hab
DOWNHAM-MARKET, ville d'Angleterre (comté do Norfolk), prés de l'Ouso ; 2.500 hab. Le marché de Downham fut longtemps renommé pour le beurre connu, à Londres, sous le nom de beurre de Cambridge.
DOWNINGIE {ji) n. f. Genre de smilacées, comprenant des plantes à rhizome rampant, à fleurs réunies en ombelle. (On eu connaît quatre espèces, do l'Amérique boréale.)
DOWNING-STREET, rue de Londres où se trouve l'hôtel du ministère des afl'aires étrangères. (Se dit, par métonymie, pour le ministère lui-même.)
DOWNPATRIGK ( lat. Dunum), ville d'Irlande (prov. d'Ulster [comté de Down]), sur la baie nommée Lough- Strangford; 3.130 hab. Ancienne résidence des rois de rUlster; siège de Tévêché catholique de Down, fondé par saint Patrick et réuni, depuis, à celui de Conuor. Centre de fabrication de mousselines. Cette ville possède l'ancienne cathédrale, fondée, dit-on, par saint Patrick, vers 432, dans laquelle il fut enterré en 491, et où reposent saint Colomb et saint Bridget. Aux environs, ruines de Saul- Abbey, fondée, dit-on, par saint Patrick, et Saint-Patrick's Wells, sources très fréquentées.
DOWNS, nom porté par deux chaînes de collines crétacées de l'Angleterre méridionale : les North Downs et les South Downs, courant d'O. en E. (les North Downs, à travers le Hampshire et le Surrey ; les South Downs, à travers le Sussex.)
DOWNTON, ville d'Angleterre (comté de Wilts), sur l'Avon ; 3.430 hab. Tanneries et malteries. Près de là, TraCalgar-House, donnée par la nation anglaise aux héritiers de Nelson.
DOXAPATRES ou DOXOPATRES (Jean), rhéteur byzantin. Originaire de Sicile, il vécut surtout à Constantinople, dans la première moitié du xi" siècle. On a de lui des Homélies sur Aphthonios, des Prolégomènes à la rhétorique. des commentaires sur les fragments d'Hermogène, qui doivent quelque valeur aux emprunts que fait l'auteur aux commentateurs anciens. — Un autre Doxopatres (A"(7j vécut dans la première moitié du xii*^ siècle, d'abord à Palerme, où il fut archimandrite d'un monastère, puis à Constantinople, où il devint nomophylax de l'empire. Il reste de lui une notice des patriarcats, métropoles et évéchés, qu'il composa, en 1143, à la demande du roi Roger II de Sicile, et qui est un document important pour la géographie ecclésiastique.
DOXAT (Nicolas), général suisse, né à Yverdon en 16S2, mort en 1738. Il servit la Hollande et l'électeur palatin, se battit sous les ordres du prince Eugène, et fit une campagne contre les Turcs. Chargé do la défense de Belgrade en 1737, il fut attaqué par des forces supérieures, et dut capituler. Ses ennemis le firent traduire devant un conseil de guerre, qui le coudanina à mort.
DOXOLOGIE (Ji* — dugr. (/ox«. gloire, et /of/os, discours) n. f. Liturg. Ou appelle de ce nom le Ghria in cxcelsis de la messe, le petit verset Gloria Palri, etc., qui termine chaque psaume, et enfin la dernière strophe des hymnes, laquelle est consacrée à glorifier les trois personnes de la Trinité. Il Manifestation glorieuse de Jésus-Christ.
DOXOLOGIQUE {Jik') adj. Qui a rapport à la doxologio.
DOYAGUË (Manuel-José), prêtre et compositeur espagnol, né et mort à Salamanquo (1755-1842), fut enfant de chœur à la cathédrale de cette ville, y fit son éducation musicale et en devint le maître de chapelle (1781). Il écrivit pour le service de son église une immense quantité de compositions. Entre toutes ses compositions, on cite un Magnificat à huit voix avec orchestre et orgue et une messe à 8 voix et orchestre. Un tombeau en marbre lui a été élevé, dans la cathédrale de Salamanque.
DOYAT (Jean de), homme d'Etat français, né au château de Doyat (Auvergne), entre 1440 et 1445, mort dans le royaume de Naplesen 1495. Serviteur dévoué de la personne et de la politique de Louis XI, Doyat contribua àcombattro la maison de Bourbon comme bailli de Montferrand et gouverneur d'Auvergne. Appelé au conseil du roi par Louis XI (1482), il subit, après la mort de ce prince, les effets de la réaction féodale. Condamné à être fustigé dans tous les quartiers de Paris, à avoir une oreille coupée et la langue percée d'un fer rouge, Doyat fut ensuite livré à son suzerain, qui lui fit couper l'autre oreille, et le bannit avec toute sa famille. Charles VIII, à sa majorité, ordonna sa réhabilitation, lo nomma grand maître de l'artillerie et le chargea do négociations importantes.
