DUFLOS
Dufaure.
en 1798, mon à Ruoil en I881. Avocat très r6puT(^ à Bordeaux, ti(^i>ut6 do Saintes on I8;t-i, nommé, en 183G, con- .soillor d'Etat par Thii^rs, ministre des travaux publics on 18JÎ) dans Io cabinet du maréchal Soult, il fut, on 18-15, élu vice-président do la Chambre. Envoyé, après la révolution do Février, par la Charonte-Inlorioure, à la Constiluanto, il vota pour lo banuissomont do la famille d'Orléans ot remplaça Sonard au ministère do Tintoriour, qu'il quitta après l'insuccès do la candidature du général Cayait,Miuc. Kéélu à la Législative, il accepta du princoprosidont lo portofouillo de l'intériour, mais fut rejeté dans l'opposition par la constitution du cabinet. Le coup d'Etat du 2 décembro lo rendit au barroau do Paris et, en 1861, il remplaça le duc Pasquior à l'Académie française. Les élections do 1871 lo ramonèrent à la Chambre, comme député delà Charentc- Inférioure. Il devint ministre do la justice dans le premier cabinet quo forma Thiers, en 1871. Il suivit le chef du pouvoir exécutif dans son évolution vers la République, et insista sur la nécessité do donner au pays une constitution qui cons'acrât lo régime républicain. Renversé avec Thiers, il redevint ministre do la j ustice en 1875, dans le cabmet formé par Bulfet, présenta et défendit • les lois constitutionnelles c o m p 1 é niontaires. Il échoua aux élections sénatoriales en 1S76, dans son département, mais il fut réélu député, dans l'arrondissement do Maronnes. Après la retraite do Buffet, il constitua le premier ministère républicain du maréchal do Mac-Mahon, fut élu, entre temps, sénateur inamovible et se retira devant un vote des Chambres favorable à la cessation des poursuitescontre les hommes qui avaient participé au mouvement communaliste. Redevenu président du conseil et ministre de la justice, en 1877, après la chute du ministère Rochebouét, il fit voter l'amnistie et prit détinitivement sa retraite ministérielle après l'élection de Grévy à la présidence de la République (1879). Il n'en continua pas moins à participer aux travaux législatifs du Sénat et contribua, notamment, à faire rejeter le fameux article 7 du projet Ferrj. — Son fils aîné, Gabriel, ingénieur et viticulteur, né au château de Gillevoisin, près Etampes, en 1846, fut élu député de Saintes comme conservateur libéral en I8'.t3 et siégea jusqu'en 1898. — Son second fils, AMÉDÉii, né à Paris en 1851, fut successivement secrétaire du préfet delà Seine, Ferdinand Duval, attaché à l'ambassade de France au Vatican (1874J, directeur de la presse aux atfaires étrangères, sous le duc Decazes, chef de cabinet de son père, conseiller municipal de Paris(1884 et 1887). Il fut élu député à Etampes (Seineet-Oise) en 1889, mais il échoua en 1893.
Dufaure du BeSSOL (Joseph-Arthur), général français, né a Beaulicu (Corrcze) on 1828. Sorti de Saint-Cyr, il gagna ses grades de lieutenant et de capitaine devant' Sébastopol. Puis il passa en Algérie, où il se signala pendant l'expédition de la Grande-Kabylie. Il fit la campagne d'Italie, fut blessé à Magenta et prit part à l'expédition du Mexique. En 1870, il fut blessé à Rezonville. Ayant pu gagner la Belgique lors de la capitulation de Metz, il rejoignit l'armée du Nord. Nommé aussitôt colonel, il combattit â Villers-Bretonnoux, où il fut blessé. Chargé ensuite du commandemant de la 2" division du 22" corps à l'armée de Faidherbe, il se battit encore à Pont-Noyelles, à Bapaume ot à Saint-Quentin, ou il reçut trois nouvelles blessures. Maintenu dans son grade de général après la guerre, Duiaure du Bcssol fut promu divisionnaire en 1880, et appelé â la tête du lit" corps en 1889, puis du 19« corps en 1892.
DUFAY ou Du Fay (Guillaume), occlosiastiquo ot musicien do l'école franco-belgo de la Renaissance, né à Chimay en 1400, mort â Cambrai en 1474. Il fut l'auteur de nombreuses innovations dans la notation qui épura l'harmonie en combattant les errements de son temps. En 1428, Dufay entra, à Rome, dans la chapelle pontificale, et. en 1437, il alla à la cour du duc do Bourgogne, Philippe le Bon. Il rnçnt (Misuite l'ordination à Paris", et il obtint un canonicat à Cambrai, où il resta jusqu'à' sa mort. Il a laissé de nomljreuses compositions.
