‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 836 sur 870 · DUMAY · texte numérisé non relu

DUMAY

DUMOLIN

la chaire d'orpétolegio et d'ichtyologie au Muséum. Ses principaux ouvrages sont : lo Traité élémentaire d'histon^e naturelle (^1804), et, surtout, VlJrpéiologie générale (1835- 1850); V/cntyologic analytique (185tJ).

DUMÉRIL (Edelestand PoNTAs), philologue ot paléographe français, né à Valognes en I80l, mort à Passy on 1871. Il fit une étude toute particulière de l'histoire littéraire du moyen âge, et montra une solide érudition. On lui doit, notamment : i'Jssai philosophique sur le principe et la formation de la versification (1841); £!ssai sur l'origine des rimes (1844); Origines latines du théâtre modej-ne (1849); l'Sssai philosophique sur la formation de la langue française (1852); Des formes du mariage et des usages qui s'y rattachaient pendant le moyen âge (1861); Histoire de la comédie; période primitive (1864-1809); etc.

DUMÉRILIE {li) n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des composées, tribu des mutisiôes, formé d'une trentaine d'espèces américaines.

Du IVIersan iTliéophile Marion), auteur dramatique et uumi>rnato lraii<;ais, né au château de Castelnau, près d'Issoudun, en 1780, mort à Paris eu 1849. Le futur vaudevilliste fut d'abord attaché au Cabinet des médailles, et, en 1842, nommé conservateur adjoint de ce départenr "înt. Dès 1798, il débuta par Arlequin perruqiùer ou les Têtes à la Titus, critique des modes et dos mœurs du temps. En deux ans, il donna dix-huit pièces, ot il continua avec la mémo fécondité, pendant plus do trente ans. De tout son théâtre, très divertissant, plein de gaieté et do bonne humeur, nous ne retiendrons, comme pièces typiques que les Bonnes d'enfant, leCoinderue,les Deux PJiiliberts, jA" Gibou et M'^'Pochet, la Descente de la Courtille, et enfin, les Saltimbanques, son chef-d'œuvre. Comme numismate, il a publié quelques notices assez estimées; une Histoire du cabinet des médailles (183S), et de nombreux articles dans le " Magasin encyclopédique » de Millin.

DUMESNIL (Jean-Baptiste), jurisconsulte français, né et mort a Paris (1517-1569). D'abord avocat plaidant au parlement do Paris, il fut choisi par Henri II comme avocat du roi près son parlement, et occupa aussi ces fonctions sous François II et Charles IX. Loisel, dans ses Opuscules, a donné divers morceaux d'éloquence ou de littérature do Dumesnil.

DuMESNiL (Mario -Françoise Marchand, dite), tragédienne française, née à Paris en 1711, morte à Boulognesur-Mer en 1803. Après avoir joué eu province, elle débuta, en 1837, à la Comédie-Française, dans le rôle de Clytemnestre d'Iphigénie en Tauride, où elle obtint un éclatant succès. L'expression de ses traits, plus virile qu'agr3able, fascinait le public. Pleine do fougue, dédaignant la tradition, elle excella dans Mérope, Clytemnestre, Phèdre, Agrippine, Sémiramis et Athalie, où elle se pénétrait de l'âme et des passions des personnages. Elle joua aussi avec une rare perfection la haute comédie. Cette grande actrice prit sa retraite en 1775.

DuMESNiL (Louis-Alexis Lemaistre), littérateur français, né à Caen en 1783, mort en 1858. Il prit part à l'insurrection de la Vendée, et fut exilé par Napoléon. La Restauration trouva en Dumesnil un chaud partisan. Il était commissaire du roi dans la basse Normandie au retour de Napoléon; il fut pendant quoique temps emprisonné. Durant la seconde restauration, il déplut au pouvoir par ses allures indépendantes, et subit mémo une condamnation pour un délit de presse. Parmi ses ouvrages, nous citerons : De l'esprit des religions (1810); le Règne de Louis XI (1811); Considérations sur les causes et les progrès de la corruption en France (1824); Mœurs politiques au XIX» siècle (1830-1834); Histoire de l'esprit public eri France depuis 1789 (1840) ; Epreuves sociales de la France depuis Louis XIV jusqu'à Ji"S jours (1845).

Dumesnil (Antoine-Jules), homme politique et littérateur français, né à Puiseaux (Loiret/ en 1805, mort à Orléans en 1891. Il fut avocat au conseil d'Etat et à la Cour de cassation do 1833 à 1844, ot conseiller général du Loiret. Sénateur du Loiret do 1876 à 1888, il siégea à gauche. On lui doit : Lois et règlements de la caisse des dépôts et consigiiations (1839) ; Traité de la législation spéciale du trésor public en matière conlentîeusc {\^\6); tlistoirc des [dus célèbres a/naleurs italiens (1853) ; Histoire des plus célèbres amatcxtrs français (1856-1858) ; Histoire des plus célèbres amateurs étrangers (1859-1860) ; Voyageurs français en Italie depuis le xvi« siècle jusqu'à nos jours (1864); Histoire de Sixte-Quint (18C8); Histoire de Jules II (1873).

