DUMAS - DU MAURIER
„,.<,ns de Jéhu (1857) ; les Louves de MAchecoul (1859) ; les ^ûlmoivesT Garibaldi (1860), et la San Fetice (1865). Ed Se temps, il publiait ses Mémoires (1852-1854) ; des Causeries (1860), des livres d'histoire, vastes compilations, et même des contes d'enfants, œuvres charmantes, comme la Bouillie de la C07ntesse Berthe {iSii).
Avec ses eains fabuleux, mais vite dissipés, il fit bâtir la villa de Monte-Cristo, près de Saint-Germain, et dirigea e Théâtre-Historique (1847), » pour offrir chaque soir au peuple une page de notre histoire ..La révolution de 1848 «mtnença se? mécomptes. Il fonde deux journaux : la Liberté et U Mois (184S), qui ne vivent pas; ruiné, U se retire en Belgique (1851-1854). A son retour, il fonde le MoZuetaireSï^^ tard te Monte-Cristo. De 1860 à 1864, en Italie il seconda Garibaldi et fut conservateur des musées napolitains. Ses dernières années, marquées par des œuvres très faibles, furent secourues par son n s. En 18-2 ses restes furent transportes a \ lUers-Cotterets, et en 1883, sa statue, œuvre de Gustave Dore, a été inaueùrée à Paris, sur la place Malesherbes. Il était, cotome son père, un bon géant, ouvrant à tous sa bourse et sa maison, et un géant de lettres, par son activité produc- Trice, son inveltion féconde, parfois puérile, sa facilité
prodigieuse, souv
ent vuleairc. Il a écrit ou signé deux
Alex. Dumas
cent Sinquante-sept volumes de romans et vmgt-cinq volumes de drames! Aussi a-t-il eu maints collaborateurs : Aue Maquet, Goubaux, Anicet-Bourgeois, A. de Leuwen, Brunswic\c, Paul Meurice, Paul Bocage, G. de Nerval O Feuillet, E. Souvestre, etc., généraux dont il se disait le" Napoléon. Mais do tous ces noms, le sien est le plus populaire, parce qu'il a le don d'intéresser en créant la vie Ses drames aussi passionnent, parce qti ils sont vivants, plus sobres que ses romans, souvent délayes. S ils n'ont ni idées, ni caractères profonds: si, malgré 1 abus de la couleur locale, ils faussent l'histoire; s ils emploient pour forcer l'émotion des moyens violents et des tirades emphatiques ils saisissent comme la vie même. A. Diimas est; d'instinct et partout, un homme de théâtre ; de à sa puissance sur la foule, qui faisait dire a Hugo : . U est plus qu'Européen, il est universel. »
DCMAS (Alexandre), fils naturel du romancier, auteur dramatique, né à Pans en 1824, mort à Marly-le-Roy en 1895 Au sortir d'une jeunesse brillante et un peu desordonnée.il cherche sa voie dans le roman ; dès 1847, après un recueil de vers : Péchés de Jeunesse, il publie les Aventures de quatre femmes et d'un perroquet. Sa célébrité commence avec la Dame aux camélias (1848). Ce roman ne développait pas seulement le thème romantique de la courtisane réhabilitée par l'amour , mais était une histoire de passion vécue, puisque l'auteur avait aimé Marguerite Gautier en Marie Duplessis. La Dame aux camélias et Diane de Lys (1851), transformées en drames, et jouées après de longues interdictions en 1852 et 1853, décident de sa carrière. Il ne renonce pas au roman, puisqu'il écrit encore, mais sans l'imagination de son père : Césarine (1848) ; ic Docteur Servans, Antonine, Tristan le iîoiix (1849) ; Trois hommes fores (1851) ; leBégent Mustel (^1852); Sophie Printemps (1853); la Dame aux per/es (1854) ; ta Soi(e d argent (1855), ouvrages aujourd'hui peu lus; l'Affaire Clemenceau (1866), puissant roman à thèse judiciaire ; mais il donne surtout, outre un petit acte en vers : le Bijou de la' reine (1855), des pièces de théâtre, d'abord réalistes : le Demi-monde (1855) et la Question d'argent (1857), peintures des mœurs contemporaines ; le Fik naturel (1858), et un Père prodigue l\!.ô9), faites de souvenirs sur lui et son père ; puis ses pièces « utiles » , traitant des thèses morales ou sociales : l'.imi des femmes (1864) ; les Idées de madame Auhrau (liil) ; une Visite de noces, la Princesse Georges (1871). Dans ta Femme de Cta«de(i873) ; Monsieur Alphonse{lili) ; l'Etrangère (1876) ; la Princesse de Bagdad (1881), la thèse morale s'empreint d'on mysticisme symbolique pour redevenir sociale et humaine dans Denise {ISSd) et Francillon (1887). Toutes ces pièces, jouées par de grandes artistes comme M"" Aimée Desclée, Croizette, etc., soulevèrent de vives discussions résumées dans ses célèbres Préfaces. Il collabora aussi au Supplice dune femme (1865); Bélolse Paranguet (1866); le Filleul de Pompignac (1876) ; les Danicheff, la Comtesse ifnmani (1877). Enfin, il écrivit des brochures d'actualité : Lettre sur les choses du jour (1871) ; l Homme-femme (1872) ; la Question du divorce (1880) ; la Becherehe de la paternité il883), exposés des théories qui vivent dans ses drames ; des articles réunis en 1878 sous le titre i'Entr'actes et des Notes dramatiques formant le huitième volume (1898) de son théâtre. Académicien depuis 1874, il est mort laissant inachevées deux œuvres dramatiques : la Troublante, où luttent la science et la foi, et ta Boute de Thèbes, moins avancée, qu'il a interdit do publier, mais qui ont paru à des lecteurs privilégiés conserver la vigueur du maître.
