‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 829 sur 870 · DUEL · texte numérisé non relu

DUEL

DuDLET (Edmond, baron), né vers U62, mort en inoo. Il fut conseiller privé sous Henri Vil, et négocia le traité d'Etaples avecla France (1493). Convaincu de concussion, il fut condamné à mort et exécuté au commencement du règne de Henri VIII.

DuDLEY (John, baron), vicomte de Lislk, comte de "Warwick, duc de Northumberland, né vers 1502, mort à Londres en 1553. Rétabli, en 1511, dans les biens et dignités do son père, il parut, en 1522, à la cour de Henri VIII, et fut comblé de titres et faveurs. Il persuada à Edouard VI, dont la santé chancelante faisait prévoir la fin prématurée, de déclarer nuls les droits éventuels à la couronne de ses sœurs les princesses Marie et Elisabeth, à cause de leur prétendue bâtardise, et d'instituer son héritière présomptive Jane Grey, petite-fille de Charles Brandon, duc de Suffolk, et de Marie d'Angleterre, sœur de Henri VIII, que Dudiey avait mariée à son quatrième fils, Guitford. Edouard VÏ mourut et JaoeGrey monta effectivement sur le trône, mais pour peu de jours. Un mouvement populaire donna le pouvoir à la princesse Marie, sœur aînée du feu roi; quelque temps après, Jane Grey périt sur l'échafaud, comme usurpatrice ; son mari et son beau-père partagèrent son sort.

DuDLEY (Ambroise, baron), vicomte de Lisle, comte de Warwick, fils aîné du précédent, né en 1530, mort en 1389. Enveloppé dans la condamnation de son père, il fut gracié, rendu à la liberté en 1554, prit une part brillante à la bataille de Saint-Quentin (1557), et rétabli dans les titres de son père, moins celui de duc de Northumber- !and, restitué aux Percy. Il ne joua aucun rôle politique sous le r^gne dElisabetn.

DUDLET (Robert), comte de Leicester, frère puîné du précédent, 5* fils de John Dudiey, comte de Warwick et duc de Northumberland, né vers 1531, mort en 1588. Il devint le favori d'Elisabeth, et conçut l'espoir de l'épouser; ce fut peut-être le secret de la fin subite et mystérieuse (1560) de sa femme, Amy Robsart, à laquelle il s'était uni en 1549, en présence d'Edouard VI; mais, loin d'y paraître songer, sa royale maîtresse chercha, sans succès d'ailleurs, à le marier avec Marie Stuart. Il n'était encore que lord Robert Dudiey; en 1564, il fut titré com»e de Leicester. Il contracta, vers 1572, des liens secrets avec lady Douglas, baronne douairière de Sheffield, qu'il chassa en 1573 et contraignit d'épouser sir William Strafford. Peu après les fôtes célèbres qu'il donna à la reine, en 1575, dans le domaine de Kenilworth, dont elle lui avait fait cadeau, il s'éprit de Lettice KnoUis, comtessed'Essex, empoisonna, dit-on. son mari, et l'épousa clandestinement, en 1577. Le secret fut dévoilé, l'année suivante. Elisabeth, qui avait une vraie passion pour le beau Leicester, en fut violemment courroucée; toutefois, son irritation se borna à l'éloigner, à lui confier des missions aux Pays-Bas {1585 et 1587), dont il s'acquitta fort mal. La charge, inusitée, de lieutenant d'Angleterre et d'Irlande, qu'elle lui conféra au retour de la seconde, semble l'indice d'une résolution tardive de l'élever bientôt jusqu'à elle. La mort du favori en décida autrement.

DdDLET (Robert), comte de Warwick, fils du précédent et de lady Douglas, né à Seen-House en 1573, mort en 1639. Considéré comme fils naturel, bien que l'union de son père et de sa mère paraisse avoir été un mariage secret, non un concubinage, il fit avec éclat métier d'explorateur en 1594 et dft capitaine en 1596. Peu après, il revendiqua sans succès ses droits d'enfant légitime. Cet événement intime bouleversa complètement sa carrière. Il se retira à Florence, fit profession de catholicisme, prit le titre de comte de Warwick, et acquit un grand crédit à la cour de Toscane. Il s'occupa beaucoup de travaux d'agronomie, principalement de dessèchements de marais. 11 fonda ainsi la prospérité de Livourne.