Dumesnil (.\lexandre-Ernest- Armand), adminiîitrateur rraiii.-ais. né dans l'île d'Oléron (Charente-Inférieure) en 1819. Il entra, en 1838, au ministère de l'instruction publique, en 1870, fut nommé directeur de l'enseignement supérieur sous lo ministère do Jules Simon, ot, en 1876, conseiller d'Etat en service extraordinaire. Nommé directeur honoraire ot conseiller d'Etat en service ordinaire on 1879, il fait partie du conseil supérieur de rinstruction publique, comme membre nonmié par lo président de la République. On lui doit une relation du siège de Paris, sous lo titre de; Paris et les Allemands (iS72); Congrès international de Bruxelles. Lettre à M. Jules Ferry, ininistre de l'instruction publique (1880).

Du MeSNIL-MARIGNY (Jules), économiste français, né ù Dijon en 1810. mort à Paris en 1885. Ingénieur do la marine, il so retira du service et so consacra à l'étude des questions économiques et sociales. Voici la liste do SOS principaux ouvrages : le Rôle de l'indus' tric~ française (1868'l; l'Economie politique devenue science exacte (18C0); Catéchisme de l'économie politique (1864); Histoire de t'éconotnie politique des anciens peuples (1877).

DUMÉTEUX {tei'n, EUSE [du lat. dumctum, lieu couvert de buissons] adj. Couvert do buissons. (Vieux.)

DUMETIA {mé-si) n. m.

Sousgenro do timalia (oi- .seaux passereaux dentirostres, famille des oegithinidés), couiprouaut des formes élégantes, do taille médiocre, â

Dumctla.

bec fin ot courbe, à queue moyenne ot étagéo, à plumes dû la tôte en huppe courte et plate.

Encyci.. On connaît (j^uatro espèces do dumetia, habitant rindo et la Malaisie ; une des plus johes est le dumetia albogularis, longue de 14 centimètres, roux clair en dessous, olivâtre* en dessus avec la gorge blanche; elle est propre au sud de l'Inde.

DuMFRIES, ville maritime d'Ecosse (ch.-I. du comté du môme nom), situé sur le [Sith, lleuve côtier qui aboutit au Firth do Solway ; 17.820 hab. L'industrie principale de Dumfries consiste dans la fabrication des bas do laine et des chapeaux ; tanneries, brasseries. Son port fluvial perd de plus en plus lo trafic fait par cotte ville, qui est accaparé aujourd'hui par le chemin de fer. Cimetière de Saint- Michel, appelé quelquefois « le Westminster de l'Ecosso ».

Dumfries (comte de), division administrative do l'Ecosse, située sur le Firth de Soiway. Supcrf. 2.753 kil. carrés; 74.245 hab. Le sol, arrosé par l'Annan, la Nith et l'Esk, est accidenté par des ramifications des monts Cheviot, qui sont couvertes de pâturages où l'on élève de ■beaux troupeaux. Houille, plomb argentifère et fer.

DUMICHEN (Johannes), né et mort â Weîsshelz [Silésie] (1833-1894]. Après avoir étudié la théologie, il s adonna à l'égyptoiogie, et il entreprit une série de voyages aux bords du Nil, dont il consigna les résultats dans ses Geographische Dischriften (1865, 1866, 1885); Alt'Vgyptische Kalenderinschrifien (1866); Èistorische Dischriften (1866) ; Altsrgyptische Tempelinschriflen (1862); die Flotte einer œggptischen Kônigin (1868) ; Resultate einer archxologischen Expeditioii (1869-1871). Il étudia l'histoire des deux grands temples de Dendérah et d'Edfou [Bauurkunde des Tempcls von Dendera] (1865); Baugescinchte und Beschreibung des Denderatempels (1877), et Bauurkunde der Tempelanlagen von Edfu, dans la Zeitschrift fur xgijptische Sprache {\S10y 1871, 1872, 1873); die Oasen der libyschcn Wûste (1877), et il avait commencé la publication d'une grande histoire d'Egypte, dans la collection des histoires d'Oncken.

DUMICOLE(de rfu»i«5, dumi, buisson, et colère, habiter) adj. Hist. nat. Qui habite dans les buissons.

DumilÂTRE (Jean-Alphonse-Edme-Achille), sculpteur français, né à Bordeaux en 1844. A l'Ecole des beaux-arts, il fut l'élève de Dumont et Cavelier. Il exposa d'abord les bustes de Vabbé Cordier (IS67) ; du général Decamps (1879) ; d'Eugène Flachat. C'est en 1877 que Dumilâtre trouva l'occasion de son plus grand succès avec le tombeau de Crocé- Spinelli et Sivel (cimetière du Père-Lachaise). On lui doit encore une statue de Montesquieu, qui décore la Faculté de droit de Bordeaux ; le buste en marbre du colonel Denfert'Rochereau (1881) ; la Poésie lyrique, au théâtre de Bordeaux (1883); le modèle du monument de La Fontaine pour Auteuil ; Jeune Vendangeur (ISSS): etc.

DUMKA (doum'-ka — mot polon. signif. n rêverie») n. f. Nom donné à certains chants polonais, d'un caractère triste et doux.

DùMMLER (Ernst Ludwig), historien allemand, né à Berlin en 1S30. Professeur à Vienne, puis à Halle, il participa à la direction des Monumenta Germanix histoHca. Ses principaux écrits sont : De Arnidfo Francorum rege (1852) ; De Bohemiœ condicione Carolis imperantibtis (1855) ; Jahrbûcher des OstfrâJikischen Reichs (1862-1865), qui est son œuvre capitale; Otto der Grosse (1876).

