DOLENT
— Fam. Etre ma commère doleiite, Etre constamment inquiet, se plaindre continnollement.
— Substantiv. personne dolente.
Dolent (Charlos-Antoine FoURNiER. connu sous lo psouilonynie do Jean), publiciste ot critique d'art, né k Paris on 1835. 11 débuta, on 1862, par une suito do portraits littéraires : une Volée de merles. Il obtint un franc succès par la publication d'un recueil de variétés artistiques et littéraires : Aurt/ii le diHu<ie {\^'i\). Mais Jean Dolent doit surtout sa réputation à son Petit manuel d'art (1874). Il a publié ensuite : le Livre d'art des femmes (1877) ; Amoureuj: d'art ( I8d8j; etc.
DOLENTER [lan] (SE) [rad. dolent] v. pr. So plaindre pour dos rions, s'affliger sans sujet. (Peu us.)
DOLEQUIN (7i.-//j) n. m. ou DOLEQUINE {km'
pèco do dagiio on ^.— mil i
usage au moyen ^ «iiiliiiriUïSiSiMiHiaMMk
âge et qui som- Doloqmn (I4o0),
hlo avoir été ^
uno sorte do couteau à armer à lame largo' ot aigué.
DOLER (du lat. dnlare)v. a, Travailler à. ladoioiro : I)oi.i:ii des douvcst Les aplanir, il Amincir ot paror, en parlant dtt poaux destinées à la fabrication dos gants, il Ebaucher des (îornos dostinoos à la fabrication dos cornets t jouer, il Enlever les bavures do plomb qui adhèrent à la lingotiôro.
Se doter, v. pr. Etre dolé.
DOLÉRITE (du pr. dnléros, trompeur, parce que cette roche est uno osiiéco de fausse diorito) n, f. Hoche éruptivo coinpouéo d'un mélaogo granitoïdo ou ophiticpte
do pyroxôno augite et do plagioclaso (oligoclaso ou labrador).
— Encycl. La dolérite, qui représente on quelque sorte l'état granitoïdo du basalte» passe ù cotto dernière roche par Vauamésite. La dolérito est parfois porphyroïdo; c'est lo cas de certaines variétés d'Auvorgne, dans la pâte desijuollos on voit de gros cristaux d'augiio ot do plagioclaso.
DOLÉRITIQUE {tik') adj. Qui ost de la nature de la dolérito : Itucke IIULÉRITIQUE,
DOLÉROPHANE (du gr. dolc'ros , trompeur, et phainein, paraiii-o) n. f. Miner. Sulfate naturel do cuivre, brun, opaque, cristallisé dans le système clinorhombiauo et prenant une lointe bleue dans l'oau avaut de se uissoudro.
DOLEROPHYLLUM (lé, fil-lom') a. m. But. foss. Genre répandu dans io torr.iin liouiller supérieur et lo terrain perniion, caractérisé par des fouilles rondos ou ovales, épaisses, sessiles, à nervures rayonnantes, accompagnées do canaux résineux. (Les feuilles fertiles poUinifèrcs du dolerophyllum ont un limbe très épais, dans lequel sont creusées des loges cylindriques contenant des grains de pollen [prépollinies] pluriceUulaires, ayant renformé sans doute des' anthérozoïdes ; l'exino était munie d'un opercule permettant à rintine de sortir et de pénétrer seule dans la chambre polliuiquo.)
DOLES (Jean-Frédéric), compositeur allemand, né à Stembach en 1715, mort à Leipzig en 1797. Elève, à Leipzig, de Sébastien Bach, il devint directeur de musique à l'é^liso Saint-Thomas de cette ville. Il jouit, en son temps, dune grande renommée do professeur et de compositeur. On connaît de lui deux messes, la musique de plusieurs psaumes de David, des oratorios, toute une série de chorals et plusieurs recueils de chansons religieuses ou profanes.
DOLET (Etienne), savant imprimeur et philologue français, né à Orléans en I50;i, supplicié à Paris, place Maubert, en 1546. Il fut l'un des plus intéressants et des plus énergiques représentants de la renaissance intellectuelle en France, au xvi* siècle. Une certaine obscurité entoure sa filiation et sa jeunesse. Demeuré dans sa vdle natale jusqu'à l'âge de douze ans, il se rendit alors à Paris afin d'y continuer ses études, partit ensuite pour l'Italie, resta trois ans à Padoue, un an à Venise ; de là revint en France faire son droit à Toulouse, tout cela aux frais de riches et puissants protecteurs que l'on ignore. Caractère entier, passionné en tout, dans l'amitié comme dans la haine, Dolei s'attira, dès ses premiers pas dans la carrière des lettres, une foule d'ennemis acharnés, dont la vengeance devait se montrer implacable. Banni do Toulouse, à la suite de deux harangues qu'il avait prononcées contre le fanatisme des étudiants et pour ses attaques contre le parlement, il se réfugia à Lyon, où nous le retrouvons en 1536, imprimant le premier volume in-folio d'un remarquable ouvrage dont il était l'auteur : Commenta>'ii linijuse. latinx;le tome second devait paraître en 1538. En 1537, il avait publié De re narali, iu-4«. Enfin, en 1539, il donnait sen Foi-mulse latÎJiarum luciitionum, in-fol. Ces œuvres le plaçaient au premier rang parmi les érudits de la Renaissance, à côté des Robert Estienne et des Guillaume Budé.
L'étude approfondie de'^ auteurs latins avait développé au plus haut point, chez Etienne Dolet, l'esprit d'examen. Aussi so lanea-t-il avec ardeur dans le mouvement hostile à la scolastiaue et favorable aux idées nouvelles. Ayant obtenu un brevet d imprimeur, il s'établit à Lyon, rue Mercière, à l'enseigne do la Doulouére d'or et, outre ses propres ouvrages, mit au jour, pour son malheur, bon nombre do brochures de combat, des publications populaires, almanachs et satires — quelquesunes dues à. la plume mordante do son ami Rabelais. La hardiesse de ses opinions, son caractère agressif, la véhémonoo de ses satires, lui firent do nombreux ennemis. Accusé d'hérésie et d'athéisme, condamné une promîôro fois à mort par l'olTicial de Lyon (1542), il obtint des lettres do rémission de François I*''; repris en 1544, sous prétexte d'avoir introduit en France des livres genevois et d'avoir traduit un diah)gue attribué à Platon, dans lequel on trouvait une né''ation de l'immortalité de l'âme, il fut dénoncé par la Sorbonno, condamné et brûlé vif à Paris, place Mauboit, à l'endroit où l'on voit aujourd'hui sa statue, due au sculpteur E. Guilbert eu I8S7.
— BiBLioGR. : J. Boulmier, ICstienne Dolet (Evroux, 1857) ; R. Copley-Christie, Etienne Dolet (1886).
DOLETTE {lél') n. f. Copeau détaché du bois on dolaut. (S'emploie mieux au plur.)
DOLFI (Joseph), démocrate italien, mort on 1869. Boulanger à Florence, il était très nomilairo ot il fit uno grande propagande au profit des garioaldions.
DOLGELLY ou BOLGELLEN, villo de la Grande-Brotau'Mtî (pays do Galles [comté do Merioneth)), sur laWnion, aflliuMitdu Muiiddo.-h ; :t.780 hab. Fabrimios do lainages, gros draps ot fiariellos. Ch.-l. du ronité do Merionoth.
DOLGOROUKI ou DOLGOROUKOV, famille princièro russe. <|ui fait remontor son ori^'im» à Kurik (x" s.). Ses principaux membres sont : Grkgoikk Dolgoroukl, qui se distingua dans des guerres contre les Polonais (1608- KUO): — Mauik Dolgorouki, qui épousa, on 1624, lotsar Micliol Fodoruvitch, et mourut en 1625; — Yuri Dolgorouki, général sous Alexis et Fédor, tué, ainsi que son nis Michel, pendant la révolte dos strôlitz.oa 1082. en défendant les droits do Pierre lo Grand; — Jacod Dol-
Statue d'E. Dolet, à Paris.
Maroue di* l'iniprimcur E DolL't.
DOLCIAN — DÛLICHLASE
gorouki, sénateur sous Pierre lo Grand, célèbre par sa ïi-anchise vis-à-vis du tsar, et qui fut envoyé comme aml)assadeur en France ot en Espagne (1639-1720) ; — Vasilï-Vladimirovitch Dolgoroukl, fold-maréchal {1667- 1746). [Il remplit des missions sous Pierre lo Grand, tomba en disgrâce eu 1717, mais revint à la cour, en 1726, sous Catherine I", qui le nomma général. Il fit la guerre en Perse et devint feld-maréchal. A la mort de Pierre II, Vasili et son frère Michel furent exilés. Klisabeth les rappela en 1742]; — Ivan Dolgoroukl (1710-1739), ami ae Pierre 11, mais qui, à la mort do ce tsar, fut exilé en Sibérie par Biren, duc de Courlando, favori de l'impératrice Anna. (Accusé ensuite d'avoir conspiré contre elle, il fut exécuté]; — Vasili Dolgorouki (1722-1782), noveu du précédent, surnommé A'nms/coi parce au'en quinze jours il conquit la Crimée [I77i]); — Pikrre-Pêtrovitch Dolgorouki (1778-1806), qui fit la campagne de 1805 contre les Français, et combattit en Moldavie; — Georgk Dolgoroukl, mort en 1829. [Il combattit en Finlande en 1795, à Corfou en 1804. fut ambassadeur à Vienne (1806), en Hollande (1807), et se ftxa en France en 1815]; — Ivan-Mi- KHAiLoviTCH Dolgoroukï, né à Moscou en 1764, mort en 1823. [II fut colonel, puis idministratour, et composa des poésies réunies sous le titre d Etat de mon âme] ; — Vasili Dolgorouki (I8O4-I868), Iciiuel fut, de 1849 à 1856, ministre de la guerre, et cnsuiie chef de la gendarmerie; — PiERRE-VLADiMiROViTCH Dolgofouki, né en 1807, mort à Berne en 1868, cousin du précéent, qui a publié on russe ; Bistoirede la famille Dolyurouki (1840); Généalogies russes (1840-1841). [Une Notice sur les principales familles de la Jîussie (1843), écrite en français, fit exiler l'auteur. Ayant pu revenir à Saint-Pétersbourg, il fit paraître un Dictionnaire de la noblesse russe (1854-1857). Venu à Paris, il publia la Vérité sur la Hussie (1860)» vit ses biens confisqués et fut banni de la Russie à perpétuité; bientôt, même, le séjour de la France lui fut interdit. Il a encore publié : la France sous le régime bonapartiste (1864). Plusieurs do ses ouvrages sont signésd'un pseudonyme: Comte d'Almagno. Ses Mémoires ont paru à Genève (1867-1871).]