DUDLET (Thomas), gravçur anglais, né vers 1634, mort en 1700. Il reçut les Ic'^ons de Hollar, dont il imita la manière sans atteindre la perfection. On estime particulièrement, dans son œuvre, les vingt-sept gravures à l'eau-forte qu'il exécuta pour l'édition d'Esope (1678).

DUDLEY (Henri Bâte), publiciste et auteur dramatique anglais, né à Fenny-Compton en 1745, mort en 1824 à Cheltenham. Il remplit des fonctions ecclésiastiques, mais fut avant tout un homme du monde et de plaisir, fonda des journaux et écrivit des pièces de théâtre : the FUtch of Bacon [Il 19) : the Itival candidates {ms)\ the Blackamoor (177G); Dramatic Pu/fers (1782); t/ie Woodinan (1791); etc.

DuDLET (Jean-Guillaume Ward), homme d'Etat anglais. V. Wakp.

DUDLEY-DIGGES. Biogr. V. DiGGES.

DnDLEYITE (de Dudiey, n. de localité) n. f. Substance minérale, résultant do l'altération de la margarite.

DuDON, chanoine, puis doyen de la collégiale de Saint- Quentin, poète-historien qui vécut au commencement du XI' siècle. Il naquit sans doute à Saint-Quentin. Sa vie est demeurée très obscure; il fut bien accueilli par le duc Richard do Normandie, qui lui demanda d'écrire une histoire de sa race. Son œuvre est l'écho poétique des traditions populaires et surtout des traditions domestiques conservées dans les grandes familles normandes. La moilleuro édition des œuvres de Dudon est celle de Lair, dans les i Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie », t. XXIII (1865).

DUDOYER DE GasTELS (Gérard), auteur dramatique français, né à Chartres en 1732, mort à Paris en 1798. Il a fait représenter : te Vindicatif, drame en vers (1774) ; Laurette, comédie en prose i 1777;; Adélaïde ou l'Antipathie pour l'amour, comédie en vers. — Sa femme, Louisic- AdélaKde Berthon de Maisonneuve, dite .l/"« Doligny au théâtre, néo et morte k Paris (1746-1823). Reçue pensionnaire à la Comédie-Française en 17G3, elle excellait dans les rôles d'amoureuses, d'ingénues, do soubrettes, et tint ces emplois jusqu'en 1783.

DDDRESNAIE {drt^-sné) ou DUORESNEYA (drè-sné-ya) n. f. Bot. Genre de chlorospermées, comprenant des algues à frondes cylindriques et très rameuses.

DUDUKl n. m. Instrument de musique rudimontairo,

dont 80 servent certains musi-

cions ambulants du Caucase. < ■' it l t t * ■ -^

— En'cycj-. Ijû duduki est DuduLl.

formé d'un simpio tube do roseau, dont l'exirémité est tailléo on bouche biseautée. Ce tube, d'aflo longueur do 25 couiimôtrcs environ, est percé

de six trous sur sa face antérieure et d'un septième du côté opposé. L'étendue de l'instrument est d'une octave et donne la gamme majeure de Té à ré, avec sol dièse.

DUDWEILER, bourg d'Allemagne (Prusse [Prov. -Rhénane]) ; 8.520 hab. Mines de fer et de charbon; fabrique de briques réfractaires.

DUDZEELE, comm. de Belgique (Flandre occid.), arrond. admin. et judic. de Bruges, entre la mer du -Nord et le canal de Bruges à l'Ecluse; 2.500 hab.

DUÈGNE {gii mil. -~ espagn. duena, gouvernante, proprom. « dame » ; du lat. domina, maîtresse) n. f. Gouvernante ou vieille femme chargée, surtout en Espagne, de veiller sur la-conduite d'une jeune personne, il Par ext. Vieille femme revêche, gênante.

— En T. do Théâtr., Actrice qui joue le rôle des duègnes, des vieilles femmes.

DUEL {du-èl') n. m. Au xiv* siècle. Longe d'un cheval.

DUEL {du-èr — du lat. duellum, combat entre deux adversaires; de duo, deux) n. m. Combat à main armée d'un homme contre un homme, il Désignait spécialement, autrefois, le combat entre un accusateur et un accusé, qu'on admettait comme preuve juridique et qu'on appelait rfKe^7((rficm»'e. Il Auj. Rencontre à main armée entre deux adversaires, dont l'un a offensé l'autre, et qui sont assistés chacun de deux témoins : Duel à l'épée, au pistolet, art sabre, il Duel au premier sang. Celui qui doit s'arrêter à la première blessure reçue par l'un des combattants, si insignitiante qu'elle soit.

