COCHINCHINOIS — COCHON
Siam. Sa superficie est de 56.900 kilom. carr., et sa population de 2.252.034 hab. V. Indo-Chine (carte).
— Aspect général. La Cochinchine se compose de deux parties bien distinctes, au point de vue de la constitution du sol. La partie méridionale, de formation géologique récente, comprend, à l'Est, les bassins du Donnai, de la rivière de Saigon, et des deux Vaico ; à l'Ouest, le Mékong et son delta. Toute cette partie est constituée par des plaines basses, souvent inondées, qui doivent leur naissance aux aliuvions du fleuve. La Cochinchine est donc, comme l'Egypte, un présent du tleuve. Les dunes de sable favorisent derrière elles la formation de plaines basses nommées giangs, qui sont utilisées pour les cultures maraîchères. Tout le delta est couvert de rizières, sauf dans certaines parties recouvertes d'eau stagnante. La seconde partie de la colonie comprend les hautes terres, qui s'étendent dans les provinces de Bien-Hoa et do Baria, auxquelles ont donné naissance les rameaux secondaires de la grande chaîne indo-chinoise. Leur altitude est faible : leur point culminant est le Ba-Dinh (854 m. d'alt.). Le squelette de ces collines est granitique ; le bassin a été rempli par une argile ferrugineuse plus ou moins poreuse, formant ce conglomérat désigne par les Annamites sous le nom de " pierre d'abeilles » , et que l'on a appelé • pierre de Bien-Hoa ». Les cultures ne se rencontrent que dans le voisinage des rivières, où le sol est d'une remarquable fertilité. Les collines sont très boisées.
— Agriculture, commerce et industrie. Le commerce do la colonie est très important, par suite du nombre considérable de voies fluviales.
L'agriculture prend tous les jours uno nouvelle importance. On cultive surtout le riz en Cochinchine ; viennent ensuite : maïs, haricots, navets, patates, arachides, sésame, ramie, cannes à sucre, tabac, palmiers d'eau, indigotiers, cocotiers et cultures arborescentes, parmi lesquelles il faut signaler le développement des aréquiers, des poivriers, des caféiers, vanilliers, bananiers et ananas.
Les buffles et les zébus sont employés pour les cultures ; l'élevage des porcs et des volailles est très prospère.
L'industrie est peu importante, si l'on on excepte les usines à décortiquer le riz et q^uelques scieries mécaniques. En revanche, l'exploitation des salines est très prospère. Parmi les marchandises importées, il faut signaler les farineux alimentaires, les denrées coloniales de consommation, les boissons, les rils, les tissus, presque tous d'importation étrangère, le pétrole, les métaux, les ouvrages en métaux, les objets manufacturés, etc.
Les exportations consistent surtout en riz, en poissons secs, en poivres, en cotons, fruits, graines, denrées diverses, produits chimiques, dépouilles d'animaux, etc.
— Gouvernement etadministration. he gouveTneuT a.cessé, depuis 1879, d'être un officier général, sauf dans des circonstances spéciales : il a été remplacé par un haut fonctionnaire civil. Le décret du 29 octobre 1887 a supprimé le poste de gouverneur de la Cochinchine : celui-ci a été remplacé par un lieutenant-gouverneur, placé sous les ordres du gouverneur général de l'Indo-Chine. Le lieutenantgouverneur est assisté d'un conseil privé dont font partie : le général commandant la brigade, le commandant de la marine, le chef du service judiciaire, le chef du service administratif, et cinq membres notables de la colonie, nommés par le gouverneur. Il existe, de plus, un conseil du contentieux administratif et un conseil colonial, ce dernier nommé à l'élection. Le territoire de la Cochinchine est divisé en 4 circonscriptions, subdivisées en arrondissements. Ce sont : 1" circonscription de Saigon (arrond. de Gia-Dinh, Tay-Ninh, Thu-Dau-Mot, Bion-Hoa, Baria); 2» circonscription de Mytho (arrond. de Mytho, Go-Cong, Tanan, Cholon) ; 3' circonscription de Vinh-Long (arrond. de Vinh-Long, Bentré, Tro-Vinh, Sadec) ; 4" circonscription de Bassac (arrond. de Chaudoc, Ha-Tien, Long- Xuyen, Rac-Gia, Cantho ou Traon, Soktrang, Bac-Lieu).
