D R Y OPE
Myth. gr. Fille d'Kuryte ot sœur diolo. (Elle fut aimée d'Apollon.
Elle épousa Andrémon, et fut mèrod'Ami>hise.
Elle fut métamorphosée on lotus.) — Nymphe d'Arcadio. (Elle fut aimée d'Hermès, et fut la mèro do Pan.) — Nymphe aiméo du dieu Faune. ~ Femme do Lemnos, dont Aphrodito prit les traits pour engager los femmes do l'ilo à so défaire do leurs maris.
Dryopes, nom d'une ancienne tribu pélasgique, qui habitait, au S. de la Thossalie, la région située au pied de IXEia. (Les Dryopes furent dépossédés par les Dorions, qui donnèrent au pavs le nom do Dorîde. lis émigrèront on diverses régions :"on Argolido, on Eubéo, à Cytlmos, â Abytlos, on lonie, â Chypre.) — Un, Une Dryoik.
DRYOPHANTA n. m. Genre d'insectes hyraénontèros térébrants gallicoles, famille des cynipidés, comprenant quelques espèces, dont la principale est lo cynips dos noix ue galle communes. (Le dryophanta, noir ot brun, est répandu en Enropo. C'est hii qui fait A la face inférieure dos feuilles du chêne les galles sphériqucs et charnues.)
DRYOPHIDÉS n. m. pi. Famille do reptiles ophidiens colubrirornies, comprenant dos seriionls non venimeux, longs ot mincos, ù museau lin et souvent prolongé on uno pointe assez proéminente, la mâchoire supériouro dépassant l'inférieure. (Los dryophidés sont répandus dans les régions tropicales du globe, avec les genres: dtyophis on artf btHct dnjinus ou passerita, tanganhitt etc.) — Un DnYoï'iUDK.
Dryocopc.
DryomyM {gr. S fois).
DRYOPHILE — DUBEN
DRYOPHILE OU DRYOPHILUS (luss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des dri/ophilinés, comprenant de petites 'formes allongées, cylindriques, ressemblant aux anoôium (ou vrillettes), dont elles ont le port et les mœurs. (Les dryophiles sont répandus surtout dans les régions tempérées: l'Europe en possède huit espèces; la plus commune, grise et rousse, se trouve en France.)
DRYOPHILINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères tôrédiles, comprenant de petits animaux xylophages, ordinairement connus sous le nom vulgaire de vi'illettes, dont les très nombreuses espèces, réparties sur tout le globe, sont comprises dans les genres : dri/ophile, priobium, episernus, gastrallus, anobium, oUgomenis, xestobiwn. ernobius.
— Un DRTOPHILINÉ.
DRYOPHTHORINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, caractérisée par les tarses pentamères à deuxième article aussi long que le dernier, et dont le genre dryopthorus est le type. — Un dryophthorinë.
DRYOPHTHORUS {russ) n. m. Genre d'insectes coléoptères, tribu des dryophthoi^més, comprenant de petits charançons cylindriques bruns ou grisâtres, dent les larves creusent leurs galeries dans l'aubier des arbres en voie de décomposition. (On connaît une dizaine d'espèces de dnjophthorus habitant l'hémisphère boréal , l'Inde, l'Océanie et Madagascar. Celle d'Europe se trouve en France et vit dans le nêtre, l'aune, le chêne et le sapin.)
DRYOPHYI*AX [lakss] n. m. Genre de reptiles ophidiens colubriforiïies, famille des colubridés, tribu des dryadinés, comprenant des couleuvres d'arbres qui habitent les régions chaudes du globe. (Les dryophylax, voisins des cyclophis, sont des serpents non venimeux, verts et bruns, à pupille ronde, longs et grêles, dont on connaît cinq ou six espèces, ne dépassant guère 1 mètre de long, et habitant l'Afrique et Madagascar.)
DRYOPHYLLUM [loni') n. m. Genre fossile, renfermant des feuilles et des fruits plus ou moins analogues aux feuilles de certains chênes de l'Inde. (Ces feuilles se montrent dans le cénomanien, l'éocène inférieur de Sézanne, l'oligocène du Mans, etc.)