Dolgorouki ou Dclgoroukova (^Catherine-Mi-
khaïlovna), princesse russe, née on 1846. Elle fut élevée à l'Institut des filles nobles, et devint, à dix-sept ans, demoiselle d'honneur de l'impératrice. Elle plut à l'empereur Alexandre II, et, bientôt, commença entre eux une liaison qui dura jusqu'à la mort du monarque (1881). Le tsar avait épousé fa princesse morganatiquement, en I88O. Elle quitta la Russie, peu de temps après la mort de sou époiLx ; elle fit un séjour à Venise et s'établit définitivement à Cannes, où elle se consacra entièrement à l'éducation des trois enfants quelle a eus de l'empereur.
DoLHASCA, comm. de Roumanie (district de Suceava) ; 4.320 hab.
DOLIAIRE {li-èr') adj. Zool. Qui ressemble au genre dolium.
DOLIANITE n. f. Zéolithe calcico-potassique, variété d'apophyllite.
DOLICouDOLIQUE(//A-* — du gr.(?o//A7i05, haricot) U. m. Genre de plantes, de la famille des légumineuses.
— ENCYt L. Les doUcs sont très voisins des haricots (phaseolits)^ avec lesquels on les a souvent confondus: Théophrastedonnait au haricot le nom de dolichos ; ils en diffèrent parleurcarène et leurpistil. simplement arqués ou rostres, au lieu d'être tordus en spirale. Ce sont des herbes ou des sous-arbrisseaux souvent volubiles, des régions chaudes du globe, dont on consomme les graines sèches ou les gousses en vert. On en connaît vingt espèces bien définies, parmi lesquelles : le dolic à œil noir [dotichos unguiculatus), cultivé dans le midi de la France [mongetto ou bannette des Provençaux], ne dépassant pas 1 môtro de haut, ayant des fleurs d'un pourpre assez pâle et des graines dont le hile est entouré d'une petite tache noire ; lo dolic asperge ( dolicnos sesguipedalis), de l'Inde et de l'Amérique équatoriale, dépassant 3 mètres de haut, ayant des fleurs d'un jaune verdàtre et des gousses longues d'environ 0"',45; le dolic d'Egypte [dolichos Lablab), le plus anciennement connu, dépassant 2 mètres de haut et ayant des fleurs violettes.
DOUCHAON (A:rt-on) n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, famille des staphylinidés, tribu des. pœdérinés, comprenant dos formes allongées, élégantes, dont on connaît une dizaine d'espèces européennes. (Doux dolichaons habitent la France : ce sont des petits staphylins noirs ; leurs élytres sont roux ou rouges, en tout ou partie. Ils sont surtout communs dans lo Midi.) Il On écrit aussi doli-
CAON.
DOLICHENUS {kéntiss'. surnom donné à JupiteradoréàDolichô, petite ville do la Comniagéno(aiij./>o/»Ar).On ignore le nom indigène de cette divinité asiatique. Son nom latin se trouve orthosçraphié de façons très différentes : Dolicenus, Dolictienus, Dutcenus, Dulchenus, etc. Au u' siècle apr. J.-C, les lésions contribuèrent à répandre son culte dans tout l'Occident. A Rome, Jupiter Dous Dolichonus eut un temple sur l'Aventin et un autre sur l'Esquilin. Sur les monuments figurés, ce DoUchoims.fKs votocnltroiizoarctiuti'. dieu ost représenté, trouvé ft Uottyati [lloiiiîiU'l.)
avec do nombreuses
variantes dans lo détail, sous les traits d'un guornor romain, debout sur un taureau.
DOLICHLASE {klas') n. m. Gonro d'horbos OU d'arbustos, do la famillo dos composées, tribu dos mutisiéos, dont l'espôco type croît uu Pérou.
DOLICHOCÉPHALE — DOLLFUS
Dolichoderus (gr. 7 fois).
DOLICHOCÉPHALE {ko-sé — du gr. dohkhos, long, ot héphalè, tête) adj. Anthrop. Se dit de certaines races à crâne allongé, dont l'iudice crânien est au-dessous de 77. (Les Anglo-Scandinaves, les Francs, les Sardes, etc., sont dolichocéphales.)
DOUCHOCÉPHALIE ijio-sêt U) n. f. Etat de dolichocéphale.
DOLICHOCÈRE {kosèr') OU DOLICHOGERA [ko-sé) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des anthribridés, comprenant des formes robustes, de grande laille. à longues antennes, et dont ou connaît trois espèces propres à la Malaisie. (L'espèce type du genre est fauve, variée de lignes blanches et noires.)
DOLICHODÉRINÉS [ko) D. m. pi. Tribu d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille des formicidés, comprenant des fourmis à petit aiguillon, avec vessie à venin et deux glandes anales, à pétiole abdominal simple. — Un
DOLICHODKRÏNÈ.
— Enctcl. Les doUchodérinês sont répandus surtout dans les régions tropicales; leurs nymphes ne sont jamais renfermées dans des cocons. Les genres principau.\ sont : dolichoderus, bothriomyrmex, liometopum, lapinoma.
DOLICHODERUS {ko -dé- russ ) D. m. Genre d'insectes hyménoptères, tribu des doUchodérinês. renfermant de petites fourmis à tète allongée, à abdomen presque rond, à pétiole épais. (On connaît de nombreuses espèces de dolichoderus, répandues dans les régions tropicales du globe, excepté en Afrique.
La seule européenne est noire et rouge; elle fait ses nids dans lo bois vermoulu.)
DOLICHODROME {ko — du gr.
dolikhos, long siade , et dromos, course I n. m. Antiq. Coureur qui effectuait la course longue ou dolique, que les auteurs évaluent à une distance variant entre 7 et 24 stades.
DOLIGHODROMIQUE [ko. mîk' — rad. dolichodrome) adj. Qui a rapport à la course longue ou dolique.
DOLIGHOGNATHE OU DOLICHOGNATHA {ko) n. m. Genre d'arachnides aranéides dipneumones orbitélaires, famille des argiopidés, tribu des diphyinés, comprenant des petites araignées tigrées de brun, qui font des toiles en nappes légères, horizontales. (On connaît trois espèces de doiichognathes : une de Ceylan , une du Venezuela, et une de r.\î"rique occidentale.)
DOLIGHOGYNE [ko-jin] n. f. Genre d'arbustes, de la famille des composées, comprenant deux espèces, qui habitent l'Amérique australe.
DOLICHOUTHE {ko — du gr. dolikhos, long, et Uthos, pierre) n. f. Vertèbre fossile de poisson.
DOLICHOMITUS {ko, tuss) n. m. Genre d'insectes hyménoptères lérébrants entomophages, famille des ichneuraonidés, comprenant des formes à tarière d'une longueur démesurée.(L'espèce type du genre habite l'Araérique tropicale ; elle est noire et jaune.)
DOLICHONTZ (ko-nikss) n. m.
Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des ictéridés, comprenant des troupiales américains, dont on connaît cinq espèces.
— Enctcl.
L'espèce type du genre est le doliçhonyx orizivora, commun dans 1 Amérique du Nord et le Brésil. Les sousgenres : agélaïode {age~ laiode$ Ladias et fuscipennis, du Brésil), et erytbropsar {en/lkro^ piar frontalis [Brésil nord] , et ru/ùapiltus [Paraguay]}, sont plus méridionaux.
DOLICHOPE/Ao/)*)ou DOLICHOPUS iko-pms) n. m. Oeiiro d'insectes diptères, famille des dolichopidés, compronaot do petites mouches ordinairement d'un beau vert métallique, avec les yeux rouges ot les pattes jaunes. (On connaît une trontaÎDO d'espèces de dolichopes, propres à l'Europe ; le doticliopua cfiœrophijlii est commun partout sur lo cerfeuil.)
DOUCHOPEZA {ko-pé') n. f. Genre d'insectes diptères némocèros, famille dos tipulidés, comprenant des formes allongées, à tarses très longs, dont lo port et les mœurs sont ceux des tipulcs. (L'espèce type du gonro est la dolicftopeza sijlvicola, do Franco, Lruriitrc avec les ailes enfumées.)
DOLICHOPIDÉS (ko) n. m. pi. Famille d'insctîtes diptères bracbycères, caractérisée par la ténuité du corps, la longueur ot la finesse dos pattes, les palpes d'un seul article. (Leit dohcbopidés vivent sur les fleurs; leurs larves so
Dolichomitus (réd, d'un tiers).
Doliçhonyx.
