‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 748 sur 870 · V. ZEN-SIOC · texte numérisé non relu

V. ZEN-SIOC

DOGUER [qhé^, (SE), V. pr. Se battre en se heurtant mutuellement avec la tête : Les béliers se doguent surtout dans le temps de larnonie. (Legoarant.)

DOGUET {ghè) n. m. Nom que les pêcheurs donnent : 1" à une petite morue; 2" à l'aigrefin, notamment dans les ports du littoral nord de la France.

— Nom sous lequel, dans l'ouest de la France, on désigne un cochon court, trapu, â oreilles droites.

DOGUIN(9/îm),INE n. Petit, mâle ou femelle, du dogue : Elever un DOGuiN.

— n. m. Individu résultant du croisement du dogue commun et du petit danois, il En Normandie, Variété de cochon trapu, à oreilles droites.

DOMAD ouDEVAD.villede l'Hindoustan occidental (Goudjeral), ch.-l. d'une principauté(|ui relève de l'Etatde Scindia et est tributaire de l'empire anglais des Indes; 11.500 hab. Son importance stratégique est grande: elle commande les déniés des monts Doungars, qui mènent du plateau de Malvadans les terres basses du Goudjerat. Fort construit par Aurangzeb.

DOHATCHI, DORA et DZAROUGANÉ

n. m.^ase sonore en bronze, affectant la forme d'une cloche hémisphérique renversée, dont le son, très puissant et prolongé, sert au Japon pour annoncer aux bouddhas et aux dieux le commencement et la fin des cérémonies religieuses.

Dogue.

Dô-Guen.

DdhatcLî.

DoHCM, comm. ilii Pas-do-Calais, arr. et A U kilom. do Saint-Omor, sur lo massif entre la Lysetl'Aa; 1.083 hab. Coniiuorco do bestiaux.

DÔHLEN, bourg d'Allemagne [Saxe [cercle do Dresde]), sur lu Weiss.M'itz, atHueut de l'Elbe; 2.500 hab. Ilouillùro, lor};u oL m-tèrio, verrerie.

DOHM (Clirétien-Guillaumo dk), diplomate et historien allemand, né à Lomgo en 1751, mort près do Hohonsioin on 1820. Il fut nommé archiviste, secrétaire privé et consoillor au niinisiéro dos atrairos étrangôres. Lors des démêlés entre la Prusse et l'Autriche, il rédigea un mémoire justificatif des prétentions de la fi-usse, intitulé Histoire de la discussion relative à la succesaion df (a liavit^re, avec un exposé de la situation de ce pays (Berlin, my). U publia avec Mendelssohn : Amélioration de l\Hat civil des Israélites (Berlin, 1781). Après diverses missions diplomatiques, il fut nommé conseillé privé (1788' et ministre plénipotentiaire, puis anobli. Kn 1789. il publia la Hévolution liéfjeoise et se posa en défenseur dos droits de l'homme. Lors de l'invasion française en 1806, il so rendit auprès de Napoléon et parvint à épargner à cette province les rigueurs et tes vexations. Il fut nommé conseiller d'Etat en 1807 et, en 1S08, ministre pléniiiotentiairo près la cour de Saxe. II prit sa retraite en 1810. Dohm a écrit aussi : Exposition succincte du sjfstème physiocratiûue (1778); De la ligue des princes allemands (1789); et A/tUnoiresde mon temps, de i77Sà iS06 (Lemgo, 1814-1819).

Dohm (Ernest), écrivain humoristique allemand, né à Breslau en 1819, mort à Berlin en 1883. Il collabora à diverses revues et devint, en 1849, rédacteur en chef du « Kladderadatsch », sorte de « Charivari » berlinois. Outre des traductions, on lui doit des pièces comiques; entre autres : la Guerre de Troie et le Sauveur. — Sa femme, Hedvige Dohm, née à Berlin en 1833, s'est occupée de l'émancipation des femmes , et a publié notamment : l Emancipation scientifique de la femme (1874) ; le Droit de la fonme (1876), et des comédies.

DoHNA, ville d'Allemagne (Saxe [cercle de Dresde]), au confluent de l'Elbe et de la Miiglitz ; 2.750 hab. Au xiV siècle, y siégeait le yyial ou la table des chevaliers de Dohna, tribunal célèbre, aux sentences duquel recourait même l'étranger. Restes d'un vieux château, berceau de la famille de Dohna.

Dohna (comté de), formé, en 1840, dans la Prusse orientale (arr. de Preussisch-Holland), près Kœnigsberg, des terres éparpillées de la famille do Dohna, et dont trois ou quatre titulaires sont, depuis, membres héréditaires de la cliambre des seigneurs de Prusse.

