‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 79 sur 870 · I II ERIC · texte numérisé non relu

I II ERIC

GOCHEREL, écart de la romm d'IIouIboc-Cocherel fKuroi, sur ll'^iro; li liab. Victoire do Du Guesclinsur les Anglais et les Navarrais. V. l'art, suivant.

Cocherel (bataille de), victoire remportée (ifi mai 1361), par Du Guosclin sur le captai de Bucn, commandant les troupes de Charles le Mauvais, allie au roi d'Angleterre. L action fut engagée à l'endroit oïl l'ancienne routo d'Evreux à Vernon traverse l'Eure, sur la rive droite do la rivière, à peu près à égale distance d'Evreux, do Pacy, de Vornon et d'Acuuigny, places qui étaient alors fortiliées et occupées par les Navarrais. L'onnomi était logé au sommet d'une colline qui domino Cocherel. Du Guosclin usa d'un stratagème pour le faire descoudre on rase camjja gne : il donna l'ordre à ses gens do battre en retraite et de retourner sur leurs pas, avec armes et bagages, de l'autre côté do la rivière. Plusieurs des principaux capitaines anglais, Jean Joiiel, Guillaume do GanviUo, Pierre de Sacquenville, Bertrand du Franc, tombèrent entre les mains du vainqueur. L'armée navarraise se replia on déroute sur la forteresse d'Acquigny.

COCHERELLE {rél') n. f. Nom commun d'une variété comestible, mais assez rare, de champignons.

GOCHERIE (rti n. f. 'Variété de pommes douces des environs d'Avranchos. ii On dit souvent cocherie flagellée.

GOCHERIS (Hippolyte-François-Jules-Marie), littérateur et paléographe, né à Paris en 1829, mort en 1882. Ancien élève de l'Ecole des chartes, il lit sa carrière à la bibliothèque Mazarine. Il a fait paraître : l'Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, de Lebœuf (1863-1867) ; Entretiens sur la tangue française (1872-1874); la Langue française, origine et histoire (1882) ; Origine et formation de la langue frayiçaise : Notions d'étymologie (1880); Origine et formation des 7ioms de lieu (1885J; etc.

COCHERY (Louis- Adolphe), homme politique français, né et mort à Paris (I8ii>-I9u0). Avocat à Pans, il l'ut, en 1848, chef de cabinet du ministre de la justice, Crémieux, puis il reprit sa place au barreau. Il plaida beaucoup de causes politiques et d© procès de presse. Sous l'Empire, il fit partie de l'opposition, et, en 1869, élu député du Loiret, il siégea au centre gauche et vota contre la guerre. Commissaire général de la défense dans le Loiret, il accompagna à Paris et à Versailles Thiors, chargé de négocier un armistice. Grâce à un sauf-conduit, il put, à plusieurs reprises, pénétrer dans Paris, mais fut, néanmoins, retenu quelque temps prisonnier par les Allemands. Revenu à Tours» il réclama, avec d'autres anciens députés, la convocation d'une Assemblée nationale. Elu, le 8 février 1871, député du Loiret, il appuva la politique de Thiers, fut sous-secrétaire d'Etat des finances, puis ministre des postes et télégraphes, le 5 janvier 1879; il conserva ces fonctions dans divers cabinets jusqu'en 1885. Il fut nommé sénateur du Loiret, en 188S. — Son tils, Georges-Charles-Paul Cochery, né à Paris on 1855, fut éhi di'puté du Loiret en 1885, et devint ministre des finances dans le cabinet Méline (1896-1898).

COCHET {ché — dimin. de cog) n. m. Jeune coq : Chaponner des cochets. il Coq de clocher; girouette. (Vieux.)

— Droit de cochet. Dr. féod. Présent en viande, vin ou argent, que l'on exigeait des nouveaux mariés, le soir de leurs noces. (Ce prétendu droit paraît tirer son nom du mot coq, parce qu'il était d'usage, dans quelques lieux, d'en donner un à cette occasion.)

Cochet (Henriette), née à Lyon en 1762. Fille d'un marchand de papier.elleavait reçu une éducation fort au-dessus de sa condition. La Révolution, au début, l'enthousiasma; mais la Terreur amena chez elle le désenchantement, puis la haine. Lyon, soulevé depuis la proscription des girondins, était assiégé par les montagnards. bép;uiséo en artilleur, Henriette court aux remparts et les défend avec courage. Après la défaite des Lyonnais, elle est amenée devant le tribunal révolutionnaire : n Crois-tu à. l'enfer? lui dit le président. — Oui, depuis votre règne m, répondit-elle. Elle fut guillotinée (1794).

Cochet (Jean Henoît-DésiréJ, archéologue français, né à Sanvic (Scino-Inforieure) en 1812, mort à Rouen en 1875, fut curé à Dieppe. Passionné pour l'archéologie, il découvrit une villa romaine â Etretat (1842), des antiquités intéressantes près de Dieppe et en Normandie, ot devint, en 1864, correspondant do I Institut. On doit à ce savant distingué un grand nombre de notices, d'articles et d'ouvrages, notamment : la Nurmandie souterraine (1855), couronné par l'Institut; Sépultures gauloises, l'omaines, franques et normarides (1857); Archéologie chrétienne (1867).

