I.e cardinal Dubois
DUBENDORF — DUBOIS
second fut publié après sa mort jtar les PP. La Ripe ot Dosmotots (1710).
Dubois (Guillaume), cardinal ot homme d'Etat français, plus connu sous le nom d'abbe Dubois, né à Brivesia-Gaillarde on 1050, mort à Vorsailk'S en 1723. Fils d'ua médecin, il alla faire ses études à Paris, dans un collège où on l'élova presque par charité; puis il so plaça chez divers personnages, en qualité do précepteur. II parvint à remplir cet emploi chez le sous-gouverneur do Philippe d'Orléans, alors duc de Chartres. Bientôtlectour, puispréceptour du jeune d'Orléans lui-môme, il prit, sur l'esprit de son élève, uno influence qu'il garda jusqu'à sa mort.
Les contemporains de l'abbé Dubois lui ont accordé tous les vices, mémo ceux du cœur. Il devait avoir, cependant, quelques qualités, puisqu'il fut distingué par Philippe d'Orléans. Devenu secrétaire des commandements do ce prince, il prépare lo mariage de celui - ci avec uno tille de Louis XIV et de M""** de Montespan. Ce roi mort, et son ancien élève proclamé régent, il entre aussitôt au conseil d'Etat. Malgré ses cinquante-huit ans, il montre dans les affaires une ardeur iuvénilo, moins par ambition personnelle que par affection pour Philippe d'Orléans. Il donna à la politique étrangère un seul but : garantir la paix dUtrecht. Pour l'atteindre, une triple alliance entre la France, l'Angleterre et la Hollande paraissait d'autant plus utile à Dubois que le petit-lils de Louis XIV, Philippe V d'Espagne, recherchait, contre la France, le concours de l'Angleterre. Dubois montra pour cette puissance une amitié exagérée et reçut une pension de son roi, George. C'est, assurément, peu louable; mais la politique de Dubois ne fut pas pour cela antinationale. L'ennemi le plus redoutable de la Franco était ie cardinal Alberoni, ministre de Philippe V. Dubois contrecarre tous ses desseins : il entraîne l'Autriche dans sa ligue contre l'Espagne ; puis, lorsque tout est prêt, il fait déclarer la guerre à cette dernière, qui est vaincue, hors d'état désormais d'être un danger pour la France. Au nord de l'Europe, la politique do Dubois amène, en 1721, la paix entre la Suède, le Danemark et la Russie. A cette époque, Pierre le Grand offrit la main de sa seconde fille au tîls du Régent, et il promettait do porter son gendre au trône de Pologne, après Auguste IL Dubois fit échouer co projet, dans la crainte d'inquiéter l'Angleterre. D'un autre côté, pour éviter de mécontenter le pape. l'Autriche et la Russie, il dut refuser les avances des Ottomans. Le système des alliances et de la paix à tout prix — qui fut celui de Dubois — impose parfois de cruels sacrifices. Mais on peut se demander si, dans l'état d'affaiblissement où Louis XIV avait laissé son royaume, la France eût pu braver les dangers d'une autro politique.
Tout en dirigeant la diplomatie, Dubois ne négligeait pas ses propres intérêts : nommé archevêque de Cambrai, on 1720, il obtenait, l'année suivante, ie cnapeau de cardinal. Déjà secrétaire d'Etat, il entrait, en 1722. dans le consolide régence, puis devenait premier ministre la même année. En 1723, Louis XV atteint sa majorité politique ; il laisse Dubois à la tête des affaires. Enfin, comme couronnement à cette prodigieuse carrière, en 1723, l'assemblée du clergé de France" installa solennellement le cardinal Dubois au fauteuil de président. Celui que la princesse Palatine avait appelé jadis « co frinon d'abbé Dubois » mourut, presque subitement, à l'âge de soixante-sept ans.
— BiBLiOGR. : cardinal Dubois, Mémoires secrets et correspondance m^rffVe (Paris, 1815) ; comte do Seilhac, l'Abbé Dubois, premier yninistre de Louis XV (Paris, 1862); A. Cheruol, Saint-Simon et l'abbé Dubois; L. Wiesônor, le Régent, l'abbé Dubois et les Anglais (Paris, 1891).
Dubois ou Du Bois, voyageur françois du XVII" s.. dont on sait seulement qu'if so" rendit, on IGGï», à Madagascar, y devint secrétaire de do Chanipmargou, ot revint ou Franco en 1073. Dubois a publié une relation, très intéressante (surtout au point do vue do l'histoire naturelle) et très exacte, de ce qu'il avait vu, sous lo titre de : les Voyages faits par le sieur D. D. ««x îles Dauphine ou Madai/ascar, et Bourbon ou Mascarenne, es années 1669-1670i67f et I67J{\Ù1A).
Dubois de Saint-GELAIS (Louis-François), littérateur français, né à Paris en iooi>, mort en 1737. A la fois littérateur ot artiste, il fut secrétaire do l'Académio do sculpture et de peinture. Outre quelques traductions do l'italien, on a do lui : Histoire journalière de l'aris pendant l'année t7i6 et les six premiers mois de l'année /7/7 (1717); Description des tableatix du Palais-Boyal, avec la vie des peintres en tète de leurs ouvrages (1727).
Dubois de Grange (Kdmond-Louis-Alexis de), général ot liouinio politique français, né à Charlevillo on 17-17, mort ù. Uethel on I8M. Il servit quoique temps aux mousquetaires, ot fut élu, on 17S<.), député du tiers état do Vitry-le-François aux états généraux. Il prit l'initiative do la plupart des réformes introduites dans lo régime militaire français, proposa lo service obligatoire ot personnel. Pendant la Législative, il reprit du service ot parvint raj)idomen tau grade do colonol. Elu liéputé dos .\rdennos A la Convention nationale, il prit place à la Montagne, ot votalamort du roi. C'est ù lui qu'on doit los mesures nui assurèrent la cohésion uos armées républicaines, l'amalgame (1793) ot l'embrigadement (17Vïl). Il fut envoyé A l'annéo dos Atpos coiiimo général et représentant* on missiou (uoùl
Duboli <lo Craiici.V