‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 821 sur 870 · DROZ — DRUMMOND · texte numérisé non relu

DROZ — DRUMMOND

Drumgath, comm. d'Irlande (prov. d'Ulster 'comté de Down]) ; 2.530 hab.

DrumglaSS, comm. d'Irlande (prov, d'Ulster [comtô -leTyronoj); 5.000 hab. (avec Dmngannon). Houillères.

Drumgooland, comm. d'Irlando (prov. d'Ulster [comtô de Down]) ; 5.300 hab.

DrumgOON, comm. d'Irlando (prov. d'Ulster [comtô do Cavanj) ; 2.000 hab. (avec Cootehill). Minerais do ploml), ardoisière.

Drumhome, comm. d'Irlando (prov. d'Ulster [comté do Donegal]), sur la baie de Donegal ; 5.500 hab.

DRUMINE (de Drummondii, nom d'une espèce d'euphûrl)e) n. f. Chim. Alcaloïde extrait d'une euphorbiacée, Veuphorbia Drummondii, et constituant un anesthésique local comme la cocaïne.

Drumkeeran, comm. d'Irlande [prov. d'Ulster [comtô de Fermanagh]), sur la rivière Ederney et le lac Erne ; 6.450 hab. Pierre à bâtir.

Drumlane, comm. d'Irlando (prov. d'Ulster [comtô de Cavanj) ; 3.500 hab.

DrumleaSE, comm. d'Irlande fprov. de Connaught [comté do Leitrim]) ; 2.550 hab. (avec Drumahaire).

Drumlumman. comm. d'Irlande (prov. d'Ulster [comté de Cavanj) ; 6.000 hab.

Drummaul, comm. d'Irlande (prov. d'Ulster [comté d'Antrimj), sur le Maine et le lac Neagh ; 7.000 h. Ruines du château de Shane.

Drummond (Maurice), chef de la famille écossaise de ce nom. Il vivait au xi' siècle et était d'origine hongroise. Quand, pour éviter les persécutions de Guillaume le Conquérant, la princesse Agatlie, son fils Edgar Athcling et ses filles se virent contraintes do quitter 1 Angleterre, Drummond se chargea de favoriser leur fuite. Au moment où Marguerite, fille d'Agathe, épousa Malcolm, roi d'Ecosse, elle se souvint du service que Drummond avait rendu à sa famille, et le fit nommer sénéchal de Lenox ; elle lui fit faire un riche mariage et le combla de biens.

Drummond (Joanj, grand justicier d'Ecosse, mort en 1519. II battit l'armée des seigneurs coalisés contre Jacques IV, fut ensuite envoyé comme ambassadeur en Angleterre, et maria secrètement sa lille Marguerite avec le roi d'Ecosse. Ce mariage allait être reconnu officiellement, quand la jeune femme mourut empoisonnée. Après la mort do Jacques IV (1513), Drummond fut cité à comparaître devant le Parlement, afin de s'expliquer au sujet du mariage de sa fille. En entendant le liéraut d'armes lui faire cette sommation, il s'emporta au point de le souffleter et fut, pour ce motif, condamne à perdre ses biens ; mais, en considération des services qu'il avait rendus à l'Etat, cette condamnation fut annulée.

Drummond (Guillaume), poète et historien écossais, né à Hawthornden on 1585, mort en 1649. Son Histoire d'Ecosse de 1i2S à {542 (Londres, 1655) n"a pas une grande valeur. Drummond doit sa réputation à ses poésies, surtout à ses Sonnets et à ses Fleurs de Sion (1623). On l'a surnommé le Pétrarque écossais. Mais, ce qu'il y a de plus durable dans son œuvre, ce sont ses conversations avec Ben Johnson, publiées en 1832, par David Laing, sous lo titre de : Notes sur les entretiens de Ben Johnson avecWilliam Drummondde Haivthornden en janvier {6i9. Drummond, fervent royaliste, mit ses talents do poète au service de la cause de Charles l".

Drummond (Jacques), né en 1648, mort à Saint-Germain-en-Laye on 1716. Successivement conseiller d'Etat, grand juge (1680), chancelier d'Ecosse (1684), sous Jacques II, roi d'Angleterre, il se convertit au catholicisme, essaya, en 1688, de rallier au roi les presbytériens d'Ecosse. Emprisonné pendant près de cinq ans, il se réfugia ensuite à Saint-Germain-en-i-ayo, auprès do Jacques II, qui lo nomma gouverneur du princo do Galles et chevalier do Saint-Georges.

Drummond (Alexandre), diplomate ot voyageur écossais, mort à Edimbourg en 1769. Il fut pendant plusieurs années consul à Alop, et fit de nombreuses excursions dans les contrées voisines. On a de lui : Voyages en Allemagne, en Grèce, en Asie, e/c.( 1754), ouvrage intéressant, dont Puisieuxadonné une traduction française, dans lo recueil intitule les Voyageurs modernes.