Dohna, grande famille allemande, que l'on trouve mentionnée dès le X" siècle. Celui qui a laissé le plus grand souvenir dans l'histoire est Jkan ou Jkschke de Dolina, qui entra en lutte contre le margrave Guillaume do iMisnie. Vaincu, il se réfugia auprès de l'empereur Sigtsmond ; mais celui-ci, loin de lui prêter appui, le fit décapiter comme perturbateur de la paix publique. Au xV siècle, la famille des Dohna se partagea en deux branches, dont l'une se lixa en Sdésio. et l'autre en Prusse. — Abraham II, comte de Dohna, mort en I612, prit part aux guerres de religion. — Karl Hannibal, son lils (1588-1633), s'attacha à l'Autriche, se signala par ses cruautés contre les protestants, et fut nommé comte de l'Empire. — Fabian, comte de Dohna (155O-I622), homme de guerre au service de la Pologne, vint au secours de Henri IV contre les ligueurs. — CHRisTOPHii-DELPHicus, burgrave et comte de Dohna-Carwinden (1628-1668), entra au service de la Suède et de la reine Christine, et se distingua par ses talents militaires et diplomatiques. — Alexandeb de Dohna-Schlobitten et chef de la famille de Schlobitten (1661-1725), fold-maréchal au service de la Prusse. — Christopue de Dohna-Schlodien (1665-1733), frère du précédent et colonel d'un régiment d'émigrés français iormé à la suite de la révocation de l'édit de Nantes. Il a laissé des Mémoires originaitx sur le règne et la cour de Ere' déric I", roi de Prusse. — Chistophë de Dohna-Schlodien (1702-1762), général prussien, fils du précédent, se distingua pendant les guerres de Silésie et de Sept ans. — Frédéric-Fkh[>inand-Alexander, burgrave et comte de Dohna-Schlobitten (I77i-l83l), administrateur distingué, fut ministre de l'intérieur de 1808 à 1812 ; adversaire de Napoléon, il eut l'idée de la landwekr. Il fut gouverneur de la province de Prusse jusqu'en 1814. — Cuarlks- Fbédéric-Emilk, comte de Dohna-Schlobitten (1784- 1859), frère du précédent. De 1806 à I8II, il fut l'àme de la résistance contre la domination frantjaise. En 1811, il passa au service de la Russie, pour qui il fit les campagnes de 1813, 1814, 1815; puis reprit du service dans l'armée prussionne, assista ;l Waterloo, et mourut feld-maréchal. il fut lo gendre de Scharnhorst.

DOHRN (Antoine), naturaliste allemand, né à Stettin en 1840, fils do l'entomologiste Charlos-Auguste(1806-1892). Docteur et privat-docent en 1868, il fonda, en 1870,1a fameuse station zoologique du golfe de Naplos, ouverte libéralement à tous les savants. Ses travaux sur V Origine des vertébrés (Leipzig;, 1875) et sur le développement et l'embryologie des articulés l'ont, à juste titre, rendu célèbre.—Son frère, Henri Dohm, né à Brunswick en 1838, naturaliste et homme politique, a fait partie du Rcichstag allemand, de 1881 à 1885.

DOIGT {dni — du lat. digitus, mot qui correspond au grec (luklulos) n. m. Chacun dos prolongements distincts, composés de phalanges articulées, le plus souvent mobiles, iHii terminent lus pieds des animaux, les pieds et les mains Ile rhommo et du sin^e, et, spécialom., Chacune dos cinq parties libres et mobiles qui terminent les mains et Ion pieds de l'homme : Aous avons dix uoiaTS aux mains et dix DOIGTS aux pieds.

— Fig. Agent d'une activité quelconque ; Les mots s'illuminent quand le doigt du pointe y f'a^t passer son phosphore. [G. Jûubert.) 11 Doigt de Dieu, Action, influonco de Dieu sur les événements humains.

— Loc. div. : /.es quatre dtiigts, Los quatre doigts les plus longs par opposition au pouco. 11 Le petit doigt. Lo [dus court clos cinq doigts et le plus éloigné du pouce.

Il Les cinq doigts, La main ouvorte : Appliquer à quelqu'un l,ES ciN(,( DOKiTs sur la joue, il Tirer au doigt mouillé, Tiri-r quelque chose au sort, en choisissant entre plusieurs doigts que l'on présente et dont un seul est mouillé on dessous.

Il Doigt lie gant, Chacune dos parties d'un gant qui sont dostinôoa â. couvrir les doigts. 11 Travers de doigt ou sim-

