DOMITIEN
Cadre ea cuivre, à cachette
(xYll" s.], contenant ua
domino (imagtr).
Domino (coBt.).
qu'on appelle la réserve,
— Partie de tête-à-tête. Les joueurs sont au nombre do doux, et chacun prend sept dominos. Celui qui a la main place sur la table un dé, qui, en général, est le plus fort. A la suite do ce dé, l'adversaire en pose un des siens, dont l'une des moitiés présente un des nombres quo porto
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le précédent. Lo proini or joueur on fait autant, et lo ieu se continue de la même manière, tant que les joueurs ont des dominos remplissant la condition nécessaire pour pouvoir être placés. Si 1 un des joueurs vient à ne pas en avoir, il boude, pendant (jue l'autre continue à poser ses dominos; lo boudeur no rentre dans le jeu que lorsqu'une nouvelle combinaison lui permet de placer les siens. La partie est gagnée par celui qui réussit le premier à se débarrasser de tous ses dés. On dit alors qu'il fait domino. Si les deux joueurs sont obligés de bouder, ils abattent leur jeu, et celui qui a le moins de points dans les dominos qui lui restent, gagne.
La partie dite à la pêche ne diffère do la partie ordinaire qu'en ce que le joueur qui boude est tenu de pêcher, cest-à-diro de puiser dans les dominos du talon, et de les prendre un à un jusqu'à ce qu'il en ait trouvé un qui soit dans les conditions voulues. Au lieu de deux joueurs seulement, il y en a quelquefois trois, quatre ou ent cm
davantage , qui jouent chacun pour soi ; mai la marche du jeu n'en subit aucun changement
— Partie du domino voleur. Elle se joue à quatre : deux associés contre deux autres, désignés par le sort. Chaque joueur prend six dés. Le premier do posé, la main passe à celui qui est à la droite du poseur, et ainsi de suite jusqu'à la fin du coup. Si l'un des joueurs se trouve dans l'impossibilité de placer un dé à l'une quelconque des extrémités de la ligne, il annonce qu'il boude, et c'est alors son voisin de droite qui joue. Cliaquo coup so termine de l'une des deux manières suivantes : ou bien l'un des joueurs fait domino, et, alors, il marque avec son partenaire autant de points qu'il y en a sur les dés qui restent entre les mains des adversaires; ou bien le jeu se trouve fermé, parce que tous les joueurs boudent, et alors, chacun ayant abattu son jeu, les deux partenaires qui ont le moins de points comptent à leur profit les points réunis do leurs adversaires.
Domino noir (le"), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique d'Aubcr, représenté à l'Opéra- Comiquo le 2 décembre 1837. — L'intrigue est menée avec une grande adresse. Le jeune comte Horace de Massarena est tombé amoureux fou d'une jeune femme qu'il a rencontrée clans un bal, couverte d'un domino noir. Il n'a pu voir son visafïo, et elle s'est enfuie au premier coup de minuit, laissant interrompue leur conversation. Il la clu^rche en vain depuis lors et se désespère, quand do nouveau il la retrouve au bal, toujours masquée, toujours on domino, et do nouveau s'échappant dés que minuit sonne.
Qui peut être cetto inconnue? La jeune Angôle, (jul appartient à une noble famille, cstl'abbesse d'un couvcni, mais une abbcsse qui n'a pas encore prononcé ses vœux rt qui, sur un ordre de la roine, est rendue au monde ot peut épouser celui (]u'ello aime et dont elle est aiméo.
C'est sur ce thème qu'Aubcr a écrit une partition charmante, ot qui reste une de ses œuvres les plus parfaites et les plus achevées. Il on faudrait tout citer : an premier acte, la romance d'Horace, les couplets d'Angèlo ot leur duo; au second, l'Aragonaise, les coui)lets do damo Jacintiie, le morceau d'ensemble et VAn: Maria; au troisième, les couplets do Brigitte, le chœur délicieux des religieuses, enfin la grande scène d'Horace : Filles de Dieu, priez pour un pauvre insensé, dans laquelle Auber a trouvé des accents d'uue puissance pathétique qui ne lui était pas habituelle.