Drummond (sir William), écrivain anglais, né vers 1760, mort à Rome en 1828. il fut député, ambassadeur ù Constautiuoplo (ISOI), puis à Naplos (1808). C'était un archéologue plein d'érudition, un esprit élevé et un excellent écrivain, à qui l'on doit notamment : Etude rétrospective sur les gouvernements de Sparte et d'Athèties (1794); Questions académiques (1805); Herculanensîa (1810), et Origines ou liemarques sur l'origine de quelques empires, de quelques Etats et de quelques cités (1824-1826).

Drummond (Thomas), ingénieur anglais, né ù Edimbourg en 1797, mort ù. Dublin on 1810. Etant, en 1826, lioutonant d'artillerie, il fit, en Irlande, un voyage d'inspection, au cours duquel, afin do faire dos signaux entre des stations éloignées, il eut l'idée de produire une himiôro éclatante on projetant un jet d'oxygèno et d'hydrogène mélangés sur une boule do chaux. En 1868, l'idée fut reprise par Tessiô du Motay, oui lit un essai d'éclairage do la place do l'Hôteldo-Villo, à Paris. La lumière Drummond n'était pas praticjue, parce qu'on mélangeait les doux gaz qui, dans cette siiiiutiou, forment un déionaut. Co furent les essais do Drummond et do Tessié du Motay qui amenèrent la découverte do la lumière oxliydrique. La statue do Drummond, érigée par souscription publique, en 1883, orne une des places do Dublin. Il avait rempli diverses fonctions publiques; notamment, celle do sous-socrôtairo d'Etat pour l'Irlande.

Drummond de Melfort (Louis-Hector), militaire et tacticien iVaurais, né eu 1726, mort en 1788. 11 fut aide do camp de Maurice do Saxe, et se distingua pendant les guerres do 1740 A 1763. Il publia un Essai sur la cavalerie /t'f;(}rc' (1748), qui est estimé, ot un Traité sur la cavalerie {mù),

DrummonD-WOLFF (sir Henry), homme d'Etat ot diplomatu an^'lais, né en 1830 i\ Malte. Il outra, on 1840, nu ministère des affaires étrangèros, fut attaché ù diverses légations, devint, on 1858, secrétaire d'Etat aux afi'airot

ICKi

DRUMOND - DRYANDER

étraDffères, et de 1859 à 1864, secrétaire du gouverneur dos Ues loQiennes. Drummond-Wolff interrompit sa carrière diplomatique pour se consacrer à la vie parlementaire A la Chambre des communes, il entra dans le parti conservateur. Beaconsfield le nomma, en 1878, plénipotentiaire de la Grande-Bretagne à la commission internationale cliarffée d'élaborer la constitution autonome de la Roumélie orientale. Rentré dans la carrière diplomatique, il occupa des postes à Constanlinople, en Egypte, en Perse, en Roumanie et i'ut nommé ambassadeur à Madrid.

DroMOND-ARTHABASKA, double comté du Dominion canadien tprov. do yuébecl, sur le Saint-François et le Nicolet, tributaires droits du Saint-Laurent; 3.391 kilom. carr. ; 43.923 hab., dont 39.619 Français.

DRUMONT(£"(7oi<(ïr(f-Adolphe), homme politique et écrivain français, né à Paris en 1844. D'abord employé à la préfecture de la Seine, il entra dans le journalisme, et se fit tout à coup connaître par un livre qui eut un grand retentissement : la France juive, essai d'histoire contemporaine (1886). Ce pamphlet, dans lequel il attaquait les juits et des hommes politiques avec une extrême violence, donna lieu à d'ardentes polémiques et lui attira des duels. Drumont n'en continua pas moins sa campagne avec une ardeur croissante et fonda, en 1892, la Libre Parole, qui devint l'organe de l'antisémitisme. Il fut élu député d'Alger eu 1898, après de retentissantes campagnes. Parmi ses ouvrages, nous citerons : les Fêles nationales de la France (1879); Mon vieux Paris (1879); le Dernier des Trémolin, roman (1879) ; ta France juive devant l'opinion (1886) ; la Fin d'un monde (1888) ; la Dernière Bataille (1890) ; Gambetta et sa cour (1891); le Secret de Fournîtes (1892) ; le Testament d'un antisémite (1891) ; De l'or, de la boue, du sang (1896); les Juifs et l'affaire Dreyfus (1899).

Drdmragh, comm. d'Irlande (prov. d'Ulster [comté de Tyrone]); 7.350 hab. (avec Omagh). Fabrique de toiles.

DruMREILLT, comm. d'Irlande (prov. d'Ulster [comté de Cavan]) ; 6.800 hab. Pierre à chaux.

Drung, comm. d'Irlande (prov. d'Ulster [comté do Cavan]^ ; 3.000 hab. Pierre à bâtir.

Drunen, comm. des Pays-Bas (prov. du Brabant-Septentr. [arrond. de Bois-le-Duc]}, sur un affluent de la Meuse ; 2.900 hab.

DRUPACÉ [se), ÉE adj. Qui ressemble ou qui se rapporte au drupe, ou qui a pour fruit un drupe.

— n. f. pi. Tribu d'arbres, de la famille des rosacées, comprenant les genres qui ont pour fruit un drupe, comme le pêcher, etc. — Une drupacée.