— Encycl. Hist. Dans l'antiquité, \es duels n'étaient que des rencontres, avant, pendant ou après les batailles. Ex. : David et Goliath, Turnus et Enéo, Etéoclo et Polynice. les Horaccs et les Curiacos, Scipion r.\fricain et le géant ccltibérien. D'après Montesquieu, ce senties Germains qui implantèrent en Gaule le duel judiciaire. V. jddiciairtv. Gondebaud, roi des Burgondes, autorisa le premier duel de cette sorte; il introduisit même dans le code, en 501, une loi appelée loi Gambette. Cette coutume gagna les autres pays de l'Europe. Les duels judiciaires les plus célèbres sont ceux de Jean Legris contre Jacques Carrouge (1385), Gui de Chabot, seigneur de Jarnac, contre La Châtcigneraie (1547). A partir de cette époque, aucune rencontre ne fut plus autorisée. Mais les duels privés devinrent si fréquents parmi la noblesse que des édits furent portés contre eux sous le règne de Charles IX, sur l'initiative du chancelier de L'Hospital. Ils furent renouvelés sous Henri IV, mais ce fut surtout sous le règne de Louis XIII que Richelieu se montra sévère pour les du^dlistes et alla jusqu'à leur appliquer la peine capitale. Parmi les duels célèbres, citons ceux des mignons de Henri lïl contre les Angevins, de Montmorency-Boutteville contre le marquis de Beuvron (Bouteville fut condamné à mort et exécuté en place de Grève). Jusqu'au milieu du règne de Louis XIV, les duels étaient plutôt des combats, des rencontres à main armée que de véritables duels; les armes n'étaient pas semblables, les épées n'avaient pas le même poids, les lames n'étaient ni de la même largeur ni de la même longueur, les adversaires portaient des vêtements dissemblables, cause souvent d'infériorité pour l'un d'eux. Ce n'est que sous Louis XV que l'égalité sur le terrain commença d'exister. Le duel au

gistolet ne date que du commencement de la Révolution, epuis cette époaue, les duels, tant politiques que privés, ont été innombrables.

— Dr. Dans la législation actuelle, quiconque, dans un duel, a causé des blessures graves à son adversaire peut être poursuivi, traduit devant la cour d'assises pour blessures volontaires, et condamné aux peines de la réclusion, des travaux forcés à temps et à perpétuité, selon la gravité des circonstances qui ont précédé la rencontre, selon celles de la rencontre elle-même ; le plus souvent, la peine appliquée est d'un emprisonnement de six jours à deux ans, et d'une amende de 16 à 200 francs, avec des dommages-intéi'èts en proportion, au profit de la partie civile, dans le cas de décès d'un dos adversaires. Toutefois, il arrive presque toujours, à moins d'incorrections graves aux règles habituelles, que les parquets ne poursuivent pas, ou, dans le cas de poursuites, que les tribunaux acquittent les adversaires et les témoins, ces derniers étant passibles des mêmes peines que les adversaires.

— Milit. Le duel est non seulement toléré dans l'armée française, mais imposé, au moins moralement, aux militaires, dans certaines circonstances. Ainsi, des soldais qui se sont injuriés peuvent recevoir l'ordre de « s'arranger militairement », et, en cas de refus, une punition sévère leur est le plus souvent infligée, non pour avoir refusé de s'aligner, mais pour s'être injuriés.

Le duel n'est jamais imposé qu'aux hommes ayant suivi pendant un temps suffisant les leçons d'escrime données aux soldats dans tous les corps de troupes. De plus, les combattants sont toujours assistés parties témoins, et surveillés par un maître d'armes qui, armé lui-même d'un fleuret, se tient à portée de parer les coups les plus dangereux. Un médecin se trouve également sur le lieu du combat, avec tout ce qui est nécessaire pour donner aux blessés tous les soins nécessaires.

Si le duel est parfois imposé aux militaires, ceux-ci ne peuvent se le permettre qu'avec l'autorisation du chef de corps ou du chef de service, et il no la donne qu'après avoirapprécié et jugé valables les motifs de la rencontre. Il on résulte q.ie les duels entre militaires n'ont lieu que pour des motifs vraiment sérieux et demeurent, somme toute, assez rares.