Dumas fils hérita de ses ancêtres une nature puissante et bonne. Amoureux do l'ordre et de l'élégance, célèbre comme causeur et conteur, fin amateur d'art, il était assez sensible pour souffrir des vices humains, assez énergique pour les combattre, assez spirituel pour les ridiculiser. Il donne à son art une mission sociale et est avant tout moraliste. Son but est do reconstituer la société par la réforme de la famille, qu'il faut fonder sur l'amour et non sur l'argent. En attaquant des préjugés répandus, il engage UDO lutte avec le public ; mais, à force d'habileté et d'audace, do logique, d'esprit et d'art des préparations, il est sûr do lo vaincre. Ainsi réussit-il à conduire à la moralité do la conclusion par l'apparente immoralité du spectacle, et â rendre vivant le développement d'une thèse abstraite. Sans doute, il se met souvent en scène, ou dépasse la mesure ; mais il a une telle science du théâtre qu il laisse rarement oublier lo drame à travers la théorie. Ce mélange do profondeur dans lo fond et do savoir-fairo dans la forme eu fait un des autours dramatiques los plus puissants du xix* siècle.
— BiuliuijU. 'des trois Dumas) : A. Dumas pôro, Mé-
moires; J. Janin, Histoire de la littérature dramatique (1853-1858); A. Royer, Histoire du théâtre contemporain (1879) ; J. Claretie, A. Dumas fils (1883) ; Blaze de Bury, A Dumas HliSi) ; P.Bourget, Essais de psychologie contemporaine (1886) ; H. Parigot, le Théâtre d'hier (1893) ; Génie et métier (1894) ; R. Doumic, Portraits d écrivains : A Dumas fils, etc. (1897) ; Nehout, le Drame romantique 1897) ■ E. d'Hauterive, le Général A. Dumas (1897, i' édit.) ; H Parigot, le Drame d'Alexandre Dumas (1898); A. Theuriet. Discours de réception à l'Académie française, avec la réponse de P. Bourget ; Théâtre complet.
Dumas père (monument D'Alexandre), par Gustave Doré. — L'initiative d'une souscription pour la statue de Dumas est due au Cercle de la Presse. Le monument érigé en novembre 1885 sur la place Malesherbes, à Paris, représente Dumas assis. A la base du piédestal est sculpté en haut refief un groupe de trois personnages qui représente la Lecture.
Unejeunefillelit, son fiancé l'écoute; son père, un forgeron , interrompt son t r a^ vail et s'est assis à côté de sa fille; sur l'autre face du piédestal, du côté opposé à ce groupe, le sculpteur a placé d'Artagnan l'un des héros les plus connus du grand romancier.
Monument d'Aleu. Dumas père, d'après G. Doré.