DOYEN, ENNE idoi-yin, en' — du lat. decanus, dizaînier) n. Personne qui est la plus ancienne suivant l'ordre de réception, dans un corps, dans une compagnie : La doyenne des cantinières. Le doyen des avocats, il Personne plus âgée. (En ce sens, on dit souvent doyen d'âge.)
— n. m. Antiq. rom. Chef d'un collège, d'une réunion de dix personnes, de dix subordonnés.
— Admin. judic. Chef de la justice à Haïti. Il Doyen de doyens, Titre du plus ancien maître des requêtes, dans les anciens parlements.
— Admin. universit. Titre du directeur d'une faculté universitaire : Le DOYEN de la faculté des lettres, de médecine.
— Hist. Doyen des bourgeois. Titre que prenait le premier des officiers municipaux de la ville do Verdun.
— Hist. ecclés. V. la partie cncycl.
— n. f. Supérieure d'un chapitre ou d'une abbaye : Elire
la DOYENNE.
^ — Encycl. Dr. ecclés. Le titre de doyen (en lat. decanus, c'est-à-dire dizainier) servait à désigner, chez les Romains, un bas officier qui commandait dix soldats. L'Eglise en usa à son tour. Il fut donné d'abord, dans les monastères, à un moine qui était chargé do la surveillance do dix do ses confrères. Lors do la fondation dos chapitres cathédraux au ix» siècle, on appela " doyen » lo prêtre qui présidait les chanoines au chœur et occupait le premier rang dans toutes les cérémonies. Par extension, on nomme aussi « doyens » les pasteurs des cures les plus impor-
tantes. Dans la plupart des diocèses, les conférences ecclésiastiques sont présidées par le doyen ; c'est lui qui installe fénéralement les nouveaux curés, dans l'étendue de son oyenné. A Rome, le président du collège des cardinaux porte le titre do » doyen du sacré collège ».
— Admin. univer.sit. Dans les universités françaises, chaque faculté est administrée par un doyen, nommé par le ministre de l'instruction publique pour trois ans. Le doyen doit toujours être pris parmi les professeurs titulaires, ainsi que les deux assesseurs qui l'assistent dans ses fonctions.
— Coût. Comme la charge de doyen dans l'Eglise était souvent donnée autrefois au moine ou au prêtre le plus ancien, le mot n doyen » a peu à peu acquis une nouvelle signification, et, dans l'usage courant, il désigne généra- 1 -ment le membre le plus âgé d'une réunion quelconque. On nomme doyen d'âge le sénateur et le député les plus avancés en âge qui, à l'ouverture de chaque nouvelle session, président le Sénat et la Chambre des députés, avant l'élection du président annuel.
Doyen de Killerine (le) [1735-1739-1740], roman de l'abbé Prévost. —C'est une histoire morale, composée sur les mémoires d'une illustre famille d'Irlande. Comme dans tous les romans de Prévost, ce qui domine, c'est l'idée de la fatalité de la passion. L'auteur s'est proposé encore de réunir dans Thistoire de la famille du doyen toutes les règles de la religion qui peuvent s'accorder avec les maximes du monde. Son doyen est un chrétien d'une rigueur poussée d'abord à l'excès ; mais, en courant le monde, il reconnaît vite de quelle nécessité il est, dans la société humaine, de se prêter quelquefois à la faiblesse d'autrui. L'ouvrage, dans la pensée de l'abbé Prévost, devait être divisé en douze parties, mais il s'arrête à la sixième. Le roman semijlo ainsi bien assez long, malgré le charme d'un style aisé.
Doyen (Gabriel -François), peintre d'histoire, ne à Paris en 1726, mort à Saint-Pétersbourg en isoe. Elève de Carie Vanloo, il obtint de très bonne heure le prix de Home, en 1746, et ne revint à Paris qu'en 1755. L'Académie lui ouvrit ses portes, en 1759. Il présenta, comme morceau de réception, //eôe versant à boire à Jupiter et à Junon. Ou lui confia la décoration de la chapelle Saint-Grégoire, aux Invalides. C'est une de ses meilleures œuvres. Doyen donna toute la mesure de son vigoureux talent dans /«/Vx?e des ardents (1767). En 1777, Doyen fut appelé en Russie par Catherine II, afin d'exécuter les immenses décorations des palais impériaux. Elle le nomma professeur à son académie, avec une pension de 1 .200 roubles. A la mort de l'impératrice. Paul I" lui continua sa bienveillance. L'église Saint-Eustache, à Paris, possède aujourd'hui, de lui, la Mort de saint Louis, exposée au Salon de 1773. Le Triojnphe d'Amphitrite est au Louvre. Ce sont des œuvres capitales. Un grand nombre des autres compositions du peintre sont en Russie, de même que la Mort de Virginie. Bien que son éducation se soit faite dans le milieu où régnait Vanloo et qu'il ait eu pour premiers modèles les tableaux maniérés d'une école en décadence. Doyen est souvent plein de grandeur et excelle dans l'expression du sentiment: passionné, hardi, c'est un vigoureux tempérament de peintre ; mais sa réputation a souffert du voisinage de David.