L'île de Poulo-Condor forme un arrondissement à part. Les îlots des Deux-Frères, dans la merde Chine, et les îles du golfe de Siam (Poulo-Obi, Hou-Rag-Canh, Hou- Tran, Poulo-Dama, et Phou-Quoc) appartiennent également à la Cochinchine. Chaque arrondissement a à sa tête un administrateur, assisté d'un conseil d'arrondissement composé de notables indigènes.
— Finances. Un décret du 31 juillet 1898 a réalisé l'union financière indo-chinoise. Le budget local de la Cochinchine est établi en piastres, dont le taux oscille entre 2 fr. 70 c. et 2 fr. 30 c. Les recettes principales proviennent : do l'impôt foncier sur les terrains des centres, qui sont divisés en plusieurs zones selon leur importance; de l'impôt sur les terrains des villages, qui repose sur leur division en cultures et en rizières; l'impôt sur les salines et l'impôt sur les barques. L'impôt personnel sur les Annamites est fixé à 0S60 par homme valide. — Les bonzes, les maires do villages, les vieillards au-dessus de soixante ans en sont exempts; les Asiatiques étrangers payent des droits d'immatriculation. Ils sont à cet égard divisés, depuis le 13 janvier 1897, en cinq catégories, selon le taux de leur patente ou do leur impôt foncier, et payent do loS à 120S par an. Il existe une banque de Vlndo-Chine, privilégiée par les décrets des 21 janvier 187.5 ot 20 février 1888, et dont 1© siège est à Paris, la succursale à Saigon et les agences à Hong-Kong, Pnom-Penh et Bangkok, et trois banques anglo-chinoises, ainsi qu'une succursale du Crédit lyonnais.
— Instruction publique. Il existe doux collèges, entretenus par la colonie, à Saïgon et à Mytho, dont le programme se rapproche beaucoup de celui do renseignement secondaire spécial. L'enseignement professionnel, établi en 1891, a donné do bons résultats. Des écoles primaires sont réparties dans les principales villes : écoles d'arrondissement, écoles communales, école do Cholon, établissements libres laïques et établissements congréganistes.
— Justice. Par décret du 8 août 1898, la cour d'appel de l'Indo-Chino a son siège à Saïgon ; deux chambres criminelles siègent à Saïgon, la troisième à Hanoï.
Dans ciiaquo arrondissement il existe un tribunal de I" instance, et, à défaut, unjuge de paix à compétence étendue. I^s administrateurs remplissent 1ns fonctions d'ofliciorsdo police juJiciairc. lorsriu'il n'y a pas do magistrats.
— Voies de communication. Il existe plus do 3.000 kilomètres de routes, entretenues par la colonie ou les arrondissemonts. Les meilleures voies de communication sont, cc-
f tendant, le» cours d'eau ot canaux qui sillonnent le pays. >os messageries fluviales ont établi un service régufier qui dessert les principales villes.' Les points terminus en boni : Pnom-Pcnh, Battambang, l'ilo do Khoog (sud). Il
existe, enfin, deux voies ferrées : un tramway à vapeur de Saigon à Cholon, un chemin de for do Saïgon à Mytho.
— Histoire. L'histoire de la Cochinchine est intimement mêlée à celle de l'empire d'Annam. (V. ce mot.) Le peuple le plus ancien de l'Indo-Chino fut le peuple khmer, qui semble originaire de l'Inde. Arrivé à l'apogée de sa puissance, il commença à décliner, et les Annamites, descendant du delta du Tonkin. occupèrent le littoral de l'indo- Cliine, du fleuve Rouge aux bouches du Mékong.
La Cochinchine fit partie de l'empire d'Annam, et le traité du 28 mai 1787. signé par Gia-Long, donna à la France accès dans ce pays. Des résultats très favorables à l'influence française "furent obtenus par Mgr Pigneau de Béhaine et la mission militaire du colonel Olivier. Gia-Long mourut en 1820, et ses successeurs, loin de suivre sa ligne de conduite, se montrèrent hostiles aux Européens.