COGHETIER {ti-é — rad. coche) n. m. Au xm' siècle. Ouvrier qui construisait les coches ou voitures : /.ecocHK- TiER était membre de la corporation des charpentiers, il Petit bateau qui servait autrefois au transport dos denrées.

COCHEVIS (vi) n. f. Genre d'oiseaux passereaux conirostros, famille des alaudidés, renfermant de grandes alouettes huppées, à corps trapu, ù hoc fort, à pattes peu hautes, à ailes vastes et obtuses. V. alouette.

— Encycl. On connaît uno douzaine d'espèces de cochevis propres aux régions découvertes de l'ancien monde, vivant surtout dans les déserts, où leur robe, rousse et jannûtre, se confond avec la couleur du sol. En Europe, il n'en existe qu'une : la cochovis huppée [galcrita cristata), longue de 19 centimètres, de 33 centimètres d'envergure; Granivore ot insectivore, elle est peu chassée, à cause do sa chair coriace. Citons encore lagalerita Ckendoola (ludo); la galerita Abyssinien (Afrique moyenne).

COCHILE n. f. Charcut. Fagoue ou ris do cochon.

COCHIN, principauté du Dekkan, tributaire de l'Empire britannique de l'Inde. Située sur la côio de Malabar, resserrée entre le massif du Travancôr et la mer, elle no s'étend que sur :i.527 kilom. carr. el n'est peuplée quo do 723.000 hab., dont un peu plus d'un tiers sont chrétiens. Son territoire, très arrosé par les pluies, est d'une grande fertilité, A l'Ouest, sur les bords d'un chapelet do longs marigots, ce sont des cocotiers ot de vastes rizières ; ù l'Est, sur les hautes terres, on exploite les bois, la gomme, la cardamome. La principauté, do plus, est riche par ses céréales, son coton, son café, ses plantations de canne A sucre ot do poivre. Les villes princiiuiles sont : 7Vi/»ounnthorai, capitale politique; Ernakolam on ïernncolam, capitale administrative; Cochin, l'ancionne capitale ; Tritchour. C'est depuis 1791 quo la principauté, gouvernée par un rajah, est tributaire des Anglais (tribut de 500.000 tr.).

CoCHIN , ville do l'Indoustan {présid. do Madras), h 1 Uiloni. do la Cochin anglaise, 11.000 hab. (C'est l'aucionuo capitale do la principauté du m6mo nom; elle est forméo

do ([uatro villaq:es adjacents, et ses habitants se livrent à la fabrication d objets en bois sculpté et on métal.)

CoCHIN, villo de l'Indoustan (présid. do Madras), sur la côte do Malabar; 16.000 hab. Il convient de la distinguer do la ville indigène de Cochin, dans la principauté de ce nom. (V.art.précéd.) Cotte villo a vu son commcrco décroître, ainsi quo son importance politique; cependant, elle exporte encore do notables quantités de bois ot poivre. Fondée probablement par les Portugais, Cochin est villo anglaise depuis 1795.

GOCHXN, famille de graveurs, dont les membres les plus célèbres sont : Nicolas Cochin, le Vieux, né à Troyes en 1610, mort en 1686. (On a de lui des estampes représentant divers sujets relatifs à l'histoire militaire de Louis XIV, ainsi que des compositions d'après Paul Véronèse, le Titien, etc.) ; — Charles-Nicolas Cocliin I", né à Paris en 1 688, mort en 1754. (Il s'était d'abord occupé de peinture, et ses pièces se recommandent par la correction du dessin. Il a surtout gravé d'après les peintres de l'école française : Coypel, Restent, Watteau, etc.1; — Charles -Nicolas Cochin II, ou Cochin le Fib, fils du précédent, né à Paris en 1715, mort en 1790, l'artiste le plus remarquable de cette famille. Son œuvre so compose d'environ 1.500 pièces, gravées par lui ou d'après ses dessins. On y remarque : le Frontispice de l'Encyclopédie, les Cérémonies et les Pompes fnnèbres de la cour ii l'époque de Louis XV; 16 ports de France, d'après Vernet ; des vignettes charmantes pour les éditions de Boileau, de l'Arioste, du Tasse, etc ; les portraits des contemporains célèbres, etc. Il a composé de bons écrits, notamment : des Obsei-vations sur les antiquités d'Eerculanum, encore recherchées à cause des jolis sujets d'antiquités qui s'y trouvent gravés ; un Voyage d'Italie, rempli de remarques curieuses, et un nombre considérable de morceaux de critique ou de pamphlets d'art, qu'on a réunis sous le titre de Œuvres diverses.

GOCHIN (Henri), avocat au parlement de Paris, né et mort à Pans (1687-1747). Il fut pendant trente ans, do 1706 à 1742, l'un des avocats les plus considérés du barreau de Paris; il s'y fit remarquer par son éloquence simple et vigoureuse. Ses Œuvres, contenant ses plaidoyers, ont été publiées à Paris en 1751, puis en 1821-1822.