Dolichopc (gr. S fois).
Dolichopode (gr. nat.).
développent dans le terreau, lo bois pourri, etc. Genres principaux : dolichopus, ckrysotus, xanthochloroSf neuri~ gona, etc.) — L'n dolichopidé.
DOLICHOPODE ou DOLICHOPODA {ko) n. m. Genre d'iusectes orthoptères sauteurs, laniille des locustidés, comprenant des formes grêles, décolorées, à appendices extraordinairemeni allongés, et qui vivent dans les cavernes de l'Europe centrale. (L'espèce type du f;^enreest lerfoichupoda palpata,de France, de Dalmatie et de Sicile ; il n'est pas aveugle et vit dans les grottes des Pyrénées et de l'Aude ; d'un jaune verdâtre très clair.)
DOLICHOS {koss) n. m. Bot. Nom scientifique du genre dolic.
DOLICHOSAURE {ko-sôr') OU DOLIGHOSAURUS {ko-s6- 7'uss) n. m. Paléout. Genre de reptiles, type do la famille des dolichûsauridés, comprenant des animaux serpeutiformes, mais ayant quatre membres comme les lézards, et dont le cou comportait dix-sept vertèbres cervicales et le sacrum deux. (Ces lézards sont fossiles dans le crétacé supérieur anglais : dolichusaurus longtcollis, etc.)
DOLICHOSAURIDÉS {ko-sôju.m. pi. Paléont. Famille de reptiles sauriens tissilingues, comprenant d'assez grandes formes rappelant un peu les monitoridés, et reparties dans les genres doUchosaurus, acieosaui-us, 7)iesol€ptos, etc., et fossiles dans le crétacé. — Un dolichosauridé.
DOUCHOSCÉLIS {ko-sé-liss — du gr. dolikhos, allongé, et skiHus. jambej n. m. Genre d'arachnides phalangides, famille des phalangides, tribu des cosmétinés, comprenant des formes américaines, à pattes postérieures d'une longueur démesurée. (L'espèce type du genre, jaune, habite le Brésil.)
DOLICHOSOME ou DOLIGHOSOMA {ko) n. m. Genre d'insectes coléoptères malacodermes, famille des cautharidés, tribu des dasytinés, comprenant quelques espèces de la région circaméditerranéenne. (Les dolichosomes sont allongés, Iméaires, métalliques, de taille médiocre, et vivent sur les fleurs comme les dasytes. L'espèce type du genre, le dolichosoma Uneare, habite la France.)
DOLICHOTIS {ko-tiss) n. m. Genre de mammifères rongeurs, lamille des caviidés, comprenant de grandes formes vulgairement appelées lièvres des Pampas.
— Encycl. Les dolickotis ne comprennent qu'une seule espèce, actuellement vivante, (^ui est le mara {dolichotis Patagonica), répandue dans les lieux désertiques et arides de l'Amérique du Sud ; elle mesure 0^,90 de long et constitue un gibier estimé. Vivant par petites troupes, diurnes, les dolichotis creusent des terriers et vivent do graines et de racines. Des espèces fossiles existent dans tes terrains tertiaires de rArgentine.
DOLICHOTOME ou DOLIGHOTOMA {ko) n. m. Genre d'insectes coléoptères ph^'topbages, famille des chrysomélidés, tribu des cassidinés, comprenant des formes assez grandes, vertes ou bleuâtres, métalliques, tacliées de jaune, de rouge ou d'orange. (On connaît plus de cinquante espèces de ces cassides, propres à l'Amérique centrale et méridionale.)
DOLIGHURUS {ku-russ) n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille des sphégidés, ne comprenant qu'une seule espèce toujours rare [dolichurus cor- 7ïiculus), noir. (II lial'ite l'Europe et est parasite des sphégiens du genre ampulex.)
DOLIGHUS (kuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des sphoarinés, comprenant des formes allongées, élégantes, très voisines des caluthus, dont elles ont l'aspect et les mœurs. (On connaît deux espèces do dotichus : une d'Europe, dolichns flavicornis, roux et brun, avec une tache rougeâtre sur le dos, et l'autre du Japon.)
DOLIIDÉS n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes cténobranches, caractérisée par la grandeur du pied qui déborde de la coquille, par la finesse des tentacules acérés portant des yeux à leur base, et surtout par la coquille sans varices et sans opercule. (Les genres principaux des doliidès sont : doliutn et pirula.) — Un doliidé.
DOLIMAN (du turc dholâma, même sens) n. m. Robe longue et étroite, ouverte par devant, que les Turcs portent
Ear-dessus leurs autres vêtements. (C'est do ce mot que 3 français a fait dolman.)
l^OLINA, ville d'Austro-Hongrie (Galicie [cercle de Ntryj), à la source d'un tributaire du Dniester; 8.350 hab. Saline et source salée.
DOLINE n. f. Nom par lequel on désigne, en Carniole, les gourt'rcs ou abîmes qui s'ouvrent à la surface des plateaux calcaires ot mettent parfois la surface du sol en communi(^ation avec les grottes et cavernes.
DOLIOCARPE n. m. Genre do plantes, de la famille des dilléniacées, qui habite l'Amérique tropicale.
— Encycl. Les doliocarpes sont des arbustes, pour la plupart grimpants, à fouilles alternes, à fleurs blîinchcs, solitaires ou en corymbe.
DOLIOLE n. m. Nom donné à dos articulations cylindrirjiu's d'oncrinos fossiles, u Genre d'acalôphes peu connu, qui babito la Méditerranée.
DOLIOMALUS [luss) n. m. Genre d'arachnides aranéides, famille des platoridés, comprenant dos araignées aplaties, do taille médiocre, qui habitent le Chili et dont ou connaît deux espèces.
Dolichotis.
DoliorniB,
DOLIOPS {opss) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des lamiinés, comprenant des formes épaisses, \ courtes, d'un vert métallique brillant, avec des taches et des bandes blanches. (Les doliops sont de taille moyenne, et habitent l'archipel des Philippines.)
D0LI0RNlS(»(S5)n.m.Genre d'oiseaux passereaux dentirostres , famille des ampélidés, comprenant des formes à bec court, à narines rondes et nues, à plumage long, abondant et soyeux. (L'espèce type du genre est le doliornis S'claterijdu Pérou central, long de 18 centimètres; il est roux en dessous, avec le dos et la queue gris brun, la gorge grise et les joues ornées de longues plumes noires.)
DOLIOS. My th. gr. Esclave donné par Icarios à Pénélope, qu'il suivit à Ithaque. Il était chargé des soins du jardinage. Il fut un des premiers à reconnaître Ulysse déguisé. Avec ses six fils, il se joignit à son maître pour repousser les attaques des parents des prétendants de Pénélope.
DOLIUM {li'Om' — mot lat.) n. m. Antiq. rom. Grand récipient de terre cuite, dont les anciens Romains se servaient pour mettre le vin nouveau avant de le transvaser dans les amphores.
DOLIUM {li-om') n. m. Genre de mollusques gastéropodes, type de la famille des doliidès, comprenant des formes à coquille mince, ventrue, avec spire courte et bouche très large.
— Encycl. Les dolium, vulgairement appelés tonnes , sont d'assez grande taille et souvent d'une coloration harmonieuse ; on en connaît quinze es|)èces de l'océan Indien et deux de la IVléditerranée. Le dolium perdix, d'un jaune roux, moucheté de blanc et de gris, habite les mers de l'Inde et de Chine.
DOLJE, dép. de la Roumanie ^Valacbie), sur la frontière serbe; 302.385 hab. sur 6.780 kilom. carr. Ch.-l. Craiova.
DOLKA, ville de l'Erythrée italienne (pays des Hababs) ; !s.5uo hab. Aux environs, inscriptions éthiopiennes hymiaritiques.
DOLLAR [do-lar — mot angl., qui est une altération de lallem. thaler) n. m. Monnaie d'or des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, valant 5 fr. 20 c. en monnaie française.
— Encycl. Primitivement, le mot dollar était appliqué à toute? les monnaies espagnoles ayant cours en Angleterre et dans ses colonies, mais principalement aux piastres fortes d'argent. Une imitation de cette dernière pièce resta l'unité monétaire aux Etats-Unis, de 1782 à 1873, mais en subissant quelques changements de détail. Une loi du 12 février 1873 adopta en principe comme unité monétaire le dollar d'or, du poids de 16^,67185 et au titre de 900 millièmes. Mais, par une seconde loi en date du 28 février 1878. le gouvernement fédéral a ordonné la fabrication d'un dollar d'argent, du poids de 412 grains 1/2 troy ou 26ef,729, valant 5 fr. 3458, et pouvant servir d'étalon légal parallèlement au dollar d'or. Les pièces fabriquées en plus grand nombre aux Etats-Unis sont le demi-aigio d'or de .5 dollars et le dollar d'argent de 1878.
En 1873, a été frappé le trade dollar (dollar du commerce), d'argent, pesant 27e\215G, à900 millièmes, et valant 5 fr. 44312. Cette monnaie a été, depuis, en partie retirée de la circulation. V. monnaie. '
Dollar, paroisse d'Ecosse (comté de Clackmannan), sur le Devon ; 2.300 hab. Mines de houille et anciennes mines do cuivre, de fer et de plomb. Carrières de grès.
DoLLART (^aoLFE de), golfe de la mer du Nord, exactement situé à l'embouchure de l'Ems, dont il forme l'estuaire; 35 kilomètres de long sur 15 de large. Il a été creusé, comme d'ailleurs le Zuyderzée dont il reproduit en réduction les formes générales, par la mer qui, en 1277 et en 1287, envahit brusquement toutes les côtes de la Hollande et du Hanovre, détruisit plus de quarante villes ou villages et engloutit une grande partie de l'ancien rivage. Le nom de « DoUart », qui signihe furieux, rappelle vraisemblablement cette catastrophe.