DRUPAIRE {pèr') n. f. Bot. Genre de champignons.

DRUPE ^du lat. drupa, olive mure) n. m. Nom scientiiique des fruits à noyau [cerises, abricots, etc.]. il Quelques botanistes font ce mot féminin.

— Encycl. Dans le dr^pe, la partie profonde du péricarpe {endocarpe) prend la consistance du bois. La plupart des drapes sont monospermes et, en concevant une réduction progressive de la partie externe et charnue du péricarpe {épicarpe et mésocarpe], on comprend qu'on puisse passer du drupe à l'akène ou au caryopse. D'autre part, la nèfle, qui n'est que la somme do cinq drupes, permet de passer à la pomme et à la poire, et le fruit des cydonia, dont chaque loge contient les graines, est une forme de passage de la pomme vers les fruits pluricarpellés ordinaires.

DRUPÉOLE ou DRUPOLE (dimin. de drupe) n. m. Petit drupe qui ne dépasse pas la grosseur d'un pois.

DRUPÉOLE, ÉEadj. Qui a l'apparence d'un petit drupe.

DRUPERMIN {pèr) n. m. Variété do pomme savoureuse et parfumée.

DRUPIFÊRE (du lat. drupa', drupe, et ferre, porter) adj. Qui porte des drupes.

DRUPOSE (rad. drupe) n. f. Produit qui accompagne le suc réducteur lorsque l'on fait bouillir avec de 1 acide chlorhydrique les concrétions des poires.

DRUPPULA n. f. Genre de radiolaires, type de la famille des druppulidés, comprenant des animaux marins microscopiques qui vivent dans les mers chaudes. (Les druppula sont arrondies, ovales, élégamment treillissées ; leur coquille interne, simple, porte des épines et des tubes à ses pôles.)

DRUPPUUDÉSn.m. pi. Famille de protozoaires radiolaires, caractérisée par la coquille ellipsoïde, non spongieuse, à enveloppes nombreuses et concentriques, tant corticales qu'intérieures. — Un druppolidè.

ORURIE (ri — du bas lat. drudaria, amour, piété) n. f. Dr, féod. Redevance que, dans le midi de la France, les plaideurs payaient au .seigneur devant la justice duquel leur procès était porté.

Drury (Robert), voyageur anglais, né à Londres en 1687, mort vers 1735. Il s'enrichit à Madagascar en faisant la traite et entra, par la suite, au service de la compagnie des Indes. On a une bonne relation de ses aventures, intitulée Madagascar or Hubert Drury's Journal (1729).

Drurt-IANE (tuéâtrk), l'un des plus anciens de Londres et de toute l'Angleterre. 11 est situé dans Bridgc's Street, quartier de Westminster, On ignore la date exacte do son édification, mais on sait qu'il fut incendié en lG7i, reconstruit en 167-», démoli en 1791, rebâti en 1794, de nouveau brûlé en 1809, et enfin rouvert en 1812. Dans presque toute la seconde moitié du xviii" siècle, l'opéra anglais y fit fureur. C'est l'époque où le compositeur Arne y fit représenter tous ses opéras : Briiannia, Elisa, Artaxerce, Judilfi, etc. Après lui, Arnold donna à son tour Sfttpwreck, le Vieux Matelot, et quelques autres ouvrages. Cependant, la tragédie et le drame y étaient en grand honneur à la même époque, qui était celle de la direction du célèbre Garrick, auprès duquel on y voyait, dans les chefs-d'œuvre de Shakspearc, Barry, M"'* Cibbcr, M*"" Pritchard et autres excellents artistes. L'opéra anglais fut ensuite abandonné, et, jusque vers 1830, on vit à Drury-Lane tonte une succession d'acteurs do premier ordre : Jolin Kcmblo, Charles Kemble, Edmund itean, Stanley, Terry, I..isu>ri, Macready, Burkc, miss Tydswell. miss Smithson, qui devait devenir la femme de Berlioz. Quelques années plu.s tard, l'opéra anglais reprenait possession de ce ihé^rc, où le cliantour-compositeur AVilliam Balfe faisait

représenter the Maid of Artois, Jane Grey et Keolanthe. La célèbre cantatrice, M""* Malibran, attirait alors la foule à Drury-Lane. Plus tard encore, c'est l'opéra italien qui V régna presque en maître. Parmi les chanteurs qui se tirent acclamer alors à Drury-Lane, il faut citer deux artistes français des plus célèlî'res : Faure et M*' Carvalho. Depuis lors, ce théâtre a modifié plusieurs fois son genre, mais il reste toujours l'un des préférés du public de Londres. DRUSE (da l'allem. druse, glande) n. f. Bot. Variété de pêche de vigne, à peau jaune, très juteuse et fondante. Il Genre d'herbes, de la famille dos ombellifères, dont l'espèce type croît dans l'île de Ténériffo.

— Miner. Nom par lequel on désigne certaines cristallisations incrustées sur un minéral qui leur est étranger. (Le quartz et la calcite forment fréquemment des druses.)