Dumas fils (portraits D'Alexandre). Dumas fiis a été représenté par Louis Boulanger (Salon de 1659) ; par Edouard Dubufe (Salon do 1873) ; par Meissonier i, Salon de 1877). Le portrait le plus vivant qui ait été fait de Dumas fils est le buste en marbre sculpté par Carpeaux: l'écrivain est représenté en costume négligé, paletot rejeté en arrière, grand col de chemise rabattu, cravate nouée à la Colin. Il a les cheveux en broussaille et retourne la tête vers l'épaule droite, par un mouvement plein do vivacité. Ce buste a été exposé au Salon do 1874. Au Salon de 1897, parut au Champ-de-Mars, la statue d'-^-lexandre Dumas fils, enveloppé d une sorte de robe aux plis rigides. Ce marbre, de Saint-Marceaux, décore aujourd'hui la tombe de l'écrivain, au cimetière Montmartre.
Dumas (Jean-Baptiste), chimiste, né à Alais (Gard) en 1800, mort à Cannes en 1884. Il étudia d'abord la pharmacie dans sa ville natale. Les circonstances le conduisirent ensuite à Genève, où il étudia la botanique, la médecine et la chimie. De Candollo et Prévost le remarquèrent. Ce dernier l'associa même à ses célèbres travaux sur la génération et sur la physiologie du système nerveux. A la fin de 182 1 , Dumas se renàit à Paris, muni pour Thénard de lettres de recommandation. Le maître lui obtint un emploi de répétiteur à l'Ecole polytechnique et de professeur à l'Athénée. A vingt-cinq ans, Dumas épousa M"' Brongniart, fille de l'illustre minéralogiste. En 1832, Dumas fut nomme membre de l'Académie des sciences, puis professeur à la faculté des sciences de Paris, à la faculté de médecine et au Collège de France. C'est alors qu'il fonda l'Ecole centrale des arts et manufactures, destinée à un si brillant avenir. En 1849, il fut envoyé à l'Assemblée législative, où il se montra très dévoue à l'autorité et aux intérêts du prince-président. Chargé, au mois d'octobre 1850, du portefeuille de l'agriculture et du commerce, il ne le conserva que trois mois ; mais, après le coup d'Etat, il fut un des premiers sénateurs nommés. Conseiller municipal de Paris, puis président de ce conseil (1859), Dumas s'occupa activement de l'assainissement de la capitale et, en particulier, de la distribution de l'eau de la Dhuis. Ses fonctions politiques l'éloignèrent malheureusement de l'enseignement et de la science. Il quitta d'abord l'Ecole centrale et le Collège de France, puis, en 1849, l'Ecole de médecine, où Wurtz le remplaça, et, peu après, la faculté des sciences, où Sainte-Claire Devillo continua son enseignement.
Dumas fut membre do l'Institut, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences depuis la mort de Flourcns (1868), membre du conseil supérieur de l'instruction publique ; il remplaça Guizot à l'Académie française (1875).
Parmi les importants travaux de Dumas, citons l'étude complète de î'alcool
amylique, qui fut pour lui le point de départ de considérations très fécondes sur l'cnscmblo des alcools ; la découverte de l'oxamide, qui est lo type d'une classe de corps extrêmement importante. Dumas découvrit los anomalies curieuses que présente la densité de la vapeur de soufre, et joignit i co travail de belles études sur les densités de vapeur d'autres corps simples et composés. Ses rochorches sur la substitution du chlore â l'hydrogène, et réciproquement, dans les substances organiques, lui donnèrent l'idée do la loi des substitutions, qui a renoiivolé la chimie organi-
âue. On Ini doit la détermination précise do la composition 0 l'air et do l'eau, la fixation do l'équivalent du carbouo.
J.-6. Dumas.
En collaboration soit avec Boussingault ou Cahours, ou Feb^ot, Dumas a élucidé une foule de questions importantes. Citons seulement ses travaux sur l'indigo, ses nombreuses analyses des matières albuminoides, etc. Dumas a étudié en premier lieu les notions générales qui coordonnent la science ; aussi ses travaux théoriques, sa classification des métalloïdes, sa loi des substitutions, etc., ont amené la lumière dans des branches jusque-là obscures de la chimie. Dumas inaugura la méthode d'enseignement au Laboratoire. Il fonda à ses frais, en 1832, un laboratoire de recherches à l'Ecole polytechnique; ce laboraloire fut transféré, en 1839, rue Cuvier ; sous l'Empire, à la Sorbonne, et enfin à l'Ecole centrale, en 1868.