nlement Doigt, Dimension grossièrement évaluée par l'épaisseur d un doigt : Un ruban de quatre doigts. Boire un DOIGT de vin. Il Un doigt. Deux doigts, Quelques doigts. Une certaine quantité, le' plus souvent présentée comme considérable : Eemme qui a mis dkux doigts de rouge. Avoir UN DOIGT de crasse sur ses mains. \\ A deux doigts de. Très près de : Voir utie épée À deux doigts de sa poUrine. Etre k DEUX doigts de sa perte, il Un doigt de cour, Un brin do cour : Faire un doigt de cour à une femme. Il Compter, Calculer sur ses doigts, avec ses duigts, par ses doigts, proprem., Calculer au mo^eu dos doigts do la main, et tig.. Supputer avec attention. 11 Montrer du doigt, ou au doigt, ou avec le doigt, ou du bout du doigt, Désigner avec le doigt. — Désigner comme un objet digne <ie moquerie, railler : On montre au doigt les maris comptaisatits. — Désigner publiquement, dévoiler : Montrer au doigt un coupable. Il Avoir une bague au doigt. Avoir (juelque chose d'açréablo, mais do superflu. 11 Avoir une jolie (ou une belle) bague au doigt. Avoir une bonne place, un beau revenu, etc. il Donner sur les doigts à : i<* Donner des coups sur les doigts de ; 2<' Vaincre, battre ; S» Réprimander, gourmander, châtier. Il Avoir sur les doigts. Etre repris, châtié ou humilié. 11 Les doigts lui démangent : r II a grande envie do se battre ; 2** U brûle décrire, ti Mordre ses doigts ou Se mordre les doigts : 1" Se donner du mal. chercher avec inquiétude ; 2" Se repentir, avoir regret. 11 Mettre h doigt sur la bouche, Faire signe de garder le silence. Il Pop. Se mettre{o[i Se foui'rer) le doigt dans l'œil, Se porter un tort, se causer un dommage à soi-même, s'abuser grossièrement. Il Mettre son doigt (ou sa main) au feu, Affirmer avec une grande vivacité, se déclarer absolument certain de. 11 Toucher au doigt [on du doigt). Toucher au doigt et à l'œil. Voir au doigt et à /œ?7. Voir, comprendre très clairement, très nettement, il Toucher du doigt. Etre très près de : Toucher DU DOIGT la mort. 11 Toucher du bout du doigt : 1" Effleurer à peine, toucher très légèrement; 2" Traiter avec beaucoup d'égards ou de ménagements : C'est une personne, c'est un sujet qu'il ne faut toucheb que du bout du doigt. 11 A'e pas toucher du bout du doigt, en parlant d'une femme, Ne rien faire absolument qui puisse alarmer sa pudeur. Il Aller au doigt et à l'œil, Aller très mal, en parlant d'une montre; proprem. N'aller que lorsqu'on pousse l'aiguille avec le doigt. 11 Conduire au doigt et à l'œil, Diriger avec une extrême vigilance, une grande énergie. 11 Obéir, Marcher au doigt et d l'œil. Obéir au premier signe. 11 Mettre le doigt sur, Deviner juste. 11 Mettre le doigt sur la plaie. Deviner où est le mal. 11 Avoir mal au bout du doigt. Avoir un mal tout à fait insignifiant. 11 Avoir des yeux au bout des doigts. Avoir le sens du loucher excessivement délicat. Il Avoir une ressource au bout de ses doigts. Pouvoir se procurer quelque chose par son travail, n Avoir dans les doigts. Posséder parfaitement ; exécuter très bien : Avoir un morceau de musique dans les doigts. (Se dit surtout en parlant d'un pianiste.) 11 Avoir des doigts de fée, Etre d'une adresse merveilleuse. 11 Avoir de l'esprit jusqu'au bout des doigts , Etre plein d'esprit. 11 Savoir, Coniiaity^e siir le bout du doigt : 1" Savoir très siîrement : Savoir son rôle sur le bout du doigt; 2" Connaître à fond : Je sais mon don Juan SUR LE bout du DOIGT. (Mol.) 11 A'e faire œuvre de ses dix doigts, Ne rien en faire du tout, être d'une paresse absolue. Il Ne pas 7'emuer le petit doigt. Ne se donner aucun mouvement, ne s'aider en rien, n Etre les deux doigts (ou comme les deux doigts) de la main, Etre intimement liés, il Y mettre les quatre doigts et le pouce : 1" Se servir salement d'un mots ; 2" Agir brutalement, lourdement, grossièrement. Il Croire qu'il ne s'agit que de remuer et souffler les doigts, Croire tout facile, ne douter de rien, il Mon petit doigt me l'a dit, Parole dont on se sert pour arracher la vérité aux enfants, en leur faisant croire qu'on a, dans son petit doigt, un révélateur de leurs actions. (Cette locution vient, vraisemblablement, de l'habitude qu^on a de porter à l'oreille le petit doigt, nommé auriculaire.) u Servir à lèche-doigts, Servir délicatement, mais peu abondamment, il A'e lécher les doigts, Y passer la langue pour ne rien perdre d'un morceau friand qu'ils ont touché, et au fi^.. Se lécher les doigts de quelque chose. Trouver cette chose très bonne, très agréaole. il Ça ne te brûlera pas les doigts. Se dit pour faire entendre aune personne qu'elle no doit pas compter avoir l'objet dont il est question.

— Poétiq. L'Aurore aux doigts de rose. Expression par laquelle les poètes, après Homère, ont désigné l'Aurore, à cause de la couleur du ciel avant lo lover du soleil.

— Astron. Douzième du diamètre apparent du soleil ou do la lune.

— Manôg. Extrémité du pied du cheval, comprenant le paturon, la couronne et l'os du pied.

— Métrol. Mesure de longueur usitée chez les Egyptiens et chez les Grecs, et valant 18 millimètres.

— Mus. Les doigts. Le doigté : .S'a>u les doigts, il y a des musiciens, mais non des pianistes.

— Pôch. Unité de mesure, servant à évaluer la grandeur dos mailles d'un filet ; Des mailles de deux doigts, de six DOIGTS, ii Pêcher au doigt. Tenir la ligne directement à la main, au lieu de l'attacher à la canne.

— Tochn. Pièce de la quadrature d'un appareil à répétition, qui entre sur l'arbre du barillet contenant lo ressort du petit rouage. H Pièce de répétition, i[ui sert à faire sonner les quarts.

— Télégr. électr. Doigt d'arrêt de la croix de Malte, Sorte do came qui, en pénétrant dans l'une dos échancrures convenablement conformée de la croix de Malte, s'y trouve arrêtée et empoche de remonter le ressort du barillet outre mesure.

— Zool. Nom donné aux prolongements qui terminent les extrémités des mammifères, dos oiseaux et di«s reptiles : à l'eusomble des derniers articles de la patte des insectes; aux .doux derniers articles mobiles de la pince des crustacés ; aux segments des polypes dits alcyons, etc.

— pKOV. : Entre l'arbre et l'écorce, etc. V. akbiie. ii Les cinq doigte de la main ne se ressemblent point, U no faut pas s'attendre ù plus d'unironnité entre les caractères, les vues, les opinions, qu'il n'y en a outre les cinq doigts do la main.

— Encycl. Anat. Los (/otf/(.ç sont les appendices qui terminent les membres. Leur base s'arlioule avec lo métacarpien correspondant (|ui les soutient, et leur sommet libre et arrondi so termine, ù la face palmaire, par une pulpe molle; à la face dorsale, par une lame cornée [Vonqle), r|ui dépasse le doigt et lo protège. Les doigtai dos pieds portont lo nom iVovteils. A chaque main, les doigts sont au nombre de cinq, qu'on désigne sous les noms do pouce, index, médius, annulaire, petit doigt ou auriculaire.

Annulaire

Auriculaire

celui de leur extenseur

DOHEM — DOIGTE

Le pouce est lo plus fort, quoique souvent lo plus court des doigts, et il est opposable aux autres ; le médius est lo plus long; l'index et l'annulaire, presque égaux, sont notablement plus courts et plus minces que le médius; l'auriculaire est le plus grôle de tous, tantôt plus long, tantôt plus court que le pouce.