DOLLERN et non Doller {die Tollre[wv'> s."]), rivière d'Alsace, aftiuent de 1111, où elle se jelte à Illzach. Elle prend sa source au fond de la vallée de Seiden et passe à Massevaux et Sentheim.
DoLLFUS, famille d'industriels alsaciens, originaire de Mulhouse, ou elle est mentionnée dès 1552. Ses principaux membres sont : Jl:an-Hknri, l'un des trois fondateurs (avec Scbmallzer et J. Kœchlin) de la fabrication de l'indienne à Mulhouse (1746); — Daniel DoIIfus-Ausset. géologue français (1797-1870), auquel on doit un travail' sur la Coloration des étoffes (1862); — Jean DoUfus, manufacturier et économiste (Mulhouse [1800-18871), qui fut un partisan déterminé du libre-échange et de la réforme douanière. ^Longtemps maire de Mulhouse, on lui doit la construction des cités ouvrières. Sa courageuse conduite, lors de l'invasion allemande en 1870, lui acquit la sympathie générale, et il resta jusqu'à sa mort le député de Mulhouse au Reichstag, à Berlin, où il ne se montrait que pour protester contre l'annexion de son pays. On a de lui : De la levée des prohibitions douanières (1859)] ; — Charles-Emilk DoUfuS, manufacturier et homme politique, né à Mulhouse en J805, mort en 1858. [Frère du précédent et son associé, il fut président de la Société industrielle de Mulhouse, qu'il avait fondée, et nommé maire do cette ville en 1843. Elu député du Haut-Rhin on 1846, il combattit le ministère Guizot. A la Constituante de 1848, il vota avec la droite et ne fut pas réélu à la Législative. Il rentra dans la vie privée, après le coup d'Etat du 2 décembre]; — Charles Dollfus, littérateur, né à Mulhouse on 1827. [Après avoir été avocat à Colniar, il (|uitta le barreau pour la littérature et la philosophie. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Lettres philosophiques 1851); le Calvaire (1855); Essai sur la philosophie sociale 1856); Révélation et révélateurs (1858); le A7A" siide J865). En 1857, il fonda, avec Neiftzor, la Revue germanique, qu'il dirigea jusqu'en 18C8. Il fut longtemps undos
Dolman (1626).
collaborateurs du « Temps >> . Il a oncoro écrit, entre autres ouvrages: Etwies sur V Allemagne {\'iiV\)\ Méditations philosophiques (1865); De lu nature humaine (1868); ConsiUi'rations sur l'histoire (1&12); l'Ame dans tes phénornèncs de conscience (1876): le-Iioman de Darwin (1876); ta Plainte humaine (1891); les Problèmes (1893)].
DOLLINÈRE n. f. Bot. Syn. ao draba.
DOLLON, coinm. (io la Sarthe, arrond. ot à 21 kilom. de Saint-Calais, ontro le Due ot son afUuont, la Lodguiivo; 1.U33 hab.
DOLLOND (Jobn), opticien anglais, né à Spitalfieldsen 1706, mort en i76i. Il était d'origino française. Son premier mémoire est do 1753. Il y développait la théorie de l'oculaire à quatre verres plans convexes qui porte son nom. Ce mémoire so trouve dans le quarante-huitième volume des Transactions philosophiques. La découverte capitale de Dollond est celle du principe à l'aide duquel on obtient l'achromatisme dos lentilles; elle lui valut la médaille de Copley ot le titre de membre de la Société royale de Londres. — Son fils, Pierre Dollond (,1730-1820), améliora un grand nombre d'instruments; entre autres, le télescope, le cadran de Halley et 1 équatorial. On a aussi de lui des mémoires. — Le neveu de ce dernier, George Dollond (1774-1852), se fit une grande réputation comme opticien. Il a, en outre, fourni un grand nombre de mémoires aux Phitosophical transactions et aux Mémoi}-es de la Société astrojiomique de Londres.
DOLMAN (rad. dnliman) n. m. Veste courte à brandebourgs, que portent les chasseurs, les hussards, etc., et les officiers.
— Encycl. Archéol. Le mot dolman est assez ancien; il signifiait, au xvi* siècle, une soubreveste ajustée au buste, boutonnée au droit de la poitrine, à basques flottantes formant jupe et descendant jusqu'aux genoux. Cevêtementoriental étaft porté par les archers turcs, par les stradiots et autres cavaliers armés à la guerre.
— Art milit. Le dolman, qui, dans l'armée française, était réservé jadis à la cavalerie légère, chasseurs et hussards, s'est généralisé depuis, en même temps que la coupe s'en modifiait beaucoup; très ajusté autrefois, il est devenu très ample, no conservant de son ancien caractère que les brandebourgs. Le dolman adopté en 1871, pour l'artillerie, fut copié, sauf les nuances, sur celui que portait déjà la remonte, avec Dolman d'ofâcîer e^néral cmq brandebourgs. Plus tard, le
nombre des brandebourgs fut porté à sept ; un dolman de coupe analogue avec neuf brandebourgs fut donné aux chasseurs et aux hussards, puis aux dragons. Il fut adopté eu 1883 pour l'infanterie; mais il n'y fut jamais porté que par les officiers, qui reçurent quelques années après la tunique-dolman , sans brandebourgs, ou tunique ample.
De môme il fut donné aux médecins, vétérinaires, fonctionnaires de l'intendance, officiers d'administration, avec diverses modifications de coupe et d'ornementation.
Enfin , les officiers généraux ou assimilés portent, en petite tenue, un dolman en drap bleu foncé, avec cinq brandebourgs noirs, larges et maintenus par des olives semblables, sans aucun bouton métallique, avec deux ou trois étoiles sur les manches, suivant lo grade.
DOLMATOV ou DOLMATOVSKOÉ, bourg de l'empire russe (gouv. do Perm), sur llcot, affluent du Tobol; 3.600 hab.
DOLMEN {mèn' — du gaélique tnlmen. table de pierre) n. m. Antiq. préhist. Monument mégalithique constitué par une grande pierre plate po- ^^
sée horizontalement sur d'autres pierres.
— Encycl. La construction do ces monuments n'était pas particulière aux Coites; on on a trouvé en Algérie, on Syrie, dans l'Inde, au Japon, etc. On a donné lo nom do demi-dolmens aux monuments dont la tablo est inr-linéo, s'anpuyant d'un côté -sur dos supports verticaux ot reposant de 1 autre sur lo sol. Il est probable que ce sont des ruines do dolmens dont l'un des soutiens s'est elfondré. On croit généralement que ces monuments ijtaiont des sépultures.
DOLMÉNIQUE
(«e7c')adj.yui a rapport aux dolmens.
DOLMON n. m.
Voiture do transport, dont lo couvorclo s'ouvre à doux battantfl.
DOLLINERE — DOLOPHONINÉS
Dolman (hussard ntoderne).
Dolon'i
Dolmen.
DOLNJA, DOLNIÉ, mots sorbo-croates, signifiant bas, et entrant dans la composition d'un grand nombre do noms do lieux de la péninsule dos l'alltans.
DOLO, comm. des Côtes-du-Nord, arrond.
ot à 2r> kilom. do Dinan ; 965 hab.
DoLO, oomm. dltalio CVénétio fprov. de Vcnisej'i, sur la Brenta; 6.500 h. Ch.-L d'un circondario peuple de 34.00(i hab.
DOLOIR n. m. Couteau à doler, dont se sert le gantier pour amincir les peaux qui servent à la fal)rication des gants.
DOLOIRE (rad. doler) n. f. Techn. Outil do charpentier, il Instrument de tonnelier h lame très large, servant à travailler et à unir lo bois des douves do
Doloire de toonelier.
Doloires de maçon.
futailles, n Instrument de maçon pour mêler et gâcher le sable ot la chaux.
— Blas. Meuble d'armoirie représentant une doloire.
— Bot. Feuille en doloire. Fouille cylindrique à sa base, plane et élargie en dessus et tranchante par un de ses côtés. Il On dit aussi feuille dolabriforme.
— Chir. Bandage en doloire ou simplem. Doloire, Bandage dont chaque tour est en retrait d'un tiers environ sur le précédent.
^ Encycl. Techn. La doloire, instrument de charpentier qui est, en principe, une cognée à taillant droit, oblique par rapport au manche, et toujours large, avec manche court, était employée au moyen âge comme fer de justice pour décapiter les condamnés. Mais, alors, elle était montée sur un i.]^kMdS''^'-w-'i manche beaucoup plus long, comme les J^^^^^ i-jf' \1 doloires de guerre. Dans ces dernières, la tête du taillant est évidée en croissant, de manière à fournir une pointe d'estoc comme dans certaines haches danoises. Dans un appareil à exécution, remontant au delà du xvr siècle, une lourde doloire atia-
D'argent à la doloire dé sable posée en bande.
Doloire de guerre.
Doloire ioiitil de charpentier).
Dolomedea (réd. d'un tiers).
chée à une corde et maintenue entre deux poteaux descendait sur le cou du patient.
DOLOMEDES {jné-dt-ss) n. m. Genre d'arachnides aranoides, tribu des dolomédés , comprenant des araignées allongées, de forte taille, dont on connaît une trentaine d'espèces, habitant l'ancien monde et l'Amérique du Nord.
— Encycï.. Les dolomedes sont ou bruns ou fauves, variés de noir ou do blanc; ils vivent dans les marécages , courent sur l'eau et attaquent, dit-on, les petits poissons. L'espèce la
f)lus commune, en France, est unguo de 12 à 20 millimètres.