La France dut intervenir plusieurs fois de 1820 à 1858, mais se borna à bombarder des ports de la côte d'Annam. Ces démonstrations ayant paru peu efficaces, l'amiral Ri^ault de Genouilly partit de Tourane et vint enlever Saïgon, le 17 février 1858. Pendant près de deux ans, les troupes françaises résistèrent à toutes les attaques d'un ennemi brave et entreprenant. La fin de l'expédition de Chine (oct. 1860) donna aux troupes une plus grande liberté d'action. L'amiral Charner arriva à Saïgon à la tête d'un corps de troupes placé sous les ordres du général de Vassoigne. Il marcha, le 17 février 1861, contre les lignes de Ki-Hoa, que défendaient les vingt mille hommes do l'armée annamite, commandée par Nguyen-Tri-Phong. Ce dernier fut complètement défait, après un sanglant combat qui dura deux jours, et dans lequel le lieutenant-colonel Testard fut tué à la tête du régiment d'infanterie de marine qu'il commandait. L'effet moral produit fut considérable, et l'amiral Page enlevait Mytho, le 12 avril I86i.
L'amiral Charner remit son commandement aux mains de l'amiral Bonnard, nommé gouverneur de la Cochinchine. Celui-ci continua les opérations, enlevant Bien-Hoa le 15 décembre 1861, et Vinh-Long le 25 mai 1862. La cour d'Annam dut signer le traité du 5 juin 1862 , qui reconnaissait à la France la possession des provinces de Saïgon, Mytho et Bien-Hoa. Bon administrateur, l'amiral La Grandière, successeur de Bonnard, se montra également diplomate avisé et soldat énergique. I! intervint au Cambodge, signant avec le roi Norodom le traité secret du 11 août 1863, qui fut complété par le traité franco-siamois du 15 juillet 1867. Pour mettre fin aux menées ténébreuses de la cour d'Annam, l'amiral La Grandière et le colonel Reboul s'emparèrent, en juin 1867, des provinces deVinh-Long, Chau-Doc et Ha-Tien, donnant ainsi à la Cocliinchine ses frontières définitives.
Depuis lors, la France n'a eu à reprendre les armes qu'en 1885, pour apaiser l'insurrection du Cambodge, tâche dont s'acquitta le général Begin, qui fut nommé gouverneur de la Cochinchine.
Les explorateurs français commencèrent alors la reconnaissance du Laos, et Mouhot laissa une bonne relation de son voyage, accompli de 1858 à 1861. La mission Doudart de Lagréè-Francis Garnier (1866-1868) eut, à cet égard, une importance considérable. Après elle, Rheinart,d'Arfeuille, Aymonnior, Gauthier, Septans étudièrent le Bas-Laos, se fa'isant ainsi les précurseurs de la mission Pavie.
COCHINCHINOIS, OISE {no-a, az'), personne née en Cocliinchine, ou qui habite ce pays. — Les Cochinchinois.
— Adjectiv. Qui appartient à ce pays ou à ses habitants : Possession cochinchinotse de la rrance.
— n. m. Langue parlée en Cochinchine; c'est Vannamife. V. Annam.
COCHLÉAIRE (kUK èr' — du lat. cochîea, limaçon) adj. Contourné comme la coquille d'un limaçon ; Agaric co-
CHLÉAIRl-:.
— Ouvertu7'c cochlêaire ou cochtéenne. Anat. Ouverture qui fait communiquer la caisse du tympan avec la ramjie interne du limaçon, il On l'appelle plus généralement fknè-
TRI-: KONDl-:. V. FENÊTRE.
COCHLÉAIRE [klé-èr' — de cochléar) adj. Qui est en forme de cuiller : La préfloraison est cochlêaire dans les /It'urs d'nronit.
COCHLÉAR [klé — mot lat. qui signifie cuiller) n. m. A n t i q . r o m .
Mesure de capacité pour les liquides, valant le quart du cyathe. Il Petite cuiller à manche pointu , dont on se servait pour manger les œufs et les coquillages.
— Ane. liturg. Cuiller qui servait à donner aux fidèles la communion sous l'espèce du vin.
COCHLÉARIA [klé) n. m. Genre de crucifères, tribu des lunariées, comprenant des herbes généralement vivaces, glabres, qui croissent dans les régions tempérées et les régions froides de l'hémisphère nord.