Cochin (Denis-Claude), botaniste français fl69S-1786l. Il devint le doyen des échevins de Paris et réunit à Chàtillon, près do Paris, un grand nombre de plantes rares, dont le catalogue, dressé par Hérissant et Coquereau, a paru sous le titre de Jardin des curieux ou Catalogue raisoivié des plantes les plus rares et les plus belles (1771).

Cochin (Jacques-Denis), prêtre, né et mort à Paris (1726-1783), fils du précédent. II fut curé de Saint-Jacquesdu Haut-Pas. et fonda, en I780, l'hospice qui a conservé son nom. On a de lui des ouvrages de piété et des recueils de Prônes ou Instructions familières, publiés de 1786 à 1808.

Cochin (hôpital). Cet établissement, situé à Paris, rue du Faubourg-Saint-Jacques, a été fondé, en 1780, par les libéralités de l'abbé Cochin, en faveur des indigents malades ou infirmes de cette paroisse. On y recevait aussi des malades des autres paroisses de Paris, moyennant une modique pension. Viel dirigea la construction de cette maison, qui, commencée en 1780, fut ouverte aux malados eu juillet 1782, et prit d'abord le nom de « hospice Saint-Jacques-du-Haut-Pas ». Pendant la Révolution, on l'appela \ hospice Jacques, et, plus officiellement, hospice du Stul. En 1801, le conseil général des hospices de Paris lui donna le nom de sou fondateur. Une partie dos magnifiques jardins de l'hôpital sert de promenoir aux malades. Au fronton du péristyle d'ordre dorique, qui forme l'entrée principale do l'hôpital Cochin sur la rue Saint-Jacques, on lu l'inscription suivante : Pauper clajnavit, et Dominus exaudit eum. On reçoit â l'hôpital Cochin les malades atteints d'aifections aiguës ou chirurgicales.

Cochin (Jean-Denis-Marie), jurisconsulte et phîlanthroiio, né et mort à Paris fl789-184l), de la m^mo famille que Jacques-Denis Cocnin. D'abord avocat aux conseils du roi ot à la Cour de cassation, il fut maire du XII* arrondissement do Paris de 1820 à 1831, député do Paris de 1837 à 1841. Il s'occupa de propager l'instruction dans le peuple et fonda, le premier, dos salles d'asile.

Cochin (Pierre-Suzanne-Augustin). publicisto ot administrateur, né à Paris en 1823, mort à Versailles en 1872, fils du précédent. Il s'occupa particulièrement dos questions qui touchent au paupérisme. Adjoint (1850), puis maire du X' arrondissement de Paris (1853), membre du petit groupe des catholiques libéraux, il se présenta sans succès aux élections législatives à Paris (1863, 1869, 1871) ot en Vendée (1870). Il fut préfet de Seine-et-Oise on 1871. Il était entré, on 1864, à l'Académie des sciences morales et politiques. On a de lui : Essai sur tes méthodes d'instructioti et aéducation et sur tes établissements de Pestaloz zi {IS\S); Abolition de l'esclavage (IHôl), ouvrage couronné par l'Académie française; Jiome, les martyrs du Japon et tes évéques du \i\^ siècle {\S6'i) ; Lettre sur l'état du paupérisme en Angleterre (1854); les Ouvriers européens (1856); De la condition des ouvriers français iiSGi); le Progrès des sciences et de l'industrie au point de vue chrétien (1863); la Héforme sociale en France, résumé critique de l'ouvrage de Le Platj {1&65); Abraham Lincoln (1869); te Comte de Afontalembcrt (1870); te Service de santé des armées avant et pendant le siège de Paris (l87l); etc.

Cochin (Denys), avocat et écrivain, né ù Paris en 1851, fils du précédent. Il se distingua pendant la guerre de 1870-1871, et mérita la médaille militaire. Il étudia ensuite les sciences naturelles dans le laboratoire do Pasteur. Il fui élu au conseil municipal de Paris, dans le VU*" arrondissement, en I88i, et son mandat lui fut ronouvolé on 1885. Il siégea sur les bancs do la droite et protesta contre la laïcisation des écoles et dos hôpitaux. H fut élu, on 1803, député do Paris, ot réélu en I8i)8. Il a publié, notamment : Paris, quatre années au conseil municipal {l$S^); l'Evolution et la Viy(1880), et, on collaboration avec sou frèro, Henri Cochin, des ouvrages posthumes de leur père : Conférences et Lectures (1877); Etudes sociales et économiques (IS80); Pestahszi, sa vie et sa méthode (1880).

CochinchinE, colonie française faisant partie do l'union iudoohinoi.se. Elle s'étend entre S" 35' 30'' et 1 1* 44' (lat. N.), entre 102*04' ?:>" etio:.» lO' (lat. E.l. Kilo est bornéo par l'Anuam, lo Cambodge, la mer do Chine ot le trolto do

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