DRUSELLE [zf^V] n. f. Variété do pêche plus petite que la druse, mais d'excellente qualité et de même espèce.

DruSENHEIM, village do la Basse-Alsace (cercle do Haguenau [cant. de Bischwiller'), sur la Moder; 1.603 hab.

Druse, peuple de Syrie, qui vit sur le versant occidental du Liban et dans presque tout l'Anti-Liban. (Les Druses habitent seuls cent six villes ou villages, mais on en rencontre dans beaucoup d'autres localités, où ils sont mêlés à des races diverses. Leur chiffre atteindrait lOO.OOO à peine, selon les uns ; il s'élèverait à 350.000, d'après quelques auteurs.) — Un, Une Druse.

— Adjectiv. Qui appartient à ce peuple : La race drusk.

— Encycl. Les Druses no paraissent pas autochtones de la contrée ; la plupart présentent des ressemblances avec certains Iraniens, notamment avec les Persans. Ils se distinguent des Sémites parleur visage plein, leur cou gros et leur tendance à l'embonpoint. Ils sont agiles et bien constitués, et possèdent un teint fortement coloré. Les hommes se vêtent d'une longue tunique de toile grise ou de laine blanche, serrée à la taille par une ceinture qui supporte les poignards et les pistolets. Un large pantalon flottant, une veste courte, un grand burnous et un turban blanc ou vert, de dimensions exagérées, complètent le costume. Les femmes font usage d'une longue robe de toile, généralement bleue. Elles fixent dans leurs tresses de nombreuses pièces de monnaie. Dans certains cantons, elles se voilent soigneusement le visage, mais, dans d'autres, elles le laissent à découvert. Toutes ombrent leurs paupières et rejoignent l'arc de leurs sourcils au moyen de teintures.

Les Druses ont vaillamment lutté contre la Turquie pour conserver leur indépendance. A la guerre, ils montrent une grande férocité ; mais, en temps de paix, ils sont d-^ux et hospitaliers. Ils sont adonnés à la culture de la vigne, de l'olivier et du tabac, et à l'élevage des vers à soie. Leur sobriété et leur propreté sont remarquables. La polygamie n'existe pas chez eux, mais le divorce est fréquent. Leurs femmes jouissent d'une grande liberté. On trouve chez ce peuple une nombreuse noblesse, qui forme, avec les propriétaires terriens, une assemblée décidant des mesures à prendre dans l'intérêt général. Quand la guerre éclate, tous les hommes sont astreints au service militaire. Chacun d'eux doit se munir d'armes et de provisions.

Les Druses ont oublié leur ancien idiome et parlent tous l'arabe. Ils ont une religion spéciale, bien qu'ils afi'ectent des dehors musulmans et aillent à la mosquée lorsqu'ils se trouvent chez les Turcs. lis ne se font aucun scrupule de boire du vin et de manger de la viande do porc. Chez les maronites, ils vont à l'église et prennent de l'eau bénite. Mais ils croient à un Dieu unique et à la métemps^'cose. Après la mort, l'âme passe dans un nouveau corps jusqu'à ce qu'elle ait atteint la perfection. A ce moment, elle s'unit à liinam, le premier des anges, et reste cacliée en lui jusqu'au jour du jugement. Quoique les Druses n'aient pas de culte, ils n'en possèdent pas moins des ministres divins, qui sont divisés en cinq catégories.

DrUSIA (gens), famille plébéienne de Rome, qui fut honorée une fois de la dictature, liuît fois du consulat, deux fois de la censure. Elle portait primitivement le nom de Livia et tira sou nouveau nom du Gaulois Druons, que tua l'iMi de ses membres. Livie, femme d'Auguste, appartenait à la gens Drusia.

druSIFORME (de dntse, et forme) adj. Miner. Qui a la

forme d'une druse.

DrusuXA (Julia), une des filles de Germanicus et d'Agrippine, sœur de C. Caligula, née à Trêves l'an 15 de notre ère, morte vers 40. Son frère, après l'avoir déshonorée, la maria à L. Cassius Longinus, et continua avec elle un commerce incestueux, qu'il ne craignait pas d'afficher en public. Quand il tomba malade, il la déclara héritière de l'empire. A la mort de Drusilla, il lit éclater une douleur qui touchait à la folio, et la vie de Rome fut suspendue pendant quelque temps. Drusilla dut être adorée.

Drusilla, fille d'Agrippa le Grand, roi de Judée, née vers 3s apr. J.-C. Elle était d'une beauté merveilleuse. Elle quitta son époux Azoze, roi d'Emèse, pour suivre A. Félix, procurateur de Judée, et assista avec lui aux prédications de saint Paul à Césarée. Elle périt avec son fils Agrippa, dans l'éruption du Vésuve.

DRUSILLAIRE {zil'-lèr') adj. Miner. Qui affecte la forme

des druses.

DRUSIQUE {zik'j adj. Miuér. Qui a le caractère d'une druse.

DruSUS (Caius Livius), célèbre jurisconsulte romain, d'époque incertaine. Devenu aveugle, il donnait encore des consultatieos de droit très recherchées.