Doyen (Eugène-Louis), chirurgien français, né à Reims en 1859. Après de nombreuses innovations en chirurgie générale et en gynécologie, il établit à Paris, en 1895, une clinique privée, vite devenue un centre d'enseignement pour les cliirurgiens français et étrangers. Les modifications apportées par lui à presque toute l'instrumentation chirurgicale sont universellement adoptées. Chef de la nouvelle école chirurgicale française, le D"" Doyen a pris, depuis 18S7, une part active à presque tous lès congrès scientifiques. Président d'honneur de la section de gynécologie au congrès international de iloscou (1897), » doctor of Laws » de l'université d'Edimbourg (isf8), où il a inauçuré l'enseignement de la chirurgie par le cinématographe, rapporteur général au congrès international d'Amsterdam (1899), il a publié de nombreux travaux scientifiques, et surtout son Traité de la chirurgie de l'estomac (1895), son Atlas de bactériologie (1897), sa Technique chirurgicale (1897).
Doyen (théâtre), l'un des plus anciens et le plus fameux des théâtres de société, où l'on jouait naguère à Paris la comédie bourgeoise. Doyen était un peintre décorateur, qui abandonna ses pinceaux pour le théâtre. Dès avant la Révolution, il avait établi rue Notre-Damede-Nazareth sa petite scène d'amateurs, qu'il transporta plus tard rue Transnonain (auj. rue Beaubourg), et qui vécut jusqu'aux environs de 1825. Sous l'Empire et sous la Restauration, ce petit théâtre jouit d'une véritable vogue. Doyen y jouait souvent lui-même. De nombreux artistes, plus tard célèbres, y firent leurs premiers essais. A la mort de Doyen, son théâtre fut démoli. C'est dans la maison où il était situé qu'eut lieu, quelques années plus tard, lors de l'insurrection de 1S34, le massacre dit de la rue Transnonain.
DOYENNÉ [doi-yê-né) n. m. Dignité de doyen dans un chapitre, dans une église -.Etre pourvu d'un doyi-:nne. ii Par ext. Demeure du doyen : 5e i-endre au doyenné, li Circonscription ecclésiastique, soumise à l'inspection d'un doyen et qui se confond, lo plus souvent, avec le canton.
DOYENNÉ (doi-yé-né) n. m. Variété de poire très fondante. Il Lo poirier qui produit ce fruit.
— Encycl. La chair du doyenné est fondante et sucrée ; sa forme est presque aussi large nue longue, avec quelques bosses situées près du point d'insertion de la queue. Celle-ci est grosse et charnue. On distingue le doyenné jaune ou doyenné blanc [doyenné Saint-Michel] (maturité de fin septembre aux premiers jours d'octobre) ; le doyenné gris ou doyenné roux (15 octobre au 15 novembre environ); le doyenné de Bou.^soch ou doyenné de Mérode (fin septembre à fin octobre) ; le doyenné du comice (octobre au commencement de décembre ) ; le doyenné d'hiver [bergamotte de Pâques, bergamotte de Pentecôte] (décembre à fin avril) ; le doycnjié d'Alonçon (janvier à mars) ; le doyenné de Goubault (fin novembre jusqu'en mars et avril).
DOYENNETÉ [doi-iè-ne-té] n. f. Qualité de doyen d'âge.
DoYÈRE (Louis-Michcl-François), naturaliste français, né à Saint-Jcan-des-Essartiers (Calvados) en 1811, mort en Corso en I8G3, professeur d'iiistoire naturelle au lycée
Iloiiri-IV, tlo zoolot>io appliijiu^o A ra^'rirnlturc :Y l'Institut ai;ronamiquo ilo Versailles, i-iilin i>ri)|<'ss('iif à I'Ml'oIo oonii'alo dos arts ot iiiaiiiilaoluros. <)n lui doit riiiVLMitioii du tue-tei(jnes. Dovùro s'est beaucoup oeoupô do raiiutumio ot do la pliysiologio do riiouiino et dos auiiuaux.
DOYET, oomm. do l'Allier, arr. et à 17 kil.do Montluçon, pn>s d'uu sous-al'ilueiit do l'(Eil ; 3.ô2l hab. Cil. do t\ Orliiaus. Mines do liouillo. Chaux, plâtre.