On compte à chaque doigt trois articles appelés phalanges, soutenus par autant d'os distincts appelés aussi '( phalanges»!, dont lo premier s'articule par unoénarthrose avec lo métacarpien correspondant, et qui s'articulent ontro eux par des diarthroses trochléennes ou en poulie •, lo pouce seul non a que doux. On les appelle première, seconde et troisième ])lialaQge, ou bien encore phalange, phalangine, phalangette. Lorsque la main est abandonnée à elle-même, la seconde phalange est légèrement fléchio sur la première, et celle-ci sur l'os du carpe, tandis que la troisième est étendue sur la seconde ; chez quelques personnes, et spécialement chez les femmes, les deux dernières phalanges offrent une légère concavité vers la face dorsale du doigt, comme la Vénus de Médicis.

L'extrémité libre de la dernière phalange est garnie, sur la face palmaire, d'une peau, riche en papilles, très sensible, recouvrant une pulpe souple; le toucher y acquiert toute sa délicatesse. La face dorsale de cette même extrémité est protégée par un ongle, qui est en même temps un outil et une arme, d'où le nom de <> phalange uoguéale i) donné à la dernière phalange.

Les muscles qui font mouvoir les doigts ont tous leur origine à la main et à l'avantbras ; les tendons seuls se rendent aux doigts où ils s'insèrent, les uns à la base, les autres à l'extrémité. Sur la face dorsale , on trouve le tendon du muscle extenseur commun des doigts, qui s'insère à la phalange unguéale et se fixe, par des fibres lamineuses, aux autres articulations. L'index et l'auriculaire présentent un second tendon , propre. Le pouce a pour lui seul tout un système de muscles. Les artères des doigts, au nombre de deux pour chaque doigt, désignées sous le nom de « collatérales >' et accompagnées des veines collatérales, sont fournies par les arcades superficielles et profondes de la main et longent les côtés des tendons palmaires. Les vaisseaux lymphatiques des doigts sont les uns superficiels, les autres profonds; ils se rendent tous aux ganglions de l'aisselle. Les filets nerveux qui se distribuent aux doigts sont fournis par les nerfs médian, cubital et radial.

— Pathol. Les doigts présentent des anomalies dans leur nombre (v. polydactylieI, dans leur conformation (v. ÀCROMÉGALiK, syndactylie). Ils pouvout être déviés

far le rhumatisme déformant. Ils se gangrènent dans asphyxie locale des extrémités ou maladie de Reynaud.

Le doigt mort, qui consiste dans uu trouble vaso-moteur ( vaso-constriction ) passager, produisant la pâleur, le refroidissement, la perte de la sensibilité quand il n'est pas lié à une névrose, est un des premiers symptômes de la maladie de Bright. Un ou plusieurs doigts peuvent être atteints simultanément.

Les doigts en grifl'e (première phalange étendue, les deux autres fortement fléchies) indiquent la paralysie du nerf médian (index, médius) ou du nerf cubital (annulaire, auriculaire).

La phalange unguéale est sujette à une inflammation d'allure spéciale, appelée /lanaris.

Les plaies des doigts (brûlures, écrasement, etc.) comportent comme indication spéciale l'isolement complet do chacun deux pour éviter la soudure pendant la cicatrisation. L'amputation est quelquefois nécessaire.

Le doigt hippocratique consiste en une hypertrophie do la dernière phalange, qui se renfle on baguette de tambour, pendant que l'ongle s'altère et se courbe. C'est ordinairement un signe datfoction chronique du poumon ou du cœur, quelquefois du foie.

— Zool. En zoologie, les doigts sont des organes composés de phalanges qui terminent les membres des animaux des trois premières classes, c'est-à-dire dos mammifères, des oiseaux et des reptiles. Los mammifères n'ont jamais plus de cinq doigts et plus de trois articulations ; mais parfois ils en ont moins, et le nombre des doigts n'est pas lo même dans les membres antérieurs et postérieurs. Les doigts ont fourni d'excellents caractères, que plusieurs naturalisi(^s ont pris pour base des classifications dans lo règne animal. Certains animaux, chez les mammifères, ont les doigts munis d'ongles aigus et tranchants qui deviennent pour eux une arme puissante. Chez les bimanes et les quadrumanes, les doigts sont les narlies du corps dans lesquelles le tact se développe an pins haut degré. Chez les oiseaux, les doigts ne sont pas visibles aux membres pectoraux: ils forment l'extrémité des ailes. Quelquefois, unis par une membrane solide et moins développée qno celle qui les lie dans les mains de la cljauve-souris, ils passent insensiblement à l'état do nageoires, comme chez les phoques et les cétacés.

DOIGTÉ ou DOIGTER [doi-té — rad. doifft) n. m. Mus. Jeu des doigts, dans l'exécution sur les instruments à cordes : A voir un excellent DoiOTh";.

— Par ext. Sorte d'habileté mécanique, ce qu'il y a do plus matériel dans la pratique d'un art : Pour faire des vers, il faut un doigté, si l'on peut s'exprimer ainsi, acquis de longue main. (Th. Gaut.)

