DRAPER
Bout de hampe : 1. Fl-'iir de lis, sous In Monarchie; 2. AîrIc, 80113 l'Kmpire; 3. Coq, sous Louis-Philippe; t. Pique, sous la République.
oii ils ont été solonnelloiiiont distribut^s
soit pour demander à entrer on pourparlers avec ronnomi, soit pour assurer rinviolabilito dos officiers chargés do ces pourparlers.
Il faut signaler oncoro lo drapeau de la convention de (!i')trvo, bliiiio, marqua d'une croix rougo, qu'on arbore sur les liopiluux, ambulances ou édlrices servant à abri-
La parde du drapeau (infanterie).
Drapeau actuel d'un régiment fvançais. {Los deux faces.)
giments, pour remplacer ceux qui leur avaient été donnés après la guerre de 1870, et qui. établis à titre provisoire, ne portaiLMit aucune inscription. Lo nouveaux drapeaux portent, outre lo 11 u mcro du régïniont et la devise : Honneur et Patrie, les noms àosquatre principales victoires inscrites dans les annales du corjis.
() n re n d a u drapeau certains honneurs particuliers. En garnison, il est déposé chez lo chef do corps ou dans la salle d'honneur du régiment. Lorsqu'il doit figurer dans les prises d'armes ou solennités militaires, la remise no s'en fait qu'avec un cérémonial déterminé, au porte-drapeau qui vient lo chercher, accompagné de sa gardo et escorté d'un détachement en armes que précède la f^ ■ ;■..
musique du régiment. i
La gardo du drapeau se compose, dans rinfantcrie, d'un sous-oflicicr i-x de quatre soldats de 1" classe, choisis par lo culonol. I^e premier rang do la gardo est formé du porte-drapeau, avant à sa droite lo sousoflicier et à sa gauche un des soldats. Les trois autres sold.-its se tiennent au second | rang. Dans la cavalerie et l'artillerie, la gardo comprend deux sous-ofliciors, qui so jdai'cnt à droite et ù gaucho du porte-éfondard, avec, dans la cavalerie, trois cavaliers do r" classe au second rang.
Le porte-drapeau et le porto-étendard sont toujours dos officiers, cxcc'pté dans l'artillerie où l'étendard, no suivant |ias les batteries en campagne, est porté par un ailjudant.
Le détachement qui accompa-^no lo drapeau et sa garde j>renil lo nom d'escorte.
(.'Iiaquo année, lorsque est achevée Tinstruction individuelle des nouvelles recrues a lieu solennellement la présentation du drapeau parle colonel, qui fait comprendre aux jeunes gens la signilication do cet emblème de la patrio. C'est seulement dcjiuis la guerre d'Italie (U' empire) quo l'eu décore les drapeaux. Après la bataille de Magenta, Napoléon III prit uno décision (18j9) qui est toujours on vigueur, et aux termes do laquelle les drapeaux peuvent être décorés quand lo régiment auquel ils appai-tieiinent a pris lui-m/*mo un drapeau à rennonii. Cette "hstinclion a été accordée jus([u"ù, présent aux drapeaux des 51", 57", 76", 99" de ligne; des 2" et 3" zouaves; du ■.1" tirailleurs algériens; du l"' chasseurs d*Afri(pie; enfin, à celui des bataillons do chasseurs à pied (ces derniers n'ayant tous onsomblo qu'un seul drapeau, dont la garde est conliée au bataillon stationné dans lo gouvernement militaire de Paris). Il n'y a do mémo qu'un étendard pour les vingt escadrons du train des équipages, et qu'un drapeau pour tous los bataillons d'artillerio à pied. Autronient, chaque régiment, en Franco, a son drapeau ot n'en a qu'un seul. A l'étranger, il n'en est pas do mémo.
C est le service do l'artillerie qui est chargé d'assurer la confection des drapeaux ot étendarrls nécessaires ù l'armée française, conformément au modèle réglementaire.
V.u dehors du drapeau natinnat ot dos (juidomt ou fanions, qu'il ne faut pas confondre avec lui, on fait parfois usage, ù la guerre, du drapeau blanc ou drapeau parloniontairo,
La garde de l'étendard (cavalerie).
ter des blessés pour les signaler à l'ennemi, qui doit alors s'abstenir do tirer sur eux. Lo drapeau rouge a plus spécialement une signification révolutionnaire.
Enfin, lo drapeau noir a été souvent employé pour signaler un foyer d'épidémie et en interdire l'approche. Avant la convention de Genève, on s'en servait parfois pour indiquer les maisons converties en ambulance et inviter l'ennemi à les respecter.
— Drapeaux conquis. Les drapeaux pris sur l'ennemi ont toujours été précieusement conservés comme des trophées militaires dans des églises ou dans certains édifices publics. En Franco, ils "sont aujourd'hui déposés à l'église des Invalides, après l'avoir été longtemps dans la basiiiipic de Notre-Dame.