DOYLE (sir Francis Hastings Charles), j)o^to et écrivain any:lais, nà ù. Nunappleton (comté d'\ork) on 1810, mort en 1888. Il remplit des fonctions administratives, puis l'ut professeur do poésie à Oxford (1867-1872). Il a publié dos volumes do poésies; Œiivres diverses (MU)) ; Doux de s tintées [X^W] ; Irs- Funérailles du duc (1852); le Ileloiir des Gardes (IsiïG), ot des Conférences sur la poésie (I8iiy-1877).
DOYOUSSA [do-ioii-sa) n. f. Graminéo originaire d'Abyssiiiio, c|ui contient une matière textile employée on sparterie.
DOZENNE (Pierre), théologien français, né à Alonçon (Orne) en iGr.s, mort on 1728. Il était membre do l'ordre des jésuites. On lui doit : la Morale de Jésus-Christ (1G86) ; la Divinité de Jésus-Christ (1668) ; Vérités nécessaires pour inspirer Ut haine du vice et l'amour de la vertu (1703).
DozON, comra. d'Espagno (Galice [prov. do Pontevedrall ; 3.200 liab.
DozON (Auguste), agent diplomatique et littérateur français, né à Cliû.lons-sur-Marno en 1822, mort à Versailles en 1891. Il fit sa carrière dans les consulats en Tur- (juie, fut membre correspondant de l'Instilut ot chargé 'un cours do langue russe à l'Ecole des langues orientales vivantes. Ou lui doit : Poésies populaires serbes, traduites en français (I8?iy); Chants populaires bulf/ares (1S7-1) ; Chansons populaires bulgares inédites, traduites en français (1S75) ; le Chevalier Jean, conte magyar, par Alex. Petoeli, suivi de quelques pièces lyriques du même auteur (1877) ; Rapports sur une mission littéraire en Macédoine (IS71) ; Manuel de la haifjue chkipe ou albanaise [iSli] [cet ouvrage a été complété par les Contes albanais (1881), recueillis et traduits en français] ; l'Epopée serbe, chants populaires héroïques (1888).
DOZSA (Georges), paysan transylvain, chef de la jacquerie hongroise do 1514, né vers 1474, mort en 1514. Le cardinal Thomas Bakocz, ayant prêché la croisade contre les Turcs, confia à Dozsa le commandement des 40.000 paysans qui s'étaient réunis à Pest. Mais les magnats s'opposèrent à la croisade; alors, Dozsa, vainqueur à Csanad, rit brûler et dévaster tout le midi de la Hongrie. Vaincu par Bathori et Szapolyai, il fut placé sur un trône de fer rougi au feu et couronné d'un diadème ardent.
DOZULÉ, ch.-l. do cant. du Calvados, arr. ot à 18 kil. de Pont-l'Evèque ; 906 hab. Ch. de f. Ouest. Tuyaux de drainage. Aux environs, ruines de l'abbayo de Royal-Pré. — Le canton a 26 comui. et 10.177 hab.
DOZY (Reinhardt), orientaliste hollandais, né et mort à Leyde (1820-1883). Il appartenait à uno famille d'origine française, émigrée; il Ht ses études sous la direction du célèbre orientaliste Weyers. En 1850, il fut nommé professeur extraordinaire d'histoire et, en 1857, professeur ordinaire d'iiistoire à l'université do Leydo. Los travaux do Dozy portèrent à la fois sur l'histoire ot la géographie du Maghreb et sur la lexicographie arabe. Sou principal ouvrage est le Supplénv-nt aux dictionnaires arabes. H a fait entrer dans ce travail le résultat do ses immenses lectures et le dépouillement de tous les mémoires publiés en Europe par les meilleurs orientalistes. Il convient encore de citer, parmi ses ouvrages, son Catalor/us codicum orientalium (1851); la Description de l'Afrique, d'après Edrisi (1866); Becherches sur l'histoire et la littérature de l'Espaf/ne pendant le moyen âge (1849); Essai sur l'histoire de l'islamisme, édit. franc. (1879); Histoire de l'Afrique et de l'/'Jspaqne, d'après Ibn-Adliâri (1848-1851); Histoire des innsulmans d'Espagne jusqu'à la conquête de l'Andalousie par les Alnioraoïdes (1861).
Draa fouKD), fleuve côtier du Maroc, le plus grand clu pays par la longueur de son lit, mais non par la masse dos eaux. Il a ses sources principales dans le haut Atlas, ot recueille les eaux do son versant méridional ; celles, notamment, de l'oued Dadès. Il travers© l'Auto-Atlas et coulo d'aliord du N. au S., se dirige ensuite au S.-O. ot finit ordinairement au marais appelé la Debaïa. Il arrive rarement jusqu'à l'Atlantique, oi> sa vallée aboutit au S. du cap iSoun. — L'ouod Draa donne son nom ù. un district du Maroc.