Du Fay (Charlos-Jcrôme dk Cistkbnay), bihliophilo, né à Paris en UîG2, mort en 1723. Il quitta' le service après avoir perdu uno jambo au bombardement do Bruxelles (1695), so forma uno riche bibliothèque, conlonant uno curieuse collection do romans do chevalerie. Le catalogue en a été publié, en 1725, sous le titre do liibliolheca /ùiyana.
Du Fay (Charlos-François «k Cistkunay), chimiste fraiinai,s, lils du précédent, né à Paris en 1698, mort eu 1739. Il fut d'abord militaire, s'occupa ensuite d'archéologie, fut nommé, on 1733, membre do l'Académie dos sciences, section do chimie,etso consacra entièrement aux sciences. Parmi ses recherches nombreuses, on doit citer celles qu'il a faites sur « lo phosnlioro du baromètre i, c'est-à-dire sur la phosphorosconco dans le vide barométrique, comme un dit aujourd'hui, sur la chaux caustique, sur le mélange dos couleurs dans la teinture, sur l'aiguille aimantée, etc. On lui doit aussi de curieuses découvertes sur l'électricité ot des travaux sur la double réfraction des cristaux ot particulièrcmont du quartz et du spath d'Islande. Gràco à uno activité prodigieuse. Du Fay parvint à. taire do l'ancien Jardin du roi (le Jardin dos plantes attuel, à Paris), lo premier établissement de co genre qui, ù sou époque, oxistit en' Europe.
DuFAY (Jean-François-Charlos), médecin ot homme politiquo français, né à Blois en 1815, mort ou 189s. Médecin à Blois, il fut élu, on 1871, député do Loir-et-Chor ù. lAssombléo nationale, où il fit partie do la gaucho réjiublicaino. Réélu' oiv 1870, puis, après la dissolution, en 1877, il devint sénateur du département do Loir-et-Cher on 1879, et fut réélu comme tel on 1888. Lo D"" Dufav a collalioré à. divers journaux : " l'Union médicale n, « la(.*iazelto hebdomadaire ". " la I-ancetto ", etc., et publié dos mémoires sur /(■ fftulffa, ih'lhi'risation, la Fit^i'ro ttjphoide, l'Jh/dro~ Uu'rapic, uuo étude sur Armand Baschcl et son œuvre.
DuFEY (Pierre-Josoph-Spiridion), dit Dufey de l'Yonne, littérateur français, né en 1770, mort à Paris en i«54. S'étant rendu à Paris vers 1812, il prit part à la rédaction de plusieursjournaux. On lui doit un grand nombre d'ouvrages, appartenant à dos genres différents ; Jurispraifrnce commerciale de /''ra«cc (1813-1816) ; Dictionnaire historii/iie de Paris (1825); Histoire des communes de France (1828); la Bastilley mémoire pour servira l'histoire secrète du fiourcrnement français (1835); Napoléon et la Grande Armée (1822); etc.
DUFF n. m. Sorte do tambour de basque, entouré do clochettes de cuivre, qui est on usage chez los Arabes.
DUFF, roi d'Ecosse, mort en 973. Il monta sur le trône verc 969, s'attacha ù. mettre un terme aux exactions des nobles et en bannit un certain nombre. Ayant appris i[u'une conjuration avait pour but de le renverser, il en fit arrêter les principaux chefs, qui furent conduits dans le château de Forrosse; mais le gouverneur du château, qui voulait sauver les prisonniers, assassina le roi. Le successeur de Duff fit mettre à mort le gouverneur et ses . complices.
DuFF (Alexandre), missionnaire écossais, ne dans le comte de Perth en 1808, mort à Edimbourg en 1878. Il fut missionnaire de l'Eglise d'Ecosse, dans l'Inde (1830 à 1843); c'est alors qu'il publia son ouvrage intitulé : la Nouvelle Ere de la langue et de la littérature anrjlaises dans l'Inde (1837). En 1843, il exerça une grande influence lors de la division qui se mit dans l'Eglise écossaise. En 1845, il retourna dans l'Inde, qu'il quitta en 1863. On a encore de lui : la Mission de l'Eglise d'Ecosse dans l'Inde (lB3b); Justification de la missio.i de l'Eglise d'Ecosse dans l'Inde (1837); l'Inde et les Missions dans cette contrée (1839); Qualités, devoirs et épreuves d'un rnissionnaire dans l'Inde (1839).
