enfant, dans le serviteur. (Michon.)
Se diviniserj v. pr. Se faire dieu, se mettre au rang des dieux : Alexandre se divinisa. Il Par exagér. S'élever très haut, preudre une sorte de caractère divin.
DIVINITÉ (lat. divinitas, même sens; do divinus, divin) n. f. Nature, essence divine : Nier^ Méconnaître la divinité de Jésus.
— Dieu ou déesse du pao:anisme : Le soleil était la divinité principale de tous les peuples voisins de l'empire mexicain. (Chateaubr.)
— Par ext. et dans le sens absolu, Dieu lui-même : La définition de la Divinité échappe à l'intelligence. (Proudh.)
— Fig. Personne ou chose divinisée, préconisée à cause de soq oxcellence vraie ou prétendue : L'espérance est une divinité qui n'a ni temple ni autels que dans nos cœurs. (Fén.) ii Femme d'une grande distinction, d'une rare beauté: femme aimée, maîtresse.
— Hist. rom. Titre que prcuaiout quelques empereurs romains.
DiviON, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 12 kilom. de Béthune, sur un sous-affluent de la Lys par la Lawe; 1.208 hab. Mine de houille.
DIVIS, ISE (rj, i;* — tiré de indivis) adj. Divisé, partagé. (Peu usité et seulement par opposition à indivis.)
— n. m. Etat d'un bien partagé entre plusieurs propriétaires; partage d'un bien entre plusieurs propriétaires : Demander le divis.
— Loc. adv. Par divis^ Après partage, dans un état de partage : Posséder par divis. (Peu usité et seulement par opposition à par indivis.)
— Anton. Indivis, ise.
DIVISANT {:an}, ANTE adj. Qui divise.
DIVISE (de diviser) n. f. Pièce héraldique qui est une fasco réduite à la moitié de sa largeur. n On dit mieux bubèlk, quand elle est en nombre.
DIVISÉMENT (rad. diviser) adv. Séparément : Hien ne peut être conçu divisÊMENT dans son être substantiel. (Boulainvilliers.) [Vieux.]
— Anton. Indivisément, Bolidai rement.
DIVISER (du lat. dividere, supin divi- «um, diviser) V. a Partager en plusieurs D'argent à la divise parties isolées : Diviser une planche, en de gueules.
cinq morceaux, ii Indiquer des divisions, des séparations sur : Diviser un angle en deux parties ét^ales. Il Etablir des divisions politiques dans : DiviSEit un Etat en provinces. \\ Etablir des parties distinctes dans : Les républicains diviskikst les mois en trois décades. Diviser un discours en trois points. [1 Morceler, distribuer par petites portions ; Diviser la question, ii Diviser le travail, Conrtor chaque parti© d'un travail à un ouvrier spécial.
— Etudier séparément, considérer par parties séparées : Dieu est tellement grand et tellement vaste, que, pour le comprendre, il faut te diviser. (J. Joubort.)
— Par ext. Séparer, écarter l'un de l'autre : Horace divisa les Cui'iaces. il Désagréger, désunir les parties de : Les eaux entî-ainent Us sahYeSj les terres, les graviers qu'elles peuvent DIVISER. (Butf.)
— Fig. Désunir, mettre en désaccord, en discorde : L'intérêt vaiT autaiit les hommes qu'il /e^ divi.se. (M'^'^C. Bachi.)
— Machine à diviser, Machine employée pour établir dos échelles mathématiquement exactes' sur les instruments dits « de précision » et servant au mesurage.
— Dr. Faire doux actions juridiques distinctes de : Cause que l'on ne peut diviser.
— Mathém. Partager en parties égales, en parlant d'uu nombre : On divise les nombres décimaux par 10 en déplaçant la virgule d'un rang vers la gauche.
— Typogr. Diviser un mot. Le séparer en deux parties dont oh place l'une à la iin d'une ligne et l'autre au commencement de la ligne suivante.
Divisé, ée part. pass. du v. Diviser.
-- Gramm. Sens divisé. Sens improprement attribué à un mot, auquel il a actuellement cessé de convenir et qui devrait, à la rigueur, être modilié par l'indication de cette circonstance. (Quand Jésus a dit : Les aveugles voient, il a voulu dire : Ceux qui étaient aveugles voient ; il a donné à ses paroles un sens divisé.)