DRABA n. f. Bot. Nom scientifique des draves.
DRABAN n. m. Art milît. anc. V. tradan.
Drabenderhœhe, bourg d'Allemagne (Prusse-Rhénane [cercle de (JumniL-rsbacnj). à la source d'un affluent du Steg; 3.400 hab. Mines do fer et de plomb.
DraC l\o), l'un do.s plus grands torrents do Franco, qui descend dos monts dénudés du Champsaur (Hautes- Alpes), reçoit la Séveraisse, née au Polvoux ; la Gauloise, qui vient du Dévoluy; la Bonne, la Romanche, ot s'unit a l'Isère (rivo gaucho) on aval do Grenoble (Isère). Cours 125 kilom.
DRACÉNA ou DRAC^NA (5^) n. m. Bot. Gonro do liliacées, qui possède des repré.sentants fossiles dans l'éocèno d'Aix ((^raca^Ha /Irnnifniarti); l'oligocène d'Armissan [dracxna Aarbonensis); otc. Syn. do dragonnikr.
DRACÉNACÉ [sé-na-sé), ÉE adj. Bot. Qui so rapporte
aux drai'éiias.
DRACÉNÉES n. f. pi. Tribu dos liliacéos-asparaginéos, conipronant lo seul genre dracéna. — Une DUAcf-iNKK.
DRACÈNE {sèn' — du gr. dra/caina, mémo sons) n. f. Dragon IVMnolIc,
- Mar. anc. Poupo ou gouvernail d'une galôro.
DRACHE n. 1'. Péch. V. DRi^CIIE.
DraCHCNFELS [le rocher du Draqo7i), la plus escarpée des hauioiirs <'ouiiuos sous lo nom do sirlirnqctnrtje ou b's Si-pt-Ctjllinrs, sur la rive droite du Uhin, près do Moiui (325 m.). Au faito <lu Drachonfols. ruines d'un <d)fl(.eau du XII" siècle. Son nom lui vient de ce qu'elle était jadis hantée par un dragon, qui habitait dans uno cavorno
Drachme d'Alexandre.
située sur ses flancs, ot quî,' d'après la tradition, aurait été tué par le héros Siegfried.
JpRACHMANN (Holgerl, poète et nouvelliste danois, né à (Joponhagno eu 1846. 11 s'adonna d'abord ii la peinture, puis ù la littérature, et devint un d)s plus remarquables représentants de l'école réaliste on Danemark. II excelle à décrire la mor et l'existence des pécheurs. On lui doit dos recueils do vers, des romans, des nouvelles, quelques pièces de théâtre. Citons, parmi ses dernières œuvres : /'or/crovet (1890), roman autobiographique; W'œlwig Hmed (1894), drame lyrique; Melodramaer (1895); etc.
DRACHME (du gr. drakhmè, mémo sens) [l'Académie dit: On prononce, ot quelques-uns écrivent dragme] n. f. Métrol. Noni de l'unité monétaire do l'argent, chez tous los peuples anciens do la race holléniqvip. il Monnaie d'argent des Grecs modernes, qui valait 0 fr. 88 c, et qui vaut 1 franc depuis l'adoption du système monétaire décimal. Il Monnaie juive, qui valait un demi-sicle. il Unité de poids usitée en Allemagne, en Suède ot eu Turquie, avec des valeurs diverses.
— Kam. Petite quantité : Six drachmes d'amour. (Volt.J
— Méd. et pharm. Gros, huitième partie do l'once. (Vx.)
— Enoycl. Métrol. Le système des monnaies, dans les pays grocs, était loin d'être uniforme. Si les noms de l'unité, celui de ses divisions et do ses multiples étaient les mêmes, le poids de cette unité et, par suite, de ses divisions et de ses multiples, variait suivant les époques et les pays.
On ne compte pas moins de sept systèmes différents : l''\a,drachme étjinétique, frappée dans l'île d'Egine, et qui était du poids do 5k'-,970 à 6 grammes ; 2" la drachme phénicienne, de 3^^500 ou 3", 540; 3" la drachme asiatique, do 36^,250, dont les pièces de Rhodes et les cislophores d'Asie sont des multiples ; 40 la drachme attique, qui fut répandue dans le monde connu à la suite d'Alexandre, qui l'avait adoptée. (Son taux normal était de A^',2hQ. On la confond avec la drachme eulioique, et, après Alexandre, elle reçoit le nom de alexandreia); 5" la drachme corinthienne, de 2'!r,91 ; G" la drachme babylonienne, de 5^^,440 à 5G'-,5oo, que les Perses employèrent pour leur monnaie d'argent au type du sagittaire. (Dans certains de ces pays, elle portait le nom de sicle); 1" la drachme olympique, qui servait de fondement aux systèmes des monnaies de la Macédoine avant Philippe. (La drachme de ce système peso environ 4E^880.)