DRYOPITHÈQUE {tèk') ou DRYOPITHECUS {té-kuss) n. m. Paléont. Genre de mammifères primates, comprenant des singes anthropomorphes, fossiles dans les terrains miocènes, et présentant les plus grands rapports avec l'homme. (On a souvent confondu les dents de ces singes tertiaires avec des dents humaines.)
DRYOPS (o/)ss)n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des parnidés, comprenant de petites formes oblongues, à pattes et antennes courtes, qui vivent au bord des eaux. (On connaît quatre ou cinq espèces de drvops, dont trois d'Europe et une de Java [dnjops Hardwiclci], La plus commune en France est le djyops substriatus, bronzé.) Syn. pota- Mixus. Il On a aussi donné le nom do dryops à des œdéméridés, dont la vraie appellation est oncomera.
Dryops. Myth. gr. Fils d'Apollon et de Dia. (Il se mit à la tête d'un certain nombre d'habitants de l'Arcadie, et alla fonder avec eux, sur les bords du Sperchios, en Thessalie, tin royaume qui prit son nom.) — Un des fils de Priara.
DRYOSCOPUS (sko-puss) n. m. Sous-genre de gonoleks {laniarius), comprenant des pies-grièches africaines, dont on connaît une vingtaine d'espèces, ordinairement noires avec le ventre rouge, rosé ou blanc.
— EscYcL. Les dryoscopus habitent les régions chaudes de l'Afrique et Madagascar {drt/oscopus liojeri) : une des plus jolies espèces est le dryoscopus coronatus, noir et blanc, avec le sommet de la tête et la gorge ferrugineux : elle est propre au Gabon.
DRYOSPIZA ispi) n. m. Sous- Dryoscopus.
genre de fringilles (passereaux conirostres). dont le type est le dryospiza serinus ou serin de Provence.
DRYPÈTE n. m. Genre d'arbres ou d'arbrisseaux, de la famille des euphorbiacées, qui liabite les Antilles : Le DBYPiiTE blanc fournil le bois, si estimé des charpentiers, connu sous le nom de bois côtelette, à cause des côtes longitudinales qui se développent sur soii tronc.
DRYPIDE n. f. Genre de plantes, de la famille des caryophyllacées. (L'espèce type croît dans le midi de l'Europe et le nord de l'Afrique.)
DRYPIDÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre drypide.
— n. f. pi. Tribu de plantes, de la famille des caryophyllacécs, ayant pour type le genre drypide. — Une drypideic.
DrypOOL, ville d'Angleterre (comté d'York), sur le Humber; s.OJO hab. (12.425 hab. avec la paroisse).
DRYPTE ou DRYPTA n. f. Genre d'insectes coléoptères carnassiors, famille des carabidés, tribu doslébiiaés, comprenant des formes allongées , élégantes, pubescentos, métalliques, do taille moyenne. (On connaît une trentaine d'espèces do drypta, répandues dans les réj^ions chaudes et tempérées de l'ancien monde, et vivant dans les marécages ou au pied des arbres.
Doux habitent la France : drypta denfa(a,hlcuâtre,avec les pattes rousses; drypla distinctUy plus méridionale , rousso et Moue.)
DRYPTOCÉPHALE ou DRYPTO- GEPHALA {sé) Q. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptèros. famille des pcniatomidés, tribu des discocépha- Drypte (gr. 2 fois) linés, comprenant des punaises très ydates, k grande tête bifide, avec une épine devant les yeux. (On connaît une dizaine d'cspèce.s do dryptocéphalcs; toutes habitent l'Amérique du Sud.)
DRYPTODON n. m. Bot, Genre do mousses bryacéos, ayant les dents du péristomo bifides, et comprenant quinze espèces, qui croissent dans les régions tempérées.
— Pal6ont. Ocnro do mammifères, fossiles dans les
terrains tertiaires de l'Amérique du Nord, à squelette rappelant celui des carnivores, et à dentition se rapprocliant à la fois do celle des rongeurs et des ongulés. (Ces mammifères, éteints, sont regardés comme la souche probable des édentés.)
DRYPTOPÉTALE n. m. Genre d'arbustes, de la famille des rhizophorées, tribu des barraldéiées, qui croît au Népaul.