DRUSUS(Marcus Livius), tribun du peuple en 122 avec Caius Gracchus. Attaché à la politique du sénat, il fit tous ses efforts pour ruiner la popularité de son collègue. Chaque fois que celui-ci proposait une mesure démocratique, Drusiis en proposait une plus démocratique encore. Il fut consul en 112, puis gouverna la Macédoine, et obtint lo triomphe pour des succès remportés sur les Scordisques de Thrace, qu'il rejeta au delà, du Danube.

Drusus (Marcus Livius), fils du précédent, tribun du peuple en 91 av. J.-C. Il était de mreurs austères, mais très orgueilleux. Il eut la louable ambition de concilier à Rome tous les partis, mais il agit sans prudence et s'attira la haine de tous. Il proposa de rendre aux sénateurs lo pouvoir judiciaire, récemment confié aux chevaliers, f|iii en abusaient, et promit aux Latins le droit de cité, en même temps qu'il faisait rendre des lois agraires,

Claudius Drasus (camée).

d'autres au sujet des distributions de blé et des colonies à établir en Sicile et en Italie. Le premier à Rome, il altéra les monnaies. Ses propositions entraînèrent des discussions orageuses, au cours desquelles il fut assassiné. Bientôt après, les Italiens, frustrés dans leur espérance d'obtenir le droit de cité, commencèrent la guerre sociale. — Son fils adoptif, Marcus LiviDs Drusus Claudianus, père de l'impératrice Livie se tua après la bataille de Philippes.

Drusus (Noro Claudius), surnommé Germanicus, frère de Tibère et fils do Livie, né l'an î3 av. J.-C., mort l'an 7 apr. J.-C.

Sa carrière fut touto militaire. Il battit les Rhétiens qui avaient fait une irruption en Italie, empêcha une sédition des Gaulois qu'il gagna par son affabilité, remporta de grands succès en Germanie , où il fonda plus do cinquante châteaux, dont quelques-uns sont devenus des villes importantes, comme Mayence.

Il mourut prématurément. Ses cendres furent déposées dans le mausolée d'Auguste. Il fut le père de Germanicus. On voit à Mayence les ruines du monument qu'Auguste lui fit élever. IJ avait joint le Rliin à T'i'ssel par un canal qui porta longtemps le nom de Fossa Drusiana.

Drusus (Cîesar), fils de Tibère et de Vipsania, né en 10 av. J.-C, mort l'an 23 de notre ère. Il fit de brillantes campagnes en Pannonie, en lUj'rie et en Germanie. En 21, il devint collègue de son père au consulat; puis, en 22, au tribunal. 11 périt empoisonné par sa femme Livie, fille de Germanicus, poussée par son amant Séjan, qui aspirait à l'empire, et qu'il avait souffleté.

Les débauches de Drusus et sa cruauté firent qu'on ne le regretta point.

Drusus, fils de Germanicus et d'Agrippine, mort en 33 de notre ère, questeur, augure, préfet do Rome. D'un caractère violent, il se jeta dans le j)arti de Séjan, par jalousie de son frère Néron. Compromis auprès de l'empereur Ti- Caesar Drusus (camée), bère par sa recherche de la popularité, il fut accusé par celui-ci devant le sénat, qui le condamna à mort. Il fut enfermé dans le palais impérial» et mourut de faim.

Druten, bourg des Pays-Bas (prov. do Gueldre [arr. de Nimègue]), sur le Waal ; 4.350 hab.

DRYADANTHE n. f. Genre de plantes, de la famille des rosacées fragariées, dont l'espèce type croit sur l'Altaï.

DRYADE (du gr. druas, ados, même sens ; de drus, chêne, arbre) n. f. Mythol. Nymphe qui présidait aux bois et aux arbres en général.

— Encycl. Les di'yades étaient des nymphes qui vivaient dans les forêts, et dont la vie était plus ou moins étroitement liée à celle d'un arbre. Les dryades proprement dites différaient des hamadryades, en ce qu'elles n'étaient pas éternellement prisonnières dans l'intérieur des arbres qui leur étaient confiés, et qu'elles survivaient à la destruction de ces arbres. Elles pouvaient errer en liberté, danser autour des chênes et même épouser de simples mortels. Eurydice, femme d'Orphée, était une dryade. On représentait ces nymphes sous la figure d'une femme robuste et fraîche, dont le corps se terminait en bas en une sorte d'arabesque, imitant, par ses contours allongés, un tronc et les racines d'un arbre. Elles avaient sur la tête une couronne de feuilles de chêne et une haclie. pour en frap-

Eer ceux qui s'attaqueraient à l'arbre confié à leur garde. a croyance aux dryades et leur culte paraissent avoir été surtout développés en Arcadie.

DRYADE ou DRYAS n. f. Genre de rosacées, type de la tribu des dri/adées, comprenant des sous-arbrisseàux buissonnants à fleurs pédonculées, solitaires. (On en connaît deux espèces, des régions tempérées, hadryade octopelata, à jolies fleurs blanches, est employée comme astringente en médecine : c'est le chamœdrys Alpina, des officines.)