DUMMY {deu77i''mi — mot angl., signif. muet, mort) n. m. Nom du joueur absent, au whist à trois. (On l'appelle aussi le MORT.) Il On dit quelquefois dumby.

DUMNACUS, Gaulois, chef des Andécaves ou Andes, vers le milieu du i" siècle avant notre ère. Après la défaite de Vercingéiorix par César {51 av. J.-C), il tenta de résister encore et assiégea /iemoHum (Poitiers) mais, attaqué par Fabius, lieutenant de César, il dut lever le siège. Son armée fut écrasée. Quant à lui, il gagna l'Armorique. En 1SS7, on lui a élevé une statue aux Ponts-de-Cé.

DUMNORIX, chef des Eduens. frère de Divitiacus. mort en 54 av. J.-C. Gendre d'Orgétorix. chef dos Helvètes, il favorisa leur passage à travers la Séquanie, quoiqu'il commandât pour César un corps de cavalerie gauloise. Ses agissements avant été révélés au proconsul, il ne dut son salut qu'à son'frère Divitiacus. En 54. César voulut l'emmener dans son expédition de la (îrande-Bretagne ; Dumnorix refusa. Il essaya de s'enfuir avec les siens ; mais, poursuivi par la cavalerie romaine, il périt en se défendant.

DUMOLARD (Joseph-Vincent), homme politique français, né à La Motte-Saiut-Martin (Isère) en 1766, mort près de Joigny en 1819. U était avocat à Grenoble, lorsque ses compatriotes l'élurent ù l'Assembléo législative (1791). Il s'y plaça au premier rang parmi les orateurs do la droite. Il subit une courte détention pendant la Terreur, joua un rôle actif dans les sections au i3-Vendémiairo, entra au conseil /dos Cinq-Cents (1795). Il fut proscrit au IS-Fructidor. Il put so soustraire à la déportation en passant à l'étranger, revint sous le Consulat, obtint une sous-préfecture, ot. devenu membre du Corps législatif (1803), il mit son éloquence au service do Napoléon.

DUMOLARD (Henri-François-Elisabeth-Etienne Orcel, connu au théâtre sous le nom do), auteur dramaliqtio ot littérateur français, né et mort ù Paris (1771-1845). Il fut .secrétaire cénéral de l'administration do la police en 1789 et 17'iO, détenseur olhcioux pendant la Révolution, vériticateur au trésor public jusqu'en 1813, et onlin avocat à la cour rovale do Paris. Outre une édition dos Mémoires et correspondance dramatique do Favart (1808) et des poésies, on lui doit des comédies, des tragédies, des vaudevilles, etc., parmi lesquols nous citerons : le Philinte de Destouches, comédie on vors (1802) ; la Mort de Jeanne d'Arc, tragédie (1805); Vincent de Pa>il, dramo en vors (1804); Bon naturel et vanité ou la Petite Ecole des mères, comédie on vers (1808), tableau tldèlo des mœurs du temps; Xa Fontaine chez Fouquet, comédie en prose (1809).

DUMOLIN (Jacques), soigneur do La Granob, écuyor ordinaire de la roino. Chargé d'une importante mission ibplomatitpio ù Tunis, il y rapporta, ratilié par Louis XIV, le fameux tra'té du 2ii novcmltre tiîOri. Cet acte, qui consa-. crait la prééminence du consul de France A Tunis sur tous les autres consuls, était lo résultat de la brillante victoire remportée par le duc do Beaufort dans les eaux do I^ Goutotto. La partie délicate do la mission conllée â Jacques Dumolin consistait â procéder â l'échange et au rachat des captifs. L'envoyé du roi semble avoir été assez maladroit

DUMOLLARD — DUMONT

sur ce point. Il parvint , cependant , à faire sortir des bagnes environ trois cents esclaves français, mais au prix de sacrifices énormes, consentis par les négociants de Tunis en faveur de leurs maUieureux compatriotes, Jacq^ues Uumolin eut le tort de se faire l'instrument des intrigues de quelques marchands de Marseille contre le P. Le Vacher et de déposséder ce missionnaire du poste de consul qu'il occupait avec abnégation.

DuMOiXARD (Martin), dit l' Assassin des servantes, criminel, né à Tramoyes (Ain) vers 1S12, guillottiné à Montluel (Ain) en 1S6I. Fils d'un Hongrois, réfugié en France à la suite d'un crime pour leguel il fut plus tard exécuté, Dumollard choisissait ses victimes parmi les servantes. Sous prétexte de les conduire à quelque château des environs de Lyon, où l'on demandait une domestique, il les entraînait dans les bois, les assassinait, et s'emparait de leurs hardes et de leur argent. On découvrit chez lui 1.250 objets ou pièces de Tèteraent, provenant de vols après assassinat. Arrêté, Dumollard monta sur l'échafaud. — Sa femme, Anne-Marie Martinet, sa receleuse et sa complice, fut condamnée à vingt ans de travaux forcés.

Du MOLIJIT (Pierre), poète français, né à Morestel (pauphiné) vers 1563. Il abjura le protestantisme et entra dans un couvent, puis retourna au protestantisme, se lit soldat, combattit en Piémont et dans le Dauphiné, et finit par sadonnerà la poésie. On a de lui : Testament de Pierre Du Mollet de Morestel (l'ail); Codicille de P. Du Mollet, en vers et en prose (1618) ; Codicille à l'enconire de Jacques Delay (1619).