En 1869, la Société de chimie de Londres a décerné â Dumas la médaille d'or, qu'elle a instituée pour honorer la mémoire de Faraday. , „, . , j
Dumas a publié, do 1828 à 1846, un grand Traité de chimie appliquée aux arts. Le Précis de chimie physiologique et médicale et le Précis de l art de la teinture, publiés vers 1841, ne sont pas autre chose que des extraits du grand traité. Son remarquable cours de philosophie chimique au Collège de France a été recueilli et publié par Bineau, en 1837, sous le titre de : Leçons de philosophie chimique professées au Collège de France. Les belles recherches communes à Dumas et à Boussingault furent consignées dans le traité ; Essai de statique chimique des êtres organisés (1842). A partir do cette époque, Dumas, inféodé à la vie politique, ne produisit plus guère. Citons : Enquête sur les engrais (18661 ; Mémoire sur les moyens de combattre l'invasion du phylloxéra (1874). En 1870, retiré de la vie politique, il put se donner plus exclusivement à la science. Les derniers travaux qu il ait publiés sont ses expériences sur la fermentation et des mémoires sur l'occlusion de l'oxygène par l'argent et sur l'acide carbonique normal de l'air atmosphérique. Ses Discours et éloges académiques ont été réunis et publiés en deux volumes (1884-1885).
Dumas (Adolphe), autour français et poète provençal, né à l'ancienne Chartreuse de Bon-Pas I Vaucluse) en 1806, mort 4 Puys (Seine-Inférieure) en 1801. Il fut activement mêlé au mouvement littéraire de 1830. Ses poèmes, drames et comédies, eurent alors un certain retentissement. On cite, parmi ses œuvres : les Parisiennes (1830); la Cité des hommes {liîS) ; le Camp des croîsiîs (1838), etc. C'est dans ce drame que se trouvaient deux vers fameux, qui ont disparu de la pièce imprimée :
Je sortirai du camp, mais quel que soit mon sort. J'aurai montré, du moins, comme un vieillard en sort. On devine de quels éclats de rire fut accueilli ce jeu de mots involontaire. > Le vieil hareng saur » d'Ad. Dumas s'est perpétué dans la tradition com.ne « l'amour a vaincu Loth » de l'abbé Pellegrin. Provence (18401; Mademoiselle de La Vallière (1842) ; etc. U fut l'ami particulier de Béranger, d'Alfred de 'Vigny, de Victor Hugo, et remplit auprès de Lamartine l'emploi de secrétaire. Chargé en 1856, par le ministre de l'instruction publique Fortoul, d'une mission ayant pour objet la recherche des vieux chants populaires provençaux, il devint un ardent félibre. C'est lui qiii présenta Mistral à Lamartine, dont l'admiration pour Mireille se traduisit par un enthousiaste panégyrique de ce poème dans le Cours de littérature. Adolphe Dumas mena vigoureusement campagne en faveur du félibrige, et publia des poésies provençales inspirées par le regret du pays natal. Elles ont été réunies dans le recueil un Liame de rasin [la Grappe de raisin] (1858). En reconnaissance des services rendus par lui à la renaissance littéraire provençale, les félibres de Paris et les cigaliers ont rappelé, dans un bas-relief symbolique en bronze apposé en 1894 à l'entrée de la Chartreuse de Bon-Pas, le souvenir d'Adolphe Dumas, précurseur du félibrige parisien. C'est à propos d'Ad. Dumas qu'on raconte cette anecdote littéraire : Le soir même de la première représentation de l'une de ses pièces, qui eut quelque succès à l'Odéon, Ad. Dumas aborda son iilustro homonyme Alexandre en lui disant : « Eh bien! maintenant, on pourra dire les deux Dumas, comme on dit les deux Corneille. — Bonjour, Thomas ! « lui répondit Alexandre Dumas, en lui adressant un affectueux salut.
Dumas (Michel), peintre français, né et mort à Lyon (1812-1885). Il entra à l'atelier d'Ingres, où il travailla pendant huit ans. En 1853, l'Etat acquit la Séparation de saint Pierre et de saint Paul, ciui fut placée au Luxembourg. En 1857, Dumas exposa le Dévouement de l'abbé Bouloij, les Saintes femmes au tombeau, et deux autres toiles. C'est à cette époque qu'il reçut la commande des Disciples d tiiimaus. pour l'église Saint-Louis d'Antin. Un Salvator muiidi, d'un bon sentiment, fut remarqué en 1861. Au Salon de 1865, figura la Glori tication de saint Denis (église Notre- Dame de clignancourt).
Dumas (Ernest-Charies-Jean-Baptiste), administrateur et homme politique français, né et mort à Paris (1827-1890). Fils du précédent, il entra à l'Ecole des mines, et devint essayeur du commerce (1848). Il fut nommé directeur de la Monnaie à Rouen (1852), et à Bordeaux (1860). Elu, en 1868, député au Corps législatif, il ne cessa de voter avec la majorité. Il rentra dans la vie privée après l'Empire. On lui doit un recueil de Lois et règlements sur le drainage en Angleterre (1854); Histoire générale des monnaies lie cuivre et de bronze en France (1873).