DOLOMÉDÉS n. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides, famille dcspisauridés, caractérisée par les yeux antérieurs disposés en rangée plus ou moins droite, les latéraux de devant situés près dos médians. (Les dolomedes font le passage entre les pisaures et les lycoses, ot comprennent les genres : dolomedt's, drancea, dossenus, hf/tjrupoda, etc.) — Un doloméok.
DOLOMIE(wO oubOLOMITE (du n.dugéolog. Dolomieu) n. f. Carbonate naturel, double, de chaux ot de magnésie.
— Encycl. La dolomie, dont la formule est CaMgC'0% !e poids spécifit|ue 2,85 à 2,92 et la dureté 3.5 à 4, résulte du mélange isumorphique , en proporiions variables, du carbonate do chaux avec le carlionate do magnésie. Elle so présente tantôt en masses amorphes, qui constituent parfois dos étages géologiques très puissants, tantôt en cristaux rhomboédriques ou on masses cristallines. A l'état cristallin, elle possède un éclat nacré vitreux, qui la fait désigner souvent par lo nom do spath perlé. Les cristaux de dolomio sont, lo plus souvent, incolores; cependant, ils présentent parfois dos tointos claires do rouge, de jaune, de brun ot do vi'rdâtro. Cotte espèce est infusiluo, solublo dans l'acide clilurhydriquo, avec moins d'ort'orvesconno que la calcito. Les variétés de dolomio sont nombreuses. On nomme spath brunissant ou ankérite une variété brunûire, contenant 15 p. 100 do carbonate do for.
DOLOMIÉE n. f. Genre do plantes, do la famillo dos composées, tribu des carduacécs, dont l'unique espèce habiin riliiidoustan.
DoLOMlEU, comm. do l'Isère, arrond. et & 8 kilom. do La Tour-du-Piu, ontro la Boubre ot lo Rhôno; 2.279 hab. Ancienne soigneiirio du Dauphiné, érigée on marquisat on 1688. — Patrie du géologue Dolomieu.
DOLOMIEUfnéodat-Guy-Sylvain-TancrédoORATRTde).
géolo^'uii «'t minéralogiste français, né ù Itolomiou (Isère) «•Il I7r)0, mort A Chùteaunouf (.Saôiie-et-Loire) on laoï. Admis dans l'ordro do Molle dés lo berceau, il faisait son noviciat sur lus galères dos cliovaliora, lorsque, & ï'ILgo do
Dolomieu.
dix-huit ans, il tua eu duol un de ses camarades. Condamné à mort, il fut gracié par lo grand maître. Dolomieu quitta lo service, pour so livrer aux sciences. Il visita d'aburd l'Etna, lo Vésuve, les Apennins, les îles Liparî et la Calabro. Il publia, bientôt après (1784), ses études sur les tremblements do terre. Do retour en Franco on 1789, il publia ditférents mémoires sur le basalte, sur lo genre do pierres calcaires auxquelles on a donné depuis lo nom <lo dolomie; sur les Pierres figurées de Florence, et sur la Constitution physique de l'Egypte.
Nommé, en l'an IIÏ, professeur de géologie à l'Ecolo dos mines, il devint membre de l'Institut. Il ontroprit, bientôt après, un voyage dans le centre de la Franco , à son retour, traça l'histoire du massif Central et établit la relation qui lie les tremblements de terre aux phénomènes volcaniques.
Dolomieu fit partie de l'expédition d'Egypte. C'est à son intervention que Bonaparte dut do pouvoir, sans coup térir, prendre possession de Malte. Après deux années de séjour en Egypte, il dut songer à revenir en f^'rauce, pour y soigner sa santé. Le vaisseau qui le ramenait ayant été poussé par une tempête dans le golfe de Tarente, Dolomieu fut fait prisonnier et, en qualité de chevalier de Malte, fut soumis à la juridiction de l'ordre, transféré à Messino et subit les plus durs traitements. Il écrivit, pourtant, là, un de ses plus beaux ouvrages : l'introduction à la Philosophie minéralogique , qui vit le jour en 1802.
L'Institut réclama avec force sa délivrance; mais ce no fut qu'après la bataille de Marengo qu'il fut mis en liberté.
Dolomieu. pendant sa captivité, avait été nommé à la chaire que Daubenton venait de laisser vacante au Muséum. L'épuisement de ses forces ne lui permit de l'occuper que peu de temps : il succomba au retour d'une nouvelle excursion dans les Alpes. Ses principaux ouvrages sont : Voyage aux î/es Lipari (1783); Mémoire sur les îles Ponces et les produits volcariiques de l'Etna (1758); Dernier voyage dans les Alpes (1802); etc.
DOLOMISATION n. f. Géol. Syn. de dolomitisation. DOLOMITE n. f. Miner. Syn. de dolomie.
Dolomites ou Alpes dolomitiques {de Doloynieu,
n. pr.), groupe montagneux de la chaîne des Alpes.
— Encycl. Les iJohmites, dont le point culminant est la Marmolada (3.494 ml. font partie des Alpes Cadoriques (Alpes orientales]. Elles doivent leur nom au mélange do carbonate de chaux et de carbonate de magnésie ou dolomie qui les constitue, et sur lequel l'action physique (gel),chiniique(corrosion)ou mécanique (érosionl des agents atmosphériques a produit des formes extraordinaires et pittoresques. Les Dolomites présentent des masses calcaires puissantes, formant quelques sommets assez élevés : Geisler Spitze (3.182 m.), Palla di Martino (3.244), Curta (3.177 m.), Sorapiss (3.291 m.). V. Alpes.
DOLOMITIQUE ((iA-') adj. Qui a rapport à la dolomie : Des roches dolomitiques.
DOLOMITISATION (si-on) n. f. Transformation d'un calcaire magnésien en dolomie.
— Encycl. Les eaux chargées d'acide carbonique, en pénétrant dans les lorrains formés de carbonate do chaux et do carbonate do magnésie, peuvent arriver à dissoudre entièrement le calcaire, on respectant la dolomie, moins solublo, qui persiste seule.
DOLON n. m. Archéol.
Poignard dont la lame était dissimulée dans un bùtou , un manche do fouet, etc. Il Nom donné par les anciens ù l'uiio des voiles d'avant d'un bateau.
DOLON. Myth. gr.
Guerrier troven, fils du héros Eumédès. Il offrit à Hector do pénétrer de nuit dans le camp dos Grecs afin do découvrir leurs dessoins, mais il fut surpris par Ulysso et Diomède, qui l'atteignirent, malgré sa rapidité à la course, et lo tuèrent.
Dolopathos (Ar romans de), ouvrage d'un trouvèro du XIII* siècle, Herbers, traduction ou imitation française de Vllistoria septetn sapîentium, tirée clle-môme do légendes orientales. — La trame de l'ouvrage se compose d'une suite de récits quo viennent faire les sept sagos do ta Grèce pour retarder ot, finalement, empêcher le supplice d'un jeune homme quo sa marlitro, nouvelle Phèdre, a accusé d'un odieux attentat, après avoir inutilement essayé de le séduire. Shakspearo a omnrunté ù un des récits, la Livre de chair, lo fameux épisoao do Shylock dans te Marchand de Venise.
DOLOPES, ancien pouplo do la Thossalie, habitant au pied du Piiido ot sur les confins do l'Etolio ot do l'Epiro. (LaDoloiiic était traversée par l'AcliéloUs. Los Dolopes étaioni célèbres pour leur cruauté, si l'on on croit VEnéide. Au temps do la ^Mierro do Troio, ils avaient pour roi Pélôo, père d'Achille. Une nombreuse armre de Dolopes, conduite par Phénix, so rendit sous les murs do Troio.) il On appelait aussi Dolonos un pouplo do corsaires habitant lilo do Scyros. — 6n, Une Dolopiî.
DOLOPHONES {fo-n^ss") n. m. Gonre d'araclinidos aranéides, type do In tribu dos f/o/o/i/ioHirit's. comprenant do grandes "araignées ù livrée rougo foncé, à abdomen transversalement élargi, ot dont les mœurs sont colles des épeires.(Coj;enro compte uno douzaine d'ospècos, Imbitaul les Moluques et l'Australie.)
DOLOPHONINÉS n. m. pL Tribu d'arachnides nranéidcs, famillo des argiopidés, caractérisés par les youx latéraux égaux ot pro»quu cuutigus ot lu pièco labitUô louguo. (Lot
A, do Ion.
DOLOPHRAGME — BOMBES
dolophoninés habitent la Malaisie, l'Australie.) — L'n do-
LOrHOXKÎÉ.
DOLOPaRAGME D. m. Bot. Syn. de arénaire.
COLOPIE, pays habité par les Dolopes.
DOLOPS. Myth. gr. Fils d'Hermès. (Il périt dans la ville de Ma^Désie.) — Fils de Kronos et de Pbily re. — Troyen, tils de Lampos etpetil-fils de Laomédon. (11 fut envoyé souvent comme espion dans le camp des Grecs. Il fut tué par Ménélas.) — Grec, îils de Clytios, tué par Hector.
DoLORES, ville d'Espagne (Valence [prov. d'Alicante]), au milieu d'une plaine arrosée par la ï?egura; 2.560 hab. Moulins à farine et à huile. Ch.-l. d'un partido peuplé de 30.500 hab.
DoLORES, ville de la république Argentine (prov. de Buenos-Ayres); 10.000 hab. Ch.-l. d'un partido peuplé de 17.000 hab.