— Hist. nat. Se dit de tout organe qui, bien que formé en apparence d'une seule pièce, est partagé profondément en parties qui se continuent presque jusqu'à sa base.
Se diviser, v. pr. Etre divisé, partagé, il Etre composé de parties distinctes.
— Fig, Se séparer, se désunir, il Entrer en discorde. Il Différer d'avis, d'opinion: Sur presque toutes les questions, les philosophes se divisent.
— Arithm. Etre divisible, ne pas donner de reste à la division : S60 se divise par les nombres premiers 5, 3 et 5.
— Allus. hist.: Diviser pour régner. V. divideut règnes.
— Syn. Diviser, partager. Quand on divise, les parties conservent k'urs rappuris avec le tout, ou ne sont considérées que d'une manière spéculative ; quand on partage, chaque partie devient un tout qui reçoit une destination particulière. On divise un cercle en 3(jO degrés ; on partage une succession en autant de parts qu'il y a d'héritiers.
— Anton. Multiplier, réunir.
DIVISEUR (lat. divisor; de dividere, supin divisum, diviser) n. m. Arithm. Dans nue division. Nombre par lequel on en divise un autre, ii Diviseur d'un nombre, Second nombre qui divise exactement le premier, il Comînun diviseur, Nombre qui on divise exactement plusieurs autres : 5 est un COMMUN DIVISEUR de i5 et de 30. ii P/hs grand commun diviseur. Le plus grand de tous les communs diviseurs à plusieurs nombres donnes : 15 est le plus grand commun DIVISEUR de 30 et de 45. il Diviseur premier. Nombre qui en divise un autre, mais qui n'a pas lui-même de diviseur.
— Antiq. Nom que les Romains donnaient à des agents subalternes, chargés, dans les comices, de faire partager le peuple en curies, centuries ou tribus : Les candidats chargeaient les diviseurs de distribuer en leur nom de l'artjent parmi les votants.
— Adjcctiv. : Le nombre diviseur. La fraction diviseur.
Système diviseur : A, réservoir à matières sulides; B, conduit servaut ft l'écoulement des matières liquides; E, égout; C, cave.
— Système diviseur, Procédé de vidange consistant à obtenir la séparation des matières fécales liquides de celles qui sont solides. (Les matières liquides s'écoulent dans les égouts en suivant des branchements spécialement établis pour cet usage, tandis que les matières solides restent dans un récipient ad hoc.)
— Anton. Dividende.
— Enoycl. Arttlim. Los diviseurs, sous-multiples ou facteurs d'un nombre sont les nombres qui le divisent exactement ; par exemple, 2,3,4,6 sont des diviseurs ou sousmultiples de 12.
Les diviseurs premiers ou facteurs premiers d'un nombre sont les nombres premiers qui le divisent exactement. Les diviseurs premiers do 12 sont 2 et 3.
Pour déterminer les diviseurs d'un nombre, on commence par en chercher les diviseurs premiers ; pour cela, on divise le nombre proposé, autant de fois que possible, par le plus petit nombre premier 2 ; on divise de même, autant de fois que possilile, le dernier quotient obtenu par le second nombre premier 3, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on parvienne à un quotient égal à l'unité.
Les diviseurs premiers du nombre donné étant connus, on en forme les diviseurs composes, en multipliant deux à deux, trois à trois, etc., les diviseurs premiers.
Deux nombres peuvent avoir plusieurs diviseurs communs ; le plus grand de tous les diviseurs communs à ces deux nombres est appelé plus grand commun diviseur des deux nombres.
Pour obtenir le plus grand commun diviseur entre plusieurs nombres, on commence par décomposer ces nombres en leurs facteurs premiers, puis on fait le produit des facteurs /n-t'mirrs communs à ces nombres, dincun de ces facteurs étant affecté du plus pftit de ses exposants.
Ou peut aussi, pour trouver le plus grand commun diviseur ae deux nombres, divisor le plus grand par le plus petit, le plus petit par le reste obtenu, le premier reste par lo second, le troisième par le quatrième, et ainsi do suite jusqu'à ce qu'on arrive à un reste nul. Lo diviseur de la dernière division est lo plus grand commun diviseur cherché.
Pour trouver lo plus grand commun diviseur entre plusieurs nombres A, B, C, D, on peut encore chercher lo
plus grand commun diviseur a entre A et B, puis le plus grand commun diviseur p entre a et C, et enlin le plus grand commun diviseur y entre -i et D ; -j est lo plus grand commun diviseur cherché.