DOMINOTERIE (n — rad. domîjiotier) n. f. Fabrication et commerce do papiers imprimés ot coloriés . pour sorvii» à certains jeux, comme lolo, jeu de l'oie, jeu de dames, d'échecs, etc. : Articles de noMiNoTKRii:. n Produits de cette industrie : Vendre de ta i>ominot[;kii-:.
DOMINOTIER [ti-é], ÈRE [rad. doinino] n. Comm. et techn. Fabricant ou marchand do dominotorie.ii Nom donné amnennomont aux graveurs sur bois, aux fabricants do papiers dits dominos, aux chasubliors : // i^tait enjoint aux si/ndics des libraires de visiter les dominotiiîhs, imayiers, tapissiers, afin qu'ils n'imprimassent aucune peinture dis- .%olue.
— n. m. Hortic. et par ext.. Prunier non greffé, qui produit la prune appelée domino.
— Encycl. On désignait sous co nom les industriels ou artisans qui se livraient à la fabrication des dominos, pris en lant quo p;»piers points ot marbrés, ot à celle des images vivement coloriées. Par analogie, on appelait doniiniers, les fabricants do chasubles et ornemeius d'é^rliso; ces vêtements ot ornements portant presque toujours dos images, parfois des scènes brodées do couleurs vives.
DOMINUS, philosophe et mathématicien grec, qui vécut au milieu diiv' siècle. H était né à Lari.sso do Syrie et avait suivi, à Athènes, les leçons de Syrianus. Marinus vont qu'il ait succédé à son maître dans la direction de l'école; mais le successeur do Syrianus a été Proclns. Philosophe médiocre, il avait écrit sur lu doctrine plutuuicionue un livre quo Pruolus so crut obligé do réfuter.
DoMINUS VOBISCUM (mots lat. siguif. : Le Seigneur soit avec vous). Lo prêtre prononce plusieurs fois ces mots au cours de la célébration do la mosso, on se retournant vers les fidèles.
— n. m. Popul. et par dénigr. Prôtre, curé : Fréquenter les DuMiNus VOBISCUM. Il Par oxt. Patolin, hypocrite : Faire
le DOMINOS VOUISCUM.
DOMITE (rad. dôme) n. f. Variété de trachyte, qui constiitio la masse rocheuse du Puy-de-Dôme, en Auvergne. (La domito est un trachyte poreux, à 68 p. 100 de silice.)
DOMITIA (gens), famille plébéienne do Romo, à laquelle appartenait Néron. On on connaît surtout deux branches : les Calvinus, qui parvinrent au cousulat dès 442, et les Ahenubarbus (à la barbe d'airain), ainsi nommés de la couleur de la barbe d'un Domitius. Ces derniers fournirent une suite do consuls à partir de 562. Cette branche s'éteignit avec l'empereur Claude {iVej'o Claudius Cxsar Domitianus), rilsdeCueius Domitius Ahenobarbus, consul on 32 apr. J.-C, et de la célèbre Agrippine.
DoMITIA, tante do Néron, mort© vers l'an 60 de notre ère. Elle avait une maladie d'entrailles; Néron ordonna aux médecins de lui administrer une violente purgation. Elle en mourut, et son neveu s'empara de ses biens.
DoMiTlA Lepida, tante de Néron et sœur de la précédente, femme de Valerius ISIessala Barbatus. Elle eut pour fille la célèbre Messaline, qui épousa l'empereur Claude. Accusée par Agrippine d'avoir jeté un sort sur le mariage de Néron, elle fut mise à mort.
DOMITIA LONGINA. fille de ^°"^itiaLongina.