DOLORES OU SaN-SALVADOR, ville de l' Urumiay (dép. de Soriano), sur l'arroyo de San-Salvador, affluent de l'Uruguay; 8.000 hab. Elève de bétail.
DOLORES de Hidalgo, ville du Mexique (Etat de Guanajuato) ; 7.500 hab. L insurrection contre l'Espagne y commença en ISIO, à la voix du curé Hidalgo.
DOLORIFIQUE {fifc' — du lat. dolor, oris, douleur, et facere, faire) n. et adj. Qui cause de la douleur.
DOLORXFUGE (du lat. rfo^or, oi'is, douleur, et fngare, mettre en fuite) n. et adj. Méd. Qui chasse la douleur.
DOLOSIF, IVE (du lat. rfo/oiiw, rusé) adj. Dr. Qui offre le curactère du dol : Une clause dolosive.
DOLOVO, comm. d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Torontal]} ; 6.450 hab.
DOLURE (rad. doler) n. f. Partie de la peau du côté chair, que les mégïssiers enlèvent avec la doloire.
DOLUS, comm. de la Charente-Inférieure, arrond. et à 18 kilom. de Marennes, dans l'île d'Oléron ; 2.058 hab. l>olmens.
DOLUS MALUS ABESTO iq»e toute ruse déloyale soit absente). Formule dont les initiales, D. M. A-, figuraient fréquemment dans les actes de vente, les contrats, etc., chez les Romains.
D. O. M. Abréviation des mots latin Deo Optimo Maxime (au Dieu très bon et très grand). Cette formule figure sur beaucoup d'édifices religieux, comme une dédicace qui les déclare consacres à Dieu.
DOM (rfon — abréviat. du lat. dominus, maître, seigneur) n. na. Titre d'honneur donné aux religieux de certains ordres, comme les bénédictins et les feuillants. Il Titre d'honneur en usage dans le Portugal.
— Par ext. et par plaisant. Titre d'honneur donné aune personne quelconque. (Il a même été donné par La Fontaine et par d'autres à des animaux.)
— Enxtcl. Dès le SI* siècle, ce mot était employé comme titre honorifique. On le plaçait devant le nom de famille, dans le style indirect, et devantcelui de la fonction, lorsqu'on s'adressait directement à la personne. Les anciennes chansons de geste ne laissent aucun doute sur ce point. Au xiV siècle, il tomba en désuétude. Seuls les bénédictins et les chartreux conservèrent l'usage de le porter devant leur nom de famille.
DÔM n. m. Sorte de caboteur indien. DOMAGNÉ, comm. dTlle-et-VilaiDe,arr. et à 17 kilom. de Vitré, près de i'Yaine, afûuent delà Seiche; 1,595 hab,
DOMAINE {mèn — du bas lat. dominiais, qui appartient au maître; rad. dominus, maître) n. m. Possession, propriété : Domai.ne utile. Domaine direct, n Par ext. Campagne d'exploitation d'une grande étendue, ii Propriété agricole d'une étendue quelconque, avec habitation de maître, n Par anal. Propriété, habitation Quelconque, espace occupé : Pendant la période éocène, la terre ferme a gagné en étendue sur le domaine des mers. [L. Figuier). n Ressort, étendue des attributions ou de la capacité : Question gui est du domaine des tribunaux, ii Pouvoir, autorité, domination : // a voulu nous laisser un certain dota ai^b sur nos actions. (Boss.)[Inus.] — En ce sens, i)omaine de chasse. Faculté de chasser sur une propriété.
— Féod. Fief dominant, manoir où le vassal devait rendre foi et hommage au seigneur, il Domaine royal. Territoire que le roi possédait en propre, n Domaine de l'Etat, ou Oumaine public ou simplem. Domaine, Ensemble des biens oui appartiennent à l'Etat, et dont l'usage est public : Les chemins, routes et rues à la charge de l'Etat, les fleures et rivières navigables ou flottables, les rivages, lais et relais de la mer, les ports, les havres, les rades, et généralement toutes les portions du territoire français gui ne sont pojt susceptibles d'une propriété privée, sont considérés comme dépendant du domaine public. Il Administration des domaines de l'Etat ; Plaider contre le Domaine, il Domaine privé ou simplem. Z^omaine, Biens particuliers de l'Etat.
il Domaine de la couronne, Liste civile et dotations do la couronne. ("V. la partie encycl.) i\ Domaine fixe. Ancienne dénomination des oiensde la couronne, il Domaine extraordinaire. Biens que la conquête ou les traités avaient acquis à la France, sous le premier Empire^ et qui restaient à la disposition de l'Empereur.
— Mathém. V. champ.
— Enxycl. Hist. Sous le régime féodal, on distinguait le domaine direct et le domaine utile; le premier était un droit que se réservait le soigneur sur un héritage concédé en fief ou à cens, et qui cousistait à pouvoir exiger certains devoirs imposés à la personne, comme l'hommage, nt certaines rcaevances, comme le droit do relief; le domaine utile conférait lo droit de percevoir les fruits de l'immeuble et d'en jouir en véritaole propriétaire. II y avait encore : le domaine eongéable, concédé à un détcn- Vîur qui pouvait être congédié à la volonté du propriétaire; lo domaine royal, torritoire possédé en propre par loroi; \e domaine fixe, composé do seigneuries, terres et droits spécialement consacrés à la couronne; le domaine casnel, acquis par droit de conquête ou à titre de confiscation; \q d'tmaine forain, imposition perçue à l'entrée et ù. la sortie des marchandises.
I/ordormanccde Moulins do iTiCC, rendue par Charles IX, en proclamant le principe do l'inaliénabiliié du domaine de lit couronne, distingua deux domaines : l'un, lo petit
domaine, toujours aliénable ; l'autre, le grand domaine, inaliénable, sauf dans deux cas : pour apanage des puînés mâles de la maisou de France, et pour les nécessités de la guerre. On désignait sous le nom à'apanage ou domaine apanager les dotations territoriales attribuées par le roi à ses fils ou frères puînés, sous condition de retour au domaine de la couronne, à défaut d'héritiers mâles en ligne directe. L'engagement était l'aliénation du domaine pour la nécessité de la guerre ; les biens engagés pouvaient toujours être rachetés, à quelque époque que ce fût.
Sous la Révolution, la nation fut substituée au roi, et le décret des 21 novembre-l'f décembre 1790 déclara domaine national le domaine de la couronne, en supprimant l'inaliénabilité, principe fondamental de l'ancien droit.
Rétabli sous l'Empire, le domaine de la couronne se divisait en deux parties: l'une, appelée liste cii'î/e, consistait en la toute propriété d'une somme de 25 millions de francs payée chaque année par le trésor public; l'autre, désignée sous le nom de dotation de la couronne, comprenait la jouissance de palais, parcs, jardins, mobiliers, et le droit de chasse dans certaines forêts domaniales.
Le domaine extraordinaire, constitué par un sénatusconsulte du 30 janvier 1810, se composait des biens acquis par voie de conquêtes ou de traités. Il fut réuni au domaine de l'Etat par une loi du 15 mai 1818.
— Dr. civ. et admin. Le rfomaine public comprend tous les biens qui, par leur nature ou leur afi'ectation à l'usage public, ne sont pas susceptibles de propriété privée. 11 est national, départemental ou communal.
Le domaine public national comprend : les rivages de la mer, les ports, havres et rades {domaine maritime) ; les fleuves et rivières navigables et flottables, les canaux [domaine fluvial); les forts, remparts et autres dépendances des places deguerre (rfomaine miliiaire) ; les routes, ponts et rues, les chemins de fer ; les églises, musées, monuments et édifices publics.
Le domaine public départemental se compose des routes départementales, palais de justice, prisons, casernes de gendarmerie, hôtels des préfectures et sous-préfectures. Le domaine public communal comprend les chemins vicinaux, les rues et promenades, les hôtels de ville, les églises paroissiales et les cimetières.
Les biens du domaine public sont inaliénables et imprescriptibles, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent être vendus ni acquis par prescription.
Tous les meubles et immeubles qui, pouvant être soumis à l'appropriation de 1 homme, ne sont pas afl'ectés à l'usage du puolic, forment le domaine privé. L'Etat, les départements et les communes ont leur domaine privé ; ils en perçoivent les revenus et peuvent vendre, échanger, louer les ditférents biens qui le constituent, comme le ferait un simple particulier de son propre patrimoine. Font partie du dumame de l'Etat: les lais et relais de mer: les biens vacants et sans maître; les biens du domaine public qui ont cessé de lui appartenir; les bois et forêts [domaine forestier); les palais, châteaux, établissements nationaux ; le mobilier des ministères, des évêchés ; les objets contenus dans l'hôtel du garde-meuble ; etc.
Le domaine départemental comprend les immeubles de difl'érentes natures non afl'ectés à un service public, et dont le département tire des revenus; le mobilier des préfectures, sous-préfectures, palais de justice, etc.
Le domaine communal comprend les biens communaux proprement dits, c'est-à-dire ceux dont la jouissance en nature est laissée aux habitants de la commune, tels que les pâturages, les forêts afl'ouagères, et les biens patrimoniaux, loués et exploités au profit de la commune.
— Admin. La régie des biens du domaine de l'Etat est confiée à la direction générale de l'enregistrement et des domaines; toutefois, la conservation, l'entretien et l'exploitation des forêts domaniales et des biens afl'ectés à des services publics appartiennent exclusivement aux divers départements ministériels dans les attributions desquels ces biens sont placés; mais c'est toujours à l'administration des domaines qu'incombe le soin d'instruire les afl'aires et de suivre les instances concernant la propriété des biens de l'Etat, sans distinction, et de percevoir les produits dont ils sont susceptibles. Ces produits sont d environ 40 millions de francs par au.