Drapeau {le). Plusieurs journaux ont adopté ce titre. Los deux plus connus sont : le Drapeau blanc, organe violent du parti ultra-royaliste, fondé en 1819 par Martinville et qui eut pour rédacteurs les plus remarquables : Achille do Joulfroy, Carmouche, Charles Nodier, Pouqueville, etc. (Il vécut jusqu'à. 1830); — le Drapeau, fondé en 1SS2, par Déroulède, comme organe do la "■ Ligue des patriotes ». (Ce journal disparut lors de la dissolution de la Ligue, en 1889. Il reparut d'une façon intermittente après que la Ligue eut repris ostensiblement son existeuce.)
Drapeau (la Garde du). Titre de plusieurs tableaux, parmi Iesi|uels nous citerons : une toile d'Armand Dumarescq (Salon de 1865). Par une nuit sombre, (piatre zouaves sont groupés autour d'un maigre feu; derrière eux, sur les faisceaux, est étendu le drapeau, troué de balles ot noirci de poudre. — Le même sujet a été traité par
La gariio du drapeau, d'aprôs Armand Duraarescq.
Protais [la Garde du drapeau, souvenir do l'arméo do Metz [.Salon do 187G]). Au milieu do la bataille, le drapeau, entouré do sa gardo, se drosse fièrement en face do rennonii.
DRAPELER frad. drapelel) v. a. Dans les fabriques do
papier, Sti dit de l'opération qui consiste à défiler les chiffons avant do U^s mettre à la pile.
DRAPELET (M) U. m. Petit drapeau. (Vieux.)
DRAPElviENT(jHrtH) n. m. Action ou manière do draper.
DRAPER (rad. (/mp) V. a. Fouler, tondro ot apjirétcr comme on apprête le drap : Drapkr des étoffes sorties du métier à tisser, il Couvrir de drap ou d'une draperie, en particulier d'une draperie noire, on signe de deuil : Draim;u une porte d't'glîsc. il Arranger, disposer on draperie : iMiAiMiR une tHoffc. il Couvrir, entourer comme uno draperie : Rideaux qm duapknt un lit.
— Fig. et fam. Haillor, habiller, dire du mal de : Molit^re DRAPA les faux dévots.
— B.-arts. Ilisposep, dessinor los plis dos vêtements : DuAi'KR un personnai/e.
— Techn. Mettre do petits morceaux do drap aux snulereaux d'un piano ou d'un nutro instrument du même
genre, ii Enlever au moyen du drapeau l'or qui reste en trop sur uno reliure. (On dit aussi sf.uger.)
Drapé, ée part. pass. Comm. Tissé en fils de laine cardée, foulée, pressée et tondue : Etoffe drapue. || Bas drapés, Bas de laino imitant le drap. Il Epais, étott'ô : Un bon drap tiien DRAPi'î.
— Bot. Se dit des parties couvertes de poils courts et tellement serrés qu'ils forment un sorte do tissu rappelant celui du drap.
— Econ. rur. /{ace drapée de Somerset, Race bovine anglaise originaire du Somersetshire. (C'est la couleur de sa robe rouge et blanche qui lui a fait donner ce nom. Lo reste du pelage qui recouvre le cou et les pattes est d'une teinte jaune clair. Cette raco n'a pas do cornes.) il On dit
aussi RACK K CHINTURE DK SOMKRSET.
— V. n. Porter le deuil (vieux) : Le roi dr\p\ pour un an. (St-Sim.)
Se draper, v. pr. Se couvrir, s'envelopper d'un vêtement ample : Se draper de son manteati. il Se draper en, Jouer le rôle de : Se drapkr kn Macbeth. (E. Sue.) n Se draper dans, Faire parade, so prévaloir do : Su draper DANS sa vertu, dans sa dignité, it Absol. Poser, se pavaner, s'enorgueillir : Ce n'est pas devant toi, à coup sûr, que je MK draperai. (Th. Gaut.) — Dire du mal l'un de l'autre : Les femmes se drapent à qui mieu.T mieux.
Draper (sir William), général anglais, né à Bristol en 1721, mort à Bath en 17S7. Il so distingua dans les Indes orientales. En qualité de brigadier général, il commanda les troupes de débarquement qui s'emparèrent de Manille, en 1763. Il est surtout connu par la polémique qu'il soutint contre les Lettres de Junius. En 1779, il fut nommé lieutenant gouverneur de Minorque, et, après la capitulation de cette ilo, il revint en Angleterre, où il porta contre son chef John Murray des accusations qui furent reconnues sans fondement.