Corbulon, préfet do la Germanie sous Néron. Mariée d'abord à Lucius .-Elius Lamia, elle se fit aimer do l'empereur Domitien, qui l'enleva à son mari pour lui faire partager son trône. Débauchée, elle prit pour amant le comédien Paris, avec qui elle afficha scandaleusement sa liaison. Domitien la répudia, fit mourir Paris, ainsi qu'un autre comédien qui lui ressemblait, et Helvidius le lils, coupable d'avoir fait représenter une scène entre (Enone et Paris, où l'empereur crut reconnaître son divorce. Cependant, toujours épris de Domitia, il la rappela. Mais elle-même finit par le prendre en haine, et se mit à la tête de la conjuration qui le fit périr. Elle continua sa vie do désordres, et mourut sous le règne de "Trajan.
DOMITIANUS (Lucius Domitius), général romain du m" siècle, qui so disait descendant de l'empereur Domitien. Général d'Aureolus, il battit les deux Marius proclamés empereurs en Orient. Lui-même se fit donner la pourpre à Alexandrie et périt par l'ordre d'Aurélien ou, selon d'autres, de Dioclétien. Il existe de rares médailles àson effigie.
Domitien (saint), évêque du district de la Mêlitène, en Arménie, mort vers 602. Sous le règne de l'empereur Justin II {565-57SI, Domitien brillait à la cour de Constantinople par son savoir et ses vertus. Ayant perdu prématurément sajeune épouse, il renonça au monde et fut élu évêque de la Mêlitène. L'empereur Maurice (5S2-602), dont il était parent, lui témoigna une grande confiance et le chargea de travailler à la conversion de Chosroès H. roi des Perses, alors détrôné. Il no réussit pas dans sa mission, mais s'en acquitta do manière à mériter les éloges de saiut Grégoire le Grand. — Fête le 10 janvier.
Domitien (Titus Flavius Domitianus), empereur romain, no et mort à Rome(5i-96 apr. J.-C). FilsdeVespasien et frère do Titus, il fut le dernier des douze Césars de la maison d'Auguste. Sa jeunesse se passa dans la débauche et l'intrigue. Du reste, il était d'un caractère énergique, très sobro. ami des lettres. A la mort de Titus, il accourut à Rome, (jui lo reconnut sans contestation. Les ti-eize premières années du I\'éron chauve furent bonnes. Il donna tous ses soins à réformer la justice, il châtia los délateurs. Il prit lo titre de censeur et en exerça les fonctions avec rigueur, mais équité. Une foule de mesures de détail furent prises pour rendre aux mœurs romaines quelque dignité. Les désordres les plus graves s'étaient introduits dans lo collège dos vestales.
Trois d'entre elles reçurent l'ordre do so donner la mort. La grande vestale CornoHa fut enterrée vivante, suivant l'ancienne coutume. Domitien protégea la culture du blé, et rendit à leurs propriétaires les parcelles restées disponibles des terres données aux vétérans. Il augmenta la paye des soldats et so montra d'abord généreux ot désintéressé. 11 voulait réduire lo chitlVe de l'année, mais la crainte dos Barbares l'en empêcha. Il encouragea les lettres et les arts, créa dos bibliothèques, institua au Canitolo un concours quinquennal ue poésie, d'éloquence ot do musique. Sous son règne, les provinces jouirent d'une paix profonde. Il soutint plusieurs guerres; lui-même fit, sur lo Khiu, une expédition facile contre les Cattes, à la suite Domitien. do laquelle il prit le surnom do
Germanirus. Trajan fut chargé d'exécuter de grands travaux do défonso, du Rhin au Danube. La conquête do la Bretagne fut achevée par Agricola jusqu'aux Hiiutes- Torres d'Kcosso. La guerre la plus dit'licile fut celle tpio l'on eut à soutenir contre les iVices et les (îèles réunis sons Décéhnio. Après trois uns de succès divers, on ou vint ù un compromis avantageux pour les doux parties Divers .soulèvements sur lo Danube, chez les Pannes, on Afrique, furent victorieusement réprimés.
En \iy, commencèrent les grandes cruautés do Domitien. Suétone oxpliipio on doux mois su tyrannie ; ^ IjO besoin lo ronilit uvide, lu peur lo rendit cruel.*» Les frais énormes do SOS constructions ot do ses spectacles épuiseront lo Trésor