— ENrYCL. Que ce soit sur un instrument à cordes, comme lo violon, la guitare ou la harpo; ù clavier, comme l'orgue ou le piano; à vent et ù clefs, comme la flilte. lo hautbois ou le basson, on appelle doigté la marche dos doigts sur cet instrument au cours do l'exécution musicale. Lo doigté est l'une dos grandes difficultés des instruments à cordes et à clavier. U n'est nullement arbitraire et repose au contraire, on prinoino général, sur des données précises et nettement formulées, non seulement pour que l'exécution soit correcte et naturolle. mais pour que, lisant à première vue, rexécutant no soit jamais ni arrêté ni hésitant en présence d'une difliculté quelconque. Ce n'est précisément que dans la musique do certains virtuoses exceptionnels, tels, par exemple, que Liszt pour lo piano ou Paganini pour le violon, que lo doigté prend

DOIGTER — DOLCETTO

f)arfois un caractère bizarre et fantasque, dû justement à a nature fantasque et bizarre de la musique. Encore Î)eut-oa dire que, là même, les principes ne perdent jamais eurs droits, et que, sans l'usage et 1 habitude de ces principes, l'exécutant se trouverait parfois en pirésence d'impossibilités absolues. En réalité, un bon doigté est l'une des premières qualités que doit acquérir et posséder un instrumentiste habile. Il arrive souvent que le compositeur, pour obtenir un effet particulier dans l'exécution et dans l'expression d'un passage, prend la précaution de doigter ce passage, c'est-à-dire d'indiquer par des chiffres l'emploi de tel ou tel doigt sur telle ou telle note.

DOIGTER (rfoi-ie — rad. doiqt)\. a. Diriger les doigts sur les instruments, selon certaines règles qui ont pour but de rendre l'exécution sûre, facile et rapide : Doigter un passage avec adresse, il Indiquer par des chiffres, sur la musique, lo doigt dont l'exécutant doit se servir pour chaque note : Doigter un morceau difficile. Se doigter, v. pr. Etre doigté.

DOIGTIER {doi'ti-é — rad. doigt) n. m. Doigt de gant isolé, qu'on emploie pour couvrir un doigt malade.

— Artill. Sorte de gros doigt de gant en cuir, qui se fixait au poignet par une courroie et dans lequel le pointeur plaçait le premier ou les deux premiers doigts de la main, pour boucher la lumière des anciens canons, à chargement parla bouche, pendant qu'on écouvillonnaitet qu'on chargeait la pièce, afin d'assurer l'extinction complète des débris de gargousse enflammés qu'avait pu laisser dans l'âme la charge précédente et qui, autrement, rallumés par le courant d'air, auraient pu mettre le feu à la charge suivante et causer de graves accidents.

— Jard. Nom vulgaire de la digitale pourprée, il Nom vulgaire de la clavaire digitée.

— Orfèvr. Cylindre de bots ou de carton habillé '*' * "^ " "" de cuir ou de tissu et ser- liui:.'ii. r .n it-vr i vant anciennement à en-

(ilei les bagues et à les tenir dans un commun écrin. ii On disait aussi noiT, et dessière.

— Techn. Dé de cuivre ouvert aux deux bouts, employé par le passementier pour frapper la trame.

DOÏNA n. f. Dans la littérature populaire roumaine, La chanson exprimant tantôt l'amour, tantôt la plainte et le deuil.

DoiNGT, comm. de la Somme, arr. et à 3 k. de Péronne, sur la Cologne, affl. de la Somme; 1.098 hab. Sucreries.

DOINT (autref. 3" pers. sing. du subj. du v. DonnerJ v. a.; Prions Dieu qu'il leur doint paradis. (J.-B. Rousseau.)

DoiRÂN ou DORIJAN, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie [vilayet de Salonique]), sur un lac dont les eaux se déversent dans le Vardar; 8-000 hab. Ch.-l. d'un district peuplé de 70.000 hab.

DOIRE BaLTÉE et DoiRE HiPAIRE [Dora [ou Doi^ia] Ballea et Dora (ou Doria] Hiparia), noms de deux torrents du Piémont, tributaires du Pô. — La Doire Baltée {150 kil.) descend du Petit-Saint-Bernard, coule d'abord de l'E. à rO., puis du N.-O. au S.-O., par Aoste et Ivrée, et va se jeter entre Turin et Alexandrie. — La Doire Jîipaire {105 kilora.), plus méridionale, s'échappe du mont Genèvre et, coulant du S.-O. au N.-E., puis de l'E. à l'C, atteint le Pô en aval de Turin.

Doire (dêpartemknt de la), division administrative du premier Empire français, formée d'une partie du Piémont et tirant son nom do la Doire BaUée. Son chef-lieu était Ivrée ; ses sous-préfectures, Aoste et Chivas (Chivasso).

DOIS ou DOIT(f/oi — du lat.t^ffc/us, conduit) n. m. Source. (Vieux.) Il Ecluse, mare. (Ce terme, dans l'ouest de la France, sert à désigner un tout petit cours d'eau.)

DOISIL (zi — rad. dois) n. m. Trou fait à une barrique pour la mettre en perce, il Fausset servant à boucher ce trou. (On trouve aussi les formes dialectales dodsil ou douzil.)

DoiSSIN (Louis), jésuite français, né en 1721 en Amérique, murt à Paris en 1753. Il composa en vers latins plusieurs poèmes descriptifs. Son principal ouvrage, Sculptura, a été publié à Paris ^1752-1753).

DOIT [doi — 3* pers. sing. du prés, de l'indicat. du V. Devoir, pris substantiv.j n. m. Comptab. Le côté gauche d'un compte, dont le côté droit est désigné par le mot avoir.

— Encycl. Le doit d'un compte d'une personne indique ce qu9 cette personne a reçu d une autre personne ; lavoir d'un compte d'une personne indique ce que cette personne a livré à une autre. La comptabilité en partie double est basée sur cette distinction. Qui reçoit doit... un avoir à la partie qui livre. Qui livre a... un avoir chez la partie qui reçoit. D'où le principe : le compte qui reçoit doit au compte qui livre.

DOIT n. m. Agric. V. dois.

Doit. Géogr. v. Authion.

DOITE (rad. doigt) n. f. Epaisseur dos fils d'un mémo écheveau ou d'écheveaux différents.