Dans la plupart des armées étrangères, régnent dos coutumes à pou près analogues.

— Coût. mod. Règles du duel. En France, l'épée et le pistolet sont seuls admis. Entre militaires-, le sabre est

autorisé au régiment; un civil a le droit de refuser cette arme. Los adversaires doivent avoir vingt et un ans au moins, et soixante ans au plus; passé cet à.ge, c'est aux témoins à décider, selon la force physique de la personne et la gravité de roffenso. Les léuàoius doivent ûtro au

nombre de deux pour chacun des combattants. Les témoins de celui qui réclame une réparation par les armes doivent se rendre chez l'adversaire et lui demander les noms et adresses des siens, puis fixer rendez-vous avec ces derniers. Les témoins doivent discuter, puis juger s'il y a, ou non, motif à rencontre. Dans le cas de duel, ils décident les conditions du combat, l'heure et l'endroit, puis avertissent immédiatement les adversaires. Les témoins doivent être polis les uns avec les autres. Ils choisissent parmi eux le directeur du combat, ou chargent une cinquième personne . de cette fonction. Sur le terrain, ils doivent agir vite, tout en ne donnant aucun avantage à un des adversaires. Ils ne peuvent décider que le duel sera à mort, mais décider d'accord si l'on arrêtera le duel au premier sang, ou s'il sera continué après avis des médecins. Avant et après la rencontre, les témoins dressent un procès-verbal qu'ils signent.

Du duel à l'épée. Sur le terrain, toute parole est interdite aux combattants. Les épées ne peuvent peser plus de 750 grammes: la longueur de l'arme ne peut dépasser 1",13, celle de la lame 0°',90. Les lames doivent être lisses, droites, triangulaires; elles ne doivent être ni tranchantes, ni ébréchées, ni colichemardes. Les épées doivent être de la même paire. Les témoins doivent visiter les adversaires avant le combat ; le refus de l'un d'eux de se laisser examiner équivaut à un refus do combat. Le directeur du combat rappelle les conditions transcrites sur le procès-verbal avant le duel, puis rapproche les épées bout à bout, et dit : » Allez, messieurs! » Il est interdit de se servir de la main non armée. Le directeur du combat doit se tenir, une canne à la main, aussi près que possible des adversaires pour arrêter au besoin les combattants. Ceux-ci, au mot : « Halte! », doivent cesser toute action. Il leur est permis de se baisser, de se relever, de se hausser, de se jeter à droite ou à gauclie, de tourner autour de leur adversaire. Frapper un adversaire à terre ou après le mot : « Halte! " est prohibé. Aussitôt une blessure reçue, quel que soit son peu de gravité, le duel doit être suspendu, pour être repris, s'il y a lieu, après avis des témoins et des médecins. Le duel à l'épée doit avoir lieu sur un terrain d'au moins 3 mètres de largeur, chaque adversaire ayant au moins 15 mètres derrière lui. Celui qui est acculé à sa limite est remis en garde à la place de la première reprise; s'il recule de nouveau, le terrain reste acquis à l'adversaire. Les reprises doivent être de deux minutes, avec repos de une minute.

Du duel au pistolet. Les préliminaires sont les mêmes que pour le duel à l'épée. Le duel au commandement est seul admis. Les pistolets doivent être scellés dans une boite devant les témoins avant la rencontre. Les armes doivent être inconnues aux adversaires. Ceux-ci peuvent tenir le bras allongé vers la terre, la crosse du pistolet touchant la cuisse, le bout du pistolet à environ 0'",20 de la pointe du pied, ou le bras levé contre le corps, la main tenant le pistolet contre la tête, le canon levé en l'air, mais les pistolets ne peuvent être tenus que dans ces deux positions verticales. Le directeur du combat dit : " Attention! i> , puis commande : a Feu!... Un, deux, trois. » Il est interdit de lever le bras avant le mot : « Feu ! » et de tirer après le mot : » Trois ! » Le commandement doit être donné régulièrement, à la cadence convenue entre les témoins ; il doit être espacé à la raison d'une vitesse maximum de cent quarante battements du métronome à la minute, et minimum de soixante. La distance peut varier de 16 à 25 mètres, selon la gravité de l'offense. Le nomliie de balles à échanger ne peut excéder trois par adversaire. Les pistolets doivent être flambés, chargés par le directeur du combat, puis remis par lui aux adversaires. Tout adversaire qui, dans un duel, contreviendrait aux conditions arrêtées, serait disqualifié et le duel interrompu sans pouvoir être repris.