DOMAÏRI ou DamiRI (Abou-1-Beka-Mohamnied Ibn- Mousa-ibn-Isa-ad), naturaliste musulman, né à Domaïra (Egypte) en 1349. mort au Caire en U05. Il enseigna les traditions dans deux des mosquées du Caire, et il est connu surtout par son dictionnaire zoologique, intitulé ; Heyyati-heiwan. On cite encore de cet auteur deux traités de jurisprudence et de théologie et un commentaire sur le divan de Thogra'i.
DOMAIRON (Louis), littérateur et grammairien français, né à Béziers en 1745, mort à Paris en 1807. Après avoir fait partie de l'ordre des jésuites, il entra dans l'enseignement et devint inspecteur général de l'instruction publique. Parmi ses ouvrages, citons : Principes généraux des bel/es-lettres (1785), livre plein de vues neuves et ingénieuses sur la grammaire générale.
DOMAIZE, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 35 kilom. de Clermont, non loin de la Dore; 1.086 hab. Féculerie.
DÔMAL, ALE adj. Qui se rapporte au dôme, qui en a la forme : Architecture dômalk.
DOMALAIN, comm. d'Ille-et-'Vilaine, arrond. et à 15 kil. de Vitre, pr^s de l'étang de la Chaussée; 2.042 hab. Minoteries. Eglise ogivale des xvi* et xvu" siècles.
DOMANIAL, ALE, AUX (bas lat. domanialis: de domaninm, domaine) adj. Qui tient à un domaine : Possessions DOMANIALES. II Qui a rapport au domaine de l'Etat ; qui appartient au domaine : Les biens domaniaux. Affaires do-
MANlALIiS.
DOMANIALISER (rad. domanial) v. a. Annexer au domaine de l'Etat, soumettre au régime du domaine : Doma- NiALlsER une furet.
DOMANIALITE n. f. Caractère de ce qui est domanial.
DOMANIER (ni-é) a. m. Employé do l'administration des domaines. (Vieux.)
— Dr. féod. Fermier qui prend un domaine eongéable.
— Adjectiv. Qui a rapport au domaine : Les droits do-
MANIERS.
DOMANISTE (nis*?'— - du bas lat. domnninm, domaine) n. m. Celui qui aaminîstre le domaine do l'Etat, qui connaît
Domat.
la législation et la jurisprudence relatives à ce domaine ; celui qui est attaché à l'administration des domaines.
DOMARD (Joseph-François), graveur en médailles, né et mort à Paris (n92-';'r'8). De 1824 à 1833, il envoya au Salon des pierres -iivées qui établirent sa réputation. Les plus belles pierres gravées de Domard sont : un Faune, ï Innocence^ Ulysse reconnu par son chien, un beau portrait du duc de Herry, etc. Parmi ses médailles, il faut particulièrement mentionner : la Bataille de Navarin; l'Arc de triomphe de l'Etoile; l'Enseignement mutuel; le Rétablissement de la statue de Napoléon Z" f,ur la colonne Vendôme en iS33 ; la Naissance du comte de Paris ; les médailles de Cartelier, de Percier, de Bleuet, du général Foy, de Talleyrand, etc. ; un Mercure assis, pour la chambre de commerce do Marseille; la grande médaille commandée en 1851 par le gouvernement anglais pour {'Exposition universelle de Londres ; etc.
DOMARTou DOMART-EN-PONTHIEU, cb.-l. de cant. de la Somme, arrond. et à 20 kilom. de Doullens, sur le ru de Uomart; 1.187 hab. Hôtel de ville qui est une ancienne maison de templiers. — Le canton a 82 comm. et 14.711 hab.
DOMAT ou Daumat (Jean), jurisconsulte français, né à Clermont (Auvergne) en 1625, mort à Paris en 1696. Il fit ses études sous la direction de son grand-oncle, le jésuite Sirmond, confesseur de Louis XIll, cl suivit avec succès la carrière du barreau. Il se lia avec les solitaires de Port-Royal et avec Pascal, qui lui conlia en mourant ses papiers les plus secrets. Il fut avocat du roi au présidial de Clermont, pendant près de trente années. Dans sa vieillesse, il reçut une pension du roi, et alla se fixer à Paris (1681).
Il fut certainement le plus grand jurisconsulte du xvii" siècle. Son œuvre capitale est : les Lois civiles dans leur ordre naturel {Paris, 1689- 1694). Cet ouvrage, œuvre d'un philosophe autant que d'un homme de loi, est, à proprement parler, une histoire résumée des sociétés humaines. Domat y pose les principes fondamentaux du droit français, grâce à son admirable connaissance du droit romain. L'ouvrage, paru sans nom d'auteur, n'obtint pas d'abord le succès qu'il eut plus tard. Deux autres ouvrages de Domat furent publiés après sa mort ; le Droit public (1697), et un choix de textes romains sous le titre de Legum delectus (1700).
DOMB. bourg d'Allemagne (Prusse [prov. de Silésie]); 4.150 hab.
DoMBASLE, comm. de Meurthe-et-Moselle, arrond. et à 16 kil. de Nancy, sur le Sanon; 5.206 hab. Ch. de f. Est. Port sur le canal de la Marne au Rhin. Mines de sel gemme; carrières de sable et de gravier; fabriques de soude, de savons, de produits chimiques. Le port de Dombasle est un centre actif de commerce de sel, de houille, de bois, etc. Gisement de phosphate de chaux.
Dombasle fut, au moyen âge, lacapitaled'uneseigneurie puissante qui appartint d'abord aux comtes de Salm, puis aux d'Harcourt et aux Bassompierre. Eglise du xvm" siècle. Ruines dun vieux château; donjon du xi' siècle. — Patrie de la famille de Mathieu de Dombasle.
Dombasle (Christophe-Joseph- Alexandre-J/oM/ewDK), agronome français, né à Nancy en 1777, mort en 1843. Il a puissamment contribué, par le livre et par l'exemple, au développement de ragriculiure scientifique. Initiateur audacieux, il monte, pendant le blocus continental, une fabrique de sucre de betterave, puis une fabrique d'eaude-vie de mélasse; mais les événements politiques causent sa ruine. Sans découragement, il tourne ses vues vers l'agriculture, et met en usage des métliodes de culture plus réfléchies et des instruments moins imparfaits que ceux alors en usage. En 1822, il est mis à la Tête de l'Institut agricole de Roville, fondé par une société d'actionnaires, et il le dirige d'une manière remarquable, transformant le domaine, attirant des élèves et faisant face à tous ses engagements, non sans reconstituer partiellement sa fortune, Mathieu de Dombasle a construit la charrue araire qui porte son nom ; il a révélé l'importance du chaulage dans les terres argileuses; il est l'auteur d'un grand nombre .d'ouvrages :
Essai sur l'analyse des eaux naturelles {\ 810) ; Théorie de la charrue (1821); Caleruirier du bon cultivateur {\S2\): Instruction sur la distillation des grains et des pommes de terre (1829) ; Sur la fabrication du sucre de betterave (1839) ; Annales de lioville; etc. En outre, il a traduit de l'allemand, de Thcer, une Description des nouveaux instruments d'agriculture (1821), et de l'anglais, de Sinclair, une Agriculture pratique et raisonnée (1825).
DoMBAY (François de), orientaliste autrichien, né à 'Vienne eu 1756, mort en 1810. Il fit partie de missions à l'étranger, et devint interprète de la cour à Vienne. On lui doit dos ouvrages, dont les principaux sont : Philosophie des Arabes, des Persans et des Turcs (1797); Histoire des chérifs (1801); Grammatica linguse persics (X804); etc.
DOMBÉ, fort portugais de la colonie d'Angola (prov. de Henijuelal, qui commande un district renfermaut des mines importantes.
DoMBES (lat. Dombensis pngns), ancien pays do France, jadis principauté, actueilcmeut compris dans le départe-
Mathieu de Dombasle.
mont do l'Ain {arrond. do TrtSvoux). Il ost limité par lo Rhôno, l'Ain, la Saùiin. Lo nom oxai't do la rôgiou est la Dombcs, mais on dit i|uel(|uorois ics Douihcs.
Co pays se dévoloppo on longues ondulations. Quelques collines i|ui le dominent sont dos restes do moraines, laissées par les glaciers dis|iartis. L'altitude est d'environ 300 métros à l'E., et de 2ôo prùs do Lyon.
La silice est l'élomont prédominant du sol et du soussol, (jui sont riches on maiiéros organitjues. Mais ce terrain, pcvï perméable, laisse séjourner l'eau à sa surface. Los propriétaires y ont creusé dos étangs pour élever dos poissons : carpes, tanches, brochets. Les étangs couvraient autrefois 20.000 hectares. Ces eaux stagnantes rendaient lo pays malsain. A la domando des habitants [pomhistes), 5.000 hectares ont été rendus à la culture. Des chemins ont été ouverts, une voie t'errôo traverse la contrée de Lyon à Bourg.
La Dombes fit d'abord partie du royaume d'Arles, devint principauté indépendante, échut par mariage aux sires de Beaujeu, fut confisquée sur le connétable de Bourbon, appartint aux Montpensier et fut définitivement réunie à la couronne en 1762.
DOMBBS (Louis-Auguste de Bodrbon, prince de), né à Versailles en Uoo, mort à Fontainebleau en 1755. Fils aîné du duc du Maine et de Louise-Bénédictine de Bourbon-Condé, il descendait par sa mère du grand Condé. Il reçut, en 1710, le rang de prince du sang. "En 1717, il alla servir en Hongrie sous le prince Eugène. Exilé pour avoir pris part à la conspiration de I7is, il combattit pendant la guerre de la succession de Pologne, et il fut fait lieutenant général en 1735. Colonel général des Suisses, gouverneur du Languedoc, grand veneur, il se distingua pendant la guerre de la succession d'Autriche. Il vécut dans la retraite à la suite d'un duel où il tua le duc de Coigny. Il mourut épuisé par les excès.