DOITÉE (rad. doigt) n. f. Petite longueur de fil. ii Aiguillée qui sert aux filouses pour régler la grosseur de leur lil.

DoiX, comm. de la Vendée, arrond. et à 13 kilom. de Fontcnay-le-Comte, près des marais de l'Autise et de la Sèvre Nionaise; 1.256 hab.

DoiZIEUX, comm. de la Loire, arrond. et à 17 kilom. de Samt-Etienne, sur le versant septentrional du mont pilât; 2.011 hab.

DOKA, ville du Soudan oriental, dans la plaine do l'Atbara, aflluenl du Nil Blanc; 5.500 hab.

DokhAn [DJKURh), massif porjdiyrique de la Haute- Kn'ypt'O (dans la chaîne Arabique), le mons Porphyrites des anciens. Son porphyre rouge fut exporté à Rome, à Byzaccc, etc., jusqu'à Tinvasion arabe.

DOKHMA n. m. Rcl. ind. V, dakiima.

DOKJMASIE n. f, Antiq. gr. V. docimasie.

DOKITCH 'Lazare), médecin et homme d'Etat sorbe, né à Belgrade en 1846. mort à Abbazzia on 1893. Il fit ses études à Vienne et à Prague. Précepteur du roi Alexandre, il jooa un rôle dans le coup d'Etat par lequel son royal élèvo 8e déclara majeur. Il devint alors président dn conseil des ministres.

DOKKUM, ville de Hollande (Frise), à 8 kilom. de la mer du Nord, à laquelle l'unit un canal ; 6.000 hab. Chantiers de construction, grande exportation de chicorée en Angleterre, commerce de lin, de neurre, de fromage. Ville fort ancienne. — Patrie de l'astronone Gemma Frisius.

DOKÔ n. m. Objet du culte bouddhique japonais, employé dans les cérémonies mystiques ef magiques, qui figure la foudre, arme d'Indra contre les démons.

DOL (du lat. dotus, ruse) n. m. Dr. Manœuvre frauduleuse, destinée à induire en erreurcelui avec lequel on contracte, de façon à l'amener à donner son consentement : On dislingue le dol positif, consistant à faire croire des choses qui n'existent pas, et le DOL négatif, consistant à taire certains faits importants.

— Encycl. Dr. rom. On n'avait, en droit civil, tenu aucun compte du dol du contractant. Mais le droit prétorien introduisit des moyens permettant à la victime du dol d'obtenir réparation : l'exception de dol, pour repousser l'action tendant à l'exécution de la convention; l'action de dol, pour obtenir une indemnité en prenant les devants; la restitutio in integrum, pour remettre les choses dans l'état antérieur. Dans les contrats bons fidei, la nature môme du contrat protégeait la victime du dol, sans qu'elle eût besoin de recourir aux moyens prétoriens. L'action de dol a été créée par Aijuilius Gàllus, en 688 de Rome. Elle a été donnée même contre les tiers de qui émanait un dol. Par opposition au dolus malus, les Romains appelaient dolus bonus les ruses non répréhensibles par lesquelles un marchand faisait valoir une marchandise.

— Dr. mod. En matière de contrats ou d'obligations conventionnelles en général, les etfets du dol sont réglés par les articles 1109, 1116 et 1117 du Code civil. Il ny a point de consentement valable si le consentement a été surpris par dol (art. 1109). Mais le dol n'est une cause de nullité de la convention qu'autant que les manœuvres pratiquées par l'une des parties ont été telles qu'il est évident que, sans ces manœuvres, l'autre partie n'aurait point contracté; du reste, le dol ne se présume pas : il doit être prouvé (art. 1116). Le dol n'annule pas de plein droit les conventions; il donne seulement lieu à une action en rescision (art. 1117).

A part le dol principal, c'est-à-dire le dol qui fait naître chez l'une des parties l'idée de contracter, le dol qui est le mobile déterminant du contrat, on distingue le dol incident, lequel, intervenu au cours d'une négociation déjà entamée, n'est relatif qu'à des accessoires de la convention ; par exemple, à la qualité de la chose, au prix plus ou moms élevé. Cette dernière espèce de dol donne simplement ouverture à une action en dommages-intérêts ou en diminution de prix.

DOL (du turc davoul dhaoul. même sens) n. m. Gros tambour, employé autrefois dans la musique militaire.

Dol ou DOL-DE- BRETAGNE ^lat. Dola QM Dolum), ch.-l. de canton d'I Ile-et-Vilaine, arr. et à 26 kil. de Saint-Malo; 4.762 hab. [Dolois, oises. ) Ch. de f.

Ouest. Tanneries, mégisseries; cidre, distilleries; commerce de bétail. Maisons des xif-xv:* siècles.

Halle ornée de sculptures du xv« s.

Cathédrale Samt-Samson, remarquable, construite au xiu* siècle et remaniée jusqu'au xvi".

— Le marais de Dol sépare la ville de la baie du Mont-Saint-Michel (6 kil.). C'est une ancienne forêt, dont le territoire, envahi par la mer, puis endigué, contient des champs, des tourbières, des marais salants, dominés par l'îlot granitique du ynont Dol (village et église). — Le canton a 8 comm. et 16.366 hab.