— BiBLiOGR. ; Pinet, Du duel en jurisprudence et en législation (1819); Foulerons de Campigneuil, Histoire des duels anciens et modernes (1835); Chateauvillard, Essai sur le duel (1837); Fougarède, Du duel sous le rapport de la législation et des mœurs (1838); Chauchy, Du duel considéré dans ses origines (1846); Mendez, Essai sur le duel (1854); Grisier, le Duel fi858); E. Colombey, Histoire anecdolique du rfî/eZ(i861); baron de Bazancourt, les Secrets de l'épée (1862); Théodore de Grave, les Duellistes (1868); du Verger de Saint-Thomas, Nouveau code du duel (1879); Adolphe Tavernicr. l'Art du duel (1884); E. André et Jacob, le Jeu de l'épée (liSl); Joilivet et Prévost, /■£'scrime etleDuel{lè&9); colonelBévué , l' Escriyne dans l'armée (1S92); Croabbon, la Science du point d'honneur (1894); Daniel Cluutier, Deux écoles d'armes (1895); Société du contre de quarte, Code du rfwei(1897); Letainturier-Fradin, l'Honneur et le Duel (1897): Claude La Marche, l'Epée (1899),

du Lai maiquij, d'apici {jlirùme.

Duel. Iconogr. Parmi les tableaux les plus connus qui représentent des scènes de duel, nous citerons : Prenuer duel, do Berne-Bellecour ; un Duel au régiment, de Marius Hoy ; et surtout, le Duel à la sortie du bal masqué, tableau do Gôrôme (1857). Un Pierrot ot un Arlequin se sont pris

do ijiicrollo au bal ilo l'Opora. On a décidé ri'allor sur riioiiro au Hols, [lour vidor l'otlti |;ravo atrairo. Vn Crispin ol un lluuilno uoir ont cousonti à assister io Pierrot : un Maj^icien et un Sauvajjo sont les témoins do l'Arlotiuin. On s'ost battu, et lo Tierrot a revu dans io coté droit ([uol- ((ues pouces do laine. Il tombe à la rouvorso entre los bras du Crispin, qui le soutient sur son genou. Lo Domino noir se poncho sur lui on faisant dos gestes désespérés. Lo RL'igicion qui, sous sa robo rougo et verte constelléo do signes cabalistiques, cache sans doute un médecin, palpe éperdumont la poitrine du moribond ot semble dire qno tout va être bientôt fini. L'Arlequin ot lo Sauvage s'éloignent iirécipitaniment. L'antitbéso entre lo drame ([ui vient do s'accomplir ot lo costume dos acteurs rond le tableau émouvant.

DUEL (du-il' — du lat. dualis, mémo sens; de duo, dou.\) n. m. Gramni. Nombre qui, dans los déclinaisons ou los conjugaisons, s'emploie quand il s'agit do deu.\ personnes ou do deu.i: choses : Ze huron a un duel comme le grec. (Chatoaubr.)

— Kncycl. Lb duel n'o.\isto quo dans un petit nombre do langues, et il est mémo peu usité dans los langues qui lo possèdent. Quoiqu'il soit établi pour servir quand on parle do deux personnes ou do deu.v choses, on lo trouve quehpiefois employé pour le pluriel, et le pluriel remplace souvent le duel. Le duel existe aussi bien dans les déclinaisons que dans les conjugaisons.

DUEL, ELLE (du-éV — mémo étymol. qu'à l'art, précéd.) adj. Grainm. Qui convient au duel : La désinence uvel-le. (Feu usité.)

DUELLE {du-èl' — du lat. ditclla, même sens) n. f. Poids qui valait, chez los Romains, le tiers d'une once.

DUELLISME (du-è-lissm') n. m. Manie, passion du duel.

(Peu usité.)

DUELLISTE {du-é-!isst') n. m. Celui qui se bat souvent en duel, qui cherche les occasions de se battre eu duel.

DUEMIGLIA, comm. d'Italie (Lombardie (prov. de Crénioiiej) : 10,500 hab.