— Encycl. Parmi les espèces que renferme ce genre, il en est deux qui méritent une mention spéciale. Lecoc/t^^rtî*îno/'^Cina/(cochIeariaofficiualis), vulgairement nommé herbe au.r cuillers, à cause de la forme de ses feuilles, est une plante annuelle ou bisannuelle, à fleurs blanches, qui croît dans les lieux humides et ombragés des montagnes de l'Europe méridionale. On la cultive dans les jardins. Dès que les jeunes pieds sont assez foits, on commence à récolter les feuilles, qu'on n'emploie que fraîches, et qui constituent le principal produit du coclilénria.
Cette plante a uno odeur piquante, une saveur chaude et un pou ficre^ On la regarde comme un des meilleurs antiscorbutiquos ; on en fait un sirop et un alcoolat. Kilo est encore stimulante, incisive, détersive et diurétique. En économie domestique, on mange ces feuilles on guise de cresson. h(^ cochléaria de lirctagne (cochlearia Armorica), plus connu sous les noms de crau, cranson rustique, moutarde dv.s capucins, etc., croît sur les côtes do la mer, notamment dans la Bretagne ; c'est le raifort sauvage. On emploie sa racine fraîche, dont la saveur rappelle celle do la moutarde. Elle
11 — Oî
Cochléar.
Travail cochl^ê
(xv s.).
Cochlearia :
, fleur; h, fruit.
est, comme l'espèce précédente, un des plus puissants antiscorbutiques connus ; on s'en sert, après l'avoir râpée, pour assaisonner les viandes et le poisson.
GOCHLÉARIFORME {klé— àn\BX.cochlpar, aris, cuiller, et de forme) adj. Qui a la forme d'une cuiller.
COCHLÉARINE {klé) n. f. Substance cristalline, qui se dépose quelquefois de l'esprit de cochlearia.
COCHLÉARIUM {klé, om'— mot lat. formé de cochlea, limaçon) n. m. Antiq. rom. Lieu où l'on nourrissait les limaçons destinés à la table.
COCHLÉE {klé — du lat. cochlea, limaçon) n. f. Antiq. rom. Ce nom s'applique à toutes sortes d'objets en forme d'hélice : escaliers tournants, comme dans la colonne Trajaue ; vis de pressoir, de machines à monter l'eau, établies sur le principe de la vis d'Archimède, etc.
— Anat. Organe de l'oreille interne, formé d'un tube enroulé comme la coquille d'un mollusque gastéropode, et divisé par la lame spirale en deux grandes rampes. Syn.
de LIMAÇON.
COCHLÉÉ {klé — du lat. cochléar, cuiller) n. m. Terme d'orfèvrerie s'appliquant à un travail en repoussé, présentant des bossages en forme de cuiller, bossages dits en boulions ou bouillons à queue.
CocHLÉE(-Jean).en lat. Cochlaeus, tliéologien allemand, né à Wendelstein, près de Nuremberg, en 1479, mort à Breslau en 1552. Chanoine à Worms. à Mayence et à Breslau, il se montra un des plus ardents adversaires de la Réforme et de Luther. Parmi ses ouvrages de controverse, nous citerons : Historis- Hussitarum Itbri A77(l549i, et Commentaria de actis etscriptis M. Luthe7'i{lbi9}.
COCHLÉENNE {klé-èn) adj. f. Il Ouverture cochléenne.
\. COCHLÊAIRE.
COGHLÉIFORME {klé — du lat. cochlea, limaçon, et de forme) adj. Hist. nat. Qui a la forme d'un colimaçon.
COCHLIANTHE [kli] n. f. Genre de Icgumineuses-papilionacées, série des phaséolées, renfermant une plante herbacée, volubile, du Népaul.
COCHLIARION {kli) D. m. Antiq. Mesure pour les liquides, qui valait un quart de cyathos, ou 0',Oll.
COCHLICELLE ou COCHLICELLA [kli-sèl] n. f. Section des hélicelles, qui sont un sous-genre d'hélices.
GOCHLIDIE ikli-dî) n. f. Bot. Syn. de helvellopsis, et
de MONOGRAMME.
COCHLIE {kll'}Q. f. Genre d'orchidacées. tribu des dendrobiées, comprenant une seule espèce, qui croît dans les montagnes de Java.