DRYADE, ÉE adj. Bot.

Qui ressemble ou qui se rapporte au goare dryade.

DRYADÉES n. f. pi.

Tribu de plantes, de la famille des rosacées, ayant pour type le genre dryade. — Une DRYAOïiE.

DRYADINÉS n. m. pi. Dryade : a, fruit.

Tribu de reptiles ophidiens

colubriformes, famille des colubridés, comprenant des couleuvres très longues et assez plates, à g^rands yeux, liahitant les régions chaudes et tempérées du nouveau monde. (Les principaux genres do dryadinés sont : heipetodryas, cyclophis, gonioso/na, dryocalamus, dromicus, etc.) — Un

DRYADINÊ.

Dryander (Jean), dont le véritable nom était EicH- MANN, savant allemand, ne à Wetteren (Hesse) vers la fin du XV' siècle, mort en 1560. Il fut professeur do mathématiques à Marburg. On a do lui plusieurs ouvrages longtemps estimés : De ylobulo terrestri ; De annido aslronomico; Anatomia (1537), etc. Dryander fut l'ami, puis l'adversaire acharné du célèbre Vésàle. Il fit faire de notables progrès à l'anatomie et à l'astronomie, et inventa dos instruments utiles à cette dernière science.

Dryander (François), théologien luthérien, né à Burgos en 1520, mort à Strasbourg en 1552. Son nom était

Enzinas : Dryander on est la traduction grecque. Il se faisait aussi appeler Du C/ivne en français, Van Eyck en flamand, ot Eichmann en allemand. Il donna tnio traduction espagnole du Nouveau Testament, dont Charles-Quint, trompé sur les vrais sentiments do l'auteur, accepta la dédicace (1543). Mais l'empereur, averti par sou coiifesseur, Pierre de Solo, déféra Dryander à lluiiuisition, qui le fit emprisonner, eu 15 13. Il parvint à s'échapper en 1545, ot, réfugié àWittonborg. écrivit, par le conseil do Mélanchthon, le récit do sa captivité, qui fut traduit en français et publié sous lo titre iX Histoire, de l'estat des Pais-Bas et de la religion d'Espagne {l'ï)ô'&). Après dilférents séjours on Angleterre et à Genève, il se fixa enfin à Strasbourg, où il mourut de la posto.

Dryander (Jouas Ekumann, dit), naturaliste suédois, no en 174S, mort à l.ondrcs on 1810. Il fut l'élève ot l'ami do Linné, et sir .loscph lîanks se l'attacha comme bibliothécaire viTS?). Dryander fut égaleniont bibliotlié- Caire de la société Linuéonne. Il est auteur de divers travaux sur la botanique et a dirigé la publication de VÈorlus Ketrensis (« Jardin botanique de Kew «) et dos « Plantes do la côte do Coromandel », d<i Roxburgh. Son Catalogus bibliothecx historico-nattiralis Joseplii Banks ba~ roneti (179S) est considéré comme un modèle.

DRYANDRE (do Dryander, n. pr.) n. f. Genre d'arbrisseaux, do la famille des protéacées banksiées. {On eu connaît une cinquantaine d'espèces, originaires de 1 Australie.}

Dryas. Myth. Nymphe des arbres et des forets. — Fille du dieu Faune, dans la mythologie romaine. — Prêtresse des Gaulois; druidesse. — Lapitne. — Père de Lycurguo, roi do Thrace.

DRIAS n. f. Bot. Syn. de detade.

DrydeN. bourg des Etats-Unis (Etat de New-York [comté de Toiupkins]); 4.000 hab. Commerce de cuirs, do tissus de coton et de bois.

DrydEN (pron. draï-dèn) [John], poète anglais, né en 1631, mort en 1700. Il Ht ses études à Cambridge et se rendit à Londres on 1657. Malgré ses origines puritaines et malgré des Stances sur la mort de Cromwcll (1658), il salua avec enthousiasme la Restauration (1G60) ; il publia à cette occasion son Aslraea Redux. Le retour des Stuarts fut le signal d'une sorte de renaissance : les théâtres se rouvrirent, et Dryden fit coup sur coup jouer plusieurs pièces en vers rimes qui eurent beaucoup de succès. Il fît paraître, entre temps : Annus mirabilis (1667), grand poème historique, et l'Essai sur la poésie dramatique (1667), dans lequel la prose anglaise s'assouplissait et se dégageait des entraves de la période latine. 11 devint poète-lauréat et historiographe du roi, trois ans plus tard. En 1671, il fut l'objet d'une violente satire de la part de Buckingham, qui, jaloux des honneurs rendus à Dryden, le tourna en ridicule dans le Hchearsal (la Répétition), célèbre farce où la tragédie classique est impitoyablement parodiée. Le poète se défendit en écrivant do nouveaux drames, parmi lesquels son chef-d'œuvre : Tout pour l'amour (1673). En 1681, il écrivit un poème : Ahsalon et Acfvtophel, dans lequel il se venge directement do Buckingham, et la AIé~ aaille, où il prend à partie Shaftesbury. Dryden, par la publication de ces vigoureuses dt^fcnses, créait du même coup la satire politique en Angleterre. C'est là son plus