DuMON (Pierre-Sylvain), homme d'Etat français, né à Agen en 1797, mort en 1S70. Avocat, il fut nommé, en 1830, procureur général près la cour d'Agen. L'année suivante, il fut élu député, et, en 1S32, nommé conseiller d'Etat. En 1843, Guizot étant président du conseil, Dunion fut noimné ministre des travaux publics; en cette qualité, il prit une grande part à l'organisation des chemins de fer en France. En 1847, Dumon fut appelé au ministère des finances, qu'il garda jusqu'à la révolution de 184S. En 1859, il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

DUMONGEAU (Jean-Baptiste), comte de Bergendael, maréchal de Hollande, né et mort à Bruxelles (1760-1821). Il fut d'abord architecte. Ayant pris une part active à l'insurrection du Brabant contre l'Autriche (1788-1799), il se réfugia en Franco après le triomphe des Autrichiens, combattit à Jemappcs (1792), à la tête des Belges qu'il avait organisés, devint général debrigade(1794), contriDua à la conquête de la Hollande (1795), fut nommé lieutenant général par la république Batave, et vainquit à Bergen les Anglo-Russes (1799). Lorsque la Hollande fut érigée en royaume, Louis Bonaparte le mit à la tète du corps auxiliaire destiné à opérer en Prusse (1806); 11 le nomma maréchal (1807), conseiller d'Etat et ministre plénipotentiaire à Paris. Après la réunion de la Hollande, Napoléon le nomma comte de l'Empire. Dumonceau se distingua pendant la guerre de 1813; prisonnier à Dresde et libre en 1814, il resta, jusqu'en 1S15, à la tête de la division de Mézières. II fat nommé membre de la seconde Chambre des états généraux. Sa loyauté l'avait fait surnommer le Général sans tache.

Du MONCEL^Théodore-Achille-Louis, comte), savant français, né et mort à Paris (l82i-i8S4i. II commença à se faire connaître par la publication d'un ouvrage, intitulé : De Venise à Constantinople à travers la Grèce (1846). Laissant de côté ses études archéologiques, il s'occupa par la suite d'électricité. Il a perfectionné ou inventé de nombreux appareils, parmi lesquels nous citerons : l'anémographe électrique à calculateur, le régulateur électroautomatique de la température; le moniteur électrique, pour les trains de chemins de. fer; le mesureur électrique à dislance, etc. Parmi ses publications, citons : Des observations météorologiques (1851); Exposé des applications de l'électricité (1856-1863); Etude du magnétisme et de l'électro-magnétisme au point de vue des applications électriques (1837); Etude des lois des courants électriques au point de vue des applications électriques [ISGO) ; Mémoire sur les courants induits des machines magnéto-tlectriques (1860); Recherches sur les constantes des piles voltaïques (1861) ; Traité théorique et pratique de télégraphie électrique (1864) ; Notice sur le câble transatlantique (1869); Effets produits dans les piles à bichromate de potasse en général et avec les seU excitateurs de Voisin et Dronier{iS~2); Origine de l'induction (1873); Détermination des éléments de construction des électro-aimants (1874) ; Du rôle de la terre dans les transmissions télégraphiques {l'ÀlG); les Pierres conductrices {lS16)\ le Téléphone (1878); le Microphone, le liadiophone et le Phonographe (1882) ; l'Electricité comme force motrice {IS9,3).

DuHONIN (Jean -Edouard), poète français, né vers 1557 ;i (j y (Haute-Saône), d'où son surnom do Gyanin, assassiné à. Paris en 158G, une des figures littéraires les plus excentriques du xvi* siècle. L'étalage qu'il fit d'une érudition prodigieuse le mit en grand renom, mais lui suscita, en même temps, une foule d'envieux. On croit que c'est par l'un d'eux qu'il fut assassiné. Ses ouvrages sont d'une lecture difficile, à cause de leur obscurité. Il a traduit en latin très savant la Création du monde de Du Barlas, sous lo titre do Beresithia'i seu Mimdi creatio; item manipulas porticus non insuLsus (1579). On lui doit, en outre : Nouvelles œuvres contenant discours, hymnes, amours, contre-amours, églogues, élégies^ anagrammes et épigrammes (1582); etc.

DUMONSTIER, famille de peintres miniaturistes et pastfihsics dos rois de France du xvi' au xva* siècle. Citons Danii-l Dumonstier, le plus célèbre, né en 1574, mort on IG46. Il fut « peintre en crayon et au pastel ■>. il cultiva surtout le genre du portrait. Son œuvre est précieuse, au double point do vue de l'art et de l'histoire, car SCS portraits représentent les principaux personnages de la cour, depuis François I" jus^îu'à Louis XHI. On a aussi do lui une suite do cinquante-six portraits historiques, dessinés aux trois crayons. Ses chefs-d'œuvre, la Duchesse d'Epernon, le Marquis de Silleri/, etc., appartiennent à sa première manière. Ses dessins datés s'échelonufriit (•ntre icoo et ICU.

Dumonstier fArtus ou Arthur), religieux récoUet franvais, né et mort à Rouen (1586-1662). Son principal ouvrage est intitulé : Neustria pia seu De omnibus et singultt abbatiis et prioratiàus totius Normannix 'Kouon, 1663).