DRYUDELLE [dèV) n. f. Genre d'insectes hyménoptères, do la section des porte-aiguillon.
Drzewiecki (Joseph), homme politique et patriote polonais, né en Volhynie en 1772, mort en 1857. Il fut, à l'âge de vingt ans, élu député de la diète dont son père était président. Quand l'insurrection nationale eut été écrasée (1794), Drzewiecki s'enrôla dans les légions polonaises qui passèrent au service do la République française. II fit les campagnes d'Italie et de Naples, et donna sa démission lorsque, la Toscane ayant été érigée en royaume d'Etrurie (1801), on voulut mettre les lésions polonaises au service de ce nouvel Etat. Drzewiecki retourna alors en Pologne, et se consacra à la littérature. Il a laisse des Mémoires. — Charles Drze'wiecki, son fils, a voyagé en Orient et s'est fait un nom comme dramatiste. Ses principales pièces sont; Restauration, comédie (Wilna, 1842) et Jérémie Wisniowiecki (Leipzig, 1852}, qui est son chef-d'œuvre.
DU art. m. sing. contracté, pour De le. Se met : 1" devant les mots qui commencent par une consonne ou un h aspiré : L'odorat est l'avant-coureur du goût (Bern. de St-Pierre) ; 2» devant les substantifs masculins employés dans un sens indéterminé qui ne demanderait pas l'article : Manger DU pain. Boire du vin. Dire du 7nal.de quelqu'un.
— Dans le : Du temps des croisades.
— V. DE pour les autres emplois de l'article du, celte formation répondant toujours à de le, quel que soit le sens de la préposition.
DÛ, UE part. pass. du v. Devoir. V. ce mot.
DUABANGA n. m. Genre do lythrariacées, tribu des lythrées.
— Encycl. Les duabangns sont des arbres élevés, à rameaux verticillés, à feuilles opposées, distiques, glauques à la face inférieure. Leurs fleurs sont grandes, blanches, à odeur désagréable. Les deux espèces connues croissent à Java et dans l'Inde.
DUAGH, paroisse d'Irlande (prov. de Munster [comté de Kerry]), sur le fleuve côtier Féale; 2.760 hab.
DUALINE n. f. Nom de l'un des nombreux explosifs à base de nitroglycérine, c'est-à-dire plus ou moins analogues à la dynamite, qui sont aujourd'hui eu usage. (La dualine contient 50 p. 100 de nitroglycérine, 20 p. 100 de salpêtre et 30 p. lOO de sciure ou poudre de bois.)
DUALINE ou DUALINA n. f. Paléont. Genre de mollusques lamellibranches, famille des prœcardiidés, comprenant des coquilles globuleuses, à valve droite plus bombée que l'autre, avec son crochet recourbé en avant. (Los duaîines sont couvertes de côtes rayonnantes; elles sont propres au silurien de Bohême.)
DUALISÉ, ÉE (du lat. dualis, de deux) adj. Philos, soc. Se dit d'un mode d'essor passionnel à double jeu, dans le système de Fourior.
DUALISME {lissm'~ du lat. rf(m;/.s.de deux) n.m. Philos. Caractère de tout système philosophique ou cosmogoni(|ue qui admet deux principes : la matière et l'esprit, en les supposant coéternels. Anton, monisme.
— Polit. Réunion, sous un même souverain, de deux Etats conservant leur autonomie. V la partie encycl.
— Relig. Doctrine qui admet dans l'univers deux principes actifs, deux dieux, deux êtres indépendants et non créés: le génie du bien et celui du mal, en lutte perpétuelle l'un avec l'autre. I] Par ext. Coexistence de deux principes opposés. Anton. monothéis.me.