Les multiples de la drachme sont: le dodécadrachm6(l2), le décadracnme (10), l'octodrachme (8). l'hexadrachme (6), le tétradrachme ou statère d'argent (4), le tridrachme (3), le didrachme (2). Les divisions de la drachme sont : l'obole (6* de la drachme) et ses multiples.
Outre les monnaies ci-dessus, faisant partie d'un système complet, les archéologues distinguent encore : la drachme milésienne, monnaie d'argent de ie'",76, 3^^,53, 5e'',29, 7G^06, 8e'',82; la drachme d'or, moitié du statère d'or, qui répondait au poids de la drachme d'argent ; ent\n,lâ.drachma œrea, drachme de cuivre, pièce ayant exactement lo poids de la drachme d'argent et qui en représentait le 60*.
Drack (Auguste Poitevin, connu sous le pseudonyme de Maurice), littérateur, né ot mort à Paris (1834-1897), lils du grammairien Poitevin. Journaliste et critique dramatique, il a écrit des romans, entre autres : Madame Z.i5c(l879); les Bandits du grand monde (1884) ; les liuffians (/(? Parts (18S5-1886); le Pavé d'enfer [iSSô): Trinqueballc (1888); l'Amour dans la mort (1893); etc., et plusieurs pièces do théâtre, notamment : la Petiote (1879), qui eut un vif succès; la San- Fétice {\SS\); les Itufftans de Paris {l'&0'i)y drames; le Théâtre de la foire (1889).
DRACO n. m. Mar. anc. Sorte do drakkar.
DRACOCÉPHALE (sé — du gr. drakôn, dragon, et kénhale, tèto) n. m. Genre do plantes, do la famillo dos labiées.
— Enctcl. hcsdracocéphales sont très voisins des nepeta, dont ils so distinguent par leur calice bilabiô ; leur corolle, ordinairement bleue ou violacée, ressemble un peu ù uno tète do dragon. On en connaît vingt-sept espèces, do l'Europe ot du nord de l'Asie, dont doux appartiennent à la flore française (Alpes et Pyrénées). La mélisse turque ou do Mohlavio (aracocephalum Moldavicum)^ cultivée dans les jardins, répand uno odeur agréable; on l'emitloio on infusions tliéiformos, comme cordial et vulnéraire.
DRACOL n. m. Chim. Syn. do anisol.
Dragon, archonte et législateur athénien {seconde moitié du vu" s. av. J,-C.). Avant lui, les Athéniens n'avaient pas de lois écrites. Lo peuple était à la merci d'une aristocratie avide ot oppressive (los eupafrides ou nobles), qui rendait la justice au nom du droit coutumier de l'àgo héroïque, interprété par elle au gré do ses intérêts. Dracon, en 621 , comme archonte éponymo. fut chargé do donner un code de lois qui ramenAt lo calme dans la république. Cotte réforme peut être considérée comme uno des premières conquêtes do la démocratie, on ce qu'elle a tixé la législation et mis fin aux interprétations arbitraires des oupatrides. Dracon no modifia pas la forme du gouvornomont, ot son code n'est resté célèbre que par la rigueur inflexible dos pénalités. La mort est lo châtiment qu'il prescrivait non seulement pour les crimes, mais pour les moindres fautes. Aussi a-t-on dit quo ses lois étaient écrites « non avec do l'encre, mais avec du sang » ; ot l'expression do lois draconiennes ost-ollo demeurée dans
10 langage do tous les peuples pour désigner dos dispositions législatives d'une sévérité implacable. On croit que Dracon mourut on exil.
Dracon de Stratonice, grammairien grec do l'époque aloxandrino (m* ou 11° s. av. J.-C). Il avait composé divers ouvrages do grammaire, dos traités sur los mi^tres, sur los di-ames satyriques, sur los poésies do Pindaro, d'Alcéo, do Sapho. On lui attribue deux traités conservés : l'un Sur les noms, l'autre Sur les moires poétiques.
Dragonce ou DracontiUS (saint), évêque d'Horinopoiis, m- en l^gypte. H vivait vers lo milieu du i\* s.
11 accepta l'épiscopat, sur les insiutu-os do suint Athauaso,
DOYET — DR^SEKE
et fut exilé par l'empereur Constance dans le désort do Clysma, près do la mor Kougo. — Féto le 21 mai.
DRACONCULE (du lat. dracunculus, petit dragon) n. m. Ichtyol. Poisson du genre callionvmo, appelé aussi lyre.