Cet ouvrage n'est qu'une partie de Y Histoire ecclésiastique complète de la province de Noj'mandw, composée par ce religieux, et qui ne formait pas moins de 5 gros vol. in-fol. Il a encore publié : Martgrologium franciscanum (1637); De la sainteté de la monarchie françoise, des l'ois trés-chrestiens et des enfants de France (1638) ; etc.

DUMOND (Paul) [en lat. Montius], écrivain ascétique, né à Douai en 1532, mort en 1602. Il fat, pendant quarante ans, secrétaire de la ville de Douai, et fit un grand nombre de traductions d'ouvrages latins, espagnols et italiens, dont plusieurs sont très recherchées des amateurs. La plus estimée est la traduction de l'Imitation âe Jésus- Ch7-ist (1601), faite sur un manuscrit autographe, attribué à Thomas a Kempis.

DUMONT (Henri), organiste et compositeur belge, né près de Liège en 1610, mort à Paris en 1684. Il fit son éducation musicale à Liège et à Paris, où il se fixa. En 1639, il obtint l'orgue de Saint-Paul, qu'il conserva jusqu'à sa mort. Il devint l'un des maîtres de la musique de Louis XIV et de celle de la reine. Dumont est l'auteur de nombreuses compositions religieuses, parmi lesquelles cinq messes en plain-chant, connues sous le nom de <> messes royales » . L'une d'elles s'exécute encore aux jours de fêtes solennelles, sous lo nom de <■ Messe de Dumont ».

DuMONT (Jean), historien et publiciste français, né vers le milieu du xvn' siècle, mort à Vienne (Autriche) en 1726. Il abandonna la carrière militaire et visita une partie de l'Europe. Pendant un séjour en Hollande, il publia plusieurs écrits contre Louis XIV, et fit un cours de droit public. Il alla se fixer à Vienne, où l'empereur d'Allemagne lui donna le titre de « baron de Carlscroon ■> , et le nomma son historiographe. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Mémoires politiques pour servir à la parfaite intelligence de l'histoire de la paix de Itgswick (1699) ; Mémoires sur la guerre présente (1700); Recueil des traités d'alliance, de paix et de commerce entre les rois, princes et Etats souverains de l'Europe depuis la paix de Munster (1710); Négociatio7}s sec7'ètes touchant la paix de Mtmster et d'Osnabruck (1724-1725).

Dumont (François), sculpteur français, né à Paris en 1687, mort en 1726. Il reçut les leçons de son père, Pierre Dumont (I66O-1737), maître sculpteur de l'Académie de Saint-Luc. En 1709, il remporta le premier prix de sculpture, mais n'alla pas en Italie. Il épousa Anne Coypel, sœur du célèbre peintre, et entra à l'Académie de peinture en 1712, ayant à peine vingt-cinq ans. Le duc de Lorraine, Léopold, lui donna le titre de son premier sculpteur et l'appela à Nancy, où Dumont ne resia que huit mois. Il exécuta pour Sàint-Sulpice, à Paris, les statues de saint Jean, saint Joseph, saint Pierre et saint Paul (1725). Il se rendit ensuite à Lille, où il mourut des suites d'une chute qu'il fit en mettant la dernière main au monument du duc de Melun, dans l'église des Dominicains. Le Louvre possède son morceau de réception ; Titan foudroyé.

Dumont (Edme), sculpteur, fils du précédent, né à Paris en l72o, mort en 1775. Il étudia sous Bouchardon et devint membre de l'Académie de peinture en 1768. Ses principaux ouvrages sont : Milonde Crotone essayant ses forces, son morceau de réception, aujourd'hui au Louvre ; un fronton représentant l Expérience et la Vigilance, pour l'Hôtel des monnaies, etc.

Dumont (Jacques-Edmc), sculpteur, élève do Pajou, fils du précédent, né à Paris en 1761, mort en 1844. Il remporta le premier grand prix en 1788, sur un bas-relief représentant la Mort de Tarquin, et obtint trois prix aux concours nationaux de 1795. On cite particulièrement de lui les statues suivantes : Marceau (1804), pour le grand escalier du Luxembourg; Loiiis d'Outremer (1806), pour l'église de Saint-Denis; un Sapeur (1807), à l'Arc de triomphe du Carrousel; Colbert (I8O8); Malesherbes {19>2^) , au Palais de Justice; Pichegru (1829), à Arbois; parmi les bas-reliefs : Vulcain et l'Histoire (1812), pour un des grands escaliers du Louvre ; la Tragédie et la Comédie (1823), pour la cour du Louvre. Mentionnons encore, de lui, un groupe en bois pour la chaire de Saint-Sulpice (1787), et les bustes de fioudet, Causse, Lamoignon de Malesherbes, etc. Il est l'auteur do l'excellent buste en terre cuite de Marceau, qu'on voit au musée du Louvre.

Dumont (Jean), dit le Romain, peintre, de la famille des sculpteurs de ce nom, né et mort à Paris (1701-1781). Il se rendit en Italie, d'où il revint peu avant 1718, date de son entrée à l'Académie de peinture. Il jouit de son temps d'une grande réputation, que la postérité n'a point confirmée. Citons de lui : Hercule et Omphale, son morceau de réception à l'Académie ; Lyncée voulant assassiner Triptolème, gravé par Danzel : la Mère savoyarde, la Charinante Catin, gravés par DauUé, etc. Le Louvre possède de lui des dessins remarquables.