Draper (Jolm William), médecin et chimiste, né à Liverpool en ISii, mort à New-York en 1882. Emigré de bonne heure en Amérique, où il fit ses études et devint président de la faculté de médecine de New-York, il a écrit surtout sur la chimie physiologique et notamment sur l'action physiologique de la lumière. On lui doit, entre autres ouvrages : Physiologie, statique et dynamique humaines (1356); Histoire du développement inteÙectuel de l'Europe (1868-1869, trad. en franc.); Conflits de la science et de la religion (1S75).
Draper (John Christoph), médecin et chimiste américain, fils du précédent, né dans l'Etat de Virginie on 1835, mort à New-York en 1885. Il est connu surtout conimo
professeur.
Draper (Henry), savant américain, frère du procèdent, né dans l'Etat de Virginie en 1837, mort à New- York en IS82. Il a été le premier à obtenir la photographie do lignes fixes dans le spectre des étoiles. On lui doit uno étude remarquable : Découverte de l'oxygène et nouvelle théorie du spectre solaire (1877).
draperie [ri] n. f. Etoffe de drap. (Vieux.) Il Manufacture do drap : Les ouvriers d'une draperie, il Industrie et commerce des draps : S'enrichir dans la draperie, ii Draps, étotfos quo vendent los drapiers : Des draperies de Sedan.
— Etoffe drapée, disposée à grands plis : Les draperies d'un salon, il Vêtement drapé, disposé à grands plis: Beauté que relèvent des draperies habiles.
— Action de couvrir de drap noir en signe de deuil. Il Action de porter le deuil de la cour, il Privilège de porter
lo deuil do la cour : M. le duc d'Orléans prostitua la dr\~ vv:ri\ù jusqu'au premier président. (St-Sim.) [Ces divers sens sont anciens et rares.]
— Par anal. Objet qui est comme drapé, qui figure des tentures drapées : Les draperies de pourpre du soleil couchant.
— Art milit. Draperie d'enseigne, Etoll'e d'une enseigne, d'un drapeau, d'un étendard.
— B.-arts. Kepréseniation d'une étotfe ou d'un vêtement ample et formant des plis : // faut que les draperii;s indiquent les formes, accusent le nu. \\ Draperie moioUée, Keprésentation d'une draperie qui semble être constituée par un tissu mouillé entourant le sujet.
~ Encycl. B.-arts. On est convenu d'appeler rfmpencî. dans les beaux-arts, les étoffes représentées par lo ciseau ou par lo pinceau, soit qu'elles entrent dans l'habillement des personnages, soit qu'elles servent comme ornement décoratif. L'art de draper est le mémo, en pointure et en sculpture.
La science de mettre les draperies en harmonie avec lo sexe, la stature, la condition, l'attitude, l'état physique ou moral des personnages, qui était, chez les Grecs, l'objet d'une étude approfondie et d'une application raisonnée, fut mise en complet oubli, depuis la décadence romaine jusqu'au xii" siècle. Au siècle suivant, l'école de Piso tonte de rompre avec la vieille tradition byzantine. Dans les nombreux ouvrages do Nicolas de Piso, l'imitation des dél)ris de statuairo antiquo est 11a<^rante. Mais Cimabuo ne pont, en peinture, se défaire entièrement do l'ancienne raideur. Le caractère général qu'où peut observer dans les draperies sculpturales des vieux imagiers du xm'* siècle est un progrès marqué vers lo naturel et la vie. Les draperies deviennent pbis savantes au xiv" siècle; elles dessinent mieux les formes au siècle suivant: mais i! faut arriver au commencement du xvi", pour rencontrer les draperies si bien ordonnées do Kaphaél et lo retour vers l'étude de la nature et dos chefs-a'œuvro de l'antiquité. IjO XVII" siècle nous montre Kubens ot Véronèso se plaisant a reproduire les draperies do soie, dont ils aimaient les brillants vifs et les cassures anguleuses. Les grands décorateurs italiens ot leurs imitateurs français, los peintres favoris do la cour do Versailles, firent «n étalage pompeux do riches étoffes. La simplicité et la sobriété hirent sacrifiées ù l'emphase théfttralo, qui s'accordait mieux avec !o goût d'une cour éprise do l'apparat. Eu vain, lo sage et méthodique Poussin, t^esueur, l'artiste simple ot vrai, s'appliquaient A draper avec la sévérité et l'ingénuité antiques leurs personnages : l'emphase ot la mise en scène triomphèrent avec les peintres officiels. Il suffit do citer Vouel, Lebrun et Mignard pour évoquer le souvenir de ces draperies ù tapage, commandées par le goiU d'une cour quo l'apiiarat séduisait si fort. La jolie mascarade de la Uégenco vint jeter ses fantaisies A travers la solonuello uniformité dos ennuyeuses peintures décora-
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