— Bot. Genre d'aroïdéos, tribu ues aracécs, caractérisé par ses ovules qui s'attachent à la voûte ovarienne, ses anthères déhiscentes et ses feuilles pédatilidos. (On en connaît deux espèces : lo dracunculus vulgaris et lo draciniculus Canariensis, qui sont des herbes vivaees circaméditerranéennes) 11 Z>r(tco)iC(ife chevelu , Gouot chevelu.
Il Ai'moise draconcule. Estragon.
DRACONIEN, ENNE [ni-in, en') adj. Linguist. So dit des lois édictées par Dracon, législateur athénien : Les lois ijRAcoNŒNNEs. u Par aual. So dit de tout ce qui est empreint d'une rigueur excessive : Sévérité DRACONiiiNNii.
— Zooi. Qui ressemble à un dragon.
DRACONIGÈNE {jèn — du lat. draco, onis, dragon, et du gr. génos, génération) adj. Myth. gr. Epithète do la ville de Thèbes, en Béotie, qui avait été fondée par Cadmos à l'aide d'hommes issus miraculeusement des dents d'un dragon.
DRACONITE (du lat. dracn, onis, dragon) n. f. Antiq. Pierre précieuse qui, suivant Pline et quelques naturalistes anciens, se trouvait dans la tête du dragon.
— Zooph. Nom donné à des polypiers fossiles, voisins des astrées.
DragonitÈS (Johann Drach, dit Karlstadt et\ humanit)io et théologien luthérien allemand, né à Carlstadt (Kranconie) en 1494, mort à AVittenberg en 15G6. 11 fut expulsé d'Erfurt pour avoir manifesté en faveur de Luther. Il mena, dès lors, une vie errante et agitée. Très versé dans la connaissance de l'hébreu et du chaldéen, il a publié, entre autres ouvrages, la Biblia pentapla, bible en cinq langues: hébreu, chaldéen, grec, latin, allemand (1563-1565).
DRAGONTE ou DRACONTIUM n. m. Genre de plantes, de la famillo des ai"o"nléi's.
~ Enxycl. Les dracuntes sont des herbes à rhizome vivace, charnu et féculent, à feuilles engainantes et longuement pétiolées, dont le limbe est profondément divisé, ou même percé d'ouvertures. Le spadice est protégé par une spathe cuspidée et persistante, de couleur Ideuâiro ou violacée. On en connaît trois espèces bien définies, de l'Amérique tropicale, souvent cultivées dans les serres chaudes, à cause de la beauté de leur feuillage.
DRACONTIASE (du gr. drakonlion, petit dragon) n. f. Maladie fréquente en Afrique, en Asie, en Amérique, et qui est causée par la présence du dragonneau, ou rilaire de Médine. V. filaire.
DRAGONTIQUE [tik' — rad. Dragon, constellation) adj. Astron. anc. Qui a rapport aux nœuds de la lune. 11 Mois dracontique. Espace de temps que la lune met à faire sa révolution, par rapport à son nœud.
DRACONTISOME (du gr. drakôn. onfos, dragon, et soma, corpsl n. m. Genre de monstres unitaires, de la famillo des célosomiens, présentant une certaine analogie d'aspect avec la disposition des petits reptiles iguaniens appelés dragojis.
DracontiuS (Blossius .^milius), poète latin chrétien, né à Cartilage. U vivait en Afrique, à la fin du v siècle, sous la domination des Vandales. On sait qu'il s'attira l'inimitié du roi Gunthamund, qui le fit mettre en prison. Il avait composé de petites épopées profanes et mythologiques (Hylas, l'Enlèvement d'Hélène. Médée^, et uno élégie intitulée Satisfactio ad Gunthamundum regem (480), lorsque ses malheurs firent de lui un poète chrétien. II écrivit une épopée en trois livres : De Dco. œuvre toutTuo et mal composée, intéressante cependant par les retours quo le poète fait sur lui-même.
DRACONTOCÉPHALE {sé — du gr. drakôn, onios, dragon, et kèp/iale. léto) adj. Zool. Qui a uno tête de dragon.
DRACONTOMELUM n. m. Genre do plante rangé dans le groupe des anacardiéos, ot qui comprend quatre ou cinq espèces d'arbres à feuilles alternes, imparipennées, à fleurs disposées eu grappes axillaires, qui croissent en Océan ie.
DRACOPHYLLE n. m. Genre d'épacridées-énacrées, comprenant des arbrisseaux ù fleurs hexamères, blanches, dont les sept espèces connues habitent l'Australie.
DRACOPIDE n. f. Genre de plantes, de la famillo dos coiuposi'os, tribu dos héluunlu-es, (pii habile l'Amérique du Nord ; plusieurs espèces sont cultivées on pleine terro,
DRACUNGULOSE (kon) n. f, Patli. Syn. de filakiosk.
Dracut, ville des Etats-Unis (Massachusetts [comté do Middlesoxj); 2.000 hab. Manufacture do coton, do laino et de papier.