DUENAS, bourg de l'archipel des Philippines (île Pauay Iprov. d lloïlo)) ; 6.335 hab.

DuENAS, ville d'Espagne (Vieille-Castille [prov. de Palan, la] ). près du canal do CastiUo ; 2.230 hab. La plaine produit beaucoup de vin et de blé.

DUÉNECR (nèk') a. m. En T. dalchim.. Matière de la pierre philosophale, quand elle est devenue très noire.

DOERO, comm. de l'archipel des Philippines (lie de Bohol)i 5.710 hab.

DOE'TTINO lél'-ti — mot ital., qui est le diminutif de duo et de duetto) a. m'. Duo'à deux voix de petites proportions. (On ne se sort guère do ce mot au point de vue instrumental.) ii PI. Des ddkttinos ou dukttini.

DUETTO (ff-to — mot ital.. dimin. de duo) n. m. Mot italien, qui désigne un morceau de musique à deux voix ou à doux instruments. Il PI. Des duettos ou doetti.

— Encycl. Duettino est le synonyme de duo, et les Italiens emploient indifféremment l'un ou l'autre, lorsqu'il s'agit des voix; en ce qui concerne les instruments, ils se servent plus volontiers du mot duo. Us appelaient jadis dueiti da caméra des morceaux de concert à deux voix.

DuEVILLE, comm. d'Italie ( Vénétie fprov. de Vicence]), sur un affluent du Baccbiglione; 3.600 liab.

DUEZ (Ernest-Ange), peintre français, né à Paris en )S13, mort en 1896. Il eut pour maitro Pils, et débuta au Salon de 1868. La Jeune Châtelaine enluminant des statuettes^l lePortrait, intérieur hollandais (1870), fixèrent -sur lui l'attention. Il exposa successivement : la Lune de miel (1873); Splendeur et Misère, diptyque (|ui lui valut une médaille (1874); les Pivoines {\ilii); Saint Cuthbert (1879) [musée du Lu.xembourg, médaille de 1" classe] ; plusieurs portraits ; d'Uli/ssc Hutin (1880). do A. de Neuville; te Soir, coucher do soleil (1881); Autour de la la7n/>e (^1882), et surtout \o Saint J^rançois d'As.ii.ie, do 1881. Citons encore ; Virgile s'inspirant dans les bois (1888); le portrait de Georges Uugo; lo Café sur la terrasse; le cardinal Foulon ; etc. Duoz était un peintre coloriste en pleine possession de tous les secrets de son art, maiséiiris do réalisme. Il mourut d'une hémorragie cérébrale, en faisant une partie do bicyclette dans la forêt do Saint-Germain.

Du Fail (Noél), jurisconsulte ot conteur français, mort vcu-s ir,85. Il était Breton et prenait le titre do "soigneur do lia Ilérissaye .. ; il fut juge présidentiel, puis coiisi'illerdii roi au parlement de Ùonnes on 1571. Il s'est nioiilré un dos imitateurs do Rabelais, parfois fin ot délicat dans ses Discours d'aucuns propos rustiques, fact'tieiuet de singulière rérrèalion, do maître Léon Ladulfi ; anagramme do Noël Du Fail. Co livre eut du succès. Il lo fit suivre dos Halirerneries ou Contes nouueoiix d'Eutrapel (1548). Mais il doit la plus grande partie do sa notoriété à un troisième recueil : Contes et discours d'Eutrapel ( 1585), qui no fut imprimé qu'après sa mort. Comme magistrat, il a publié, dans un genre beaucoup plus sérieux : ios Afèmoirrx rerurillis et e.rlrails des plus notables et solennels arrêts du piirlcment de liretagne (1579).

Dupau I Pierre-Armand), publinisto et économiste français, né a Bordeaux en nuj, mort ù Paris on 1877. Ilontra, en 1815, en qualité de professeur, il l'institution des Jeunos- Aveugles, ù Paris, ot jirit, en 1840, la direction do cet éiabhssoment, qu'il conserva jusqu'en 1855. Dufau a écrit plusieurs ouvrages sur l'éducation ot l'instruction dos aveugles et des sourds-muets.

Dufaure (Arniand-Jules-Staiiislas), avocat ot honiino l'olitiquo français, né & Saujou ( Churouto - Inférieure )

Page 1