COCHLIOCARPE {kli — du gr. kokhlios , limaçon, et karpos, fruit) adj. Se dit des fruits contournés en spirale, comme ceux des luzernes, de certains mimosas, etc.
COCHLIOPA [kli) n. f. Sous-genre ou section du genro fnminicola (mollusques gastéropodes), comprenant les formes à coquille en cône surbaissé, à base concave et carénée. V. fluminicola.
COCHLIOPODIUM {kli, di-om') n.m. Genre de protozoaires amœbiens, renfermant des animalcules microscopiques, qui vivent comme les infusoires, et dont l'espèce type, cochliopodium pellucidum, vit dans une carapace en forme de large cloche, par l'ouverture de laquelle le protozoaire étend ses pseudopodes simples ou ramifiés.
COCHLOSPERME {klo-spèrm') n. m. Genre de bixacées, comprenant des arbres ou arbrisseaux et quelques plantes vivaces qui croissent dans les régions tropicales.
COGHLOSTYLE {klo-Stil') ou COCHLOSTYLUS {klo-sti- Inss) n.m. Sous-genre d'hélices mollusques gastéropodes, renfermant les formes à coquille aplatie, conique ou ovale, à bouche oblique, à revêtement épidermique coloré. {Les cocnlostyles sont des hélices des Philippines; l'espèce type est le cochlostyhis mira-
COCHOA {ko-a fm ,^
nom indien ) n. m. Cochoa.
Genre d'oiseaux pas-
•sereaux dentirostres, famille des muscicapidés, renfermant de jolis gobe-mouches rouges, bleus et verts, propres à l'Asie orientale et aux îles de la Sonde. (On connaît deux ou trois espèces de cochoa.)
COCHOIR (r/(o-ar'— rad. cor-Zie) n. m. Sorte de hache àlame recourbée, dont se sert lo tonnelier pour faire des coches, ouentaillessur les cercles, et \ IJ
aux extrémités \J ^,
des douves et dou vellcs. it Outil de bois, en forme de tronc de cône, garni de cannelures longi- A. cochoir.
tudinales, quo
les cordiers emploient pour recevoir les torons du filin, au moment du commettago.
COCHOIS {cho-a) n.m. Outil en bois, qui sert à l'ouvrier
ciricr pour procéder à l'équarris-
sage des bougies. ^ 1^^
COCHON (origine inconnue) n.
m. Genre ou famille de pachydermes à corps trapu, dont une Coi-hois de cirier. espèce est domestique, et qu'on
engraisse communément pour l'alimentation. (Se dit particulièrement du mâle) : Un cochon et une truie, il Cliair du mémo animal considérée comme aliment : Manger du COCHON. Il Fromage de cochon. Se dit pour Fromage d'Italie.
Il Cochon bas, Cochon do Siam. il Cochon ynarron, Goclion domestiquo dovonusauvago. il Cochon de tait. Petit cochon qui totto encore ou qu"ou nourrit do lait. (li est tort estimé comme aliuieiit.)
— Par ext. Nom donné impropromont A dos animaux qui offrent quoique analogie souvent éloignée avec le cochon domestique : Cochon d'Améri<iue, cocuon de bois ou cochon MoiV, Pécari, il Cochon des ôMs. Hamster, il Cochon-cerf ow de Chine. Babiroussa. H Cochon cutrassé. Tatou, il Cochon de fer, Porc-épic*. ii Cochon d'Inde, de Guimpe ou de mer. Nom vulgaire du cobayo. ii Cochon de terre, Oryctéropo du Cap. Il Cochon de mer. Marsouin, il Cochon marin, Espèce de phoque. Il Cochon de terre. Pangolin.
— Fam. Malpropre, ii Débauché, dépravé. (S'emploie souvent comme ternio do mépris, avec le sens vaguo et indéterminé de la plupart dos termes injurieux.)
— Yeux de cochon, Tvi'S petits yeux.
— Kniom. Nom vulgaire d'un iiisecto qui se trouve assez tréquemnientdansloslontillos destinées à la consommation.
— Métall. Mélange de métal et de scories qui obstrue les fourneaux, ii Soulèvement de cendres dans la coupelle.
— Pèch. Nom vulgaire que les pécheurs donnent au grondin ou rouget.