Les propriétés du plus grand commun diviseur sont renfermées dans les énoncés suivants :
Tout nombre qui en divise d'autres divise leur plus grand commun diviseur.
Lorsqu'on multiplie des nombres par un même facteur, leur plus grand commun diviseur est multiplié par ce facteur.
— Algèbr. Les diviseurs d'un polynôme sont les polynômes qui le divisent exactement, c'est-à-dire qui fournissent des quotients entiers. Les diviseurs les plus simples d'un polynôme en x sont du premier degré et de la forme (x — a). Tout polynûmo en .r du degré 771 est décomposable en m facteurs du premier degré de la forme (x — a). V. divisibilité.
Lo plus grand commun diviseur de deux polynômes en x est le produit des facteurs binômes communs* à ces deux polynômes ; on l'obtient par la même série d'opérations qui fournit le jilus grand commun diviseur de doux nombres entiers, c'est-à-dire qu'on divise le polynôme du plus haut degré par l'autre, celui-ci par le reste obtenu, le premier reste par le second, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on parvienne à un reste qui divise le précédent, et qui est le plus grand commun diviseur.
DIVISI (mol ital. signif. rfru(s^s)adj. m. pi. Mus. Mot qui, dans une partie à deux, placé au-dessus ou au-dessous de certaines notes indiquant de doubles octaves, signifie que l'exécution do ces passages doit être divisée "entre les deux exécutants : le premier doit faire les notes supérieures, et le second, les notes inférieures.
DIVISIBILITÉ n. f. Mathém. Qualité de ce qui peut être divisé ; La divisibilité d'un nombre par 3 se reconnaît lorsque la somme de ses chiffres est divisible par 3.
— Physiq. V. la partie encycl.
— Encycl. Physiq. La divisibilité est la propriété que possèdent les corps de pouvoir être partagés en portions distinctes les unes des autres. Elle est considérée comme une propriété générale de la matière, bien que n'étant pas essentielle. Nous concevons facilement la divisibilité de la matière à l'infini, quand il s'agit de n'y appliquer que la pensée. En réalité, nous pourrions citer beaucoup d'exemples de l'extrême ténuité à laquelle les corps peuvent être réduits. Un grain de carmin, quantité de matière colorante à peine visible, communique sa couleur à une quantité d'eau dix millions de fois plus volumineuse. Haiiy a divisé mécaniquement la mica en lames qui réfléchissaient un beau bleu, ce qui, d'après la règle de Newton, indique une épaisseur tellement petite qu'il pourrait y avoir 23.255 de ces lames dans une épaisseur de O^.ooi. On n'admet pas, cependant, que la matière soit divisible à l'infini; l'étude delà physique et de la chimie nous conduit à admettre, surtout pour la commodité de nos théories, que les corps, quels qu'ils soient, sont formés par le grou-
ficment d'éléments indivisibles, atomes ou molécules, sur esquels agissent les forces phvsico-chimiques.
— Arithm. Les principes de la théorie de la divisibilité sont tous renfermés dans l'énoncé suivant : Un nombre composé par voie d'addition ou de soustraction de parties d'visibles par un même nombre est divistble par ce nombre, uu, eu d'autres termes : Le résultat définitif d'additions et lit:' soustractions effectuées sur des rnult/ples quelconques d'un même nombre est un multiple de ce nombre.
Pour abréger les calculs, il est important de savoir, à priori, si un nombre est exactement divisible par un autre; dans le cas ot"i le second nombre est simple, on peut souvent le reconnaître à l'aide d'opérations simples ; l'énoncé de ces opérations constitue les ccnditiofis ou caractères de divisibilité.
— Caractères de divisibilité d'un nombre par 3 et ses puissances 4, S, 16. etc. On démontre, en arithmétique, que : le reste de la division d'un nombre par ? est le même que le reste de la divisio7i du dernier chiffre de ce nombre par S , le reste de la division d'un nombre par 4 est le même que le reste de la division par 4 du nombre formé par les deux derniers chiffres à droite du nombre considéré, etc. ; on on conclut que : pour (ju'uu nombre soit divisible par 2, il faut, et il suffit, que le chifi!"re de ses unités soit divisible par 2, c'est-à-dire que ce chiffre soit 2, 4, 6, 8 ou 0 ; pour qu'un nombre soit divisible par 4, il faut, et il suffit, que le nombre représenté par ses deux derniers chiffres à droite soit divisible par 4. Pour qu'un nombre soit divisit)lo par 8, par IS, etc., il faut, et il suffit, que le nombre formé par ses trois, quatre, etc., derniers chiffres à droite, soit luimême divisible par 8, par 16, etc.