frand mérite. Il continua dans cotte voie, mais avec moins 6 bonheur, par la publication do Heligio laici (1682), défense de l'Eglise anglicane contre les dissidents. Peu après, Dryden se convertit au catholicisme, et lo résultat de cette conversion fut : la Biche et la Pantfière (1687), où il fait l'éloge do l'Eglise romaine. La révolution de 1688 priva lo poète de ses iiensions ; c'est alors qu'il traduisit Juvénal, Perso et Virgile, et qu'il publia dos Fables, imitées de Cbaucer et do Boccace (1700). Dryden, sans être un grand poète, ni môme un prosateur définitif, tient uno place considérable dans l'histoiro de ialittérature anglaise.

DryfESDALE ou Drysdale, comm. d'Ecosse (comté de Dumfries), sur le Dnjfc, afUuont do l'Annan ; 3.230 hab.

DrYGALSKI (Eric-Dagobert ni-;), savant et explorateur allemand, né à Krenigsborg en 1865. Il a débuté par faire au Groenland, de 1891 à 1893 d'importantes observations sur les glaciers de la baie do Disko ot do ses environs, ot on a piirjlié lo résultat aux frais do l'empereur Guillaume II, sous lo titre do : Grunland- Expédition der Gesellachaft fUr Erdfiunde zu Berlin {{ 89 i-f8'JS)untcr Leituntj von Eric/i won Drygalski (1897). D'abord privat-docent ù l'université do Berlin, Drygalski y devint professeur on 1899, au moment où il publiait bi plan d'uno expédition au pGIo Sud.

DRYIN n. m. Nom

que l'on donne, sur lo littoral normand, à un

Soisson que l'on trouve ans lo sable à. marée basse. {On le connaît aussi sou.s lo nom d'équille ou d'a/ipdt.)

DRYINUS(ni/.9«)n.m.

Genre do reptiles opbidiouH colubriformoH, famille dos colubridés, tribu des dryophidés, compronant doH couleuvres d'arbre très grAlea* ^

Drydeo.

Drymeia (gr. 3 fois).

Drytnus.

museau prolongé en un appendice pointu. Syn. passerita,

et TBAGOPS.

— Kncycl. Les dnjinus habitent la région indo-chinoisu. Co sont des serpents verts, do taille médiocre, non voniinoux, assez lents et qui vivent dans les buissons où leur livrée leur permet de se dissimuler. Tel est le nasique do l'Inde [dri/inus nasutus), atteignant 80 centimètres et 1 métro, vert-jiré avec une ligne longitudinale blanche et jaune sur los nancs.

DRYITE (du gr. drus, chêne) n. f. Bois fossile, dans lequel on a cru reconnaître la structure du bois de chône.

DRYMAIRE Imêr') n. f. Genre d'herbes, de la famille dos rai\ npliN llci^s, comprenant uno vingtaine d'espèces, (|ui habiioiii li's régions tropicales ot sous-tropicales.

DRYHEIA {mé-i/a) n. f.

Genre d'insectes diptères brachycères, famille des anthomyidés , comprenant des formes de taille moyenne, dont on connaît quelques espèces répan- Quesdans l'hémisphère boréal. (On peut prendre comme type do ces mouches vivant sur les fleurs des composées et du lierre la drymeia karyiata, d'Europe, noire, velue, avec l'abdomen cendré et los ailes foncées.)

DRYMOCHARES (ka-rèss) n. m. Sous-genre de brachyptéryx (oiseaux passereaux den ti rostres), comprenant des formes à pattes longues, élancées, ressemblant à des bergeronnettes, mais à queue assez courte. (L'espèce type du genre, longue de 18 centimètres, rousse en dessus, gris cendré, régulièrement piqueté de blanc au ventre, habite le Nénaul : c'est le di~ymochares stellatus.)

DRYMODE n. f. Genre d'orchidées, tribu doa dendro- Drymocbares. biées. (Les drymodes sont des herbes petites, à fleur solitaire, originaires de l'Inde.)

DRYMODES [dèss) n. m.

Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des luscinidés, tribu des saxicolinés, comprenant des traquets australiens, dont on connaît deux espèces. (Les drymodes sont fins, allongés, gris et bruns, ressemblant à de grandes fauvettes à longue queue. Le drymodes brunneopygia est commun en Australie; le dryinodes superctliaris est propre au cap York.)

DRYMŒCA n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des luscinidés, comprenant des fauvettes allongées, à bec fin, habitant l'Afrique et l'Arabie. (On connaît plus de soixante-dix espèces de dnjmŒca : elles sont do taille médiocre, grises ou olivâtres, avec le ventre blanc ou jaunâtre.)

DRYMOHYS [miss)

n, m. Genre de mammifères rongeurs, famille dos muridés, comprenant de petites souris péruviennes à nez pointu, à lôvro fondue, à grandes oreilles, à longue queue écaillouso, munie, partout, <to poils pou serrés.