Dumont (Gal)riel- Pierre-Martin), architecte, né à Paris vers 1720, mort après 1790. H remporta en 1737 lo ^raud prix do Rome en architecture, se rendit en Italie, lut nommé membre correspondant des académies de Rome, de Bologne et de Florence, et revint, vers 1755, à Paris, où il professa l'architecture. On lui doit plusieurs publications estimées : Plans des trois temples de Pxstum, d'après les dessins de Soufflet (1764) ; Détail des plus intéressantes parties d'architecture de la basilique de Saini- Picrre de Rome (1763); Parallèle des plus belles salles de spectacle d'Italie et de Frartce {11 6Z) ; Projets détaillés de salles de spectacle particulières.

Dumont de CouRSETifleorges-Louis Marie, baron), agruiiumo français, ne au château de Courset, près de Boulogne, en 1716, mort en 1824. Il introduisit dans ses terres la culture d'une grande quantité de plantes, visita l'Angleterre pour y étudier les meilleurs systèmes agricoles et devint membre correspondant de "l'Institut. Ses principaux ouvrages sont : la Météorologie des cultivateurs ?1798); le Botaniste cultivateur (Paris, 1798-1805), ouvrage fort estimé, où l'on trouve la description do 8.700 plantes.

Dumont (Pierrc-Eticnne-Louis), pnblioisle suisse, né à Genève en l':,'j, mort ù Milan en 1829. Il fut ordonné ministre en 1781, habita Saint-Pétersbourg, Londres, Paris. En Angleterre, il fut secrétraire de Bentham. Dumont revint en 1814 à Genève, et fut membre du conseil représentatif. Parmi les travaux personnels do Dumont, U faut citer : Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières Assemblées législatives (1832).

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Dumont d'UrviUe.

Dumont (André), membre de la Convention et du conseil des Cinq-Cents, né à Oisemont (Somme) en 1764, mort à Abbeviile (Somme) en 1836. 11 fut avocat, puis administrateur du département de la Somme. Elu à la Convention en 1792, il siégea à la Montagne, vota la mort du roi sans appel ni sursis. Envoyé en mission dans le Nord, il s'attaqua avec violence aux prêtres, mais ses lettres officielles à la Convention exagèrent ses rigueurs.

Le 18 messidor an II (juin 1794), il lut nommé secrétaire de la Convention ; le 9 thermidor, il accusa Robespierre lo jeune d'avoir commis des vols en Italie et contribua à la chute do Robespierre. Accusé de terrorisme, il se défendit brillamment. Membre du Comité do sûreté générale, il demanda l'arrestation de Lebon. combattit les jacobins, provoqua la déportation de Billaud, Collot d'Herbois, mais essaya de modérer la réaction thermidorienne. Elu député de la Somme au conseil des Anciens, il se prononça en faveur des parents des émigrés. 11 fut sous-préfet d'Abbeville sous le Consulat et TEmpiro, préfet du Pas-de- Calais pendant les Cont-Jours. Il fut obligé de s'exiler en 1816 comme régicide et ne rentra en France qu'en 1830.

Dumont D-Urville (Jules-Sébastien-César), navigateur français, né à Condé-sur-Noireau (Calvados) en 1790, mort à Bellevue en 1842. En 1819-1820, il coopéra aux deux campagnes hydrographiques de la Chevrette dans l'Archipel et dans la mer Noire et signala la découverte de la Vénus de Milo, au gouvernement français, qui acheta cette admirable statue et la fit entrer au Louvre. Dumont d'Urville fut nommé commandant en second de la Coquille qui allait faire un voyage scientifique de circumnavigation, et coopéra activement au succès de l'expédition (1822-1825). Nommé capitaine de frégate. Dumont d'Urville fut chargé de diriger une nouvelle expédition, (lui devait reconnaître et explorer les difiërentes parties de la Polynésie et rechercher les traces de La Pérouse.

Parti de Toulon sur Y Astrolabe, en 1826, Dumont d'Urville rentra à Marseille en 1S29, après avoir exécuté un voyage très fructueux au point de vue scientifique et recueilli à Vanikoro une série de reliques de La Pérouse.

Ces reliques et celles qu'avait recueillies auparavant le capitaine Dillon sont au musée de marine, au Louvre.

Ce fut Dumont d'Urville qui conduisit en Angleterre Charles X et sa famille, chassés do France par la révolution de Juillet. En 1836, il soumit â Louis-Philippe le plan d'une nouvelle expédition, dans laquelle il proposait une exploration des régions australes. Grâce à l'appui personnel du roi, il partit de Toulon en 1837 avec Y Astrolabe et la Zélée, el découvrit les terres Louis-Philippe et deJoinville; puis, en 1840, les terres Adélie et Clarie. Cet admirable voyage valut à Dumont d'Urville le titre de « contre-amiral» et la grande médaille d'or de la Société de géographie. Deux ans plus tard, au moment où il commençait â publier le récit de son Voyage au pôle Sud et en Océanie. Dumont d'Urville périt, dans une catastrophe de chemin de fer, entre Paris et Versailles, le 8 mai; son collaborateur, VincendoQ-Dumoulin, acheva la publication de cet ouvrage en 1846. Auparavant, déjà, indépendamment de divers mémoires scientifiques, Dumont d'Urville avait publié son Voyage de découverte autour du inonde et à la recherche de La Pérouse (1822-1834), et un intéressant Voyage pittoresque autour du monde (1833-1844).