— Caractères de divisibilité d'un nombre par 5 et ses puissances 25, i'25, etc. On démontre, en aritlmiétique,que : le reste de la division d'un nombre par 5 est le même que le reste de la division du dernier chiffre de ce nombre par 5; le reste de la division du no7nbre par ;'5 est le même que le reste de la division par 25 du nombre formé par les deux derniers chiffres du nombre considéré, etc. ; on en conclut que, pour qu'un nombre soit divisible par 5, il faut, et il suffit, que son dernier chiffre soit 5 ou 0 ; pour qu'il soit divisible par 25, il faut, et il suffit, que ses deux derniers chiffres forment un nombre divisible par 25, etc.
— Caractères de divisibilité d'un nombre par 9. On démontre, en arithmétique, que tout nombre est un multiple de 9 augmenté de la som7ne de ses chiures significatifs; il s'ensuit qu'«7i jwmbre est divisible par 9 loi'sqiw In somme de ses chiffres significatifs forme un nombre divisible par 9.
Ce que nous venons de dire du diviseur 9 convient aussi au diviseur 3 : Tout nombre est un multiple de S, augmenté de la somme de ses chiffres significatifs.
— Caractères de divisibilité d'un nombre par H. On démontre en arithmétique que tout nombre se compose d'un multiple de H, augmenté du nombre obtenu en faisant la sojiime de ses chiffres de rangs impairs à partir de la droite, et en retranchant du total la somme de ses chiffres de rangs pairs. Par suite, un nombre est divisible par 11 lorsque la somme do ses chiffres do rangs impairs à partir do la droite, diminuée de la somme doses chiffres do rangs pairs, est U ou un multiple de 11.
— Caractères de divisibilité par 7 et par fS. On démontre que: si l'on décompose un nombre quelconque en tranches lie trois chiffres, à partir do la droite, qu'on fasse la somme dos nombres composant les tranches de rangs impairs et qu'on en retranche la somme des nombres composant les tranches de rangs pairs, la différence, divisée indifférem-
mont par 7 ou par 13, donnera les mômes restes qu'aurait (lounos lo nomlii'o lui-môme. Ou déduira aisiimoiit do là les caractères lie divisibilité.
— Caractères <lf dwisibilitt^ par un nombre D quelconque. Soit D un nombre quolconquo premier avec lo, lu fraction -— - convertie on décimales donnerait, comme ou sait,
un quotient périodique simple, loquol à son tour pourrait iMro remis sous la forme d'une fraction ordinaire, dont lo dénominateur no serait cumposô que do ciiiirres 9 ; or, soit n lo nombre do ces 9, lo" — 1 sera lo dénominateur do la fraction obtenue par l'iutormôdiairo du quotient périoditiue, mais l'égalité de cotte fraction et de la fraction
proposée -- oxijjera que lo" — 1 soit divisible par D.
Ainsi, quelque nombre D, premier avec 10, que l'on considère, il existe toujours une ceriaino puissance de 10, lo" , qui, diminuée do 1, donne un muliiplo du nombre considéré. Cola étant, pour obtenir lo reste do la division d'un nombre par lo diviseur 1), on pourra décomposer ce nombre en trancbes do n chiH'res, faire la somme des nombres représentés par ces tranches et diviser la somme obtenue par D.
— Alf^ôbr. Le mot divisibilité n'a de sens en algèbre qu'autant qu'il s'agit d'expressions entières ou do polynômes. On dit qu'un polynôme est divisible par un autre polynôme, lorsque le quotient do leur division peut être exprimé par un polynôme.
Il est très important d'établir lo caractère de divisibilité d'un polynôme, en x par exemple, par un binôme x — a, a représentant soit un nombre, si les coefficients du polynôme proposé sont eux-mêmes numériques, soit une expression formée des lettres qui entrent dans ces cofflicieuis.
On démontre que le reste de la division d'un polynôme entier en .t par x — a est le résultat que l'on obtient en remplaçant dans lo polynôme x par a; on eu conclut que, pour qu'im polynôme en x soit divisible par un binàmç X — a, il faut, et il suffit, que la substitution de a à x dans le polijnôme le rende identiquement nul.