— Encycl. Les dty/momys sont caractérisés ossentiollomont par leurs molaires allongées, petites, divisées par dos sillons longitudinaux ot transvorsos. L'espèce type, do la taille d'uno petite souris, fauve doré, avec le ventre blanc, est le drymomys leucodactyltts, vivant dans les grands arbres du Pérou central.

, .^ , Drymomys.

DRYMONIE {nî) n. f.

Genre d'arbrisseaux, de la famille des gosnériacées, qui habile les forêts de l'Amérique tropicale.

DRYMOPHILA n. m. Genre d'oiseaux dont le nom véritable est monarque ou monarcha. Syn. do myrmeciza.

DRYMOPHYLUE n. m. Genre de monocotylédonos, no conipreiiant qu'une espèce originaire de la terre do Van- Diéninn. C'est uno herbe vivace, à fleurs blanches portées surdos pédoncules solitaires.)

DRYMOSPHÈRE ou DRYM03PHARA {sfé) n. f. Genre do protozoaires radiolaires, famille dos astrosphéridés, comprenant do minuscules animaux marins, dont los nombreuses espèces habitent les mers chaudes. (Los dryniosphèros sont globuleuses, avec deux capsules extérieures unies par des épines rayonnantes très longues, et <les pseudopodes ramifiés. Telle est la di-ymospfucra dcndrup/torot du Pacifique.)

DRYMUSA n. f. Genre d'arachnides aranôidos, lo seul de la tribu dos dn/musinés, comprenant do petites araignées ù pattes fines ot longues, fauves ou olivâtres, variées do noir. (Los drymusn, dont on connaît deux espèces, liabitont lo cap do Bonno-Espéranco [drymusa CajK'nsis] ot les Antilles [drymusa nubila].)

DRYMUSINÉS n. m. pi. Trîbu d'arachnides aranéidos, faniillo ii«^s sicariidés, dont lo genre drymusa est lo lypo-

— Un DKYMCStNÉ.

Drymodes,

Drymœca.

Dryobates.

DRYANDER — DRYOPHIDÉS

DRYOBALANOPS {nopss) n. m. Genre d'arbres, de la famille des diptérocarpéos.

— Encvcl. Co genre no comprend qu'une espèce, dryobalanops aromatica, bel arbro dos régions chaudes do 1 archipel indien, à feuilles alternes, lisses, luisantes ot coriaces, dont los fleurs régulières, réunies en petites grappes composées, donnent un Iruit sec, indéhiscent, ordinairement monospermo, garni à sa base d'une cupule dont le bord se prolonge on cinq ailes, constituées par les sépales accrescents. Lo tronc âgé de cet arbro se creuse de fissures qui contiennent une huile camphrée, dont la solidification fournit le camphre de Bornéo ou bornêol, dififérent du camphre ordinaire, .peu connu en Europe, mais très employé au Japon, où il est d'un prix Dryobalanops. élevé, et accaparé en grande

partie par les rajahs de Bornéo et de Sumatra pour embaumer les corps de leurs parents.

DRYOBATES [tèss) n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, fauiille des picidés, qui est, à vrai dire, un sous-genre do pics [picus).

— Encycl. On connaît quatre espèces de dryobates qui habitent rAméri(|ue du Nord; ils sont de taille moyenne et do livrée assez foncée : dryobates pubescens (Etats-Unis); dryobates Gairdneri {montagnes Rocheuses et île Vancouver); dryobotes vUlusus (Amérique arctique et montagnes Rocheuses); dryobates Harrisii (Californie).

DRYOCŒTES {sé-tèss) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des scolytidés, tribu des crypturginés, comprenant de minuscules xylopbages à prothorax peu saillant et granuleux, à déclivité postérieure des élytres obtuse.

— Encycl. Ces petits scolytes bruns, dont on connaît une dizaine d'espèces réparties dans l'hémisphère boréal, vivent sousTécorce de divers arbres. Trois d-ryocœtes habitent la France : le dryocœtes autographus, importé do l'extrême Nord, vit dans les conifères; lo dryocœtes villosus, plus petit, dans les châtaigniers et les ciiênes ; le dryocœtes coryli, dans les noisetiers et les charmes.

DRYOCOPE ou DRYOCOPUS (p»"ss)

n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des picidés, comprenant de grands pics à livrée foncée, à bec long et tort, à tarses presque complètement emplumés.

— En'cycl. Ou connaît une dizaine d'espèces de dryocopes, habitant l'Amérique ; une est propre à l'Europe, une autre au Japon et à la Corée. Ce sont les plus grands des pics. Lo dryocopo noir atteint 50 centimètres de long : il est noir avec la calotte rouge ; répandu dans l'Europe centrale et orientale, il va en Asie jusqu'à l'Himalaya, et vit sur les montagnes dans les grandes forêts de conifères.

DRYOMYZE ou DRYOMYZA n. f.

Genre d insectes diptères brachycères, famille des antliomyidos, comprenant des mouches i"auves ou jaunâtres, à grandes ailes arrondies, à ifaco concave. (On en connaît six ou sept espèces d'Europe, dont les larves vivent dans los champignons. On peut prendre comme type la dryomyza flaveola, commune en Franco.)

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