— Encycl. Relig. et philos. On appelle dualisme toute doctrine qui admet la coexistence de deux principes éternels, nécessaires et indépendants l'un de l'autre. On peut distinguer le dualisme religieux et le dualisme philosophique.
l" Dualisme religieux. Le dualisme était professé dans toute sa rigueur, en Perse, par une secte de mages appelés margusiens, qui e.xpliquaient l'origine du mal par la lutte de deux êtres éternels : l'un bon, l'autre mauvais. Il se retrouve dans la religion de Zoroastre, mais atténué. Zoroastre, en ell'et, mettait aux prises Ormazd, génie du bien et de la lumière, avec Akriman, génie du mal et des ténèbres, mais il plaçait au-dessus d'eux le temps sans bornes, Zerwane-Àkérène, qui les avait tirés de son sein et devait les rappeler un jour à lui, après la conversion d'Ahriman et de tous les méchants. La doctrine des deux principes réapparaît, mêlée aux notions chrétiennes, dans les systèmes des gnostiques Bardesane et Marcion, mais surtout dans l'hérésie manichéenne. Le chef de la secte, Manès, opposait à Dieu, auteur des esprits, du bien et du Nouveau Testament, Satan, auteur de la matière, du mal et de l'Ancien Testament Cette doctrine se perpétua jusqu'au XII* et au xiii" siècle dans l'hérésie des albigeois.
2" Dualisme philosophique. Le dualisme philosophique a pour but d'expliquer le mélange de bien et de mal, d'ordre et de confusion, qui se trouve dans l'univers. Les deux principes imaginés par les philosophes no sont plus précisément deux personnes divines et vivantes, mais plutôt deux essences : l'esprit et la matière; l'esprit, cause dos perfections relatives du monde ; la matière, origine de ses imperfections. Le dualisme, ainsi conçu, fut enseigné, sous des formes difl'éreutos et avec plus ou moins de rigueur, par presque tous les philosophes spiritualistes do l'antiquité : Pythagore, Ana.xagore, Platon, Aristote. Les métapliysicièns chrétiens le combattirent, par la raison qu'il implique contradiction. L'être parfait est seul absolu et nécessaire ; l'imparfait est, par sa nature même, relatif et contingent.
— Polit. On «ionnc le nom de diialisme au système politique qui, depuis 1807, est celui do la monarchie austrohongroise, et dans lequel les deux Etats, tout en confondant leur souveraineté externe, conservent distinctement leur autonomie. La Suèdo et la Norvège sont dans le même cas, mais on n'emploie guère le mot « dualisme » qu'on parlant de l'Etat austro-hongrois.
DUALISTE {lisst') n. Relig. et philos. Partisan du dualisme. Anton. MONISTE et monothéiste.
— adj. Qui est partisan du dualisme : Philosophe dualiste, ii Qui appartient au dualisme ; qui a le caractère du dualisme : Opinions dualistes. Système dualiste.
— Par ext. Qui contient deux principes opposés : La guerre est un fait dualiste, qui implique à la fois revendication et dénégation. (Proudh.)
DUALISTIQUE {stik') adj. Qui a rapport au dualisme, qui en a les caractères : Principe dualistiquk.
DUALITÉ (du lat. dualis, de deux) n. f. Caractère, éiat de ce qui est double, de ce qui réunit deux natures distinctes : La dualité de l'être humain.
— Gramm. Forme ou sens du duel : Le grec et l'hébreu accordent à la dualité wie te7'mina\son propre.
DUANESBURGH, bourg des Etats-Unis (Etat de New- York, comté do Shenectady), sur le Mohawk, affluent de l'Hudson; 2.550 hab.
DUARCHIE {cht — du gr. duo, deux, et arche, commandement) u. f. Gouvernement de deux rois, comme à Lacédémone.
DuAREN ou DoUAREN(François), jurisconsulte français, né à Moncontour, près de Saint-Brieuc, en 1509, mort à Bourges en 1559. Il fut élève d'Alciat, professa les Pandectes à Paris (1536), occupa, en 1538, une chaire à Bourges, puis revint à Paris, où il plaida. Mais, bientôt, il alla reprendre son cours à Bourges. On a de lui des commentaires sur le Digeste et divers traités. Ses Œuvi-es complètes ont été publiées (Paris, 1550).
DUAULT, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 37 kilom. do Guingamp ; 1.363 hab. Forêt.
DuAULT (François-Marie-Guillaume), poète élégiaque et erotique français, né à Saînt-Malo en 1757, mort à Paris en 1833. Il était employé au ministère de la marine, puis des affaires étrangères. Outre des traductions, on lui doit un recueil de Poésies (1803), composé surtout d'élégies, où l'on trouve de la grâce et de la sensibilité.