DoLABELLA, illustre famille romaine, une des branches de la gens Cornelia. Deux de ses membres sont surtout célèbres :

DOLABELLA (Publius Cornélius), consul romain, mort à Laodicée en 44. 11 fut le gendre de (!icéron, dont la fille Tullia l'épousa sans le consentement de son père. Il la quitta, du reste, par le divorce. Deux fois il fut défendu, dans des causes criminelles, par le grand orateur, qui conserva toujours de l'amitié pour lui. Débauché, intrigant, Dolabella ne manquait pas de talent. Il s'attacha à la fortune de César et engagea Cicéron à faire de même. Perdu de dettes, il se fit adopter, en 48, par une famille plébéienne pour devenir tribun, et, dès qu'il le fut, proposa l'abolition des dettes et des loyers. Ce prujet échoua, par l'opposition d'Antoine. Brouillé avec César, qui n'avait pas tenu sa promesse de lui donner le consulat, il profita des troubles qui suivirent le meurtre du dictateur pour s'emparer do cette magistrature, et fit abattre la colonne élevée au grand homme par le peuple et au pied de laquelle celui-ci oftrait des sacrifices. Mais, bientôt, Dolabella se laissa acheter par Antoine, qui lui donna le gouvernement de Syrie occupé

Car Trébonius, l'un dos meurtriers de César" Il fit périr rébonius par trahison, et, pour ce fait, le sénat lo déclara ennemi public. Il marcha alors sur la Syrie; mais Cassius le prévint et l'enferma dans Laodicée où, après trois mois de siège, Dolabella se donna la mort, pour ne pas tomber vivant aux mains do son ennemi (44).

Dolabella (PubHus), proconsul sous Tibère, termina ;24) par une bataille sanglante, la guerre contre le chof numide Tacfarinas, qui avait vaincu trois généraux romains. Tibère lui refusa le triomphe pour éviter de blesser Séjan, dont l'oncle, Blesus, avait échoué.

DOLABELLA {bèV-la) n. f- Genre de mollusques gastéropodes opisthobranches tcctibrancnes, famille Dulabclla.

des aplvsiidés, comprenant

des animaux prands, allongés, tronqués en arrière, avec coquille calcaire on forme do doloire. (Los dolabella habi-

Armes de Dol.

tent les mers chaudes du globe; citons la dolabella Rumpkii, de l'océan Indien, belle espèce verte, qui mesure 0™,15 de long. Leurs mœurs sont celles des apb'sies.)

DOLABELLE {6é/' ~ du lat. dolabella, petite doloire) n. f. Archéol. Instrument servant à débarrasser la vigne du bois mort. 11 Sorte de petite doloire employée par le tonnelier.

DOLABRE (du lat. dolabra, doloire) n. f. Antiq. rom. Instrument consistant eu un long manche muni d'un fer, dont un côte avait la forme d'une hache, et l'autre celle d'un coin légèrement recourbé. H Elle s'appelait quelquefois dolabella.

— Encycl. La dolabre servait aux bûcherons, aux cultivateurs, pour tailler les arbres, pour fouiller le sol ; aux soldats, pour façonner le bois dont ils faisaient les palissades, pour abattre les murailles, etc. Les mineurs usaient aussi de cet instrument, que l'on voit sur les peintures des catacombes entre Dolabre. les mains des fossores chargés de creuser les niches où l'on déposait les corps des chrétiens. La dolabre est aussi mentionnée parmi les instruments dont se servaient les bouchers et les sacrificateurs.

DOLABRE ou DOLABRA (du lat. dolabra, doloire) n. f. Paléont. Genre de mollusques laraelliltranches, famille des trigoniidés, comprenant des formes fossiles dans le carbonifère, et dont 1 espèce type est la dolabra corrugata, d'Irlande. (Les délabres sontbombées, en ovale ou en trapèze ; la valve gauche est plus grande que la droite, la charnière est armée d'une dent allongée.)

DOLABRIFÈRE OU DOLABRIFER {fèr — du lat. dolabra, doloire, et ferre, porter) n. m. Genre de mollusques gastéropodes, voisins des dolabelles et dont les espèces habitent l'océan Indien et les mers chaudes d'Amérique. (Les dolabrifères, dont l'espèce type est le dolabrifer Cuviei'i, des Antilles, sont allongés, sans disque postérieur, avec le pied très grand; leur coquille calcaire, platOj épidermée, est presque trapézoïdale ou carrée.)

DOLABRIFORME (du lat. dolabra, doloire, et de forme) adj. Qui est élargi, échancré, comme le fer d'une doloire : U/ie feuille dolabriforme. Une coquille dolabriforme.

DOLAGE {laj') n. m. Action de doler, d'ébaucher les cornes, les baleines en les amincissant, il Action d'amincir et de parer les peaux qui doivent servir à la fabrication des gants, il Action de faire disparaître, en les enlevant, les bavures de plomb qui adhèrent à une lingotière.

DOLBEAU n. m. Techn. V. doleau.

DOLBEAU (Henri-Ferdinand), chirurgien français, né à PariS en 1830, mort en 1877. Il fut nommé chirurgien des hôpitaux en 1858, agrégé en 1860, et enfin, en 1872, professeur de pathologie externe et membre de l'Académie de médecine. Dolbeau fut un praticien remarquable; son nom est resté attaché à l'opération de la lithotritie périnéale. qu'il conçut et réalisa le premier. Comme professeur, il se distingua par son talent d'exposition. Il a laissé, outre de nombreux mémoires : Recherches sur les vaisseaux du bassin (1855); Traité de la pierre dans la vessie (1864); De la lilhotritie périnéale [\&12); Sur le traitement d'une difformité cnngétinale de la lèvre supérieure (1875), ouvrage fait avec la collaboration de Felizet.

DOLCE (dol'-tc hé — mot ital. signif. doux) adv. Mus. Avec une expression douce.

— Encycl. Dolce est un terme de la langue musicale qui, placé sous une phrase, indique que cette phrase doit être dite avec douceur, avec grâce, d une façon caressante et paisible, excluant la force et l'éclat. La phrase qui porte cette indication doit donc s'exécuter dans le piario ou dans le mezzo forte. (On emploie quelquefois le superlatif dolcissimo.)

DoLCE, comm. d'Italie (Vénétie [prov. do Vérone] ). sur lAdige; 2.450 hab.