Dumont (Augustin-Alexandre), statuaire français, né et mort à Paris (iSOi-1884). Elève de son père et de Cartellier, il remporta le grand prix en 1823. D'Italie il envoya lo Jeune faune jouant de la flûte, Alexandre étudiant pendant la nuit (musée de Saint-Omer). Vinrent ensuite : l'Amour toui^mentant l'âme sous la forme d'un papillon ; Leucothée et Bacchus ; un buste de Pierre Guérin. Ji exécuta ensuite la Justice (Chambre des députés) ; Nicolas Poussin (Institut), et le Génie de la liberté cnx\ surmonte la colonne de Juillet ; un Louis-Philippe et un François 7" pour les galeries de 'Versa.illes; une V^>^(;e{Notre-Dame-de-Lorette); une Sainte Cécile, à la Madeleine; une Etude de jeune femme; un Maréchal Bugeaud, à Alger (1852).

Dumont fut élu membre de l'Institut en 1S38 ; il entra comme professeur à l'Ecole des beau.x-arts, en 1852. Il exécuta, en 1863, le Napoléon I" en César, de la colonne Vendôme. On lui doit encore le duc Decazes (Decazeville, Aveyron) ; Humboldt , statue do marbre pour la galerie de Versailles ; Alexandre Lenoir, fondateur du musée des monuments français, liuste en marbre à l'Ecole des beauxarts ; la duchesse de GalUera, buste en marbre ; le général de Tartas. statue de bronze; le pape Urbain V, statue de bronze (à Monde).

Dumont (.\ndré-Hubcrl), géologue belge, né et mort à Liège (1809-1857). L'Académie des sciences de Bruxelles ayant mis au concours, en 1828, la description de la constitution géologique de la province de Liège, Dumont montra (|ue tous les schistes et calcaires qui sillonnent la province sous des inclinaisons si variées devaient se ramènera un petit nombre d'éléments qui avaient éprouvé des boule versements contraires aux idées admises. Dumont remporta la médaille d'or. Il se fit recevoir docteur es sciences, et fut appelé, à l'âge de vingt-six ans, à la chaire de minéralogie et de géologie de 1 université de Liège. Un peu plus tard, le gouvernement belge le chargeait de dresser la carte géologique du pays. Dumont a publié, tant dans les " Bulletins de l'Académie de Bruxelles » que dans les « Annales de la Société géologique de France *>, de nombreux mémoires. Ses différents travaux furent de la plus grande utilité pour l'exploitation des richesses minérales de la Belgique. Sa patrie lui rendit les plus grands honneurs. Sa statue on bronze, due â Eugène Simonis, s'élève sur la place de l'Université de Liège.

Dumont ( François - Marcellin - Aristide ), ingénieur français, né à Crest (Drôme) en 1819. Elève de l'Ecole polytechnique, il entra, en 1838, i l'Ecole des ponts et chaussées, et devint ingénieur en chef. Il a publié plusieurs

ouvrages, parmi lesquels : Essai sur l'encaissement et la canalisation ttu Jthùne {ISM); la lièfonne administrative et les têU'firaphes êUctriiinvs (1819); Mémoire sur le projet du canal d'irrii/ation du .Uidi pour l'irrigation des plaines de la Provence et du Lnnijaedoc (isr>7) ; les Eaux de Lyon et de Paris (1862) ; Pratiiiue des distributions d'eau (18G3) ; Paris port de mer {1864); les Eaux de Nimcs, de Paris et de Londres (187-t); etc.

DuMONT (L6oa), écrivain français, nô à Valonciennos en I8:n, mort on 1877 à Saiut-iSauvo, prùs do Valonciomies. Il fut avocat et s'occupa il'tHudes philosophiques. Outro do nomhroux articles, on lui doit ; Des causes du rire (1862) ; le Sentiment du gracieux (1863) ; Jean-Paul et sa poétique, avec Buchiier ; De l'éducation dt:s femmes {1&6S) ; I/xckel et la Théorie de l'évolution en Alletnagne {liil3); Théorie scientifitjue de la sensibilité (1875); etc. Dumont était un (écrivain ingénieux, instruit, qui se rattachait par les idées à l'école expérimentale anj^laise.