DoMBET (Joseph), botaniste et voyageur français, né à Màcon en 1742, mort aux Antilles en 1794. Il fut chargé, en 1777, d'une mission scientifique dans l'Amérique du Sud. II parcourut le Pérou et le Chili, et en rapporta une prodigieuse quantité de plantes et d'objets d'histoire naturelle, dont ia moitié, à son arrivée à Cadix (1785), fut confisquée au profit du roi d'Espagne. Lié par sa promesse de ne rion publier avant le retour de ses deux compagnons de voyage, Dombey ne put pas éditer ses travaux, qui parurent après sa mort, par les soies de L'Héritier. Ce qu'il avait pu sauver des mains des Espagnols (son herbier, entre autres) fut dépose au Muséum. Ayant reçu, en 1793, une mission pour les Etats-Unis, il fut pris en mer par des corsaires et mourut en captivité.
Dombey et fils, roman anglais, de Dickens, publié en 1847. — Dombey est un riche commerçant de Londres, fier de sa situation et dévoré d'un orgueil immense. Il a toujours commandé et il n'entre pas dans sa pensée qu'il puisse cédera quelqu'un ouàquelque chose. Dombey fonde les plus grandes espérances sur son fils Paul, destiné à perpétuer sa race, mais il ne sait pas se faire aimer de l'enfant. Paul meurt à l'âge de dix ans (le récit de cette mort est une des plus belles pages de Dickens) . cest un coup terrible pour le commerçant. Il lui reste une fille, Florence, qu'il hait parce ouelle a su gagner l'affection exclusive de Paul. Cette fille n'a que tendresse pour son père; quand Dombey, ruiné, va se tuer, c'est Florence qui vient le consoler. Il s'attendrit, et, par un revirement trop brusque, qui, suivant Taino, gâte un beau livre, il devient le meilleur dos hommes.
DOMBÉYA [don) n. m. Genre de plantes, do la famille des malvacées, type de la famille des dombéyacées. ii Syn. de AEAUCABiA, genre de conifères, et de TOURRÉTIE.
— Encycl. Les dambéyas sont de petits arbres et des arbrisseaux pubescents, à feuilles alternes, munies do stipule; à fleurs groupées en corymbes axillairesetpédonculés. Les espèces, au nombre do quinze, habitent surtout les îles de Madagascar et do la Réunion. L'êcorce do cos végétaux est, en général, très tenace et en mémo temps souple et liante; on on fait des cordages. Les dombi'^yas
se font remarquer nar Tel,',- Dombiya: a. Byi>«c«c.
gance de leur port et la beauté
de leurs fleurs; plusieurs sont cultivées dans les serres.
DOMBEY ACÉ (don, sd), ÉE adj. Bot. Qui ressemble à un dombéya.
— n. f. pi. Famille de plantes à fleurs hermaphrodites, çentamères, à étaminos au nombre do 15 à 30, avant les tilets connos à la base. (I,o type do cette famiUo ost lo genre dombéya.) — Une DO.MBÉY*cÉli.
DOMBISTE (don-bissf), personne ndo dans la Dombes, ou qui habite ce pays — Les Domuistks.
— Adiectiv. Qui appartient à ce pays ou à ses habitants : Les chevaux domuistks.
— n. Se dit d'une race do chevaux do la principauté do Dombes : Un excellent domuistk.
— Encycl. Suivant AndrcS Sanson, les domàistes sont une variété de la race cbovalino |)ar lui dénommée « germanique • (chevaux du Mocklembourf,', do roidonbourfr. <lu Hanovre, du Danemark, anciens cbevaux normands, etc.). Ils .sont, on général, mal formés : la této ost grosso, lo corps anguleux et les membres grMes.
DOMBO, bourg d'Austro-IIongrie (Hongrie [comitat do Marmaros]),surloTaracz, affluent do laTheiss; 2.630 liab.
DOMBOVAR, bonrg d'Austro- Hongrie (Hongrie fcomitatdeTulna]),surlo Kapos, affluent du Danube; 4.O00 hab. Kninos d'un vieux cliiloaii.
DOMBROWKA ou DOBRAWKA, roino do Pologne, née on Bohême on 'J20, inurle à (inezno (970). Elle était (illo de Boloslas !■", duc de Dobémo, Elle épousa Mioczyslas I". à la condition qu'il so convertirait, ainsi quo son peuple, ft la religion cbrétionne(o«r>). Lo roi do Pologne so lit baptiser ot publia un édit par loquel il ordonnait, sous peino do mort, à ses sujets (l'abandoiiiK^r lo paganisme, l^umbrowku fut la mère do lioloslas le lîrand.
J.-H. Dombrowski.
DOMBROWSKI (Jean-Henri), l'un des plus glorieux généraux dos armées polonaises, ne à PierszowTco (palîUinat do Craeovie) en 17j5, mort à Vinagora (Posnanie) en 1818. Il se <listingua dans les campaguos do 1792 et de 1791. Il battit les Prussiens ù Labiszin et à Rydgoszcy, ot fut promu au grade de général do division peu de temps avant la prise de Varsovie par les Russes. En 1796, il organisa à Milan la V légion polonaise, et so distingua pendant la campagne d'Italie. Il passa, on 1802, au service de l'Italie, mais rejoignit l'Empereur lors de la eamp.-igno de Prusse (1806), et seconda les efforts de Poniatowski. Pendant la retraite ^i de Russie (1812), il livra la ^^" bataille de Borissov et couvrit le passage de la Bérésinajusqu'auderniermoment.
Après la mort doPoniatowski, il prit le commandement des Polonais, continua à servir la France en 1814, et ramena ses hommes dans leur patrie, sur la promesse illusoire quo ht Alexandre I" de rendre à la Pologne son indépendance. On a de lui une Histoire de la légion polonaise en Italie, publiée par Léonard Chodzko (Paris, 1829).
DOMBRO-WSKI (laroslaw), oflicier polonais, général de la Commune de Paris, néà Jitomir (Volhynie) en 1838, tué à Pans en 1871. Il fut admis, en 1848, Jans le corps des cadets de Saint-Pétersbourg: devenu officier, il fut mêlé à 1 insurrection générale de la Pologne, en 1863. Mais il fut dénoncé, arrêté et condamné aux travaux forcés'; il s'évada pendant son transfert en Sibérie. Il s'établit à Paris en 1865. Pendant le siège de Paris par les Prussiens, Dombrowski prit part à la défense de la ville. Après la capitulation, il fit partie du Comité central, et, le 6 avril, remplaça Bergeret comme commandant de la place. A ce titre, il prit une part active et personnelle à la défense de Paris contre l'armée de 'Versailles. Lorsque colle-ci eut pénétré dans Paris, Dombrowski fut chargé de défendre Montmartre : le 27 mai, à midi, il tomba, mortellement blessé, sur la barricade de la rue Myrrha et du boulevard Ornano.
DÔME (de l'ital. duomo, venu du lat. domus , maison — par ext. maison de Dieu , église) n. m. Nom donné, en Italie, à certaines églises cathédrales, dont quelques-unes n'ont pas de dôme an sens arcbitectural du mot : Le dôme de .Milan,
— Par anal. Objet quelconque, offrant l'apparence d'un domo ou d'une voûte ; Sous le oôMK des arbres\. ii Ciel, voûte cél ste : Le ciel d'Espagne forme un dôme d'azur.
— Archit. Voûte reposant sur une base circulaire, polygonale ou elliptique, et qui surmonte un grand nombre de monuments : Le dôme des Invalides, du Panthéon, du Valde-Grâce. il Dôme surbaissé. Dôme formant une moitié de sphéroïde aplati, il Dôme surmonté ou surélevé. Dôme formant une moitié de sphéroïde allongé, ii Dôme à pans, Dôme reposant sur un plan polygonal.
— Jardin.
Dôme de verdure, Sorte de voûto que forme le feuillage.
— Mar.Nom y xr fv' — »
donné aux v\ ^ ~— ^
montants en v ^ \ \ \ \ \ s x \ \\
cuivre, on Démo (mar.).
bois ou en
for, formant voûte au-dessus des panneaux de descente et permettant do disposer un capot jiour le temps do pluie.
— Mécan. Dôme de vapeur. V. la partio encycl.
— Tochn. Partie supérieure d'un fourneau à réverbôro. Il Couvercle do cassolette ou d'encensoir.
— Encycl. Archit.
Les dômes sont dos voûtes génôralenienl sphériques, dont la surface interne ost engendrée par un quart de circonférence : ils pouvent étro surbaissés ou surélevés. Cos voûtes no trouvent leur véritable application que dans les monuments d'une très grande importance; aussi le nombre on est-il restreint. On peut citer comme types : lo
dôme do J^aint-Pierre de Rome; ceux do Saint- Paul de Londres; du Panthéon, & Paris; du Panthéon, & Romo: do l'église Saint-Isaac, en Russie; dos Invalides, de Saint- Augustin, tin Val-do-Grûco ù Paris; onlin, celui do la cathédrale île Florence. On a actuollenient, dans la construction dos dômes, remplacé la piorro par lo métal, coqui simi>lilie d'une manière nolnblo l'étublissomont do
Dôme des Invalides, à Paris.
Ouatura du démo du Val-de-Grtcc, k Parla.
D dôm d vip de prise de vapeur