DUB n. m. Nom vulgaire, en Algérie et eu Tunisie, d'une variété assez grosse de lézard, originaire de l'Afrique septentrionale.
DUBAN (Félix-Louis-Jacques), architecte français, membre de l'Institut, né à Paris en 1797, mort à Bordeaux en 1870. U sortit, en 1823, de l'Ecole des beaux-arts, avec le premier grand prix d'architecture. En 1830, il fit admirer, à l'exposition de l'Ecole, sa Iteslauration du portique d'Octavie, œuvre qui fit une profonde sensation. Il exposa, en 1831, \3LBestauratio7i d'une maison de Poinpéi; en 1833, une Salle d'une ville antique.
Ces dessins remarquables furent suivis de la publication de la Galerie chronique des monuments les plus remarquables depuis les temps les plus reculés jusqu'au xv* siècle.
Nommé inspecteur des travaux de l'Ecole des beaux-ats sous Debret, il fut chargé seul de cette direction en 1834.
En 1845, il restaura le château de Blois. En i848, il fut nommé architecte du Louvre et chargé des embellissements qui devaient y être pratiqués. Par ses soins, la Galerie d'Apollon fut reconstituée dans sa beauté première, telle que l'avait projetée Lebrun.
Les critiques (jue l'on adressa à plusieurs parties de cette restauration furent alors si pénibles à l'artiste qu'il se démit, en 1854, de ses fonctions d'architecte du Louvre. Duban prit sa revanche, l'année suivante, à l'Exposition, où ses dessins, entre autres : l'Arno, le Tibre, Intérieur d'un palais romain, un Tombeau étrusque, Baîa, et douze Etudes du château de Blois lui valurent une grande médaille d'honneur. L'année précédente, il avait remplacé Visconti à l'Institut, et il avait été nommé inspecteur général des bâtiments civils. Un monument lui a été élevé au cimetière Montparnasse, par les soins de Vaudoyer, Duc et Labrouste. Par la souplesse de son talent, par la finesse de son goût, et surtout par son intelligence des styles antérieurs. Duban a été un initiateur de haut mérite.
Du Barail. Biogr. V. Barail.
DuBARRAN. Biogr. V. Barbeau DuBARRAN.
DuBARRY (Armand), littérateur et journaliste français, né à Lorient en 1836. Ce fécond écrivain a un peu abordé tous les genres : le roman, le conte, l'histoire anecdotique. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : Deux mois de l'histoire de Venise (1866) ; les Drames de l'Orient (1870) ; l'A Isare-Lorraine en Austrnlie (1874) ; le Brigandage en Italie (1875) ; splendeurs et misères de la cour de Borne, histoire anecdotique do la papauté depuis son origine (18811; etc.
DUBAUTIE (bô-sî) n. f. Genre d'arbrisseaux, famille des composées, tribu dos hélianthoïdées, qui croît aux îles Sandwich.
DuBBELDAM, conira. des Pays-Bas (prov. de Hollande méridionale [arrond. de Dordrecht]) ; 4.530 hab.
DUBBELTJE {dou-bèl'-tij U. m. Petite monnaie d'argent do l'ancienne Hollande, qui valait 10 centimes do France.
DUBBING n. m. Sorte de cirage gras, servant à l'entretien des cuirs fauves. (Dans sa composition entrent en parties égales de l'huile do pied de bœuf et du suif do mouton, que l'on fait fondre en malaxant inlimoment la matière fonduo, mais sans qu'elle bouille.)
DuBBO, ville d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud [comté de Lincoln]), sur la Macquarie ; 4.58^1 hab. Minoteries, scieries ù. vapeur, brasseries. — Pop. du district (le Dubbo, 8.300 hab.
Du Bellay. Biogr. v. Du Resnel.
DuBEN, ville d'Allemagne (Prusse Iprov. de Saxe]), sur la Muldo ; 3.000 liab. Aux environs, mines d'alun et do bitume.
Duban.
DuBENDORF, bourg do Suîsso (canton de Zurich) ; 2.100 hall. Uiiiiu-s d'un eliùteau.