On conclut aisément do là qu'ici polynôme quelconque en X est toujours décomposable en autant de facteurs bindwies de la forme x — a qu'il y a d'unités dans son deyré. 11 en résulte quo toute équation du degré m a nécessairement m racines, et m seulement. Si a, 3, f, etc., désignent 1ns racines d'une équation, le premier membre de cette équation doit être identiquement le produit des binômes (x — a), (jr — 3), etc.
Les diviseurs du premier degré d'un polynôme en sont les diviseurs premiers ; ils jouissent des mémos propriétés, par rapport à ce polynôme, que les facteurs premiers d'un nombre entier par rapport à co nombre.
— Anton. Indivisibilité.
DIVISIBLE (lat. divisibilis ; de dïvidere, supin divistim. diviser) adj. Qui peut être divisé.
— Dr. Oùliijalion divisible, Oldigation dont c^ertaines parties peuvent être isolées et accomplies indépeudamment des autres.
— Mathém. Qui se divise exactement, qui ne donne pas de reste à la division : /5 est divisible par 5. il Nombre divisible par un autre, Celui qui contient ce dernier un nombre exact de fois ; par exemple, 24 est divisible par 2, par 3, par 4, par 6, par 8 et par 12 : Un nombre divisible par un autre est un multiple de cet autre.
— n. m. Co qui est divisible ; // n'y a point de divisible qui soit le plus petit divisible. (Didor.)
— Anton. Indivisible.
DIVISIBLE ME NT adv. D'une façon divisible. (Peu us.)
DIVISIF, IVE adj. Qui appartient à la division, qui concerne la division : Des propriétés divisives.
— Gliir. Bandaye dicisif. Bandage qui tient des parties écartées et en empêclie l'adhérence, ii Bandage qui sort à maiiiienir la tête dans sa position verticale.
DIVISION {\a.t. dii'isio, même sens; do dioidere, supin divisuin, diviser) n. f. Action : 1" de séparer en parties distinctes et isolées; 2" d'indiquer des parties distinctes: La division du terrain en inanyles et en trapèzes est la première opération de l'arpenteur. ii Action d'établir <ios parties distinctes, état qui en résulte : La division de la France en départements, il Action de morceler, do diviser on petites portions : I.M, iuvision de la propriété.
— Par anal. Séi)aration, action d'isolor. il Action de rendre distinct ; Les divisions rft'i Innyues n'impliquent pas nécessairement des divisions de races. (Konan.] ii Désagrégation : Le séjuur dans l'eau amène la division ties matières.
— Opération do l'esprit par laquelle on isole un objet pour le considérer, pour l'étudier à part : La division est l'instrument de l'analyse. (Géruzoz.)
— Par ext. Partie obtenue par l'opération même do la division ; La minute est une division de l'heure parlaijée en 60 parties égales. \\ Chacune dos parties distinctes d'un môme ouvrage : Le yrand nombre de divisions, loin de rendre un ouvraye plus solide, endctruit l'assemblage. (Buir.)
— Fig. Dissension, discorde, désunion : Semer, Fomenter la division.
— Admin. Réunion do plusieurs bureaux sous un môme employé perlant le titre do » chef do division •> et qui ne constitue pas un service assez important pour former une direction : Un chef de division.
— Admin. milit. Division territoriale qui comprenait autrefois plusieurs départements placés sous l'autorité d'un général do division, il Corps militaire composé do doux ou trois brigades avec artillerie, génie et é<|uipages : Un général de division, il Troupe do manœuvre, formée de deux compagnies ou do deux escadrons : Former les divisions.
-^Chir..S(iparation accidentelle do parties naturellement unies, il Séparation méthodique do parties naturellement ou accidentellement unies : Opérer la division des phalanges.
— Dr. Division de biens. Partage entre vifs d'un héritage. Il Uénéficc de division, Kxcoption on faveur do lu caution, par laquello celle-ci obtient que le créancier diviso sa demande entre tontes les cautions, il Sans division ni discussiun. Solidairement, chacun pour tous.
— Dr. parlom. Manière de consulter l'opinion d'une assemblée parlomonlairo (on Antletorre, la Chambre dos <,'ommnnes), et qui consiste à la séparer en deux parties, l'une composée de coux r|ui adoptent la mesure on passant à droite do la Chambre, l'autre do ceux ([ui la rejettent en passant à gaucho : Demander ta division.