Dumont (CharIos-.U/i(?rf-Auguste-Eugôno), archéologue et administrateur français, né à Scey-sur-Saone (Haute-Saône) en 1842, mort à Paris en 1884. Elève de l'Ecole normale on 1861, memhre de l'Ecole d'Athènes de 1864 à 1868, il fut chargé ensuite de diverses missions en Grèce. Nommé, en 1873,sous-dirocteurderEcoled'Athènes, il fut chargé d'organiser la nouvelle Ecole archéologique de Rome, qui lut délinitivemont constituée en 1875. A ce moment, Dumont fut nommé directeur de l'Ecole d'Athènes. Recteur à Grenoble, puis à Montpellier, en 1878, il devint, en 1879, directeur de l'enseignement supérieur, et donna une vive impulsion à la réforme de cet enseignement. En 1882, il fut élu memhre de l'Académie dos inscriptions. 11 a publié : Essai sur la chronologie des archontes athènieyis postérieurs à la cxxii" olympiade et sur la succession des magistrats épkébiques (1870); l'Administration et la Propagande prussiennes en Alsace (1871) ; I/iscriptions céramit^ues de Grèce (187lJ; le Balkan et l'Adriatique (1873); Vases peints de la Grèce propre (1873) ; la Population de l'Attique, d'après les inscriptions récemment découvertes (1873) ; Fastes éponymiques d'Athènes (1873) ; Essai sur l'éphéhie attique f 1875-1877) ; Inscriptions et monuments figurés de la Thrace (1876) ; les Céramiques de la Grèce propre : Vases peints (1882-1890), en collaboration avec J. Cnaplain ; Terres cuites orientales et gréco-orientales (1884) ; Notes et Discours (1885). Enfin, Dumont a fondé, en 1877, le « Bulletin de correspondance hellénique », revue savante que publie, depuis lors, l'Ecole française d'Athènes.

DUMONTEIL (Fulbert), littérateur et publiciste français, né à Vcrgt (Dordogne) en 1831. Il a rédigé longtemps la chronique scientifique de « la France » et d'autres journaux. Nous citerons de cet écrivain au style alerte et pittoresque ; Jardin d'acclimatation, portraits zoologiquesliSlA) ; Voyage au pays du bien (1878) ; les Carillons de JSoël (1880) ; Histoire naturelle en action (1882) ; Contes Jaunes (1886) ; le Monde des fauves (18",»0) ; tes Fleurs à Paris (1890) ; etc.

DUMONTIACÉES {si-a-sé) n. f. pi. Bot. Division de la famille des néraatospermées, qui comprend trois trFbus ; dumontires, nryptosiphoniécs, parlorviées. — Une dumon-

TIACIÎE.

DUMONTIE (si) n. f. Bot. Genre de nématospormëes, voisin de halyménies, comprenant des algues â fronde cylindrique, marticulée, caractérisées par des cystocarpes périphériques à nucléus simple.

DUMONTIÉES [si-é) Xi. f. pi. Bot. Tribu des dumontiacèes, qui comprend les genres dumontie, catenelle, rhabdonie, etc.

— Une DUMONTIÉE.

DUMONTPALLIER ( Victor-Alphonse- Amédée), médecin français, né à Honfleur on 1826, mort à Paris en 1899. Sa thèse de doctorat, l'Infection purulente et l'Infection putride à la suite ae l'accouchement (1857), obtint le prix de la Faculté et le prix Montyon à l'Académie.

Médecin des hôpitaux en 1866, il s'occupa surtout de l'hypnotisme, de l'action physiologique de i'aimant , sans Dumontie abandonner la gynécologie, (ju'il a dotée d'un possaire connu sous son nom. II a laissé, entre autres ouvrages ; Conférences cliniques de la Pitié (1876-1886); Etude expérimentale sur la métalloscopie et la métallothérapie du D' Burcq (1879); Etude expérimentale de l'action des divers agents physiques sur l'hystérie, l hjpuotisme et la suggestion, oo collaboration avec Magnin (1882-1885) ; Premier congrès international de l'hypnotisme (1889); Traitement local de l'endométrite chronique (1890).

DUMORTIËRE n. f. Genre de champignons rangé dans les spliéruruMiices, dont doux espèces habitent l'Europe.

DUMORTIÉRITE (do Dumortier, n. pr.) n. f. Silicate naturel d'alumine, dont la formule est Al"Si*0". (Cotte espèce est d'un Iieau bleu ; elle présente un polychroïsme intense ci a été trouvée dans certains gneiss do Norvège.)

DUMOUCHEL (.loan-Haptiste), évÔqiio constitutionnel du Gard, n.' vnrs 1747, mort eu 1820. Professour à Kodez et au collège de; la Marche à Paris, il fut nommé, en 1785, recteur tle l'Université et, rm 1789, député aux états généraux. Il prit une gran<io part à la discussion do la constitution (tivilo du clergé, et fut le premier à prêter le scrmont qu'elle imposait aux ecclésiastiques. Elu évoque du Gard et consacré à Paris, en 1791, il abandonna son diocèse en 1793, se maria et obtint un emploi au minisièro de l'intérieur. Chaptal, qui avait été son élève, lo lit nommer «hof dn bureau au ministère de l'instruction publique,

un il rrsl;i ju^qu'i'ii ISl 1.

Dumoulin (Charles) {on lat. MolinSQUS], jurisconsulte français, né et mort à Paris (1500-1560). Reçu avocat au parlement de Paris, en 1522, il réussit mal au barreau. Il renonça aux principes do Calvin, pour se rallier à la confession d'Augsbourg, et s'attira ainsi lahaiuo dos calvinistes. A la suite de Védit des petites dates, Dumoulin publia, en 1552, un mémoire en latin, traduit onsniio en français : Commentnirr sur l'édit des petites dates (Lyon, 1554), qui fut coiniainué par la Sorbonno et le parlement. Il dut gagrior l'AlInmagne, fit ilos cours i Strasbourg et à. Tubinguc, et n-vint en France on 1557. Pressé par la cour do Romo do pul)lior les déclarations du concile do Trente, lo roi prit conseil do jurisconsultes, ot Dumoulin lit déci-

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