DUBEUX (Louis), oriontalisto français, 116 à Lisbonne en nys, mort à Paris on 1803. En 1818, il fut iiommù professeur do turc à. l'Kcolo dos langues orientales. Il professa aussi riit'-brou au Oollôge do Franco. Outre des articles publiés ilans divers recueils, on a do lui : la Perse (1841); la Tarta7'ie, le Itéloutchistan et le Mi'paul (1818), en collaboration avec Valmont; h'iémcnts de gi'arnmah'e tio'ijue (1856).
DUBICZA ou DOUBITZA, ville d'Anstro-Hongrio (Bosnie), sur rUnna; 2.815 hab. Villo défendue par un fort, ot turtpio jus(|u'on 187S, elle fut prise par les Autrichiens on 1788, après uno vive résistance. — En face, ot sur l'autre rive do l'Unna, est une autro localité du m6me nom appartenant à la Croatie; 3.400 hab.
DuBIECKO, ville d'Ausiro-Hongrio (Galicio), sur lo San, aflluiMU de la Vistulo ; 1.700 bab. Sources minérales, saliuo. Ville fort ancienne, détruite par les Tatares au commencement du xvi* siècle. Beau château. Ch.-l. d'un district peuplé do 20.000 hab.
DuBIENKO. comm. d'Austro-Hongrie (Galicie), sur le Bug ; 900 liali. Ville qui fut autrefois importanlo (lors de Texistenco du royaume do Pologne). Victoire des Polonais do Kosciuslio sur les Russes, en 1792.
DUBITATEUR, TRIGE (lat. dubitator, trix, môme sens) n. Personne ijui doute, qui a l'habitude de douter. 11 On dit plus ordinairement douteur, eusl:.
DUBITATIF, rVE (du lat. dubiiare, douter) adj. Qui sert à exprimer lo doute : l'unne ddbit.\tive. La conjonction si est quelquefois DDuiTArivii.
— Anton. Affirmatif. ive.
DUBITATION {si-on — lat, dubitatio, mémo sens) n. f. Action de douter. (Vieux.)
— Rhétor. Figure par laquelle l'orateur feint do douter de la proposition qu'il veut prouver, alin d'aller au-dovant des objections qu'on pourrait lui faire.
DUBITATIVEMENT adv. D'uno manière dubitative, en doutant : Répondre duuit.\tivi-:mknt.
DUBLANY, coram. d'Austro-Hongrio (Galicio [district de Lakaj\ sur un aflluent du Dniester; 2.300 hab.
Dublin, ville du Rovaume-Uni {prov. de Leinster, [comté de Dublin ,), capitale* de l'Irlande, dans une baie ma-
fnilique, au-dessus de l'emlioucliure e la rivière Litfoy ; 3G1.000 hab., avec les faubourgs. Siège du gouvernement de l'Irlande, cours do chancellerie, du banc de la reine, des plaids communs, de l'amirauté, de l'Echiquior. Archevêché anglican et archevêché catholique. Université, musée, bibliothèque de 200.000 volumes, jardin botanique, académie royale des sciences. Sociétés savantes, écoles supérieures, académies. La ville est administrée par un lord-maire, second fonctionnaire de l'Irlande après le lord-lieutonant.
Les manufactures sont en décadence : fonderies, filatures de soieries, de coton, do lainage. Brasseries, raffineries, distilleries. Dublin est surtout un marché agricole. Elle exporte des laines, colon, œufs, beurre, eau-devie, bêtes à cornes, et importo du combustible, du vin, des objets manufacturés et des denrées coloniales. Des chemins de fer rayonnent de Dublin vers tous les centres importants do l'Irlande : Waterford, Cork, Limcrick, Galway, Sligo, Londonderry, Belfast.
La baie est médiocre, malgré Tétonduo. EIIo ost encombrée de bancs de sable ot exposée aux vents d'E. Il a fallu construire un havre artificiel à Kingstown. Les jardins publics de Dublin sont les plus vastes du Royaume-Uni. La cathédrale protestante Saint-Patrick est un magnifique édifice, construit du xi* au xiv" siècle. L'ôgliso catholique Christ's-Church date du xii* siècle. La plupart dos édifices civils, l'hôtel des Cours do justice, Ihôtol dos Postes, l'hôtel do la Banque, sont du xviii" siècle.