DRACYLIQUE (s(-i/Ar') adj. So dit d'une sérîo do combinaisuns bonzoïques parasubslituécs, qui comprend los acilos chloro, bromo, uitro ot amidodracyliques et leurs dérivés.
— Encycl. Celto série dracylique comprend los composés isomères dos acides chloro, bromo, nitro et amidobcnzoïquos, mais no dérivant pas d'un acide dracylitiue, le.ju(d n'oxisto pas. Ces acides ne dérivent pas d'ailleurs, do l'acide benzoiquo; ils se forment dans los conditions suivantes: si Ion oxyde le toluène par l'acido chromiquo, ou obtient do l'acidobonzoïquo; mais, quand on traite par le mémo acide lo toluène nitré, au liou d'obtenir l'acido nitrobenzoïque, ou obiiont un isomère do col aciilo, l'acide niti'odracyliquo. Dans l'oxydation dos toluènes bromes ou clilorés, il so produit non des acides bromo ot chlorobouzoiquos, mais dos acides bromo ou chlorodracyliquos.
Dra-EL-MIZAN, comm. d'Algérie, arr. ot A 35 kilom. do Tizi-Ouzou (Grando-Kabylie), au piod du Djurdjura; 4.349 liab. Carrière do marbre. Kiguos sèches, huilo d'olive. Dourg créé en 1855 pour surveiller la Kabylio occidentale. — La commune mixte do Dra-el-Mi2un u 43.350 hab.
DraïSEKB (Jean-IIonrilïcrnard), tin-ologion nllomand né a Urunswick en 1774. mort i\ l'otsdam en lSt9. Pasteur do 1795 à 1843, il devint ensuite prédicateur do la cour. On a do lui plusieurs ouvrages, entre antres : /'wi, amour, espérance (1813); la Jteuaissance de t'Atlemaouf (1814); Coup d'œii sur les derniers Jours de ta vie de Jésut
Dragan.
DR.îlXLER — DRAGOMIROY
(1821); Christ à la génération de ce temps-ci (1S20). Ses Sermons forment plusieurs volumes.
DrsîXIiER-MANFRED (Charles - Ferdinand Dr.exler, connu sous le nom de), poète et littérateur allemand, né à Lemberir (Galîcie) en 1S06, mort en 1879. Il collabora à des journaux et à des revues, voyagea à l'étranger et se fixa à Darmstadt. Parmi ses œuvres, nous citerons : Bomances, chants et sonnets {1S26-1S23); Troupes et »mï-io«nettes {1836}: Poésies (1838); Vignettes portraits et tableaux de genre (1845); Joies et Tristesses (1S58).
DRAG (mot angl., même sens ; du v. drag, tirer, traîner) n. m. Course simulant une chasse à courre, dans laquelle la bête est figurée par uD cavalier dont le cheval traîne, attaché à sa queue , un objet quelconque, qui aide à le faire reconnaître. ii Mail-coach dans lequel les dames suivent ces
sortes de courses, et, par extension, tout mail-coach de maître, ne faisant pas un service public : La journée des DRAGS, à Auteuil.
DRAGAGE OU DRAGUAGE {çaf) n. m. Action OU manière de draguer.
— Enctcl. Le dragage est un déblai qui s'effectue sous l'eau ou à sec. Dans le premier cas. il a pour objet d'augmenter la profondeur d'un cours d'eau, d'un goulet, d'uu bassin, d'un port que des sables, des boues envahissent. Dans le second cas, le dragage s'exécute lorsqu'il s'agit de creuser des tranchées, le lit d'un futur canal. Le dragage s'effectue au moyen d'outils et de machines que l'on appelle ■ dragues ». La drague prend mieux le nom d'excavateur, lorsqu'on procède au dragage à sec.
DRAGAN ou DRAGANT (gan — de l'espagn. dragante, tète de dragon) n. m. Mar. anc. Pièce de bois que l'on plaçait en croix sur le sommet de l'étambot d'une galère, et qui déterminait la longueur de la poupe.
Draganesci, comm. de Ro'umanie (district d'Oltu) ; 3.000 hab. — District de Suceava; 3.600 hab.
Draganovo, comm. de Bulgarie, arrond. de Tirnovo, sur la laûtra, affluent du Danube; 3.855 hab.
Dragasani, comm. do Roumanie (Valachie), arrond. de Volcea, près de l'Oltu ou Aiuia, affluent du Danube; 4.145 hab.
DRAGÇED (cruel bourreau) n. m. Nom collectif, assez vague, d'uQ groupe de nombreuses divinités bouddhistes ihibétaines, qui ont la mission de combattre les démons, et qui se reconnaissent à. leur laideur effroyable. ( Le groupe des Dragçeds comprend des dieux et des déesses.)
DRAGE n. f. Techn.