Duff (Andrew), écrivain anglais, né à Grange (comté do Banff [Eçossej) eu 1830, mort en 1877. S'étant rendu à Londres, il collabora à divers journaux et revues sous le pseudonyme do Halliday. Plus tard, il écrivit, soit seul, soit avec l'acteur Brough, des comédies et des i>ièces dont plusieurs eurent du succès; nous citerons : Amij Rohsart; le lioi d'Ecosse; Notre-Dame de Paris; Amour ou Argent; la Dame du lac{isi2) ; les Délices du cœur; Dombey et fils; Itickard Cœur de Lion (1874); etc.
DUFFEK (Nicolas), auteur dramatique autrichien, né à Prague en 1833, mort à Gratz en 1892. Il fut commissaire de police, directeur et régisseur de divers théâtres à Berlin et à Vienne. Duffek a fait représenter, sous le pseudonyme de Jules Rosen, plusieurs pièces amusantes et gaies, parmi lesquelles nous citerons ; Chair à canon ; uii Méchant Homme; un Héros de la réclame; un Ange; les Citrons; l'Ange gardien ; Oh ! les hommes ; Dilettantes ; la Haute Politique; les Comprojnis; l'Epée de Damoclès; etc.
DUFFEL, ville de Belgique (prov. d'Anvers), arr. de Malines, sur la Nèthe, affl. de l'Escaut ; 5.020 hab. Ch. de f. de Bruxelles à Anvers. Brasseries, distilleries, grains, bois. Ch.-l. de canton. Ancienne baronnie, dont il reste le château.
DUFFERIN (Hélène-Cœlina Sheridan, lady) , femme poète anglaise, fille do Thomas Sheridan (1807-1867). Elle épousa, en 1825, Priée Blackwood, alors capitaine do la marine royale et ensuite troisième baron Dufferin. Elle a publié : Ballades ii'landaises et Ballades li/riques, poésies remplies d'émotion et dont quelques-unes sont d'une grande beauté au point de vue littéraire.
Dufferin (Frederick Temple Blackwood), marquis DE DuFFfciRiN et AvA, diplomate et homme politique anglais, né en 1826, fils de la précédente. Il entra dans la diplomatie en 1855, époque à laquelle il accompagna le comte Russell à Vienne. En 1860, il fut nommé commissaire du gouvernement anglais en Syrie, à la suite dos massacres du Liban; en 1864, il devint soussecrétaire d'Etat pour l'Inde ; en 1866, sous-secrétaire à la guerre; en 1868, chancelier du duché de Lancastre. En 1872, il devint gouverneur général du Dominion du Canada, qui venait de se constituer en confédération. Do 1878 à 1881. il fut amliassadcur à Saint-Pétersbourg; de 1S81 à 1884, ambassadeur à Constautinople, mission durant laquelle il fit un cuurt séjour en Egypte pour y commencer l'œuvre d absorption' do l'Angloterro; do 1884 à 1888, il fut vice-roi do l'Inde, comme successeur de lord Ripon; de 1888 à 1891, ambassa- Duiïerin.
(leur à Romo; de 1892 à 1896,
ambassadeurà Paris, où il remplaçait lord Lytton. En 1896, il se retira dans la vie i>rivée. Lo marqxns de Dufferin est également connu comme écrivain. Parmi ses œuvres, citons : Lettres sur les hautes altitudes, récit d'un voyage on Islande, en 1856 ; Bécit d'un voyage d'Oxford à Skibb'ereen pendant l'année de la famine d'Islande (1848) ; l'Emigration irlandaise et le Fermage des terres en Irlande (1875); le Plan de M. Mill pour la pacification de l'Irlande (1876).
Duffield, village d'Angleterre (comté do Derby), sur lo U.Twent. Fait partie d'une commune qui comprend Bolper ot Hoage et compte avec ces agglomérations 18.000 hab. rilaiures, charbon do terre.
Duffus, villapo d'Ecosse (comté d'Elgln), sur le golfe do Muray ; 3.715 hab. Pierre â chaux. Pêcheries.
DUFFY (Charles Gavan), publiciste ot homme politique irlandais, néon 1816. En 1842, il fonda, A Dublin, lo journal la Nation, organe dos revendications do l'Irlande contre l'Angleterre. Il marcha d'abord avec O'Connell, qui était pour la politique de temporisation; mais, on 18-17, il so rapprocha du parti violent. Poursuivi avec Smitli O'Brion, il tut acquitté. La Nation fut suspendue momontanément, puis autorisée do nouveau. En 1852, lu circonscription do S'ow-Ross l'envoya au Parloinont. Mais, en 1856, fatigué dos scissions du parti irlandais, il éini^-ra en Australie, où il commença uno nouvelle carrière politique. II devint premier ministre do la colonie do Victoria, en 1871, et, on 1877, sjjoakordo l'Assombléo législative do col Ktut.
DUFLOS ( Claude-Augustin ^, graveur, né ot mort A Paris (1665-1727). On doit â co maîtro uno innombrablo