DUMASIE (;i) n. f. Genre d'herbes volubiles, à fleurs jaunes, de la famille des légumineuses-papilionacées, tribu des phaséolées, qui habite les régions tropicales de l'Afrique et de l'Asie.
DUMAEITE (de Dumas, chimiste franc.) n. f. Espèce minérale, appartenant au genre chlorite.
DUMAST (.\uguste-Prosper-François, baron Goerrier de), littérateur français, né et mort à Nancy (17961883). Il fut sous-intendant militaire, puis se tourna vers los lettres, et devint membre correspondant de l'Académie des inscriptions (1863), et secrétaire perpétuel de la Société d'archéologie lorraine. Parmi ses écrits, nous citerons : ta Maçonnerie, poème en trois chants (1820): la ^avarre et l'Espagne (1836); Foi et lumière (1838-1845); la Philosophie de l'histoire de Lorraine (1850); le Bcdresseur. rectification raisonnée des principales fautes de français {1S66); Sur les besoins intellectuels de la France d'à présent, deux mémoires (1868); Mémoire sur la question de l'unité des langues (1876); etc.
Du Maurieb (George- Louis -Palmella litissoN), dessinateur et littérateur anglais, né â Pans en 1834, mort
à I.oiuiros OU ISDG. D'origino française, il étudia d'alionl la cliimio à Londres, puis so tourua vers la poiuluro, qu'il apprit A Paris, sous Gloyre, ù Anvers et ù Dussoldorf. Do retour on Angleterre, il donna dos dessins à divers journaux, notamment au « Puncli » , et so plaça bioutùt au premier rang dos dessinateurs satiriques de ce pays. Il fit, en outre, do boUos illustrations pour plusieurs ouvrages. Comme écrivain, nous citerons do lui : Petei' Jbbetson (1891) ot Trilbij (iSi)4), roman dont le succès a été considérable.
DUMAY (Pierre), littérateur français, né et mort à Dijon (1626-1711). Il fut conseiller au parlement do Dijon et se nt surtout remarquer par ses poésies latines, dont uolques-unos, dit La Monnoie, sont dignes des anciens. *armi ses écrits, nous citerons : Euguitincido^i libei' primus (lOia); Virgile virai en bourguignon (1718).
DUMAY (Victor), jurisconsulte et littérateur français, né ot mort à Dijon (1798-1S49). Avocat, il fut mairo de Dijon, do 1S38 jusqu'à la révolution de Février. Sa ville natale lui doit une série do travaux utiles ou d'embellissement. Il a écrit un Commentaire de la loi de fS36 sur les chemins vicinaux, annoté le 'Iraité du domaine public, de Proudlion, décrit les Etablisseincnls de bienfaisance et les I^ontaines publiques de Dijon, les Découvertes faites dans tes arts et l'industrie de la Côte-d'Or, et enrichi d'additions la Description de Bourgogne, de Courtépéo.
DUMBARTON, ville d'Ecosse, ch.-I. du comté de ce nom. au couduont du Loven et de la Clydo ; 14.193 hab. Port médiocre. Château historique céléore, qui a été habité par Edouard I", Robert Bruce, Marie Stuart, Charles 1" et Cromwell. Patrie du romancier SmoUett.
DuMBARTON (coMTÉ dk), division administrative do la Grande-Bretagne (Ecosse), qui s'étend au N. de la Clyde. Il comprend une plaine étroite et la contrée située outre
10 lac Lomond et la mer; 98.014 hab., sur 624 kilom. carr. Sol montagneux, peu fertile; mines de houille et de fer.
DuMBÉA ou DoMBÉA, comm. de l'Océanie française (Nouvelle-Calédonie), sur le fleuve côtier Dumùca, qui se iette dans la grande baie de ce nom ; 780 hab. Centre agricole. A 15 kilom. do l'embouchure de la rivière Dumbéa, gisements de nickel en exploitation et couches de charbon.
DUMBRAVENI, comm. de Roumanie (district de Botosani); 4.100 hab.
DUMBRIA, comm. d'Espagne (Galice [prov. de la Corogoe]), dans les montagnes; 3.800 hab.
DUM-DUM (doum'-doutn) a. f. : Une dum-dum. (V. art.