— Prov. et LOC. pop. : Camarades, amis conime cochons. Se dit des personnes qui vivent ensemble dans une extrême familiarité, ii Est-ce que nous avons gardé les cochons ensemble? Se dit à quelqu'un qui se montre par trop familier, particulièrement à une personne qui en tutoie une autre, sans que rien l'y autorise, il Jouer un tour de cochon, Se conduire très mal avec <|uelqu'un. le desservir, trahir ses intérêts, ii II faut mourir, petit cochon : il n'y a plus d'orge. Se dit pour exprimer que toutes les ressources sont épuisées.
— EncYCL. V. PORC.
COCHON, ONNE adj. Qui se rapporte aux cochons, qui leur est propre : ta voracité cûchonni:.
— Malpropre, sale, dégoûtant : Enfant cochon. Cochon (Pierre), chroniqueur, no à Fontaine-le-Dun
(arrond. d'Yvetot) vers 1390. mort vers 1456. Entré dans les ordres, il vécut surtout à Rouen, et sa Chronique, qui va de nos à 1430, est très précieuse pour l'étude de la domination anglaise en Normandie. 11 appartenait au parti fraurais.
Cochon de LappareNT (Charles, comte), né dans la Vendée en 1749, mort eu ls25. Il était, en 17S9, conseillerau présidial de Punie iiay. Il siégea à l'Assemblée constituante, â la Convention, où il vota la mort de Louis XVI, fut commissaire à l'armée du Nord, entra au comité de Salut public après le 9-Thermidor, puis fut envoyé en Hollande. En 1796, il succéda â Merlin comme ministre de la police. Proscrit le 18 Fructidor, il resta prisonnier à Oléron jus- ([u'au i8-Brumaire. Sous le Consulat et sous l'Empire, il fut préfet et sénateur. Préfet de la Seine-Inférieure pendant les Cent-Jours, on l'exila comme régicide en 1816, mais il put rentrer en 1S18. V. Lappabent [df}.
COCHONNAILLE [cho-na-ill [Il mil.] — rad. cochon) n. f. Fam. Vtande de cochon, charcuterie : La cochonnaillk est lourde a l'estofnac. ii On dit quelquefois cochonnebie,
COCHONNADK.
COCHONNE n. f. Linçuist. V. cochon, à la rubr. Fam.
— Entom. Nom vulgaire de quelques chenilles. COCHONNÉE [cho-né) n. f. Portée d'une truie : Une cochonnée de cinq petits.
COCHONNER {cho-né) v. n. Mettre bas, eu parlant d'une truie.
— v. a. Fam. Faire salement ou grossièrement : Co- CHONNEB un travail.
COCHONNERIE {cho-ne-rl) n. f. Extrême malpropreté : Etre d'une cocHONNiiRiE incroyable, il Par plaisant., Qualité, nature de cochon, au prop. et au fig.
— Fam. Viande de cochon : Acheter de la cochonnerik. ~ Par ext. Objet et, particulièrement, mots sale, dégoûtant ou extrêmement mauvais : Une cochonnbrik de vin.
Il Objet sans valeur, sans mérite : Magasin daiis lequel on ne vend que de la cochonnerie.
— Fig. Action, parole obscène : Di/'e des cochonneries. COCHONNET [cho-nè) n. m. Fam. Petit cochon.
— Hortic. Sortes de dards que portent les branches d'un arbre fruitier.
— Jeux. Boule plus petite que les autres, qui sert de but dans le jeu de boule, ii Jeu do boule : Jouer au cochonnkt. (V. BOULE.) Il Sorte do dô ù douze faces, portant un à douze points.
— Techn. Cylindre do métal ^avé do rayures on hélice, en usage dans les machines ù. imprimer les toiles.
COCHOUAN n. m. Nom vulgaire donné au râlo d'oau. Il On l'appollo également cochl'an.
COCHRANB (Archibald, (;onUo Dondonald, lord), chimiste aii;4lais, né en 1719, mort on 1831. Il abandonna la marine puiir se consacrer à la chimie, et trouva d'intéressantes applications do cette science ù. l'industrie et à l'agricultura. On lui doit deux ouvrages estimés : Traitti df l'intime connexion de l'agriculture et de la chimie (179.'»), et Ajtplication de la chimie à l'agriculture pratique [1191).