L'origine do Dublin est obscure.
C'est peut-être l'ancionno Eblana, mentionnée par Ptolémée, sur la côto orientale do l'Hibernio , au II* siècle do notre ère. Au v", saint Patrick y établit lo christianisme.
Los Danois s'en emparent ot y restent du vui' au xn" siècle, époque il laquelle Henri II d'Angleterre
prend possession do l'Irlando. Des chartes ont été plusieurs fois octroyées ù la villo. Kilo a depuis 1308 un mairo, qui prit le titre do lord on 1665.
Beaucoup do grands hommes sont nés à Dublin : Vlittôratour Stoelo, créateur des revues fantaisistes et satiriques; Swift, l'illustre autour dos Voyaijes de Gulliver: l'auteur dramatique Shoridan, lo général Kilmaino (17ï»y), loduc do Wellington, le poète Thomas Mooro, los frèros d'Abltadie, explorateurs français.
Dublin (comté de), comté d'Irlande (prov. do Loinstor), sur la mer d'Irlande. Suporf. 917 kilom. carr., 419.000 hab!, y compris la capitale. C est un pays agricole, traversé par doux canaux ot par doux grandeslignes do chemin de lor, <iui partent dans toutes los directions do l'Irlando.
Dublineau, comm. d'Algérie (dép. d'Oran [arr. de Mascara)), sur l'oued Kl-IIammam ou llabra; 1.270 hab. Uh. do f. d'Arzew ù Djonien-bou-Rezg. S'appelait anciennoinetit Ourd-cl- Hammam.
DuBNER (Frédéric), pbilologuealIomand.no A Hœrsolgatl,pr(^s Gotha, en 1802, mort l'i Montrouil-sous-Bois (Seine) on istw. Il fit SOS études au gymnase do Gotha et î1 l'université dot in>ttinguo, et frit nommé professeur ù Gotha, on 1826. Il donna alors dos éditions do Justin (1831) ot do Persat (1832). Eli 1830, il alla se fixer ù Paris. Il collabora à 1«nouvollo édition du The^nurufi linf/u.r f/r.rc.r,d'l<',slwuno. Il a donné aussi û la collection dos autours grecs publiée par
la maison Dîdot un nombre considérablo do textes annotés; entre autres, les O'Juvres jnonilr.s do l'iufarque, Arrien, Maxime dt: l'i/r, les scolies i\\\n.s(>>j)/innr et do Théocnte, Poajlie, TMophraste ot l'Anthologie grecque. Frappé des inconvénients et dos erreurs quo présente la grammaire grecque do Burnouf, il entreprit contre elle une campagne mémorable. Citons encore, parmi ses ouvrages classiques : uno Grammaire élémentaire et pratique de la langue grecque (1850); Lexique français-grec (I86O); L'tat actuel de notre enseignement public des /uwianités (1863).
DUBNO. Géogr. V. DounNO,
Dubois (Pierre), publiciste français, né aux environs do Coutances, entre 1250 et 12G0. En 1300, il exerçait, à Coutances, la profession d'avo(!at royal. Cette même année, il écrivait un mémoire intitulé : Suminaria brevis et cnmpcndiosa doctrina fclicis expcdicionis et abrevîacionis guerrarum ac litium regni Francorum ot le dédiait à Philippe le Bel. Dès 1302, Dubois fit tons ses efforts pour se mêlor aux affaires politiques; il publia un pamphlet contre la papauté, dans la querelle entre Philippe le Bel et Boniface VIII ; vers 1302, uno Supplication du peuple de Frajice conti'e Boniface; vers 1307, un mémoire : De recuperatione Terrx sanctx, puis un autre : De toymentnentis et Justis. Dans ses mémoires, pamphlets ot d'autres écrits encore, Dubois demandait des réformes capitales, entre autres : suppression du patrimoine de Saint-Pierre; confiscation, au profit de la couronne, dos biens des églises et couvents; arbitrage international comme moyen d'assurer la paix universelle, etc. Ces idées furent mal accueillies. Dubois n'eut aucune influence. Après la mort de Philippe le Bel, il se mit au service de la comtesse Maliaut d'Artois; il y était encore en 1321.