Suiv.) Il PI. Des DUMS-DUMS.
DuM-DUM, nom d'un cantonnement militaire, situé dans l'Inde, à cinq milles anglais de Calcutta, et où se trouve une manufacture d'armes portatives. (C'est là qu'on a imaginé de faire subir aux balles à enveloppe, qui ne tuaient pas, la modification destinée à les rendre plus efficaces, d'où le nom de balles dujn-dum, donné aux projectiles ainsi modifiés et qui produisent des blessures très dangereuses ; à tel point, qu'à la conférence de La Haye [18091, l'interdiction do l'usage de ces balles a été votée par la section chargée d'examiner les questions d'armement.)
DuMÉNIL, chanteur français, né vers 1650, mort en 1702.
11 était cuisinier de do Foucauld, intendant de Montauban, quand Lulii, frappé de sa belle voix de haute-contre, le fit entrer à l'Opéra, après avoir fait son éducation. Duménil, à la fois poltron, ivrogne et voleur, n'en était pas moins bien doue pour le théâtre, où il apportait un physique plein de grâce, une voix superbe, des qualités dramatiques de premier ordre. Il débuta à l'Opéra, en 1677, dans Isis, et ne s'en retira qu'en 1700, après avoir créé les rôles importants des ouvrages do LuUi.
Duménil (.\uguste-Pierre-Julos), chimiste allemand, né en 1777 dans les environs de ZoUe, mort vers 1850. Il devint directeur des poudres et salpêtres du département de l'Aller, dans le royaume de Westphalie, et, après la suppression de ce royaume, commissaire supérieur des mines eu Hanovre, puis, en 1827, conseiller auliquo du duché de Schaumbourg-Lippe. On a do lui : Analyses chimiques des corps inorganiques (1823); Uccherchcs chimiques dans le domaine de la nature inorganique (1825) ; Guide pour l'examen mécanique des corps îiaturcls (1829); les Sources de liehburg (1830); Sur la préparation et l'administration des remèdes (1835J ; Manuel de la théorie des réactifs et de l'analyse (1836); l Anali/se des concrétions animales (1837); ta Théorie des réactifs de l'analyse des plantes (1841); Opuscules philosophiques (1841).
Du MéNIL La Tour (Georges), peintre français, né à Luni'viiln vers l:i lin du xvi' siécfo, mort on 1052. On no sait presque ncn do lexistonco do cet artiste, qui acquit do son temps une assez grande célébrité. Il excellait surtout dans les scènes do nuit. On cite do lui un Saint Sébastien dans une nuit, une Nativité de Notre- Seigneur, un Saint Alexis, un Saint Sébastien exécuté pour le gouverneur do Nancy, etc.
DÛMENT (pour duement ; do duc, fém. do dù,ot de ment) adv. D'une nianiérn convenable; selon la raison; selon les formes : A'ii-e dûment averti, dûment autorisé, dûment. aN teint et convaincu.
— Anton. Indûment.
DuMÉNY (Camille), comédien français, né à Paris en Ï857. Ce lut l'un dos premiers qui teintèrent do ramener l'intt-rpréiation dramatique à l'expression de la vie réelle. Il dcsbnla, en 1885, dans flenrictie Maréchal, des frères de Goncourt, à l'Odéon. Ses principales créations, ù ce théâtre, furent: JupiIlon.de Germinie Lacer feux [do Goncourt) ; Etienne Kériaud, tï Amoureuse (G. de Porto-Kicthe). Il a créé, à la Porto-Saint-Martin, Mario Cavaradossi, dans la Tosca, de V. Sardou, et, au Théâtre-Antoine, Boussard, dans le Repas du lion, de F. do Curcl.
DUMERBION (Pierre Jadar), général français, né à Montmoillant on 1731, mort on 1797. Capitaine do grenadiers en 17«y, il cicyint général do brigade en 1702, général do division en 17y;i, puis commandant en chef do i'arméo d'Italio, on 171)4. Le général Diimcrbion s'est particulièrement signalé par la prise <lu camp de Saorgio ot sa vicroire do Cascaro sur les Autrichiens. Mais, devenu goutteux, il dut prendre sa retraite.
DuMÉRtL (André-Mario-Constant), médecin ot zoololoRisie français, né à Amiens on 1774, mort à Paris on 1860. I*rofossour d'anatomio à la faculté de médecine do Paris, collaborateur do Cuvier, il remplaça Tenon à l'Académie des Hciooccs on 1810, et succéda à Lacépèdo, cq ISSOfdoas