GOCHRANE (Thomas, comto dk DuNnoNAr^D, lord), amiral anglais, lils du [trécédont, né i Annstîidd (Lanarkshir^) en 1775, mort à Kensington en I8t>0. Entré dans la marine en nirJ, il était lieutenant lorsipio éclata la guerro entre la Franco ot l'ADgletcrro, ot so distingua par la hardiesse de SCS captures. Nommé capitaine, il croisa sur les côtes de Franco d( 180G à 1809, et détruisit uno partie do la tlolto française à l'île d'Aix. Membro do la Chambre des communes, Cochrane fit uno onposition violente au gouvernement, qui chercha à le perdro en lo faisant condamner, sous jirétcxte de spéculations frauduleuses sur les fonds publics, au pilori, un an de prison, I.OOo livres d'amende. Par suite, Cochrano fut expulsé du parlement, rayé de tous los honneurs ot <les rôles do la notto ,1814). Il so fit cependant réélire et reprit son siège. Mais, persécuté par le parti au pouvoir, il se mit, on 1817, au service du Chili, puis passa au service du Hrésil, et, dans ces deux situations, causa do sérioux dommages à l'Kspagno et au Portugal. Dégoûté jiar les intrigues, il alla soutenir la cause do l'indépendance grecque (1823). Ayant rencontré, l;i aussi, des obstacles à sa volonté do fur, il revint en Angleterre, oii la mort de .son péro l'avant fait comte do uundonald (i8:ti), il fut réfabli dans les cadres on lfi'.Vi : Il était, en 1854, amiral do Orandc-Urolagno. Il a laissé
deux ouvrages : Narrative of services in the libération of Chili, J'eru and ilrazil from Spanish and Portugnese domination (1859) ; Autobioyraphg of a seaman (1800-1861).
CoCHRANE (sir Alcvantler P'orester Inglis), amiral anglais, né en l"r>8, mort à Paris en 1832. Do nso ù 1810, il se distingua dans do nombreuses croisières aux colonies et particiuiôrcmont à la bataille de Saint-Domingue, en ISOG. Les marins fran^-ais eurent en lui un vaillant et habile adversaire.
GoCHRANE (John DoNDAs), voyageuranglais, surnommé le Voyageur pédestre, neveu de sir Alexander Forester, né en 1780, mort à Valencia (Colombie) en 1825. Il commença par servir dans la marine anglaise; puis, à partir de 1815, exécuta une série de voyages à pied en Europe. En 1820, son plan d'exploration de l'intérieur de l'Afrique et du cours du Niger n'ayant pas été accepté par l'amirauté britannique, Cochrane entreprit de l'aire à pied lo tour du globe. Il partit do Londres en 1820. atteignit Saint-Pétersbourg, franchit les monts Ourals, et par Tobolbk, Tomsk et Irkoutsk. gagna Yakoutsk, d'où il se dirigea vers le pays des Tciiouktchis, puis vers le détroit de Behring et enfin vers le Kamtchatka. A Pétropaulovsk, il se maria, et, abandonnant son projet de voyager dans le continent septentrional de l'Amérique, revint en Angleterre. Mais sa passion pour les vovages ne tarda pas à se réveiller plus vive que jamais, et Cochrane s'embarqua pour l'Amérique du Sud, où il mourut. On a de lui la Narration d'an voyage à pied a travers la Itussie et la Tartarie sibérienne, des frontières de la Chine à la mer Glaciale et au Kamtchatka (1824).
Cochrane (sir Thomas John), amiral anglais, né à Edimbourg en i789. mort à l'île de Wight en 1872. Il servit aux Indes et pendant la guerre d'Amérique. De 1825 à 1834, il tut gouverneur de Terre-.Neuve. En 1837, il fut élu à la Chambre des communes et soutint la politique de Robert Peel. Contre-amiral en 1841, il commanda la station navale de Chine de 1842 à 1845, puis il fut chargé de pacifier l'archipel indien et, en 1846, il s'empara de la capitale du sultan de Bornéo. Il devint ensuite commandant en chef de ta station des Indes ; vice-amiral ; commandant en chef à Portsraouth (1852-1855) ; puis amiral en 1856.