DoLCE (Lodovico), littérateur italien, né à Venise en 1508, mort en 1568. On a de lui, outre des traductions d'Horace, de Virgile, de Cicéron, d'Homère, etc. : Dialogo délia instituzione délie donne (1546); Osservazioni nella volgar linr/ua (1550); des tragédies et des Vies de l'empereur Charîes-Quint et de l'empereur Ferdinand (1501-1566).

Dolce ou Dolci (Carlo ou Carlino), peintre italien, né et mort à Florence (1616-1686), éJovo de Jacopo Vignali. Ses toiles, t;nies jusqu'à la puérilité, représentent des madones mélancoliques, des Christs rêveurs. Ses tableaux sont traités avec talent. Les figures sont généralement grandes, simples et d'un type distingué.

Le musée du Louvre n'a qu'une copie de la tête du Sauveur bénissant le pain, de lagalerie de Dresde, faite par la fille de Dolce. C'est à Florence qu'on admire les morceaux les plus remarquables de ce maître, et l'uniquecomposition qu'il ait exécutée avec des figures grandes comme nature; elle est connue sous le nom de Sai7it Clovis des Cordeliers. On y trouve aussi son portrait peint par lui-même, œuvre de mérite ; enfin, la Sainte Lucie, qui passe pour un de ses chefs-d'œuvre. Il existe de nombreux tableaux de ce peintre dans la jdupart des musées d'Europe. — Sa fille, Agnkse Dolci, morte vers 1690. apprit la peinture sons la direction de son père, dont elle a copié avec succès de nomljreux tableaux.

Dolceacqua, comm. d'Italie (Ligurie [prov. do Porto- MaurizioJ), sur le torrent côlior la Nervia ; 2.340 hab.

DOLCEDO, comm. d'Italie (Ligurie [prov. do Porto- Maurizio]); 2.700 hab.

DOLCETTO n. m. Cépage précoce do la région septentrionale do l'Italie. (U donne une grappe moyenne, un peu

musKiuo

Armes de Dôle.

allongée et dont les grains, à poau fine, ont une chair molki ot snorèo, ot l'ournissout un vin très coloré.)

DOLCIAN ou DULCIAN n. m. Instrument do eu bois, ù. veut, en usage en AUemagno vers lo XVI' siècle, et qui roprêseotait le proniior essai, un pou grossier, do riostrumont qui est dovonu lo basson modorno. (11 est aujourd'hui extrômomont raro. On on trouve des spécimoiis dans les musées do Vienne ot do NuriMuborg.)

DOLCISSIMO m. ital. Mus. V. dolce.

DOLDER ( Jean - Rodolphe ) , révolutionnaire suisse, no à Moilon (cant. de Zurich), mort on 1806. Sans instruction, mais doué d'un esprit retors, il sut par ses intrigues se ménager tous les partis. Il entra au directoire helvétique en 1799, devint landamman en 1802, puis, après l'acte de médiution, fut membre du gouvernement cantonal d'Argovio.

DÔLE {lai, montagne du Jura (Suisse), canton de Vaud, sur la frontière de France, haute do 1.678 moires. Do sou sommet, on découvre uu magniliquo panorama.

DÔLE {lat. Dola Set]Hanontm), ch.-l. d'arrond. du Jura, à 5X kilom. de Lons-le-Saunier, sur lo Doubs et le canal du Rhône au Rhin : 14.437 liab. {Dolois, oises.)Ch. de f. P.-L.-M. Tribunaux civil et de commerce, collège communal, musée, biblio- (xvi" s.), thôque, fabrique de produits chimiques (cirage, bleus), bougies, savon, machines agricoles^ moulins, commerce important de grains et farines. — L'arrondissement a 9 cant., 138 conim., 73.000 hab. ; lo canton, 16 comm. ot

Dôle, dont le nom, d'après les érudits locaux, doit s'écrire sans accent circonflexe, s'étago sur la déclivité du plateau Comtois, en face des hauteurs do la forêt de Chaux, avant-chaîne du Jura français. Ou y trouve de curien'^ monuments. L'église Notre-Dannest un édilice du xvi* siècle, uni renferme une élégante chapelle Boyvin, type singulier de ma^-istrat artiste, éleva au xvii» siècle io gracieux portail de l'église des Jésuites , aujourd'hui chapelle du Collège, et Ihôtel-Dieu, avec son balcon à échauguettes si original La Renaissance espagnole est re-

Frésentée par plusieurs maisons, et antiquité par les ruines d'un pont romain. Les ducs de Bourgogne y fixèrent leur résidence. Elle fut, pendant longtemps, la capitale de la Franche- Comté. En 1435, le duc de Bourbon essaya vainement d'y pénétrer. Charles d'Amboise, général de Louis XI. s'en empara par ruse, en 1479, et détruisit presque entièrement la ville. Reconstruite quelque temps après, elle fut prise deux fois (1668 et 1674), par Louis XIV, à qui elle n'appartint définitivement qu'après le traité do Nimègue (1678), — Patrie du général Mallet et de Pasteur.

Dôle (la Prise de), tableau de Van der Meulen, au musée du Louvre. Louis XIV, à cheval et suivi de ses officiers, interroge un garde à pied. Ce tableau, qui fut exposé au Palais-Royal en 1673, a été gravé par Huchtenburg et A. -F. Baudouins. Une autre composition, do plus grande dimension, fut exécutée sur le môme sujet par Van dor Meulen et Lebrun, pour servir de modèle de tapisserie à la manufacture des Gobelins.

DOLÉANCE [lé-anss — rad. dolent) n. f. Plainte chagrine : /.es DOLÉANCES d'un créancier.

— Hist. Demandes ou représentations consignées aux cahiers des états généraux. (Ne s'employait q^u'au plur.)

— Syn. Complainte, jérémiade.

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