Dubois (Jacques) [en lat. Sglvius], médecin français, né à Amiens en 1478, mort à Paris en 1555. Le premier, il se servit de cadavres humains pour l'étude de l'anatomie, mais il sacrifia, malheureusement, les données expérimentales ainsi acquises aux idées d'Hippocrate et de Galien, qu'il n'osait combattre. René Moreau a recueilli les plus importants de ses nombreux ouvrages, sous ce titre : Jacoùi .sglvii Ambiant opéra rnedica, jam demu7n iti sex partes digesta, castigata, et indicibus necessariis instructa.
Dubois (Ambroise), peintre de l'école flamande, né à Anvers en 1543, mort à Fontainebleau en I615. Il se rendit à Paris en 1578, fut naturalisé Français et travailla pour Henri IV, à. Fontainebleau (galerie de la Reine) ; il reste
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Armes de Dublin.
Plan de Dublin : 1. Château; 2. Hôtel de ville; 3. Cathédrale Saint-Patrick; 4. Université catholique; 5. Collège (îreen ; 6. Trinity CoUepe; 7. Stephcn's (ireen; 8- Four Courts; 9. Hotoude; 10. Prison Moutjoy ; 11. Grand Caual dock.
do lui uno pointure de Théagène et Chariclée, dans la chambre ovale où naquit Louis XIII. Il fut aussi employé au Louvro ot ù. la décoration du palais du Luxembourg par Marie de Médicis. Dubois semble avoir été un artiste do transition, fortement italianisé. L'originalité lui a manqué, aiusi qu'à la plupart des peintres offlciols de l'ôpoquo Ilonri IV.
Dubois (Joan) [on lat. Joannes a Bosco], surnommé Olivier, prédicateur français, né vers 1550, mort en IÇ.'G. Entré dans l'ordre des célestins, il renonça à la vie religieuse pour s'enrôler dans les armées du roi Henri III, qui, témoin de sa bravoure, l'appelait l'empereur des moines. Il reprit ensuite l'habit monastique et prêcha plusieurs fois avec succès devant Henri IV, Ayant accusé publiquement les jésuites, on KîlO, de complicité dans l'assassinat do ce prince, il fut arrêté, l'année suivante, à Homo, et enfermé au château Saint-Ange, sur la roqu^to du cardinal Bollarmin. D'après une version, il mourut dans sa prison; d'après uno autro, il fut rendu ù la liberté, so livra ù. la rechorcho do la pierre philosophale, et mourut dans la misère.
Dubois (Noél Pigard, connu sous lo nom do), né on ir.'.'i ù Cotilomraiers, exécuté à Paris on 10;î7. Il fut tour ù tour barbier, chirurj^ion, valet do chambre, capucin, etc. Il visita rOriont, où il étudia la magie, alla on Allemagne, où il so lit luthérien, courut toutes les aventures, revint ù Paris, et s'y maria. Fort intelligent ot sans scrupules, livré à l'occultisme, Dultois so vanta d'avoir trouvé la pierre philosophale ot do pouvoir ù son gré transmuer lo plomb on or. Richelieu lo présenta au roi. Uno expérience réussie par fraude, devant toute la cour, lui valut des lettres do noblesse et la charge de président dos trésoreries de Franco; mais il ne put naturellement fournir les r.oo.niio livres que lo cardinal exigeait do lui chaque somaine. Kmprisonné à Vinconnes, puis à la Bastille, traduit devant le iJarlomont et soumis à la question, Dubois avoua sa suporchorio, ot fut condamné, comme sorcier, ù être pendu.
Dubois (Gérard), oratorion français, né à Orléans on 10211, mort ;\ Paris en 1090. Il enseigna d'abord los humanités et l;i rhétorique, puis lit un cours i>ublic d'histoire occlésiastiqvio dans la maison do Saint-Magloire, A Paris. Il publia lo iiuitiémo volume dos Annales ecclésiastiques de France, et entreprit, sur la demando do do Harlay,archové(ineiio Paris, V Histoire de l'Fglisc île i'aris. I^e" premier volume do cet ouvrage parut do sou vivant (lOGi). Lo