Cochrane (Alexandre DcNDAS Ross \ViSHART Bailie), fils de Thomas John, homme politique et littérateur anglais, né en 1816, mort en 1S90. Il devint, en 1841, membre de la Chambre des communes, où il a constamment voté avec le parti tory. Il fut un des plus violents adversaires de la politique" de lord Palmerston. Il fut élu au parlement de 1868 à 1880. On a de lui : Voyage en Morée; la Jeune Italie {l?>o9], et quelques romans : Lucile Belmont, Ernest Vane, etc. ; la V'ie d'un jeune artiste (1864); Peintures historiques (1865), et François /" et autres études historiques (1870).
COCHRANÉE [Icra — de Cochrane, chim. angl.) n. f. Genre rapporté aux verbénacées, ou qu'on regarde comme voisin des héliotropes, renfermant des plantes frutescentes ou sutfrutescentes du Chili.
COCHUT (Pierre-André), publiciste et administrateur français, né et mort à Paris (1812-1890). Sa compétence dans les questions économiques le fit nommer directeur du Mont-ae-Piété de Paris. On lui doit, notamment : les Associations ouvrières; histoire et théorie des tentatives de réorganisation industrielle opérées depuis la révolution de f848 (is^i); Law, son système et son époque (1853); Opérations el tendanres financières du second Empire (« Revue des Deux-Mondes u, 1858j.
COCHYLIDE [ki) ou COCHYLI9 (fci-^ss) n. f. Genre d'insectes lépidoptères microlépidoptères, famille des tinéidés, comprenant des teignes brillantes, nacrées, à aues supérieures ordinairement bandées de brun.
- Encycl. Les nombreuses espèces du genre sont répandues surtout on France ; 1 uno d'elles [cochylis ambiguella, ou teigne de la grappe) est très nuisible aux vignes, en certaines régions; sa chenille {ver rouge, ver coquin, ver de la vendange) vit en société sous une tente soyeuse qui englobe les Ûours et les jeunes grains do raisin qu'elle dévore.
COCININE n. f. Matièro grasse, solide ot facilement fusible, extraite du bourre de coco.
COCINIQUE adi. Se dit d'un acide gras, qu'on prépare en saponifiant le bourre do coco avec do lapotasso, ot en précipitant par un acide minéral le savon ainsi obtenu, ii On dit aussi cocosTEARiguE.
GOCINYLÈNE n. m. Hydrocarbure éthylénique liquide, C"H", correspondant ji f'acide cociniquo, extrait en particulier do l'huile minérale do Birma. Il bout vers 230*.
COCR (César de), paysagiste bolgo, né à Garni en 1823- Cet artiste, qui a suoi l'inlluonco des grands paysagistes français du milieu du xix» siècle, so rattache plutôt à la France par la nature de son talent et lo choix de sos sujets. La Cressonnière de VeH/e*(l865) [à Grenoble], /« Touques (1866), qui fut célébrée par Théophilo Gautier, etc.; sos paysages normands, sos éiois, sos /iruqères, sos Orages, sos VieuT moulins, qui rappellent à la fois Hobbema, Français et Daubigny, ont valu A cet artiste dos récompenses on 1867 ot en 1869. — Son frère, Xavier de Cock, né à. Gand en I8i«, mort à Dcurlo (Belgique) on 1896, est animalier et paysagiste de talent. Il a peint surtout dos scènes rusiii|uos, où vaches et bœufs jouent le principal rôle. COCKBURN (Henri-Thomas, lord), magistrat ot écrivain écossais, né & Edimbourg on 1779, mort on 1851. Solicilor général pour l'Ecosse, sons lo ministère Grev, il fut chargé avec Jolfroy, qui était, comme lui, un dos chefs ilu parti libéral en co pays, do préparer le bill do réforme. En 1834, il devint juge à la cour suprême civile ot criminoUe d'Ecosse ot prit alors, suivant ta coutume, lo titre do " lord !>, On lui doit la Vie et la Correspondance de Jeffrey, dont il fut l'ami et rexécuteur ti^stuuientairo. Deux ans après sa mort, on a publié, sur sos notes : Afemoriah of tnc timvs, (|ui contient uu curieux tableau sur la haute société d'Kdimbourg.
Cocker (Edouard), mathématicien anglais, né vers 1632. mort on 1073. Graveur ot maître d'écrituro, il devint populaire en Angtotorro par son Arithmétique commcr-
Cochjlide {gr. 3 fols).